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Boursonomics

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  • : Marche aléatoire autour des Marchés financiers et de la sphère économique. Peinture décalée d'un monde empli de certitudes qui oublie trop souvent ses leçons d'Histoire
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 00:41


A partir de 1924, Wall Street se mit à flamber, et, sinon l’accalmie de 1926, la hausse ne cessa plus de galoper, jusqu’aux culminations que l’on sait. En mars 1929 cependant, la jeune Federal Reserve, sur qui pleuvaient quinze années de critiques depuis que Woodrow Wilson, sous la houlette du député Carter Glass, l’avait établie, parut vouloir prendre les taureaux     - Bulls & Bears en Bourse -
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(…) Voici un conte qui valait mieux du temps des cotations à la criée, quand toute une populace ruait et vociférait autour de la corbeille, à l'image de celle qui jadis se pressait à la tribune de combats antiques. La scène est celle d’un vaste enclos où l’on lâche une meute de chiens assez excités sur des ours et des taureaux. Dans la furia qui suit, les taureaux foncent et projettent les mâtins en l’air. Les ours donnent de vifs coups de pattes et plaquent les chiens aux sols. Ainsi, bêtement, en tout lieu de la planète finance, les taureaux - bulls -, sont-ils les fanions des marchés qui montent, alors que les ours - bears -, restent à jamais les tristes porte-drapeaux des marchés qui baissent(…)
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     - Boursonomics 02/09/2006 -
1 par les cornes : son Conseil vint à se réunir tous les jours à Washington, samedi compris, à conjecturer, du moins le pensait-on, une hausse des taux qui circonscrirait la fulmination des Marchés 2-1. Las, incapable de statuer, ce cénacle n’accoucha jamais d’aucun communiqué, et ce mutisme finit par effrayer 3-1 : les cours piquèrent du nez. Charles Mitchell, surnommé « Sunshine Charlie », le puissant patron de la National City Bank, qui éperonnait la hausse, annonça alors qu’il prêterait à qui voudrait afin « d’écarter toute crise grave sur le marché de l’argent 3-2 ». Les cours reprirent le mors et ne manquèrent plus de propagandistes, jusqu’au président Calvin Coolidge lui-même qui, peu de temps auparavant, avait attesté que les valeurs étaient « bon marché aux prix actuels 2-2 ». En coulisse, le désormais sénateur Carter Glass se demandait où tout cela mènerait.

 

Dès janvier 1929, l’écrivain Paul Claudel, alors ambassadeur de France aux Etats-Unis, avait pointé les profits anormalement élevés des banques américaines, s’inquiétant aussi bien de l’abus du crédit pour la spéculation que du goût persistant du public pour le tourbillon boursier         - Le bal des patineurs -
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(…) Dans le Wall Street des roaring twenties, la spéculation à la hausse était si intense qu'on avait meilleur compte à emprunter pour acheter des actions. Ce calcul paraissait si assuré que beaucoup de candidats, alléchés, firent mouvement vers ce nouvel eldorado de promesses : les achats, qui alimentaient la montée des prix cautionnaient la solvabilité des impétrants à l'enrichissement facile, et ainsi de suite. Personne n'envisageait que cette cavalerie infernale pût s'interrompre un jour. L'immobilier n'était pas à la traîne, la Floride flambait littéralement : tout s’avançait à merveille. L’argent bon marché est toujours propice à de telles contagions d'euphorie, et cette pathologie est mortifère (…)
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     - Boursonomics 02/10/2006 -
4 ; les prêts pour l’achat de titres étaient en effet passés de 22,5% du total en 1921, à 38% en octobre 1929 5, au meilleur avantage des prêteurs 4-2 ! Le crédit spéculatif immobilier ne s'embrasait pas moins ! Galbraith nota qu’à l’été 1929, les emprunteurs payaient des intérêts à un taux de 7 à 12%, qui « à une occasion grimpa jusqu’à 15% 5 », cependant que les banquiers de New York pouvaient emprunter de l’argent à la Banque Fédérale à 5% ! La hausse de Wall Street ne manquait pas davantage de fouetter les portefeuilles en compte propre des institutions financières qui couraient partout à la plus-value 5. Les bénéfices suivaient. Le développement anarchique du crédit, et une confiance excessive dans le libéralisme, à moins que cette confiance ne fût que « l’expression du génie de Calvin Coolidge pour l’inactivité 4-3 », sinon celle du Secrétaire d’Etat au Trésor, Andrew Mellon, banquier lui-même, « un partisan passionné de l’inaction 4 », firent le lit du désastre. Quand celui-ci fut consommé, Herbert Hoover commanda à Henry Steagall, un député de l’Alabama, d’enquêter sur les excès de Wall Street et de la sphère bancaire.

Le cynisme du monde bancaire, quoique fort éduqué, et jusqu’à la plus choquante immoralité, qui prospéra durant ces années de « laisser-faire, laisser-brûler 2-3 », fut bientôt rattrapé par un inventaire implacable des pratiques. Les plus fines épées du milieu, les plus arrogantes aussi, Thomas Lamont de la Morgan, Otto Kahn de la Khun, Loeb & Cie, Charles Mitchell surtout, et d’autres de cette tourbe affairiste au juridisme sournois passeront sur le grill de la commission d’enquête lancée par Henry Steagall, présidée par Ferdinand Pecora. Le lobby financier, qui avait tant ajourné la souveraineté publique, comprit que ce tour de table ne s’arrêterait pas à la seule responsabilité de quelques-uns, aigrefins ou escrocs, fussent-ils de haut vol comme « Sunshine Charlie », mais bien qu’un objectif politique de régulation financière couvait sous la cendre 6. Et la coupe fut assez remplie quand Carter Glass, le terrible sénateur du Vieil Etat, la Virginie, qui cristallisait sur son nom les rancœurs de l’intelligentsia financière, à la « bigoterie braillarde et au provincialisme turbulent 3-3 », vint à se mêler de ce qui le regardait. A la séparation des banques commerciales de leurs filiales de Marché, proposée par Carter Glass, Henry Steagall ajouta l'assurance des dépôts. Cette action concertée, connue sous le nom de Glass-Steagall Bill, préfigura la législation que Franklin Roosevelt adoptera dans le cadre du New Deal. 

L’inflexibilité de l’administration Roosevelt s’ajouta à la réprobation de la multitude, qui avait été unanime, et la régulation avança. Ainsi, des hommes résolus, l’arme au pied face à une camarilla bancaire qu’on peina à désarmer, purent-ils corriger les effets les plus signalés du Grand Krach. Qui saura cependant jamais si on n’eût pas mieux évité les effets du désastre en regardant ailleurs, en France, une fois n’est pas coutume, où le commencement de moralisation des affaires que l’on joua en 1932-1933 aux Etats-Unis, s’était manifesté un demi-siècle auparavant. Les banques françaises d'alors, élitistes, qui globalement ne prêtaient qu’aux riches, accompagnaient mal l’industrie naissante. En mai 1863, une loi facilitant la création de sociétés anonymes, changea la donne : Henri Germain, un rentier oisif qui s’initiait au financement de l’économie dans les cercles saint-simoniens, vit son avantage et créa le Crédit Lyonnais. Sa novation fut de rémunérer la petite épargne et de la drainer jusqu’aux entrepreneurs. Des participations directes faillirent toutefois ruiner le tout, comme dans la Compagnie de Gaz en Espagne, ou dans l'entreprise de teinture La Fuchsine 8. N’importe, la doctrine Germain était née : le Crédit Lyonnais n'investirait plus désormais dans les compagnies et se contenterait de leur prêter à court terme, en escomptant leurs créances commerciales. Et ainsi de sécuriser les dépôts.

Assurément, les victimes du carnage financier de 1929, consentantes ou non, furent nombreuses, qui eussent préféré que leur épargne fût garantie plutôt que d’être vouée au néant ! Quinze mille banques disparurent entre le début des années 1920 et la vague de faillites de 1933 5-2 ! Puis ce nombre cessa de se dégrader, preuve que les législateurs de ce temps visèrent juste. Le 16 juin 1933, Franklin Roosevelt signa le Banking Act que Carter Glass et Henry Steagall avait déposé en mai dans leurs Chambres respectives. L’essentiel du Glass-Steagall Bill de 1932 se retrouva dans cette admirable législation ; la séparation des banques de dépôt de leurs filiales d’affaires, que James Perkins, successeur de « Sunshine Charlie » à la City Bank avait déjà amorcée 5, y tiendra la place la plus remarquée par l’Histoire, quoique sous le nom impropre de Glass-Steagall Act ; l’assurance des dépôts bancaires d’Henry Steagall aboutit à la création d’une Federal Deposit Insurance Corporation chargée de liquider l’actif des banques faillies et de garantir les dépôts individuels 9-1. Un demi-siècle plus tard, celle-ci déplafonna même toutes les garanties pour enrayer les débuts de panique lors des traumas de la Continental Illinois en 1984 et de la First Republic Bank of Dallas en 1988 9-2. L’œuvre de Carter Glass fut hélas détricotée en 1999         - Banquosaurus Rex -
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(…) Petit à petit, le lacis financier s’éleva, et nul n’imagina plus rien déconstruire qui ne risquât de tout ébranler. En mai 1975, New York décloisonna Wall Street, imité une décennie plus tard par la City de Londres. En 1980, la Bankers Trust obtint de la Federal Reserve le droit de garantir des titres d’emprunt à court terme. Puis, Alan Greenspan se laissa convaincre par JP Morgan d’une faille dans le Glass Banking Act : les banques de dépôt purent participer aux émissions d’actions. Les maisons de titres cédèrent aux gros mangeurs de l'espèce : alors la vieille résolution sombra : en 1999, le Gramm-Leach-Bliley Act acheva d’ouvrir les portes de Wall Street aux banques de dépôts (…)
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     - Boursonomics 25/05/2009 -
: si peu repentants les banquiers avaient juré qu’ils recommenceraient.

Après deux années de joutes menées face aux banques, et avant même que la loi fût signée, Carter Glass et Henry Steagall, incapables de ployer,se brouillèrent publiquement 7. L'acte fondateur du 16 juin 1933, que Winthrop Aldrich
- Ces Messieurs du Conseil -

(…) Voici l’Amérique emblématique des grands capitaines d’industrie à l'amorce du XXème siècle, celle des trusts macrophages et tentaculaires des John Davison Rockefeller, John Pierpont Morgan, deux des sires qui inféoderont une centaine de firmes à eux seuls. Rockefeller III, petit-fils du précédent, animait plus de vingt conseils d’administration. Des vassaux brillèrent comme Winthrop Aldrich, patron de la Chase National Bank qui siégeait en 1948 chez ATT Westinghouse, International Paper, Metropolitan Life Insurance, et bien d’autres encore, l'œil sur un capital équivalant à trois budgets annuels de la France ! Chez Morgan, George Whitney auditait partout, et Richard King Mellon tout autant (…)

- Boursonomics 30/08/2012 -
, patron de la Chase, qualifia « d’instrument d’autorité despotique 10 », n'eut cependant pas à souffrir des désaccords des deux parlementaires. Mais le nom du député de l’Alabama, encore présent dans le Glass-Steagall Bill de 1932, disparut corps et biens, sur fond de fâcherie consommée : le Glass-Steagall Act n’a jamais existé. Seul subsiste dans la mémoire législative américaine le Glass Banking Act de 1933.

 

 

 

 

 

 

 


 

(1) En Bourse, les taureaux, ou bulls, sont les emblèmes d'un marché haussier

(2) Herbert Hoover, édition 1952 - « The memoirs of Herbert Hoover – The Great Depression 1929 - 1941 »

 

Page 19 – « The Federal Reserve Board on August 6th finally increased the discount rate to 6 per cent. It had no effect whatsoever on this Mississippi Bubble ». Le Conseil de la Réserve Fédérale augmentera finalement son taux directeur à 6% le 6 août suivant. Ceci n’eut quoi qu’il en soit aucun effet sur cette bulle du Mississippi.

 

Page 16 - «  Moreover, the effect of the Board’s action was greatly minimized by an infortunate press statement by President Coolidge, a few days before he left office, in which he assured the country that its prosperity was ‘absolutely sound’ and that stocks were ‘cheap at current prices’ ». De plus, l’effet de l’action du Conseil fut grandement minimisée par un malencontreux entrefilet dans la presse du Président Coolidge, quelques jours avant qu’il ne quitte la Présidence, dans lequel il assurait que la prospérité du pays était ‘absolument saine’ et que les actions étaient ‘bon marché à leurs cours du moment’.

 

Page 30 – « First was the ‘leave it alone liquidationists headed by Secretary of the Treasury Mellon who felt that government must keep its hands off and let the slump liquidate itself. Mr Mellon had only one formula : ‘Liquidate labor, liquidate stocks, liquidate the farmers, liquidate real estate’ (…) When the people get an inflation brainstorm, the only way to get it out of their blood is to let it collapse. He held that even a panic was not altogether a bad thing. He said : ‘It will purge the rottenness out of the system. High costs of living and high living will come down. People will work harder, live a more moral life. Values will be adjusted, and enterprising people will pick up the wrecks from less competent people». Voici d’abord les “jusqu’aux-boutistes du laissez-faire” conduits par le Secrétaire du Trésor Mellon qui pensent que le gouvernement doit rester en dehors de tout cela et laisser le marasme se liquider de lui-même. Monsieur Mellon n’a qu’une formule : ‘Liquider l’emploi, liquider les actions, liquider les fermiers, liquider l’immobilier » ? Quand les gens souffrent d’une hémorragie inflationniste, il suffit pour les en débarrasser de laisser retomber la pression. Selon lui, la panique en elle-même n’est pas forcément une mauvaise chose. « Elle purgerait le système de la pourriture qui le ronge. Les coûts et le niveau de vie s’ajusteraient à la baisse. Les gens travailleraient plus, mèneraient une vie plus normale. Les valeurs se rétabliraient et les hommes entreprenants renaîtraient sur les décombres laissés par les moins compétents.

 

(3) John Kenneth Galbraith (1970) – « La crise économique de 1929 »

 

Pages 59, 60 et 61 – « Puis, vers la fin du mois [de mars], des nouvelles inquiétantes parvinrent à Wall Street. Le Conseil de la Banque Fédérale se réunissait tous les jours à Washington. Il ne publiait aucun communiqué. Les journalistes faisaient le siège de ses membres et ne rencontraient qu’un silence hermétique. Aucune indication ne filtrait sur l’objet des réunions mais chacun sût qu’elles avaient trait à la Bourse. Les réunions continuèrent jour après jour et il y eut également, fait sans précédent, une séance un samedi après-midi (…) Le lundi 25 mars, la tension devint insupportable. Bien que Washington demeurât encore silencieux, les gens commencèrent à vendre (…) Le jour suivant, mardi 26 mars, tout était pire encore. Le Conseil de la Banque Fédérale persistait dans son silence, qui devenait démoralisant. Une vague de frayeur envahit la Bourse (…) La principale action que la Banque Fédérale ait engagée contre les investisseurs avait été de tenir des réunions et de garder le silence »

 

Page 61 – « Durant la journée [ndla le 26 mars 1929], comme l’argent devenait rare, les taux montèrent et le marché s’effondra. Mitchell décida de prendre les choses en main. Il déclara à la presse dans un communiqué d’une arrogance inouïe : ‘ Nous estimons que nous avons une obligation qui l’emporte sur tout avertissement de la Banque Fédérale (ou sur n’importe quoi), c’est d’écarter toute crise grave sur le marché de l’argent ’. La National City Bank, annonça-t-il, prêterait l’argent nécessaire pour empêcher la liquidation. Elle (et elle le fit) emprunterait à la Banque Fédérale pour faire précisément ce que le Conseil de la Banque Fédérale avait demandé de ne pas faire » (ndla : précisément dans une note drastique du 7 février 1929)

 

Pages 63 et 64 – « Le livre de Joseph Stagg Lawrence, Wall Street and Washington, quand il parut plus tard dans l’année, portant l’imprimatur prestigieux de la Princeton University Press, fut décrit par un grand journal financier comme ‘un souffle d’air frais’ (…) Le cultivé et conservateur M. Lawrence eut également des mots durs pour les défenseurs de la Banque Fédérale au Sénat, y compris (…) Carter Glass. ‘Il semble incroyable qu’en l’an de grâce 1929, un groupe d’hommes publics supposés intelligents, permette à des passions fanatiques et à l’ignorance provinciale de s’exprimer avec une virulence sans contrainte. Pourtant c’est exactement ce qui a eu lieu. Quand le Sénateur du Vieil Etat s’est dressé dans cette chambre d’absurdités parfois appelée chambre délibérative, ses remarques ne se caractérisèrent ni par la raison ni par la retenue. La bigoterie braillarde et le provincialisme turbulent se sont unis pour condamner une communauté innocente’ »

 

    

(4) Paul Claudel (1901) - «  La crise : correspondance diplomatique, Amérique 1927-1932 »

 

Page 69 – « Par contre, la situation actuelle présente certains symptômes inquiétants : d’une part, l’abus du crédit (pour la spéculation), ayant pour résultat un resserrement anormal de l’argent, qui oblige Wall Street à emprunter à l’Europe ; d’autre part, le goût persistant du public pour la spéculation »

 

Page 68 - « Cette spéculation a été accompagnée d’une élévation très sensible au taux de l’argent. Alors que pendant les quatre précédentes années la moyenne de l’intérêt avait été de 4%, la seconde partie de 1928 a vu l’argent passer de 6 à 8, puis 10 à 12% en décembre. Pareil taux n’avait pas été atteint depuis 1920-1921 »

 

Page 42 - « Ecoutons parler à cette occasion, un des plus spirituels et mordants adversaires du régime, M. Walter Lippmann, éditeur du World : ‘Le génie de M. Coolidge pour l’inactivité est développé à un très haut degré. C’est loin d’être une activité indolente. C’est une activité sérieuse, résolue, alerte … Personne n’a jamais travaillé plus fort à l’inactivité avec une telle force de caractère, avec une attention si soutenue pour le détail, avec une dévotion si consciencieuse à la tâche’ »

 

 (5) Christian Chavagneux (2011) - «  Une brève histoire des crises financières »

 

Page 88 – « Comme le montrent Edwards et Joshua, les banques sont devenues des acteurs doublement spéculateurs. D’un côté, les actions des sociétés privées sont passées de 44% du total de leurs placements en 1932 à 52% en 1928, les banques courant après les plus-values liées à la hausse continue de la Bourse. De l’autre, les prêts destinés à l’achat de titres sont passés de 22,5% du total en 1921 à 38% en octobre 1929 »

 

(6) John Galbraith (1990) - « Brève histoire de l’euphorie financière »

(7) Jean-Marie Thiveaud (1988) - « D’une crise à l’autre, finances et modernisation : Glass-Steagall Bill et Glass Banking Act (1932-1933)

(8) Le Monde, 15/08/2013 - « Henri Germain, prudent banquier du Crédit Lyonnais »

(9) Charles Kindleberger (2000) - «  Histoire mondiale de la spéculation financière »

 

Page 187 – « Depuis 1934, l’assurance fédérale sur les dépôts aux Etats-Unis évite que les panique bancaires ne se propagent en offrant ex ante une garantie sur les dépôts, limitée à l’origine  à 10.000 dollars et progressivement augmentée jusqu’à 100.000 dollars »

 

Page 187 – « Récemment, comme lors du sauvetage de la Continental Illinois en 1984 et celui de la First Republic Bank of Dallas en 1988, la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation) déplafonna délibérément toutes les garanties afin d’enrayer les paniques qui menaçaient »

 

(10) Helen Burns (1974) - « The american banking community and New Deal banking reforms 1933-1935 »

        

 


 

 

 

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Published by Marc Aragon
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