Le 25 janvier 1948, le gouvernement de
Robert Schuman dévalua la monnaie tricolore de 80% 1 ! Une décennie plus tard, l'avènement du nouveau franc
s'accompagnera d'une dévaluation de 17,5%, perpétuant une pratique onze fois répliquée entre 1945 et 1969, qui répondait à la politique inflationniste d’après-guerre et aux priorités de la
reconstruction. Mais si on dévaluait beaucoup, on contrôlait aussi beaucoup les prix. A l’aube des années 1970, les politiques monétaires prirent le dessus sur les politiques budgétaires. Les
Etats-Unis abrogèrent Bretton Woods, inaugurèrent leurs premiers déficits, et partout la vérité des prix, c’est-à-dire l’inflationLe grand public est attentif à
l’inflation, et singulièrement depuis le premier choc pétrolier, en 1973, qui marqua les esprits. Les pays de l’OCDE durent alors affronter des taux très supérieurs aux 4,9% annuels qui roulaient
en moyenne depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Un pic survint en 1974, « l’année d’après », qui afficha un sinistre 13%, bientôt suivi, en 1980, d’un à peine meilleur 11,5% …,
fit son retour. En France, Raymond Barre, libéral bon teint, bloqua les prix en 1976 ! Puis les relaxa en 1978. Rien n'y fit. Le Marché a toujours pis que pendu ses exégètes.
(1) Le cours du dollar US passe de 214 à 119 francs ;
(2) Marchés de Taux et d'Options Négociables
(3) Pierre Mélandri, Serge Ricard (2005) - « Les Etats-Unis et a fin de la guerre froide »
Page 159 - « Aussi étonnant que cela puisse paraître avec le recul, à la fin des années 1970, c'est le gouvernement américain qui demande au gouvernement allemand de pratiquer une politique économique plus favorable à son égard ; c'est le chef de la Fed qui consulte le président de la Bundesbank et non l'inverse. En 1979, Otmar Emminger réussit à persuader Paul Volcker des vertus du monétarisme. Et la première personne qui fut informée des résultats du conseil de la Réserve Fédérale du 6 octobre 1979 fut Emminger. Alors qu'il était 4 heures du matin pour lui, Paul Volcker téléphone à son homologue allemand qui assistait à une réunion du FMI et de la Banque Mondiale en Yougoslavie. "Je l'ai fait, je voulais que vous fussiez le premier à savoir " déclara-t-il à son interlocuteur en lui racontant comment la majorité des membres du Conseil s'étaient ralliés aux principes d'une politique monétaire plus rigoureuse ».
(4) OrientationFinance.com - « La
politique monétaire américaine, outil d’évaluation des conditions de liquidité »
(5) Lionel Salem (1987) - « Le krach de 1987 »
A cette époque, le CAC est l'indice de la « Compagnie des Agents de Change » ; le même acronyme sera conservé, qui abrègera alors l'expression « Cotation Assistée en Continu». L'indice phare de la Bourse de Paris sera défini avec la valeur 1000 le 31 Décembre 1987 : il verra officiellement le jour le 15 juin 1988.
(6) Frédéric Lordon
(2000) - « Fonds de pension, piège à cons »
(7) François Camé & Frédéric Filloux (1988) - « Le jour le plus bas
»
(8) Jean de Belot (1989) - « La chute d'un agent de change »
Xavier Dupont et ses conseils tenteront de se dédouaner en faisant porter le chapeau au gestionnaire opérationnel du portefeuille obligataire, le fameux fonds de garantie de la profession : las, le lampiste, un certain Jean-François Roisné, se rebiffera, et obtiendra de la Société des Bourses Françaises (SBF) 150.000 francs de dommages et intérêts pour ... diffamation !
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