Comme beaucoup, Mizuho Financial, deuxième banque japonaise, commença par nier son exposition aux subprimes. Mais, peu à peu, les enchères montèrent ; en
décembre, la banque annonça une perte de 1,59 milliards de dollars pour l’exercice 2007-2008, puis se reprit, le 31 janvier dernier, convenant qu’après meilleur décompte, sa perte était en fait …
du double, aux environs de 3,24 milliards de dollars ! Sumitomo Mitsui, concurrent direct au podium nippon, qui n’aurait égaré que 304 millions de dollars dans l’épisode des prêts hypothécaires à
risque, profita de l’aubaine pour surpasser la capitalisation boursièreCapitalisation boursière
(1) La Tribune, le 17/01/2008 - «
L’action Mizuho sanctionnée à la Bourse de Tokyo »
(2) Alternatives Economiques, Octobre 2007 - « Quand les Etats investissent la finance »
(3) Peterson Institute for International Economics - « A Scoreboard for Sovereign Wealth Funds »
Principaux fonds fin 2006 (capitaux sous mandat en milliards de dollars) – EAU (875), Singapour (438), Norvège (329), Koweït (213), Russie (141), Qatar(50), Australie (49), Algérie (43) Etats-Unis (40), Brunei (30), Corée du Sud (20), Kazakhstan (19), Malaisie (18), Venezuela (16) … pour un montant total de 2.123 milliards de dollars. Depuis lors, la Chine a fait une entrée en force, l’Arabie Saoudite s’apprête à le faire.
(4) La Tribune, le 25/01/2008 (Supplément) - « De nouveaux prédateurs déguisés en sauveurs de la finance »
(5) Radio86, le 12/07/2007 - « Les réserves de change chinoises : plus haut, encore plus haut »
(6) Courrier International, du 22 au 28/11/2007 - « L’inquiétante puissance des fonds souverains »
(7) Reuters, le 03/02/2008 - « Pour Rio Tinto, Chinalco aurait accès à 120 milliards de dollars »
(8) Economie Matin, le 21/01/2008 - « Faut-il avoir peur des fonds souverains ? »
(9) Le Monde, le 15/01/2008 - « L’essor des fonds souverains inquiète l’économie mondiale »
(10) Ces affaires datent de 2005 et 2006
En 2006, le Dubaï Ports World soutenu par le fonds emirati, proposa 6,85 milliards de dollars pour racheter les infrastructures de six ports majeurs américains : Miami, Philadelphie, New York, Newark, Baltimore et la Nouvelle-Orleans. Le président George Bush fit savoir qu’il mettrait son veto personnel sur ce dossier. En juin 2005, CNOOC, société cotée mais contrôlée à 70 % par l'État chinois, lança une offre de 18,5 milliards de dollars pour Unocal, une compagnie pétrolière américaine, surenchérissant de plus de 1,5 milliards de dollars sur l'américain Chevron Texaco qui avait fait une offre amicale en avril. L'opposition a été forte parmi les parlementaires américains, qui ont estimé qu'une telle opération compromettrait la sécurité de l'approvisionnement en énergie des Etats-Unis. L’affaire fut rejetée.
(11) Les Echos, le 17/01/2008 - « Singapour a investi près de 20 milliards depuis la crise »
« Selon Financial News, Citigroup va devoir payer 1,7 milliards de dollars par an pour rémunérer les différents investisseurs ayant participé à ses deux recapitalisations d’urgence. Depuis le mois de novembre, Citigroup a reçu 20 milliards de dollars de cash de la part de fonds souverains et d’autres investisseurs qui ont souscrit des titres reconductibles. La première recapitalisation, de 7,5 milliards de dollars, annoncée en novembre était rémunérée à 11%, soit 825 millions de dollars par an. La seconde, de 12,5 milliards de dollars l’est à 9%, soit 875 millions de dollars par an. Dans le cas de la deuxième opération, les obligations sont sans maturité et incessibles pendant les sept première années. Si aucun des investisseurs ne les convertit en actions pendant cette période, elles auront donc coûté plus de 6,1 milliards de dollars à Citigroup. »
(12) Alternatives Economiques, Février 2008 - « Le double visage des fonds souverains »
Illustration : Blason de la cité lyonnaise
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dissertation