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Boursonomics

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  • : Marche aléatoire autour des Marchés financiers et de la sphère économique. Peinture décalée d'un monde empli de certitudes qui oublie trop souvent ses leçons d'Histoire
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 02:20
pereire2-copie-3.jpgPolytechnicien de haut parage ainsi qu’il convenait après que Napoléon eut estimé « dangereux de donner une scolarité avancée à des gens qui ne sont pas issus de familles riches 1 », le baron Louis Charles Georges Brincard (1871-1953) ne gâta aucunement ses quartiers de noblesse d’Empire. Quatrième de ce nom, brillant par lui-même, il se cantonna peu dans l’artillerie et fit ses épaulettes dans la banque aux côtés d’Henri Germain, l'un des fondateurs du Crédit Lyonnais dont il avait épousé la fille, un excellent parti vu de dot 2. Le baron aimait administrer : il administra beaucoup ! Outre le Crédit Lyonnais qu’il dirigea à l’aube des Années Folles (1922-1945), on le vit présider la Compagnie des Forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons, co-présider l’Omnium Financier pour l’Industrie Nationale, administrer les Chemins de Fer PLM, la Banque de l’Indochine, le Crédit Foncier Egyptien, la Banque de l’Algérie, la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Eclairage, et la Foncière Lyonnaise 3. Ce sens pénétrant des affaires consacra sa naissance au plus haut : en 1930, il représentait la France auprès de la Banque des Règlements Internationaux à Bâle. Le grand capital nourrit l’imaginaire de tels hommes providentiels, capables d’embrasser le réel d’un seul coup d’œil : ils nous émerveillent.

Le Second Empire fut aussi typique de cette féodalité financière, dynastique et coalisée, qui s’éveilla dès que le capital put s’insinuer où que l’industrie le requît, c’est-à-dire partout. De grands feudataires jaillirent des banques, du rail et des forges, et d’aucuns, opérant en meute, se rendirent éternels en phagocytant le tout. Le clan Péreire notamment, qui avait créé en 1835 la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Saint-Germain, était de ceux-là : Jacob Emile, l’aîné, qui a son boulevard dans la capitale, administrait dix-neuf sociétés en 1863
4, son frère Isaac émargeait à douze conseils, son neveu Eugène en était à neuf. Alliés aux banquiers Thurneyssen par les femmes, cette ligue avait la main sur une cinquantaine de sociétés ! La famille Rothschild et ses neuf dignitaires, dont le cacique français du moment James Mayer avait financé les Pereire, supervisait trente sociétés. D’autres tribus, moins auréolées mais tout aussi insatiables que les Flaviens 5, comme les Bartholony, Benoist d’Azy, Darblay, de Raineville, etc., annexaient les sièges à qui mieux-mieux : quiconque eût en effet déchu qui n’aurait pas cumulé une dizaine de fauteuils ! Certains, dont l’influence ne valait pas moins, et surtout pas un conflit d’intérêts, se hissèrent jusqu’au Sénat, à commencer par les Pereire. Lesquels avaient subi la faillite spectaculaire et la fuite de Charles Thurneyssen vers le Nouveau-Monde sans ciller.

Autres temps, autres mœurs ! Hum, les cols blancs de nos temps, quoiqu'épris d’éthique, n’ont jamais poussé la logique du sacrifice jusqu’à ignorer leurs propres intérêts. Voyez le cénacle pourpré de la banque Pallas-Stern, tombée mi-1995, ces présidents de Schneider, d’Elf-Aquitaine, de Pinault-Printemps-Redoute, jusqu’au futur banquier central Jean-Claude Trichet 6
, tous et d’autres, un verre à la main, et bientôt l’apocalypse ! Une étude 7 basée sur « Le DAFSA des administrateurs 2000 » étalait les cinquante têtes d’une hydre aux accents Second Empire : Patrick Ricard y honorait cinquante postes de direction dont trente-cinq d’administrateur, Vincent Bolloré, une quarantaine, à peine moins que Gérard de Roquemaurel (Hachette-Filipacchi) mais plus qu’Arnaud Lagardère ; la liste est longue du gotha des affaires qui se coopte, à deux douzaines de sièges par tête en moyenne, filiales comprises 8 ! Ce mandarinat ne pouvait qu’il ne frappât enfin le législateur : en 2002, le député Houillon proposa cinq mandats, basta ! Le gratin fleurdelisé prit acte : en 2010, la consanguinité des élites multicartes du CAC durait 9 ; deux tiers des administrateurs de Total auditaient d'autres majors, Patrick Kron (Alsthom) vaquait chez Bouygues, Olivier Bouygues chez Alsthom ; Jean-Martin Folz (PSA) cumulait cinq mandats. Et Michel Pébereau eût été hors-la-loi à défaut du statut néerlandais de sa sixième statuette, EADS !

Autres lieux, autres mœurs ! Hum, voici l’Amérique emblématique des grands capitaines d’industrie du début du XXe siècle, celle des trusts macrophages et tentaculaires des John Davison Rockefeller, John Pierpont Morgan, deux des seigneurs qui inféoderont à eux seuls une centaine de firmes 10
. Rockefeller III, petit-fils du précédent, noblesse oblige, animait plus de vingt conseils d’administration. Des vassaux brillèrent comme Winthrop Aldrich, à la tête de la Chase National Bank 11, que l’on vit siéger en 1948 chez ATT, Westinghouse, Metropolitan Life Insurance, International Paper, d’autres aussi, l'œil sur un capital équivalant à trois budgets annuels de la France ! Chez JP Morgan, George Whitney auditait partout, Richard Mellon, banquier éponyme, tout autant 12. Puis, des administrateurs indépendants rallièrent la gouvernance, avec la confiance de 47% des sociétés selon un sondage paru l’année même des carnages Enron, Worldcom, Global Crossing et autres stars Internet 13. Ces Yes Men complaisants, extirpés des carnets d’adresses présidentiels, firent florès : on vit de beaux alibis chez Lehman au contrôle des risques, comme un amiral à la retraite, un producteur de théâtre, et jusqu’en 2006, une actrice des années cinquante ; un général en retraite siégeait chez Bank of America, un professeur de chimie chez Citigroup, six des treize membres de Bear Stearns
- Le génier financier -

(...) Comme souvent, la vitesse de la chute surprit l'opinion ; en juin 2007, la banque Bear Stearns & Co avait certes affiché des trimestriels détestables mais sa communication fut assez entortillée pour qu'on n'y discernât pas les relents délétères d'une crise plus profonde. James Cayne lui-même, maître des lieux, assez détaché du réel, ignora le danger, continuant d'alterner le golf et le bridge selon les humeurs de la météo. La réalité ne tarda pas à se manifester : la banque de Madison Avenue, l'un des principaux acteurs du moment sur le marché des prêts hypothécaires, fit assez vite l'objet de gros appels de marge sur les positions bringuebalantes de deux de ses fonds. Tout allait suivre (…)

- Boursonomics 30/03/2008 -
ne savaient pas la banque 14.

Ainsi l’aristocratie des affaires, où qu’elle agisse, ne paraît-elle jamais tant se complaire que dans l’entre-soi. La gouvernance d’entreprise n’échappe en rien à la doxa libérale qui, pour toute réglementation, se contente d’incantations à la transparence, d’appels à la vertu, sous l’œil bonhomme du législateur. L’époque est révolue des assemblées godillot, nous dit-on en évoquant les méthodes à la hussarde d’un Ambroise Roux, parrain du capitalisme des années 1980 qui dirigeait la CGE, présidait sept sociétés, en auditait quinze autres : « J’ai l’habitude de mener mon conseil tambour battant, il n’est pas d’usage que les administrateurs posent des questions ! 15
 ». Place aux experts, aux stratèges de l’extrême, aux cerveaux multitâches, qui ont chèrement à dire, comme Michel Pébereau, gratifié de 265.200 euros de jetons de présence en 2008 par les cinq sociétés qu’il administrait, hors pourboires 16. Place aux profanes venus de l'extérieur, fût-ce du show business, ces contrôleurs de la valeur actionnariale dont l’indépendance vis-à-vis des directions est aussi axiomatique que leur incompétence, hors de prix. Place surtout et toujours à la centaine de happy few qui détenaient en 2010 encore, 43% des droits de vote aux conseils d'administration des entreprises du CAC 9. Cette consanguinité de caste est irréfragable : elle montre tout l'éloignement du monde du travail à ses élites dirigeantes. 

Le conseil d’administration de Vivendi 17 ne scintillait pas moins que celui de la banque Pallas-Stern, ni l’entourage de Jean-Marie Messier moins que celui de Charles Thurneyssen quand il fallut déchanter en 2002 ; polytechnicien, énarque, inspecteur des finances, rien n’y fit ! « L’esprit qui sert à tout, ne suffit à rien » disait Talleyrand, grand connaisseur des lieux de pouvoir, qui intrigua partout où il pouvait boiter, et qui eût assurément adoré ce capitalisme de copains, confinant à l’absurde, parfois au désastre. Ces Messieurs du Conseil feraient mieux de s'occuper de leurs propres affaires, qui sont aussi les nôtres. 

 

 

 


 

(1) Terry Shin (1980) - « L’Ecole polytechnique »

 

«  En 1804 [Napoléon] militarise [l’Ecole polytechnique] en la faisant passer de la tutelle du ministère de l’Intérieur à celle du ministère des Armées (…) Estimant ‘ qu’il est dangereux de donner une scolarité avancée à des gens qui ne sont pas issus de familles riches  ‘, comme il écrit de sa propre main au directeur de l’Ecole, il met fin à la gratuité des études. Non seulement il supprime les bourses, mais encore il impose des frais de scolarité annuels de mille francs (somme très élevée à l’époque) »

 

(2) Citation détournée d’Alexandre Breffort (1901-1971) - « Elle est belle vue de dot »

(3) Source Wikipédia, Georges Brincard

(4) Georges Duchêne (1867) – « La spéculation devant les tribunaux – Pratique et théorie de l’agiotage »

 

Page 36 – « Donc, en 1863, M. [Emile] Pereire administrait les dix-neuf compagnies suivantes : Crédit Mobilier, Crédit Foncier, Crédit Agricole, Crédit Mobilier Espagnol, Banque Ottomane, Canal de l’Ebre, Compagnie Transatlantique, Entrepôts et Magasins Généraux de Paris, Compagnie Immobilière, Gaz Parisien, Compagnie des Asphaltes, Sous-Comptoir des Chemins de Fer, Chemins de Fer de l’Est, de l’Ouest, du Midi, Autrichiens, Nord d’Espagne, Ouest Suisse, Central Suisse,. Depuis 1863, M. Emile Péreire s’est retiré des compagnies de l’Est et de l’Ouest ; le canal de l’Ebre a disparu de la cote ; la Compagnie Immobilière s’est fusionnée avec les Ports de Marseille ; le Crédit Mobilier a doublé son capital (…) Ajoutons qu’à la Compagnie des Asphaltes, M. Péreire est simplement au conseil de surveillance. Nous disons donc qu’en 1863, M. Péreire avait à lui seul la main sur 3 milliards 700 millions ! »

    

(5) Léon Bloy (1901) - «  Exégèse des lieux communs »

 

Page 157 - « C’est tout de même réjouissant de pouvoir se dire que les Flaviens couverts de gloire n’étaient pas moins insatiables ni dégoûtés que nos bourgeois. Vespasien, qui pouvait manger deux mille sesterces à chaque repas, comme Vitellius, ne dédaignait pas d’utiliser le pipi romain et de faire argent de tout ce qui pouvait sortir des maîtres du monde »  [Ndla : les Flaviens furent une courte dynastie d’empereurs romains (Vespasien, Titus, Domitien) qui régna de 69 à 96]

 

(6) Le Point, le 22/02/1997 - « Le gotha des affaires piégé »

(7) Le Monde Diplomatique, Mars 2002 - « Les cumuls dans le monde économique et financier » (Etude de Pierre Bitoun)

(8) Thierry Malandain (2004) - « Les Patrons »

 

Pages  64-65 - « L’étude de Pierre Bitoun [Cf. (7)] omet un point qui explique pourtant une large partie de cette profusion : la multiplication de filiales ou de holdings intermédiaires (…) a pour effet de générer des fonctions dirigeantes ou de conseil d’administration, avec pour seule prérogative, un titre et la signature de quelques papiers tous les ans (…) Les chiffres cités doivent donc être pris avec beaucoup de circonspection d’autant qu’il est extrêmement délicat de faire la part des choses entre les véritables responsabilités et les postes plus « vides ». L’existence de ces derniers n’explique toutefois qu’une partie des chiffres les plus élevés : on ne voit par exemple chez Alain Minc aucun poste de ce genre ».

 

(9) Le Monde, le 15/01/2008 - « L’essor des fonds souverains inquiète l’économie mondiale »

(10) Marianne, le 09/01/2011 - « Ces généreux milliardaires, une vieille histoire américaine (3/3) »

 

« De 1897 à 1903, le nombre de holdings passe brutalement de douze à trois cent cinq. Les trusts de Rockefeller et Morgan contrôlent, à eux seuls, pas moins de 112 compagnies. Les deux tiers des 3,5 millions de kilomètres de réseau ferroviaire, sont dirigés par sept groupes que Morgan s'empresse de fédérer. Avec ses 117.000 tâcherons, ses 78 hauts-fourneaux, ses 150 aciéries et sa flotte de 112 navires, L'US Steel Corporation, ex-Carnegie Steel and Co, produit les trois cinquièmes de l'acier américain. En fait, par le jeu des échanges d'actions et de l'interpénétration des conseils d'administration, la Morgan Trust  s'empare des cinq principales banques nationales, en plus de General Electric et de l'American Telephone and Telegraph. »

 

(11) La Chase National Bank était une filiale du groupe Rockefeller à l’époque

(12) Ernest Mandel (1962) - « Traité d’économie marxiste (Tome 3) »

 

Page 83 - « George Whitney, partenaire de la banque JP Morgan est pendant la même année membre du conseil d’administration des trusts Consolidated Edison of New York, General Motors, Kennecott Copper, Pullman, et de la grande banque  Guaranty Trust. Richard King Mellon, président de la Banque Mellon National Bank est en même temps président des sociétés holdings F. Mellon and Sons et Millbank  Corp., administrateur des trusts Aluminium Company Of America (ALCOA), Gulf Oil, Westinghouse Air Brake Corp., Pittsburgh Plate Glass, Pennsylvania Rail Road, Koppers Corp., Union Switch and Signal, des grandes compagnies d’assurances National Union Fire, General Reinsurance, North Star Reinsurance »

 

(13) Elisabeth Genaivre (2006) - « Ethique et gouvernance d’entreprises en France »

(14) Michel Aglietta (2009) - « Crise et rénovation de la finance »

(15) Solveig Godeluck (2005) - « Entre gens de bonnes compagnies »

(16) Vincent Gaulejac (2011)- « Travail, les raisons de la colère »

(17) Compilation de diverses sources

 

Liste non exhaustive du conseil d’administration Vivendi entre 1998 et 2002, tous PDG en titre ou anciens PDG des sociétés entre parenthèses : Guy Dejouany (Polytechnique, Compagnie Générale des Eaux), Ambroise Roux (Polytechnique, Compagnie Générale d’Electricité devenue Alcatel), Marc Vienot (ENA, Société Générale), Jean-Louis Beffa (Polytechnique, Saint-Gobain), Bernard Arnault (Polytechnique, LVMH), Serge Tchuruk (Polytechnique, Alcatel), Philippe Foriel-Destezet (HEC, Ecco), Henri Lachmann (HEC, Schneider), Jean-Marc Espalioux (ENA, Accor), Eric Licoys (IEP Paris, Havas)

 


 

 

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Published by Marc Aragon - dans Historiographie
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click this link 11/06/2014 14:41

It was entirely a new thing for me. Thanks for remembering me of this great historian. I feel a bit ashamed of not knowing him over these years. Well let us face it, “better late than never”. Thanks for the article informative indeed.

clovis simard 25/10/2012 21:39


Voir Blog(fermaton.over-blog.com)No.4- THÉORÈME POLY. - La fin des certitudes ?

kolclink 21/10/2012 21:02


Merci, cher Marc, d'avoir repris la plume.

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