Boursonomics
De tout temps les
faiseurs d’argent s’y sont entendus pour ameuter la foule ; les exemples foisonnent qui montrent les ficelles, souvent les turpitudes, qui invitent les clients à investir toujours plus. Pas
d'états d’âme ici : dans le monde de la finance, tout est bon qui crée des recettes, et meilleur encore ce qui stimule le chaland. Dans cette galerie d’instruments de séduction, un nouveau venu a
fait son apparition ces dernières années : le forum boursier. Les courtiers en ligne, banquiers d’affaires, ou non, et toutes sortes de « partenaires pour investir » s’y sont mis : le succès est
au rendez-vous.
Nul ne saurait plus proposer de services financiers sans que ceux-ci offrissent la possibilité aux membres de discuter et d’ergoter à l’infini. Chacun est convié à
s’exprimer, à échanger des opinions, à recevoir les idées des autres pour mieux former les siennes. Et de cette effervescence intellectuelle est née la plus efficace des stratégies marketing :
les clients eux-mêmes s’auto-motivent pour boursicoter.
L’important est donc que l’on cause, et que l’on cause encore ; peu importe de quoi, peu importe comment et avec qui, pourvu que l’on cause. De cette
glose, enchevêtrée et confuse, où se côtoient le meilleur et le pire, le congru et l’obscène, le suave et l’écoeurant, il n’y a en définitive de bénéfice que pour l’organisateur du forum : car le
fait boursier a ceci de particulier que ses adeptes les plus faibles, les moins avertis, et beaucoup d’autres, éclairés ou non, faillissent rapidement, qu’il faut aussitôt remplacer. Les
porte-voix ne sont jamais trop nombreux pour convier de nouvelles recrues : la machine a de gros besoins et peu lui importe la taille du cimetière pourvu que l’on s’y presse. Alors, on organise
la discussion, on hiérarchise l’agora, on sérialise, on démocratise : les membres eux-mêmes élisent leurs meilleurs représentants en recommandant leurs messages, aussi bien qu’ils censurent
librement les excès. Quoi de mieux ? Las, le principe axiomatique ne change jamais : celui qui a la règle du jeu a tous les droits. Le faiseur d’argent n’est jamais loin !
Dans l’univers des brokers, Boursorama n’est pas le dernier ; ses forums sont courus, qui offrent une formidable tribune à quiconque souhaite exprimer ses
vues. Une gageure pourtant que d’extirper tel ou tel dans le commun des messages lapidaires, accumulant les litaniques « mdr, lol, ptdr, bouffon, … » et autres onomatopées de la même eau. Dans
cet univers entièrement artificiel, anonyme, libre d’accès et d’opinions, où les analyses superficielles prospèrent autant que les plus-values mensongères,
quelques-uns émergent et leur mérite est grand. Car ils doivent vaincre la censure de tous ceux à qui leurs propos n’auront pas eu l’heur de plaire, à qui leur succès aura causé quelque ombre, ou
plus simplement, à qui l’envie de nuire amuse … « lol » ! Et derrière quelques règles de façade, bien abrité derrière les « reporteurs d’abus », Boursorama ne se prive pas d’en rajouter, en
tout bien tout honneur et la main sur le cœur bien sûr !
Mes textes en vue, qu'on aura lus ici, sont régulièrement saccagés sur ces forums. Chacun se forgera une libre opinion sur leur
contenu et leur subversivité : nombreux ont été supprimés par Boursorama, continûment, soit de la propre initiative de ce « partenaire pour investir », soit sans garde-fou face à des Reports
d’Abus d’abonnés eux-mêmes abusifs - le client est roi ! Ce qui est égal : autant la censure des textes insultants, racistes ou diffamatoires a du sens, autant celle de textes qui analysent une
situation avec un souci d'objectivité est contraire à l'idée même d'un forum. Mais le silence de Boursorama est sépulchral, qui montre tout le mépris qu'un intermédiaire financier peut
avoir vis-à-vis de ceux qui empêchent les affaires de tourner en rond. L'important est qu'on parle, qu'on s'agite et surtout qu'on mise : le reste n'est que de l'argent qu'on perd. C'est là le
fait. Le ver est dans la pomme : tout ce qui est violent n'est pas durable.« L'histoire des hommes nous donne ce triste résultat : c'est que l'esprit de destruction accourt dans tous les lieux où les communications deviennent plus faciles » - Charles-Maurice de Talleyrand - Mémoires ou Opinion sur les affaires de mon temps - Tome 1 (1754-1807).
Cet article a également été posté sur le forum Les Gentils Boursiers
1]J'aime pas l'aspect Auchan de Boursorama
2]Leurs cotations sont pourries et leur site non fiable
3]parce qu'il y a mieux ailleurs tout simplement :)
Je conseille Interactive Brokers pour les futures indiciels,Oanda pour le forex et AbnAmromarketindex pour les deux(ils auront le cac40 et tous les autres indices d'ici quelques mois + obligations devises et métaux).
J'ai toujours grandement apprécié vos écrits sur le forum de Bourso.
Ce forum est une fourmillière où il est parfois difficile de séparer le bon grain, trop rare, de l'ivraie (très abondante).
Néanmoins, pour le moment, je continuerai à le fréquenter, ne fut ce que pour pouvoir y lire les commentaires d'autres personnes intéressantes comme vous.
Mais votre blog fait partie, maintenant, de mes favoris.
Comme d'autres, je salue votre talent pour l'écriture et la qualité du fond également.
A bientôt!
Je vous ai lu sur Bousorama et abonde en votre sens sur ces censures sauvages et ces\\\"stars\\\" autoproclamées qui \\\"s\\\'encensent\\\", de peur parfois de ne point exister...
Le style est bien là, et la médiocrité s\\\'en offusque, qui ne veut pas entendre ne serait ce qu\\\'une phrase correctement construite, quant à l\\\'orthographe, la malheureuse, à les entendre elle ne servirait à rien : pourtant , que de contresens à qui a l\\\'ironie de les relever, alors même que l\\\'on se réclame d\\\'une précision toute mathématique, voire que l\\\'on prétende que peu importe le tonneau, pourvu que le vin soit bon ; il s\\\'agit souvent, hélas, d\\\'une piètre piquette.
Le fond que vous développez est tout aussi passionnant, et je suis heureux d\\\'en apprendre si souvent de vos écrits, l\\\'Histoire est certes toujours instructive.
Continuez, de grâce, vous avez des lecteurs assidus et reconnaissants: voyez, la maxime de Monsieur de Talleyrand peut ne pas toujours se vérifier ..(.la destruction ne se trouve jamais sans son commensal obligé, l\\\'esprit d\\\'édification, vous le savez, et je suis persuadé que seule une amertume passagère et boursoramesque vous l\\\'aura fait écrire)
A bientôt de vous lire
Laurent barre
Je me suis battu il y a peu sur celui d'apple, pour abandonner ensuite.
ps: je viens de soumettre votre article sur wikio et stumbleupon
Aucun progrès n'a été réalisé au cours de ces deux dernières années sur les forums Boursorama en matière de modération. Le zéro est absolu. Rien, nada ... Je suis profondément stupéfait qu'un partenaire financier puisse tolérer pareille indiscipline, pour ne rien dire de l'obscénité courante, sur ses lieux d'expression, sans jamais craindre que sa propre réputation puisse finir par en souffrir.
Les insultes fusent, continûment, les provocations sont la règle, sans autre objet qu'occuper le terrain pour s'y distinguer dans l'outrance, sur fond d'ignorance des mécanismes boursiers. Les règles de civilité et courtoisie les plus élémentaires sont foulées au pied, les analyses superficielles recopiées à la hâte et les plus values mensongères sont l'ordinaire.
Ce qui se passe en ces lieux mal tenus est l'expression même du Marché, laissez-fairiste in utero, qui permet aux plus excessifs d'y imposer le modus vivendi d'une liberté prétendûment autorégulatrice. Une idée fausse qui, inéluctablement, conduit à l'effondrement et à la destruction. Il faut faire taire autour de soi : alors on censure, aveuglément, quiconque aurait à dire, et pire encore si celui-là est un messager de prudence et n'abonde pas dans la mythologie indéfiniment haussière du Marché : seul l'optimisme est acheteur, tandis que le pessimisme est une denrée ruineuse.
Et ne pas savoir qui tient la hache, qui cisaille furtivement les posts, dans l'anonymat, est insupportable ; Boursorama laisse faire et ne fait rien : aucune de mes demandes de réintégration de posts n'a jamais eu de suite, et certaines, réitérées jusqu'à dix fois, n'ont même pas fait l'objet d'une simple réponse, fût-elle dilatoire. Je ne saurai pas dire mieux que ce que j'ai écrit : mais le silence de Boursorama est sépulchral, qui montre tout le mépris qu'un intermédiaire financier peut avoir vis-à-vis de ceux qui empêchent les affaires de tourner en rond. L'important est qu'on parle, qu'on s'agite et surtout qu'on mise : le reste n'est que de l'argent qu'on perd ...
Talleyrand avait raison.
Merci Vincent de votre post
A propos des forums Boursorama, quelques précisions :
- La censure Bourso n'existe pas !
Exception faite du logiciel orthographique qui refuse d'éditer un texte mais ne le détruit pas. Ex : si vous écrivez valeur XYZ noté AAA : le texte entier est refusé, écrit A A A : accepté (soit avec un espace ou une ponctuation). Ce qui oblige à procéder à une suite d'essais, en divisant le texte à chaque fois par deux pour situer l'alinéa faussement coupable. Ensuite, par ordre de plus grande suspicion, on poste phrase par phrase jusqu'à tenir le "coupable". Escroquerie doit s'écrire avec un signe de ponctuation ou un espace : esc.roquerie connue, la gu eule de mon chien, etc.
- La suppression de messages est le seul fait des membres !
Rien de plus facile, il faut et il suffit de posséder trois pseudos différents de trois boîtes courriel différentes et de reporter un abus avec chacun !
Le forum sicav et fcp est contrôlé par un personnage ayant 93 ou 103 ans (suivant les forums), de nationalité changeante et d'origine croate (?) et, pour apitoyer son petit monde, se dit juif (?). Régulièrement, il supprime ses propres posts, quand il est en désaccord avec un membre tout en laissant supposer qui est le coupable.
Dans tous les cas, il efface ses messages après quelques jours, les paroles se perdent, les écrits restent.
- Expulsions de membres :
Si le récalcitrant persiste, Boursorama l'expulsera pour quelques jours à quelques mois ! Comment est-ce possible ?
Un peu d'organisation est nécessaire : une douzaine de pseudos ou de spadassins dévoués (membres Bourso) rédigent des plaintes, plus précisément des délations (dénonciations faites pour un motif méprisable ou dans le but d'en retirer un avantage personnel), peu importe le motif, elles ne sont pas lues, seule compte la quantité.
- A l'inverse
Une demande adressée à Boursorama pour faire cesser des délits répétés de fausse information sur une petite capitalisation, concernant un troll, inventant des histoires de stock options, n'a jamais reçue de réponse !
Classification Délit
Prescription 3 ans
Compétence : Tribunal correctionnel
En droit français, le délit de fausse information est une infraction consistant à répandre des informations erronées dans le domaine financier.
L'incrimination résulte d'une loi du 3 janvier 1983 modifiée à plusieurs reprises notamment par la loi du 22 janvier 1988 et par la loi du 26 juillet 2005. On le trouve actuellement à l'article L. 465-2 alinéa 2 du code monétaire et financier. Ce délit consiste à répandre dans le public par des voies et moyens quelconque, communiqué de presse, conférence, des informations fausses ou trompeuses sur les perspectives ou la situation d'un émetteur dont les titres sont négociés sur un marché réglementé ou sur les perspectives d'évolution d'un instrument financier admis sur un marché réglementé, ces informations doivent être de nature à agir sur les cours.
- Conclusion :
Hormis le turn over naturel d'un forum et l'état des marchés, il semblerait certains forums Bourso récoltent ce qu'ils ont semés. Parfois les CGPI et autres conseillers financiers de tout poil sont plus nombreux que les membres non professionnels ! Et que dire des conseils, bien souvent orientés !
C'est de vous ?^^