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Boursonomics

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  • : Marche aléatoire autour des Marchés financiers et de la sphère économique. Peinture décalée d'un monde empli de certitudes qui oublie trop souvent ses leçons d'Histoire
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:44


       
Nathan-Mayer-Rothschild-copie-5.jpgLa malice vint aux hommes de bonne heure et ne les quitta plus. Dans ses Œuvres Complètes, bien après les philosophes antiques, Voltaire instruisit à son tour l’universalité et l’intemporalité 1 des ressorts de l’espèce, notant que « tout ce qui tient intimement à la nature humaine se ressemble d’un bout de l’univers à l’autre ». Ainsi, le génie artificieux de quelques-uns, jusqu’à leurs moindres actions, et les plus communes, gouverne-t-il de longue date  et en tout lieu l’intérêt particulier qui harasse la multitude. Thalès de Milet lui-même, savant grec immémorial, fit étalage d’un talent de ce genre : flairant une récolte d’olives abondante, il réserva tous les pressoirs à huile des alentours, s’appropriant l’ensemble des moyens. La saison fut bienveillante et la cueillette copieuse : à l’automne, l'avisé mathématicien          - Marchés dérivés  -
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(…) Thalès de Milet, mathématicien et philosophe grec, avait une très bonne connaissance des étoiles. Il aperçut un jour dans l’épais cosmos les auspices d’une récolte d’olives de bonne facture ; il réserva tous les pressoirs à huile des environs, à bon prix : il était le seul client. La récolte d’olives ne déçut pas : les pressoirs furent si recherchés qu’il put les sous-louer avec un copieux bénéfice à la clé. Aristote, qui conta cette anecdote, nous apprend que les contrats d’options étaient déjà utilisés à Athènes, connus à Rome et dans les colonies de marchands phocéens. Les produits dérivés ont aujourd’hui vampirisé les Marchés des promesses, sous la férule d'un génie financier inextinguible (…)
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     - Boursonomics 19/08/2006 -

 put sous-louer les moulins à son avantage, et ramasser la mise. La confiscation des stocks à des fins spéculatives est un arrangement millénaire : époussetée, anglicisée, connue sous le nom de corner, celle-ci s’invita vite sur les Marchés boursiers. Pour y prospérer durablement.

Nul n’a peut-être mieux défendu l’avancement de sa fortune que le fameux Nathan Mayer Rothschild, mâle alpha d’une lignée 2-1 qui descendit de Hesse par la banque jusqu’à leurs majestés britanniques   - Le naufrage de la Barings -
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(…) Originaires de Brême, les frères Baring commencent à scintiller outre-Manche à partir de 1762. La Maison croît, embellit, franchit les océans, accastille des bateaux de commerce, finance des ambitions, prend des garanties, bref, devient vite l’une des principaux comptoirs du Royaume-Uni. De proche en proche, le négoce devient banque. En 1777, éclot la Baring Brothers qui n’aura de cesse de devenir la première banque d’Angleterre, apanage déjà à cette époque des Rothschild. Prospérant grâce aux affaires maritimes comme dans le champ politique, la banque Baring Brothers, devenue beaucoup plus tard la Barings, étale bientôt toute sa puissance en Europe (…)
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     - Boursonomics 26/12/2006 -

. Habile ou roué, c’est selon, le primat du clan fit de l’accaparement des ressources l’un des principes actifs de l’enrichissement de sa parentèle. En 1831, le mercure était déjà un métal précieux, irremplaçable en aucun de ses usages, en médecine sous forme de sels, pour l’étamage des glaces, la dorure et l’extraction de l’or. L'essentiel de la production provenait des mines d’Almaden en Espagne, conquises à prix d’ami par la maison Rothschild après qu’elles eurent garanti un prêt à la couronne espagnole. Les cours du vif-argent doublèrent. Les acheteurs se tournèrent vers la mine d’Idria en Autriche, second gisement de l’époque. Las, les prix y avaient triplé, non d'ailleurs sans incidences funestes 2-2, sous la férule d’un nouveau propriétaire,  : Nathan Mayer ! Cet esthète de la captation eut surtout l’occasion de parfaire son art dans la finance où il excellait. Capable de suite dans tout, il ne se priva de rien et accula les Marchés sans relâche. En 1819, fort de son renom, il favorisa la baisse d’un emprunt anglais pour amorcer de grosses ventes à terme, au-delà de la quantité de titres disponibles 2-3. Puis, les cours libérés, il contraignit les spéculateurs à lui racheter ses propres titres. Son prix fut le leur.

Les Marchés boursiers, lieux essentiels du capitalisme 3, qui focalisent ses feux et in fine les résument tous, nous donnent à voir toutes les dérives lucratives du commun, entre grosses mains, initiés ou carambouilleurs, qui n’ont d’autres vues libérales que la profondeur de leurs poches. Acheteurs et vendeurs, également avertis et très efficients, en théorie, confrontent leurs opinions sur les places : un prix émerge alors, consensuel, qui fluctue au gré de la survenue d’informations nouvelles. Des échanges s’opèrent, quelques-uns au comptant, d’autres, les plus nombreux, sous la forme de promesses d’achats ou de livraisons à terme : les capitaux où les titres correspondants sont empruntés 4, et la liquidité du commerce, assurée. Mais il arrive que les vendeurs à découvert soient frappés de stupeur devant des hausses à l'à-pic, pressés alors de racheter à tout prix ce qu’ils ne possèdent pas (« bear squeezeAu fil des années, l'Analyse Technique des cours boursiers s'est assez largement imposée auprès des inconditionnels des Marchés financiers, popularisant à cette occasion tout un corpus de méthodes prévisionnelles. Cette recherche, qui reprit de la vigueur à l'aube des années 1980, a depuis lors disséminé ses abréviations paresseuses (MACD, RSI, SAR, ...) ainsi que nombre d'anglicismes coriaces …
»). Gare ! L’actualité ne fait pas toujours toute l’affaire de ces élans boursiers : la manipulation n’est jamais loin, quoique proscrite, d’opérateurs qui assèchent le marché dans le but d’acculer dans un coin, dirait-on mieux dans les cordes, les vendeurs à découvert pris sans vert de liquider leurs positions d'extrême urgence. La hausse s’accélère encore, puis le soufflé retombe. Ainsi va la modernité financière, ses hauts, ses bas, ses enrichissements sans cause. Ses déconfitures aussi.

L’Angleterre fut un temps le siège de prédilection des corners boursiers, quand son lustre colonial en imposait encore au monde entier. Sa primauté financière s’accompagna d’une propension avérée à de telles équipées. On aperçut quelques-uns de leurs symptômes en 1847 et 1857 sur le marché du blé, en 1866 sur celui du coton, et d’autres fois encore 5. Puis, à l’aube du XXe siècle, les Etats-Unis supplantèrent la vieille Albion : la mode se transplanta outre-atlantique, krachant avec force dès 1907. Ce que l’on appela la « Panique des banquiers », une vieille antienne
, trouva son origine dans un corner raté sur United Copper, ourdi par les propriétaires eux-mêmes en vue de fixer un meilleur prix de vente de la compagnie. L’action s’apprécia du double de sa valeur en vingt-quatre heures, puis rechuta du triple le lendemain, causant la ruine des instigateurs, les frères Heinze, et par contagion celle de la Knickerbocker Trust, troisième société fiduciaire de New York. Toutes les banques prêteuses subirent des retraits massifs, et bientôt le pays entier vacilla ; Wall Street perdit un dollar sur deux. John Pierpont Morgan mit fin au chaos en invitant, entre autres, le clergé local à prononcer des sermons encourageants 6. Le même intervint auprès du légendaire Jesse Livermore pour qu'il débouclât son corner sur le coton, qui l’avait enrichi de trois millions de dollars en une seule journée 7 !

En 1980, l’argent-métal vint à la Une ; les richissimes frères Hunt, qui avaient accaparé en moins d’un an près de la moitié des réserves mondiales du précieux métal, acculèrent le Marché de tant de contrats amassés sur l’argent que les vendeurs ne pouvaient tenir leurs engagements à terme. Le cours, qui somnolait vers 5 dollars en 1979, grimpa à 54 en 1980, poussé par une horde de spéculateurs volant au secours de la victoire 8
. Les autorités s’en mêlèrent : le 27 mars 1980, le cours chuta de 50% en séance ; les Hunt se déclarèrent en faillite et la Réserve Fédérale intervint indirectement pour sauver le courtier Prudential Bache. Voici enfin Volkswagen, the last but not the least 9, constructeur bien connu dont le titre flamba à nul autre pareil à l’automne 2008, au point de faire de la belle allemande la plus grosse capitalisation boursière de la planète - 320 milliards d’euros ! Les fonds spéculatifs, jugeant l’action survalorisée, avaient parié la baisse sur la foi d’une participation de Porsche à hauteur de 42,5%. Quand il apparut que Porsche détenait en fait 74% des actions, et l'état de Basse-Saxe 20%, on comprit que les 6% d'actions restants ne couvriraient pas toutes les ventes à découvert. Ce fut alors la ruée vers la sortie, qui verticalisa la hausse 10. Les pertes des opérateurs, banques comprises, flirteraient la trentaine de milliards d'euros 11. Les profits de Porsche sont indéterminés.

« Puisque la nature a mis dans le coeur des hommes l’intérêt, l’orgueil, et toutes les passions, il n’est pas étonnant que nous ayons vu dans une période d’environ dix siècles, une suite presque continue de crimes et de désastres
1 … ». Cher Voltaire, vous qui concluez, que n’eussiez vous écrit à propos de la finance si celle-ci avait dominé votre époque comme elle surpasse la nôtre ! Sans doute que nous n’apprenons rien du passé, ignorant l’Histoire, la mémoire oublieuse, condamnés à reproduire toujours les mêmes erreurs. Au centuple.
 

 

 


 

(1) Voltaire (1756) - « Essais sur les mœurs et l’esprit des nations »
(2) Edouard Demachy (1896) - « Les Rothschild : une famille de financiers juifs au XIXe siècle »

 
La généalogie des Rothschild – Red Shield : Ecu(sson) Rouge – est plus ancienne ; on n’a retenu ici que l’emblématique chef de file de la Maison anglaise. L’attention du lecteur est attirée sur la violence verbale inouïe déployée à l’encontre de la parentèle Rothschild dans l’ouvrage référé, tenant davantage du brûlot antisémite que de la biographie familiale.

 

Page 97 - « Le premier résultat de la hausse formidable qu’eut à supporter le mercure fut la falsification de ceux de ses sels qui sont employés en médecine. Les préparations mercurielles contenaient toutes espèces de choses, excepté du mercure et les malades crevaient au lieu de guérir. ... ». ( Ndla : la suite du texte, irrespirable, n’est pas rapportée ici)

 

Page 127 - « [Nathan] (...) pour son coup d’essai fit un coup de maître dans le premier emprunt de 12 millions de livres (300 millions de francs) qu’il prit au gouvernement anglais en 1819. Les biographes disent à ce sujet : « Cette opération fut un désastre car l’opération tomba rapidement au-dessous du prix d’émission ; mais Rothschild s’étant hâté de repasser le lot sur le dos de ses amis, il arriva à s’en tirer sans avaries » (…) Nathan (...), pour ses débuts dans les emprunts anglais aurait remporté une veste ! Allons donc ! (…) Il est en situation de combiner un admirable corner en commençant par produire la baisse sur ses propres valeurs pour amener de grosses ventes à découvert de la part de ses adversaires … »

 

(3) L’expression est de John Maynard Keynes, cité par Bernard Maris (2005) - « Antimanuel d’économie »
(4) Extrait du site swingbourse.com à ce sujet :

 

En temps normal le Marché cherche un équilibre entre positions vendeuses et acheteuses. Sa valorisation se définit par l’équilibre entre le nombre de papiers et de liquidités plus un pourcentage représentant l’écart entre les deux. Les acteurs de ces marchés (...) interviennent soit en tant que fournisseurs de papiers (actions) ou fournisseurs de liquidités (monnaie). Une troisième façon d’intervenir consiste à emprunter (louer) des actions ou de l’argent : l’emprunteur en numéraire spécule sur la future montée du titre et espère rendre à son créancier, à échéance, le même montant grâce à la vente de ses actions et garder pour lui l’éventuelle plus value ; l’emprunteur d’actions espère quand à lui une chute des cours ce qui lui permettra de les racheter à un prix moindre et d’empocher la différence : on appelle cela une Vente A Découvert (VAD).

 

(5) Charles Kindleberger (1978) - « Histoire mondiale de la spéculation financière »
(6) John Galbraith (1992) - « Brève histoire de l’euphorie financière »

 

Page 68 - « En 1907 (...) vint ce qu’on appela la panique de Wall Street. Elle reste dans les mémoires pour un mythe : JP Morgan, en appelant fonds publics et privés au secours de la Trust Company of America en difficulté, et aussi en invitant le clergé de new York à prêcher la confiance dans des sermons encourageants, y aurait mis fin à lui tout seul. La thèse est discutable : un krach peut s’arrêter sans intervention divine ».

 

 (7) Richard Smitten (2007) - « Jesse Livermore : le plus grand spéculateur de tous les temps »

 

« Livermore débuta sa carrière (...) comme commis (...) dans un des bureaux bostoniens de la Painewebber. Un an plus tard, il spéculait à plein-temps. Il accumula rapidement une petite fortune qui le fit bannir des bookmakers de New-York et de Boston. Livermore fit un corner sur le marché du coton et amassa 3 millions de dollars en une journée durant le krach de 1907. J.P. Morgan intervint personnellement pour lui demander de vendre. (...) Livermore (…) vendit à découvert en 1929 et entra dans la Grande Dépression armé de 100 millions de dollars (...). Mais cette biographie nous apprend également qu'un statut social enviable et une immense fortune n'empêchent pas toujours la dépression, les mariages désastreux et les relations conflictuelles avec les enfants ...  ». Jesse Livermore a mis fin à ses jours à l’âge de 63 ans.

 

(8) Les Echos.fr, le 25/07/2008 - « Les frères Hunt et le grand corner sur l’argent »
(9) En français : « Le dernier mais non le moindre »
(10) L'incroyable sismographie de Volkswagen - Octobre 2008

 

(Chiffres exprimés en euro) - Le mardi 7 octobre 2008, le titre Volkswagen montra un premier signe de fièvre : après avoir ouvert à 290,20, l'action connut en séance un pic à 452,00 avant de se replier et clôturer à 287,00 ; 10.991.200 titres furent échangés cependant que l'on n'avait pas dépassé des volumes de 4 millions de titres durant les dix séances qui avaient précédé. Les cours connurent alors une hausse ininterrompue jusqu'à 428,00, qu'on atteignit le 16 octobre - soit près de 50% de hausse  en 7 séances -, dans des volumes de l'ordre de 4 millions de titres échangés. Puis le titre s'effondra jusqu'à 210,85 en clôture du vendredi 24 octobre. Le lundi suivant, l'action Volkswagen explosa à la hausse avec un plus haut en séance à 634,75, fermant à 520,00. Le lendemain 28 octobre, après une ouverture à 500,00 avec un passage au plus bas à 471,00, le titre fut propulsé à ... 1.005,00 avant de clôturer à 945,00. La fièvre retomba ensuite : le 4 novembre, on baissa le rideau à 398,00. Le cours avoisine aujourd'hui les 200,00 euros.

 

(11) Boursier.com, le 29/10/2008 - « Volkswagen : le corner aurait coûté 20 à 30 Mds€ aux fonds et aux banques »

 



 

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Published by Marc Aragon - dans Historiographie
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