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    <title><![CDATA[Boursonomics (Chroniques)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763058.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Chroniques&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Chroniques)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Marc Aragon</copyright>            <category>Chroniques</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[L’inventaire des détournements passés inaperçus]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-26027852.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="283" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/fraud-copie-2.jpg" height="281" class="GcheTexte">Rien n’est plus impeccable que la rigueur ptolémaïque <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">1</span></sup></b></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">des
    théories financières. Adossées à des mathématiques de concours, sculptées sans relâche par des virtuoses de l’abstraction, subventionnées par l’intérêt supérieur des manieurs d’argent, ces
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">belles équations</span></span><em>Quiconque
    acheta le Dow Jones ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination
    qu’exerçait déjà la grande opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient la hausse, analystes et banquiers rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé
    pût faillir …</em></a> campent à l’envi un univers chimiquement pur, inoxydable, où rien ne saurait dépasser qui ne fût précisément jaugé. La noblesse des principes élude tout, jusqu’au profit
    lui-même, trop connoté, qui n’apparaît plus comme le mobile apparent des affaires. L’ordre et la morale règnent désormais sur nos Marchés, et chacun s’émerveille de la finesse de cette
    horlogerie. Hélas, cette paix apparente survit mal aux caprices du hasard et aux vicissitudes du temps. Quand la mer se retire, c’est-à-dire à l’heure de la purgation, quelques nageurs sont nus.
    D’autres, parfois de haut parage, qui prospéraient sur leur réputation au crochet de riches investisseurs, sortent du bois et annoncent des pertes fracassantes. On se pique aussitôt d'assainir le
    système, nonobstant l’argent, qui est si près et corrompt tout. Hé quoi, autant appeler Talleyrand à la prière&nbsp;!<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>

    L’euphorie financière est mère de la démesure et de tous les renoncements. Fort peu contrainte par la vertu, jamais empêchée, cette dynamique tourneboule vite son monde, adultes consentants et
    enfants à naître. Les bras sont nombreux, qui ne manquent jamais pour forcer la main des plus rétifs. La hausse ininterrompue des cours, exaltée par des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">jaquemarts du sérail</span></span><em>A la fin de l’été 1929, les
    bulletins quotidiens ne se bornaient plus à citer quels titres monteraient en séance et de combien, mais bien l’heure à laquelle tel ou tel autre serait ciblé ! En ces jours filés de soie,
    quiconque pouvait s’ériger analyste, qui prédît la hausse, avec des chances sûres de succès, cireurs de chaussures compris …</em></a> carillonnant à tue-tête, finit toujours par ancrer l’adhésion
    des uns et entraîner la ruée de tous les autres. L’argent ruisselle, l</span><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">es cours</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">virevoltent
    et tous ces pourcents gagnés ou perdus magnétisent les esprits. <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Quo non ascendet</em>&nbsp;<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">2</span></sup></b> ! Les Marchés roulent sous l’œil admiratif de la multitude, le génie financier capitalise toutes les faveurs, et nul ne saurait concevoir qu’une telle unité
    de vues pût déchoir. L’âge d'or des corbeilles est toujours propice à ce genre de considérations. Las, chaque jour qui passe nous rapproche de la fin. Et quand vient l’instant de la saignée,
    alors s'annonce aussi celui de l’inventaire des détournements passés inaperçus cher à John Galbraith – <em style="mso-bidi-font-style: normal;">the Bezzle</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">3</span></sup></b>. Les pratiques financières laxistes, toute garde levée, qui font florès en temps de paix, noyées dans un
    océan d’opacité coupable, surgissent au grand jour, escortées d’autres coutumes plus pendables encore, inhérentes au genre humain. Car, c’est une constante&nbsp;: quand le Marché saigne, il
    saigne mal. C’est-à-dire beaucoup. Et ses humeurs sont malsaines.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>

    Les années Vingt&nbsp;promurent l’innovation financière à l’échelle industrielle, et cette course aux armements, un temps ensommeillée, fouettera des générations de mathématiciens priés
    d’optimiser les circuits de l’argent. Pour autant, quelques penchants anciens, increvables, demeurèrent, à commencer par le premier d’entre tous, qui consiste à piquer dans le tiroir-caisse.
    Ainsi, en 1929,&nbsp;l’Union Industrial Bank de Flint, dans le Michigan, fut-elle dépouillée de 3.592.000 dollars par une douzaine de collaborateurs, principaux responsables de l’établissement
    compris, fascinés par l’envolée des cours&nbsp;; ces sommes furent investies sur le marché à terme de New-York, avant d’être volatilisées corps et biens. La banque n’y survécut pas <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">3-1</span></sup></b>. A la même époque, un italo-américain bon teint, <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Charles Ponzi</span></span><em>Quand Charles Ponzi, italien bon teint,
    vint au Nouveau Monde, en 1903, il n’avait quasiment plus un sou en poche, ni aucun talent connu qui valût que la fortune lui tendît les bras. Mais sa nature était allante. Son errance commença,
    qui l’amena en 1907 à Montréal, dans la banque d'un compatriote, Luigi Zarossi, au service des immigrants de la mère-péninsule ; le business roulait bien …</em></a></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">, se
    forgera une réputation éternelle en axiomatisant une pyramide financière qui fera de nombreux émules, dont un certain Bernard Madoff en dernier lieu. Tout ce linge surfera sur l’embardée
    haussière des Marchés, rivalisant d’ingéniosité à qui accaparerait le mieux la manne financière qui bourdonnait. Les cavaliers de la Goldman Sachs Corporation y réussiront mieux que quiconque,
    usant et abusant du&nbsp;levier des trusts d’investissement, Joconde de modernité et d’architecture spéculative d’alors <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">3-2</span></sup></b>. Jusqu’à l’implosion. Le cercle de nos banquiers récemment disparus n’est pas d’une&nbsp;veine moins illustre.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Le trauma de la Dépression anesthésia les Marchés ; le génie financier et ses vestales furent enterrés vifs et l’on n’entendit plus parler de rien. Les <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Roaring Nineties</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">4</span></sup></b> remirent au goût du jour l’hédonisme des années
    folles&nbsp;: on se remit au travail, à concocter de nouveaux plans, fameux, qui libèreraient toute la créativité des magiciens de la finance. Les résultats furent désastreux&nbsp;: Drexel
    Burnham Lambert, banque d’affaires emblématique de ce temps y laissa sa chemise, envoyé au tapis par son enfant chéri Michael Milken <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">5</span></sup></b>, l’inventeur des junk bonds. Quelques traders opportunistes, carambouilleurs à l’occasion, comme Ivan Boesky ou Dennis Levine précédèrent la chute de l’icône
    et celle des Bourses en 1987. Nick Leeson se fit remarquer en torpillant la Barings, coulée par la chute du Nikkei et l’ébranlement de Kobé en 1995. Des stars mondiales de la NetEconomie furent
    elles aussi emportées dans le vortex du krach Internet, au nez et à la barbe d’auditeurs huppés qui ne virent rien venir, volatilisant frauduleusement les dollars par centaines de milliards.
    Enron, flattée jusqu’au dernier souffle par Goldman Sachs, mais aussi Worldcom, et toute une coterie de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">bancanalystes</span></span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la
    comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives. Les
    analystes financiers de l’ancienne époque étaient sûrement de cette sorte, à s’échiner pour le roi de Prusse …</em></a></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">complices,
    achevèrent, du moins put-on le penser, de discréditer les démiurges d’un capitalisme triomphant. On croyait avoir tout vu. Le krach planétaire de l’an VIII du Troisième Millénaire dirait
    admirablement la&nbsp;suite.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>

    Voici donc une loi d'airain : les épisodes spéculatifs s’achèvent toujours par la multiplication des scandales <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">6</span></sup></b>, et cette mode trotte crescendo. Ainsi, en janvier 2008, Jérôme Kerviel prit-il sûrement une longueur d’avance sur <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l’Internationale des traders voyous</span></span><em>Nick Leeson ne
    fut ni le premier, ni le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires Merrill Lynch de quelque 250
    millions de dollars, ou Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons du Trésor. D’autres l’avaient aussi surclassé …</em></a><span style=
    "font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">; en
    mars, Bear Stearns fut&nbsp;raccourcie sur l’autel des subprimes, exposant plusieurs centaines de ses employés aux poursuites du FBI <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">7</span></sup></b> ; en « septembre noir », on se pressa de sauver Freddie Mac et Fannie Mae, dont les managers qui menaient grand train n’avaient pas eu le temps de discerner
    la vraie nature de ces prêts pousse-au-crime&nbsp;; le même mois, Lehman Brothers, joyau des banques d'affaires, quittait la scène, entraînant un séisme inédit. Mais la frontière, parfois ténue
    entre dirigeants mal avisés et véritables escrocs, allait être franchie à grande vitesse en décembre. Le nouveau mâle alpha s’appelle Bernard Madoff, primat du gotha financier américain,
    ex-président du Nasdaq, héritier de Richard Whitney qui présida la Bourse de New-York dans les années 30 avant de séjourner à Sing Sing. Cet honorable septuagénaire aura mieux dépouillé ses
    clients prestigieux que Charles Ponzi dont il copia le modèle&nbsp;: sa pyramide s’effondra récemment, tout à trac, laissant des ruines fumantes pour quelque 50 milliards de dollars <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">8</span></sup></b>&nbsp;! La haute finance n'est finalement pas plus éclairée que le commun. N’était-ce les dégâts collatéraux,
    on s’en réjouirait presque.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Une fois de plus, la SEC n’entrevit rien du casse du siècle&nbsp;: Madoff avait ses entrées à Wall Street, au Capitole et sous les lambris de l’institution en tant qu'ancien patron du Nasdaq,
    comme Kenneth Lay, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">fondateur
    d’Enron</span></span><em>Nous estimons que la période actuelle offre une opportunité extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure extrêmement bien positionnée pour croître
    à un rythme substantiel ... Nous sommes convaincus que les rumeurs négatives autour de l'entreprise sont fausses, non fondées sur des éléments concrets …</em></a>, frayait naguère à Washington au
    contact des plus grands. La cécité du régulateur fut égale à l’égard des caïds de la NetEconomie, comme elle le fut envers les bateleurs de la titrisation. L’AMF ne vit davantage rien venir à la
    Société Générale. Grâce au ciel, nos devanciers firent mieux&nbsp;: lors du scandale de Panama, dans les années 1880, cent quatre députés furent inculpés&nbsp;; un seul fut condamné&nbsp;: celui
    qui insista pour plaider coupable <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">9</span></sup></b>&nbsp;! <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">
    &nbsp;</span></b>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (1) Benoît Mandelbrot (2005) -</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    «&nbsp;Une approche fractale des marchés »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 127 - « Les grands prêtres de la théorie financière moderne déplacent sans cesse la cible. Chaque fois que l’on signale une anomalie, une réparation est effectuée en vue de la corriger (…)
    Mais de telles réparations ad hoc sont moyenâgeuses. Elles contournent en les évitant les preuves contradictoires au lieu de les expliquer et de bâtir à partir d’elles. Elles sont les cousines
    des ajustements sans fin que les défenseurs de la vieille cosmologie de Ptolémée concevaient pour s’accommoder des nouvelles observations astronomiques gênantes. Sans cesse, ces zélateurs
    ajoutaient de nouvelles particularités à leur ancien modèle. Ils commencèrent par des cycles planétaires, puis corrigèrent les discordances de cycles en ajoutant des épicycles. Lorsque ceux-ci
    eurent montré leurs limites, un nouveau bricolage déplaça le centre des épicycles hors du centre du système. Finalement ils arrivaient à coller relativement bien à toutes les données anormales
    (…) Il fallut les efforts combinés de Brahé, Copernic, Galilée et Kepler pour concevoir un modèle plus simple, celui d’un système héliocentrique aux orbites planétaires elliptiques … »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (2) « Jusqu’où ne montera-t-il pas&nbsp;? » - Devise de Nicolas Fouquet, surintendant déchu de Louis XIV,<br>
    (3) John Kenneth Galbraith (1954) - «&nbsp;The great crash (La crise économique de 1929) »</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <br>
    <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 158 - « Le détournement le plus spectaculaire de l’époque (…) fut le pillage de l’Union Industrial Bank de Flint, dans le Michigan. La masse brute, dont les estimations s’élevaient d’une
    façon inquiétante au fur et à mesure que l’enquête avançait, dut, selon<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> The Literary Digest, s’élever à 3.592.000 dollars [le 07 décembre 1929] (…)
    L’entreprise groupa finalement une douzaine de personnes, y compris en fait tous les principaux responsables de la banque. Les opérations étaient si bien organisées que même l’arrivée de
    contrôleurs bancaires dans les hôtels de la localité était portée rapidement à la connaissance des membres du <em style="mso-bidi-font-style: normal;">syndicat</em> … »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 71 - « L’exemple le plus remarquable d’architecture spéculative de la fin des années vingt, celui par lequel, plus que par tout autre moyen, on put satisfaire la demande de titres ordinaires
    de la part du public, fut la société ou le trust d’investissement. Elle ne créait pas de nouvelles entreprises ou n’agrandissait pas les anciennes&nbsp;; elle s’arrangeait simplement pour que des
    gens puissent posséder les titres de vieilles sociétés<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> par l’entremise de nouvelles (…) La vertu de la société d’investissement était qu’elle
    entraînait un divorce presque complet entre le volume des valeurs des sociétés à recouvrer et celui de leurs biens existants … »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (4) Expression de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie<br>
    (5) Fortune estimée à 2,1 milliards de dollars en 2007,&nbsp; 458<sup>ème</sup> rang des fortunes mondiales (Forbes)<br>
    (6) Le Monde, le 29/01/2008 <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">- «&nbsp;Quand la mer se retire, on voit ceux qui nagent nus »</span></span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(7)
    Trends.be, le 20/06/2008 - «&nbsp;Opération Hypothèques malhonnêtes&nbsp;: deux ex-cadres de Bear Stearns arrêtés »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.1pt 0pt 0cm; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    « Ralph Cioffi et Mathew Tannin, deux ex-cadres de Bear Stearns, sont accusés d’avoir trompé les investisseurs au printemps 2007, en les poussant à continuer à investir dans deux fonds qu’ils
    savaient au bord de l’effondrement. Lancée par le FBI, l’opération Hypothèques Malhonnêtes s’est soldée jeudi par 406 inculpations et 60 arrestations… »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (8) Challenges.fr, le 19/12/2008 -<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les pertes des investisseurs dans l’affaire Madoff »</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Pertes estimées, au conditionnel, en millions d’euros – <b><span style="color: #0000ff;">FRANCE</span></b>&nbsp;: Epargnants nationaux (<b>500</b>), Natixis (<b>450</b>), BNP Paribas
    (<b>350</b>), Axa (<b>&lt;100</b>), Crédit Mutuel CIC (<b>90</b>), Dexia (<b>78</b>), fonds Elite de Rothschild (<b>41</b>), fonds AGF Tresodyn (<b>35</b>), Société Générale, Crédit Agricole,
    Groupama (<b>- de 10</b>) – <b><span style="color: #0000ff;">EUROPE</span></b>&nbsp;: Santander (<b>2.330</b>), Medici (<b>1.500</b>), HSBC (<b>725</b>), Fortis (<b>725</b>), UBP
    (<b>645</b>),Royal Bank of Scotland (<b>460</b>), Man Group (<b>360</b>), BBVA (<b>300</b>), Reichmuth &amp; Cie (<b>235</b>), EIM Group (<b>150</b>), Unicredit (<b>75</b>), Banco Popolare
    (<b>68</b>), Swiss Life (<b>57</b>), Nordea (<b>48</b>) – <b><span style="color: #0000ff;">ETATS-UNIS</span></b>&nbsp;: Fairfield Greenwich Group (<b>5.500</b>), Ascot Partners (<b>1.350</b>) –
    <b><span style="color: #339966;"><span style="color: #0000ff;">RESTE DU MONDE</span></span></b> : Nomura Holdings (<b>225</b>), Azora Bank (<b>101</b>), Institutions sud-coréennes
    (<b>70</b>)</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Plusieurs importantes</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">fondations</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    vont subir des pertes. Ainsi, la fondation JEHT, créée par Jeanne et Kenneth Levy-Church, devrait mettre la clé sous la porte, tout comme la Chais Family Foundation, dirigée par Avraham Infeld.
    La fondation Steven Spielberg a aussi perdu des plumes ainsi que la fondation Elie Wiesel. Carl et Ruth Shapiro, généreux donateurs du Museum of Fine arts de Boston, ont perdu 40% de leur
    fortune. La fondation du promoteur immobilier Mortimer Zuckermann a elle perdu 30 millions de dollars.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(9) Bernard Maris (1990) - «&nbsp;Des économistes au-dessus de tout soupçon <span style="mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>»</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: red; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Image extraite du blog Soapbox Ireland - Article du 26 Septembre 2007<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>
    </span><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Dec 2008 21:37:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-26027852.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-26027852-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ABS, CDO et consorts]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <br>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Securitization-copie-1.jpg" height="219" class="GcheTexte">Ziggy Stardust mourut à Hammerfield à l'été 1973. Mi-homme
    mi-femme, icône androgyne au visage d’ange, cet esthète du show façonna la gloire de son créateur, un certain David Bowie, qui l’incarnait avec conviction dans ses grand-messes musicales. La
    poussière d’étoile scintillait de mille feux, mais ses reflets pâlirent vite l’éclat du maître, qui s'en défit. Un quart de siècle plus tard, David Bowie, artiste aguerri aux revenus inavoués,
    fit une entrée en fanfare sur la scène financière : tout à ses comptes, il s’avisa d’en réclamer d’avance, sans bémol, à hauteur de 55 millions de dollars</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>1</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">! En janvier
    1997, il céda dix années d’exploitation de son catalogue à une société ad hoc, qui émit en contrepartie un emprunt obligataire rémunéré 7,9% l’an</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;:
    Prudential Insurance rafla toute la mise. Les titres de la rock star avaient bel et bien changé de nature. Ziggy renaissait : nom de code « Gold Dust ».<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La technique employée par David Bowie est celle de la titrisation, apparue aux Etats-Unis lors du big bang libéral des années 70 : des actifs, plus ou moins solides, générateurs de flux
    financiers, plus ou moins certains, sont payés par anticipation à leur propriétaire ; une société intermédiaire (SPV)</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    créée pour l’occasion, réceptionne le principal du cédant qu’elle finance en émettant des obligations ; le taux facial des titres motive alors, plus ou moins, les investisseurs, qui prennent
    leurs risques : ceux-ci encaissent périodiquement les intérêts de leur créance et le remboursement d’une part du capital, selon l’aptitude des actifs que l’on a dits à produire les recettes que
    l’on a pressenties. Au terme de l’opération, chacun reprend ses droits, quitte et ravi du contrat gagnant-gagnant qu’il aura souscrit. Typiquement, les royalties de David Bowie furent suffisantes
    pour servir les prêteurs, surnuméraires même, et rien ne vint globalement troubler ce concert-là. En mars 2004 cependant, l’agence de notation Moody’s, qui n’avait pas disgracié l’emprunt initial
    en le cotant A3, abaissa sa perception de la dette au niveau Baa3</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    un cran au-dessus des <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6570252.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">junk
    bonds</span></span><em>Le régent de France Philippe d’Orléans, qui expédia les affaires courantes entre le défunt Roi Soleil, à la progéniture dévastée, et son successeur Louis XV, un lointain
    arrière-petit-fils, était mieux connu pour son épicurisme débordant que pour l’acuité de son intellect : sa capacité à restaurer les finances du royaume, détroussées par les grands desseins
    antérieurs, se mesurait aisément à la qualité de ses conseillers, entres catins et abbés …</em></a> : la musique de l’idole se vendait moins bien. La plateforme iTunes d’Apple relança la machine
    à cash. Ainsi, ce qui vaut aujourd’hui et promet des lendemains qui chantent n’est-il jamais assuré de durer. La menace plane toujours du risque en maraude.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La propriété&nbsp;intellectuelle n'est qu’un&nbsp;boutefeu de la titrisation. Toute rentrée d’argent prédictible, récurrente et assez dotée de zéros pour être prise au sérieux, peut être ainsi
    escomptée&nbsp;: recettes d’abonnements, primes d’assurance, créances commerciales, péages autoroutiers, tout y passe qui aura su démontrer une antériorité crédible et des risques futurs
    quantifiables. Mais le canal historique, celui qui éprouva le système, en fit la règle et harasse aujourd’hui l’économie de ses excès, nous vient du marché hypothécaire américain. Les crédits
    immobiliers furent longtemps et demeurent l’actif idoine des faits de titrisation, offrant aux prêteurs une source de refinancement stable. Une envie de maison ? La banque octroie les fonds,
    délimite son risque et hypothèque le bien ; puis, ayant renouvelé ce commerce, elle regroupe les crédits aux attributs proches en un bric-à-brac, appelé ABS – <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Asset Backed Securities</em> (titres adossés à des actifs)</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">-, et cède
    le tout contre espèces sonnantes et trébuchantes. Désengagée, la banque n'est plus en danger ; son ratio de solvabilité, dit de Cooke</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    est restauré&nbsp;: elle peut prêter à nouveau. Qu’importe alors les règles de prudence, les garanties demandées aux emprunteurs puisque leurs prêts seront revendus au Marché et les risques
    disséminés. Et plus encore quand la pyramide des emprunts est soutenue par la hausse ininterrompue des prix immobiliers.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La magie financière a opéré&nbsp;: tel qui s’est endetté pour acheter sa maison peut a présent acquérir d’alléchants ABS, susceptibles même de contenir son propre crédit titrisé ! Les rendements
    sont à l’avenant, et le succès au rendez-vous : l’afflux d’emprunteurs de plus en plus insolvables, aux mains de vendeurs peu scrupuleux qui prêtent leurs dollars à l’usure, fouette en effet les
    rendements et rameute beaucoup. Les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">créances
    subprimes</span></span><em>Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge
    ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante jusqu’au dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête
    incessante du gain …</em></a> étaient de cette veine-là, aux taux survitaminés, prêtes à goberger des investisseurs peu regardants, mieux étreints par les rentabilités élevées que par les
    réalités sociales, banquiers compris ! Ainsi, vit-on des emprunteurs devenant leur propre banquier, et des banquiers leur propre emprunteur : le mistigri de la dette, aux mains de mathématiciens
    chevronnés et de juristes minutieux, passe d’un portefeuille à l’autre, et nul ne sait plus ce qu’il a acheté ni risqué. Car contrairement aux titres obligataires usuels, fondés sur la capacité
    de remboursement de l’émetteur, ABS et consorts reposent sur des flux financiers futurs, lesquels auront déjà pu être titrisés plusieurs fois,&nbsp;élevés au carré, au cube, ou coupés en quatre !
    L’alambic financier tourne à plein et embrume tout. «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">La titrisation se réduit à ôter</em> [les crédits] <em style="mso-bidi-font-style: normal;">des
    épaules de ceux qui sont capables de les porter</em> [les banques] <em style="mso-bidi-font-style: normal;">pour les mettre sur les épaules de ceux qui sont incapables de les
    comprendre</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;».<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Ce n’était pas assez, on compliqua davantage : les actifs homogènes des ABS, eux-mêmes tranchés en profils de risques variés, furent à leur tour agrégés dans des supports logeant des créances de
    toutes origines afin d’augmenter l’énergie du tout ; ces constructions ultimes, baptisées CDO – <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Collateralized Debt Obligations</em></span>
    <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">-, véritable
    « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">salade niçoise</em> » aux dires mêmes de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6640437.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Henri de Castries</span></span><em>Place aux jeunes ! Voici venu le temps des quinquagénaires, celui de la modernité, du renouveau,
    porté par des hommes et des femmes, leaders politiques ou chefs d’entreprises, étreints par l’enthousiasme et la volonté d’agir ; cet air du temps nous comble, et nous sommes pressés de croire
    tout ce que l’on nous dit aussi bien qu’impatients de faire tout ce que l’on nous conseille …</em></a>, PDG d’Axa, échappent aux forces de l’esprit : leur valeur est inconnue, inexpugnable, qui
    résulte des menées d’une nuée d’emprunteurs, de leurs capacités ou non à rembourser quelques milliers de dettes, l’ensemble mâtiné de formules absconses fondées sur des données incertaines. Comme
    Pangloss, professant à Candide un optimisme béat, la finance poursuivit ainsi l’utopie d’un monde aux liquidités infinies et aux risques sous tutelle. Hélas, on n’avait pas imaginé comment ce
    système pouvait fonctionner à l’envers, ni qu’il dût massivement le faire. Lorsque les crédits <em style="mso-bidi-font-style: normal;">subprimes</em> régurgitèrent leur flot d'impayés sur fond
    de maisons saisies, mal revendables, nul ne voulut plus des rejetons de la titrisation ; les actifs originels retournèrent à leur illiquidité naturelle après avoir écumé les Marchés. Et ce qui
    est illiquide n’a pas de valeur : la crise de solvabilité se doubla aussitôt d’une crise de liquidité. En sorte que ce déni de l’économie financière amoindrit nettement les certitudes
    néolibérales d’un Marché omnipotent.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    L'à-pic est vertigineux : en avril 2008, le FMI chiffrait à 945 milliards de dollars les pertes dues à l'embolie de <em>subprimes</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;à
    large spectre -&nbsp;prêts&nbsp;à l'immobilier résidentiel (RMBS) et commercial (CMBS),&nbsp;à la consommation (ABS) et&nbsp;aux entreprises (CLO)</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Depuis juillet 2007, les organismes de crédit, banques et refinanceurs hypothécaires déprécient à tout va des titres invendables. Certains ont déjà chuté, comme <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Bear Stearns</span></span><em>La réussite, spécialement dans les
    affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle des capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et
    nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant …</em></a>, ou récemment Indymac. D’autres, rehausseurs de crédit
    notamment, sont menacés. Entre 1999 et 2006, 90% des crédits alloués aux Etats-Unis ont fait l’objet d’une titrisation</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>8</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Quelques fins damnées seront difficiles.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;<br></span></span>&nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(1) Slate, le 08/05/1997 – «&nbsp;Bowie
    Bonds&nbsp;: rock’n’roll officially stops being revolutionary »<br>
    (2)</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les Bons du
    Trésor américain à 10 ans payait à cette époque 6,37%&nbsp;;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(3) Petit glossaire de titrisation (source
    Wikipédia) :<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>ABS</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">: Asset Backed Securities&nbsp;: le terme
    générique<br>
    <br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>RMBS</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Residential Mortgage Backed
    Securities&nbsp;: opération adossée à des crédits habitat hypothécaires<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CMBS</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Commercial Mortgage Backed Securities&nbsp;:
    adossé à des crédits hypothécaires commerciaux<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CDO</strong></span>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">: Collateralized Debt Obligation&nbsp;:
    adossé à des dettes diverses (groupe les CBO et CLO)<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CBO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralized Bond Obligation&nbsp;: adossé
    à des obligations<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CLO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Loan Obligation&nbsp;: adossé
    à des crédits à des entreprises<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CCO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Commodity Obligation: adossé
    à des options sur matières premières<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CFO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Fund Obligation: adossé à des
    parts de hedge funds ou de fonds de hedge funds<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CFXO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Foreign Exchange Obligation:
    adossé à des options sur devises<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>WBS</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">: Whole Business Securitisation&nbsp;: adossé à des
    flux d’activité commerciale ou industrielle<br>
    <br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>SPV</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">ou</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>SPC</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Special Purpose Vehicle ou Special Purpose
    Company, nom générique des véhicules de financement créés pour acquérir les créances du cédant et généralement aussi pour émettre des titres sur le marché.<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>FCC</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(Fonds Commun de Créances)&nbsp;: forme juridique
    imposée par le droit français pour une opération de titrisation.</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;">Un FCC est un SPV
    français.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(4)
    Echelle de notation de la dette à long terme (maturités équivalentes à un an ou plus) selon l’agence Moody’s,</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Moody's"><span style="color: #339966; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-ansi-font-size: 8pt;">Wikipédia</span></a></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Catégorie investissement</span></span><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;: <b>(Aaa)</b> Valeurs de tout premier ordre («&nbsp;gilt edged&nbsp;») <b>– (Aa1, Aa2, Aa3)</b> Fourchette haute
    («&nbsp;high-grade&nbsp;») <b>– (A1, A2, A3)</b> Notation intermédiaire («&nbsp;upper-medium grade&nbsp;») <b>– (Baa1, Baa2, Baa3)</b> Fourchette basse, pouvant comporter des aspects spéculatifs
    («&nbsp;medium grade&nbsp;») - <span style="text-decoration: underline;">Catégorie spéculative</span>&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">: <b>(Ba1, Ba2, Ba3)</b></span> Eléments dits
    spéculatifs <b>– (C1, C2, C3)</b> Absence de caractéristiques d’investissement souhaitables («&nbsp;junk bond&nbsp;»)&nbsp;;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(5) Ratio Cooke (source Wikipédia)</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Le ratio Cooke ou ratio de solvabilité bancaire est un ratio recommandé par le Comité de Bâle dans le cadre de ses premières recommandations, et qui fixe une limite à l'encours pondéré des prêts
    accordés par un établissement financier en fonction de ses capitaux propres. Le niveau d'engagement des banques est ainsi limité par leur propre solidité financière. Les banques dont les fonds
    propres représentent au moins 8% de ce montant sont considérées comme solides. Le ratio tient ce nom de Peter Cooke, un directeur de la Banque d'Angleterre qui avait été un des premiers à
    proposer la création du Comité de Bâle et fut son premier président. Il est moins élaboré que le ratio McDonough qui lui a succédé dans le cadre&nbsp;des accords de Bâle II, car il ne prend que
    très grossièrement en compte le risque plus ou moins élevé des différents prêts accordés et a permis l'émergence de l'arbitrage prudentiel.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(6) Vie des Affaires –</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;"><a href=
    "http://www.boursilex.com/VIE%20DES%20AFFAIRES/titrisation.htm"><span style="color: #00b050; mso-bidi-font-size: 8pt; mso-ansi-font-size: 8pt;">Titrisation</span></a></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">citant le Financial Times<br>
    (7) Libération, le 09/04/2008 – «&nbsp;Une crise à un trillion de dollars »<br>
    (8) Jean-Marc Sylvestre, Olivier Pastré (2008) – «&nbsp;Le roman vrai de la crise financière »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.35pt 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;text-decoration;"><br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;: Image extraite
    du Hindu Business Line</span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><strong><span style="font-size: 12pt; font-family: Baskerville Old Face;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 00:37:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-21414648-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bear Stearns ou le génie financier]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <br>
    &nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img width="189" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/BearStearnsBuilding-copie-2.jpg" height="228" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" title=
    "Immeuble de la banque Bear Stearns, Madison Avenue, New York " class="GcheTexte">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La réussite, spécialement dans les affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle
    des capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant.
    Ainsi le succès, en cette matière et d'autres, secrète-t-il une race d'hommes loués pour l'acuité de leurs vues, la fulgurance de leurs jugements et leur capacité à embrasser le réel d'un coup
    d'œil. En février 2005, James Cayne, patron de Bear Stearns, cinquième banque d'affaires américaine, étaient de ceux-là, qui jubilait : pour la seconde fois en trois ans, le magazine Fortune
    désignait sa banque comme la « plus admirable » de toutes les sociétés de valeurs mobilières <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong>. La fin des illusions était proche
    : l'éloge à peine froid, le flair éclatant des stratèges de Bear Stearns, président compris, piqua du nez à grande vitesse quand le Marché révéla que ce talent ne devait qu'à l'ivresse
    spéculative des dérivés de crédit et à la ruine de milliers de ménages insolvables.<br>
    &nbsp;<br>
    Comme toujours, la rapidité de la chute surprit l'opinion ; en juin 2007, la banque avait certes publié des mauvais résultats, plombés par « une charge exceptionnelle de dépréciation d'actifs
    immatériels », mais sa communication fut assez entortillée pour qu'on n'y décelât pas les relents délétères d'une crise du</span> <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">subprime</span></span><em><span style=
    "font-size: 10pt;">Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté
    jardin, la haute finance, appliquée, consentante jusqu’au dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête
    incessante du gain</span> …</em></span></a> <span style="font-size: 10pt;">en gestation. James Cayne lui-même, assez détaché du réel, ne prit pas la mesure du danger, continuant d'alterner,
    dit-on, le golf et le bridge, selon qu'il plût ou non. Le banquier de Madison Avenue, l'un des plus gros acteurs du moment sur le marché des prêts hypothécaires, fit alors l'objet d'importants
    appels de marge sur les positions de deux de ses fonds <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong>&nbsp;: Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Bank of America et Merrill Lynch,
    elles aussi mal engagées, voyant s'affaisser les garanties des prêts octroyés, demandaient leurs comptes, menaçant de saisir les actifs «&nbsp;collatéralisés ». Quelques milliards de dollars plus
    tard, ses deux fonds au tapis, Bear Stearns réputa le problème clos&nbsp;: le 20 septembre, Samuel Molinaro Jr, son directeur financier, annonça que le pire était passé <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">3</span></sup></strong>. Le 14 novembre, le même enchanta son monde, estimant « <em>que les déboires du compartiment subprime devraient en partie être compensés par la vigueur
    de ses activités de courtage de valeurs</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong> ». Partout à l'entour, la crise fulminait, l'incendie ravageait la plaine, au
    soleil couchant d'Austerlitz.<br>
    <br>
    Les</span> <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16348957.html"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">fonds souverains</span></span><em><span style="font-size: 10pt;">Comme beaucoup, Mizuho Financial, deuxième banque japonaise, commença par nier son exposition aux subprimes.
    Mais, peu à peu, les enchères montèrent ; en décembre, la banque annonça une perte de 1,59 milliards de dollars pour l’exercice 2007-2008, puis se reprit, le 31 janvier dernier, convenant
    qu’après meilleur décompte, sa perte était en fait … du double, aux environs de 3,24 milliards de dollars …</span></em></span></a><span style="font-size: 10pt;">, qu'on avait pris de haut en
    temps de paix, furent les bienvenus quand la crise financière vira à l'aigre. Curieusement, Bear Stearns ne fut pas de cette revue, et si des contacts furent noués avec le chinois Citic, ceux-ci
    prévoyaient un partenariat, non la recapitalisation de la banque&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong>. Le 10 mars 2008, au comble d'un cynisme éduqué digne des
    grandes heures d'Enron, Alan Schwartz, directeur général de Bear Stearns, déclara qu'il n'y avait aucun péril en la demeure : « <em>Le bilan, la liquidité et le capital de Bear Stearns restent
    solides</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong> ». Le 12 mars, il jura ses grands dieux&nbsp;: « <em>Nous ne constatons aucune pression sur nos liquidités et
    encore moins une crise de liquidités ... Nous avons environ 17 milliards de dollars de cash en excédent dans notre bilan</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong> ».
    Le 14&nbsp;mars, pris d'un doute, il fit recompter :&nbsp;le roi était nu&nbsp;&nbsp;! Appelées à la rescousse, JP Morgan Chase et la Fed de New York acceptèrent dans l'urgence de fournir tous
    les financements à court terme pendant un mois. Ce délai fut tôt raccourci à ... deux jours&nbsp;: le dimanche 16 mars, JP Morgan Chase rachetait Bear Stearns pour deux dollars l'action,
    valorisant la banque à 236 millions de dollars quand Wall Street la cotait encore 3,54 milliards de dollars deux jours avant, et 7 milliards quinze jours plus tôt&nbsp;! Cette conception
    élastique de la valeur en dit long sur la myopie des marchés boursiers.<br>
    <br>
    Le génie financier changea donc d'adresse&nbsp;: mais il ne calculait pas mieux pour autant. Le grotesque, pour ne rien dire du ridicule, fut atteint lorsque JP Morgan quintupla son offre, dix
    jours plus tard, sous la pression des actionnaires, parmi lesquels des milliers de salariés, tous plus étreints par le sort de leurs investissements - et de leurs emplois, que par celui des
    ménages plus nombreux encore qu'on avait délogés. James Cayne, redescendu sur terre, fut de cette partie de bridge menteur, quoique dit-on, ne déambulant plus dans les couloirs de Bear Stearns
    sans un garde armé à ses côtés <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong>, craignant qu'on achevât tout à fait de le dépouiller : la maestria restait, seul le pistolero
    changeait ! Et que dire de Joseph Lewis, sujet britannique résidant sur l'île de New Providence, principal actionnaire de la banque par son fonds Tavistock, qui acquit en septembre dernier 7% du
    capital via cinq sociétés bahaméennes Aquarian Investments&nbsp;? D'aucuns, toujours prompts à louer la vista des <em>tycoons</em> ressortirent aussitôt l'antienne mille fois resservie de
    «&nbsp;l'achat à bon compte » : à 105 dollars l'action, le milliardaire <em>offshore</em> et défiscalisé n'est pas près de revoir sa mise<span style=
    "color: #800000;">&nbsp;<strong><sup>9</sup></strong></span> ! L'intelligence financière est ainsi, qui se jauge à l'outrance des chiffres et prospère dans la brièveté des mémoires oublieuses. La
    complaisance dans les commentaires de tout un consistoire d'obligés fait le reste.<br>
    <br>
    Certains se réjouiront de la vitalité du Marché, qui a survécu, sous l'aile protectrice de sa</span> <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html"><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">main invisible</span></span><em><span style="font-size: 10pt;">Northern Rock ! Voilà un label qui
    avait du souffle, oserait-on dire du coffre ! Hélas, la huitième banque du Royaume-Uni est au tapis : la peste du subprime l’a prise l'été dernier, sans crier gare, violente d'humeurs qui
    suppurent encore et nous alarment. La Banque d’Angleterre oxygéna l'affaire fin septembre, mit 26 milliards de livres au pot ainsi que quelques milliers de clients dans les rues de Newcastle,
    subitement inquiets de la tournure des évènements …</span></em></span></a><span style="font-size: 10pt;">. Les principales banques d'affaires américaines ont dû leur salut à de richissimes fonds
    étatiques étrangers dont on ne discuta plus l'éthique : le Marché est planétaire. Puis, soudain moins confiants, ces chevaliers blancs parurent désarmer. En sorte que, tout faux-semblant
    rengainé, le sauvetage de Bear Stearns ressemble davantage à une nationalisation qu'à un fait de Marché : la Fed, garante d'une trentaine de milliards de dollars dans l'affaire, a utilisé une
    clause adoptée en 1932 lors de la Grande Dépression <strong><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></strong> pour téléguider JP Morgan dans la place. La Réserve Fédérale avait aussi
    poussé à la roue, dans d'autres conditions, notamment en 1980 pour le courtier Prudential Bache menacé par les spéculations sur l'argent-métal des frères Hunt, et en 1998 quand LTCM chuta
    <strong><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></strong>. Finalement, quelque bon samaritain, du commun ou d'ailleurs, est désigné d'office&nbsp;: le Marché est éclairé, comme on le
    dit du despote. Pourtant, chaque fois, le réel ne fut pas la cause mais la conséquence de dérapages incontrôlés, dans la plus pure tradition de la spéculation et du lucre. La science du risque,
    objet de toutes les attentions et grande consommatrice de mathématiques foudroyantes, censée anoblir l'édifice tout entier et tenir les curieux à l'écart, ne peut rien contre l'homme quand
    l'argent est si près.<br>
    <br>
    James Cayne fut des épées de la haute finance qui capitalisèrent&nbsp;</span><a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">LTCM</span></span><em><span style="font-size: 10pt;">Le 31 août 1998, Wall Street perd en séance 6,8%. Hors les bons du Trésor, qui
    surnagent, les marchés chutent, les obligations bancaires plongent. La panique s'installe, irraisonnée. Cette journée noire achève un mois d’août horrifique, qui avait débuté, le 4 août, par un
    repli du Dow Jones de 3,5%, vite suivi d'une réplique qui ébranla l’indice de 4,4% <strong>…</strong></span></em></span></a><span><span><span style="font-size: 10pt;"><strong>.</strong> Mais il
    refusa d'être du consortium de renflouement organisé par la Fed lorsque ce fonds capota. En juin 2007, lorsque Bear Stearns inaugura les premiers effets de la crise du crédit, les grandes firmes
    de courtage firent publiquement savoir qu'elles ne lèveraient pas le petit doigt, <em>in memoriam</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">12</span></sup></strong>. L'isolement de la
    banque fut total, jusqu'à la curée. John Meriwether, ex-mentor de LTCM, créa un nouveau fonds alternatif, JWM Partners, qui gérait déjà 2,6 milliards de dollars en 2006. Il se dit que l'affaire
    aurait perdu 30%&nbsp;: le génie financier est en pleine action.</span></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr style="text-align: center;" size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(1) Business Wire, Février 2005, «&nbsp;FORTUNE Magazine names Bear Stearns ‘&nbsp;Most
    admired ’ securities firm&nbsp;»<br>
    (2) HDF Finance, Juin 2007 – «&nbsp;</span><span><a href=
    "http://64.233.183.104/search?q=cache:xzW2YGJPRrcJ:www.hdf-finance.fr/pdf/HDF%2520Flash%2520Infos%2520Bear%2520Stearns_20070628.pdf+juin+2006+hedge+fund+bear+stearns&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;cd=1&amp;gl=fr"><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Bear
    Stearns&nbsp;: le LTCM des ABS</span></a></span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span lang="EN-US">»</span></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white 0% 50%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial;">
    Les fonds High-Grade Structured Credit et Enhanced Leverage Fund, avec 2 milliards de dollars sous gestion, avaient pu emprunter plus de 10 milliards de dollars afin d’atteindre leurs objectifs
    de rendement. La « dépréciation d’actifs immatériels » avait conduit leur gérant à liquider 4 milliards de dollars pour ces deux fonds, insuffisamment aux yeux des banques créancières. Merrill
    Lynch notamment commença à vendre aux enchères pour 850 millions de dollars de collatéral à partir du 19 juin 2007. Finalement, le 21 juin Bear Stearns mettra 3,2 milliards de dollars sur la
    table pour sauver le premier fonds et demanda la suspension des appels de marge pour le second. Peine perdue.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(3) Le Monde, le 21/09/2007 – «&nbsp;La crise fragilise le système bancaire
    mondial&nbsp;»<br>
    (4) Cercle Finance, le 14/11/2007 – «&nbsp;Bear Stearns&nbsp;: les propos du directeur financier rassurent&nbsp;»</span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(5) Le
    Monde, le 22/10/2007 - «&nbsp;Citic forme une alliance avec l’américaine Bear Stearns »<br>
    (6) Reuters, le 10/03/2008 - «&nbsp;Bear Stearns dément tout problème de liquidité »</span> <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    </span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(7) Reuters, le 12/03/2008 - «&nbsp;Bear Stearns affiche sa confiance, l’action monte
    »<br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(8) Les Echos, le 25/03/2008 - «&nbsp;JP Morgan quintuple son offre sur Bear
    Stearns&nbsp;»<br>
    (9) PerformanceBourse.com, le 21/09/2007 – «&nbsp;Joseph Lewis [Tavistock] s’invite au capital de Bear Stearns&nbsp;»<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white 0% 50%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial;">
    «&nbsp;En effet, celui que Forbes classe en 2007 au 369ème rang des hommes les plus riches du monde, avec 2,5 milliards de dollars de fortune personnelle, vient de s'inviter au capital de la
    banque d'affaires américaine Bear Stearns. Selon la SEC, Lewis s'est porté acquéreur de 7% environ du capital de la banque, soit 8,1 millions d'actions acquises pour une somme de 860,4 millions
    de dollars. Dans cette opération, cinq sociétés bahaméennes Aquarian Investments ont été utilisées ... Bear Stearns a été l'une des premières banques US à subir le contrecoup de la crise des «
    subprimes », dont elle est l'une des principales victimes. La preuve : sa capitalisation boursière a fondu de plus d'un tiers depuis le premier janvier. C'est donc à bon compte que Joseph Lewis
    est entré sur la valeur&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(10) «&nbsp;Term Auction Facility » pour banques de dépôts&nbsp;comme JP Morgan : Bear
    Stearns est une banque d’investissement<br>
    (11) Le Monde, les 16&amp;17/03/2008 - «&nbsp;La Fed tente de sauver la banque Bear Stearns &nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white 0% 50%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial;">
    En 1980, la Fed de Paul Volcker poussa un consortium bancaire à fournir une ligne de crédit de 1,1 milliard de dollars aux frères Hunt dont les spéculations sur le marché de l’argent-métal
    menaçait de faire chuter<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> le courtier Prudential Bache. Fin 1998, le président de la Fed de New-York, William Mc Donougth<span>&nbsp;</span> agit de
    même en conviant les plus grandes banques de Wall Street à verser 3,5 milliards de dollars au fonds LTCM pour dénouer les positions du fonds sans trop de dégâts.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(12)</span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><a href=
    "http://www.lesaffaires.com/article/0/experts/2007-06-28/443850/bear-stearns-ou-la-volonte-de-croire-en-une-illusion.fr.htmlDe"><span style=
    "color: #339966;">LesAffaires.com</span></a></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, le 28/06/2007 - «&nbsp;Bear Stearns ou
    la volonté de croire en une illusion&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr style="text-align: center;" size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Immeuble de la banque Bear Stearns, Madison Avenue, New York</span>&nbsp;
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 19:56:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-18279035-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dollar : le roi empire]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img width="272" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Dollar_chute.jpg" alt="Dollar_chute.jpg" height="299" style="width: 259px; height: 229px;" class="GcheTexte"></span>Théodore Roosevelt, prix
    Nobel de la Paix 1906, grand doctrinaire du parler calme et du bâton à feu</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, fut le premier président des Etats-Unis convaincu que les intérêts de l’Union valaient bien qu’on intervînt partout où ceux-ci
    seraient menacés. Rompant avec la tradition de neutralité léguée par George Washington, il se hâta d’aller les défendre à l’entour, avec ardeur, notamment en République Dominicaine où on les
    défiait tant&nbsp;<sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>2</strong></span></sup>. L’Empire naissait. En 1912, Thomas Woodrow Wilson, qui n'était encore qu'à briguer
    l’investiture démocrate, allait en rajouter : « <em>Je crois que Dieu a semé en nous le rêve de la liberté, qu'il nous a choisis – et choisis en priorité, pour que nous montrions la voie aux
    nations du monde et leur enseignions à marcher sur le chemin de la liberté</em></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">». Devenu président, il bombarda Vera Cruz au Mexique, en 1914, puis mondialisa le conflit européen, en 1917, en élève appliqué d'Otto
    von Bismarck pour qui « <em>la guerre est la santé de l’Etat</em>&nbsp;</span><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;».&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br></span>&nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Trois siècles à peine après avoir émergé des limbes indiennes, dont le souvenir ne rappelle aucun passé glorieux ni
    civilisation fondatrice, la terre d’Amérique, exclusivement composée d’immigrants en majorité européens, se prit soudain à rêver d’un avenir impérial. Dans ses nouveaux habits de lumière, ceux
    d’une puissance économique mondiale devenue la première en 1910 aux dépens de l’Angleterre, Woodrow Wilson, un rien exalté, qui ne faisait pas mystère de son extraction divine</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, fut imprégné de ce désir de grandeur,
    et passa aussitôt la surmultipliée. Outre-atlantique, de vieux peuples qui se chicanaient depuis des temps immémoriaux, avaient remis le couvert au prétexte de l’assassinat d’un archiduc
    autrichien. Cette affaire entre royautés cousines, elles-mêmes ointes au saint chrême, hors la France qui avait fait sa révolution, tournait au vinaigre, c’est-à-dire au carnage. Le 6 avril 1917,
    les Etats-Unis déclarèrent la guerre à l’Allemagne, le 7 décembre à l’Autriche-Hongrie, non qu’ils fussent subitement émus par la dramaturgie des évènements ni qu’ils se souvinssent de La Fayette
    : ils lorgnaient l’héritage de l’empire britannique finissant, et craignaient que l’Allemagne, qui avait elle-même dépassé la richesse des sujets de George V, ne vînt à les menacer sur ce sujet
    et d’autres. La prophétie d’Alexis de Tocqueville était à l’œuvre : les Etats-Unis et la Russie se partageraient le monde</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Cette inclination impériale exigeait de hauts desseins, comme autant d’alibis commodes, assez teintés de noblesse pour
    masquer l’expansionnisme qui la gouvernait au plus profond : la main sur le cœur, la tête dans les étoiles, les Etats-Unis conçurent la grandiose et noble entreprise d’imposer la liberté, la
    démocratie, bref la <em>pax americana</em> partout où le drapeau rouge la menacerait. On ne se priva pas de continuer après le trépas soviétique, au plus récent sur le sol de l’antique Babylone,
    en Irak, où le renouveau projeté tarde cependant à se mettre en place. Entre 1945 et 2005, l’Amérique porta cent onze fois le fer à l’extérieur de ses frontières</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! En Corée bien sûr, où Harry Truman se passa de
    l’autorisation du Congrès, au Vietnam où Dwight Eisenhower émit sa fameuse théorie des dominos qui conjecturait que toute l’Indochine virerait au communisme par effet de contagion, mais qui ne
    prévoyait pas que l’Allemagne de l’Est pût infecter sa voisine de l’Ouest. Pour le commun, on se projeta au Guatemala, en Indonésie, au Congo, au Salvador, avant de déplacer sa vindicte vers les
    terres islamiques. Ronald Reagan accrut les dépenses militaires d’un quart durant son premier mandat, Walker Bush fit en sorte que ce budget dépassât celui de tous les pays réunis. Hé quoi, la
    démocratisation coopérative et pédagogique de la planète est une affaire hors de prix&nbsp;: l’Empire « <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4769589.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">coûte que coûte</span></span><em>Le 15 septembre 2001, quatre jours à peine après l’effroyable cataclysme qui frappa New-York, Paul
    Wolfowitz, second de Donald Rumsfeld et va-t’en guerre endurci conseilla au président des Etats-Unis d’attaquer l’Irak sans languir …</em></a> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">»</span> très cher !</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Voyez ce monarque&nbsp;: il grave la pièce de monnaie de son sceau, fige son visage sur le billet de banque, et cette
    majesté suffit à garantir la paix des affaires. Aussi longtemps que sa loi irradiera l’espace, ses signes monétaires luiront de mille feux. Qu’elle faiblisse, et la suspicion surgira. Cette
    conception nominaliste, qui ne reconnaît à la monnaie aucune valeur en soi, est la marque d'un mâle alpha : que la valeur du dollar souverain tienne beaucoup à la diplomatie aéroportée américaine
    ne surprendra donc personne ! Au début du XXe siècle, c’était cependant une vision substantialiste de la monnaie qui prévalait : l’étalon-or, qui agonisait, fixait encore la valeur du
    papier-monnaie, au grand dam des princes. En 1913, Woodrow Wilson, très en verve, parapha l’acte créateur du Système de Réserve Fédérale, la banque centrale étasunienne, afin d’en finir avec
    l’instabilité financière, notamment l’incroyable <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6161031.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">floraison de billets de banque</span></span><em>Tant de richesses subjuguaient : les perles de Margarita, les émeraudes de Muzo, l’or de Maracaïbo, de Yaracuy, celui des Incas
    qu’on dépouillait, mais surtout l'argent, à profusion, des mines de Potosi, de Zacatecas et d’ailleurs. Les galions royaux, aux armes de Castille, regorgeaient de trésors, arrachés au sol
    d’Amérique, qu’on débarquerait à Séville si peu qu’on échappât aux pirates et aux vagues océanes …</em></a></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6-1</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Le dollar changeait d’époque. Le premier conseil de la
    Fed eut lieu le 10 août 1914 ; ce même jour, en Europe, le canon se mit à tonner, l’étalon-or vacilla. Trente ans plus tard, à Bretton Woods, on adoptait un système d’étalon change-or : le dollar
    devenait référent. Puis, le 15 août 1971, Richard Nixon fermera le guichet de l’or : le dollar, qui sera dévalué à l’automne suivant <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>7</strong></span></sup>, devenait <em>as good as gold.</em> Bretton Woods finissait, l’Empire se libérait, les déficits commençaient<em>.</em></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">«&nbsp;<em>La mauvaise monnaie chasse la bonne</em>&nbsp;». L’or fut donc retiré de la circulation et conservé pour la bonne
    bouche, accréditant une fois de plus la loi d’airain de&nbsp;Thomas Gresham selon laquelle quiconque garde toujours le meilleur pour lui-même. Le dollar nominaliste n’avait plus de valeur, qui
    désormais se passait d’étalon</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. On
    se mit à en imprimer à profusion, comme jamais, notamment Alan Greenspan, prodigue maestro de la Fed. La <em>reaganomics</em>, politique libérale des années 1980, ne craignit pas le contresens en
    éperonnant la croissance par la dépense militaire, financée par le déficit&nbsp;budgétaire : « Keynes le rouge</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6-2</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">» inspirait l’Empire&nbsp;! Premier créancier sous
    Eisenhower, l’oncle Sam devint le premier débiteur sous Reagan. Le lobby militaro-industriel rafla la mise, et cette sûreté engendra l’indolence ; peu à peu, les vassaux périphériques, parfois de
    vrais tigres, s’insinuèrent dans le jeu, accélérant la désindustrialisation massive du maître et sa dépendance économique. Le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5921730.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">déficit commercial</span></span><em>Le Shanghaï Index faisait ce qu'il
    avait pris l'habitude de faire : il montait. En 2006, son irrésistible ascension l’avait déjà propulsé de 130% ; n’était-ce un léger repli, il continuait. Le 26 février, l'indice culmina à 3040
    points, après dix séances de hausse quasi-continue et un gain de 16% ! Le 27, coup d'arrêt …</em></a> devint la règle. La machine à consommer, insatiable, se mit à aimanter la dette privée,
    tandis que celle à épargner cala. Entre réductions d’impôts et bellicisme inspiré, George W. Bush hâta le tout&nbsp;: le dollar chuta</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>9</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;et l’endettement explosa. Dévaluation, inflation
    forte ou répudiation de la dette extérieure&nbsp;: l'un de ces scripts sera joué. Le billet vert n’a pas fini de pâtir&nbsp;: l’Empire centenaire n’a plus la cote, ni les moyens.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Une fois de plus, l’illusion d'un Etat capable de régner seul sur cette planète aquatique&nbsp;paraît faire long feu&nbsp;;
    le dollar agonise, qui&nbsp;mine le maître&nbsp;de l'intérieur. L’ensemble des terres habitées pourrait devenir hors de portée et de contrôle d'un titan national. L'empire américain cèderait
    alors le pas à cet hyperempire <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>10</strong></span></sup> imaginé par Jacques Attali, n’ayant ni&nbsp;centre ni&nbsp;périphérie, parsemé
    de monnaies supranationales. Seule une crise majeure peut permettre d'accoucher le début de la suite ; par exemple une crise financière ... L’Histoire est en marche.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt">
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.15pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.15pt 0pt">
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
      <hr>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt 0.05pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 0.05pt">
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt 0.05pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;</span></span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt 0.25pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Doctrine du Big Stick,&nbsp;Théodore Roosevelt le 02/09/1901 – «&nbsp;Il faut parler calmement tout en tenant un gros
        bâton&nbsp;»<br>
        (2) Politique étrangère</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">américaine –</span> <span style=
        "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href="http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/usa/usachronologie.htm"><span style=
        "font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">Chronologie des interventions extérieures</span></span></a></span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt 35.7pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">La carrière politique de Théodore Roosevelt&nbsp;débuta en 1882 ; sa prégnance dans les affaires
        commença réellement en 1897 quand le président Mc Kinley (assassiné en 1901) le nomma secrétaire d'Etat adjoint à la Marine. Il s'y comportera en faucon et va-t-en guerre, cherchant des
        noises à l'Espagne (destruction d'une frégate américaine jamais prouvée), préfigurant les armes de destruction massive inventées un siècle plus tard contre l’Irak. Lui-même, à la tête d'un
        régiment de cavalerie, mettra la main à la pâte dans cette guerre d'Espagne, en 1898, qui conduiront les USA à intervenir hors de leurs frontières (occupation des Philippines, acquisition de
        Guam, Porto-Rico). La même année, Cuba accéda à l’indépendance après une occupation yankee. Le cas de la République Dominicaine est plus anecdotique.</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(3) William Bonner (2006) - «&nbsp;L’Empire des Dettes »</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt 7pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt 35.8pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Déclaration attribuée à Woodrow Wilson après son élection à la présidence fin 1912 «&nbsp;</span><em><span style=
        "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Souvenez-vous que c’est Dieu qui a ordonné que je sois le prochain président des Etats-Unis. Ni vous, ni aucun mortel, n’auriez pu
        l’empêcher</span></em><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(4) Randolph Bourne (1919) - «&nbsp;</span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href=
        "http://www.bigeye.com/rbquotes.htm"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">Untimely papers</span></span></a></span><span style=
        "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;»<br>
        (5) Alexis de Tocqueville (1835) – «&nbsp;De la démocratie en Amérique&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt 35.7pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Edition Œuvres Complètes, 1992, pages 430-431 - «&nbsp;Il y a aujourd’hui sur la terre deux grands
        peuples qui, partis de points différents, semblent s’avancer vers le même but&nbsp;: ce sont les Russes et les Anglo-Américains … Leur point de départ est différent, leurs voies sont
        diverses&nbsp;; néanmoins, chacun d’eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.6pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;(6) John Kenneth Galbraith (1994) - «&nbsp;L’argent &nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.45pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.5pt 0pt 35.9pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Page 139 - «&nbsp;Pourtant, à l’époque de la guerre de Sécession, le système monétaire américain était
        sans conteste le plus déconcertant de la longue histoire du négoce et de la cupidité … On estime que 7000 billets de banque différents circulaient avec un succès inégal, émis en tout par 1600
        banques des Etats existantes ou disparues. Comme le papier et l’impression étaient bon marché, et le droit à l’émission de billets protégé au titre des droits de l’homme, des individus
        s’étaient introduits dans la profession pour leur propre compte. On estimait à 5000 le nombre d’émissions de fausse monnaie couramment en circulation&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.45pt 0pt; text-align: justify;">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.5pt 0pt 35.9pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Page 391 - «&nbsp;Dans les années qui suivirent la guerre, aux Etats-Unis, il suffisait de se référer
        à Keynes, plus encore qu’à Marx dont la menace était plus lointaine, pour que les conservateurs prennent une attitude hostile et que les modérés vous refusent un accord qu’ils étaient sinon,
        tout près de vous donner. On acceptait les effets de la doctrine keynésienne mais le nom de Keynes restait assimilé au drapeau rouge&nbsp;». Note personnelle&nbsp;: John Keynes fut considéré
        par les uns comme un nouveau libéral, progressiste et radical, pour les autres, libéral centriste de tendance droitière&nbsp;; l’expression «&nbsp;Keynes le rouge&nbsp;» est un clin d’œil à
        Kenneth Livingstone,&nbsp;maire de Londres, travailliste, surnommé «&nbsp;Ken le rouge&nbsp;».</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.5pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(7) Gérard Marie Henry (2004) - «&nbsp;Dollar&nbsp;: la monnaie internationale&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt 35.7pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Détail des accords du 18/12/1971 lors de la réunion à la Smithsonian Institution à Washington&nbsp;:
        les négociations aboutirent à des marges de fluctuation des monnaies de 2,25% par rapport au dollar. L’accord recalibra également la grille des parités en dévaluant le dollar de 16,9% par
        rapport au yen (308 yens au lieu de 360 yens pour un dollar), de 13,58% par rapport au Deutsche Mark (3,22 DM au lieu de 3,66 DM pour un dollar) et de 8,57% par rapport à la livre et au franc
        français&nbsp;; l’once d’or passa de 35 à 38 dollars, dévaluant de dollar de 7,89% par rapport à l’or.</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div>
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(8) François Mitterrand (1978) - «&nbsp;L’abeille et l’architecte »<br>
        (9) Début 2001, l’euro cotait 1,16 dollar&nbsp;; il cote aujourd’hui 1,55 dollar&nbsp;; le dollar est au plus bas contre le yen depuis 12 ans&nbsp;;<br>
        (10) Jacques Attali (2007) – «&nbsp;Une brève histoire de l’avenir&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
        &nbsp;
      </div><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966;">&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
      <hr>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><br>
      <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Dollar direction sud - Image extraite du Centre des Médias Alternatifs du Québec</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.15pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>&nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 23:27:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-17673862-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les quotas de Kyoto]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-15111202.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><img class="GcheTexte" style=
    "width: 230px; height: 207px" height="298" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Capital-carbone.JPG" width="230"></span>Les premières locomotives à vapeur
    sévirent dès 1812 sur le Middleton Railway, dans le nord de l’Angleterre. Aussitôt, la campagne du Yorkshire s’imprégna d’épais panaches de&nbsp;fumée, ponctués, à l'occasion, de volutes
    parasites qui échauffaient assez les esprits :&nbsp;car il arrivait&nbsp;que des fragments de houille incomplètement brûlés, que l’on nomme escarbilles, vinssent à s’échapper de la gueule du
    monstre, et jaillissent à l’entour, incendiant ici ou là champs et forêts. Le risque industriel n’était pas encore à étreindre les âmes ; celui-ci commencera à poindre dans les années 1920 avec
    Arthur Pigou</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, un économiste réputé de ce temps, qui plaida la responsabilité environnementale des sociétés de chemins
    de fer, jetant les bases du principe «&nbsp;pollueur-payeur&nbsp;». La génération suivante opina, par la bouche de Ronald Coase <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>1</strong></span></sup></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, prix Nobel 1991, que le Marché valait mieux que la
    taxe, sur cette question et toutes les autres.<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;<br>
    Les idées modernes, de Coase et de ses confrères de Chicago, tardèrent à émouvoir les gouvernements ; en juillet 1956, alors que les locomotives ahanaient encore, celui d’Anthony Eden adopta le
    <em>Clean Air Act</em>, qui proscrivait les fumées «&nbsp;noires ou sales » et commandait aux municipalités britanniques d’aérer les places ; en 1963, John Kennedy signa une loi homonyme,
    renforcée en 1970 par Richard Nixon, qui contingenta les dérivés carbonés, puis soufrés et azotés, afin de permettre aux américains de recouvrer l'odeur du bien-être, la frénésie de respirer.
    Puis vint le temps libéral : en 1990, l’administration Bush changea la donne et organisa un système d'échange de droits d'émissions de dioxyde de soufre (SO<font size="1">2</font>), responsable
    des pluies acides. Le Chicago Board of Trade, temple des commodités, couronna alors le succès éclatant du Marché sur l'Etat : dès 1995, on apprit que le niveau d'acidité des pluies avait décru de
    10 à 25 % par rapport à 1980, augurant de rejets deux fois moindres à l’horizon 2010, de l'ordre de dix mégatonnes</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Ce faux-semblant masquait l’essentiel : la mise aux normes
    des installations et un combustible moins soufré dans les centrales électriques avaient en fait contribué au succès mieux que tous les échanges du CBOT. Pis, le dioxyde émis avait changé d'âme :
    le carbone avait supplanté le soufre</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">! Bah, le Marché excelle dans l’art de la méprise : il subjugue tout.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;<br>
    Après les prémisses onusiennes de la Convention Climat, entrée en vigueur en 1994, ratifiée par les Etats-Unis, le traité de Kyoto objectivera la gestion des gaz à effet de serre. En décembre
    1997, les nations réunies s’engagent à réduire les dégazages de dioxyde de carbone (CO<font size="1">2</font>) de 5,2% sur la période 1990-2012. Au-delà des politiques nationales souveraines, le
    Protocole prévoit des mécanismes dits « de flexibilité », au premier rang duquel figure le marchandage de permis d’émettre, à l’image du système américain. Pour la période 2005-2007, la France
    fit valoir des droits d’émission de 156,51 millions de tonnes de CO<font size="1">2</font> annuels, produits par 1160 installations</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, un chiffre modeste grâce aux <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/archive-10-1-2006.html"><font face="Times New Roman"><font color="#3366FF">énergies nucléaire</font></font><em>En 1978, les autorités américaines de sûreté nucléaire
    répertorièrent 2835 incidents sur les 72 réacteurs du pays 1. Rien néanmoins ne valut qu'on effarouchât l'opinion, entre clapets caducs, instruments déréglés, mesures floues ou légers fumets de
    radioactivité. Le 28 mars 1979, pourtant, ce que l’on redoutait advint …</em></a> et hydraulique, peu émissives. Il n'était plus que d’investir&nbsp;les sites industriels de la propriété de
    quotas pour qu’un Marché pût s’installer : Arcelor Atlantique (Dunkerque) décrocha le pompon avec des droits de 12,2 millions de tonnes, précédant … Arcelor Méditerranée (Fos-sur-Mer) avec 9,1
    millions de tonnes</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>5</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">; ainsi, la SDCB
    (Bagnolet), petit poucet avec 10 tonnes, pourrait-elle en revendre une, vertueusement économisée, de gré à gré, à l'aciériste dégazeur. Bien sûr, on financiarisa le tout pour organiser, sécuriser
    et développer les échanges, au sein de Bourses, jusqu’au NYSE Euronext et la Caisse des Dépôts qui, dès 2008</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, domineront les marchés du carbone (di)oxydé et diront son
    prix.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Sur Powernext, la bourse européenne, la tonne <em>spot</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>7</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;de CO<font size="1">2</font> s’envola d’abord, passant
    de 8 à plus de 30 euros entre juillet 2005 et mars 2006, sous l’effet d’une demande asséchée par le désintérêt des grands groupes pour ce Marché. Mais la valeur est aussi inversement
    proportionnelle à la quantité, et l’heure des mécomptes sonna quand on s’aperçut que les quotas avaient été généreusement alloués. Les prix chutèrent de moitié, puis piquèrent du nez&nbsp;: en
    février 2007, à dix mois du terme des cotations, le prix moyen du quota 2005-2007 chuta à 1,23 euro, puis à 9 centimes en août</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>8</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">! Autant dire rien qui motivât quiconque à réduire ses
    émissions contre la vente de droits, sans valeur. Ainsi, le principe de quotas, attribués gratuitement, sur la foi d’industriels qui ne pouvaient que majorer les devis, vicia-t-il le système. Le
    Plan tricolore pour la période 2008-2012 révisa les objectifs&nbsp;à la&nbsp;baisse, à 132,8 millions de tonnes : le <em>future</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>7</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Décembre 2008 (quota 2008-2012) reprit de l'altitude -
    22,35€ fin novembre. Gageons que ce défaut sera corrigé,&nbsp;car la libéralisation</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, qui aiguise les appétits, aura excité ceux des aspirants électriciens&nbsp;: Poweo, qui est à s’émanciper d’EDF, et Endesa, projettent
    deux centrales à charbon de 800 mégawatts près du Havre. Au total, quelque 9000 mégawatts de capacité nouvelle&nbsp;sont en projet</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>10</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, soit environ 15 millions de tonnes supplémentaires de
    CO<font size="1">2</font>&nbsp;&nbsp;à dégazer !</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">La médaille a deux faces : voyez l’usage de cet autre mécanisme de flexibilité du Protocole - développement propre (MDP) -,
    qui permet aux nations avancées des investissements dans les pays en développement visant à atténuer les rejets de gaz à effet de serre, et d’engranger des crédits d'émission générés par les
    réductions obtenues. La Chine, qui signa Kyoto en mai 1998 sans être contrainte de réduire ses émissions, et d’autres, sont autant de terres d’élection, qui permettront d’oublier la sienne propre
    tout en amassant des droits. Le 28 novembre 2005, le chimiquier Rhodia annonça un investissement d’une dizaine de millions d’euros dans la dépollution d’une usine brésilienne de polyamides, puis
    une dizaine d’autres dans la rénovation d’une installation en Corée du Sud&nbsp;: le groupe obtint 91 millions de tonnes de crédits pour la période 2007-2013</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>11</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, soit une manne de quelque 1,5 milliard d’euros pour 20
    millions investis&nbsp;! Le jour même, le titre bondissait de 14%&nbsp;! Chacun regardera ce résultat environnemental, remarquable en soi, sous l’angle qui lui ira le mieux. Celui des Bourses est
    prévisible : des sociétés d’énergies alternatives, génératrices de quotas valorisables, surcotées</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>12</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/archive-04-15-2007.html"><font face="Times New Roman"><font color="#3366FF">OPA fulminantes</font></font><em>Le PIB entier du Pérou n’eût pas suffi à prendre l'affaire
    ; ni mieux les recettes cumulées des dix entreprises les moins argentifères du CAC : en mars 2006, AT&amp;T, géant américain des télécoms, initiait un projet de fusion-acquisition monstre sur
    BellSouth Corp, une Baby Bell née de sa scission en 1984. Coût de l'opération : 89,432 milliards de dollars …</em></a>, l’entrée en scène prochaine des USA, anabolisante, la transe
    tulipomaniaque, bientôt, la bulle spéculative. L’esprit en voyage et toujours en chimère du Marché n'est pas&nbsp;un risque à méjuger.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Ni la finance mondialisée ni la contrainte administrative ne résoudront seules les grandes questions économiques&nbsp;;
    Kyoto, qui réunit les deux, est exemplaire. L’édifice est à parfaire, notamment avec des contrôles internationaux et des garanties de respect des engagements. Puis viendra le temps de moudre un
    grain plus atomisé : le Plan français (PNAQ) ne concerne que le quart de ses émissions totales, de l’ordre de 530 millions de tonnes de CO<font size="1">2</font> par an</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>13</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Le carbone vaudra alors&nbsp;son pesant d'or ...</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div align="center">
    <hr>
  </div>
  <div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: windowtext"><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966"><br>
      (1) Le Monde Diplomatique, Décembre 2007 -&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Faut-il brûler le protocole de Kyoto ?&nbsp;»<br>
      (2) <a href="http://www.ledevoir.com/2005/02/16/74934"><span style="color: #339966"><font color="#339966">http://www.ledevoir.com/2005/02/16/74934</font></span></a><br>
      (3) <a href="http://www.bernardgirard.com/BernardGirard/aligre/polluer.htm"><span style="color: #339966"><font color="#339966">http</font><font color=
      "#339966">://www.bernardgirard.com/BernardGirard/aligre/polluer.htm</font></span></a></span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">«&nbsp;Les américains ont massivement choisi … de consommer des charbons à faible teneur en soufre. Ils l'ont fait d'autant plus facilement
      que depuis une dizaine d'années&nbsp;ces combustibles baissaient de prix ... Certains pensent même que l'introduction de ce marché des droits à polluer n'a fait qu'accélérer un mouvement de
      transfert qui était déjà engagé. Tout s'est passé comme si les pouvoirs publics avaient accordé une subvention aux charbons à faible teneur en soufre. Il y a, d'ailleurs, eu un lobbying très
      puissant des producteurs de ce type de charbon et des compagnies de chemin de fer qui ne souhaitaient pas voir se développer des systèmes d'économie d'énergie qui auraient réduit les volumes à
      transporter et protégé les producteurs de charbon à forte teneur en soufre.</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">On est même allé vers une augmentation des consommations d'énergie : les charbons à faible teneur en soufre ont un pouvoir calorifique plus
      faible que ceux à forte teneur en soufre. Il faut donc en consommer plus et, donc, produire plus de CO<sub>2</sub> »</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(4) <a href="http://www.industrie.gouv.fr/energie/developp/serre/textes/pnaq1.htm"><span style="color: #339966"><font color=
      "#339966">http://www.industrie.gouv.fr/energie/developp/serre/textes/pnaq1.htm</font></span></a></span>&nbsp;
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">La Commission Européenne a validé le Plan National d’Affectation de Quotas 2005-2007 (PNAQ-1) français le 17/12/2004. Pour les pays européens
      comparables, les quotas d’émission annuels étaient les suivants&nbsp;(en millions de tonnes de CO2)&nbsp;: Allemagne (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt"><strong>499</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Royaume-Uni (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>245,3</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pologne (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>239</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Italie
      (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>233</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Espagne (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt"><strong>172,3</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pays-Bas (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>95</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">). La communauté européenne a imposé des quotas d'émission de gaz carbonique à quelque 11.500 installations industrielles particulièrement polluantes
      dans les 25 États membres&nbsp;: l’expérience américaine sur le dioxyde de soufre ne portait que sur 110 installations.&nbsp;<br>
      <br>
      Pour la période 2008-2012, le PNAQ européen objectiva les chiffres annuels suivants&nbsp;: Allemagne (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>453,1</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Royaume-Uni (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>246,2</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pologne
      (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>208,5</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Espagne (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt"><strong>152,3</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Italie (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>195,8</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), France (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>132,8</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pays-Bas
      (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>85,7</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">).</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(5) Journal Officiel de la République Française, le 26/02/2005<br>
      (6) La Tribune, le 07/12/2007&nbsp;- «&nbsp;Nyse Euronext sort de Powernext et rachète ses activités carbone&nbsp;»</span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(7) En langage boursier, «&nbsp;spot&nbsp;» signifie au comptant ;&nbsp;«&nbsp;futures&nbsp;»&nbsp;désigne un prix à
      terme&nbsp;;<br>
      (8) <a href="http://www.powernext.fr/modules/PwnDl/download/files/fra/Tendances_carbone_n20_FR.pdf"><span style="color: #339966"><font color=
      "#339966">http://www.powernext.fr/modules/PwnDl/download/files/fra/Tendances_carbone_n20_FR.pdf</font></span></a></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(9) La Tribune, le 28/12/2007 - «&nbsp;Libéralisation de l’énergie&nbsp;: une fausse bonne idée&nbsp;!&nbsp;»<br>
      <br></span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">«&nbsp;A travers toute l’Europe libéralisée, les consommateurs ayant déjà bénéficié de l’ouverture du marché, depuis 7 ans, ont vu le prix de
      leur électricité exploser de 140% dans certains pays (Allemagne, Benelux, France, Grande-Bretagne) ». Dans ce cas d’espèce, la concurrence s’est montrée jusqu’à ce jour doublement
      contre-productive, ne poussant à la baisse ni les prix ni les émissions de gaz à effet de serre.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(10) Le Monde, le 15/10/2007 - «&nbsp;Les projets de centrales brûlant du combustible fossile ...&nbsp;»<br>
      (11) Le Monde, le 08/06/2007 - «&nbsp;Rhodia, premier bénéficiaire des mécanismes ...&nbsp;»<br>
      (12) Quelques données quantitatives concernant les énergies nouvelles&nbsp;:</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span><font size="1">Le <em>Wilderhill Clean Energy Index,</em> indice de référence pour les énergies alternatives, qui cotait 138 en mai 2005, affiche aujourd'hui 276.&nbsp;Autres
      valorisations&nbsp;au 31/12/2007&nbsp;à la&nbsp;Bourse de Paris&nbsp;:&nbsp;<em>Price Earning Ratio</em>(PER) – cours de Bourse divisé par le bénéfice net par action&nbsp;: Theolia</font>
      (</span><span style="font-size: 7.5pt; color: windowtext"><strong>62,19</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: windowtext">) – EDF Energies Nouvelles
      (</span><span style="font-size: 7.5pt; color: windowtext"><strong>80,56</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: windowtext">) – Thenergo (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt; color: windowtext"><strong>104,67</strong></sp