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    <title><![CDATA[Boursonomics (Géopolitique)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763055.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Géopolitique&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Géopolitique)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Marc Aragon</copyright>            <category>Géopolitique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les champs gaziers de Sakhaline]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-5346357.html</link>        <description><![CDATA[<div>
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  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="282" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/p_trole__3_.jpg" height="299" class="GcheTexte"></span>Ce pays est
    immense, jusqu’au tréfonds, gonflé de richesses fossiles et minérales. A l'époque soviétique, la production d’hydrocarbures menait même le bal mondial - 12,5 millions de barils par jour en 1988 !
    Hélas, quand Boris Nikolaïevitch Eltsine vient au pouvoir, en 1992, la Russie est financièrement exsangue. La Fédération n’a plus un sou vaillant : la crise économique, la transition
    postcommuniste, mille douleurs l’ont minée. Le maître du Kremlin s’affaire : incapable d'enrayer la chute de la production de brut <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">1</span></sup></strong>, encore moins de lancer de nouveaux forages, il propose des partenariats à des groupes étrangers : trois contrats pétrogaziers sont signés en 1994/1995,
    pour l’île de Sakhaline et la région d’Arkhangelsk. En parallèle, Eltsine privatise, au profit de quelques oligarques : Roman Abramovitch et Boris Berezovski captent 49% de Sibneft pour 100
    millions de dollars, Mikhaïl Khodorkovski, 45% de</span> <span style="font-size: 10pt;"><a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3636176.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Ioukos</span></span><em>La steppe est balayée d’un vent de sable glacial ; des orages de poussière se lèvent parfois, qui charrient
    de fines particules rouges d’une mine d’uranium toute proche, à ciel ouvert, abandonnée en l'état depuis dix ans. Partout alentour, un désert lunaire, rongé par la radioactivité et le froid
    extrême …</em></a></span> <span style="font-size: 10pt;">pour 159 millions ! En juillet 1996, Boris Nikolaïevitch est réélu grâce au zèle médiatico-financier de ces <em>nouveaux russes</em>
    <span style="color: #800000;"><strong><sup>2</sup></strong></span>. Mais l'heure des mécomptes va sonner. A l'été 1998, après huit ans d'une politique économique brouillonne, l'impensable se
    produit : le 17 août,&nbsp;la Russie se déclare en faillite. Une puissance nucléaire est au tapis.</span>&nbsp;
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    <span style="font-size: 10pt;">L’île de Sakhaline, au bout des terres russes, regorge d’or bleu&nbsp;: 1100 milliards de m<sup>3</sup> de gaz dorment ici, en mer d’Okhotsk, jouxtant 375 millions
    de tonnes de pétrole. On cadastre les gisements : le 22 juin 1994, le premier contrat de partage de production, dit <em>Sakhaline-2</em>, est signé avec Sakhalin Energy, un consortium liant
    l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell (55%) et les&nbsp;japonais Mitsui (25%) et Mitsubishi Corporation (20%). Coût du projet&nbsp;: 10 milliards de dollars, à la charge des seuls attributaires,
    qui, selon le <em>Production Share Agreement</em>, se paieront sur la bête jusqu’au remboursement de leurs investissements, avant de partager les dividendes avec l'Etat. C'est un chantier
    pharaonique, qui exige la construction d’une usine de liquéfaction du gaz, d’un gazoduc et d’un oléoduc de 800 kilomètres chacun, entre autres équipements taillés pour exploiter 633 milliards de
    m<sup>3</sup> de gaz et 126 millions de tonnes de pétrole ! <em>Sakhaline-1</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong>, d’un gabarit comparable, sera paraphé le 30
    juin 1995, mais son tour de table est mieux accommodé, qui intègre le pétrolier local Rosneft, farouche opposant du&nbsp;géant Gazprom&nbsp;; enfin, le 22 décembre 1995, Total héritera le
    gisement pétrogazier de <em>Khariaga</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong><em>.&nbsp;</em>Mais ce n'est qu'en 1996 que la loi sur le partage de production
    légitimera ces ukases eltsiniens. Un problème subsiste cependant, qu'on avait négligé lors de la grande braderie : <em>Sakhaline-2&nbsp;</em>n'associe aucune compagnie russe.</span>
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    <span style="font-size: 10pt;">Mi-juillet 2005, l’affaire dérape : après avoir annoncé une augmentation des coûts de construction de 10 à 12 milliards de dollars, Shell révise à nouveau
    l’enveloppe du projet à la hausse : enchérissement des prix de l’acier, inflation générale et risque de change sont à l’exposé des motifs. Cette fois, l’addition est salée : <em>Sakhaline-2</em>
    pourrait coûter près de 20 milliards de dollars d’ici à 2014 ! De surcroît, les premières livraisons de gaz seraient retardées de&nbsp;six mois, pour démarrer à l’été 2008
    <strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong>. Ce doublement des coûts crispe l’Etat russe, qui voit s’éloigner l’échéance de versement de ses premiers dividendes, prévus
    pour juin 2005 <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong> dans l‘accord de 1994 ! L'occasion était trop belle de renouer avec d'anciennes coutumes, d'autant qu'il y avait
    beau temps que Gazprom, goliath pétrogazier, troisième <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">capitalisation boursière</span></span><em>Le 20 juillet, Yahoo, portail Internet de renommée mondiale, publia des résultats qui déçurent ; la sanction suivit : le cours perdit
    près de 19% en séance. La capitalisation boursière de la société fut amputée de 9 milliards de dollars ! On vit pire : Gazprom, le géant russe des énergies fossiles, perdit 35 milliards de
    dollars de valeur entre le 7 et le 16 mai, après que celle-ci eut doublée l'année précédente, projetant le gazier à la troisième place mondiale …</em></a> de la planète, dauphin d’ExxonMobil,
    <em><span style="font-style: normal;">convoitait</span></em> <em>Sakhaline-2</em><em><span style="FONT-STYLE: normal">. E</span></em>xclu des <em>Production Share Agreement</em> <em><span style=
    "font-style: normal;">(PSA) d’Eltsine, Gazprom croyait avoir touché au but, qui&nbsp;avait signé quelques jours auparavant avec S</span></em>hell un protocole d’accord prévoyant son entrée dans
    <em>Sakhaline-2</em> à hauteur de 25 %, en contrepartie d'une participation de 50 % dans le champ gazier arctique de <em>Zapolyarnoye</em> <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">7</span></sup></strong>. Brutalement les conditions de ce <span style="color: #222222;">«</span> traité de paix <em><span style="color: #222222;">»</span></em> avaient changé,
    et l’anglo-néerlandais en était responsable. On ne brave pas impunément l’Etat russe, ni davantage Gazprom. Ce sont les mêmes.</span>
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    <span style="font-size: 10pt;">Alors, l’écologie devint la grande affaire. On convoqua le ban et l’arrière-ban, à commencer par les chaînes de télévision publiques qui montrèrent des méduses
    échouées,</span> <span style="font-size: 10pt;">force quantité de crabes, de trépangs, de mollusques, d'oursins, de poissons et d'autres animaux marins</span> <span style=
    "font-size: 10pt;">rejetés sur la côte</span> <span style="font-size: 10pt;">du golfe d'Aniva. On fit cas des baleines grises</span> <span style="font-size: 10pt;">occidentales s’alimentant
    durant l’été dans la zone, une espèce menacée d’extinction réduite à une centaine de sujets. Bien sûr, la construction des pipelines sur 800 kilomètres montra la saignée dans les forêts de
    conifères, coupant</span> <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">plus de mille cours d'eau qui regorgeaient de poissons crevés. Sans oublier les frayères naturelles touchées, notamment
    celles du saumon rose, qui fait vivre 40.000 personnes sur l’île</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">8</span></sup></strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #000000;">. Enfin, on donna</span> <span style="font-size: 10pt;">abondamment la parole à des organisations écologistes locales que l’on avait tout aussi abondamment
    ignorées pendant des années. Bref, on mit le paquet. Un certain Oleg Mitvol, vice-directeur du <em>Rosprirodnadzor</em></span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">9</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt;">, fut le héraut de cette offensive, qui multiplia les déclarations outragées. Et quand en novembre 2006,
    il évalua les dégâts du projet <em>Sakhaline-2</em> à quelque 10 milliards de dollars</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">10</span></sup></strong><span style=
    "font-size: 10pt;">, Shell rendit les armes. Nul n’avait envisagé qu'un chantier si considérable pût avoir des conséquences environnementales. Subitement, la Russie venait d’en prendre
    conscience, après les décennies du carnage écologique que l'on sait.</span>
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    <span style="font-size: 10pt; color: #222222;">Le 20 septembre 2006, l'ambassadeur de Russie au Japon, Alexandre Loussioukov, déclarait que <em>Sakhaline-2</em> serait vite&nbsp;en ordre de
    bataille si un groupe public menait le projet</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">11</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #222222;">. On
    entendit mieux que bien ce qu’on lui avait soufflé : le 21 décembre, le géant gazopétrolier Gazprom&nbsp;faisait main basse sur Sakhalin Energy en se faisant&nbsp;discounter 50% des actions plus
    une, au prix de 7,45 milliards de dollars. Un prix d’ami</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">12</span></sup></strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #222222;">. Royal Dutch Shell, Mitsui et Mitsubishi, auront&nbsp;rabattu leurs prétentions de moitié … « <em>Je veux remercier les parties prenantes pour la flexibilité
    dont elles ont fait preuve » <span style="font-style: normal;">résumera</span></em> Vladimir Poutine, impénétrable : on ne saurait dire avec moins de cynisme ! Ainsi la kremlinisation de
    l'économie russe,&nbsp;notamment son secteur pétrolier, avance-t-elle au pas cadencé : après l'expropriation de Ioukos à coup de châtiments fiscaux et sa vente rocambolesque aux enchères au
    groupe public Rosneft, après le rachat de Sibneft à Roman Abramovitch, prudemment exilé outre-manche, voici <em>Sakhaline-2</em> dans le giron de Gazprom, la « Saint-pétersbourgeoise ». La boucle
    est presque bouclée&nbsp;: qu'adviendra-t-il de <em>Sakhaline-</em>1 (ExxonMobil) et <em>Khariaga</em> (Total), mieux protégés dit-on des dommages écologiques par la présence de capitaux russes ?
    C'est à voir. Pour <em>Sakhaline-2</em>, le rideau est tombé ; on n'entendra plus la dialectique indignée du bon soldat Oleg Mitvol : sa mission est terminée.</span>
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    <span style="font-size: 10pt;">Bye bye Boris Nikolaïevitch : l’Histoire se souviendra de vous, debout sur un char devant la Maison-Blanche de Russie, incarnation moderne de « La liberté guidant
    le peuple ». Un temps nouveau est maintenant venu, qui ne pouvait être sans que vous fussiez. Place à la realpolitik : l'heure est à <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3937553.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">la reconquête</span></span><em>A 38 ans, l'oligarque Oleg Deripaska
    contrôle déjà Russian Aluminium, le troisième producteur mondial d’aluminium derrière Alcoa et Alcan. Son ambition est plus grande encore, qui vise à absorber son dauphin local, Sual, sixième
    mondial. Cette union, convenue début août, fera alors émerger le premier producteur mondial d’aluminium primaire, et le troisième extracteur de bauxite …</em></a>.</span>&nbsp;
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    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;">(1) La production tombera à 6,16 millions de barils par jour en 1998 ;<br>
    (2) Les&nbsp;«&nbsp;Prêts contre actions » ne donnaient le&nbsp;contrôle des privatisées qu'après l'élection de 1996<br>
    (3) Exxon Neftegaz (30%), ONGC (20%) -Inde, Rosneft (20%), SODECO (30%) - Japon<br>
    (4) Total (50%), Norsk Hydro (40%), Compagnie pétrolière de Nenetsk (10%)<br>
    (5) Les Echos, le 15/07/2005<br>
    (6) Le Courrier de Russie – Juillet-Août 2006<br>
    (7) Les Echos, le 18/07/2005<br>
    (8) Ria Novosti, le 06/10/2006<br>
    (9) Organisme national russe de la protection de l’environnement<br>
    (10) Libération, le 13/12/2006<br>
    (11) Reuters , le 21/09/2006<br>
    (12) AFP, le 22/12/2006 – Le Crédit Suisse a estimé le prix du marché à 11 milliards de dollars<br>
    <br></span>
  </div>
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    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><br></span></span>
    <hr size="2">
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    <span style="font-size: 7.5pt; background: white; color: #ff0000;"><span style="color: #ff6600;"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> :
    champ pétrolier et derricks</span></span></span>
  </div>
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    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Jan 2007 20:46:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-5346357.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-5346357-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le ballet nucléaire nord-coréen]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-4091542.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img class="GcheTexte" height="299" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/pflaster-web.jpg" width="268" /></span>La balafre court sur 250 kilom&egrave;tres, d&rsquo;est en ouest &agrave; travers la p&eacute;ninsule&nbsp;; d&eacute;fenses antichars, batteries camoufl&eacute;es,&nbsp;sentinelles pr&ecirc;tes &agrave; tirer,&nbsp;et barbel&eacute;s sur lesquels s&rsquo;agrippent d&rsquo;effrayants panneaux aux t&ecirc;tes de mort signalant les champs de mine &agrave; l&rsquo;entour : pr&egrave;s de la zone d&eacute;militaris&eacute;e (DMZ) qui s&eacute;pare les deux Cor&eacute;e, rien n&rsquo;a vraiment chang&eacute; depuis l&rsquo;armistice de 1953. Dans ce corridor de quatre kilom&egrave;tres de large, les deux camps s&rsquo;observent ; ici, le temps s&rsquo;est fig&eacute;. A peine 60 kilom&egrave;tres au nord, les orgues de Staline de Pyongyang visent S&eacute;oul. Une arm&eacute;e d&rsquo;un million de soldats dont 70% mass&eacute;s aux abords de la DMZ, demeure l&rsquo;arme au pied,&nbsp;nantie de dix mille pi&egrave;ces d&rsquo;artillerie et lance-missiles dirig&eacute;s sur la capitale adverse o&ugrave; se presse 40% de la population sud-cor&eacute;enne ...</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Selon les estimations am&eacute;ricaines, un conflit fraternel pourrait faire plus d&rsquo;un million de morts dans les premi&egrave;res semaines <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>. La puissance nucl&eacute;aire ne ferait pas mieux. Sinistre constat&nbsp;! Aux pays des matins calmes, la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; se porte crisp&eacute;e.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">D&egrave;s 1991, </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">l&rsquo;administration am&eacute;ricaine s&rsquo;inqui&eacute;ta des activit&eacute;s du complexe de Yongbyon, et de son r&eacute;acteur &agrave; graphite. Le trait&eacute; de non-prolif&eacute;ration (TNP), qui autorise l&rsquo;atome civil, accorde des droits d&rsquo;autod&eacute;fense aux pays non d&eacute;tenteurs d&rsquo;armes nucl&eacute;aires qui seraient sous la menace de ce type d&rsquo;armement. Pr&eacute;cis&eacute;ment, les Etats-Unis en poss&eacute;daient en Cor&eacute;e du Sud, qu&rsquo;ils retir&egrave;rent &agrave; l&rsquo;initiative de Georges&nbsp;Bush senior au soir de son mandat. D&egrave;s janvier 1992, Bill&nbsp;Clinton cessa cette diplomatie, axant toute son action vers l&rsquo;&eacute;conomie, sans un oeil pour Pyongyang. Six semaines plus tard, Kim Il-Sung intrigua, et annon&ccedil;a son retrait du TNP au motif que les inspecteurs de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;&eacute;nergie atomique (AIEA) &eacute;taient aux ordres de la CIA. La crise ainsi d&eacute;clench&eacute;e, envenim&eacute;e par une formidable propagande allait durer dix-huit mois et s&rsquo;aggraver dramatiquement quand, en mai 1994, la Cor&eacute;e du Nord d&eacute;chargea du r&eacute;acteur de Yongbyon 8&nbsp;000 barres de combustible irradi&eacute; contenant assez de plutonium pour fabriquer cinq ou six bombes atomiques <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>. Fin juin, Bill Clinton s&rsquo;appr&ecirc;tait &agrave; frapper en Cor&eacute;e du Nord. L&rsquo;ancien pr&eacute;sident Carter s&rsquo;envola pour Pyongyang, o&ugrave; il obtint de Kim Il-Sung l&rsquo;engagement d&rsquo;un gel total du complexe de Yongbyon. On l&rsquo;avait &eacute;chapp&eacute; belle. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">La diplomatie prit alors la main, et l&rsquo;on joua au chat et &agrave; la souris jusqu&rsquo;en 2002&nbsp;: les services de renseignement am&eacute;ricains, qui d&eacute;tenaient la preuve que la Cor&eacute;e du Nord avait commenc&eacute; en 1998 &agrave; importer des technologies concernant un nouveau programme nucl&eacute;aire d&rsquo;enrichissement de l&rsquo;uranium, crev&egrave;rent l&rsquo;abc&egrave;s. Le nouveau ma&icirc;tre de Washington tra&ccedil;a l&rsquo;Axe du Mal&nbsp;; les nord-cor&eacute;ens en &eacute;taient, qui admirent qu&rsquo;ils auraient conclu avec Islamabad un accord pr&eacute;voyant le transfert de missiles nord-cor&eacute;ens au Pakistan contre de la technologie pakistanaise d&rsquo;enrichissement de l&rsquo;uranium. De quoi fabriquer une ou deux tr&egrave;s grosses bombes atomiques par an, sur le mod&egrave;le de celles du Pakistan <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>. L&rsquo;accord-cadre de 1994 sur le gel du r&eacute;acteur de Yongbyon &eacute;tait nul et non avenu. Selon la m&eacute;thode de son p&egrave;re, Kim Jong-Il expulsa fin 2002, les inspecteurs de l&rsquo;AIEA, d&eacute;non&ccedil;ant comme lui des instruments de Washington, et commen&ccedil;a ensuite &agrave; charger de nouvelles barres de combustible &agrave; Yongbyon. Le 10 janvier 2003, elle annon&ccedil;ait qu&rsquo;elle se retirait du TNP et que toute sanction prise &agrave; son encontre par le Conseil de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;ONU serait consid&eacute;r&eacute;e comme une <em>&laquo;&nbsp;d&eacute;claration de guerre&nbsp;&raquo;</em>. Depuis, on se menace.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, les missiles nord-cor&eacute;ens ont fait pschitt &hellip; ce qui &eacute;videmment ne signifie pas que les prochains ne feront pas boum ! Souvenons-nous des Scud Irakiens de la premi&egrave;re guerre du Golfe qui nous promettaient l'apocalypse et dont nul ne se souvient plus, &agrave; br&ucirc;le-pourpoint, s'ils ont fait le moindre bless&eacute;. Comme d'habitude, quelques dictateurs font monter la mayonnaise pour exister sur la sc&egrave;ne internationale. Dans ce chantage &agrave; la terreur, la Cor&eacute;e du Nord refait r&eacute;guli&egrave;rement surface. En dernier lieu, au mois de juillet, Pyongyang avait tir&eacute; une salve de missiles qui avait inqui&eacute;t&eacute;&nbsp;; Shinzo Abe, alors simple porte-parole du gouvernement japonais, aujourd&rsquo;hui premier ministre, avait &eacute;voqu&eacute; la possibilit&eacute; pour le Japon de recourir &agrave; une frappe pr&eacute;ventive contre son voisin nord-cor&eacute;en &ndash; pr&eacute;cisant peu apr&egrave;s que Tokyo n&rsquo;en avait pas l&rsquo;intention <font color="#800000"><sup><strong>4</strong></sup></font>. En r&eacute;alit&eacute;, Pyongyang recherche la manne internationale, sans autres moyens de l&rsquo;attirer sur son sol que par l'&eacute;pouvante que ses dirigeants font r&eacute;gner en surfant sur les oppositions des grandes puissances (Chine et Russie d'un c&ocirc;t&eacute;, le reste de l'autre). Souvenons-nous que Bill </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Clinton tenta, apr&egrave;s l&rsquo;accord de 1994, de parvenir &agrave; un accord global en offrant une aide &eacute;conomique contre le gel du programme nucl&eacute;aire</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">. C&rsquo;est le c&oelig;ur du probl&egrave;me. &nbsp;</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La Cor&eacute;e du Nord recherche de l'argent pour nourrir - un peu - son peuple affam&eacute; par un stalinisme plus stalinien que le stalinisme pens&eacute; par Staline lui-m&ecirc;me, ce qui est peu dire ! Mais qui peut bien en vouloir &agrave; la Cor&eacute;e du Nord ? Qui peut bien menacer des int&eacute;r&ecirc;ts quelconques de la Cor&eacute;e du Nord qui pr&eacute;cis&eacute;ment n'en a aucun ? Personne bien s&ucirc;r ! Les oligarques n&eacute;potiques de Pyongyang ont donc le jeu facile : gesticuler, menacer la paix mondiale pour survivre et grappiller les capitaux qui entretiendront ce syst&egrave;me pr&eacute;humain. Mi-juillet, des inondations monstres auraient fait 10000 morts, navr&eacute; une part importante des r&eacute;coltes <font color="#800000"><sup><strong>5</strong></sup></font>&nbsp;&hellip; Pendant ce temps, on parade et on agite les drapeaux dans des d&eacute;fil&eacute;s ubuesques multicolores. L&rsquo;affaire peut durer un certain temps : mais qui a vu l'impensable effondrement de l'Union Sovi&eacute;tique ne doutera pas de l'implosion programm&eacute;e de la Cor&eacute;e du Nord. Car, in&eacute;luctablement, viendra le temps, o&ugrave; le syst&egrave;me s'autod&eacute;truira, asphyxi&eacute; par ses propres s&eacute;cr&eacute;tions Et le monde sera alors pris de naus&eacute;e ...</span></div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div align="justify"><br /><br /><br /><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Le Monde, le 07/02/2003<br />(2) Le Monde Diplomatique, F&eacute;vrier 2003</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(3) Cyberscopie, Juillet 2004<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) Le Monde, le 14/07/2006<br />(5) La D&eacute;p&ecirc;che du Midi, le 03/08/2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Oct 2006 02:38:10 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-4091542.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-4091542-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'ogre russe à la conquête de l'Ouest]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3937553.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <span style="font-size: 6pt">&nbsp;</span>
  </div>
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    &nbsp;
  </div>
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    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><img class="GcheTexte" height="300" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/catherine_de_russie.jpg" width="211"></span>A 38
    ans,&nbsp;l'oligarque Oleg Deripaska contrôle&nbsp;déjà Russian Aluminium,&nbsp;le troisième producteur mondial d’aluminium derrière&nbsp;Alcoa et Alcan. Son ambition est plus&nbsp;grande encore,
    qui vise à&nbsp;absorber son dauphin local, Sual,&nbsp;sixième mondial. Cette union, convenue début août, fera alors émerger le premier producteur mondial d’aluminium primaire, et le troisième
    extracteur de bauxite. L’opération est estimée aux environs de 30 milliards de dollars, et son dénouement, proche, a reçu l'aval de Vladimir Poutine, maître du Kremlin et du jeu économique de la
    Fédération <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font> : une chance sûrement pour Oleg Deripaska, ancien proche de Boris Eltsine, qui&nbsp;fonda RusAl avec un autre oligarque,
    Roman Abramovitch, actuel patron du club de football de Chelsea et précédent propriétaire du pétrolier Sibneft, cédé depuis à Gazprom. La kremlinisation de l'économie russe&nbsp;est en cours. Et
    Gazprom, son bras armé.&nbsp;</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Les manoeuvres pétrogazières sont intenses, qui visent à défaire la grande braderie de la période Eltsine. Et tous les moyens semblent permis.&nbsp;On rappellera que
    Sibneft et <a href="http://marc-aragon.over-blog.net/archive-08-26-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">Ioukos</font></a>, ex-géant russe du pétrole, liquidé, avait failli
    fusionner, avant que Mikhaïl Khodorkovski, un autre oligarque proche d’Eltsine,&nbsp; ne soit défait de sa compagnie manu militari, expédié vers un repentir sibérien «&nbsp;bien mérité&nbsp;».
    Ainsi, tous les oligarques de la période Eltsine qui captèrent les ressources locales, parfois sans vergogne, n’auront pas tous conquis son successeur&nbsp;: les uns libres, à l’Ouest, les autres
    moins, à l’Est. Oleg Deripaska est toujours en cour, adoubé&nbsp;semble-t-il sur le dossier aluminium,&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt">une pièce parmi d'autres du grand capitalisme
    d’Etat que Vladimir Poutine appelle de ses vœux et façonne avec conviction. Ce grand dessein consiste d’abord à remettre la main sur les immenses richesses fossiles et minérales du sous-sol russe
    que l'administration d’Eltsine avait littéralement soldées ; puis à rappeler le ban et l’arrière-ban des entreprises de la Fédération, conviées à convoler ensemble afin de constituer des
    mastodontes, futurs champions mondiaux de l’énergie, de la sidérurgie, de l’aluminium, mais aussi de l’aéronautique et de la pharmacie.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Et à tout seigneur, tout honneur&nbsp;: voici Gazprom, le fleuron, qui a dépossédé Microsoft de sa troisième place à la <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">capitalisation boursière</font></a> mondiale. Le géant, à l’actionnariat proprement nébuleux mais à
    la direction bien cadenassée – Dimitri Medvedev, 41 ans, président du conseil d’administration de Gazprom, vice-premier ministre, héritier possible de Poutine, originaire de Saint-Petersbourg
    comme lui -, contrôle notamment 16% des réserves gazières mondiales et produit annuellement 21% du gaz naturel de la planète. Gazprom encore, groupe pétrolier qui produit plus d’un million de
    barils par jour, par sa filiale Gazprom Neft qui a repris 75% de Sibneft et qui se verra gratifiée d’une part de Ioukos. Gazprom toujours, dans l’électricité, donc le nucléaire, qui détient 100%
    d’Atomstroyexport, qui investira 60 milliards de dollars dans la mise en chantier de 40 centrales nucléaires sur 25 ans <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Voici aussi, Rosneft, la pétrolière, <span style="color: #222222">assise&nbsp;sur la dépouille de Ioukos,&nbsp;qui fut récemment</span> introduite à la Bourse de
    Londres avec moult pérégrinations, non sans que&nbsp;<span style="color: #222222">le Kremlin eût&nbsp;mobilisé plusieurs compagnies de premier plan intéressées par le pétrole russe, en leur
    faisant comprendre qu'acheter du Rosneft serait un <em>«geste important»&nbsp;</em>pour leur avenir en Russie (BP, Petronas, CNPC) <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>,
    Rosneft donc, dirigée par Igor Setchine, chef adjoint de l’administration présidentielle russe, héritier possible de Poutine, originaire de … Saint-Petersbourg. Les grandes manœuvres ne sont pas
    achevées&nbsp;dans la reprise en main de l’or noir&nbsp;: dernièrement, Shell s’est vu retiré le droit de développer son projet <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5346357.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">Sakhaline 2</font></a>, ExxonMobil, est menacé sur son projet Sakhaline 1, et Total tremble sur la
    suspension possible de son contrat sur le gisement de Khariaga. TNK-BP, bras armé du britannique BP en Russie craint également de se voir retirer son autorisation d’exploiter le champ gazier de
    Konytka.&nbsp;Environnement et calendrier sont les raisons invoquées, qui ne trompent personne sur les motivations réelles des dirigeants russes. Fin du premier acte.&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Car le temps est maintenant venu pour l’ambitieuse Russie, qui dispose d’abondants capitaux, de partir à la conquête de l’Ouest. Le premier au feu fut Severstal,
    géant russe de l’acier, dirigé par l'oligarque, Alexeï Mordachov, 40 ans, qui ne se le fit pas redire&nbsp;lorsque Guy Dollé le requit pour extraire Arcelor des griffes de Mittal. Cavalier blanc,
    mais pas cavalier seul, n’en doutons pas, car Mordachov fût devenu le principal actionnaire du numéro un mondial de l’acier en cas de succès&nbsp;! Raté ! Le géant de l’aluminium en gestation –
    RusAl/Sual -, offrira une première revanche, en acquérant l’italien Eurallumina <font color="#800000"><sup><strong>4</strong></sup></font>. On vit aussi la deuxième compagnie aurifère russe
    Polymetal, convier le conglomérat AngloGold dans une «&nbsp;sorte&nbsp;» de partenariat. Bien sûr, Gazprom, dont la liste des acquisitions et&nbsp;des coopérations est longue comme un jour sans
    pain, avec Suez ou GDF en point de mire si la fusion&nbsp;échouait. Mais le fait le plus marquant est l’entrée de la banque publique Vnechtorgbank au capital d'EADS, à hauteur de 5%, en vue d’une
    alliance avec le futur holding d’Etat OAK, qui regroupera les fleurons de l’aéronautique russe&nbsp;: en jeu, une grosse commande d’Aeroflot. <span style="color: #222222">L'affaire est entre les
    mains des politiques, au plus haut niveau.</span></span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Périodiquement, l'establishment politico-économique&nbsp;russe s’émeut de ce que son pays et ses entreprises ne soient pas perçus comme des partenaires respectés,
    fiables et dignes de confiance. Mais que penser de l’agonie téléguidée de Ioukos, qui illustra avec acuité tout ce que le mélange des mœurs&nbsp;affairistes et la confusion des genres entre la
    sphère de l’économie privée et le plus haut niveau politique pouvait générer d’arbitraire, d’incertain, d’improbable&nbsp;? Sur un autre plan, comment ne pas percevoir dans la détermination des
    dirigeants à évincer les investisseurs étrangers de secteurs stratégiques de son économie, notamment pétroliers, l’avance masquée vers des relations économiques parfaitement asymétriques&nbsp;?
    Pour l’heure, la&nbsp;Russie a été recalée à&nbsp; l’OMC :&nbsp;les démocraties européennes auraient intérêt à promouvoir elles aussi de véritables champions, à la gouvernance mieux charpentée
    que celle d’EADS, pour mieux défendre leurs propres intérêts.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Car en face, le capitalisme russe, étatique et post-communiste, n’en a pas encore fini avec les coutumes de la défunte URSS. Le népotisme et les clans
    s’affairent&nbsp;: récemment, le directeur du FSB (ex-KGB) a fait bombarder son fils de 25 ans au poste de conseiller d’Igor Setchine, PDG de Rosneft. Le premier ministre russe a placé son fils
    cadet de 23 ans à un poste clé au ministère des Affaires Etrangères, tandis que son aîné fait déjà partie des dirigeants de Vnechtorgbank. Et le gouverneur de Saint-Petersbourg a expédié son fils
    au poste de senior-vice-président de la même banque. Enfin, le ministre de la Défense, Sergueï Ivanov, ami du président Poutine, et son possible successeur, a décroché pour son fils de 28 ans le
    poste de vice-président de GazpromBank, troisième banque du pays <font color="#800000"><sup><strong>5</strong></sup></font>.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Histoire de bien bétonner le capitalisme d’Etat russe. Ayez confiance …<br>
    <br>
    <br></span>
    <hr align="center" width="100%" size="2">
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><font color="#339966"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">(1) Les Echos, le 22/08/2006<br>
    (2) Investir, le 09/09/2006</span></font></font><span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1"><br>
    (3) Libération, le 14/07/2006<br>
    (4) Le Monde, le 01/09/2006<span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1"><br>
    (5) La Tribune, le 22/09/2006<br></font></span><br></font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <hr align="center" width="100%" size="2">
  </div>
  <div align="justify">
    <div style="background: #f8fcff">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="background: #f8fcff">
      <u><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><font color="#FF0000">Illustration</font></span></u> <span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red">:&nbsp;Catherine II de Russie (1729-1796) chevauchant&nbsp;</span>&nbsp;
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 23 Sep 2006 17:38:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3937553.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3937553-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pétrolifération nucléaire à l'iranienne]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3790262.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Comme tous les nids d'aigle, celui-ci&nbsp;suscite la pol&eacute;mique&nbsp;: calons-nous&nbsp;pourtant, cinq minutes, pas plus, dans le fauteuil du ma&icirc;tre perse, Mahmoud Ahmadinejad, et scrutons &agrave; l'entour. </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">A l'ouest, l'Irak, &agrave; l'est, l'Afghanistan&nbsp;: la premi&egrave;re puissance du monde, les Etats-Unis, campe l&agrave;, et ne cache pas son d&eacute;sir de voir tomber le r&eacute;gime de T&eacute;h&eacute;ran. Au sud-est, un g&eacute;n&eacute;ral pakistanais, Pervez Musharraf, pr&eacute;side&nbsp;un r&eacute;gime aux desseins incertains, arme nucl&eacute;aire en main, comme son voisin, l'Inde, avec qui il se chamaille parfois.&nbsp;Un peu plus loin mais &agrave; port&eacute;e de missile, voici Isra&euml;l dont l'armement atomique et l'hostilit&eacute; &agrave; la R&eacute;publique islamique (pay&eacute;e de retour) sont notoires. Sans oublier la Russie, deuxi&egrave;me puissance nucl&eacute;aire&nbsp;mondiale, ni la Chine qui jouxte le Pakistan qui jouxte l'Iran ... Bien s&ucirc;r, tous les voisins permanents ou &laquo;&nbsp;provisoires&nbsp;&raquo; de l'Iran ne sont pas ses ennemis <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>. En tout cas, aujourd'hui. Mais gouverner, n'est-ce pas pr&eacute;voir&nbsp;? Si le shah Pahlavi r&eacute;gnait &agrave; T&eacute;h&eacute;ran, il est probable qu'en vertu du principe de pr&eacute;caution, sans m&ecirc;me parler du rang occup&eacute; par sa nation, il &eacute;quiperait le pays de l'arme de dissuasion. Nul n'y trouverait &agrave; redire. Charles de Gaulle n'agirait pas autrement, qui fut tr&egrave;s sourcilleux sur les questions de s&eacute;curit&eacute; et de souverainet&eacute;. N'en d&eacute;plaise aux puissants d'Am&eacute;rique. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Certes l'Iran a sign&eacute; le trait&eacute; de non-prolif&eacute;ration (TNP) qui lui interdit de passer du nucl&eacute;aire civil au militaire. Mais ce garde-fou juridique n'est qu'une convention internationale de papier et une pi&egrave;tre garantie. D'abord, Isra&euml;l, le Pakistan et l'Inde, trois Etats proches, ont purement et simplement refus&eacute; de le signer et se sont dot&eacute;s de l'arme nucl&eacute;aire, sans subir une opprobre excessive. Surtout, la <a href="http://www.marc-aragon.net/archive-10-08-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">Cor&eacute;e du Nord</font></a>, signataire du TNP, l'a clandestinement viol&eacute; <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>. Apr&egrave;s l'avoir quitt&eacute;, elle s'arc-boute sur son programme nucl&eacute;aire, agite r&eacute;guli&egrave;rement le chiffon rouge (!) en s'essayant au tir, mais n&eacute;gocie avec Washington alors m&ecirc;me qu'elle figure sur l'axe du mal. Enfin, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine, dont l'armement nucl&eacute;aire pr&eacute;c&eacute;da la signature du Trait&eacute; en 1968, rechignent &agrave; liquider leurs propres bombes, et poussent leurs chercheurs &agrave; en concevoir de nouvelles. En mati&egrave;re nucl&eacute;aire le mauvais exemple vient de partout, Tel Aviv ou New Dehli. Mais l'hypocrisie vient d'en haut&nbsp;: cinq pays, quelques-uns moins d&eacute;mocratiques que d'autres,&nbsp;depuis leur si&egrave;ge permanent au Conseil de S&eacute;curit&eacute;, y&nbsp;sont cens&eacute;s promouvoir la paix. Mais ne se d&eacute;partissent pas&nbsp;de leur arsenal. Sait-on jamais ...</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Or donc, conform&eacute;ment au trait&eacute; de non-prolif&eacute;ration qu'il a sign&eacute;, l'Iran a renonc&eacute; au nucl&eacute;aire militaire, mais non au nucl&eacute;aire civil auquel le m&ecirc;me trait&eacute; l'autorise. Cependant, les technologies et le savoir-faire n&eacute;cessaires pour y parvenir de fa&ccedil;on autonome et rapidement lui manquent : seuls des transferts de comp&eacute;tences et des coop&eacute;rations industrielles massifs permettront d'avancer sur ce dossier. Les grandes puissances ont donc&nbsp;en&nbsp;main une puissante alternative&nbsp;aux simples repr&eacute;sailles militaires&nbsp;: elles peuvent assortir la fourniture de ces technologies &agrave; l'obligation de soumettre tous les sites iraniens aux inspections de l'AIEA. La Russie, principal fournisseur de l'Iran, acceptera-t-elle de jouer ce jeu, au risque de perdre&nbsp;son juteux march&eacute; d'armes conventionnelles&nbsp;avec T&eacute;h&eacute;ran&nbsp;? Les caciques locaux marcheront-ils&nbsp;? Quelques Etats opportunistes, ne se montreront-ils pas empress&eacute;s &agrave; contourner les &eacute;ventuels embargos, comme on le vit nagu&egrave;re avec ces&nbsp;trafics organis&eacute;s par le Pakistan <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>&nbsp;? Le meilleur fer au feu ne serait-il pas ailleurs ? </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">C'est sans doute de l'opinion publique iranienne que viendra le salut. Car, quoiqu'on en pense, la r&eacute;publique islamique n'est pas l'autocratique Cor&eacute;e du Nord. Des avis discordants peuvent se faire entendre, comme celui de l'ancien pr&eacute;sident Mohammad Khatami, qui contrevint voici peu au discours officiel sur la question de l'holocauste, et pr&ocirc;ne le dialogue avec Washington <font color="#800000"><sup><strong>4</strong></sup></font>. A T&eacute;h&eacute;ran, les oppositions se r&egrave;glent&nbsp;en partie&nbsp;dans les urnes, comme l'a montr&eacute; l'&eacute;lection surprise de Mahmoud Ahmadinejad contre Ali Rafsandjani, favori de l'establishment. Les iraniens savent&nbsp;que l'heure est &agrave; la mondialisation&nbsp;: aujourd'hui l'un des principaux producteurs mondiaux de p&eacute;trole, non d&eacute;muni sur le plan gazier, mais soucieux de l'apr&egrave;s-hydrocarbures, le pays a un besoin vital de concours &eacute;trangers. Le fait religieux ne pourra durablement maintenir le couvercle sur la marmite d'une jeunesse en mal d'&eacute;mancipation. Alors, les iraniens ont-ils si envie&nbsp;de suivre leur pr&eacute;sident sur le chemin de la bombe&nbsp;? Les puissances industrielles peuvent-elles rester assez unies pour leur mettre le march&eacute; en main&nbsp;? </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La diplomatie est &agrave; l'oeuvre&nbsp;: elle se h&acirc;te lentement, comme toujours. Pour une fois c'est tant mieux. Le conflit proche-oriental semble se d&eacute;gonfler avec l'arriv&eacute;e de troupes onusiennes significatives au Liban, qui retire un motif de discorde, r&eacute;el ou suppos&eacute;. Parfois on gesticule plus bruyamment, rejetant&nbsp;un ultimatum pour recevoir aussit&ocirc;t apr&egrave;s un important &eacute;missaire&nbsp;; il arrive&nbsp;qu'on tire un missile de longue port&eacute;e depuis un sous-marin&nbsp;<strong><sup><font color="#800000">5</font></sup></strong>&nbsp;; bref, on&nbsp;place ses pions, on d&eacute;laye, on tourne autour, on cherche une issue favorable, qui ne soit pas ouvertement trop am&eacute;ricaine&nbsp;: en ligne de mire, transferts de technologie et coop&eacute;rations industrielles contre abandon du programme nucl&eacute;aire iranien. En attendant bien s&ucirc;r, &ccedil;&agrave; chauffe un peu.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Alternatives Internationales - Septembre 2005<br />(2) Le Monde Diplomatique - Novembre 2005 - </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Soixante ans de (Non-) Prolif&eacute;ration Nucl&eacute;aire</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"> </span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br />(3) Alternatives Internationales - Mars 2006<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) Le Monde , le 09/09/2006<br />(5) AFP, le 28/08/2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3428520.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Man&egrave;ges perses et nord-cor&eacute;ens<br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3698618.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Alertes cycloniques dans le Golfe du Mexique</font></span></a><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span></a><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=350473854"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 10 Sep 2006 00:00:30 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3790262.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3790262-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La croisée des chemins]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3428060.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">L&rsquo;actualit&eacute; &eacute;conomique ne se r&eacute;sume pas &agrave; la mise en sc&egrave;ne, au jour le jour, de la grande voltige des march&eacute;s. Des faits plus profonds sont &agrave; l&rsquo;oeuvre, que la Bourse ignore ou amplifie, au gr&eacute; de m&eacute;canismes impr&eacute;visibles et opaques. Et, s&rsquo;il arrive parfois que les march&eacute;s financiers soient en phase avec le r&eacute;el, les contre-exemples sont &agrave; ce point nombreux que l&rsquo;on a meilleur compte &agrave; d&eacute;crire les fluctuations &agrave; l'aide de processus al&eacute;atoires.&nbsp;Las, l&rsquo;Economie, la vraie, n&rsquo;est pas moins embrouill&eacute;e ni moins d&eacute;routante.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Disons-le tout net, le contexte international actuel est mauvais. Les tensions g&eacute;opolitiques s&rsquo;accroissent, les nord-cor&eacute;ens piaffent, d&rsquo;autres gesticulent. Au Proche-Orient, on en est d&eacute;j&agrave; aux mains, et chacun de craindre que cette mosa&iuml;que d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts divers, territoriaux, religieux, n&rsquo;embrase la r&eacute;gion. L&rsquo;assourdissant silence des pays arabes, producteurs de p&eacute;trole, en dit pourtant long sur la realpolitik men&eacute;e depuis plusieurs d&eacute;cennies, dict&eacute;e par cet or noir qui pr&eacute;cis&eacute;ment fait d&eacute;faut aux bellig&eacute;rants. Un peu plus loin, l&rsquo;Iran souffle sur les braises, comme jadis l&rsquo;Irak, pr&eacute;emptant le Kowe&iuml;t, fit craindre le pire. Le p&eacute;trole commande tout. Ou presque.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Dans ce concert consensuel de mauvaises nouvelles, j&rsquo;ai &eacute;crit ces derniers temps quelques messages &agrave; contre-courant pour faire &eacute;cho &agrave; une vision plus optimiste de l&rsquo;Economie mondiale et r&eacute;&eacute;quilibrer l&rsquo;aune des jugements g&eacute;n&eacute;raux.&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> <em>L&rsquo;embellie de la croissance fran&ccedil;aise se confirme</em>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span> titrait r&eacute;cemment Les Echos <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>, alors que les Bourses paraissaient &eacute;merger d&rsquo;un mois de juin mortif&egrave;re. Activit&eacute; &eacute;conomique en hausse, emplois cr&eacute;&eacute;s, rebond en Allemagne : oui, des faits tangibles et des perspectives encourageantes sont bien l&agrave;. H&eacute;las, d&rsquo;autres faits et perspectives le sont &eacute;galement, calamiteux, qui ne laissent pas d&rsquo;inqui&eacute;ter. Tour d&rsquo;horizon.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><strong>Quelques chiffres sont vertigineux</strong></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">L&rsquo;&eacute;conomie mondiale fait le grand &eacute;cart, entre les prix du p&eacute;trole et de l&rsquo;immobilier, au plus haut, et le d&eacute;ficit ext&eacute;rieur des Etats-Unis, abyssal. Sans effet notable sur la consommation, le baril flirte maintenant avec les 80 dollars, accr&eacute;ditant la banque d&rsquo;affaires Goldman Sachs, qui pr&eacute;disait en 2005 un brut &agrave; 105 dollars sous deux ans <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>, soit&nbsp;deux points en moins de croissance mondiale selon les calculs de l'Agence Internationale de l'Energie. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le prix des appartements a doubl&eacute; &agrave; Paris depuis 1999, et la fi&egrave;vre immobili&egrave;re, quasi-g&eacute;n&eacute;rale dans les pays riches, n&rsquo;emp&ecirc;che pas les m&eacute;nages de continuer &agrave; s&rsquo;endetter pour acqu&eacute;rir &agrave; prix d&rsquo;or leur logement <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>. Tout comme les investisseurs continuent d&rsquo;acheter la dette des Etats-Unis et de financer un d&eacute;ficit ext&eacute;rieur qui culmina &agrave; 716,7 milliards de dollars en 2005, plus du double qu&rsquo;en 1999 : un record en passe d&rsquo;&ecirc;tre battu avec 317,9 milliards de dollars de d&eacute;ficit apr&egrave;s les cinq premiers mois de 2006 <font color="#800000"><sup><strong>4</strong></sup></font>.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><strong>Cette situation scelle-t-elle l&rsquo;avenir dans une alternative funeste ?</strong></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">C&ocirc;t&eacute; pile, le krach : le Proche-Orient s&rsquo;enflamme, la g&eacute;opolitique p&eacute;troli&egrave;re suscite une pouss&eacute;e de fi&egrave;vre des prix, l&rsquo;&eacute;conomie am&eacute;ricaine tr&eacute;buche, et les march&eacute;s, pris de vertige, n&rsquo;&eacute;chappent pas &agrave; une loi physique bien connue : celle de la gravit&eacute; et de la chute des corps. Alors, les &eacute;v&egrave;nements s&rsquo;encha&icirc;nent, in&eacute;luctables : un doute sur la capacit&eacute; des Etats-Unis &agrave; tenir ses engagements financiers, une glissade du dollar, une remont&eacute;e brutale des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t am&eacute;ricains et mondiaux, des m&eacute;nages &eacute;trangl&eacute;s par le poids de leur dette, une consommation en panne, bref tous les ingr&eacute;dients d&rsquo;une r&eacute;cession globale semblent en place. Les march&eacute;s boursiers, entre deux sp&eacute;culations &agrave; court terme, s&rsquo;accorderont plus ou moins sur la suite &agrave; donner.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">C&ocirc;t&eacute; face, le pire ? L&rsquo;&eacute;conomie mondiale poursuit sur sa lanc&eacute;e, ainsi que le conjecture l&rsquo;ONU, pr&eacute;voyant une croissance de 3,6% pour 2006 <sup><font color="#800000"><strong>5</strong></font></sup>. Le Fonds Mon&eacute;taire International est sur la m&ecirc;me longueur d&rsquo;ondes, qui a toujours insist&eacute; pour sa part sur une &quot; remarquable r&eacute;sistance aux chocs &quot;. Mais pour combien de temps, et &agrave; quel prix, la gigantesque accumulation de dettes par l&rsquo;&eacute;conomie la plus riche de la plan&egrave;te pourra-t-elle continuer sa fuite en avant, en ass&eacute;chant le reste du monde ? Et comment g&egrave;reront les pays les plus avanc&eacute;s l&rsquo;exclusion d&rsquo;un nombre croissant de m&eacute;nages de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; un logement d&eacute;cent, tandis que les plus nantis s&rsquo;ach&egrave;teront au prix fort des territoires r&eacute;serv&eacute;s ? Les march&eacute;s boursiers aiment la croissance &eacute;conomique et le lib&eacute;ralisme triomphant. Peu soucieux des &agrave;-c&ocirc;t&eacute;s, ils seront d&rsquo;abord haussiers. Jusqu&rsquo;&agrave; ce que la situation devienne intenable.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><strong>Le pi&egrave;ge est-il d&eacute;finitivement referm&eacute; ?</strong></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La Science Economique est actuellement au fa&icirc;te de son prestige intellectuel et de sa popularit&eacute;. L&rsquo;attention avec laquelle les d&eacute;clarations de ses experts sont accueillies par le pouvoir politico-financier n'a d'&eacute;gale que l'audience accord&eacute;e aux physiciens et sp&eacute;cialistes de l'espace lorsque le voyage sur la Lune apparaissait comme le seul objectif d&eacute;cisif. Et il faut une foi lib&eacute;rale chevill&eacute;e au corps, confinant &agrave; l&rsquo;aveuglement pour compter aujourd&rsquo;hui sur les seules vertus r&eacute;&eacute;quilibrantes du march&eacute;. Quand celui-ci&nbsp;faillit, c&rsquo;est au politique de redonner le sens de l&rsquo;&eacute;quilibre, au profit d&rsquo;une croissance plus &eacute;quitable et plus respectueuse de l&rsquo;environnement.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Verra-t-on le retour du grand John Keynes, adul&eacute; par certains, honni par les autres, dont les th&eacute;ories, pr&ocirc;nant une r&eacute;gulation politique de l&rsquo;&eacute;conomie, furent pouss&eacute;es vers la sortie dans les ann&eacute;es 1970 par les n&eacute;oclassiques, chantres de la capacit&eacute; autor&eacute;gulatrice des march&eacute;s ? Combien de temps encore les Etats-Unis pourront-ils snober le reste du monde, refusant par avance toute id&eacute;e ou tout protocole qui &eacute;cornerait leur mode de vie, &agrave; commencer par celui de Kyoto ; les plus gros d&eacute;gazeurs de CO2 n&rsquo;y sont pas pr&ecirc;ts. Et les premiers consommateurs de p&eacute;trole engloutis dans de d&eacute;vorants 4x4, non plus. Le poids des milieux d&rsquo;affaires dans la vie am&eacute;ricaine est bien connu, renforc&eacute; sous l&rsquo;administration Bush. Les adversaires&nbsp;du pr&eacute;sident Bush font volontiers le proc&egrave;s de ce <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> corporate welfare&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span> <font color="#800000"><sup><strong>6</strong></sup></font>, expression ironique pour d&eacute;signer les faveurs accord&eacute;es par l&rsquo;Etat aux grandes entreprises. Au pays d&rsquo;<a href="http://marc-aragon.over-blog.net/archive-08-17-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">Enron</font></a>, de Wal-Mart et de Halliburton, le chemin est encore long.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Les dirigeants chinois ont quant &agrave; eux pris conscience que leur qu&ecirc;te effr&eacute;n&eacute;e de ressources avait ses limites, &eacute;conomique et politique. Ils tentent d&eacute;sormais de r&eacute;duire la demande &eacute;nerg&eacute;tique interne en utilisant de fa&ccedil;on plus efficace et moins polluante leurs propres ressources <font color="#800000"><sup><strong>7</strong></sup></font>. Une nouvelle super-puissance dominante avance, et avec elle, un milliard d&rsquo;hommes. La Chine n&rsquo;est pas l&rsquo;Am&eacute;rique, et il n&rsquo;est pas ici question d&rsquo;attribuer &agrave; br&ucirc;le-pourpoint des bons ou mauvais points : simplement de dire que des choix publics &eacute;clair&eacute;s par une connaissance pr&eacute;cise de nos modes de vie doivent maintenant supplanter le Tout-March&eacute;. Avant que les militaires ne s&rsquo;en occupent. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Quant &agrave; la Bourse, comme &agrave; l&rsquo;habitude, elle ira et viendra. Car l&rsquo;&eacute;conomie r&eacute;elle est subalterne dans l&rsquo;&acirc;me d&rsquo;un op&eacute;rateur boursier : son attention toute enti&egrave;re est d&eacute;volue au march&eacute; lui-m&ecirc;me.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Les Echos,&nbsp;le 22/06/2006<br />(2) L'Express, le 11/04/2005<br />(3) L'Expansion, le 05/01/2006<br />(4) La Tribune - Edition &eacute;lectronique du 12/07/2006<br />(5) Perspectives de l'Economie Mondiale, rapport publi&eacute; le 10/07/2006</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(6) Nombreuses chroniques de Paul Krugman, New-York Times<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(7) Alternatives Internationales - Mars 2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3436158.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Devine si tu peux et choisis si tu l'oses</font></span></a></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3428520.html"><font color="#0000ff">Man&egrave;ges perses et nord-cor&eacute;ens</font></a></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3428154.html"><font color="#0000ff">Chine-Iran : g&eacute;opolitique du p&eacute;trole</font></a></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3462725.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Citadelles priv&eacute;es : keep out !</font></span></a></font></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt">&nbsp;</span></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?&amp;symbole=1rPCAC&amp;id_message=348932813"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 05 Sep 2006 00:00:30 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3428060.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3428060-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les pirates de Malacca]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3458944.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></span><img class="GcheTexte" height="299" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/20060804_-_les_pirates_de_malacca-1.jpg" width="288" /></span>Ph&eacute;niciens et Myc&eacute;niens rivalisaient d&eacute;j&agrave;, voici 5000 ans, pour la navigation en M&eacute;diterran&eacute;e. Ces peuples antiques, marins avis&eacute;s qui ma&icirc;trisaient le&nbsp;n&eacute;goce maritime, fond&egrave;rent maints&nbsp;comptoirs et leurs civilisations prosp&eacute;r&egrave;rent un temps. Tr&egrave;s t&ocirc;t cependant, leurs navires, bien achaland&eacute;s mais peu d&eacute;fendus, furent la proie d&rsquo;&eacute;cumeurs des mers, et la Grande Bleue se changea vite en un haut lieu de brigandage. Loin des regards, les pirates maraudaient : puis les Romains s&rsquo;en m&ecirc;l&egrave;rent, qui remirent de l&rsquo;ordre sur le pourtour m&eacute;diterran&eacute;en dans un bain de sang &eacute;pique. Plus tard, &agrave; des &eacute;poques diff&eacute;rentes, Vandales, Sarrasins et Barbaresques feront &agrave; nouveau r&eacute;gner la terreur en M&eacute;diterran&eacute;e. Mais est-on si s&ucirc;r que ce pass&eacute; est vraiment r&eacute;volu ?</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Pirates, corsaires, boucaniers ... les histoires de flibustes fascinent. Et particuli&egrave;rement celles des temps modernes lorsqu&rsquo;elles se situent dans le d&eacute;troit de Malacca, entre l&rsquo;Indon&eacute;sie et la Malaisie, par o&ugrave; passe pr&egrave;s du quart du commerce maritime international et la moiti&eacute; du p&eacute;trole transport&eacute; par tankers. La Chine est concern&eacute;e au premier chef, parfaitement sensibilis&eacute;e au probl&egrave;me, qui tente d&rsquo;organiser un acheminement alternatif par pipe-lines terrestres en Asie centrale. Car, dans les mers d&rsquo;Asie, les points d&rsquo;&eacute;tranglement ne manquent pas comme autant d&rsquo;autres d&eacute;troits n&eacute;vralgiques : Balabac, Macassar, Lombok, Kelasa ... Mais de tous, celui de Malacca domine : 80% des importations p&eacute;troli&egrave;res de P&eacute;kin y transite.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Une rupture de ce flux de 50000 navires par an et c&rsquo;est la crise &eacute;conomique globale assur&eacute;e. On se souvient de la crise de Suez, en 1956, et des risques qu&rsquo;elle fit courir &agrave; la plan&egrave;te. On imagine Ormuz. Mais a-t-on pens&eacute; &agrave; Malacca ? Pis, que de simples&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> chiens de mer <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span>, des pirates, menacent l&rsquo;ordre de la mondialisation ? 4000 actes de piraterie ont &eacute;t&eacute; d&eacute;nombr&eacute;s depuis 1984, dont la moiti&eacute; en Asie ; le ph&eacute;nom&egrave;ne s&rsquo;est m&ecirc;me amplifi&eacute; ces derniers temps, avec 330 cas d&eacute;nombr&eacute;s dont 169 en Asie du Sud-est en 2004 : et 92 d&rsquo;entre eux concernaient des attaques ou tentatives d&rsquo;attaques en mer, dont 74% dans le d&eacute;troit de Malacca <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font> ... Certes, la majorit&eacute; de ces attaques sont de faible intensit&eacute;, parfois de simples larcins, mais une petite vingtaine d&rsquo;entre eux ne laisse pas d&rsquo;inqui&eacute;ter : morts et bless&eacute;s par balles, &eacute;quipages kidnapp&eacute;s, demande de ran&ccedil;on, ex&eacute;cution des otages.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Les pays de la r&eacute;gion se montrent peu empress&eacute;s &agrave; mettre de l&rsquo;ordre dans ces affaires, comme jadis les Romains s&rsquo;y appliqu&egrave;rent. Il est vrai qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas eux-m&ecirc;mes de raisons particuli&egrave;res de payer de leurs poches la protection d&rsquo;un trafic passant dans des eaux internationales et sur lequel ils ne per&ccedil;oivent aucune redevance : le d&eacute;troit de Malacca n&rsquo;est pas le rail d&rsquo;Ouessant, dont une bonne partie est hors des eaux territoriales fran&ccedil;aises ! Quant aux propri&eacute;taires des bateaux, ils se montrent &eacute;galement peu concern&eacute;s, et le demeureront tant que le co&ucirc;t de la protection demeurera sup&eacute;rieur aux pertes occasionn&eacute;es. Or donc, conform&eacute;ment &agrave; cette loi du march&eacute;, la piraterie a encore de beaux jours devant elle dans les mers d&rsquo;Asie : une situation qui durera tant que la Chine se contrefichera de ces flibustiers locaux.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Car en v&eacute;rit&eacute;, l&rsquo;angoisse de la Chine, impliqu&eacute;e au premier chef dans cette mosa&iuml;que d&rsquo;&eacute;tats morcel&eacute;s et de sultanats, est d&rsquo;une autre nature : c&rsquo;est que Washington utilise sa flotte de guerre pour verrouiller le d&eacute;troit de Malacca, &agrave; l&rsquo;occasion par exemple de relations envenim&eacute;es entre P&eacute;kin et Taiwan. Voil&agrave; qui pourrait &eacute;touffer la machine &eacute;conomique chinoise : c&rsquo;est pourquoi la Chine tente-t-elle de mettre en place un <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo; </span>collier de perles sur l&rsquo;Oc&eacute;an Indien <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span> <font color="#800000"><sup><strong>2 </strong></sup></font>, en n&eacute;gociant activement des facilit&eacute;s navales avec les &eacute;tats riverains, comme le Bangladesh notamment. Pour y apponter sa flotte de guerre &agrave; port&eacute;e de canons.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Souvenez-vous de Malacca, ses pirates, la Chine, les Etats-Unis ... Le p&eacute;trole surtout !<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Alternatives Internationales - Septembre 2005</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(2) Alternatives Internationales - Mars 2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Chine-Iran : g&eacute;opolitique du p&eacute;trole</font></span></a><br /></font></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?&amp;file=349485955"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Aug 2006 00:36:33 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3458944.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3458944-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chine - Iran : géopolitique du pétrole]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3428154.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><br /><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo; </span>Dans dix ans, la Chine sera le plus grand consommateur mondial de p&eacute;trole, avec un parc automobile &eacute;quivalent &agrave; celui du reste de la plan&egrave;te <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span>, assure un scientifique du minist&egrave;re fran&ccedil;ais de la D&eacute;fense.&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> La Chine constitue des stocks consid&eacute;rables d&rsquo;hydrocarbures faisant fortement grimper le prix du brut &raquo;, pr&eacute;cise-t-il. 40% de l&rsquo;accroissement de la demande mondiale de brut depuis quatre ans est imputable au g&eacute;ant asiatique qui devient, en 2005, le deuxi&egrave;me consommateur mondial de p&eacute;trole, devant le Japon.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Hormis le charbon dont son sous-sol regorge, qui fournit encore l&rsquo;essentiel de son &eacute;nergie, la Chine court apr&egrave;s les mati&egrave;res premi&egrave;res pour alimenter sans rel&acirc;che son impressionnante croissance : p&eacute;trole, gaz, cuivre, fer, aluminium, nickel ... La Nomenklatura chinoise sait que la paix sociale, donc la stabilit&eacute; politique, passe par une am&eacute;lioration du niveau de vie de la population. La machine &eacute;conomique ne doit donc pas faiblir : en cas de retournement, le risque d&rsquo;explosion est r&eacute;el. Diplomates et hommes d&rsquo;affaires chinois agissent partout dans le monde pour garantir les approvisionnements du pays. Car la d&eacute;pendance du pays vis-&agrave;-vis de l&rsquo;&eacute;tranger ne cesse de cro&icirc;tre. Et d&rsquo;abord en mati&egrave;re p&eacute;troli&egrave;re.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Sait-on que jusqu&rsquo;en 1996, la Chine &eacute;tait exportatrice de p&eacute;trole ? Aujourd&rsquo;hui, elle est le deuxi&egrave;me importateur du monde et ach&egrave;te &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger 40% de sa consommation, dont la moiti&eacute; au Moyen-Orient. Toute menace d&rsquo;instabilit&eacute; dans la r&eacute;gion, c&rsquo;est-&agrave;-dire un jour sur deux, angoisse les dirigeants chinois : aujourd&rsquo;hui la nervosit&eacute; est &agrave; fleur de peau. D&eacute;but 2003, tandis que les USA s&rsquo;appr&ecirc;taient &agrave; envahir l&rsquo;Irak, P&eacute;kin s&rsquo;&eacute;tait lanc&eacute; dans des achats pr&eacute;cipit&eacute;s d&rsquo;hydrocarbures, pr&eacute;voyant une pax americana de longue haleine &agrave; Bagdad. En attendant un retour &agrave; la normale, les chinois courtisent les voisins, au premier desquels l&rsquo;Arabie Saoudite (16% des importations), imaginant des accords de libre-&eacute;change destin&eacute;s &agrave; &eacute;viter toute rupture d&rsquo;approvisionnement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Outre l&rsquo;Arabie Saoudite, l&rsquo;autre grand flirt de la Chine, c&rsquo;est l&rsquo;Iran, qui assure d&eacute;j&agrave; 15% de ses approvisionnements p&eacute;troliers. En 2004, la compagnie chinoise d&rsquo;Etat Sinopec a sign&eacute; un gigantesque contrat pr&eacute;voyant l&rsquo;achat de 250 millions de tonnes de gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute; et l&rsquo;exportation de 150000 barils iraniens par jour vers P&eacute;kin pendant 25 ans. Le Japon et l&rsquo;Inde qui font &eacute;galement la cour &agrave; T&eacute;h&eacute;ran compliquent la donne. Mais ce sont surtout les Etats-Unis en plein d&eacute;bat sur la prolif&eacute;ration qui placent P&eacute;kin dans une situation d&eacute;licate : soucieuse d&rsquo;appara&icirc;tre comme une puissance nucl&eacute;aire responsable mais &eacute;galement de d&eacute;fendre ses int&eacute;r&ecirc;ts vitaux, la Chine tra&icirc;ne donc lourdement les pieds d&egrave;s qu&rsquo;il est question de sanctions. Et de s&rsquo;abriter derri&egrave;re la Russie, elle aussi r&eacute;tive aux mesures coercitives contre l&rsquo;Iran, qui assure 20% des importations d&rsquo;aluminium chinoises.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">La Chine s&rsquo;est &eacute;galement rapproch&eacute;e du pr&eacute; carr&eacute; des Etats-Unis : elle convoite les sables lourds du Canada riches en hydrocarbures, et d&eacute;j&agrave; un pipeline est en projet, qui doit convoyer du p&eacute;trole canadien jusqu&rsquo;au Pacifique o&ugrave; de lourds tankers l&rsquo;achemineront jusqu&rsquo;aux rivages chinois. Cependant, le risque maritime n&rsquo;est pas r&eacute;solu, notamment le franchissement d&rsquo;un certain nombre de d&eacute;troits reliant l&rsquo;oc&eacute;an indien &agrave; la mer de Chine (Malacca, Macassar, Lombok, Balabac). C&rsquo;est pourquoi, non contente de convoler avec l&rsquo;Iran, l&rsquo;Angola, le Soudan - la Chine met un point d&rsquo;honneur &agrave; refuser toute condamnation de Karthoum lorsqu&rsquo;il est question du Darfour -, P&eacute;kin entend aussi s&rsquo;approvisionner par voie terrestre en Asie Centrale. C&rsquo;est un probl&egrave;me : depuis le 11 septembre, sous couvert de lutte antiterroriste, les forces am&eacute;ricaines occupent un peu le terrain ...</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Pour violentes qu&rsquo;elles soient, les bagarres plan&eacute;taires de P&eacute;kin autour des hydrocarbures ne peuvent sans doute pas aller trop loin : la rivalit&eacute; sur le terrain fait grimper les prix sur les march&eacute;s internationaux. L&rsquo;impact est le m&ecirc;me partout dans le monde, Chine comprise. Ensuite, les &eacute;conomies mondiales sont &agrave; ce point enchev&ecirc;tr&eacute;es que nul ne peut souhaiter que P&eacute;kin se retrouve brutalement priv&eacute;e de mati&egrave;res premi&egrave;res. Les dirigeants chinois en ont pris conscience, qui entendent d&eacute;sormais r&eacute;duire la demande &eacute;nerg&eacute;tique en mieux utilisant les ressources internes. Ce qui suppose des transferts de technologie occidentale. Les diplomates chinois ont encore de beaux jours devant eux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Curieusement, la probl&eacute;matique est exactement la m&ecirc;me concernant l&rsquo;Iran et la Cor&eacute;e du Nord : ces deux pays ne recherchent rien d&rsquo;autre que le meilleur de l&rsquo;Occident : sa technologie.<br /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span></p>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">
<p>&nbsp;</p>
<hr /><br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3458944.html"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><font color="#0000ff" size="1">Man&egrave;ges perses et nord-cor&eacute;ens</font><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><font color="#0000ff" size="1">Les pirates de Malacca</font></span></span></a>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span></span></span></span></span></p>
</span>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><hr /><br /><a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?page=1&amp;id_message=348926272"><font color="#ff0000"><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff" size="1">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></font></a><br /><br /></span></span></span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 15 Jul 2006 01:37:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3428154.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3428154-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Manèges perses et nord-coréens]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3428520.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Les missiles nord-cor&eacute;ens ont fait pschitt &hellip; ce qui &eacute;videmment ne signifie pas que les prochains ne feront pas boum ! Souvenons-nous des Scud Irakiens de la premi&egrave;re guerre du Golfe qui nous promettaient l'apocalypse et dont nul ne se souvient plus, &agrave; br&ucirc;le-pourpoint, s'ils ont fait le moindre bless&eacute;. Comme d'habitude, quelques dictateurs font monter la mayonnaise pour exister sur la sc&egrave;ne internationale. Les journalistes accoutum&eacute;s &agrave; ce que leurs fonds de commerce prosp&egrave;rent sur la terreur (grippe aviaire, SRAS, terrorisme, al&eacute;as climatiques, tensions internationales, r&eacute;elles ou suppos&eacute;es, ...) ne manquent pas bien s&ucirc;r d'en rajouter.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Dans ce chantage &agrave; la terreur, deux nations occupent le devant de la sc&egrave;ne : la Cor&eacute;e du Nord et l'Iran. Tous deux recherchent en v&eacute;rit&eacute; la manne internationale et n'ont d'autres moyens de la payer que par l'&eacute;pouvante qu'ils font r&eacute;gner en surfant sur les oppositions des grandes puissances (grosso modo, Chine et Russie d'un c&ocirc;t&eacute;, le reste de l'autre).</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La Cor&eacute;e du Nord recherche de l'argent pour nourrir - un peu - sa population affam&eacute;e par un stalinisme plus stalinien que le stalinisme pens&eacute; par Staline lui-m&ecirc;me, ce qui est peu dire ! Mais qui peut bien en vouloir &agrave; la Cor&eacute;e du Nord ? Qui peut bien menacer des int&eacute;r&ecirc;ts quelconques de la Cor&eacute;e du Nord qui pr&eacute;cis&eacute;ment n'en a aucun ? Personne bien s&ucirc;r ! Les oligarques n&eacute;potiques de Pyong-Yang ont donc le jeu facile : menacer la paix mondiale pour survivre et grappiller les capitaux qui entretiendront ce syst&egrave;me pr&eacute;humain. Cette affaire peut durer un certain temps : mais qui a vu l'impensable effondrement de l'Union Sovi&eacute;tique ne doutera pas de l'implosion programm&eacute;e de la Cor&eacute;e du Nord. Et le monde sera alors pris de naus&eacute;e ...</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">L'Iran agite lui aussi le chiffon rouge avec pers&eacute;v&eacute;rance : destruction d'Isra&euml;l claironn&eacute;e en chaque occasion et volont&eacute; persistante de d&eacute;velopper un programme nucl&eacute;aire pr&eacute;sum&eacute; civil. Voil&agrave; de quoi affoler les populations qui craignent pour leur mode de vie, p&eacute;trolier au dernier degr&eacute; (on rappellera que 83% de l'&eacute;lectricit&eacute; fran&ccedil;aise est d'origine nucl&eacute;aire <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font> et ne doit rien &agrave; ces religieux z&eacute;lateurs). En fait, l'Iran recherche des coop&eacute;rations industrielles et des transferts de technologie sans lesquels le pays ne pourra durablement maintenir le couvercle sur la marmite : la jeunesse iranienne ne manquera pas de prendre ses distances avec ses anachor&egrave;tes qui pr&ocirc;nent mille ans de r&eacute;gression humaine. Au bout des bouts, les occidentaux obtiendront l'abandon du programme nucl&eacute;aire contre de la technologie. Puis viendra le temps, comme en Cor&eacute;e du Nord, o&ugrave; le syst&egrave;me s'autod&eacute;truira, asphyxi&eacute; par ses propres s&eacute;cr&eacute;tions.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">En attendant bien s&ucirc;r, &ccedil;&agrave; chauffe. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">C'est une pantomime.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) <font color="#339966">Ma facture d'&eacute;lectricit&eacute; !</font></span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">T&eacute;h&eacute;ran : sandwich nucl&eacute;aire<br />Derni&egrave;res nouvelles de Pyong-Yang<br /></font></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?symbole=1rPCAC&amp;id_message=349522684"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Jul 2006 17:16:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3428520.html</guid>
                <category>Géopolitique</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3428520-6.html</comments>                    </item>
  
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