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Boursonomics

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  • : Marche aléatoire autour des Marchés financiers et de la sphère économique. Peinture décalée d'un monde empli de certitudes qui oublie trop souvent ses leçons d'Histoire
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 02:04

   

Phil-Gramm-copie-7.jpgD'abord les banques, épicentres de la dévastation, sans qui rien n’est possible ! Une fois de plus, les maîtres-artificiers de la haute finance, qui n’ignorent rien des règles de l’assaut mais tout de celles de la retraite, mirent le feu aux affaires, jusque sous leurs propres pieds, et la planète s’empoisonna bientôt d’actifs toxiques devenus fumées. Le secours aux incendiaires mobilisa les autorités publiques, c’est-à-dire le contribuable après que les fonds souverains          - Fonds souverains -
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(...) La crise du crédit, gloutonne et grande dépréciatrice d'actifs, aura révélé d'ambitieux prétendants aux agapes financières, prédateurs pour les uns, sauveurs pour les autres. Peu visibles jusqu'alors, les fonds souverains ont tout de go accaparé les colonnes des journaux, tirelires régaliennes gavées par un sous-sol fréquemment bénit, au service d’un capitalisme d’Etat : diamants du Botswana, cuivre chilien ... Mais la grande affaire minérale ou fossile est ce cher pétrole venu du Moyen-Orient et d'ailleurs qui fait le gros de la troupe. Et d’autres sources de capitaux moins géologiques tapent à la porte, non moins colossales : elles s'annoncent en provenance de Chine et de sa banlieue (…)
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     - Boursonomics 05/02/2008 -
, un temps alléchés et qui avaient déjà mis lourd, eurent minaudé leur participation : nationalisations à l’anglaise, garanties à la française, recapitalisations à l’américaine, vice-versa et réciproquement. La puissance étasunienne notamment se déchaîna : le 19 septembre 2008, après avoir lâché Lehman Brothers et déclenché la foudre, « Janus » Paulson, en fin de contrat au Trésor, annonça de toute urgence un plan républicain de rédemption : 700 milliards de dollars, en guise de hors-d'œuvre 1 ! Le Fonds Monétaire International, reconverti à la statistique, avait opportunément remémoré celle-ci quelques semaines plus tôt : depuis 1970, quarante-deux crises financières avaient coûté en moyenne 16% de PIB aux trente-sept pays tentant de contenir les crises bancaires systémiques
2 Une ancienne tradition, en somme.

La panique des banquiers en 1907 étrenna l'instinct de mort des argentiers de Wall Street, et ce biais devint chronique. John Pierpont Morgan, figure de la banque universelle apaisa, dit-on, cette première ruine financière de l’ère moderne en invoquant le clergé local
3 : il ne dénoua cependant pas, à supposer même qu’il l’eût désiré, les multiples conflits d’intérêt            - Bancanalystes -
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(…) L'exaltation dérégulatrice des années 1980 vaincra finalement le vieux Glass-Banking Act qui avait jadis séparé les banques de dépôt des banques d’investissement. Ce vent de modernité renversera une autre muraille de Chine qui séparait les analystes des chargés d’affaires d’une même banque, les premiers évaluant les sociétés pour inspirer la clientèle fortunée, les seconds négociant des projets financiers. Pas facile dès lors de décrier une entreprise à même de confier une juteuse opération de Marché ! Le décloisonnement rendit tout plus possible. La planète média rendit tout plus facile. Ainsi tout devint-il plus probable, y compris le pire, qui n'allait évidemment plus tarder (…)
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     - Boursonomics 23/02/2007 -
qui gangrénaient déjà ces supermarchés de la finance. En 1927, le Mac Fadden Act tenta bien de limiter les premiers scandales en interdisant aux banques américaines de créer des filiales hors de leur Etat d’origine. Mais rien ne put retenir le torrent d’euphorie qui baignait ces temps. Quelques milliers de banques au tapis plus tard, le Glass Banking Act de 1933 séparera les établissements commerciaux, spécialisés dans les activités de crédit et de dépôts, des banques d’affaires, destinées aux activités financières. Morgan Stanley, firme d’investissement, naquit ainsi de JP Morgan en 1935. Vingt années passèrent. En 1956, les autorités américaines crurent bon de renforcer la réglementation avec le Bank Holding Company Act afin de colmater les fissures que la modernité juridique faisait naître. Mais un banquosaure centenaire veillait : en 1961, Citibank promouvra un instrument financier nouveau, le certificat de dépôt négociable, qui dans les faits contournait le Glass Banking Act
4. Le ver revenait dans la pomme.

De nouveaux produits firent alors florès
4-1, qui surent se rendre essentiels, et cette veine irrigua bientôt de nouveaux marchés, qui s’interconnectèrent. Nécessité fit loi : petit à petit, le mikado financier s’éleva, et nul n’imagina plus rien débâtir qui ne risquât de tout ébranler. En mai 1975, New York décloisonna Wall Street, imité dix ans plus tard par Londres. En 1980, la Bankers Trust obtint de la Fed le droit de garantir des titres d’emprunt à court terme. En 1987, Alan Greenspan se laissa pieusement convaincre par JP Morgan d’une faille dans le Glass Banking Act pour autoriser les banques commerciales à participer à des émissions d’actions 5. Alors, d’exemptions en dérogations, ces dernières finirent par regagner le terrain concédé- Déréglementation financière -
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(…) Le retour au premier plan des théories néoclassiques de Chicago fouetta l'élan de déréglementation financière. Richard Nixon harnacha les Etats-Unis à ce paradigme, que la Reaganomics et le thatchérisme porteront aux nues. Ces usages suscitèrent des marchés financiers mieux établis pour contourner les oligopoles du secteur bancaire, souvent publics, qui traînaient les pieds ; la City de Londres fit son Big Bang en 1986, Paris suivit. L’instabilité des marchés, née du retrait des Etats, fit émerger des innovations pour arraisonner les risques : la religion vint à ce que chaque nouveau risque procédât d’un nouveau marché et non d’une nouvelle réglementation (…)
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     - Boursonomics 22/07/2008 -
au législateur, selon la conception élastique de l’expression « exerçant principalement ». Les maisons de titres devinrent la proie des gros mangeurs de l’espèce : en avril 1998, le mâle alpha Citibank, filiale de Citicorp depuis 1974, devint Citigroup au prix d’une fusion avec Travelers évaluée à 83 milliards de dollars
6. La vieille résolution n’y survécut pas : dès l’année suivante, le Gramm-Leach-Bliley Act acheva d’ouvrir les portes de Wall Street aux banques de dépôts. Comble d’ironie, Phil Gramm, cosignataire de la loi, vice-présida peu après UBS 7, la rolls des banques suisses, qui aura déprécié quelque 47 milliards de dollars d’actifs depuis le début de la crise 8 !

Banquosaurus rex ! Voici donc Citigroup, fille ainée d’un lobbying bancaire chantant les louanges du Marché, garantissant l’efficience du guichet unique et la réduction des coûts à tous les étages des bureaux de Park Avenue, magnifiant la concurrence faiseuse du bien social, dispersant le risque grâce à la diversification des activités. Ce bel canto, repris en chœur par des ténors endimanchés oublieux de l’Histoire, amena le génie du titan américain à la première capitalisation boursière mondiale, à près de 300 milliards de dollars : quelque 200 millions de clients dans le monde, 352.000 salariés dans ses livres, présente dans 106 pays – dont 427 filiales dans des paradis fiscaux       - Pirates des Caraïbes -
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(…) La grande prestidigitation entra en scène quand le fordisme se mit à décliner, dans les années 1960. L’évaporation capitale prit aussitôt la mer, dans le sillage des corsaires d’autrefois, vers ces îlots au statut juridique très obligeant, petitement cadastrés, quoique la surface n’y manquât jamais pour accueillir tant de sociétés. Ainsi Ugland House, un immeuble de bureau de cinq étages à George Town, la capitale confetti des Caïmans, est-il un de ces hauts lieux du miracle immobilier : selon le Tax Justice Network, ce bâtiment hébergeait mi-2008 quelque 18.857 firmes ! Mieux, en 2004, 619.916 sociétés nichaient aux îles Vierges britanniques, un chapelet d’îlettes de 153 kilomètres carrés (…)
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     - Boursonomics 21/02/2010 -
9 -, et ainsi de suite. Un tel maquis ne favorisa cependant pas l’avènement de la bonne pratique, mais renouvela plus sûrement les errements passés de la banque universelle, notamment les conflits d’intérêt
10. La malepeste hypothécaire knock-outa le géant, remit les pendules à l’heure et les bénéfices au trente-sixième dessous : les premières recapitalisations privées, fin 2007, à hauteur de 20 milliards de dollars ne suffirent pas ; le 23 novembre 2008, le gouvernement américain annonça un plan d’ampleur pour soutenir le Nabucco de la banque : 306 milliards de dollars de garantie sur des actifs risqués, et 20 milliards supplémentaires en capital. Soit autant que sa valeur boursière du moment 11 ! Le roi était nu.

« Infectious greed
», le contagieux appât du gain, de la bouche même d’Alan Greenspan ! Ainsi n’aura-t-il pas fallu dix ans pour que l’Histoire rappelle aux brillants idéologues du Marché quelques constantes universelles sur la nature humaine et leurs effets pratiques sur le terrain. Tant d’acharnement pour déconstruire le Glass Banking Act, ce vestige vermoulu 12, et moins d’une décennie pour que sa figure de proue, Citigroup, revienne téter la mamma étatique      - Les Etats, les banques -
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(…) Les évangiles économiques ne résistent jamais durablement à la force des réalités. Ainsi le Marché, qui n’a pas constamment un lapin à sortir du chapeau est-il toujours démuni sous la mitraille, quand les milliards des épisodes spéculatifs s’évaporent à gros bouillons. Ses prétendues vertus autorégulatrices n’ont jamais dispensé les autorités politiques d’être quêtées, citoyens compris, après chaque embardée. Sauvegardé par l’aléa de moralité, cette garantie indéfectible qui naît du secours miraculeux de l’Etat, le Marché-Roi peut ainsi dispenser ses libéralités, sans coup férir, jusqu'à l'accident : on voit bien quelle main dédaignée et honnie le tire alors d'affaire et sauve la mise (…)
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     - Boursonomics 24/12/2007 -
et tâter sa main invisible. Retour au point zéro : le banquosaure redevient Citicorp et s’invente une Citi Holdings pour optimiser sa structure
13, c’est-à-dire brouiller sa piste. D’autres banques américaines, moins chanceuses quoiqu’admirables 14, burent aussi le calice jusqu'à la lie, toutes allaitées à la déréglementation des systèmes financiers, exonérées des contrôles les plus communs, jusqu’à l’accident. Tout semble se passer comme si la pensée monozygote des grands clercs de la finance n’avait retenu de la crise de 1929 que la nécessité d’injecter des liquidités quand le système dérape 15, au mépris de toute autre vue. Bah, une poignée d’hommes hors du commun mènent le bal : John Thain, Henry Paulson, Stephen Friedman, Robert Rubin, Duncan Niederauer, tous anciens et/ou futurs dirigeants de Goldman Sachs ou de Bank Of America, de Citigroup ou Merrill Lynch, présidents du Nyse ou secrétaires d’Etat au Trésor. Ayez confiance !
 
« Il y a seulement une quinzaine d'années, l'économie américaine, menacée d'asphyxie financière, semblait condamnée à une croissance médiocre. Elle est aujourd'hui, de toutes les grandes économies développées, celle dont le potentiel de croissance est le plus élevé et le système financier le plus solide : l'Europe a, peut-être, des enseignements à en tirer 
16 ». D’Anton Brender (2004), grand admirateur semble-t-il du libéralisme américain, scientifique de la cause - L’art borgne de la divination -
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(...) Voici les économistes, ceux qui savent, un pied dans l'argent et l'autre dans la science ; ils ont une réputation à défendre, la leur, et s’y appliquent avec précaution, où qu’on les apostrophe, mi-doctoraux mi-bonhomme, pour servir le point de vue de l’expert. Leurs dires sont assez constellés de graphiques pour être considérés, leurs hypothèses, quoique d'école, rassurantes, leurs allégations, à l'aplomb. On les cite à comparaître partout où se joue l’allegro de la doxa libérale et celui de la motivation des troupes. Ils professent avec autorité comme d’autres prêchent avec conviction. Il est néanmoins commun qu’ils se trompent avec constance, oubliant généralement de s'en repentir (…)
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     - Boursonomics 25/05/2009 -
, lui-même chef économiste chez Dexia Asset Management, laquelle banque ne dut son salut qu’à l’action des Etats, européens ceux-là. Et les nouveaux banquosaures sont de Chine.

 

 


 

(1) Le Monde, le 20/09/2008 - « Crise financière : Washington met 700 milliardsde dollars sur la table »
(2) Courrier International, du 25/09 au 01/10/2008, rapportant The Economist - « Sauvetage : l’exception suédoise »

 

« Une étude de deux économistes du FMI, Luc Laeven et Fabian Valencia, montre que, après les mesures d’urgence, les USA finissent toujours par mettre en œuvre un plan global financé par les fonds publics. Selon cette étude portant sur 42 crises financières dans 37 pays depuis 1970, ‘ ces tentatives gouvernementales de contenir les crises bancaires systémiques au cours des trois dernières décennies ont coûté en moyenne 16% du PIB ‘, rapporte The Economist … »

Laeven-Valencia (01/09/2008) - « Systemic Banking Crises : a new database » - Exemples compulsés par le Centre d'Economie de l'Université Paris Nord (Document de travail N° 2009-03). Coût fiscal en % du PIB sur la crise asiatique 1997-1998 : Chine (19) - Corée (31,2) - Indonésie (56,8) - Japon (24)- Malaisie (16,4) - Philippines (13,2)- Thaïlande (43,8) ;

 

(3) John Galbraith (1992) - « Brève histoire de l’euphorie financière »
(4) Textes réunis par Martine Azuelos (1995) - « La déréglementation des économies anglo-saxonnes »

 

NOWs - Negotiable Order of Withdrawal
MMFs – Money Market Funds
RUFs – Revolving Underwriting Facilities
MOFs – Multiple Option Facilities

 

(5) Les Echos, le 20/09/2008 - « Splendeurs et misères des établissements d’investissement »

 

« (…) Après la Seconde Guerre mondiale, la frontière devint plus poreuse. Et en 1987, la Fed se laisse convaincre de s’appuyer sur une lacune de la section 20 du Glass Steagall Act pour permettre aux grandes banques commerciales (...) de participer à des émissions de titres. ‘ Ces banques souhaitaient rentre dans ce métier de l’underwriting. En juillet 1988, la Cour suprême a validé cette décision ’ (…). Cela profitera à des groupes comme Citigroup ou JP Morgan … »

 

(6) Etudes économiques de l’OCDE (1999)
(7) Le Devoir.com, le 04/06/2008 - « Visite d’Alan Greenspan à Montréal. Est-ce la fin des banques centrales ? »
(8) MoneyWeek, le 19/03/2009 - « UBS, grandeur et décadence »

 

« Dans sa stratégie offensive, UBS s'était ruée sur les produits titrisés sans même avoir pris le temps, apparemment, de lire la notice. (…) La note est lourde (…) portant le total des dépréciations depuis le début de la crise financière à 46,9 milliards de dollars (…) A l'automne 2008, UBS dut affronter un scandale venant des Etats-Unis. L'un des cadres de la banque, Bradley Charles Birkenfeld, a dénoncé 19.000 noms de clients aux autorités américaines qui le poursuivaient pour des délits fiscaux. Le fisc américain s'estime lésé de la bagatelle de 20 milliards de dollars (…) La réputation de la banque en a irrémédiablement souffert : les clients ont retiré pour l'équivalent de 226 milliards de francs suisses de dépôts (…). Enfin, UBS se retrouve au coeur de l'affaire Madoff, étant dépositaire de trois fonds luxembourgeois investis auprès du voleur le plus célèbre de la planète (…) Malgré les protestations légitimes de la classe politique, des actionnaires et des clients, la banque suisse, qui vient de publier une perte nette annuelle 2008 de 13 milliards d’euros, va malgré tout verser un bonus de 1,8 milliard de francs suisses à ses salariés ».

 

(9) La Tribune, le 04/03/2009 - « Quelques chiffres clés »
(10) Le Monde, le 25/11/2008 - « Washington sauve dans l’urgence le géant Citigroup »

 

« (…) La structure hétéroclite et dispersée permet [à l’équipe dirigeante] de cacher aux contrôleurs de risques l’ampleur des positions de Citigroup aux dérivés de crédit. L’organisation est une machine à gaz cauchemardesque et ramifiée, dotée par exemple d’une douzaine de systèmes informatiques différents. Les conflits d’intérêt abondent. Le responsable du trading et son collègue chargé du contrôle des risques sont des inséparables qui, chaque week-end, vont pêcher à la mouche dans le même club du New Jersey. Pas étonnant dans ces conditions que les rappels à l’ordre du régulateur sur les lacunes des systèmes internes de supervision restent lettre morte ».

 

(11) Le 05/03/2009, Citigroup passa sous la barre du dollar en séance, ne capitalisant plus que ... 5 milliards de dollars !
(12) La Tribune, le 09/10/2008 - « Alan Greenspan en procès »
(13) Yahoo Finance, le 16/01/2009 -
« Citigroup se redresse un peu après les pertes et l’annonce de la scission »

 

« (…) Citigroup, dans un contexte d'aversion au risque exacerbé, va se séparer en deux entités distinctes, Citicorp et Citi Holdings, afin d'optimiser sa structure. Alors que Citi Holdings s'affiche comme un regroupement d'activités sans liens directs évidents, Citicorp isole pour l'essentiel le métier de banque universelle, au travers de deux sous-segments, la banque institutionnelle globale (avec de la banque d'investissement recentrée et affichant un moindre profil de risque, les services transactionnels et la banque privée), et le segment banque de détail (activités cartes, banque régionale consommateurs et commerciale en US, Asie, Amérique Latine...) ». Ndla : retour donc au Glass Steagall Act !

 

(14) Le magazine Fortune désigna Bear Stearns en 2005 et Lehman Brothers en 2007 comme World’s Most Admired Companies
(15) Didier Saint-Georges (2008) -
« Le libéralisme est une chose morale »
(16) Anton Brender / Florence Pisani (2004) -
« La nouvelle économie américaine »

 

 



Illustration : Image extraite du site fr.123rf.com

 

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Published by Marc Aragon - dans Chroniques
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commentaires

jc 15/06/2009 22:53

merci  merci MERCI !! c'est parfait ! c'est tellement bien ecrit que s'en est  jubilatoire.

Raphaël DIDIER 01/06/2009 15:55

Vous avez bien résumé la situation en déclarant que "le roi est nu"...

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