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    <title><![CDATA[Boursonomics (Vie des sociétés)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763056.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Vie des sociétés&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Vie des sociétés)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Marc Aragon</copyright>            <category>Vie des sociétés</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Coup dur pour Pfizer]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-4811431.html</link>        <description><![CDATA[<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black"><img class="GcheTexte" height="219" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/409018-502160.jpg" width="212" /></span>En mai 2001, Pfizer&nbsp;Inc flirtait avec ses plus hauts &agrave; Wall Street. Le g&eacute;ant de la pharmacie affichait alors un cours de 45 dollars, et une place parmi les dix premi&egrave;res capitalisations boursi&egrave;res mondiales. Hank McKinnell vint &agrave; diriger la firme ; en juillet 2006, les actionnaires le d&eacute;barqu&egrave;rent, impatients, qui ne sont jamais &agrave; trop s'atermoyer quand l&rsquo;action fait long feu :&nbsp;le cours de Pfizer avait inexorablement chut&eacute;, perdant pr&egrave;s de 40%&nbsp;... Jeffrey Kindler prit les commandes op&eacute;rationnelles&nbsp;et le titre alla mieux. Fin novembre, devant un parterre d&rsquo;analystes, le nouveau patron</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black"> releva la pr&eacute;vision de b&eacute;n&eacute;fice par action &agrave; 2,05 dollars pour l&rsquo;exercice 2006 contre 2 dollars initialement&nbsp;<font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>.&nbsp;Ce qui fit bon effet &agrave; l'entour.&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">L</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">&rsquo;occasion fut aussi aux g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s d&rsquo;usage, et l&rsquo;on fit cas d&rsquo;un vaste programme de r&eacute;duction de co&ucirc;ts, de restructurations ici et l&agrave;, bref, de rien qui ne d&eacute;roge&acirc;t aux canons de la haute industrie. Interrog&eacute; sur son tr&egrave;s prometteur anti-cholest&eacute;rol, le <em>Torcetrapib</em>, Jeffrey Kindler</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black"> se montra confiant, sous la r&eacute;serve de pure forme que les tests cliniques fussent favorables <strong><sup><font color="#800000">2</font></sup></strong>. On acheva la semaine gaiement, sur une hausse du titre de 3,61%, &agrave; 27,86 dollars.</span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Las,&nbsp;le samedi 2 d&eacute;cembre 2006, Pfizer&nbsp;Inc enterrait d&eacute;finitivement le <em>Torcetrapib</em>, sa mol&eacute;cule vedette. Une note aupr&egrave;s de la </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">Food and Drug Administration</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"> signait l&rsquo;arr&ecirc;t de mort du m&eacute;dicament, coupable du d&eacute;c&egrave;s de&nbsp;82 personnes sur les 15000 convi&eacute;es &agrave; l&rsquo;essai : &laquo;&nbsp;<em>Dans l'int&eacute;r&ecirc;t des patients et pour leur s&eacute;curit&eacute;, tous les essais cliniques du Torcetrapib, m&eacute;dicament de r&eacute;gulation du cholest&eacute;rol en cours d'&eacute;tude, ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s</em>.&nbsp;&raquo;. Le lundi, les march&eacute;s financiers, inflexibles, dirent le reste&nbsp;: vingt milliards de dollars de <a href="http://www.marc-aragon.net/archive-08-24-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">capitalisation boursi&egrave;re</font></a> s&rsquo;envol&egrave;rent et le titre d&eacute;vissa de 12% &agrave; Wall Street.</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #222222"> On rappellera qu&rsquo;une m&ecirc;me m&eacute;saventure avait frapp&eacute; le laboratoire concurrent, Merck, fin 2004, qui avait d&ucirc; retirer en urgence son anti-inflammatoire <em>Vioxx</em>, apr&egrave;s plusieurs milliers d'accidents cardio-vasculaires, d&eacute;robant 10 % du chiffre d'affaires d&rsquo;un trait de plume <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>. Pour Pfizer, le coup est rude&nbsp;: car la firme doit renoncer &agrave; un revenu estim&eacute; &agrave; 15 milliards de dollars par an, sup&eacute;rieur &agrave; celui du <em>Lipitor</em>, premier m&eacute;dicament anti-cholest&eacute;rol du groupe dont les brevets &eacute;choiront en 2011 et auquel le <em>Torcetrapib</em> devait succ&eacute;der. Funeste perspective &hellip;</span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Les g&eacute;ants&nbsp;pharmaceutiques sont tous log&eacute;s &agrave; la m&ecirc;me enseigne, engag&eacute;s dans une&nbsp;lutte contre le temps qui n&rsquo;est jamais gagn&eacute;e d&rsquo;avance, celle de la <a href="http://www.marc-aragon.net/article-5666593.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">gestation de leurs mol&eacute;cules</font></a>. Les m&eacute;dicaments qui font leurs rentes sont souvent anciens, et leur retomb&eacute;e dans le domaine public promet des pertes de revenus consid&eacute;rables. Selon les sources, l&rsquo;industrie du m&eacute;dicament g&eacute;n&eacute;rique devrait priver Pfizer de </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">la moiti&eacute; de ses 51&nbsp;milliards de dollars de chiffre d'affaires d'ici&nbsp;&agrave; 2011 suite &agrave;&nbsp;l'obsolescence des brevets, et d&eacute;j&agrave; 42 milliards entre 2005 et&nbsp;2008 <font color="#800000"><sup><strong>4</strong></sup></font>. C&rsquo;est peu dire combien&nbsp;l&rsquo;abandon en phase III de d&eacute;veloppement du &laquo;&nbsp;blockbuster&nbsp;<font color="#800000"><sup><strong>5</strong></sup></font>&raquo; <em>Torcetrapib</em>, qui avait re&ccedil;u entre 600 et 800 millions de dollars pour sa conception, promis au jackpot industriel, est un coup dur pour le laboratoire am&eacute;ricain. Les six nouveaux m&eacute;dicaments qui seront mis sur le march&eacute; d&rsquo;ici 2010, d&rsquo;un potentiel commercial moindre, et le pipeline du groupe - 242 mol&eacute;cules en d&eacute;veloppement dont l&rsquo;une, anti-ob&eacute;sit&eacute;, serait aussi efficace que l&rsquo;<em>Accomplia</em> de Sanofi <strong><sup><font color="#800000">6</font></sup></strong>-, ne changent rien &agrave; l&rsquo;affaire&nbsp;: la gestation est longue, incertaine, la route sem&eacute;e d&rsquo;emb&ucirc;ches. Il faudra faire autrement.&nbsp;Pfizer sait.</span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Flash-back. En 1997, le laboratoire Warner-Lambert lance une mol&eacute;cule qui inhibe la</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"> production de cholest&eacute;rol par le foie : une statine, nom de code <em>Lipitor</em>. Un r&eacute;el succ&egrave;s, et une commercialisation men&eacute;e tambour battant en partenariat avec &hellip; Pfizer. Fin 1999, Warner-Lambert se rapproche d&rsquo;American Home Products, un autre laboratoire, dans un dessein qui ne fait pas l&rsquo;affaire de William Steere, alors PDG de Pfizer&nbsp;: quelques 115 milliards de dollars&nbsp;<strong><sup><font color="#800000">7</font></sup></strong>&nbsp;mettront un terme &agrave; l&rsquo;idylle&nbsp;! Aujourd&rsquo;hui, pr&egrave;s de 52 millions de personnes de par le monde sont trait&eacute;es au <em>Lipitor</em>, g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; vie, une v&eacute;ritable tirelire pour Pfizer qui empoche pr&egrave;s de 13 milliards de dollars par an. Le fabricant du Viagra ne s&rsquo;arr&ecirc;tera pas l&agrave;, qui rach&egrave;tera peu apr&egrave;s Pharmacia, pour 60 milliards de dollars, faisant main basse sur sa p&eacute;pite, le <em>Celebrex</em>, anti-inflammatoire le plus vendu au monde. Une mol&eacute;cule d&eacute;faille, un laboratoire surgit, que l&rsquo;on rach&egrave;te&nbsp;: ici comme ailleurs, c&rsquo;est toujours le lion qui tient le couteau au moment du partage. Or donc, Pfizer Inc va faire ses courses. </span></div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Et les soci&eacute;t&eacute;s de biotechnologies, premi&egrave;res cibles des laboratoires &agrave; l'aff&ucirc;t, sont concern&eacute;es au premier&nbsp;chef : leurs cours ont flamb&eacute; ce lundi 4 d&eacute;cembre 2006, en m&ecirc;me temps que celui de Pfizer se consumait. NiCox, la fran&ccedil;aise, se mit notamment en vedette progressant de 9% en s&eacute;ance, fid&egrave;le en cela aux chaleurs boursi&egrave;res auxquelles cette perle nous a habitu&eacute;s depuis le d&eacute;but 2006&nbsp;: le 6 novembre, 12,44%, le 10 novembre 10,62%, apr&egrave;s&nbsp;de bonnes nouvelles concernant le <em>Naproxcinod</em>, sa mol&eacute;cule de traitement contre l&rsquo;arthrose, en phase III de d&eacute;veloppement, et sa possible commercialisation &agrave; l&rsquo;horizon 2009. On sera &agrave; peine surpris que Pfizer Inc soit r&eacute;cemment mont&eacute; en puissance &agrave; la faveur d&rsquo;une augmentation de capital r&eacute;serv&eacute;e pour 15 millions d&rsquo;euros <strong><sup><font color="#800000">8</font></sup></strong>. Avec plus de 16 milliards de dollars de cash-flow par an <strong><sup><font color="#800000">9</font></sup></strong>,&nbsp;le g&eacute;ant pharmaceutique a les mains libres. Les proies ne manquent pas.&nbsp;NiCox ne serait qu'un hors d'oeuvre. Non,&nbsp;il faut penser plus gros, envisager&nbsp;Wyeth Parmaceuticals par exemple, 9&egrave;me groupe mondial, ou Amgen Inc, leader plan&eacute;taire des biotechnologies devant Genentech ...<br />&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><br /></div>
</span></div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div style="BACKGROUND: white; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) La Tribune de l'Economie, le 01/12/2006<br />(2) Challenges, le 03/12/2006<br />(3) Lib&eacute;ration, le 05/12/2006</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) Le Monde, le 04/12/2006<br />(5) M&eacute;dicament capable d'engendre un chiffre d'affaires de plusieurs milliards de dollars par an<br />(6) La Tribune de l'Economie, le 04/12/2006<br />(7) La Tribune de l'Economie, le 16/07/2002<br />(8) La Tribune de l'Economie, le 13/11/2006<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(9) Les Echos, le 05/12/2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 06 Dec 2006 19:46:03 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-4811431.html</guid>
                <category>Vie des sociétés</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-4811431-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pernod-Ricard : champagne !]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-4101542.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">C'est finalement un fait ordinaire : le 21 septembre dernier, Pernod-Ricard, g&eacute;ant de la production et de la commercialisation de vins et spiritueux, num&eacute;ro deux mondial dans sa cat&eacute;gorie apr&egrave;s le rachat du britannique Allied Domecq, publie ses r&eacute;sultats annuels&nbsp;: ils sont bons, tr&egrave;s bons m&ecirc;me&nbsp;! Le chiffre d&rsquo;affaires &agrave; 6,06 milliards d&rsquo;euros est en hausse de&nbsp;68% sur l&rsquo;exercice ant&eacute;rieur et le r&eacute;sultat net, 640 millions d&rsquo;euros, progresse de 32,1% <strong><sup><span style="COLOR: maroon">1</span></sup></strong>. Or donc des chiffres excellents, qui d&eacute;plurent pourtant&nbsp;: les investisseurs, aiguillonn&eacute;s par des experts manifestement plus &agrave; l&rsquo;aise avec l&rsquo;alcool qu&rsquo;ils ont dans leur verre qu&rsquo;avec celui qu&rsquo;ils analysent, jug&egrave;rent ces r&eacute;sultats insuffisants. Le titre c&eacute;da 4,68% en s&eacute;ance, &agrave; 161 euros. D&eacute;but septembre, l&rsquo;action cotait au plus haut 173,50 euros&nbsp;: elle peine &agrave; remonter la pente, faisant afficher un poussif 163,90 euros en dernier lieu. Ainsi, r&eacute;ussir en un an une acquisition de 10,7 milliards d&rsquo;euros ne suffit plus pour impressionner la Bourse&nbsp;...</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span>&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Pourtant l&rsquo;exploit est de taille, quatre ann&eacute;es seulement apr&egrave;s le coup de tonnerre sur Seagram. Le groupe a indiqu&eacute; que l&rsquo;int&eacute;gration d&rsquo;Allied Domecq &eacute;tait achev&eacute;e, non seulement avec un an d&rsquo;avance sur le calendrier, mais aussi moins co&ucirc;teuse que pr&eacute;vu &ndash; 500 millions d&rsquo;euros contre 450 attendus. &laquo;&nbsp;<em>Int&eacute;grer un groupe de 5000 personnes pr&eacute;sent dans 70 pays tout en continuant &agrave; faire cro&icirc;tre nos marques historiques, c&rsquo;est une prouesse</em>&nbsp;&raquo;, a soulign&eacute; Pierre Pringuet, directeur g&eacute;n&eacute;ral d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de Pernod-Ricard <strong><sup><span style="COLOR: maroon">2</span></sup></strong>. Un acte de bravoure assur&eacute;ment, dont la Bourse ne se fit pas l&rsquo;&eacute;cho, jouant m&ecirc;me les rabat-joie au-del&agrave; du raisonnable. Qu&rsquo;ergota-t-on&nbsp;? Peu de choses en v&eacute;rit&eacute;, tout au plus que le r&eacute;sultat op&eacute;rationnel, &agrave; 1,13 milliards d&rsquo;euros, c&rsquo;est-&agrave;-dire en progression de 51,6% (!), apparaissait l&eacute;g&egrave;rement inf&eacute;rieur aux attentes&nbsp;: on oublia que le groupe avait doubl&eacute; ses d&eacute;penses de communication (de 593 millions d&rsquo;euros &agrave; 1,04 milliards) pour contrer l&rsquo;offensive du leader mondial, Diageo, en Chine et aux Etats-Unis. On nota aussi que la marge brute des activit&eacute;s apport&eacute;es par Allied Domecq &eacute;tait inf&eacute;rieure &agrave; celle des marques historiques de Pernod-Ricard. On ne trouva rien d&rsquo;autre &agrave; dire, qui ne compt&acirc;t pas pour l&rsquo;anecdote. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Certes, le changement de p&eacute;rim&egrave;tre avec l&rsquo;int&eacute;gration d&rsquo;Allied Domecq a chang&eacute; la donne, et propuls&eacute; le chiffre d&rsquo;affaires ; mais les r&eacute;sultats op&eacute;rationnels doivent bien plus au savoir-faire et &agrave; la ma&icirc;trise d&rsquo;ouvrage qu&rsquo;&agrave; la simple m&eacute;canique du rachat du britannique. Les &eacute;conomies de synergie, &eacute;valu&eacute;es &agrave; 270 millions d&rsquo;euros joueront &agrave; plein d&egrave;s l&rsquo;exercice courant&nbsp;; le groupe a doubl&eacute; de taille aux Etats-Unis, et renforc&eacute; sa supr&eacute;matie en Asie&nbsp;; les marques historiques de Pernod-Ricard se sont bien comport&eacute;es, Chivas, Martell, Jameson, Glenlivet, en hausse de l&rsquo;ordre de 10%, tandis les &laquo;&nbsp;Allied&nbsp;&raquo; Ballantine&rsquo;s et Beefeater ont recul&eacute;&nbsp;mais Stolichnaya avanc&eacute;&nbsp;<strong><sup><span style="COLOR: maroon">3 </span></sup></strong>; enfin, des ventes de marques &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricain Fortune Brands et la cession d&rsquo;actifs ont permis de ramener la dette &agrave; 6,5 milliards d&rsquo;euros, qui atteignait 9,9 milliards au moment du rachat du britannique. Les march&eacute;s, qui pressent les dirigeants de construire des empires sans leur laisser le temps de les penser, ont snob&eacute; ce bilan : aussi vite annonc&eacute;, aussi vite oubli&eacute; par les op&eacute;rateurs aux anticipations &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Ces solides profits montrent que le groupe a d&eacute;gag&eacute; des marges de man&oelig;uvres pour l&rsquo;avenir.&nbsp;Patrick Ricard lui-m&ecirc;me vise une croissance du chiffre d&rsquo;affaires de 4 &agrave; 6% et une hausse &agrave; deux chiffres du r&eacute;sultat net&nbsp;pour l&rsquo;exercice en cours : il est donc probable que des nouvelles marques seront rachet&eacute;es &agrave; terme, qui ne devraient pas traumatiser les actionnaires&nbsp;vu&nbsp;la rapidit&eacute; avec laquelle le groupe a dig&eacute;r&eacute; Seagram puis Allied Domecq. Ces m&ecirc;mes actionnaires devraient &eacute;galement &ecirc;tre rassur&eacute;s par le plan anti-OPA que le groupe leur proposera le mois prochain <strong><sup><span style="COLOR: maroon">4</span></sup></strong>, qui </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">donnerait au conseil d'administration le droit, en cas d'offre hostile, d'&eacute;mettre de nouvelles obligations &agrave; l'intention des actionnaires existants, commuables en actions gratuites, ce qui ench&eacute;rirait le raid. Cette &laquo;&nbsp;pilule empoisonn&eacute;e&nbsp;&raquo; - <em>poison pill,</em> tr&egrave;s utilis&eacute;e outre-atlantique qui a pour effet de rendre trop co&ucirc;teuse la prise de contr&ocirc;le en diluant la participation de l'acheteur &ndash; n&rsquo;a jusqu'&agrave; maintenant &eacute;t&eacute; le fait que de quelques soci&eacute;t&eacute;s de premier plan, notamment Suez, Saint-Gobain ou Bouygues <strong><sup><span style="COLOR: maroon">5</span></sup></strong>.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Jusqu&rsquo;o&ugrave; faudra-t-il aller pour rassurer ces march&eacute;s financiers apeur&eacute;s&nbsp;?</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Cercle Finance, le 21/09/2006<br />(2) La Tribune de l'Economie, le 22 et 23/09/2006<br />(3) Les Echos, le 22/09/2006</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) Reuters, le 06/10/2006<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(5) Dow Jones, le 06/10/2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3768532.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Des analyses &agrave; l'&eacute;cart&eacute;</font></span></a><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=351448406"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Oct 2006 00:00:15 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-4101542.html</guid>
                <category>Vie des sociétés</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-4101542-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ioukos, pétrolier «faucillisé»]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3636176.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img class="GcheTexte" height="299" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/kremlin_gazprom.jpg" width="197" /></span>La steppe est balay&eacute;e d&rsquo;un vent de sable glacial&nbsp;; des orages de poussi&egrave;re se l&egrave;vent parfois, qui charrient de fines particules rouges d&rsquo;une mine d&rsquo;uranium toute proche,&nbsp;&agrave; ciel ouvert, abandonn&eacute;e en l'&eacute;tat depuis dix ans. Partout alentour, un d&eacute;sert lunaire, rong&eacute; par la radioactivit&eacute; et le froid extr&ecirc;me. Enfin, &agrave; travers le brouillard lugubre qui &eacute;treint la ville, les premiers baraquements gris&acirc;tres surgissent, par del&agrave; les murs barbel&eacute;s et les miradors mena&ccedil;ants. Krasnokamensk - &laquo; pierres rouges &raquo; -, enceinte v&eacute;tuste de planches disjointes, n'est pas &laquo; <em>un camp de vacances</em> &raquo; <strong><sup><span style="COLOR: maroon">1</span></sup></strong>, ironisa le pr&eacute;sident russe Vladimir Poutine&nbsp;: c&rsquo;est&nbsp;un goulag stalinien, en Sib&eacute;rie orientale, &agrave; 50 kilom&egrave;tres de la fronti&egrave;re chinoise et &agrave; 6 500 kilom&egrave;tres de Moscou. L&rsquo;ancien magnat du p&eacute;trole, patron de Ioukos, Mikha&iuml;l Khodorkovski, y purge une peine de 9 ans. Son bras droit, Platon Lebedev, atteint d'une h&eacute;patite B chronique, a eu moins de chance&nbsp;: il a &eacute;t&eacute; exp&eacute;di&eacute; dans un camp au-del&agrave; du cercle polaire. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La saga Ioukos commence dans la Russie des ann&eacute;es 1990, lorsque l&rsquo;Etat postcommuniste, qui&nbsp;liquide son vaste domaine public, lui d&eacute;voue une partie des immenses r&eacute;serves p&eacute;troli&egrave;res de l&rsquo;ex-URSS. En d&eacute;cembre 1995, Boris Eltsine brade la compagnie <strong><sup><span style="COLOR: maroon">2</span></sup></strong> &agrave; un jeune entrepreneur russe, Mikha&iuml;l Khodorkovski&nbsp;: l&rsquo;ambitieux et turbulent rejeton des Komsomols devient ainsi l&rsquo;un des plus grands b&eacute;n&eacute;ficiaires des privatisations dites &laquo;&nbsp;pr&ecirc;ts contre actions&nbsp;&raquo;, gr&acirc;ce auxquelles quelques banquiers feront main basse sur de larges pans&nbsp;de l&rsquo;industrie&nbsp;en &eacute;change du financement de la campagne de r&eacute;&eacute;lection d'Eltsine. En 1998, l&rsquo;impensable se produit&nbsp;: le&nbsp;17 ao&ucirc;t, le gouvernement de Sergue&iuml; Kirienko annonce la d&eacute;valuation du rouble, la suspension du remboursement de la dette, et un moratoire bancaire de 3 mois. Le syst&egrave;me mon&eacute;taire et financier russe s'est &eacute;croul&eacute;&nbsp;! Dans la tourmente, Mikha&iuml;l Khodorkovski transf&egrave;re des actifs de Ioukos vers des zones offshores pour &eacute;viter de rembourser ses cr&eacute;anciers &eacute;trangers <strong><sup><span style="COLOR: maroon">3</span></sup></strong>. Fin du premier acte, qui scellera tout le reste.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">En 2002, Mikha&iuml;l Khodorkovski est&nbsp;le patron embl&eacute;matique de la Russie lib&eacute;rale. Sa compagnie, qui&nbsp;capitalise alors 26 milliards de dollars, a m&ecirc;me remport&eacute; le classement du magazine Fortune des 500 entreprises mondiales arborant le meilleur retour sur investissement. Sa fortune personnelle est estim&eacute;e &agrave; 15 milliards&nbsp;de dollars : il est l&rsquo;homme le plus riche de son pays. On le courtise, on le sollicite, comme en juillet 2003, o&ugrave; il sera le premier russe de l'Histoire invit&eacute; au forum de la Sun Valley qui assemble l&rsquo;&eacute;lite des patrons <strong><sup><span style="COLOR: maroon">4</span></sup></strong>. Trois mois plus tard, il est arr&ecirc;t&eacute; sur le tarmac de l&rsquo;a&eacute;roport de Novossibirsk&nbsp;: accus&eacute; d'&eacute;vasion fiscale, d'escroquerie &agrave; grande &eacute;chelle, et de dilapidation de biens d'autrui. <span style="COLOR: black">Mikha&iuml;l Khodorkovski pr&eacute;parait&nbsp;un projet de fusion avec le p&eacute;trolier Sibneft </span><strong><sup><span style="COLOR: maroon">5</span></sup></strong><span style="COLOR: black">&nbsp;: il s'&eacute;tait aussi&nbsp;engag&eacute; dans un partenariat avec l&rsquo;am&eacute;ricain Exxon Mobil, pr&eacute;voyant de lui vendre 40% de son capital pour 25 milliards de dollars </span><strong><sup><span style="COLOR: maroon">6</span></sup></strong><span style="COLOR: black">. Sans doute la goutte qui fit d&eacute;border le vase.</span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Depuis les privatisations des ann&eacute;es 1990, d'&eacute;normes flux financiers, notamment tir&eacute;s du p&eacute;trole, furent d&eacute;tourn&eacute;s vers des comptes en banque offshore. La fuite des capitaux de la d&eacute;cennie a &eacute;t&eacute; &eacute;valu&eacute;e &agrave; 250 milliards de dollars, soit, en 2003, plus de la moiti&eacute; du produit int&eacute;rieur brut russe <strong><sup><span style="COLOR: maroon">7</span></sup></strong>&nbsp;! Ainsi mesure-t-on mieux, &agrave; cette aune, combien la manne qui e&ucirc;t r&eacute;sult&eacute; du rapprochement avec ExxonMobil conf&eacute;rait de pouvoir potentiel &agrave; son b&eacute;n&eacute;ficiaire, c&rsquo;est-&agrave;-dire <span style="COLOR: black">Mikha&iuml;l Khodorkovski</span>&nbsp;: peut-&ecirc;tre m&ecirc;me celui de prendre le contr&ocirc;le de la situation. Car en finan&ccedil;ant des programmes &eacute;ducatifs, des fondations, des partis politiques, des m&eacute;dias, des organisations de d&eacute;fense des droits de l'homme, des orphelinats, &hellip;, celui-ci avait commenc&eacute; &agrave; se construire une image de chef d&rsquo;Etat. Il &eacute;tait donc inconcevable, pour Vladimir Poutine, que cet argent&nbsp;parv&icirc;nt entre les mains d'un concurrent potentiel, &agrave; la veille des &eacute;lections l&eacute;gislatives du 7 d&eacute;cembre. L&rsquo;arrestation fut muscl&eacute;e et le th&egrave;me populaire de la campagne aussit&ocirc;t trouv&eacute;. Le reste ne serait que proc&eacute;dure.&nbsp;</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">D'Ivan le Terrible &agrave; Joseph Staline, en passant par Boris Godounov et Nicolas Ier, la Russie tra&icirc;ne un long pass&eacute; d'autocraties r&eacute;gnantes et de libert&eacute;s restreintes. </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">Avec la d&eacute;composition de l'URSS, au tournant des ann&eacute;es quatre-vingt,</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"> l'approche de Vladimir Poutine nous rappelle que la d&eacute;mocratie russe est encore bien fragile et qu'un retour &agrave; la dictature menace toujours. </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">La plus grande compagnie p&eacute;troli&egrave;re locale, Ioukos, a &eacute;t&eacute; &nbsp;d&eacute;mantel&eacute;e, &agrave; l&rsquo;initiative du pr&eacute;sident russe, qui a men&eacute; une campagne avant tout politique &nbsp;contre l'oligarque multimilliardaire. Car on ne fera croire &agrave; personne que les quelques milliardaires qui ont fait fortune sur les d&eacute;combres privatis&eacute;s de l&rsquo;ex-URSS se seront acquitt&eacute;s scrupuleusement de leurs imp&ocirc;ts jusqu&rsquo;au dernier rouble. En revanche, il est le seul &agrave; avoir pens&eacute; nouer un partenariat strat&eacute;gique avec les Etats-Unis et capitalistique avec une compagnie p&eacute;troli&egrave;re am&eacute;ricaine, la premi&egrave;re des entreprises du secteur cot&eacute;es qui plus est, accessoirement la premi&egrave;re capitalisation mondiale toutes cat&eacute;gories confondues. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le grand dessein strat&eacute;gique de la nouvelle Russie est la renationalisation d&eacute;guis&eacute;e des activit&eacute;s et des ressources &eacute;nerg&eacute;tiques. Les bras arm&eacute;s s&rsquo;appellent Rosneft et Gazprom qui se partageront les d&eacute;pouilles de Ioukos selon les caprices du pouvoir. Dans ce jeu de monopoly politico-industriel, on ne sera pas surpris d&rsquo;apprendre que </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333">le premier vice-premier ministre, Dimitri Medvedev, nomm&eacute; &agrave; ce poste en novembre 2005, &laquo;&nbsp;h&eacute;ritier&nbsp;&raquo; potentiel de Poutine, est pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration du g&eacute;ant gazier Gazprom, tandis qu'Igor Setchine, chef adjoint de l'administration pr&eacute;sidentielle depuis juillet 2004, acc&eacute;dait &agrave; la pr&eacute;sidence de la compagnie p&eacute;troli&egrave;re Rosneft construite sur les ruines du d&eacute;funt empire Ioukos&nbsp;: tous deux originaires de Saint-Petersbourg, comme Vladimir Poutine. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Gazprom, occupe d&eacute;sormais le troisi&egrave;me rang de la capitalisation boursi&egrave;re mondiale, derri&egrave;re ExxonMobil et General Electric. Mikha&iuml;l Khodorkovski et Ioukos n&rsquo;avaient pas leur place dans ce concert-l&agrave;. Ils furent les premi&egrave;res victimes de cette partie qui se jouait au-dessus d&rsquo;eux. Ils ne seront peut-&ecirc;tre pas les derni&egrave;res.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Le Monde, le 21/02/2006<br />(2) <a href="http://www.politiqueinternationale.com/PI_PSO/fram_revpde_ar_07104.htm"><font color="#339966">http://www.politiqueinternationale.com/PI_PSO/fram_revpde_ar_07104.htm</font></a><br /></span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />
<div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 1cm" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #333333">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font color="#000000" size="1">ELa banque Menatep, contr&ocirc;l&eacute;e par Mikha&iuml;l Khodorkovski, acquit 78% du groupe p&eacute;trolier Ioukos pour 309 millions de dollars lors de la privatisation, puis porta son contr&ocirc;le &agrave; 90% l'ann&eacute;e suivante moyennant un investissement suppl&eacute;mentaire de 160 millions de dollars.</font><font face="Arial"><font size="1"> <br /></font></font></p>
</span></div>
<span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"><font color="#339966">
<div align="left"><br />(3) Le Monde, le 18/05/2005</div>
</font></span>(3) Le Monde, le 18/05/2005</font></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">(4) Le Journal du Management, Avril 2004</font></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">(5) Ancienne propri&eacute;t&eacute; de Roman Abramovicth, propri&eacute;taire du club de football de Chelsea ; Sibneft a &eacute;t&eacute; rachet&eacute;e par Gazprom</font></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">(6) L'Expansion, le 03/10/2003</font></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">(7) Le Monde, le 20/01/2003<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(8) Le Figaro, le 07/07/2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"></span></div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=350020274"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 Aug 2006 01:30:07 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3636176.html</guid>
                <category>Vie des sociétés</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3636176-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Alcatel / Nortel Networks : discussions en coulisse]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3586502.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Mike Zafirowski, PDG de l&rsquo;&eacute;quipementier canadien Nortel Networks, arriv&eacute; en novembre 2005, n&rsquo;avait pas cach&eacute; sa d&eacute;ception &agrave; l&rsquo;annonce des r&eacute;sultats du premier trimestre 2006, estimant que ces trois premiers mois avaient &eacute;t&eacute;&nbsp;difficiles&nbsp;: la firme de Brampton (Ontario), quoique conservant un chiffre d&rsquo;affaires stable, &agrave; 2,38 milliards de dollars, avait alors creus&eacute; sa perte nette par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e pass&eacute;e, &agrave; 167 millions de dollars, avec un recul significatif de sa marge brute &agrave; 38,1% <sup><font color="#800000"><strong>1</strong></font></sup>. Voil&agrave; pour les chiffres. Dans les faits, le pr&eacute;sident de Nortel expliquait en substance que la croissance dans les r&eacute;seaux mobiles de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration UMTS et la voix sur protocole IP n&rsquo;avait pas compens&eacute; le d&eacute;clin dans le mobile de deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration et le fixe traditionnel. R&eacute;agissant au mariage entre Alcatel et Lucent, le directeur financier du groupe, Peter Currie, estimait alors que ces &eacute;pousailles ne fragiliseraient pas Nortel, indiquant &laquo;&nbsp;<em>qu&rsquo;aucun dossier de rapprochement &nbsp;qui avait &eacute;t&eacute; regard&eacute;, n&rsquo;&eacute;tait r&eacute;ellement convaincant, ni qu&rsquo;aucun &eacute;tait en discussion</em>&nbsp;&raquo; <sup><font color="#800000"><strong>2</strong></font></sup>.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le 3 ao&ucirc;t dernier, le groupe publia des r&eacute;sultats du deuxi&egrave;me trimestre </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">b&eacute;n&eacute;ficiaires, gr&acirc;ce &agrave; une forte croissance des commandes et &agrave; une progression du chiffre d&rsquo;affaires &agrave;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"> 2,7 milliards de dollars</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">. Le b&eacute;n&eacute;fice ressortit &agrave; 366 millions de dollars - contre une perte de 33 millions un an auparavant -, int&eacute;grant le</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"> recouvrement exceptionnel de 510 millions de dollars li&eacute; </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">au r&egrave;glement favorable d'un contentieux juridique</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">. Commentant ces r&eacute;sultats, Mike Zafirowski, semble-t-il ragaillardi, fit observer &laquo;&nbsp;<em>la</em></span><em><span style="FONT-SIZE: 10pt"> forte croissance des commandes de 22% et une dynamique des ventes encore plus forte&nbsp;</span></em><span style="FONT-SIZE: 10pt">&raquo;, regrettant cependant que &laquo;&nbsp;<em>la marge brute n'ait que mod&eacute;r&eacute;ment augment&eacute; sans atteindre l&rsquo;objectif de 40%</em>&nbsp;&raquo;. L&rsquo;objectif affich&eacute; est une croissance du C.A. de plus de 10% au troisi&egrave;me trimestre&nbsp;; enfin, au chapitre du moyen terme, l&rsquo;accord conclu en juillet 2006 avec Microsoft laisse esp&eacute;rer&nbsp;plus d'un milliard de dollars de nouveaux revenus sur quatre ans <strong><sup><font color="#800000">3</font></sup></strong>.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">D&rsquo;un point de vue boursier, Nortel Networks a fortement recul&eacute; au cours des derniers mois, d&eacute;butant l&rsquo;ann&eacute;e 2006 aux environs de 3,10 dollars (USD) et cotant en dernier lieu 2,11 dollars (18/08/2006), regagnant cependant pr&egrave;s de 10% ces 4 derniers jours &agrave; la faveur de l&rsquo;annonce des r&eacute;sultats. </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">A cette occasion, le groupe a reconnu&nbsp;&ecirc;tre en pourparlers sur l'avenir de ses infrastructures mobiles de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration UMTS, confirmant de la voix de son pr&eacute;sident que &laquo;&nbsp;<em>le processus &eacute;tait bien engag&eacute; d&rsquo;une d&eacute;cision pour la partie radio UMTS, que ce soit un regroupement, un partenariat ou une cession</em> &raquo; <strong><sup><font color="#800000">4</font></sup></strong>. Toutefois, se refusant </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">&agrave; commenter des informations de presse, </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">Mike Zafirowski</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"> n&rsquo;a pas &eacute;voqu&eacute; le nom d&rsquo;Alcatel comme repreneur possible de son activit&eacute; UMTS. Pourtant, </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">des discussions, semble-t-il avanc&eacute;es, seraient en cours, comme le r&eacute;v&eacute;lait r&eacute;cemment la lettre EuroTMT.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext">&laquo;&nbsp;<em>Nous pensons qu'Alcatel et/ou Motorola sont les mieux plac&eacute;s pour reprendre l'activit&eacute; UMTS de Nortel, que nous &eacute;valuons &agrave; environ un milliard de dollars</em>&nbsp;&raquo;, &eacute;crit Paul Howbold, analyste de Desjardin Securities, dans une note de recherche. </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext">Si elle se concr&eacute;tise, l'op&eacute;ration pourrait &ecirc;tre annonc&eacute;e avant l'assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale d'Alcatel et Lucent du 7 septembre, qui devra approuver la fusion des deux &eacute;quipementiers. Le titre Alcatel lui-m&ecirc;me s&rsquo;est fortement appr&eacute;ci&eacute; la semaine pass&eacute;e, sur les conclusions d&rsquo;une note publi&eacute;e par Dresdner Kleinwort pr&eacute;voyant que</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"> si les actionnaires rejetaient cette fusion lors de cette assembl&eacute;e du 7 septembre, le titre de Lucent pourrait s'effondrer tandis qu'Alcatel pourrait bondir de 20%. Cette m&ecirc;me note rappelle que plus de 30% du capital d&rsquo;Alcatel est entre les mains de &laquo;&nbsp;hedge funds&nbsp;&raquo; <strong><sup><font color="#800000">5</font></sup></strong>, ordinairement peu enclins aux atermoiements industriels.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext">Les difficult&eacute;s de Nortel et le fort remue-m&eacute;nage autour du titre Alcatel laissent donc fortement &agrave; penser que l&rsquo;&eacute;quipementier canadien annoncera prochainement la vente de son activit&eacute; UMTS &agrave; Alcatel. R&eacute;ponse s&ucirc;rement cette semaine.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) <font color="#339966">La Tribune de l'Economie, le 07/06/2006</font><br />(2) Les Echos, le 07/06/2006</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(3) Reuters Toronto, le 03/08/2006<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) Les Echos, &eacute;dition &eacute;lectronique, le 04/08/2006<br />(5) Dow Jones, le 16/08/2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Illusions &eacute;lectroniques<a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=349837784"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Aug 2006 00:36:33 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3586502.html</guid>
                <category>Vie des sociétés</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3586502-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Stock-options : hard discount]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3510720.html</link>        <description><![CDATA[<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Les autorit&eacute;s am&eacute;ricaines n&rsquo;ont jamais h&eacute;sit&eacute; &agrave; sanctionner lourdement les figures du capitalisme industriel&nbsp;: tel Bernard Ebbers, par exemple, condamn&eacute; &agrave; 25 ann&eacute;es de prison apr&egrave;s avoir install&eacute; une v&eacute;ritable culture de la fraude comptable, et conduit Worldcom &agrave; la plus importante faillite de l&rsquo;Histoire des Etats-Unis <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>; ou encore Jeff Skilling, co-PDG du courtier en &eacute;nergie <a href="http://marc-aragon.over-blog.net/archive-08-17-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">Enron</font></a>, qui risque 185 ann&eacute;es de prison <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font> apr&egrave;s d&rsquo;invraisemblables malversations qui naufrag&egrave;rent 1000 milliards de dollars de capitalisation boursi&egrave;re <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>. Voil&agrave; qu&rsquo;un nouveau combat se profile &agrave; l&rsquo;horizon, contre d&rsquo;autres virtuoses de la finance et certains dirigeants d&rsquo;entreprise&nbsp;: on les soup&ccedil;onne d&rsquo;anti-patriotisme et d&rsquo;indignit&eacute;. Et le calendrier des faits est aggravant.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Une &eacute;tude, conduite par deux professeurs de l&rsquo;Iowa, montre en effet une &eacute;volution anormalement positive des cours d&rsquo;un certain nombre de soci&eacute;t&eacute;s am&eacute;ricaines, entre 1996 et 2005&nbsp;: leurs auteurs concluent &agrave; une manipulation, sans y aller avec le dos de la cuiller&nbsp;! Car l&rsquo;accusation est grave, qui pointe du doigt 186 soci&eacute;t&eacute;s, et non des moindres (Black et Decker, Merrill Lynch, etc) suspect&eacute;es d&rsquo;avoir profit&eacute; de la chute des cours, au lendemain du 11 septembre 2001, pour attribuer &agrave; leurs dirigeants des stock-options &agrave; bas prix <sup><font color="#800000"><strong>4</strong></font></sup>. Pis, &nbsp;de nombreux dirigeants auraient m&ecirc;me manipul&eacute; et antidat&eacute; l&rsquo;attribution de ces stock-options, pour mieux se garantir&nbsp;leurs futures plus-values&nbsp;: deux pr&eacute;cautions valent toujours&nbsp;mieux qu&rsquo;une&nbsp;!</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le principe des stock-options est bien connu&nbsp;: il donne le droit &agrave; ses b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;acheter des actions &agrave; un prix fix&eacute; d&rsquo;avance pour les revendre, le moment venu, au prix du march&eacute;. Evidemment, plus le cours de souscription est bas, et plus pansues seront les plus-values&nbsp;: car il est habituel que le cours regagne g&eacute;n&eacute;ralement le terrain perdu quand il est affect&eacute; par une cause ext&eacute;rieure. Le Wall Street Journal a comment&eacute; avec d&eacute;go&ucirc;t&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Agir aussi vite apr&egrave;s une trag&eacute;die nationale illustre la volont&eacute; de certaines soci&eacute;t&eacute;s de saisir toutes les occasions pour enrichir leurs dirigeants</em>&nbsp;&raquo;. Les autorit&eacute;s am&eacute;ricaines, toujours tr&egrave;s sourcilleuses sur les faits de&nbsp;falsification des comptes <font color="#800000"><sup><strong>5</strong></sup></font>, mais aussi de moralit&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral, enqu&ecirc;tent&nbsp;: il ne leur sera pas ais&eacute; de d&eacute;masquer ces soci&eacute;t&eacute;s. Et de leur faire rendre gorge.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">En d&eacute;finitive, il n&rsquo;est presque de jours o&ugrave; les stock-options ne d&eacute;fraient la chronique, et jettent la suspicion sur tous les dirigeants. Les exemples n&rsquo;ont pas manqu&eacute; ces derniers temps sous nos climats, depuis les stock-options de Vinci auxquelles Antoine Zacharias, d&eacute;barqu&eacute;, vouait les yeux de Rodrigue &agrave; Chim&egrave;ne, celles d&rsquo;un No&euml;l Forgeard, d&eacute;barqu&eacute;, parfaitement ignorant des d&eacute;boires d&rsquo;une filiale qu&rsquo;il dirigea lui-m&ecirc;me &ndash; Airbus. Et le Financial Times d&rsquo;aller plus loin, qui &eacute;voque d&eacute;j&agrave; &nbsp;la tentation que pourraient avoir certains patrons de trafiquer les comptes pour valoriser leurs stock-options <strong><sup><font color="#800000">6</font></sup></strong>. La coupe n'en finit pas de se remplir.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Entre gouvernance et d&eacute;cence, libert&eacute; et r&eacute;gulation, le capitalisme balance. Au-del&agrave; de ses turpitudes, il arrive pourtant qu&rsquo;il nous &eacute;blouisse&nbsp;: &laquo;&nbsp;... <em>J&rsquo;estime que poss&eacute;der une grande fortune implique une grande responsabilit&eacute;, celle de la rendre &agrave; la soci&eacute;t&eacute;</em> &hellip;&nbsp;&raquo; - Bill Gates, fondateur de Microsoft, annon&ccedil;ant qu&rsquo;il va se consacrer exclusivement &agrave; l&rsquo;humanitaire.</span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) <font size="1">Lib&eacute;ration, le 28/07/2006</font><br />(2) <font size="1">Kenneth Lay, fondateur d&rsquo;Enron, contre qui 165 ann&eacute;es de prison avaient &eacute;t&eacute; requises, est&nbsp;d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 4 Juillet 2006</font></span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(3) Le Monde, 25/05/2006 &ndash; Verdict le 11 Septembre prochain<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) La D&eacute;p&ecirc;che du Midi, le 23/07/2006(4) <br />(5) Punis &agrave; l'&eacute;gal d'un crime au titre de la loi Sarbanes-Oxley<br />(6) Cit&eacute; par l'Expansion, Juillet-Ao&ucirc;t 2006</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3427304.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">EADS, un r&eacute;cit &eacute;pique<br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3506663.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Stock-options : grand d&eacute;stockage !</font></span></a></font></span></a></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">&nbsp;</font></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=349650844"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 11 Aug 2006 15:53:05 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3510720.html</guid>
                <category>Vie des sociétés</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3510720-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vinci, une journée révolutionnaire]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3548983.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">L'&eacute;viction d'Antoine Zacharias de la t&ecirc;te de Vinci a d&eacute;sormais une morale dans le monde des affaires&nbsp;: quand on d&eacute;passe les bornes, il y a des limites ! Et cette journ&eacute;e du 1<sup>er</sup> juin, commenc&eacute;e avec la r&eacute;vocation promise du directeur g&eacute;n&eacute;ral de l'entreprise, Xavier Huillard,&nbsp;qui fera long feu,&nbsp;conclue par la d&eacute;mission forc&eacute;e du pr&eacute;sident,&nbsp;tiendra lieu&nbsp;de journ&eacute;e r&eacute;volutionnaire. Elle met un terme &agrave; la crise interne au sein du groupe sur les &eacute;moluments ind&eacute;cents touch&eacute;s par le pr&eacute;sident, que tout le monde d&eacute;non&ccedil;ait depuis des ann&eacute;es, et qui ternissait l&rsquo;image du leader mondial du BTP et des concessions </span><strong><sup><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: maroon">1</span></sup></strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">. </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Les march&eacute;s ne s&rsquo;y sont pas tromp&eacute;s, qui ont salu&eacute; ce fait d&rsquo;armes par une hausse du titre de 4,4% d&egrave;s le lendemain. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Est-ce la fin brutale des exc&egrave;s dans la r&eacute;mun&eacute;ration des patrons&nbsp;? Toute indemnit&eacute; hors norme, toute retraite hors statut, toute prime indue, portera&nbsp;dor&eacute;navant les germes d'un scandale. Effet pervers de la transparence, les traitements des patrons sont pass&eacute;s en quelques ann&eacute;es de millions de francs &agrave; des millions d'euros, sans que les chiffres ne soient r&eacute;ellement modifi&eacute;s </span><strong><sup><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: maroon">2</span></sup></strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">. Et si l'opinion peine &agrave; accepter la course aux salaires des PDG, que dire des salari&eacute;s du groupe, qui manqueront de s&rsquo;&eacute;touffer&nbsp;! Car, tout en affichant le deuxi&egrave;me plus haut salaire du CAC, Antoine Zacharias peut esp&eacute;rer une plus-value potentielle de 173 millions d'euros sur les stock-options qu&rsquo;il a accumul&eacute;es depuis 2001 : dix fois mieux que la moyenne des patrons dudit CAC ! Du jamais vu dans le capitalisme fran&ccedil;ais, l'&eacute;quivalent de 5766 ann&eacute;es de la r&eacute;mun&eacute;ration moyenne d'un salari&eacute; de Vinci&nbsp;!&nbsp; </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Une journ&eacute;e r&eacute;volutionnaire aussi sur le plan de la gouvernance. Que n'a-t-on dit des conseils des copains et des coquins, plus r&eacute;cemment encore avec l'affaire EADS, de la m&ecirc;me eau. Or voil&agrave; des administrateurs qui ont enfin jou&eacute; leur r&ocirc;le, au cours de s&eacute;ances o&ugrave; leur pr&eacute;sident voulait imposer une d&eacute;cision de r&eacute;vocation sur l'air trop connu du &laquo;&nbsp;lui ou moi&nbsp;&raquo;. Le conseil, appel&eacute; &agrave; se prononcer sur le maintien de Xavier Huillard, l&rsquo;aura finalement confort&eacute; dans ses fonctions&nbsp;avec neuf voix pour et sept contre : pas moins de cinq membres du conseil ont invers&eacute; leur vote en quelques jours, une fois que tous les &eacute;l&eacute;ments du dossier ont &eacute;t&eacute; connus </span><strong><sup><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: maroon">3</span></sup></strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">. Beau joueur, reconnaissons-le, Antoine Zacharias a d&eacute;missionn&eacute;. Les administrateurs ayant vot&eacute; pour le d&eacute;part de Xavier Huillard ne seraient-ils pas inspir&eacute;s d&rsquo;en faire autant&nbsp;? Pour couronner une journ&eacute;e vraiment r&eacute;volutionnaire &hellip;</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Laurence Parisot, pr&eacute;sidente du MEDEF, a affirm&eacute; sur RTL que la conclusion de cette affaire qui lui avait soulev&eacute; le coeur &eacute;tait &laquo;&nbsp;<em>formidable</em>&nbsp;&raquo;. Yves Thibault de Silguy, le nouveau PDG de Vinci a promis que le sujet de la r&eacute;mun&eacute;ration d&rsquo;un dirigeant de Vinci serait &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;un des chantiers de gouvernance des mois &agrave; venir pour le conseil d&rsquo;administration </em></span><strong><sup><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: maroon">4</span></sup></strong>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">&raquo;. Quant &agrave; la </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">soci&eacute;t&eacute; de conseil aux actionnaires Proxinvest, elle a r&eacute;clam&eacute; un plafonnement des salaires des patrons non fondateurs des entreprises fran&ccedil;aises &agrave; 240 fois le SMIC, soit 3,5 millions d&rsquo;euros bruts annuels </span><strong><sup><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: maroon">5</span></sup></strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">. Sans doute pour &eacute;viter qu'ils ne soient &laquo; <em>plus mus que par l'argent</em> &raquo;, ainsi que l'&eacute;crivit Xavier Huillard dans une lettre aux administrateurs au sujet d'Antoine Zacharias <font color="#800000"><sup><strong>6</strong></sup></font>.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Issu des groupes Vivendi et Suez<br />(2) Challenges N&deg; 39 - Du 8 au 14 juin 2006</span></font></font></div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(3) Journal des Finances - Semaine du 09/06/2006</span></font></font></div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"></span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">(4) Les Echos, le 07/06/2006<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(5) La Croix, le 06/06/2006<br />(6) Cit&eacute; par Les Echos, le 07.06/2006</font></span></font></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966"><font size="1"><br /></font></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><u><font size="1"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3427304.html"><font color="#0000ff">EADS, un r&eacute;cit &eacute;pique</font></a><font color="#0000ff">&nbsp;</font></font></u></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3510720.html"><font color="#0000ff"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt">Stock-options : hard discount</span><br /></font></a></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=348335676"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Jun 2006 17:19:31 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3548983.html</guid>
                <category>Vie des sociétés</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3548983-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[EADS, un récit épique]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3427304.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><br />En ce mercredi 14 juin 2006, tandis que la journ&eacute;e tirait &agrave; sa fin, on vit la fine fleur de l&rsquo;a&eacute;ronautique converger vers l&rsquo;admirable enceinte du mus&eacute;e Rodin o&ugrave; se tenait la r&eacute;ception annuelle du groupe EADS. Rien n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, comme &agrave; l&rsquo;accoutum&eacute;e, qui ne f&ucirc;t de haute tenue et de grand apparat. Tapis d&eacute;roul&eacute; jusqu&rsquo;au boulevard, quelques centaines d&rsquo;invit&eacute;s affluaient, pr&ecirc;ts &agrave; savourer les mets raffin&eacute;s qu&rsquo;on &eacute;talerait au buffet, agr&eacute;ment&eacute;s du meilleur champagne et d&rsquo;autres vins fins servis en gants blancs. On offrait un &eacute;ventail aux dames pour parer les effluves ti&eacute;dis d&rsquo;une chaude journ&eacute;e ... Bref, le Tout Paris de l&rsquo;avionique, de l&rsquo;espace et de la d&eacute;fense se pressait, et l&rsquo;on observa que ce cort&egrave;ge ne manquait pas de personnages se v&ecirc;tant d&rsquo;&eacute;toffes souples et de marques, se chaussant &agrave; l&rsquo;anglaise pour les hommes, &agrave; l&rsquo;italienne pour les femmes, lisant le Wall Street Journal avec des lunettes cercl&eacute;es d&rsquo;or, allant &agrave; l&rsquo;op&eacute;ra, fr&eacute;quentant bien s&ucirc;r les meilleures tables des capitales europ&eacute;ennes. Au centre de ce brillant ar&eacute;opage, No&euml;l Forgeard, co-pr&eacute;sident ex&eacute;cutif de la maison m&egrave;re d&rsquo;Airbus, d&rsquo;Eurocopter, d&rsquo;Arianespace et du missilier MBDA, fait quant &agrave; lui grise mine : le jour m&ecirc;me, le titre EADS vient de perdre plus de 26% &agrave; la Bourse de Paris.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Une journ&eacute;e noire que ce mercredi 14 juin 2006 ! Outre la chute hom&eacute;rique du titre EADS, on apprit le jour m&ecirc;me que la compagnie Singapore Airlines, premier acheteur du gros-porteur europ&eacute;en A380 - dont on avait annonc&eacute; la veille l&rsquo;accroissement des d&eacute;lais de livraison - venait de commander 20 Boeing 787. Il fallait bien cela pour qu&rsquo;on entend&icirc;t enfin ce cri des clients qui d&eacute;chirait le ciel : le nouveau long-courrier A350 ne fait pas le poids face au s&eacute;millant Dreamliner ! Il faut tout repenser, au prix fort : quelques milliards d&rsquo;euros suppl&eacute;mentaires, sans doute la ran&ccedil;on &agrave; payer pour avoir an&eacute;anti le Jumbo 747 ! Cet al&eacute;a industriel, monumental, et qu&rsquo;on fait mine de d&eacute;couvrir, n&rsquo;est pourtant pas le seul souci de No&euml;l Forgeard. Quelques jours auparavant, il a humili&eacute; les salari&eacute;s aquitains de la Sogerma, filiale d&rsquo;EADS liquid&eacute;e sans m&eacute;nagement, ce qui lui valut d&rsquo;&ecirc;tre vertement tanc&eacute; par le premier ministre, Dominique de Villepin, lui-m&ecirc;me &eacute;clabouss&eacute; au dernier degr&eacute; dans l&rsquo;affaire Clearstream dont Jean-Louis Gergorin, directeur de la strat&eacute;gie ... d&rsquo;EADS, semble le premier instrument. Passons sur Thal&egrave;s qui lui a &eacute;chapp&eacute;. Car le pire est bien ces stocks-options qu&rsquo;il a concr&eacute;tis&eacute;es en mars dernier, et qui semblent barrer son front d&rsquo;un ind&eacute;l&eacute;bile stigmate. Ce mercredi 14 juin, une pluie d&rsquo;orage, pr&eacute;monitoire, pr&eacute;cipite la fin des agapes et abr&egrave;ge la r&eacute;ception. No&euml;l Forgeard, lui, s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; &eacute;clips&eacute;. Discr&egrave;tement.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Remontons le temps. Voici Jean-Luc Lagard&egrave;re, grand capitaine d&rsquo;industrie, dirigeant embl&eacute;matique pass&eacute; ma&icirc;tre dans l&rsquo;art des affaires et de leur gouvernance. Deux fid&egrave;les lieutenants le secondent en permanence, Philippe Camus et No&euml;l Forgeard, qu&rsquo;il n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; opposer aussi souvent qu&rsquo;il le peut, fid&egrave;le en cela &agrave; la vieille tactique napol&eacute;onienne de la division et de la prudence. Son souhait le plus profond demeure que son fils unique, Arnaud, lui succ&egrave;de un jour et que nul ne puisse jamais contester ce dessein : une sage pr&eacute;caution. En d&eacute;cembre 1997, Tony Blair, Jacques Chirac et Gerhard Schr&ouml;der s&rsquo;accordent pour constituer des p&ocirc;les d&rsquo;armement capables d&rsquo;entamer la supr&eacute;matie am&eacute;ricaine : parmi les industriels convi&eacute;s &agrave; se rapprocher, le groupe Lagard&egrave;re, propri&eacute;taire de Matra, est cit&eacute; &agrave; compara&icirc;tre. D&egrave;s lors, les deux aides de camp de Jean-Luc Lagard&egrave;re ne vont cesser de s&rsquo;affronter dans un conflit d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t personnel particuli&egrave;rement violent. Sous l&rsquo;effet d&rsquo;un lobbying intensif, Lionel Jospin nomme No&euml;l Forgeard &agrave; la pr&eacute;sidence d&rsquo;Airbus, un groupement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique sous la houlette d&rsquo;A&eacute;rospatiale, de la firme allemande DASA et de British Aerospace, dans le but de faire main basse sur l&rsquo;a&eacute;ronautique europ&eacute;enne. Cette &eacute;chapp&eacute;e belle permet &agrave; No&euml;l Forgeard de quitter enfin le groupe Lagard&egrave;re, devenu trop &eacute;troit pour ses app&eacute;tits et dans l&rsquo;impasse depuis l&rsquo;&eacute;chec du rachat de Thomson. Echec qu&rsquo;on lui impute d&rsquo;ailleurs, comme aujourd&rsquo;hui celui de Thal&egrave;s. Car il n&rsquo;est de dures r&eacute;alit&eacute;s qui ne se laissent oublier si facilement.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Philippe Camus est l&rsquo;homme qui a sauv&eacute; le groupe Lagard&egrave;re apr&egrave;s la d&eacute;b&acirc;cle de La Cinq, rameutant le ban et l&rsquo;arri&egrave;re-ban de la finance pour lever les capitaux n&eacute;cessaires et mener la fusion Matra-Hachette. Il a toute la confiance de Jean-Luc Lagard&egrave;re, qui lui confie, plus personnellement, la formation de son fils Arnaud. Ce pr&eacute;cepteur, fa&ccedil;on Grand Si&egrave;cle, trouvera sa r&eacute;compense bient&ocirc;t. Le 21 juillet 1998, Matra, groupe priv&eacute; et A&eacute;rospatiale, entreprise publique co-propri&eacute;taire d&rsquo;Airbus, annoncent leur projet de fusionner au terme de n&eacute;gociations secr&egrave;tes et alambiqu&eacute;es. Le coup est rude pour No&euml;l Forgeard, totalement tenu &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de ces discussions, qui fait de lui le patron d&rsquo;une filiale, certes glorieuse, mais d&rsquo;une filiale tout de m&ecirc;me ... du groupe Lagard&egrave;re. Son pass&eacute; d&rsquo;ex&eacute;cutant le rejoint, mais le pire reste &agrave; venir. Car pour invraisemblable que cela fut toujours tenu, la nouvelle entit&eacute; Matra-A&eacute;rospatiale vient maintenant &agrave; fusionner avec l&rsquo;allemande DASA, filiale du groupe Daimler-Benz (Mercedes) : European, Aeronautic, Defence and Space company, c&rsquo;est-&agrave;-dire EADS, vient de na&icirc;tre. No&euml;l Forgeard ne sera pr&eacute;venu que le 10 octobre 1999, soit &agrave; peine quatre jours avant l&rsquo;annonce officielle ! EADS aura deux co-pr&eacute;sidents, dont Jean-Luc Lagard&egrave;re, et deux CEO (Chief Executive Officer) dont ... Philippe Camus qui devient de facto patron de No&euml;l Forgeard : Airbus est d&eacute;sormais filiale &agrave; 80% d&rsquo;EADS. Fid&egrave;le &agrave; sa m&eacute;thode de contr&ocirc;le et de dispersion des pouvoirs, Jean-Luc Lagard&egrave;re ne manquera pas de nommer No&euml;l Forgeard, rouge de d&eacute;pit, de col&egrave;re et d&rsquo;ambition contrari&eacute;e, au conseil d&rsquo;administration d&rsquo;EADS. Ainsi le capitalisme fran&ccedil;ais atteindra-t-il, en cette fin de mill&eacute;naire, la contradiction absolue d&rsquo;un patron contr&ocirc;lant un autre patron &agrave; qui il est pourtant soumis. Comprenne qui pourra. Sauf les allemands, &agrave; ce jour encore &eacute;berlu&eacute;s.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">D&egrave;s lors, No&euml;l Forgeard n&rsquo;aura de cesse de prendre les r&ecirc;nes du consortium europ&eacute;en. Tous les coups seront bons et l&rsquo;on comprendra peut-&ecirc;tre mieux &agrave; cette aune les relents de l&rsquo;affaire Clearstream, au centre de laquelle on retrouve Jean-Louis Gergorin, fid&egrave;le des fid&egrave;les de Philippe Camus et de Jean-Luc Lagard&egrave;re qu&rsquo;il estimait menac&eacute;s, et dont il semble avoir fait aujourd&rsquo;hui un combat personnel. Bient&ocirc;t le pouvoir s&rsquo;en m&ecirc;le, au plus haut niveau semble-t-il, qui vise &agrave; promouvoir No&euml;l Forgeard seul ma&icirc;tre &agrave; bord apr&egrave;s qu&rsquo;on aura mis les allemands &agrave; l&rsquo;&eacute;cart. Jean-Luc Lagard&egrave;re fera la sourde oreille jusqu&rsquo;&agrave; sa mort, le 14 mars 2003. Son fils Arnaud finira par plier, non sans avoir longuement r&eacute;sist&eacute;, sous des coups de boutoir dont on imagine tout ce qu&rsquo;ils peuvent contenir de puissant et d&rsquo;opaque. Le capitalisme, ici comme ailleurs, est une sph&egrave;re ouat&eacute;e. Les affaires s&rsquo;y r&egrave;glent discr&egrave;tement, dans un inextricable entrelacs de relations personnelles, professionnelles, parfois de simple opportunisme, qui, au fil du temps, des minist&egrave;res publics aux banques d'affaires, en passant par les cabinets d'avocats, auront tiss&eacute; un insondable r&eacute;seau d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts crois&eacute;s et d'oblig&eacute;s r&eacute;ciproques. Les allemands prendront les fran&ccedil;ais de vitesse, renouvelant la pr&eacute;sidence et la direction c&ocirc;t&eacute; allemand : l&rsquo;homologue de Philippe Camus sera Thomas Enders, nomm&eacute; le 2 d&eacute;cembre 2004. Fin des r&ecirc;ves d&rsquo;une pr&eacute;sidence unifi&eacute;e d&rsquo;EADS ... Quinze jours plus tard, Arnaud Lagard&egrave;re nommera No&euml;l Forgeard en lieu et place de Philippe Camus.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Ce combat pour le pouvoir n&rsquo;est pas de second plan dans la compr&eacute;hension des derniers &eacute;v&egrave;nements qui auront frapp&eacute; l&rsquo;opinion. Certes, le Boeing Dreamliner est un bel avion : ses mat&eacute;riaux composites ont s&eacute;duit les clients, qui l&rsquo;ont command&eacute; &agrave; quelques 400 exemplaires &agrave; ce jour contre &agrave; peine une centaine d&rsquo;A350 (qu&rsquo;on renommera probablement A370). En v&eacute;rit&eacute;, Airbus ne paye pas ici une incomp&eacute;tence &agrave; produire un avion de qualit&eacute;, parfaitement concurrentiel, mais une erreur de strat&eacute;gie lourde de cons&eacute;quence dans le timing de lancement d&rsquo;un avion insuffisamment d&eacute;fini, qui n&eacute;cessitera quelques 4 milliards d&rsquo;euros pour sa remise &agrave; plat. Il est vrai qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;heure des choix cruciaux pour l&rsquo;avenir d&rsquo;Airbus, son pr&eacute;sident de l&rsquo;&eacute;poque, un certain No&euml;l Forgeard, &eacute;tait davantage occup&eacute; &agrave; r&eacute;gler quelques comptes personnels, notamment &agrave; torpiller la carri&egrave;re d&rsquo;un certain Philippe Camus, co-pr&eacute;sident d&rsquo;EADS. Y ayant r&eacute;ussi mieux que bien, il lui faudra aujourd&rsquo;hui beaucoup pour que la sienne, &agrave; son tour, ne pique du nez.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Les projets industriels retard&eacute;s sont monnaie courante, a fortiori lorsque leur complexit&eacute; expose leurs promoteurs &agrave; toutes sortes d&rsquo;al&eacute;as industriels. Des responsabilit&eacute;s peuvent bien s&ucirc;r &ecirc;tre d&eacute;gag&eacute;es et la cr&eacute;dibilit&eacute; du management montr&eacute;e du doigt, qui ordinairement ne menacent en rien la haute Direction. Mais une chose s&rsquo;ajoutant &agrave; une autre, l&rsquo;amalgame fait vite son office et bient&ocirc;t le vase d&eacute;borde : les 9, 15 et 17 mars 2006, No&euml;l Forgeard vendait au plus haut 290000 stock-options pour un profit de pr&egrave;s de 4,5 millions d&rsquo;euros ... pr&eacute;tendant qu&rsquo;il ignorait tout des difficult&eacute;s d&rsquo;Airbus. La ficelle est grosse et l&rsquo;AMF, saisie, enqu&ecirc;te d&eacute;j&agrave;, sanctionnant peu mais lourdement <sup><strong><font color="#800000">1</font></strong></sup>. Selon les r&egrave;glements de l&rsquo;Autorit&eacute; des March&eacute;s Financiers, aucune vente de stock-options de dirigeants ne peut &ecirc;tre faite autour d&rsquo;op&eacute;rations susceptibles d&rsquo;avoir une influence sensible sur les cours. Or, nonobstant la m&eacute;connaissance pr&eacute;sum&eacute;e des probl&egrave;mes d&rsquo;Airbus, la vente pr&eacute;vue de 15% du capital d&rsquo;EADS par Lagard&egrave;re et DaimlerChrysler est &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence une op&eacute;ration de cette nature, qui d&rsquo;ailleurs fit baisser le cours d&rsquo;EADS de 10% lorsqu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e le 4 avril. Curieux timing ... En ces lieux o&ugrave; chacun savonne la planche de l&rsquo;autre, Thomas Enders, co-pr&eacute;sident allemand d&rsquo;EADS, interrog&eacute; sur son choix de ne pas exercer ses propres stock-options, d&eacute;clarera : <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> Bien s&ucirc;r, cela aurait &eacute;t&eacute; lucratif. Mais j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; opportun de le faire <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span>.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">No&euml;l Forgeard est sur la sellette. La formidable construction qu&rsquo;il mit toute une vie &agrave; &eacute;difier est en passe de s&rsquo;effondrer d&rsquo;avoir trop d&eacute;sir&eacute; le pouvoir et le lucre. Ses actionnaires lui pardonneront-ils ? La formidable r&eacute;ussite d&rsquo;Airbus qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; fa&ccedil;onner est-elle en danger ? Son leadership menac&eacute; ? Quelle assurance le co-pr&eacute;sident d&rsquo;EADS obtint-il ce mercredi 14 juin 2006 dans l&rsquo;enceinte magnifique du mus&eacute;e Rodin ? Aucune s&ucirc;rement ou la pire d&rsquo;entre toutes : une plainte en nom collectif (class action) est lanc&eacute;e contre EADS, les syndicats de la Sogerma exigent un <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo; </span>repreneur industriel <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span> et Thierry Breton, ci-devant ministre des Finances, ancien patron de Thomson qui &eacute;chappa aux griffes du groupe Lagard&egrave;re, consulte ...<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Dans ses cartons, la gouvernance &eacute;thique.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">&nbsp;&nbsp; <hr /></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Airy Routier - &quot; Le complot des paranos &quot; </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Fran&ccedil;ois Roche - &quot; Le bal des initi&eacute;s &quot;&nbsp;</span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial">Articles de presse parus dans Challenges, Le Monde, Les Echos, Lib&eacute;ration parus depuis le 12 juin 2006&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span></span></p>
<p>&nbsp; </p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial"><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff" color="#ff0000" size="1"><hr /><br /><font color="#ff0000"><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff" size="1"><br /><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=348329168"><font color="#ff0000"><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff" size="1">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></font></a></font></font></font></span></p>
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<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jun 2006 17:15:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3427304.html</guid>
                <category>Vie des sociétés</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3427304-6.html</comments>                    </item>
  
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