Voici revenu le temps de l’éthique, celui de la transparence et
de la vérité qui commandent toute la noblesse de l’action humaine. Quelques préceptes moraux de cette nature, que l’on avait mis sous le tapis en ces années d’euphorie boursière, refont ainsi
surface à l’heure des mécomptes. La débâcle financière, doublée d’une apoplexie bancaire, triplée d’une crise économique, réveille subitement en nos consciences cet obsédant désir de moralisation
des affaires, et nous percevons ce dessein comme un viatique obligé à la sortie de crise. Las, ce temps sera petitement compté. Car rien n’est plus urgent pour les succubes du capitalisme
financier que de reprendre la main sur ces milliards évaporés, restitués à grands frais par les Etats, pour réamorcer le Marché, protecteur du clan et grand ordonnateur du bien social. Rien n’est
donc davantage plus obsessionnel que de ne toucher à rien. On se contentera de donner le change, de faire la claque, et de laisser accroire que les seuls commandements de la vertu sauveront le
système.
L’Histoire de la finance est pavée de bonnes intentions, conçues dans la tourmente, oubliées ou défaites aux temps de la prospérité revenue. Le Glass-Steagall Banking ActBancanalystes
(…) L'ardeur dérégulatrice des années 1980 vaincra finalement le vieux Glass-Steagall Act qui avait jadis séparé les banques de dépôt des banques d’investissement. Ce vent de modernité abattra
une autre muraille de Chine, qui clivait les analystes et les chargés d’affaires d’une même banque, les premiers évaluant les sociétés pour inspirer les clients fortunés, les seconds négociant
des projets financiers. Pas facile dès lors de décrier une entreprise à même de confier une juteuse opération de Marché. Le décloisonnement rendit tout plus possible. La planète média rendit tout
plus facile. Tout devint plus perméable. Le pire n'allait plus tarder (…)
, instauré en 1933 pour redresser et moraliser un système bancaire américain très éprouvé par le Grand Krach, fut laminé par la dérégulation triomphante de la Reaganomics ; les
banques s’en donnèrent à coeur joie : Citigroup, l'une des premières sociétés de services financiers au monde, ne se le fit pas dire, qui devint récemment tête de liste des banques de dépôts
américaines après le rachat de Wachovia. Le nouveau paradigme devint que seules les grandes banques universelles auraient désormais les moyens de se développer 1
: Henry
Steagall, promoteur de la loi éponyme, se retourna dans sa tombe. Et Citigroup dévissa de quelque 90% en dix huit mois ! Est-il besoin de rappeler que la banque, en compagnie de quelques autres
fleurons de la finance américaine comme Lehman Brothers, récemment disparue, Merrill Lynch et Morgan Stanley, rachetées, dominait le marché de la titrisation 2,
réputé, à la lumière des faits, comme un modèle d’opacité ? Ainsi mélangea-t-on toutes choses ensemble pour arraisonner le client, de conseils pipés en actifs toxiques mâtinés de subprime,
sur l'air des canons enchantés de la rentabilité moderne : 15%, à tout prix ! L’épisode haussier stérilise toujours la raison. Et la vertu surtout.
Mi-1998, la crise asiatique dégrisa l'exubérance irrationnelle Exubérance, conundrum et autres menues incertitudes
Comme toujours, on ne sentit rien venir. Chacun avait l'œil à ses affaires, et les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce 5 décembre 1996, les corbeilles
européennes conclurent sur une note ordinaire. Tout au plus remarqua-t-on que la Bundesbank avait renoncé à une baisse de ses taux directeurs sans alarmer personne. Le lendemain, tous les marchés
plongeaient : à Francfort, l'indice DAX se replia de 4,05%, et l'appréhension gagna la planète entière. Partout on recula. Mais la Bundesbank n’y était pour rien : un certain Alan Greenspan,
quartier-maître de la Fed, y était allé de son couplet sibyllin (…)
qui étreignait les Marchés depuis qu’Alan Greenspan avait débâché les hélicoptères de la Réserve Fédérale 3.
En 1999, les Bourses s’enflammèrent à nouveau : la NetEconomie tonnait, prometteuse de lendemains qui chantent, sans usines et nez au vent. Les rabatteurs financiers, qui ne traitent jamais par
l’indifférence les embardées de cours, rivalisèrent de slogans ravageurs pour rameuter le ban. La Poste, généralement peu suspecte d’inclinaison spéculative, se mit au diapason de l’époque,
claironnant un « Donnez un nouveau souffle à votre épargne », ou bien « Restez gagnant même si le CAC baisse ». Bénéfic, l’un de ses fonds à promesse, fit florès, qui recueillera près de 300.000
souscriptions. Hélas, mal luné, le CAC chancela comme une startup quand s’effondra le château de cartes des héroïnes survitaminées de ce temps : la garantie en capital du fonds, confusément
délimitée, partit avec l’eau du bain, vaporisant plus du tiers des économies de ses preneurs ! D’autres kleptocrates furent poursuivis, comme la Caisse d’Epargne avec son Ecureuil Europe 2003,
Carrefour avec son Millénium, la Mondiale aussi 4.
Quelques procès en transparence furent retentissants 5.
En 2004, la directive européenne MIF 6
scella ce
savant jeu de fumée : le génie financier n’attendit pas son application, en novembre 2007, pour frapper encore.
Chaque crise charrie ses déblais, dissipant ici et là nombre de victimes trop zélées, plus ou moins fameuses, plus ou moins conquises, pour ne rien dire du tout-venant qui fait le gros des
troupes. Généralement, les promesses de la haute finance, la mine un rien affectée, ne tardent pas à suivre. Et au menu de nos maîtres queux, la transparence financière occupe une place de choix,
la première. Eternel refrain, aussitôt chanté, aussitôt oublié, voici la vertu des affaires : l’a-t-on oublié que la Banque de France nous en ressert en 1998 quelques couplets
incantatoires 7
: « La
qualité de l'information financière est un élément fondamental de l'efficience des marchés, de la solidité des systèmes financiers et du renom et de la compétitivité des places
boursières ». N’a-t-elle pas franchi l’océan que les sénateurs Paul Sarbanes et Mike Oxley s’en emparent, en 2002, pour dissuader les émules d'Enron et de WorldcomTake the money Enron
« (...) Nous jugeons que la période actuelle offre une opportunité très rare d'acheter les actions d'une firme qui demeure extrêmement bien positionnée pour croître à un rythme substantiel. Nous
sommes sûrs que les on-dit négatifs autour de l'a compagnie sont faux, non fondés sur des éléments concrets (...) Nous estimons que les cours actuels intègrent les pires craintes des
investisseurs ». Cette apologie titrée « Still the best of the best », rendue publique le 9 octobre 2001, fut l'édifiante contribution de la banque Goldman Sachs à la gloire de la
société Enron, deux mois avant sa chute. Arthur Andersen, qui expertisait les comptes, n'avait rien trouvé à y redire (…)
. Mais rien ne va : le krach financier, parti du Nouveau Monde, exige plus. Quelques intellectuels tricolores priés d’opiner à ce sujet, dont Michel Prada, président de l’AMF,
Xavier Musca, directeur du Trésor, résument leur ambition, dans un « Rapport moral de l’argent dans le monde 8
» paru
mi-2008, à … améliorer la transparence ! Le coordinateur dudit rapport, Antoine Mérieux, en rajoute : « La transparence n’est pas la seule solution.
La finance est aussi affaire d’éthique ». Et toc !
Les Torquemada de la finance ont de qui tenir. Car la transparence est la fille aînée des théories nobélisées visant à accréditer le Marché, c’est-à-dire le libéralisme, comme ultime optimisation
d’une économie idéale. Les anticipations rationnelles 9,
qui relèvent du rêve, sur lesquelles chacun concevrait ses décisions, nécessitent un univers supraconducteur, où l’information circule à grande vitesse et sans résistance. L’efficience des
Marchés, qui suppose ce qui précède, parachève le tout. Ainsi les jugements individuels, noyés sous des jets continus de données, sont-ils censés être parfaitement conformés : nul ne saurait
déraisonner ! On est alors à se demander pourquoi tous ces « abrutis rationnels 10
» auront
conduit à coup sûr aux désastres financiers que l’on sait ! Ne serait-ce donc pas que l’on aura empêché le Marché de délivrer son onction suprême ? Il faut accroître la transparence ! Sans doute.
En fait, le délire efficient des idéologues du Marché, qui préconisent une information quasi-quantique Aux confins de l’information
(…) Les marchés sont surinformés. Le temps est oublié où Munehisa Homma, trader nippon à l'origine de la technique des Chandeliers japonais, balisait, certains jours à certaines heures, une route
de l'information de Sakata à Osaka, faisant agiter des drapeaux à des gens juchés sur les toits pour propager un signal. Aujourd’hui, les temps sont au numérique, au planétaire, de jour comme de
nuit, partout en même temps. Dans ce continuum, les données voyagent à la vitesse de la lumière : les écrans plats à cristaux liquides croulent sous les chiffres et les graphiques, et les
cotations des valeurs du NASDAQ défilent sur les néons de Times Square (…)
, boulimique, garante d’une rationalité prodigieuse, raccourcit l'horizon temporel des opérateurs. Tandis que les entrepreneurs sont à se projeter sur plusieurs années,
l'investisseur est hanté par l'extrême présent, sous le feu de signaux, parfois contradictoires, qui lui parviennent de toutes parts 11.
Cette instantanéité dit l'incomparable fossé qui sépare l’économie réelle de l’économie financière.
Les hommes d’argent ne sont jamais à renoncer ; jusqu’au-boutistes, rétifs à toute réglementation qui viendrait gâter leur commerce, ils se nourrissent de l’emballement spéculatif, seconde
nature des Marchés, dans la plus pure tradition de l'enrichissement sans cause et du lucre. Cette folie est collective. Quelques vœux pieux, chantés en chœur, ne changeront rien à l’affaire. La
transparence permettra bien d’attendre la prochaine sortie de route. « Enrichissez les soldats et moquez-vous du reste ! ». (Septime Sévère).
(1) Les Echos, le 30/09/2008 – « En
reprenant Wachovia, Citigroup devient la plus grande banque de dépôts américaine »
(2) Jean-Marc Sylvestre, Olivier Pastré (2008) – « Le roman vrai de la crise financière »
(3) Helicopter Drop (Lâcher de billets par hélicoptère) selon la métaphore de Milton Friedman (essor de la masse monétaire)
(4) La Vie Financière, le 20/06/2003 - « Les recours face aux abus des fonds à promesse
»
« Restez gagnant même si le CAC baisse », « Donnez un nouveau souffle à votre épargne » ... Autant d'arguments qui ont permis à La Poste de commercialiser dès 1999, plus de 300 000 contrats Bénéfic, un fonds à promesse (dit également « fonds à formule »). Aujourd'hui, les souscripteurs qui ont adhéré à l'offre en décembre 1999 ont perdu jusqu'à 38 % de leur épargne ! Déçus, ils s'en prennent à La Poste, dont la plaquette, pour le moins engageante, les aurait induits en erreur en évoquant une garantie en capital. « Le plus marquant, c'est la masse des revendications, près de 3 000, indique Jacques Poindron, à l'AFUB (Association française des usagers des banques). Certains petits souscripteurs ont investi sur ce produit jusqu'à 30.500 euros et il était, pour La Poste, d'autant plus facile de les harponner que la Bourse montait » …
(5) L’affaire Benefic - (source Wikipédia)
Bénéfic est un fond d'investissement gérée par La Poste, qui a convaincu plus de 300.000 personnes d'y souscrire (70% d'entre elles étaient titulaires d'un PEA), pour un montant total de plus de 1,5 milliard d'euros. Ce fonds a perdu une bonne partie du capital des épargnants (entre -12,2% et -35,8% selon l'édition du 3 juillet 2006 de Votre Argent). L'Autorité des Marchés Financiers a diligenté une enquête, qui s'est conclue par une absence de responsabilité de La Poste. Cependant, le Tribunal de Commerce de Paris a condamné La Poste a dédommager quelques personnes, ainsi que les associations de consommateurs, au motif que les dépliants publicitaires étaient trompeurs et de nature à induire en erreur les particuliers. Par cinq arrêts rendus le même jour, le 19 septembre 2006, la Cour de Cassation a estimé cependant que les premiers juges avaient violé l'article du Code Civil qui prévoit l'obligation de conseil, en estimant que l'information donnée aux particuliers souscripteurs n'était pas « incomplète, inexacte ou trompeuse ».
(6)
Le Monde, le 06/06/2008 -« La
transparence considérée comme le meilleur remède aux excès »
(7) Banque de France,
novembre 1998 - « La transparence financière », 23,00 € TTC
« L'importance de la transparence financière y est analysée au travers d'articles rédigés par les services des deux autorités [Commission bancaire et Commission des Opérations de Bourse] sur les thèmes suivants : les motivations des contrôleurs en matière de transparence financière ; la communication financière des établissements de crédit français, notamment sur leurs résultats, leurs activités de marché, les engagements sur les professionnels de l'immobilier, et son impact sur les cours de bourse ; la transparence des comptes : responsabilité et déontologie des principaux acteurs ; notation de créances et surveillance financière ». Que de progrès depuis ! (ndla)
(8) Le Monde, le 06/06/2008 – « La
transparence considérée comme le meilleur remède aux excès »
(9) Théorie proposée par Robert Lucas, prix de la Banque de Suède 1995
(10) Locution d’Amartya Sen, prix de la Banque de Suède 1998 – En anglais « Rational fools »
(11) Frédéric Lordon (2003) – « Et la vertu sauvera le monde »
WS en forme ce soir... pourtant que des mauvaises nouvelles.
très bon article comme d'habitude, cela fait un moment que je lis vos analyses que ce soit ici ou sur boursorama.
J'en profite pour vous inviter sur mon forum dont l(adresse est précisée plus haut. Il s'agit d'un forum que nous venons juste de créer avec quelques amis traders et nous serions honorés de vous avoir avec nous notamment pour animer un peu notre rubrique analyse fondamentale par vos analyses toujours très pertinentes.
Cordialement,
Keo
Il est loin le temps des Carnegie ou Rockfeller, de ces industriels géniaux et philanthropes, de ces hommes qui investissaient dans l'outil de travail et non dans des chiffres qui à force ne veulent plus dire grand chose.
Pourtant cette fois, on se donne des airs sérieux, des tons graves et même, on pointe du doigt, on accuse, on tape du poing sur la table! En particulier notre cher président, acteur dans l'âme, et on y croirait presque. On aurait en fait très envie d'y croire...
Mais on remarque alors que, bizarrement, la priorité a été donnée à des injections de milliards dans une économie ou les fluides ne circulaient plus, plutôt que de s'en prendre directement à la source réelle du problème. Un principe de soins paliatifs plus approprié en fait à un malade en phase terminale de cancer plutôt qu'à une économie qui, avec d'autres soins, aurait des chances de s'en sortir durablement.
Oui, mais voilà : pour éviter une prochaine crise, pour réformer en profondeur le capitalisme, il faut plus qu'un vote à l'assemblée, et puis c'est tellement moins spectaculaire!
N'empêche, on vient de le voir : la mondialisation, ça ne marche plus! Exit les exportations! La chine perd ses usines qui sentent mauvais et ou on fabrique des produits mal finis, un à un les constructeurs automobiles s'effondrent... Et tout ça à cause des subprimes ??? Oh!!!
Il y a bien plus en jeu! Il y a tout un modèle capitaliste devenu complètement ivre, qui a peu à peu faussé toutes les règles du jeu! Aujourd'hui, on veut du chiffre! Comment, peu importe, du chiffre, c'est tout ce qui importe!
Alors on produit moins cher, on cherche l'ultime rentabilité, on vend moins mais on vend mieux, donc on donne l'illusion de vendre plus, alors qu'en fait rien ne bouge plus, on ne parvient pas à créer de nouveau besoin, le marché est à saturation, l'offre est infiniment supérieur à la demande, et là ou on pourrait avoir une demande, les consommateurs n'ont pas les moyens de consommer.
Jusqu'à la phase ultime qui a consisté à prêter à des gens qui, notoirement, n'avaient absolument pas les moyens de rembourser, mais on a trouvé un truc quand même! Sur un marché haussier, tout est toujours possible, à commencer par les plus grandes absurdités, et là, on ne s'est pas privé!
Et, comme de bien entendu, la plus prévisible de toute les choses s'est produite : le marché s'est retourné à la baisse. Là, ça a été le marché immobilier US. ET vlan, tout le bel édifice bâti avec du vent et pas grand chose d'autre s'effondre, lentement mais surement, entrainant dans son oeil tout ce qui ressemble à une entreprise. L'immobilier à touché la banque, la banque a contaminé les entreprises, et les derniers maillons de la chaine, les consommateurs, les usagers, les épargnants, tous ont pris en plein portefeuille ce choc.
Au passage, cela a éventé des manoeuvres odieuses comme celle d'un dénommé Madoff, ou d'un certain Kerviel... Et curieusement, c'est là-dessus que se focalise toute l'attention. Ca et les paradis fiscaux, et les agences de notation, et les banquiers (toute la chaine, du PDG de Citigroup au guichetier de la caisse d'épargne, avec la méthode Pol Pot).
L'art et la manière de n'avoir rien compris de l'essentiel, et de ne pas être en mesure de tirer lucidement les leçons de ses erreurs.
Entre temps, dans le silence de l'indifférence générale, le climat aussi se dégrade! Si la santé de la planète était une valeur boursière, elle s'approcherait de la valeur 0. Mais ce n'est pas le sujet, n'est-ce pas ?
En fait, si. C'est l'élément essentiel dont il faut tenir compte pour bâtir un capitalisme viable. Si le caillou qui nous sert de terrain de jeu péris, le jeu s'arrêtera. Cette notion simple ne semble à aucun moment vouloir être comprise par quelque décideur que ce soit.
Pour le moment, on a injecté autant d'argent que possible, on a commencé à mettre sur la paille certains pays, et on a pas encore fini... A-t-on seulement commencé ? Ah mais oui mais il faut du temps pour que les injections fassent effet nous rappelle-t-on... tout en injectant encore, sans attendre les résultats des prmières piqûres, histoire de se rendre bien crédible aux yeux de tous!
Moraliser ? Epurer ? rendre transparent ?
Bon d'accord, alors commençons par le commencement!
Plus aucun produit dérivé
Plus aucun paradis fiscal, pas même ceux qui servent à planquer l'argent des ventes d'armes illégales faites pas les pays capitalistes aux pays ou les guerres intestines font rage
Dividendes plafonnées
Pas de délocalisation
Production locale de préférence pour éviter qu'un produit fasse 3 fois le tour du globe en passant du producteur au consommateur final
On ferme les usines chinoises qui fabriquent des contrefaçons
On taxe les entreprises qui usent et abusent des énergies fossiles, et on les incite à moderniser et nettoyer leur outil de travail avec des aides controlées.
On s'assure qu'une banane ne voit pas son prix décupler entre le producteur et la superette du coin...
ET j'en passe, mais là, déjà, j'ai franchi toutes les frontières du réel, du réaliste, du réalisable.... Bref, du politiquement correct!