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    <title><![CDATA[Boursonomics (Méthodologie)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763054.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Méthodologie&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Méthodologie)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Marc Aragon</copyright>            <category>Méthodologie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Illusions graphiques]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-20471534.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="299" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Miroir-aux-alouettes-copie-1.jpg" height="198" class="GcheTexte">Les graphiques boursiers ont envahi la place. Ils sont
    partout, en toute tribune où la finance s'affiche, dans nos journaux, sur nos écrans d’ordinateur, sur les chaînes de télévision. Ils dessinent des tendances, guident des stratégies, en
    contredisent d’autres, et nul n'opinerait plus sans en avoir examiné les arabesques. Le temps est loin où quelques passionnés traçaient laborieusement les courbes de prix à la main, comme naguère
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3924516.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Charles Dow</span></span><em>Charles Henry Dow
    est un homme taciturne. On le dit calme, réfléchi, ne s’emportant guère, un brin conservateur. Il débute sa carrière dans le journalisme en 1872, au Springfield Daily Republican, après avoir
    quitté la ferme familiale de Sterling, dans le Connecticut. La finance lui plaît. En 1882, il crée avec un ami journaliste financier, Edward Jones, une agence de presse, la Dow Jones &amp;
    Company …</em></a>, précurseur des arts graphiques à Wall Street, qui composait sa <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Customer's Afternoon Letter</em> sur des feuilles de papier de soie
    intercalées de carbone. Le presse-bouton est la règle, qui nourrit la planète de diagrammes multicolores, d'abaques synthétiques et d'autres indicateurs, continûment resculptés, dans la fureur
    des Marchés. Les pistoleros du trading ne sont pas à tergiverser.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Comment choisir ? Acheter ou vendre&nbsp;? A l’instant de la décision, c’est-à-dire du frisson primordial, la charge émotionnelle est intense, capable de tournebouler l’esprit le mieux
    conformé.&nbsp;Personne ne sait en réalité comment évoluent les prix boursiers : leurs mouvements sont imprévisibles, comme un dé qui roule, rendant l’issue du pari incertaine. En sorte que les
    puissances qui nous portent à consentir <b><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></b>&nbsp;nécessitent de meilleurs juges, des règles plus établies, mieux codifiées&nbsp;; notre
    esprit, pour le temps qu’il demeure cartésien, tolère en effet assez mal d’être gouverné par l’à-peu-près : il aime&nbsp;refroidir la passion par la raison. Las, les candidats à la
    rationalisation des choix d’investissement ne sont pas légion, hors l’Analyse Technique, lauréate par défaut, qui propose des déterminants sur la base de graphiques, représentant des cours, des
    volumes, ou tout autre artefact résiduel. Ces graphes désincarnés, interchangeables, diraient ainsi tout ce qu’il y a à savoir sur la marche des entreprises, démasquant la vérité des prix cachée
    par le tourbillon des Marchés. La juste valorisation des cours, à la peine, sans cesse dérangée par le cahot boursier qui ruine toujours les stratégies au <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">long cours</span></span><em>Nouveau millénaire, nouvelle ère. Celle de
    l’économie vint à l’aube du troisième, après que le Marché eut survécu à la dévastation monétaire des économies asiatiques, à la liquidation financière de la Russie nucléaire et au fiasco
    retentissant du hedge fund le plus fameux de l’écliptique …</em></a>, s’efface alors devant les horizons d’investissement qui se raccourcissent, n’excédant parfois pas même la semaine, voire la
    journée avec l’avènement des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">day traders</em>, spéculateurs à la séance.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>

    La marche aléatoire des variations boursières est le modèle le plus répandu des mathématiques financières. Mieux que toute équation savante, le Marché constitue la meilleure évaluation des prix,
    la plus représentative aux yeux des agents qui détiennent toute l'information nécessaire à leur établissement, de sorte que les cours reflètent cette connaissance et fluctuent. Tout est donc dans
    les cours, sauf bien sûr ce qui n’y est pas, qui surgira inopinément et fera la prochaine cotation, celée aux yeux de tous&nbsp;... L’Analyse Technique a poussé ces feux en y intégrant la
    psychologie des traders, qui ne compte pas pour rien dans la frénésie spéculative, leurs comportements émotionnels face à la crise ou à l’euphorie, leur mimétisme, leur rationalité,
    autoréférentielle <b><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></b> ou non, leur irrationalité. Ces humeurs se reflèteraient sur un graphique par des périodes de hausse, de baisse ou de
    stagnation des cours, sous forme de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-12411125.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">cycles ou
    de vagues</span></span><em>Quelques-uns avaient déjà pratiqué, mais ce fut bien Charles Dow, père de l’indice phare de Wall Street, qui émergea le premier ; persuadé qu’une vérité invisible se
    lovait dans les cours boursiers, il pencha un œil clinique sur nombre de leurs chroniques, et figea six axiomes qui jetèrent les bases de l’Analyse Technique …</em></a>. Dans quelle mesure ? Nul
    ne le sait. Car la substance molle de l’humain est rétive, assez peu linéaire, et sujette à de brusques changements de cap qui nous déboussolent toujours. Et quelle gageure que d’y associer des
    flux d’information inexpugnables que seuls les journaux du lendemain relateront ! Curieux investisseurs, si soucieux d’objectiver leurs engagements, qui finalement s’auto-réalisent par la grâce
    de leurs propres stimuli noyés dans la psychologie collective.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Il faut s’imaginer ces milliers de traders impatients, qui&nbsp;scrutent les mêmes tracés, depuis les mêmes salles de marché&nbsp;numériques, nourris des mêmes babils qui défilent en boucle. En
    chacun d’eux sommeille un analyste technique, plus ou moins savant, plus ou moins pénétré, qui a appris les moyennes mobiles, les supports, les bandes de Bollinger. Il sait tout et le peu qu’il
    ignore encore est à portée de clic. Les médias boursiers sont ses complices, qui déversent en continu leurs analyses graphiques grand public. Les courtiers commentent en ligne les courbes de prix
    pour leurs clients, arme au pied, tandis que les professionnels, investisseurs institutionnels et autres&nbsp;bulldozers de la finance, sont entre les mains des plus grands, premiers couteaux du
    chartisme</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    3</span></sup></b><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">, qui en ont écrit la bible</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><b><sup><span style="color: #800000;">
    4</span></sup></b></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">. Enfin, les forums de discussion sur
    Internet, libres d’accès et d’opinions, sont l’ultime théâtre d’où émerge un consensus&nbsp;sur l’air du temps. Partout on parle à demi-mot, d’un air entendu, et ce latin-là ordonne le clan.
    Petit à petit, ces rengaines imprègnent les esprits et les mécanisent. Ainsi suffit-il qu’un enchaînement purement fortuit, qui ébaucherait un embryon de figure, commence à émettre des signaux
    précurseurs pour qu’un point d’intérêt émerge de ce corpus vide, accidentel, une <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4004863.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">épaule-tête-épaule</span></span><em>Connaissez-vous le piège à ours - bear trap - ? L’ours, comme on s’en souvient, est la mascotte
    des traders baissiers, tandis que le taureau est la bête fétiche des haussiers. Bulls &amp; bears luttent sans cesse, dans un combat indécidé d'avance : les prix baissent, montent, font parfois
    mine de baisser, puis, subitement, remontent, et réciproquement …</em></a>, un retournement de momentum. La foi en la convention amoindrit toujours l’esprit critique.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Il n’est bien sûr pas nécessaire qu’une théorie soit vraie pour exercer une influence, surtout dans les affaires d’argent : il suffit qu’elle ait des partisans nombreux et convaincus, encouragés
    par une floraison d’ouvrages&nbsp;<b><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></b> qui témoigneront&nbsp;de la vitalité de la recherche. Dans cette traque boursière, les théoriciens du
    jour d’après ne manquent pas, qui chassent les corrélations statistiques en échinant leurs ordinateurs d’analyses calculatoires intensives sur d’infinis relevés de cours. Le succès est assuré,
    les croyances causales suivent, jusqu’aux prochaines publications. Entretemps, le réel aura rattrapé l’expert pressé : car, si l'on s’en tient seulement aux observations, aux chiffres exfoliés
    des tableurs, alignés en bon ordre et sous cellophane, si l’on néglige d’expliquer pourquoi les séquences tendent à se reproduire, alors rien ne dit que les signaux d’aujourd’hui infèreront les
    évènements de demain. La chronique sans âme des données ne rend jamais compte du subtil enchaînement des faits, qui appartient au passé, ni n’éclaire sur les perturbations nouvelles, inconnues et
    imprévisibles, qui sont au futur. Seul le <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3521019.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">passé
    est déterministe</span></span><em>Le 21 octobre 1929 commença la fin : le lundi qui suivit, le Dow Jones perdit 13%, le lendemain 12% à nouveau, dans un désordre indescriptible, préludant une
    crise au long cours de l'économie américaine. On croyait avoir tout vu …</em></a>, seule sa transcription des évènements est unique. L’avenir est plus incertain, livré aux caprices du hasard, qui
    contredit avec constance les prévisions. Mais le scepticisme est toujours moins fort que l’espoir que celles-ci pourraient être justes.&nbsp;La théorie survit.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;<br>
    «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Les structures sont le miroir aux alouettes des marchés financiers. La puissance du hasard suffit à créer des structures fantômes et des
    pseudos-cycles, qui, aux yeux de tout le monde, apparaissent prévisibles et utilisables. Mais un marché financier est particulièrement sujet à ce genre de mirages statistiques. Ils sont la
    conséquence inévitable du besoin de l’homme à trouver des formes là où il n’y en a pas</em> <b><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></b>&nbsp;» (Benoît Mandelbrot).<br>
    &nbsp;<br>
    <br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.45pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <hr size="2">
  </div>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.45pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.45pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      (1) Blaise Pascal (1969) – «&nbsp;Œuvres complètes » (De l’esprit géométrique, section II) - Editions La Pléiade<br>
      (2) L’Expansion N° 364, Mai 2003 – « Les marchés financiers sont-ils rationnels&nbsp;?&nbsp;» - André Orléan</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      «&nbsp;Sur un marché financier, chacun se détermine non à partir de son estimation de la valeur fondamentale mais à partir de ce qu’il pense que les autres vont faire. C’est l’anticipation de
      l’évolution des cours qui détermine l’action des investisseurs. On parlera de rationalité autoréférentielle pour désigner cette forme [...] de rationalité exclusivement tournée vers l'opinion
      des autres. Le rôle de la rationalité autoréférentielle est bien connu des praticiens de la finance</span> <span style="color: #000000;"><span style=
      "font-size: 7.5pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      »</span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      (3) Définition du chartisme proposée par l’auteur spécialisé François Baron&nbsp;:</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      « L’analyse technique est aujourd’hui un outil indispensable à tout investisseur boursier actif. Par l’observation et l’analyse des graphiques boursiers, elle permet d’anticiper les futurs
      mouvements des marchés. Au sein de l’analyse technique, le chartisme, méthode de reconnaissance des figures dessinées par l’évolution du cours des actions est incontournable</span> <span style=
      "color: #000000;"><span style=
      "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      » - Quatrième de couverture&nbsp;: François Baron (2003) – <span style="color: #000000;">«</span> Le chartisme »</span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(4) Quelques exemples d’implication des auteurs dans le conseil aux entreprises&nbsp;:</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      Steve Nison (Chandeliers), qui fut vice-président chez Daiwa Securities et analyste technique senior chez Merrill Lynch, est le président fondateur de Nison Research International, une société
      de recherche boursière proposant des conseils sur mesure à des clients institutionnels. John Bollinger (bandes éponymes), responsable senior de l'analyse technique chez Financial News Network
      pendant des années, est le président<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> fondateur de Bollinger Capital Management, une société de conseil en investissements proposant aux
      particuliers, entreprises et fonds de retraite, des services de money management, s'appuyant sur une approche technique des marchés. Gerald Appel (MACD) fonda Signalert Corporation en 1973,
      société spécialisée dans le conseil en investissement financier, à laquelle fut incorporée Appel Asset Management Corporation en 1996, formant ainsi un puissant groupe familial. Welles Wilder
      (RSI et Parabolique SAR) fonda au milieu des années 1980 la Delta Society International, société d’analyse des marchés à destination de clients dans le monde entier. George Lane (Stochastique)
      préside la Investment Educators Inc. Robert Prechter (Vagues d’Elliott), analyste technique junior chez Merrill Lynch, a créé et dirige la Elliott Wave International and Author, société de
      publication d’analyses de marchés boursiers.</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      (5) L’incroyable floraison des ouvrages d’Analyse Technique&nbsp;:</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      Gerald Appel eut fort à faire avec son MACD, qui commit près d’une douzaine d’ouvrages sur le sujet afin que nul n’en ignore. Robert Prechter n’est pas en reste, à qui les vagues d’Elliott n’en
      demandèrent pas moins. Nul besoin d’attendre la suite : leurs émules sont à pied d’œuvre, prolixes à souhait, et débattent sabre au clair, comme Stan Weinstein, Martin Pring, John Murphy,
      Steven Achelis, Jack Schwager, Alexander Elder, Thomas Meyers, etc. Tous écrivent, réécrivent, et réécrivent encore les mêmes laïus sur les mêmes sujets, corrigés d’une année sur l’autre pour
      intégrer les sautes d’humeur que le réel avait malicieusement celées l’année précédente. Quelques français, assez inspirés, participent à ce commerce, comme François Baron,<span style=
      "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> mais également Philippe Cahen, père d’une «&nbsp;Analyse Technique Dynamique des Marchés Financiers&nbsp;» qui fut épinglée dans le journal Le Monde, ce qui
      n’empêcha pas l’auteur d’en dispenser une suite, après qu’il s’aperçut qu’il n’avait pas tout dit de prime.&nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      &nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
      <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(6) Benoît Mandelbrot (2005) - «&nbsp;Une approche fractale des marchés&nbsp;»</span> <span style=
      "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;"><br>
      </span></span>
    </p><br>
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.35pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <br>
    &nbsp;<br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Image extraite du site&nbsp;d'Analyse Technique&nbsp;Neovest Product Information</span>&nbsp;<br>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Jun 2008 18:54:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-20471534.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-20471534-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Graphes boursiers et cycles économiques]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-12411125.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><img  width="136" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Schumpeter.gif" height="207" class=
    "GcheTexte">Quelques-uns avaient déjà pratiqué</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">1</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">, mais ce
    fut bien Charles Dow, père de l’indice phare de Wall Street, qui émergea le premier ; persuadé qu’une vérité invisible se lovait dans les cours boursiers, il pencha un œil clinique sur nombre de
    leurs chroniques, et figea six axiomes qui jetèrent les bases de <a href="http://www.marc-aragon.net/archive-09-28-2006.html"><span style="color: #3366ff;"><span style=
    "color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">l’Analyse Technique</span></span></a>. L'un d'eux dictait que le marché est sous l'emprise constante de trois cycles d'inégale durée, qui voisinent
    : le premier, de long terme, rythme l'élan principal, pluriannuel ; le deuxième, de moyen terme, corrige cette dominance et dure de trois semaines à plusieurs mois ; enfin, un cycle de court
    terme, d’une durée inférieure à trois semaines, reflète les troubles locaux du marché. Charles Dow assimilait ce mélange à l’agitation océane, où cohabitent marées, vagues et ondulations, qui
    fluent et refluent. Cette allégorie tint lieu de credo chartiste.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>Trente ans plus tard, <a href="http://www.marc-aragon.net/article-3431653.html"><span style="color: #3366ff;"><span><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Ralph Elli</span>ott</span></span></span></a>, qui s’était à son tour épris de l’entropie des cours, supputant lui aussi une logique
    immanente dans leur course imprévisible, s’empara de la question, opina assez et proposa une théorie qui tomba aussitôt dans l’oubli</span></span> <strong><sup><span><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">2</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>. On exhuma le tout dans les années 1990 quand les arènes financières
    s’ouvrirent au monde par la grâce des autoroutes électroniques. Les analystes, parfois de simples faiseurs d’argent, s'échinèrent à épousseter les anciennes méthodes et à en promouvoir de
    nouvelles, à grand renfort de rotatives. On en fit beaucoup sur le sujet des cycles, avec cette promptitude suspecte de toujours vouloir se saisir de théories mieux signées pour accréditer les
    siennes propres. On explicita&nbsp;derechef les cycles que la grande sœur, l’Economie, avait cru discerner dans son interminable quête d'un monde organisé. « <em>Le Dow Jones est suffisant en
    lui-même pour révéler tout ce qu’il y a à savoir sur la conjoncture économique</em></span></span> <strong><sup><span><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">3</span></span></sup></strong>
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>». Dont acte. On distingua vite ces régularités dans les chroniques boursières, et quelques autres qu’on extirpa de l’entrelacs de vastes
    banques de données. On discerna autant de cycles que l’inclinaison personnelle et la puissance informatique qu’on y mit poussa à le faire, tenant pour peu la force du hasard, ses structures
    erratiques, ses constructions stylistiques aléatoirement répétées, qui donnent elles aussi l’illusion de régularités. Bien sûr, l’un n’exclut&nbsp;pas l’autre, et réciproquement. Voyons
    maintenant l’Histoire.</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>En 1923, au terme d'une étude de la fluctuation des taux d’intérêt et des prix de gros entre 1890 et 1922 aux États-Unis et en Angleterre, le
    statisticien anglais Joseph Kitchin publie un article dans la <em>Review of Economic Statistics</em> où il décrit un cycle de 40 mois, fondé sur le rythme de fluctuation des stocks. Ce cycle
    court rend compte des ajustements dans la gestion des stocks des entreprises, qui produisent et stockent en vue de la demande croissante qu’elles anticipent, puis, sont contraintes de réduire la
    production pour écouler les surplus lorsque la conjoncture se retourne. Las, le concept dépérit avec la part grandissante des services dans les économies modernes. Qu'importe, les chartistes
    boursiers distinguèrent longuement des cycles de Kitchin, sans justifier ce que les graphiques des cours d’une banque ou&nbsp;des taux du marché monétaire auraient à voir avec les
    oscillations&nbsp;des stocks.</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <blockquote style="margin-right: 0px" dir="ltr">
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>« <em>Tout aussi intéressant, on peut également observer un cycle de Kitchin sur le marché boursier américain tout au long de ce siècle,
      cycle interrompu seulement par un déplacement de deux ans en 1946 et 1947 qui inverse celui-ci. Depuis lors, le cycle fonctionne jusqu’au milieu des années 1980 lorsqu’il est à nouveau
      interrompu</em>&nbsp;</span></span><strong><sup><span><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">4</span></span></sup></strong> <span style=
      "font-size: 10pt; color: #000000;"><span>».</span></span>
    </div>
  </blockquote>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>En 1862, l'économiste français Clément Juglar détaille&nbsp;les affaires de son temps dans un ouvrage au titre indigeste</span></span>
    <strong><sup><span><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">5</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>.&nbsp;S’appuyant sur des données statistiques
    concernant les prix et les échanges de marchandises, les flux financiers, les mouvements de la population et les revenus fiscaux en France, en Angleterre et aux États-Unis au XIX<sup>ème</sup>
    siècle, il observe des vagues récurrentes d'une durée de neuf ans. Selon lui, ce cycle&nbsp;serait lié aux variations des investissements des entreprises que les&nbsp;profits en hausse stimulent,
    encourageant la consommation et le gonflement du crédit, jusqu'à ce qu’un surplus de production apparaisse et engendre une décroissance de l'investissement. Las, cette belle construction aussi
    résistera mal à l’épreuve du&nbsp;temps et tombera&nbsp;dans l'oubli&nbsp;de la Nouvelle Economie</span></span> <strong><sup><span><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">6</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>. Tony Plummer, auteur chartiste prolixe, n'en fut pas plus ému, qui écrivit
    :</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;" dir="ltr">
    <em><span><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">&nbsp;« Le premier point est que le krach de Wall Street en 1929 ainsi que le krach des actions en 1987 sont tous deux intervenus au bas
    de la vague de rétablissement d’un cycle de Juglar. Mieux, ces deux évènements survinrent après un plus haut majeur de Kondratieff. Ce qui nous contraint à reconnaître la justesse du modèle
    …&nbsp;</span></span></em><strong><sup><span><span style="font-size: 9pt; color: #800000;">7</span></span></sup></strong> <em><span><span style=
    "font-size: 9pt; color: #000000;">».</span></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: justify;" dir="ltr">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-size: 9pt; color: #000000;">Un&nbsp;modèle d'opportunisme rétrospectif ! Heureux chartiste qui avait prévu les krachs du XX<sup>ème</sup> siècle ; mais n’avait rien dit aux
    éditeurs de lettres boursières, dont seulement 5% prédirent le krach de 1987 parmi quelque 350 concourant au consensus du Dick Davis Digest</span> <strong><sup><span><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">4</span></span></sup></strong>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;" dir="ltr">
      <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>.&nbsp;<br>
      <br></span></span>
    </div>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>Voici enfin Nikolaï Kondratieff, qui postule,&nbsp;en 1925,&nbsp;l’existence de vagues longues de croissance et de déclin dans les économies
    occidentales. L'économiste russe&nbsp;discerne un cycle&nbsp;de 54 ans dans les séries éclectiques (taux d’intérêt, épargne, production de plomb en Angleterre, …) qu’il examine en France, en
    Angleterre et aux Etats-Unis. Ses justifications sont peu convaincantes. Joseph Schumpeter motivera cette vue par les innovations majeures qui pavent le développement de l’économie. D’autres
    l'expliqueront par le cycle de vie des individus, inflationnistes et consommateurs en leurs vertes années, déflationnistes et conservateurs leurs vieux jours venus : ainsi le Kondratieff
    évoluerait-il selon la prédominance des générations. Les économistes délibèrent, les débats seront longs. La conviction des chartistes est faite : voici ce qu’écrit <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4136394.html"><span style="color: #3366ff;"><span><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">Robert Prechter</span></span></span></a>, le plus
    grand prosélyte des vagues elliottistes :</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <em><span><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">« Le cycle de 50 à 60 ans (54 en moyenne) de catastrophe et de renaissance était connu et avait été observé par les Mayas d’Amérique
    Centrale et, indépendamment, par les anciens israélites ... Nikolaï Kondratieff rapporta, dans la limite des données dont il disposait, que les cycles économiques des pays capitalistes modernes
    tendaient à répéter un cycle d’expansion et de contraction d’environ un demi-siècle. Ces cycles correspondent en taille à des vagues de Supercycle
    …&nbsp;</span></span></em><strong><sup><span><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">8</span></span></sup></strong> <em><span><span style=
    "font-size: 9pt; color: #000000;">».</span></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <em>&nbsp;</em>&nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">S’ensuit&nbsp;une glose que seuls les fans d’Elliott entendraient au sujet du degré des vagues (Grand Supercycle, Supercycle, Cycle, …), leur
    numérotation précise, strictement phrasée, embrassant tout ensemble, la guerre de 1812 contre le blocus britannique, les deux guerres mondiales, la guerre du Vietnam et moult récessions
    économiques. Ainsi Ralph Elliott, qui avait déjà requis le concours du mathématicien Fibonacci, trouve-t-il en l’économiste Kondratieff un allié de poids pour asseoir sa théorie des vagues, en
    belle résonance avec l’histoire moderne du continent américain. Un cycle connu par les Mayas eux-mêmes ne peut pas être mauvais. On sera satisfait que l’opportuniste Robert Prechter n’ait pas
    disposé de tablettes cunéiformes : il nous eût conté la civilisation depuis Nabuchodonosor !</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>L’Histoire économique retiendra également les cycles saisonniers de très court terme, les cycles séculaires de l'historien Fernand
    Braudel</span></span> <strong><sup><span><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">9</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span>, et les cycles
    intermédiaires d’une vingtaine d’années que Simon Kuznets, économiste américain d’origine russe, prix Nobel 1971, proposa en 1930. Depuis lors, l’actualité sur le front des cycles s’est tarie.
    Les chartistes boursiers conservent quant à eux leurs certitudes.</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="background: #f8fcff">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: #f8fcff">
    <hr>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 12pt">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Notamment le négociant japonais <a href="http://www.marc-aragon.net/archive-09-16-2006.html"><span style=
    "font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">Munehisa Homma</span></span></a><span style="color: #339966;">,</span> géniteur des Chandeliers japonais<br>
    (2) Ralph Nelson Elliott (1939) -&nbsp;« The Wave Principle »<br>
    (3) William Peter Hamilton en 1903, rédacteur en chef du Wall Street Journal<br>
    (4)&nbsp;Lars Tvede&nbsp;(2001) - « Psychologie des Marchés Financiers »<br>
    (5) Clément Juglar (1862)&nbsp;- « Des crises commerciales et leur retour en France .... »<br>
    (6) Alternatives Economiques N°178 - Denis Clerc : « Nouvelle Economie&nbsp;... »<br>
    (7) Tony Plummer (1991)&nbsp;- « Forecasting Financial Markets » (4<sup>ème</sup> édition)<br>
    (8) Robert Prechter (1990) - « Elliott Wave Principle&nbsp; » (6<sup>ème</sup> édition)<br>
    (9) Fernand Braudel (1979) - « Civilisation Matérielle, Economie et Capitalisme ...&nbsp;»&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff">
    <hr>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: #f8fcff">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Illustration</span></span></span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #ff0000;">:&nbsp;La City à Londres - Canary Wharf par Stephen Wiltshire</span>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff">
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Sep 2007 15:25:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-12411125.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-12411125-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Musique maestro !]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6807971.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
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  </div>
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    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="225" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/fifres.jpg" height="298" class="GcheTexte"></span>On aurait tort de se
    déclarer surpris. Encore moins de se plaindre. Les marchés financiers, capricieux, qui vagabondent depuis l’apparition des sociétés de capitaux <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">1</span></sup></strong>, alternant à l’envi bulles et krachs, nous ont montré ces derniers jours toute l'ampleur de leur irrésolution. Juin partit à l'envers, signant un premier
    quart affreux : un temps, on crut même l’heure venue d’une sévère correction quand toutes les places mondiales vacillèrent. Paris rendit 4,62%, c’est-à-dire tous ses gains depuis mi-avril,
    Francfort dérapa de 4,97% ; Wall Street, maître du jeu, parut moins affecté, qui vit le Dow Jones reculer de 1,78%. Comme toujours, on qualifia la saignée de saine, voire de salutaire : quelques
    milliards, pas davantage, changèrent de mains. Puis le temps revint aux affaires par la grâce d'un homme, un seul, qui apaisa les foules. Les marchés se relevèrent, partout, unanimes et haussiers
    : le printemps 2007 se porterait beau. Ainsi, un seul homme parla, Ben Bernanke, sherpa de la finance mondiale et grand ordonnateur de l’économie planétaire, qui remit les pendules à l’heure
    américaine sur la question de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/archive-09-09-2006.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">l’inflation</span></span><em>Le grand public est attentif à l’inflation, et singulièrement depuis le premier choc pétrolier, en 1973, qui marqua les esprits. Les pays de l’OCDE
    durent alors affronter des taux très supérieurs aux 4,9% annuels qui roulaient en moyenne depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Un pic survint en 1974, « l’année d’après », qui afficha un
    sinistre 13%, bientôt suivi, en 1980, d’un à peine meilleur 11,5% …</em></a> et divers sujets. Les faiseurs d’argent et autres pistoleros du fait boursier, qui ont un commerce à défendre, firent
    le reste. Les indices bondirent : le DAX allemand remporta la palme, qui refit 5,80% du 11 au 15 juin. Flash-back.</span><br>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mercredi 13 juin 2007, 20&nbsp;:00. Benjamin Bernanke se livre à un exercice de style de haute voltige, digne successeur d’un Alan Greenspan qui avait fait de la
    rhétorique ampoulée un élément à part entière de sa politique.</span> <span style="font-size: 10pt;">Comme la pythie de Delphes, un <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/archive-09-20-2006.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">patron de la Réserve Fédérale</span></a> ne dit pas : il fait signe
    <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong></span> <span style="font-size: 10pt;">... Commentant le «&nbsp;Beige Book&nbsp;» qui rassemble les opinions des douze banques
    fédérales régionales sur l’état de leurs territoires, Ben Bernanke accréditera brillamment une résorption graduelle de l’inflation et un rebond de l’économie au second trimestre après la
    croissance chétive du premier. « <em>Sept districts o</em><em>nt décrit leur croissance économique comme modeste ou modérée, tandis que les autres l’ont qualifiée de modérément vigoureuse, en
    légère hausse ou un peu plus rapide qu’au cours des mois passés</em> »</span> <span style="font-size: 10pt;"><strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong></span><span style=
    "font-size: 10pt;">. On ne saurait être plus évasif. Bah,&nbsp;la croissance de l'Union, qui n’aura crû que de 0,6% au premier trimestre <span style=
    "font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="color: #000000;">– la plus faible progression depuis le dernier trimestre 2002 après une expansion
    de 2,5% au quatrième trimestre 2006 -, n'</span></span></span>était-elle pas annoncée à hauteur de 1,3% fin avril 2007, un mois avant sa parution définitive</span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong></span> <span style="font-size: 10pt;">? L’erreur économique est désormais admise, et l’on a peu de peine à
    comprendre combien elle est enchaînée à l’air du temps. Des hommes importants parlent et nous les croyons : les marchés financiers, amnésiques et peu regardants, confirmèrent. Le CAC enfla de
    1,90% dès le lendemain, sa meilleure performance de l’année <strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong>. On fit jouer la clique.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Vendredi 15 juin 2007, 14:30 : le monde éveillé n’a d’oreilles que pour les statistiques américaines qui cadencent quotidiennement la sismographie
    boursière. Les annonces attendues sur l’heure n’ont rien du subalterne qui parsème l’ordo des marchés : rien sur les commandes des entreprises de la région de Chicago ou sur le moral des fermiers
    de l’Ohio … Non, en ce jour des Sorcières, où se dénouent contrats à terme et options, on sert un menu grand siècle. Première salve : les prix à la consommation outre-atlantique pour le mois de
    mai : ils sont mauvais, c’est-à-dire moins bons que prévus. L’inflation affiche un triste 0,7% contre 0,6% attendu, le pire chiffre mensuel depuis septembre 2005.&nbsp;Cependant, hors
    alimentation et énergie</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">6</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">, les prix n’ont augmenté que de
    0,1% :&nbsp;on tablait sur 0,2%. Ce qui change tout ! « <em>Y a-t-il une satisfaction à être le peuple le plus gras de la planète</em> »</span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: #000000;">s’interrogeait récemment George W. Bush, quand son père, quelques années plus tôt décrétait que « <em>le mode de vie des américains</em> [n’était]&nbsp;<em>pas
    négociable</em></span> <span style="font-size: 10pt;">». Ainsi, hormis l’essentiel qui nourrit son homme, le transporte et l’éclaire, les prix refluent au pays le plus goulu des terres habitées.
    Cet habile tour de passe-passe éloigna le spectre d’une hausse du <em>prime rate</em> de la Fed qui hantait encore la planète peu de jours auparavant : les marchés, myopes et court-termistes,
    s'enflammèrent aussitôt. En une demi-heure, le CAC se haussa de 50 points, soit près de 0,8%, fifres et tambourins à la tribune.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Même jour, 16&nbsp;:00. Le deuxième acte s’annonce. Entre-temps, les <em>traders</em> ont pris acte de la stagnation de la production industrielle,
    et de l’augmentation du déficit de la balance courante des Etats-Unis pour le premier trimestre 2007, à 192,6 milliards de dollars contre 187,9 au quatrième trimestre 2006, « <em>pas autant que
    l’avaient craint les analystes</em> » : on redoutait 195,8 milliards de dollars</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">7</span></sup></strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #000000;">. Mauvais mais moins mauvais, c’est bon, comme l’avait été ce même déficit en avril, à 58,495 milliards de dollars</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">8</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">, inquiétant mais meilleur que prévu. A l’heure dite, l’université du Michigan publie son
    <a href="http://www.marc-aragon.net/article-4852475.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">indice de confiance</span></a> des consommateurs.&nbsp;Hélas, le moral des
    ménages s’est détérioré, de façon inattendue, ressortant à 83,7 contre 88,3 en mai. Davantage, les économistes d’Ann Harbor&nbsp;incriminent le prix élevé de l’essence qui précisément ne figure
    pas dans le <em>core PCE</em> <span><strong><sup>6</sup></strong></span>.&nbsp;Et les anticipations d’inflation à un an apparaissent en hausse, à 3,5%, au plus haut depuis dix mois, bien au-delà
    des 2,5% ciblés par la Fed</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">9</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">. Les marchés ne s'en émurent
    pas, qui craignent pourtant l’inflation, la hausse de taux, la raréfaction de l’argent, le ralentissement de la croissance et autres conséquences néfastes aux affaires. Il n’en sera rien, nulle
    part&nbsp;: ainsi, pour le temps indéterminé où leur intérêt le leur commandera, les investisseurs demeureront convaincu de lendemains qui chantent. Jouez hautbois, résonnez musettes !</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Deux jours suffirent pour refaire le chemin perdu. L’euphorie surmonta la morosité avec un zèle égal, l’une et l’autre attisée par toutes sortes de
    commentateurs, rompus au bavardage et à l’idée que les marchés font l’opinion et non l’inverse. L’ascendant qu’exercent la haute finance&nbsp;éclairée et ses obligés sur les investisseurs déroute
    le commun du réel, comme le serpent fascine la proie. Alors, rien de ce qui se trame à l’entour n’a plus de prise, le consensus organisé éteint l’esprit critique et chacun n’a plus d’intelligence
    que ce qu’il voit faire ou entend dire. Exit la croissance, modeste, modérée, modérément vigoureuse mais pour l’heure en berne, les <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5921730.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">déficits jumeaux</span></a> américains, abyssaux,&nbsp;l’inflation que les ménages
    pressentent, l’endettement massif des uns, les 4x4 énergivores des autres, bref, rien que l’on ne sache déjà et que l’on a assez dit ici et ailleurs.&nbsp;Quand les chiffres déçoivent, on biaise,
    on louvoie, on cite à comparaître les mâles alpha qui ont à dire sur ces sujets : Henry Paulson, secrétaire au Trésor qui « <em>suit attentivement la croissance et croit que l’économie américaine
    est en bonne santé</em>&nbsp;»</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">10</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">, Ben Bernanke, bien sûr,
    qui sauva la mise en dernier lieu au prix des acrobaties que l’on sait. Alan Greenspan, ex-maestro, disserte parfois, éconoclaste, qui dit l’inverse, c’est-à-dire le vrai et incendie la plaine.
    Bah, c’est un vieillard : lui servira-t-on enfin&nbsp;son requiem !?</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Et puisqu’il fut beaucoup question de fanfare, concluons sur une parabole militaire du général français Michel Roquejoffre qui commandait
    l’opération Daguet lors de la première guerre du Golfe. Cependant qu’un journaliste lui demandait quand l’offensive terrestre interviendrait, il répondit&nbsp;: «&nbsp;<em>Les troupes au sol
    interviendront quand elles interviendront si elles interviennent</em>&nbsp;». Il en va de même du retour aux réalités des marchés financiers. Impossible d’être plus précis.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
    <div>
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                    &nbsp;&nbsp;
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        </div>
      </div>
    </div><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(1)</span> <a href="http://www.jacquesmarseille.fr/Actualites/Article_Enjeux_Bourse.asp"><span style=
    "color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">http://www.jacquesmarseille.fr/Actualites/Article_Enjeux_Bourse.asp</span></span></a><span style=
    "font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
    <span style="font-size: 8pt; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">Vers 1250, des bourgeois de la ville de Toulouse créent «&nbsp; la société des Moulins du Bazacle&nbsp;» dont les 96
    parts, appelées «&nbsp;Uchaux&nbsp;», voient leur prix varier en fonction de la conjoncture économique et du bon fonctionnement des moulins établis sur la Garonne (cette société figurera à la
    cote de Toulouse jusqu’en 1946).</span></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(2) «&nbsp;L’oracle n’approuve ni ne désapprouve, il fait signe&nbsp;» - Héraclite, dit l’Ancien ou
    l’Obscur</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(3) Reuters, le 13/06/2007</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(4) Reuters, le 31/05/2007 - La croissance est exprimée en rythme annualisé</span></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(5) La hausse quotidienne la plus importante en 2007 (à ce jour) intervint le 11/01 avec +1,96%</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(6) Personal Consumption Expenditures (PCE) - Cet indice central est dit «&nbsp;core&nbsp;»</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
    <span style="font-size: 8pt; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">En France, l'indice des prix à la consommation (IPC) est l'instrument de mesure, entre deux périodes données, de la
    variation du niveau général des prix des biens et des services proposés aux consommateurs sur l'ensemble du territoire. Une faible part, moins de 5&nbsp;%, des biens et services ne sont pas
    couverts par l'indice : il s'agit principalement des services hospitaliers privés, de l'assurance vie et des jeux de hasard.</span></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
    <span style="font-size: 8pt; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">Les prix sont pondérés selon la structure de la consommation de l’ensemble des ménages. Pour 2007, la pondération est
    la suivante&nbsp;: Produits alimentaires et boissons non alcoolisées (<strong>15%</strong>) – Boissons alcoolisées et tabac (<strong>3,3%</strong>) – Habillement et chaussures
    (<strong>5,2%</strong>) - Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles (<strong>13,7%</strong>) – Ameublement, équipement ménager et entretien courant de la maison (<strong>6%</strong>)
    - Santé (<strong>10%</strong>) – Transport (<strong>16,5%</strong>) – Communications (<strong>3%</strong>) – Loisirs et culture (<strong>9,1%</strong>) – Education (<strong>0,2%</strong>) –
    Hôtellerie, cafés, restauration (<strong>6,6%</strong>) – Autres biens et services (<strong>11,4%</strong>)</span></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(7) Dow Jones, le 15/06/2007</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(8) http://www.census.gov/foreign-trade/statistics/historical/gandsbal.pdf</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(9) Reuters, le 15/06/2007</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(10) Les Echos, le 02/03/2007</span></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 17 Jun 2007 01:49:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-6807971.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-6807971-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chandeliers japonais]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-5463012.html</link>        <description><![CDATA[
  <div style="background: #f8fcff; line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff; line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff; line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><img class="GcheTexte" height="299" alt="fudoshin.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81//fudoshin.jpg" width="199"></span>La
    séance boursière débute par un prix d’ouverture, imprévisible, qui joint les ordres entrés depuis la veille. Puis les cotations défilent, à un rythme effréné pour les titres en vue, jusqu'à
    plusieurs fois par minute, et cette nuée d'opinions éphémères traduit l’excitation des traders. Deux cours seulement surnageront, qui en disent assez sur le combat que <a href=
    "http://marc-aragon.over-blog.net/article-3709683.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">bulls et bears</font></a> se sont livrés : le plus haut et le plus bas du jour. A la cloche,
    la bête cesse de haleter&nbsp;: on fixe un prix de clôture, et chacun fait ses comptes. Mais déjà le trader n’est plus au doute passé, ses motifs, ses ressorts. Il est tout entier arc-bouté sur
    ses prochaines mises, il a besoin de chiffres, ramassés si possible, qu’il puisse brasser, additionner, soustraire ou diviser. Et ces quatre-là lui suffisent - ouverture, clôture, plus haut et
    plus bas -, qui disent ce qu'il y a à savoir sur l'air du temps. Il en fait des courbes, dites en bâtonnets, qu’il analyse. Cette graphomancie l’inspire : il n’a pas encore tiré sa révérence.<br>
    &nbsp;<br>
    En 1991, un certain Steve Nison <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>, s’avisa d’une représentation graphique plus signifiante, issue d’anciennes pratiques nippones</span>
    <em><span style="font-size: 10pt">gardées jalousement secrètes par les spéculateurs nippons pendant 250 ans.</span></em> <span style="font-size: 10pt">Frisson général et succès assuré : l'heure
    des « chandeliers japonais&nbsp;» - <em>japanese candlesticks</em> - sonnait.</span>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff; line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="background: #f8fcff; line-height: 12pt" align="justify">
    <div style="line-height: 12pt">
      <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">La réelle novation&nbsp;graphique des Chandeliers japonais tient à ce que l’écart entre le prix d’ouverture et le cours de clôture
      est figuré sous la forme d’un rectangle, blanc si la séanc<img class="DrteTexte" height="183" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/format_chandeliers-2.jpg" width="299">e a bouclé
      plus haut qu’elle avait ouvert, noir, généralement (ici rouge) si la clôture est en recul sur l’ouverture. Ce rectangle est appelé le corps vrai du chandelier. Les lignes qui rallient les
      points haut et bas de la séance au corps sont appelées les ombres ou les mèches. La forme des signes, celle du <em>yasunebike</em> notamment&nbsp;<em>&nbsp;-</em> séance en baisse<em>,</em> pas
      d'ombre basse -, rappelle à l'occasion celle d'une bougie, ce qui éclaire notre lanterne occidentale sur l’intitulé « Chandeliers Japonais&nbsp;». Il n'est plus dès lors que de classifier les
      figures, selon que le corps sera plus ou moins prononcé, qu'il disposera d'une ombre haute et/ou d'une ombre basse plus ou moins établies. Puis ensuite d'étudier les séquences de figures,
      paires, triplets ... Bref, une <span style=
      "font-size: 10pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">
      «</span> casuistique <span style=
      "font-size: 10pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">
      »</span>&nbsp;est née.</span></span>
    </div>
    <div style="line-height: 12pt">
      <span style="font-size: 10pt">&nbsp;&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="line-height: 12pt">
      <div style="line-height: 12pt">
        <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">Visitons un instant cette galerie de portraits. Voici par exemple le <em>marubozu</em>, grand chandelier, haussier ou
        baissier,&nbsp;dépourvu d’ombre. C’est un marubozu parfait, contrairement au <em>yasunebike</em>, forme particulière de marubozu dite unipolaire parce qu’elle admet une ombre, ici basse, ou
        son jumeau <em>yoritsuki takane</em> affublé, lui, d’une ombre haute, qui tous deux signent une séance baissière. Voici maintenant, un doji jambes longues (<em>juji</em>), figure ombrée au
        corps vrai filiforme (séance ouvrant et clôturant au même niveau), dont deux avatars, le doji dragon (<em>tonbo</em>) – clôture au plus haut – et le doji pierre tombale (<em>tohba</em>) –
        clôture au plus bas -&nbsp;sont de vrais idoles au pays des chandeliers. Et si nous poursuivions notre chemin, parsemé de&nbsp;<a href=
        "http://marc-aragon.over-blog.net/article-3440428.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">gaps</font></a> (<em>tasuki</em>), nous croiserions des séquences telles que
        le&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt"><em>harami</em>, l’avalement, la ligne de séparation (séquence de deux figures),&nbsp;les trois corbeaux noirs, ou les trois soldats blancs (trois
        figures), voire, les&nbsp;structures en dessous de plat,&nbsp;les trois méthodes ascendantes ... L'onirisme n'est jamais chiche d'imagination ni d'exotisme, comme on voit, à l'inverse du
        réel, plus fruste. Moins divinatoire surtout.</span></span>
      </div>
      <div style="line-height: 12pt">
        <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
      </div>
      <div style="line-height: 12pt">
        <div style="line-height: 12pt">
          <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">Car, au final, une seule question vaut&nbsp;: les traders orientaux, forts de cet art qu’ils celèrent deux siècles, furent-ils un
          temps durant plus riches que leurs homologues occidentaux, mieux prémunis contre ce risque boursier, atavique et apatride, sous les yeux d’un Vieux Continent qui déjà se languissait que
          Steve Nison&nbsp;en rompît les secrets ? Peut-on&nbsp;penser, à brûle-pourpoint, que les opérateurs nippons tirèrent avantage de cette technique, distançant dans leur pratique et leurs
          résultats les boursiers du Nouveau Monde et de la Vieille Europe assemblés ? Interrogeons Steve Nison : que nous dit-il sur le sujet tout au long des&nbsp;347 pages de son
          ouvrage</span><sup><span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span></sup><span style="font-size: 10pt">? Rien. De cette interminable glose, nous n’obtiendrons aucun chiffre qui valoriserait la
          méthode, aucune indication qui en jaugerait la pertinence, ni davantage la moindre statistique qui permettrait une simple évaluation. Steve Nison parle et nous croyons ce qu’il dit,
          f<span style="font-size: 10pt">idèles en cette inclinaison&nbsp;à rechercher toujours d’antiques sagesses pour mieux accréditer les nouvelles croyances</span> … Enquêtons
          encore.&nbsp;</span></span>
        </div>
        <div style="line-height: 12pt">
          &nbsp;
        </div>
        <div style="line-height: 12pt">
          <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
        </div>
        <div style="line-height: 12pt">
          <span style="font-size: 10pt">En 1992, un auteur américain, Gregory Morris, vint suppléer le maître, publiant avec honnêteté des données de mauvais aloi</span><span style=
          "font-size: 10pt">. François Baron, chartiste français, les reprit à son compte, lui aussi avec grand mérite, dans l’opus d’une magnifique livrée qu’il consacra au sujet <font color=
          "#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font></span><span style="font-size: 10pt">. Les résultats sont exécrables. On y lit par exemple que sur 5654 relevés quotidiens d'actions du
          Standard &amp; Poor’s, le&nbsp;<span><em>passant de ceinture baissier</em>&nbsp;obtient la meilleure réussite à trois jours avec un simple taux de 42,50%&nbsp;; le <em>harami en croix
          haussier</em> décroche la palme à cinq jours avec&nbsp; 45,40% de succès, tandis que <em>l’étoile filante</em> baissière s’impose à sept jours, au prix d'une réussite de 52,70% …
          pour&nbsp;36 observations seulement&nbsp;! Inutile de détailler outre car l’essentiel aussi bien que le meilleur viennent d’être dit là&nbsp;: les Chandeliers&nbsp;n'infèrent aucune
          stratégie entre trois et sept jours supérieure aux attendus d’un jet de pièce.&nbsp;</span></span><span style="font-size: 10pt"><span>La technique séculaire de</span></span> <span style=
          "font-size: 10pt"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/archive-09-16-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">Munehisa Homma</font></a>, qui permit à cet estimable
          personnage de bien faire au temps qui était le sien, n’a donc conservé des origines que ses atours historiques. Hors les croyances colportées par quelques-uns qui y
          ont&nbsp;avantage.</span>
        </div>
        <div style="line-height: 12pt">
          <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
        </div>
        <div style="line-height: 12pt">
          &nbsp;
        </div>
        <div style="line-height: 12pt">
          <span style="font-size: 10pt">C’est donc sans surprise, comme un aveu implicite d'échec, qu'auteurs et&nbsp;experts en méthodologie boursière, conseillent d’associer cet art à d’autres
          techniques ... dont le juteux chartisme&nbsp;! <em>Ab imo pectore</em>&nbsp;<font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font> !&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt">Divine
          geisha, protectrice du clan ...</span>
          <div style="line-height: 12pt">
            &nbsp;
          </div><br>
          <br>
          <hr align="center" width="100%" size="2">
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><font color="#339966"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">(1) Steve Nison -</span> <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font size="1">«&nbsp;Les Chandeliers
    Japonais</font></span></font></font> <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1">»<br>
    (2) François Baron&nbsp;(2004) - <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font size="1">«&nbsp;Chandeliers Japonais</font></span><span style=
    "font-size: 7.5pt; color: #339966">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1">»<br>
    (3)&nbsp;<span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font size="1">«&nbsp;Du fond du coeur</font></span><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">&nbsp;</span><span style=
    "font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1">»</font></span></font></span><br></font></span>&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <hr align="center" width="100%" size="2">
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966">&nbsp;</span>
  </div>&nbsp;
  <div align="center">
    <span style="font-size: 8.5pt; background: white; color: red"><span style="font-size: 7.5pt; color: red"><a href="http://clickoptions.free.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=2039"><font color=
    "#FF0000">Cet&nbsp;article a également été&nbsp;posté sur le forum Clickoptions.free</font></a></span></span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Jan 2007 22:52:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-5463012.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-5463012-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le piège à ours (Bear trap)]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-4004863.html</link>        <description><![CDATA[<div style="LINE-HEIGHT: 12pt">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="LINE-HEIGHT: 12pt">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img width="209" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Ours-copie-1.png" height="250" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;" class=
    "GcheTexte">Au fil des années, l'Analyse Technique des cours boursiers s'est assez largement imposée auprès des inconditionnels des Marchés financiers, popularisant à cette occasion tout un
    corpus de méthodes prévisionnelles. Cette recherche, qui reprit de la vigueur à l'aube des années 1980, a depuis lors disséminé ses abréviations paresseuses (MACD, RSI,&nbsp;SAR, ...) ainsi
    que&nbsp;nombre d'anglicismes coriaces (<em>pull back, blow off, selling climax</em>, ...) bien au-delà de son pré carré. Connaissez-vous par exemple le piège à ours, ou <em>bear trap</em> - ?
    L’ours, comme on l'apprendra peut-être ici, est la mascotte des opérateurs baissiers tandis que le taureau est le porte-drapeau&nbsp;des traders haussiers. <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3709683.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;"><em>Bulls &amp; bears</em></span></a> s'affrontent sans cesse, dans un combat
    indécidé d'avance&nbsp;: les prix baissent, montent, font parfois mine de se replier, puis, subitement, reprennent leur course en avant et nous stupéfient. Cette séquence d'évènements, toujours
    imprévisible, mène souvent au traquenard. Voici, prise sur le vif, la chronique&nbsp;d'un guet-apens « oursier » ; le sujet :</span> <span style="font-size: 10pt;">Vivendi Universal et ses
    avanies médiaphoniques en 2005 ; les faits : formation d'une épaule-tête-épaule (ETE), l'une des figures révérées des chartistes. Tout autour, des tireurs embusqués.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le marché est d'abord haussier</span> <span style="font-size: 10pt;">; un premier plus haut survient, mi-juillet, qui figure une épaule&nbsp;; puis,&nbsp;le cours
    reflue sur une horizontale, dite ligne de cou, avant de rebondir vers un nouveau plus haut. La tête est formée ; les cours, insaisissables, repartent néanmoins à la baisse, butent sur la ligne de
    cou, et rebondissent jusqu’à former la seconde épaule. De guerre lasse, enfin, les cours retournent à la ligne de cou. Voyez ici la symétrie de la figure : l'élan haussier initial dessine le bras
    gauche que le <img width="305" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/vivendi_universal_-_blog-1.jpg" height="249" style="float: right; margin: 0px; border: #000 0px solid;" class=
    " noAlign">cours sillonne en remontant jusqu’à l’épaule gauche, puis s’affaisse le long de la clavicule avant de reprendre sa progression jusqu’au sommet du crâne&nbsp;; le cours essuie alors une
    chute qui le ramène vers le creux de l’épaule droite, avant de se ressaisir pour remonter la clavicule droite. La suite logique&nbsp;est d'évidence :&nbsp;le cours ne peut qu'il ne doive
    s’effondrer le long du bras droit ! Ainsi notre ami plantigrade peut-il sortir de sa tanière, en toute confiance, et faire des ruminants à cornes qui paissent à l'entour son repas du soir. Du
    moins en théorie.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien sûr, à toutes les étapes de cette séquence sa justification conceptuelle, où se côtoient pêle-mêle petits et gros porteurs,&nbsp; investisseurs institutionnels
    et pointures de la finance, initiés ou non, entrant dans le jeu opportunément ou non, selon des intérêts parfaitement objectivés ou simplement fantasmés. Le prix dit tout cela, et dira la suite.
    Pour l’heure, les chartistes sont en phase, à épier les&nbsp;vibrations du titre ; ils n’ont rien manqué des apprêts de la théorie. Peut-être ne sont-ils pas pour rien dans les rebonds sur la
    ligne de cou, qui figura en son temps une ligne de support, mais pour l’heure, suspendus à l’achèvement de l’arrondi de l’épaule, ils attendent l'enfoncement de la ligne de cou.
    Chacun&nbsp;retient son souffle&nbsp;; enfin, le signal vient&nbsp;; les&nbsp;ventes stop&nbsp;pleuvent et le cours chute. La messe est dite, comme on prévoyait qu’elle le fût et déjà tous
    chantent les louanges. La prophétie est auto-réalisatrice. Alors on se&nbsp;félicite d’avoir su déceler l’ordre caché derrière les caprices de l’avenir.&nbsp;Puis un évènement survient, que l'on
    n'avait pas prévu, et tout est tourneboulé, grizzli compris.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Las, le marché peut rapidement adopter un tout autre credo. Car&nbsp;ces gesticulations ne valent plus rien dès que le marché se gorge d’intervenants, d’opérateurs
    plus brutaux, voire, doit simplement faire face à des annonces ou des faits imprévisibles. Et il n’est nul besoin de recourir à des évènements dramatiques – effondrement des tours de Manhattan,
    attentats dans le métro de Londres, … - pour invalider cette magnifique construction. Une simple rumeur d’OPA, la recommandation catégorique d’un établissement financier important sur la place,
    un contrat inattendu, la déclaration d’un banquier central sur la fixation d’un taux d’intérêt, suffisent à lézarder ce bel édifice. Au particulier, les tribulations de Vivendi Universal eurent à
    voir avec la condamnation des opérateurs&nbsp;téléphoniques pour entente illicite, ainsi qu’avec l’amorce, le dimanche 11 décembre 2005, d’une discussion avec TF1 pour la fusion des bouquets
    satellitaires. Dans l’art d’allumer des contre-feux pour divertir l’opinion, certains sont passés maîtres&nbsp;: les actionnaires doivent être rassurés …</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les chartistes n’en ont cure, ignorant généralement tout de la vie qui les entoure, des intrigues des uns aux turpitudes des autres, à l’image du célèbre John
    Magee</span> <sup><span style="font-size: 10pt;"><strong>1</strong></span></sup><span style="font-size: 10pt;">, qui opérait toutes fenêtres de son bureau condamnées. En sorte qu’ils se
    précipitent dans le piège à ours&nbsp;: le cours remonte au lieu de plonger … Après coup, on aura tiré un trait à 24,50 €, nouveau support sur lequel le cours a opportunément rebondi. La théorie
    surnagera&nbsp;: le piège à ours&nbsp; n’est qu’une exception qui confirme la règle.<br>
    <br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <hr size="2">
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(4)
    Burton Malkiel&nbsp;- <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;Une Marche au Hasard à travers la Bourse</span></span><span style=
    "font-size: 7.5pt; color: #339966;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">»</span></span></span></span><br></span></span>&nbsp;
  </div>
  <div>
    <hr size="2">
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 8.5pt; background: white;"><span style="font-size: 7.5pt;"><span><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #ff0000;"><span style=
    "text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Ours menaçant extraite du site&nbsp;Sternbears</span></span></span></span></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 Sep 2006 23:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-4004863.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-4004863-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'autre façon]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3994120.html</link>        <description><![CDATA[
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black"><span style="font-size: 10pt; color: black"><img class="GcheTexte" height="223" alt="chartwithTA-copie-1.jpg" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81//chartwithTA-copie-1.jpg" width="300"></span>Les graphiques boursiers ont colonisé la planète financière. Ils sont partout, en toute tribune où la
    matière&nbsp;chiffrée se déchiffre, s’affiche et se débat, dans nos journaux, sur nos ordinateurs, nos écrans de télévision. Ils sont les fidèles compères des traders, appuient leurs études,
    flèchent des tendances, et nul qui se pique d'agir n'opinerait plus&nbsp;sans avoir sondé leurs tracés, à l'affût de signes précurseurs synonymes de gains futurs. Pour ne pas parler des pertes,
    toujours embusquées, qui maraudent et gâtent assez ces ébauches de papier.<br>
    &nbsp;<br>
    Assurément, rien ne vaut mieux&nbsp;que la représentation visuelle de l’historique du cours d’une action ;&nbsp;plus parlante qu’une chronique de chiffres,&nbsp;on y aperçoit aisément le passé de
    la société, ses hauts et ses bas. En particulier, les <a href="http://www.marc-aragon.net/article-5463012.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">Chandeliers japonais</font></a>, très
    prisés par la communauté des traders, sont un de ces modes qui figurent avec âme les&nbsp;cours saillants de chaque séance et, partant, leur errance.&nbsp;N'est-ce pas&nbsp;un&nbsp;réflexe
    naturel d’observer la courbe de l’action avant de décider, comme un&nbsp;amateur de tiercé&nbsp;consultera les dernières performances des chevaux avant d’engager son pari, ou un pronostiqueur
    sportif, les derniers résultats des équipes en compétition&nbsp;?</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">C’est rassurant, quoique l’on décide. Au-delà, commence l'aventure.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">On aimerait donc y voir plus clair,</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">décider à meilleur escient, fonder ses choix d’investissement
    sur des concepts plus établis, mieux codifiés, plus efficients … car notre esprit, pour le temps qu’il demeure cartésien, tolère assez mal d’être gouverné par l’à-peu-près. L’Analyse Technique
    répond à ce besoin de décision, en fournissant des méthodes pour étudier</span> <span style="font-size: 10pt">l’évolution d’un marché, principalement sur la base de graphiques, représentant des
    cours, des volumes, ou tout autre indicateur calculé, dans le but d’en prévoir les évolutions futures. Cette approche, qui désincarne les entreprises en&nbsp;de simples graphes, s’oppose à
    l’Analyse Fondamentale, qui cherche à relier les tendances boursières&nbsp;à la situation économique des entreprises et des nations, intégrant leurs perspectives de résultats et de
    développement.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Mais, d’évidence, la réalité boursière n’est pas ce long fleuve tranquille, menant continûment et sans souffrance à une juste valorisation des cours des entreprises.
    Le temps est ainsi compté, qui renverse à chaque fois les stratégies au long cours. Des incidents de parcours, des mouvements erratiques sont assurés. Des portefeuilles voleront en éclats avant
    terme&nbsp;! C’est pourquoi l’Analyse Technique s’est invitée dans les processus de prise de décision, à l’aune des horizons d’investissement qui se raccourcissent, n’excédant parfois pas même la
    semaine, voire la journée avec l’avènement des day traders, spéculateurs à la séance.</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">Exit donc l’Analyse Fondamentale&nbsp;: la raison n’est
    pas l’action. Exit également l’approche probabiliste qui calcule des espérances de gains, des risques de perte, …, mais ne prévoit rien pour la tactique au quotidien.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3924516.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">Charles Dow</font></a>, fondateur du Wall
    Street Journal et géniteur du toujours vigoureux Dow Jones, a postulé le premier l’omniscience du cours de bourse, qui</span> <span style="font-size: 10pt">intègrerait immédiatement toute
    l’information disponible sur des marchés efficients</span><span style="font-size: 10pt; color: black">.</span> <span style="font-size: 10pt">Les tenants de l’Analyse Technique considèrent en sus
    que les humeurs des traders,</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">c’est-à-dire leurs comportements émotionnels face à la crise ou à l’euphorie, leur mimétisme, leur rationalité,
    auto-référentielle ou non <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>, leur irrationalité,</span> <span style="font-size: 10pt">se reflètent également sur un graphique par des
    périodes de hausse, de baisse ou de stagnation des cours.</span> <span style="font-size: 10pt">Finalement, trois concepts essentiels dominent&nbsp;la discipline : (1) - le marché prend tout en
    considération, notamment&nbsp;les&nbsp;données&nbsp;comptables, informationnelles et prospectives&nbsp;des entreprises, (2) - les cours suivent des tendances, selon des dynamiques psychologiques
    des agents qui évoluent selon le temps, (3) - l’Histoire n'est que recommencement, car «&nbsp;<em>l’individu raisonnable et sensé devient aussitôt un crétin dans une foule</em>&nbsp;» (Friedrich
    Von Schiller) et</span> <span style="font-size: 10pt">la foule n’apprend rien du passé.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">On trouvera plaisant ce postulat qui considère que le prix d’un actif financier résulte d’une combinaison de données objectives, mesurables et de moteurs purement
    psychologiques, mal prévisibles. Reste à le démontrer&nbsp;: c’est plus difficile.<br>
    <br>
    <br></span>
    <hr>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><font color="#339966"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">(1) André Orléan -</span> <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font size="1">«&nbsp;Le Pouvoir de la
    Finance</font></span></font></font> <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1">»<br></font></span>&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <hr>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><br></span>
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Sep 2006 23:50:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3994120.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3994120-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Emotion, adrénaline et pas cadencé]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3912784.html</link>        <description><![CDATA[<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">L&rsquo;Economie en g&eacute;n&eacute;ral, la Bourse en particulier, embrassent des domaines o&ugrave; l&rsquo;homme juge aussi bien qu&rsquo;il commet, d&eacute;finit autant qu&rsquo;il alt&egrave;re, engendrant le matin ce qu&rsquo;il influencera l&rsquo;apr&egrave;s-midi. En sorte que rien ne dure ni ne se r&eacute;p&egrave;te dans cet univers non stationnaire, o&ugrave; les r&egrave;gles changent en permanence. Les croyances y jouent un r&ocirc;le de premier plan, au point que la seule lecture des chiffres, des prix, des cours ou des tendances masque souvent la r&eacute;alit&eacute;&nbsp;&eacute;conomique. Par sa seule action, l&rsquo;homme d&eacute;nature le sens des choses&nbsp;: que feront les autres, que dira l&rsquo;avenir, que pensent les autres de ce que sera l&rsquo;avenir&nbsp;? C&rsquo;est le concours de beaut&eacute; <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font> de John Keynes, o&ugrave; chaque jur&eacute; soup&egrave;se davantage les supputations de ses coll&egrave;gues qu&rsquo;il ne juge de la r&eacute;elle plasticit&eacute; des concurrentes.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Puis vient l&rsquo;instant de la d&eacute;cision, charg&eacute; d&rsquo;&eacute;motion, bient&ocirc;t, celui du passage &agrave; l&rsquo;acte, charg&eacute; d&rsquo;adr&eacute;naline&nbsp;: l&rsquo;&eacute;conomie est alors rel&eacute;gu&eacute;e &nbsp;aux r&eacute;serves, et la conscience, arc-bout&eacute;e toute enti&egrave;re sur le march&eacute;. Aucune r&eacute;alit&eacute; n&rsquo;existe plus dans ce microcosme en boucle, o&ugrave; la cause induit l&rsquo;effet qui induit la cause. Et tandis qu&rsquo;un physicien identifierait une causalit&eacute; dans un syst&egrave;me soumis &agrave; des conditions de pression et de temp&eacute;rature d&eacute;termin&eacute;es, un &eacute;conomiste, un financier, un boursier demeureront impuissants&nbsp;: car les hommes font et sont le march&eacute; en m&ecirc;me temps. L&rsquo;observation du ph&eacute;nom&egrave;ne d&eacute;truit le ph&eacute;nom&egrave;ne. C&rsquo;est pourquoi, les croyances des individus jouent un r&ocirc;le primordial dans les m&eacute;canismes &eacute;conomiques, loin des th&eacute;ories n&eacute;oclassiques qui consacrent un <em>homo oeconomicus</em> de fa&ccedil;ade, rationnel et sans &acirc;me.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Au bout du chemin, comme un cas limite, l&rsquo;auto-r&eacute;alisation, o&ugrave; la somme des croyances provoque le r&eacute;sultat conjectur&eacute;, par la seule force d&rsquo;op&eacute;rateurs, marchant au pas, raisonnant &agrave; l&rsquo;identique et proph&eacute;tisant &agrave; l&rsquo;unisson. Ensuite viendront les suiveurs, qui n&rsquo;ont aucune croyance mais rench&eacute;riront, contribuant ainsi &agrave; fa&ccedil;onner ou entretenir une nouvelle actualit&eacute;. Mais ceci est une autre histoire. Pour l&rsquo;heure, les chartistes&nbsp;<font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>&nbsp;occupent le terrain, immerg&eacute;s dans une r&eacute;alit&eacute; qu&rsquo;ils subissent tout autant qu&rsquo;ils l&rsquo;engendrent, et parfois l&rsquo;ourdissent. Combien sont-ils&nbsp;? Quelques-uns&nbsp;? Une poign&eacute;e&nbsp;? Sont-ils en nombre suffisant pour peser r&eacute;ellement sur la marche des cours&nbsp;? Leurs moyens sont-ils compatibles avec l&rsquo;infl&eacute;chissement ou la perversion des prix&nbsp;? Parions simplement qu&rsquo;ils sont la majorit&eacute; depuis l&rsquo;av&egrave;nement des m&eacute;dias Internet permettant un acc&egrave;s imm&eacute;diat aux cotations et &agrave; la passation d&rsquo;ordres. Et si l&rsquo;on convient des limites de la rationalit&eacute; dans les processus de d&eacute;cision, alors quels ressorts guident les traders de court terme, autres que ceux des concepts chartistes&nbsp;? </span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Tel trader peut-il se payer le luxe, entre la poire et le fromage, d'axer sa prochaine transaction, parfois un simple aller-retour, sur une analyse pointue int&eacute;grant les p&eacute;r&eacute;grinations de milliers d'intervenants, &eacute;changeant, vendant, achetant des titres financiers de grandes entreprises, elles-m&ecirc;mes soumises aux al&eacute;as de la vie des nations et de la marche du monde&nbsp;? Son ordinateur, sur le qui-vive, programm&eacute; pour d&eacute;tecter toutes sortes de signaux analytiques, scrute contin&ucirc;ment toute la cote. Bient&ocirc;t un bip retentit, qui signe la d&eacute;cision du trader&nbsp;: sa rationalit&eacute; est informatique &hellip; Lors du krach de 1987, les ordinateurs furent vilipend&eacute;s, qui emball&egrave;rent la d&eacute;pression dit-on, nourris comme on s&rsquo;en doute de p&eacute;n&eacute;trantes analyses &eacute;conomiques&nbsp;! Pour le temps qu&rsquo;ils ont la main et ne s&rsquo;auto-d&eacute;truisent pas, les chartistes dominent la partie localement, et plus encore sur les march&eacute;s &eacute;troits o&ugrave; quelques ordres massifs, savamment instill&eacute;s pour casser d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment un seuil psychologique, suffisent &agrave; provoquer une avalanche de ventes de protection, cr&eacute;ant la&nbsp;plus-value pour les initiateurs, sacralisant la th&eacute;orie pour la communaut&eacute;. </span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Mais &agrave; trop jouer ensemble les m&ecirc;mes partitions, on finit n&eacute;cessairement par en annuler les effets&nbsp;; alors on les joue de plus en plus t&ocirc;t pour devancer la troupe, et l&rsquo;avantage concurrentiel peu &agrave; peu se d&eacute;lite. En se dissolvant, les figures chartistes cr&eacute;eront de nouveaux mod&egrave;les&nbsp;; quelques-uns les observeront, et la doctrine se drapera de nouveaux atours. Dans le changement continuel de prescriptions que la th&eacute;orie fait &eacute;clore, qui entra&icirc;ne les traders du z&egrave;le &agrave; l&rsquo;indiff&eacute;rence, et de l&rsquo;indiff&eacute;rence &agrave; une autre prescription, il n&rsquo;y a finalement de place que pour la superstition. On auto-proph&eacute;tise, on gagne&nbsp;; on s&rsquo;auto-d&eacute;truit et on perd. Puis, on recommence. On y croit.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) John Keynes - </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Th&eacute;orie G&eacute;n&eacute;rale de l'Emploi ....</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"> </span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br />(2) Traders qui tentent de pr&eacute;dire les cours&nbsp;&agrave; partir d'une analyse graphique des prix pass&eacute;s<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(3) John Galbraith&nbsp;- <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Br&egrave;ve Histoire de l'Euphorie Financi&egrave;re</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;</font></span></font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3521019.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Sauver le sp&eacute;culateur des caprices du hasard<br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3530788.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Mol&eacute;cules et tendances</font></span></a><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span></a><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><font color="#ff6600">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Sep 2006 18:17:20 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3912784.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3912784-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sacrés gaps !]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3440428.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt"><img width="280" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Sacr-s-gaps.jpg" height="206" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" class=
    "GcheTexte">Voici un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. C'était avant l'aggiornamento de 1987, quand on criait encore les ordres sous la voûte du palais Brongniart, le
    temps des <em>runners</em> et des <em>traders</em> qui s'activaient à la fosse, celui des remisiers et des <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6288901.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">pieds-humides</span></span><em>Un îlot de solennité surnageait malgré le désordre à l'entour. La corbeille du palais Brongniart, où
    l’on cotait la fine fleur de l’industrie française, Aquitaine, Peugeot, Citroën, Wendel … maintenait une étiquette sévère et un protocole des plus stricts : l’atmosphère raréfiée du parquet, que
    seuls les Agents de Change foulaient, semblait étouffer les cris des courtiers qui opéraient plus loin, et cette gravité dissipait une retenue aristocratique…</em></a> qui géraient les titres
    Hors Cote à l'extérieur du temple, battant la semelle à l'entour des colonnes corinthiennes, sous la pluie et à tous les vents, le temps des bouts de papier et des coupons. C’était un temps où
    toute une partie du carnet d'ordres pouvait rester non exécutée lorsqu'une plage de cours était laissée vierge. Ainsi, quand aucun titre ne s’était échangé dans l’intervalle, des ruptures de
    cotation, à la hausse ou à la baisse, survenaient : un gap naissait, c’est-à-dire une discontinuité dans les prix, une plage de cours non estampillée. D'aucuns conclurent qu'il y avait à
    dire.<br>
    <br>
    « <em>Natura non facit saltus</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong> » affirma voici deux siècles le naturaliste suédois Carl von Linné, un savant très épris
    d'ordre divin. Las, rien ici bas n'est à l'équerre ni ne roule paisiblement, variations boursières comprises. Ces dernières étaient déjà à l'époque comme dans l'intimité quantique, moins
    continues que les théoriciens de la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3521019.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">courbe en
    cloche</span></span><em>Le 21 octobre 1929 commença la fin : le lundi qui suivit, le Dow Jones perdit 13%, le lendemain 12% à nouveau, dans un désordre indescriptible, préludant une crise au long
    cours de l'économie américaine. On croyait avoir tout vu ; pourtant, le 19 octobre 1987, le Dow Jones fera mieux encore, c’est-à-dire pire, qui dévissera de 22,6% en une seule journée …</em></a>
    les modéliseront, bondissant parfois d'un cours à un autre sans intermédiaire ni passage obligé : il y avait toujours dans la cote quelques valeurs en ébullition, qui cristallisaient toute la
    hâte des opérateurs à griller les feux. Rien n’est si différent aujourd’hui : la hargne des traders modernes, renforcée par la puissance du silicium et la fulgurance des autoroutes de cuivre et
    de lumière n'ont que changé la donne d'échelle et rendu tout plus effervescent. A ceci près que la distance entre l'actionnaire et le marché était en ce temps telle qu'il était fréquent que des
    ordres se maintinssent dans le carnet, quoique périmés. Aussi, advenait-il que le cours revînt toucher l'extrémité du gap et les ordres oubliés s'exécutaient en cascade ! Le cours traversait
    alors toute la plage d'un coup, jusqu'à l'autre extrémité : le gap était comblé, en solde de tout compte. Il n'y avait là d'autre raison qu'une pure contingence matérielle, de simple papeterie,
    et non cette idée d'une plage de cours qui ne pouvait qu’elle ne dût être comblée avant que le cours reprît son errance.<br>
    <br>
    Mais on confondait l’effet et la cause. Quelques fins observateurs du fait boursier de l'époque s'avisèrent du phénomène et en tirèrent un substantifique parti :&nbsp;un bon coup d'œil vaut mieux
    qu'une mauvaise impasse ! Les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4136394.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">chartistes</span></span><em>Qui se souvient de William Hamilton ? Ce journaliste écossais rallia les rangs du Wall Street Journal en 1899, comme reporter, où il trouverait
    matière à entrer dans l'Histoire du chartisme boursier. En 1903, il succéda à la rédaction en chef du journal, à un certain Charles Dow, créateur de l'indice éponyme new-yorkais, qui devint une
    sorte de père spirituel pour les fans d’Analyse Technique …</em></a> le théorisèrent, en différencièrent diverses variétés - gap commun (<em>common gap</em>), gap d’accélération (<em>breakaway
    gap</em>), gap de poursuite (<em>runaway gap</em>) et gap terminal (<em>exhaustion gap</em>), bref, en conçurent autant qu'il était possible d'en nomenclaturer,&nbsp;comme jadis le pieux Linné.
    Puis vinrent les ordres électroniques, qui expédièrent ad patres les vieux carnets, au profit de simples mémoires informatiques, nourries en temps réel de transactions éphémères, aussitôt posées
    aussitôt annulées, implacablement périmées, en sorte que rien ne subsista des anciennes coutumes. Les internautes entrèrent dans la danse, scellant à jamais la moindre fissure qui pût durablement
    conférer un avantage spéculatif. Les chartistes considérèrent quant à eux que rien n'avait changé ; le gap fut axiomatisé, plus cardinal qu'un principe de thermodynamique, moins incertain que
    celui d'Heisenberg, qui hypnotise l'analyste comme le serpent fascine la proie.&nbsp;Jusqu'à la fin des temps, sa nature profonde est qu'il soit comblé. On se dispensa d'autres explications.
    Comme à l'accoutumée, on négligea les exceptions qui jonchaient les graphes : les traders, peu regardants, n'ont d'yeux que pour leurs plus-values.<br>
    <br>
    Voyons quelques exemples. En 1992, l’industrie tenait encore le haut du pavé, loin des colosses de papier qui turbuleront bientôt les âmes. Ce 19 octobre, le titre du cimentier Lafarge afficha un
    plus haut en séance à 30,48 euros, clôturant à proximité, à 30,41 euros. Sans doute l’après Bourse apporta-t-elle quelque bonne nouvelle, des résultats peut-être meilleurs que prévus : de fait,
    l’action ouvrit le lendemain à 31,26 euros, avec un plus bas en séance à 31,15 euros. Depuis lors, on n’a plus revu ces niveaux - le cours actuel avoisine les 100 euros : aucune cotation n’a plus
    jamais été inscrite entre 30,41 et 31,15 euros, soit un gap à la hausse de 2,43% ! Puis vint la NetEconomie et ses excès : Alcatel, l’un de ses hérauts, toucha notamment, le 15 février 2001, un
    plus bas en séance, à 53,65 euros, et le lendemain un plus haut à 52,80 euros, <em>gappant</em> à la baisse de 1,61% ! La descente aux enfers qui se poursuivit ne rend pas proche le comblement de
    cette plage de prix inexplorée. Continuons notre voyage dans le temps avec l’indice CAC, qui résulte d’un calcul arithmétique sur quarante valeurs ; l’e-krach passé, l’indice se redressa : le 13
    mars 2003, le CAC afficha un plus haut à 2554,71 points, et le lendemain un plus bas de 2595,30 points, soit un gap de 1,58% à la hausse, toujours vivant. Le graphe en <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5463012.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">chandeliers japonais</span></span><em>La séance boursière débute par un
    prix d’ouverture, imprévisible, qui joint les ordres entrés depuis la veille. Puis les cotations défilent, à un rythme effréné pour les titres en vue, jusqu'à plusieurs fois par minute, et cette
    nuée d'opinions éphémères traduit l’excitation des traders. Deux cours seulement surnageront, qui en disent assez sur le combat que bulls et bears se sont livrés : le plus haut et le plus bas du
    jour …</em></a> qui illustre les présentes pourrait être l’un de ceux-là. Ou un autre.<br>
    <br>
    Face à un choix complexe, les individus, opèrent des raccourcis de raisonnement. Leurs décisions sont alors régies par des règles simplifiées (ou heuristiques) que les psychologues tentent de
    mettre en lumière, et les boursiers en chiffres. Parmi ces heuristiques, souvent instruites par le duo Amos Tversky et Daniel Kahneman (ce dernier, <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3872705.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">prix Nobel d’Economie</span></span><em>Le choix des lauréats Nobel de
    l’année 2004 fut la goutte qui fit déborder le vase : le norvégien Finn Kydland, et l’américain Edward Prescott, obtinrent le prix pour un article de 1977, dans lequel ils avaient « démontré »,
    savant modèle écomathématique à l'appui, que les banques centrales doivent échapper à toute pression des élus …</em></a>, on pourra ici&nbsp;évoquer le biais d'ancrage, qui concerne le processus
    par lequel un nombre saillant mais non informatif est mémorisé, influant ensuite sur le choix qui conduira à l'effet observé. Le mécanisme des supports, des résistances et des gaps dérive
    directement de cet ancrage, par lequel les traders se souviennent mieux d'un prix que de tous les autres, y associant mécaniquement une conclusion. Ce biais devient&nbsp;une règle de conduite et
    les raisons qui en justifient les effets sont alors oubliées et reléguées dans le flou des assertions originelles. Ainsi, nul ne se souvient plus du gap, mais quand il réapparaît sur un graphe,
    chacun est bien assuré qu'au moment où il s'était produit, une situation anormale s'était manifestée qui doit être corrigée. La foi en la convention fait le reste : dans les marchés creux, les
    prophéties auto-réalisatrices concrétisent assez les croyances des opérateurs vissés à leurs consoles. Mais rien ne résiste aux coups de tabac boursiers, et moins que tout, la mémoire des
    traders,&nbsp;pleine de trous, ou de gaps, c'est égal.&nbsp;&nbsp;<br>
    <br>
    En fait, le Marché se contrefiche des gaps, se moque des mathématiques linéaires et n'obéit à aucune règle durable. Des gaps se forment tous les jours, à toutes les échelles de temps. Certains
    attendent parfois des années d'être recouverts, aussi bien que d'autres ne sont pas prêts de l'être.&nbsp;Tôt ou tard, qui sait !<br>
    &nbsp;</span>
  </div>
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    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
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    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966">(1)&nbsp;La Nature ne procède pas par sauts (Carl Von Linné)<br>
    <br></span>
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    <hr size="2">
  </div>
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    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
  </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span><span style=
  "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">&nbsp;: Chandeliers japonais - Non titré ni légendé,&nbsp;vrai graphe ou&nbsp;supercherie ?<br></span>&nbsp;<br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 Sep 2006 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3440428.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3440428-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Prophéties auto-réalisatrices]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3498362.html</link>        <description><![CDATA[<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le temps est loin o&ugrave; les chartistes tra&ccedil;aient laborieusement les graphiques de prix &agrave; la main, &agrave; l&rsquo;image des collaborateurs industrieux de <a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3924516.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">Charles Dow</font></a> qui confectionnaient </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">la <em>Customer's Afternoon Letter </em>sur des feuilles de papier de soie intercal&eacute;es de carbone <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>. Le presse-bouton est d&eacute;sormais la r&egrave;gle, qui achalande les ordinateurs de la plan&egrave;te connect&eacute;e de toutes sortes de graphes et autres indicateurs, s&rsquo;ajoutant et se retranchant dans l&rsquo;instant.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Il faut s&rsquo;imaginer ces milliers de traders, investisseurs, op&eacute;rateurs, parfois de simples curieux, qui observent les m&ecirc;mes trac&eacute;s, depuis les m&ecirc;mes &laquo;&nbsp;salles de march&eacute;&nbsp;&raquo; logicielles, nourris des m&ecirc;mes commentaires qui d&eacute;filent en boucle. Petit &agrave; petit, ces rengaines impr&egrave;gnent les esprits et les m&eacute;canisent. Ainsi, une minorit&eacute; agissante suffit-elle &agrave; ce qu&rsquo;un encha&icirc;nement purement fortuit, qui &eacute;baucherait un embryon de figure commence &agrave; &eacute;mettre des signaux pr&eacute;curseurs.&nbsp;Et de ce corpus vide, accidentel, &eacute;merge un point d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, bient&ocirc;t objet de d&eacute;bat que les analystes fondamentaux &eacute;claireront sous un jour savant tandis que les chartistes y verront une <em>&eacute;paule</em>-<em>t&ecirc;te-&eacute;paule,</em> un retournement de <em>momentum</em>. L&rsquo;&eacute;nergie s&rsquo;est maintenant transform&eacute;e en mati&egrave;re : la gr&acirc;ce peut alors op&eacute;rer.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Ainsi, de proche en proche, la d&eacute;viance appara&icirc;t, o&ugrave; l&rsquo;Analyse Technique, loin de demeurer cette approche de d&eacute;cryptage du march&eacute;, maintenant l&rsquo;alimente.&nbsp;Et sa contribution ne peut &ecirc;tre rel&eacute;gu&eacute;e aux r&eacute;serves, qui accapare l&rsquo;audience des traders et&nbsp;l&rsquo;estime de leurs &eacute;lites. Les concepts chartistes ne comptent pas pour rien dans la psychologie des intervenants, et le fait de leur attribuer une signification en dit&nbsp;plus long sur le fonctionnement de nos esprits que sur la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique qu&rsquo;ils pr&eacute;tendent anticiper. Quoi qu&rsquo;il en soit, les traders s&rsquo;expriment en symbiose. </span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">C</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">hacun sait que ses coreligionnaires n&rsquo;ignorent rien des r&eacute;sistances, des supports, des points pivot, des tendances, et place ses paris en cons&eacute;quence. Et pour le temps que le march&eacute; leur appartiendra, que l&rsquo;activit&eacute; sera atone ou&nbsp;la cible&nbsp;&eacute;troite, alors les r&eacute;sultats surviendront, qui justifient les m&eacute;thodes. La r&eacute;ussite de l&rsquo;Analyse Technique est toute enti&egrave;re d&eacute;crite l&agrave;&nbsp;: livr&eacute; aux seuls chartistes, expos&eacute; aux effets des m&eacute;thodes d&eacute;ploy&eacute;es de conserve, le march&eacute; ob&eacute;it. Peut-il faire autrement&nbsp;? </span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Cependant, da</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">ns la gen&egrave;se de ces comportements mim&eacute;tiques, la part de la manipulation ne doit pas &ecirc;tre n&eacute;glig&eacute;e. En effet, quand t</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">oute une communaut&eacute; r&eacute;agit au quart de tour aux m&ecirc;mes stimuli, le dessein de quelques-uns suffit &agrave; activer la m&eacute;canique idoine qui produira le r&eacute;sultat attendu. Ainsi, il est tout &agrave; fait fr&eacute;quent de voir de grands mouvements en fin de s&eacute;ance, selon l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que quelques malicieux, argent&eacute;s, auront &agrave; manipuler la moyenne mobile&nbsp;du cours de cl&ocirc;ture, indicateur majeur que tous les logiciels de la plan&egrave;te examinent. </span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Clairement, des mastodontes du fait boursier fondent leurs choix sur des proph&eacute;ties auto-r&eacute;alisatrices, qui parfois s'assimilent proprement &agrave; de la manipulation de cours. L&rsquo;opportunisme et la man&oelig;uvre accompagnent toujours les affaires d&rsquo;argent ... Puis le march&eacute; dicte sa loi, au m&eacute;pris de tous. Et la r&eacute;alit&eacute; reprend ses droits.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Peter Bernstein - </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Des Id&eacute;es Capitales</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"> </span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3429512.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Moyennes mobiles<br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3426765.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Retour &agrave; la moyenne</font></span></a><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span></a><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?symbole=1rPCAC&amp;id_message=349592165"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Aug 2006 00:47:46 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3498362.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3498362-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Retour à la moyenne]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3426765.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify"><font size="2"></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><br />Par une nuit d&rsquo;hiver de la Seconde Guerre Mondiale, lors d&rsquo;un &eacute;ni&egrave;me raid sur Moscou, un distingu&eacute; professeur de statistique se rend &agrave; l&rsquo;abri antia&eacute;rien o&ugrave; il n&rsquo;a jamais mis les pieds. <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> <em>Pourquoi cela tomberait-il sur moi</em> ?&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span> disait-il auparavant. Ses amis stup&eacute;faits lui demandent ce qui l&rsquo;a fait changer d&rsquo;avis. <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> <em>C&rsquo;est que</em>, r&eacute;pond-il, <em>il y a sept millions d&rsquo;habitants &agrave; Moscou, et un seul &eacute;l&eacute;phant. Hier soir, ils ont eu l&rsquo;&eacute;l&eacute;phant</em> <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span> <sup><strong><font color="#800000">1</font></strong></sup>.<br /><br />Voil&agrave; toute enti&egrave;re illustr&eacute;e l&rsquo;ambivalence des probabilit&eacute;s : les fr&eacute;quences pass&eacute;es se heurtent aux degr&eacute;s de croyance. D&egrave;s lors qu&rsquo;une connaissance totale de l&rsquo;avenir - voire du pass&eacute; - est impossible, que vaut l&rsquo;information dont nous disposons ? Qu&rsquo;est-ce qui compte le plus : les sept millions d&rsquo;&acirc;mes ou l&rsquo;&eacute;l&eacute;phant ? La Nature a &eacute;tabli des mod&egrave;les fond&eacute;s sur le retour des choses. Mais en partie seulement, et plus encore selon que l&rsquo;homme s&rsquo;en m&ecirc;le ou non.<br /><br />Il y a par exemple peu d&rsquo;occasions dans la vie o&ugrave; une grandeur peut cro&icirc;tre ou faiblir ind&eacute;finiment. En Bourse, c&rsquo;est m&ecirc;me avec constance qu&rsquo;on &eacute;voque ce juste retour des choses vers une normalit&eacute;, une moyenne, <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> <em>puisque les arbres ne grimpent pas jusqu&rsquo;au ciel</em> <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span>. Quelques personnages fameux, dont le contemporain Warren Buffett, ont fait fortune en investissant selon ce principe, achetant ce que les uns s&rsquo;empressaient de vendre, et vendant ce que les autres s&rsquo;empressaient d&rsquo;acheter <strong><sup><font color="#800000">2</font></sup></strong>. Les uns et les autres &eacute;tant d&rsquo;ailleurs souvent les m&ecirc;mes, au timing d&eacute;sastreux ...<br /><br />La r&eacute;gression &agrave; la moyenne est donc la r&egrave;gle num&eacute;ro un en Bourse. Mais les avatars sont nombreux et la pratique risqu&eacute;e : le moindre choc, la moindre information peut interrompre ce mouvement de retour vers la normalit&eacute;, cible elle-m&ecirc;me mouvante qui peut varier au cours du temps. Il &eacute;tait par exemple p&eacute;rilleux pour le pr&eacute;sident Hoover de parier sur la croissance dans les ann&eacute;es trente, sous pr&eacute;texte qu&rsquo;elle avait &eacute;t&eacute; toujours l&agrave;. Ainsi ceux qui achet&egrave;rent au lendemain du krach de 1929 firent-ils une mauvaise op&eacute;ration puisque les cours d&eacute;gringol&egrave;rent beaucoup plus bas encore : la moyenne avait chang&eacute; de place.<br /><br />Rien n&rsquo;est donc simple : car si la correction d&rsquo;un exc&egrave;s est toujours assur&eacute;e, rien n&rsquo;en pr&eacute;dit le terme ni n&rsquo;assure que la normalit&eacute; demeurera inchang&eacute;e. Que les investisseurs r&eacute;agissent trop fort &agrave; une nouvelle information, au d&eacute;triment des tendances, et le retour &agrave; la moyenne transforme les gains en pertes. Vice versa, bien s&ucirc;r. Ce qui incite &agrave; tenir bon sur la dur&eacute;e, sans se soucier de la volatilit&eacute; &agrave; court terme. Strat&eacute;gie Warren Buffett. Mais tout le monde n&rsquo;a pas n&eacute;cessairement le temps d&rsquo;attendre.<br /><br />Alors, jusqu&rsquo;&agrave; quel point compter sur le retour &agrave; la moyenne dans nos pr&eacute;visions ? Que faire d&rsquo;une notion aussi puissante dans certains cas qu&rsquo;inop&eacute;rante dans d&rsquo;autres ? Le retour &agrave; la moyenne, mobile ou non, est un simple outil, &agrave; manier avec retenue.<br /><br />Finalement, les similitudes avec des graphiques ant&eacute;rieurs, dont on suppute de m&ecirc;mes effets, n&rsquo;ont &agrave; mes yeux que peu de sens r&eacute;el et pratique. Car elles supposent que des ph&eacute;nom&egrave;nes permanents seraient &agrave; l&rsquo;oeuvre, qui reproduiraient nos modes de pens&eacute;e et de fonctionnement. Alors pourquoi nous trompons-nous si souvent ?<br /><br /><br /><hr /><font color="#339966" size="1"><br />(1) Cit&eacute; par Peter Bernstein&nbsp;- &laquo; Plus Forts que les Dieux &raquo;<br />(2) G&eacute;rard Sauvage&nbsp;- &laquo; Les March&eacute;s Financiers &raquo;</font><br /></font></p>
<p><hr /><br /><a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=349072090"><font color="#ff0000"><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff" size="1">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></font><br /></a><br /><br /></p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 21 Jul 2006 13:20:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3426765.html</guid>
                <category>Méthodologie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3426765-6.html</comments>                    </item>
  
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