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Boursonomics

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  • : Marche aléatoire autour des Marchés financiers et de la sphère économique. Peinture décalée d'un monde empli de certitudes qui oublie trop souvent ses leçons d'Histoire
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 16:54



L’Angleterre eut toujours pour ses vaisseaux et ses matelots les yeux transis de Chimène. Son empire s'étendait jusqu’aux Indes magnifiques, par-delà même les continents et les caps qu’on doublait au prix de longs périples, parfois héroïques, sous l'aile protectrice de la Royal Navy. Moins épique était cependant l’intérêt de la Couronne, qui commanda vite que ce ballet naval fût réglé à son meilleur profit. Dès 1651, les Actes de Navigation réservèrent le transport marchand aux bateaux anglais par des prohibitions absolues ou des taxes dissuasives sur l’affrètement étranger ; les cotonnades indiennes restèrent à quai quand les filatures du Lancashire se mirent à en découdre sur les nouveaux métiers à étoffes ; entre 1774 et 1842, les biens d’équipement furent interdits de sortie du territoire 1. C'est étonnamment dans ce climat de protectionnisme fort, celui de l’essor économique de leur propre nation, qu’Adam Smith et David Ricardo théorisèrent le libre-échange : en 1846, l’abolition des Corn Laws 2 consacra les temps modernes, ceux des vents porteurs du grand large, de la mondialisation toutes voiles dehors, et du Marché partout.

L’expansion coloniale, qui fit la gloire de la vieille Europe, jette néanmoins le doute sur la pureté des concepts ricardiens et leur application au réel. En effet, la préférence impériale britannique, mais aussi celle de toutes les grandes puissances, biaise les vertus libre-échangistes d'un système ramené à sa sphère de sujétion. Le suzerain s’enrichit toujours aux dépens du vassal qui lui-même asservit ses gens. Quand cette domination n’existe pas, jusqu’aux conditions de son exercice gommées, l’Histoire se montre plus sévère. Ainsi Ricardo, qui postula les avantages comparatifs du commerce international, fut-il assez mal avisé d’illustrer sa théorie en vantant les échanges du vin portugais contre le textile anglais. Car si l’on voit bien l’éclat britannique, on perçoit moins celui du Portugal déclinant, qui barbota dans le sous-développement deux siècles durant. Bah, la nouvelle pensée économique, prônée par le Political Economy Club de David Ricardo, canonisa le libre-échange : l’Angleterre négligea les nations qui affleuraient, plus sensibles à leur intérêt qu’à celui des principes. Le décollage industriel des Etats-Unis, au lendemain de la guerre de Sécession, tint beaucoup à des barrières douanières qui tutoyaient les 50% - 44% en 1913 ! En 1879, la Realpolitik protectionniste d'Otto von Bismarck redonna vie à l’Allemagne
3. Bientôt après, le Royaume-Uni perdait son leadership mondial.

De ce côté-ci de la Manche, le Grand Siècle mercantiliste et colbertiste avait abdiqué. « Vers 1750, la nation, rassasiée de vers, de tragédies (…) se mit à raisonner sur les blés
4 ». On rallia les vues anglaises, libérant ici le négoce des grains en 1774, abolissant là les corporations, jusqu’à signer un traité de commerce, quoique funeste, avec l’ennemi juré en 1786. Le blocus napoléonienLe naufrage de la Barings

(…) Prospérant grâce aux affaires maritimes, comme sur le terrain politique, la Baring Brothers ne redoute pas l’ambivalence : elle financera les Américains en guerre contre les Français et, tout à la fois, le corps expéditionnaire de Napoléon contre ces mêmes Américains. A l’issue de ce conflit, en 1802, la banque organisera la vente de la Louisiane, versant à Bonaparte des fonds qui lui seront bien utiles pour mener ses propres guerres … notamment contre l'Angleterre, cet ennemi juré (…)

mit fin à l’idylle : le protectionnisme fit son retour sur la scène nationale, prorogé par une Restauration soucieuse des privilèges de caste. Le libre-échangisme regagna l’Europe continentale vers 1860, hexagone compris, puis reflua à partir de 1879 comme on l’a vu. La France se claquemura en 1892 avec les « tarifs Méline », qui visaient à protéger l’agriculture tricolore de la concurrence extérieure. Plus rien ne bougea jusqu’à la Grande Guerre : la croissance économique, éreintée par la grande dépression de 1869-1873, reprit son cours, les exportations européennes s’accrurent, cependant que le Royaume-Uni peinait à suivre
5. Les Etats-Unis, qui avaient à rattraper le Vieux Continent et n’avaient jamais cédé aux sirènes libre-échangistes, connurent l’une des périodes plus prospères de leur Histoire. Le monde industrialisé de 1915 ressemblait alors à s’y méprendre à celui qui l’avait précédé un siècle plus tôt 6, quand le parlement anglais votait les Corn Laws. Les idées neuves n’avaient pas fait un pas.

Une mode chasse l'autre, puis s'en revient après qu’on l'a abjurée. Les années folles virent le retour du libre-échangisme, hormis aux Etats-Unis où s’orchestrait encore une marche impériale à l’anglaise conforme à la prédiction d’Ulysses Grant 7
. La dépression de 1929 remit les compteurs à zéro : le protectionnisme fut l’une des réponses à la crise et d’aucuns y virent l’une des causes de la Seconde Guerre Mondiale, quoiqu’à la veille du conflit le chômage eût diminué à peu près partout. D’un pas de danse au suivant, la valse hésitation nous amène à la modernité des temps globalisés, parrainée par Friedrich Hayek et les Chicago Boys 8. Ronald Reagan et Margaret Thatcher furent les chantres de cette école devenue mondialisatrice après coup, fortune faite, une fois l’échelle tirée ainsi que le décrivit si bien Friedrich List 9. Mais le réalisme n’est jamais loin, toute hypocrisie bue. Bien que tempêtant contre le protectionnisme, Ronald Reagan contingenta les importations étasuniennes d’automobiles et d’acier, de sucre et de textiles ; son administration multiplia par onze les droits de douane sur les grosses cylindrées nippones qui contrariaient Harley-Davidson 10, talonnant sans relâche, jusqu’aux accords du PlazaYen carry trade

(…) L'Amérique, inondée de biens japonais, s’alarme : à l'automne 1985, on apprécie le yen, surtout face au dollar. Les exportations nippones vers les USA chutent : début 1986, la croissance de l’archipel est divisée par deux. Tokyo baisse ses taux, jusqu’à 3% : l’argent submerge le Kabuto Cho. Mais le dollar, qui valait 259 yens en 1985, est tombé trop bas, à 122 yens, et l’on craint encore. En 1987, les argentiers du G5 décident d'affaiblir leurs devises par rapport au billet vert (…)

, le Japon, deuxième puissance économique mondiale, protectionniste au-delà de son décollage, pour qu’il réévalue son yen. Sur cette question monétaire, la Chine a pis que pris le relais.

Dans la hâte qu’on mit à ne retenir des premiers penseurs que les atouts du libéralisme, on vit moins les restrictions que ceux-ci posèrent. Adam Smith remarqua notamment « qu’il pourrait se faire que le marché intérieur fût inondé de marchandises étrangères à plus bas prix, tellement que plusieurs milliers de nos concitoyens se trouvassent tout à la fois privés de leur occupation ordinaire et dépourvus de tout moyen de subsistance » et recommanda aussi « que le coût du travail fût le même chez les partenaires commerciaux et la stabilité monétaire réalisée entre eux
11 ». Quelle actualité ! Car ainsi va le libre-échange à la chinoise, qui se nourrit de misère sociale, de salaires racornis dans le non-droit permanent – 80% des salariés n’ont pas de contrat de travail 12 -, mais aussi de signes monétaires déloyaux, tels le yuan faible qui désindustrialise à la dure les partenaires commerciaux, jusqu’aux Etats-Unis, exportant une désinflation de dupesL’inflation, invitée surprise

(…) Depuis les années 1990, l’importation massive de produits à bas coût débarqués des pays émergents aura mieux contribué à la modération des prix que toute autre politique. Cette concurrence a imposé son modus vivendi aux entreprises, sommées de ne pas augmenter leurs prix pour rester dans la course, et à leurs salariés, priés de rabattre leurs prétentions pour rester dans la place. Petit à petit, l’opinion fait son chemin, qui n’est à plus à s’encombrer d’idées sur le libre-échangisme compétitif ou le protectionnisme récessif ; la hausse des salaires devient une cause planétaire, avec les prix en conséquence de deuxième rang. L’inflation est embusquée (…)

 qui casse les prix autant que l’outil productif, les revenus autant que le lien social. L’endettement supplante les rémunérations, la consommation faiblit, la croissance capote, la crise couve : celle-ci ne ménagera pas la Chine, par capillarité, tant sa demande intérieure pâtit de l’absence d’amortisseurs sociaux, qui conduit ses résidents à épargner 40% de leurs maigres gains. Le libre-échange équitable et équilibré n’est pas pour demain.

« Le droit du travail et la protection de l’environnement sont devenus excessifs dans la plupart des pays développés. Le libre-échange va réprimer certains de ces excès en obligeant chacun à rester concurrentiel face aux importations des pays en voie de développement
13 ». Moquons cette Banque de SuèdeLa controverse Nobel

Le choix des lauréats Nobel de l’année 2004, section Economie, fut la goutte qui fit déborder le vase : l’américain Edward Prescott et le norvégien Finn Kydland obtinrent le prix pour un article de 1977, dans lequel ils avaient savamment établi, mathématiques en bandoulière, que les Banques centrales doivent échapper à toute pression des élus. Un pur bijou néoclassique ! Le libéralisme y gagnait un supplément d'âme, et les écomathématiciens, un surplus d'empire sur les élites dirigeantes. La haute finance endimanchée, jamais en reste de baliser son pré carré, salua aussi, Banque de Suède en tête. D’aucuns, épris de scientificité, se crispèrent (…)

qui couronna en 1992 l’ultralibéral Gary Becker 14, comme on rit de ces académies médiévales qui assuraient que le coeur était la chaudière du corps. Aucun prêchi-prêcha, fût-il nobélisé, n’a jamais résisté à la pression des faits. Ni l'avance technologique, acclamée par les dévots du libre-échange, au pragmatisme du Levant et d'ailleurs.
 

 


 

(1) Paul Bairoch (1976) - « Commerce extérieur et développement économique de l’Europe au XIXe siècle »
(2) Source Wikipédia

 

« Les Corn Laws ou lois sur le blé étaient une série de lois protectionnistes appliquées au Royaume-Uni entre 1815 et 1846. Elles encourageaient l'exportation et décourageaient l'importation de blé lorsque son cours passait en-dessous de 54 shillings le quarter (soit l'équivalent de 291 litres de blé), ce qui abritait les producteurs britanniques (souvent issus de la gentry) de la concurrence extérieure, en particulier des colonies (comme l'Irlande) (..). Confrontés à l'augmentation du prix du pain engendrée par l'adoption des Corn Laws, les ouvriers se trouvèrent réduits à la misère. (…). Les exportations furent affectées par ces lois, car les bateaux quittant le Royaume-Uni chargés de fer, de houille ou de machines, ne pouvaient y revenir chargés de céréales comme auparavant, ce qui provoqua un renchérissement des coûts du transport. (…). Les propriétaires terriens, très influents au parlement, s'opposaient naturellement à toute réforme. Suite (…) à la terrible famine en Irlande de 1845, les Corn Laws furent abolies (…) le 15 mai 1846. L'abolition de ces lois est symbolique dans la mesure où elles constituaient une des principales entraves au libre-échange qui s'établit par la suite de manière durable au Royaume-Uni ».

 

(3) Emmanuel Todd (2005) - « L’illusion économique »
(4) Voltaire (1835) - « Œuvres complètes : Dictionnaire philosophique »

 

Page 269 - « Vers l’an 1750, la nation, rassasiée de vers, de tragédies, de comédies, d’opéra, de romans, d’histoires romanesques, de réflexions morales plus romanesques encore, et de disputes théologiques sur la grâce et les convulsions, se mit enfin à raisonner sur les blés. On oublia même les vignes pour ne parler que de froment et de seigle. On écrivit des choses utiles sur l’agriculture : tout le monde les lut, excepté les laboureurs. On supposa au sortir de l’Opéra-comique, que la France avait prodigieusement de blé à vendre. Enfin le cri de la nation obtint du gouvernement, en 1764, la liberté d’exportation ».

 

(5) Paul Bairoch (1997) - « Victoires et déboires : histoire économique et sociale du monde du XVIe siècle à nos jours »
(6) Pierre Leconte (2008) - « Les faux-monnayeurs »
(7) Le Monde Diplomatique, juin 2003 -« Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion opportuniste »

 

De Ulysses Grant, héros de la Guerre de Sécession, président des Etats-Unis de 1768 à 1876 : « Pendant des siècles, l’Angleterre s’est appuyée sur la protection, l’a pratiquée jusqu’à ses plus extrêmes limites, et en a obtenu des résultats satisfaisants. Après deux siècles, elle a jugé commode d’adopter le libre-échange, car elle pense que la protection n’a plus rien à lui offrir. Eh, Messieurs, la connaissance que j’ai de notre pays me conduit à penser que dans moins de deux cents ans lorsque l’Amérique aura tiré tout ce qu’elle a à offrir, elle adoptera aussi le libre-échange ». 

 

(8) Université privée de Chicago, épicentre américain de l'Ecole néoclassique libérale 

 

Fondée notamment par Frank Knight, théoricien du risque et de l'incertitude, l'Ecole dite de Chicago a fourni de nombreux lauréats du Prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques à la mémoire d'Alfred Nobel. La liste ci-après décline un appariement possible des professeurs, doctorants, et/ou proches de cette Ecole : Milton Friedman (1976), Théodore Schultz (1979), George Stigler (1982), Gérard Debreu (1983) James Buchanan (1986), Harry Markowitz (1990), William Sharpe, (1990), Merton Miller (1990), Ronald Coase (1991), Gary Becker (1992), Robert Fogel (1993), Robert Lucas (1995), Robert Merton (1997), Myron Scholes (1997), James Heckman (2000) - Depuis 1969, la Banque de Suède a récompensé 55 économistes.


(9) Friedrich List (1841) « Système national d’économie politique » (Traduction Henri Richelot, 1857)

 

Page 490 - « C'est une règle de prudence vulgaire, lorsqu’on est parvenu au faîte de la grandeur, de rejeter l'échelle avec laquelle on l’a atteint, afin d’ôter aux autres le moyen d’y monter après nous. Là est le secret de la doctrine cosmopolite d'Adam Smith et des tendances cosmopolites de son illustre contemporain William Pitt, ainsi que de tous ses successeurs dans le gouvernement de la Grande-Bretagne. Une nation qui, par des droits protecteurs et des restrictions maritimes, a perfectionné son industrie manufacturière et sa marine marchande au point de ne craindre la concurrence d’aucune autre, n'a pas de plus sage parti à prendre que de repousser loin d’elles ces moyens de son élévation, de prêcher aux autres peuples les avantages de la liberté du commerce et d’exprimer tout haut son repentir d’avoir marché jusqu’ici dans les voies de l’erreur et de n’être arrivée que tardivement à la connaissance de la vérité »

 

(10) Le Monde Diplomatique, avril 2008 - « Protectionnisme »
(11) Extraits compulsés dans Philippe Leconte (2008) - « Les faux-monnayeurs »
(12) Hakim El Karoui (2006) - « L’avenir d’une exception »
(13) Le Monde Diplomatique, Novembre 2008 - « Penser l’impensable »




Illustration : Extraite du blog de Nicolas Cadène

 

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Published by Marc Aragon - dans Historiographie
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