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    <title><![CDATA[Boursonomics (Chroniques)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763058.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Chroniques&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Chroniques)]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763058.html</link>
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    <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.marc-aragon.net</copyright>            <category>Chroniques</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le cyber-concours de beauté]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-concours-de-beaute-46237139.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><br>
    <br>
    <img height="255" width="260" src="http://img.over-blog.com/260x255/0/39/81/81/Blog/Concours-de-beaute.jpg" alt="Concours de beauté" class="GcheTexte">Le brasseur britannique Scottish &amp;
    Newcastle attirait les convoitises de longue date, entre autres celles du danois Carlsberg et du néerlandais Heineken</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, mais au printemps 2007 sa capitulation n’était pas encore à l’ordre
    du jour. La City regrettait le millésime précédent, qui avait été mauvais, et moussait mal. La pression remonta le 29 mars : enivrées par les parfums de rachat, les actions mirent les gaz et le
    titre flamba de 12% en séance ! Las, cette fureur était sans fondement : quelques programmes informatiques, qui lisaient dans le carnet d’ordres boursiers à l'affût de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-35240083.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">prémisses d'OPA</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Gourous chartistes</span></strong><br>
    <br>
    Joseph E. Granville fut un analyste technique très écouté au début des années 1980. Animateur de grands-messes qui évangélisaient des foules convaincues, rédacteur d’une lettre confidentielle et
    auteur prolixe d’opuscules boursiers et de quelques vade-mecum captivants qui disaient comment gagner au Bingo, il est entré dans l'éternité chartiste en proposant dès 1963, un indicateur
    technique intitulé On Balance Volume (OBV). Ce repère d'accumulation des volumes, qui percerait les secrets des carnets d’ordres, serait recommandé sur une tendance peu lisible. D’aucuns
    prédicteurs sauraient y déceler les signes précurseurs d’une OPA (…)<br>
    <br></em></a>, s’étaient monté la tête et bruissaient de l’imminence d’une redistribution du capital. Ainsi, l’un entraînant l’autre, le gonflement des volumes découlant à l'origine d'achats à
    bon compte, avérait-il maintenant, avec une année d’avance, la reddition du roi du houblon ! Hé quoi, le réel est secondaire en Bourse : rien n'y compte davantage que d'anticiper l'opinion
    commune ! Et cette urgence est désormais petitement jaugée, en millisecondes tout au plus, imposant la prégnance d’automates ultrarapides, à la psychologie bionique. <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">L’évidence informatique s’imposa vite, où que la finance
    opérât, pour arraisonner les jets continus d’information écumant à gros bouillons, de jour&nbsp;et de nuit. En 1987, les logiciels de <em style="mso-bidi-font-style: normal;">program
    trading,</em> qu’on incrimina assez et semble-t-il à tort</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, traquaient déjà les écarts significatifs entre la position au
    comptant et à terme d’un indice boursier, puis automatisaient les ordres d’achats et de ventes. D’autres systèmes commençaient à morceler les grosses transactions afin de garantir aux mandants un
    véritable prix de Marché pour tous les titres négociés. La croissance exponentielle des échanges et la déferlante technologique dopèrent encore la complexité des outils pour camoufler les ordres
    et maintenir la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-29337395.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">liquidité des
    opérations</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La liquidité à tout prix !</span></strong><br>
    <br>
    (…) La grande affaire des Marchés est de former des prix ; acheteurs et vendeurs se confrontent autour des Bourses électroniques, opinant jusqu’à rendre un verdict collectif, c’est-à-dire un
    cours, éphémère, infiniment renouvelé, qui tient lieu d’évaluation fédératrice. Une telle estampille, consensuelle à souhait, est indiscutée : elle rassemble les opérateurs, qui la reconnaissent.
    Cette unanimité sert les échanges et rend les titres liquides, ralliant des investisseurs nouveaux et les capitaux connexes. Ce processus s’autocatalyse jusqu'à accréditer un prix de Marché
    nombriliste sans rapport avec la vie des sociétés. La croyance commune soutient l'édifice, jusqu'à l'accident (…)<br>
    <br></em></a>. La banque d’affaires Dresdner Kleinwort mit au point un programme ad hoc <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Stealth</em> ; le Crédit Suisse, très actif dans le domaine
    algorithmique</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>3</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, le sien baptisé <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Guerilla</em> ; Goldman Sachs déploya son <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Sonar</em></span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Dans ce jeu du chat et de la souris, des contre-mesures ne tardèrent
    pas à émerger : des cybernautes renifleurs se mirent à fureter dans les carnets d’ordres à l’encre sympathique, à la recherche de stratégies cachées, assurés qu’un bon coup d’œil valait bien
    mieux qu’une mauvaise impasse. Des coûts de transaction racornis à l’extrême et des vitesses d’exécution supersoniques introduisirent dans le jeu des <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">hedge funds</em> un nouvel atout maître : le trading haute fréquence.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Point d’innovation financière ici, mais du mieux-disant
    technologique, qui exténue les vieilles plates-formes du New York Stock Exchange et du Nasdaq</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>5-1</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. La fulgurance, nouveau filon argentifère, a poussé les institutions
    vers les jeunes loups de la haute fréquence, comme BATS ou Direct Edge, qui exécutent les transactions en moins de trois millisecondes</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>5-2</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">! Ces informatiques de concours permettent à tous les pistoleros du
    trading de scanner sans répit la planète numérique, guettant la moindre faille spéculative et le moindre scénario lucratif, au seul avantage de la vélocité des opérations. Les autres opérateurs,
    distancés, ne manquent pas, quand ils le peuvent, d’observer ces carnets d’ordres jamais en repos, sous la coupe d’algorithmes qui analysent les flux en attente en les bombardant d’ordres
    éclaireurs, aussitôt posés, aussitôt annulés, pour tâter le terrain et crocheter quelques centimes</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>6</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Selon un responsable de NYSE Euronext, plus de 90% des ordres
    présentés à la Bourse de New York par les entreprises de haute fréquence seraient ainsi annulés</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, témoignant de cette quête échevelée du meilleur prix. De faibles
    gains, infiniment réitérés, de l’ordre de 21 milliards de dollars en 2008</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>8</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, déclinant 60% du volume des transactions outre-atlantique, et de
    grands bénéficiaires, comme Goldman Sachs ou Citigroup : cet enrichissement sans cause, dans les règles de l’art, mériterait à lui seul une <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-32365415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">taxe Tobin</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Tobin or not Tobin</span></strong><br>
    <br>
    De tous les lauréats « nobélisés », discipline Economie, James Tobin occupera dans nos mémoires une place qu’il eût assurément préféré plus en rapport avec sa personne. Mal comprise, la taxe
    éponyme à laquelle il proposa d’astreindre les flux de capitaux, ce serpent de mer de la régulation financière, fit en effet plus pour son renom que ses recherches, quel qu’en fût le mérite. Il
    suggéra de jeter un peu de sable dans les rouages bien graissés des marchés de devises et d'orienter les revenus dégrippés vers les pays en développement : les altermondialistes s’emparèrent du
    cas, firent de la taxe un thème et de James Tobin un fer de lance, à son corps défendant (…)<br>
    <br></em></a>.<br>
    <br>
    Une botte plus secrète encore, et tout aussi controversée, vint d’une application retorse de la réglementation NMS, que la SEC américaine promulgua en juin 2005 pour moderniser les Bourses
    domestiques. Le principe de la meilleure exécution, c’est-à-dire de la chasse à la meilleure offre, en est un point central. Compte tenu de la multiplicité des plates-formes de transactions,
    chacune d’entre elles fut engagée à rediriger tout ordre qui pût être mieux servi sur une autre place, moyennant le droit d’en réserver la primeur pendant un temps très court à ses propres
    clients. Le CBOE <sup><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>9</strong></span></sup> et Direct Edge en 2006, puis le NASDAQ et le BATS en
    2009, émirent alors des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">flash orders</em> réservés à quelques clients privilégiés. Voyez par exemple ce fonds de pension, affilié au NASDAQ, qui veut
    acquérir 5.000 titres de telle société au prix maximum de 21,05 dollars : hélas, le NASDAQ ne peut servir que 1.000 titres à 21,00 dollars, tandis que 4.000 autres sont disponibles sur le BATS à
    21,03 dollars ; charité ordonnée commençant par soi-même, le NASDAQ émet pour ses clients huppés, pendant une fraction de seconde, un <em style="mso-bidi-font-style: normal;">flash order</em>
    pour 4.000 titres à 21,02 dollars. Le reste n’est plus que l’affaire d’un système de trading à haute fréquence, qui tentera de ramasser tout ou partie des titres à 21,01, assuré de les revendre à
    21,02 dollars</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>10</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Le 17 septembre 2009, la SEC se proposa d’étudier une interdiction
    des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">flash orders</em></span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>11</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">« <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Encore une
      fois, je veux m’enrichir, je ne lâcherai pas un sou</em> » (Ubu roi, acte II, scène 6). Dirait-on mieux ? Voici ces nouveaux Terminators, automates aux nerfs d’acier et aux poches pleines,
      rapides comme l’éclair dans l’action comme dans la retraite, jouant des frémissements, des déséquilibres fugaces, grattant jusqu’au dernier centime pour n’en faire rien d’autre que le posséder,
      c’est-à-dire le soustraire. Les dévots du Marché, qui ne sauraient être dessillés pour si peu, ne retiennent de ces foudroiements de la cote que leur impact sur la sainte liquidité des
      échanges, et&nbsp;leur réduction supposée des écarts de prix entre vendeurs et acheteurs : bah, une hypothèse auxiliaire n’est jamais de trop pour accréditer les pires excès ! D'autres théories
      souffrent aussi, comme celle de l’efficience des Marchés qui justifie les prix boursiers en présumant qu’ils reflètent constamment toute l’information disponible. Même la rationalité
      autoréférentielle d’André Orléan est prise de vitesse, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">où chacun se détermine non à partir de son estimation de la valeur fondamentale mais à partir de
      ce qu’il pense que les autres vont faire</em></span> <sup><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>12</strong></span></sup><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. On osera à peine comparer à cet académisme toutes les <a class=
      "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-20471534.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">pérégrinations
      chartistes</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Illusions graphiques</span></strong><br>
      <br>
      (...) Les graphiques boursiers ont envahi la place. Ils sont partout, en tous lieux où l'économie cotée s'affiche, dans nos journaux, sur nos écrans d’ordinateur, sur les chaînes de télévision.
      Ils dessinent des tendances, recommandent des stratégies, en dénient d’autres, et nul n'opinerait plus sans en avoir examiné les arabesques. Le temps n’est plus à Charles Henry Dow, précurseur
      du genre à Wall Street. Le presse-bouton est la règle, qui nourrit la planète de diagrammes multicolores, de courbes épurées, et d'autres indicateurs, sculptés et resculptés continûment, dans
      la fureur des Marchés. Les pistoleros du trading ne sont pas hommes ni femmes à louvoyer outre plus (…)<br>
      <br></em></a>, emplies de psychologie des traders et de signaux avant-coureurs. Les automates que l’on a dits « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ne devinent pas ce qui va se passer, ils
      ne spéculent pas non plus, ils savent, tout simplement</em>&nbsp;»</span> <sup><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">.</span>
    </p><br>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Le concours de beauté de John Keynes</span>
      <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>13</strong></span></sup><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, qui illustrait les ressorts de la décision des opérateurs sur le
      Marché, faisait encore appel à la substance molle de l’humain. Il n’avait rien de cybernétique, et sûrement pas cet œil de colin froid</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">des robots de la haute fréquence. Ainsi les jurés d’aujourd’hui
      pourraient-ils finir par voter tous à l’identique, tel le joueur de flûte d’Hamelin, conduisant son troupeau vers le précipice.</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br></span>
    </p><br>
    <br>
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(1) Challenges, le 01/04/2008 - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Scottish &amp; Newcastle&nbsp;: le rachat par Carlsberg et Heineken approuvé »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« … Les actionnaires du brasseur britannique
    Scottish &amp; Newcastle ont approuvé, lundi 31 mars [2008], à <em style="mso-bidi-font-style: normal;">une majorité écrasante</em> le rachat du groupe par ses concurrents Carlsberg et Heineken
    lors d’une assemblée générale extraordinaire à Edimbourg (Ecosse). L’opération, qui s’effectuera au prix de 800 pence par action (soit 7,8 milliards de livres, ou 10 milliards dette incluse)
    devrait être bouclée le 28 avril prochain … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(3) John Galbraith (1992) - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Brève histoire de l’euphorie financière »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">(3) L’Agefi, le 26/07/2007</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">- « Le trading algorithmique investit les salles de marché
    »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(4) Daily Telegraph, cité par Courrier International du 03 au
    09/05/2007 - « Quand l’informatique affole la Bourse »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(5) Le Monde, le 02/09/2009 - « Les geeks à la conquête de Wall
    Street</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« … Pour répondre à cette demande de vitesse
    maximale, on a vu apparaître des petites plates-formes de transactions automatisées (…) [dont] certaines sont déjà devenues des concurrentes redoutables pour les Bourses traditionnelles. En
    juillet 2009, le New York Stock Exchange ne réalisait plus que 28 % des transactions boursières aux Etats-Unis, le Nasdaq 21 %. Deux sociétés inconnues du grand public, le BATS à Kansas City
    (Missouri) et Direct Edge à Jersey City (New Jersey) rivalisent pour s'imposer au troisième rang des places boursières américaines, avec chacune 10 % à 12 % du marché, selon les modes de calcul
    »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« Le BATS (Better Alternative Trading System)
    a été créé en 2006 par une quinzaine d'informaticiens et d'ingénieurs du Midwest, comme une petite start-up ordinaire. En un an, la société s'est fait un nom auprès des hedge funds, grâce à ses
    faibles coûts et à sa vitesse d'exécution : 1 à 3 millisecondes par transaction. Aujourd'hui, le BATS traite plus de 1 milliard d'actions par jour. Pour le mois de juin 2009, la valeur de ses
    transactions a atteint 540 milliards de dollars … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(6) Blog anonyme,
    le 21/02/2010 – «&nbsp;</span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #00b050; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><a href=
    "http://sme-chinoises-euronext.typepad.fr/mon_weblog/2009/08/le-trading-haute-fr%C3%A9quence.html"><span style="color: #00b050; mso-ansi-font-size: 8.0pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;">Le trading
    haute fréquence</span></a></span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« … Pour éviter de signaler leurs intentions
    au marché, de nombreux investisseurs institutionnels décomposent leurs ordres en petits blocs, souvent en lots de 100 à 500 pièces et cela dans des fourchettes de prix bien définies. Les adeptes
    du Trading Haute Fréquence tentent de découvrir combien un investisseur est prêt à payer (ou à vendre) une action en envoyant une série de pièces à des prix différents qui sont rapidement
    annulées dès que l’algorithme obtient la réponse qu’il recherche. Ensuite les traders Haute Fréquence achètent (ou vendent) l’action juste avant l'investisseur, pour la lui revendre ou (la lui
    acheter) une fraction de seconde plus tard avec un petit profit à la clé … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(7) François Leclerc, le 07/12/2009 – «&nbsp;Le High Frequency
    Trading, expression de la modernité financière » (blog de Paul Jorion)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">(8) TABB Group, le
    10/</span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">08/2009 - «
    High Frequency Trading Technology: A TABB Anthology »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;" lang=
    "EN-US"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(9) Chicago Board Option Exchange&nbsp;: bourse de
    Chicago dévolue aux options sur un grand nombre d'actifs financiers ou non</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">(10) The New York Times,
    le 24/07/2009</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">- «
    The Thirty-Millisecond Advantage »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">(11) Wall Street
    Journal, le 18/09/2009 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;SEC looks to prohibit Flash Trade, Curb Raters »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: EN-US;" lang=
    "EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« …La SEC, le gendarme boursier américain,
    envisage d’interdire les « flash orders », au motif qu’ils permettraient à certains investisseurs importants d’avoir une vue instantanée du marché leur conférant un avantage sur leurs
    concurrents. Les « flash orders » permettent à un trader de voir les ordres émis sur un titre une demi-seconde avant que le public n’y ait accès. Selon certains experts, cette pratique donne à un
    cercle restreint de spécialistes du trading de haute fréquence une vue précoce de l’orientation du marché et leur permettent de lancer des transactions instantanées très lucratives. (…).La
    proposition d’étudier une interdiction éventuelle des « flash orders », approuvée à 5 voix contre 0 par la SEC, est la première d’une série de possibles révisions réglementaires que l’autorité
    boursière entend examiner. La SEC doit notamment se pencher à l’automne sur les « dark pools », des réseaux électroniques privés où les transactions se font hors cotation… »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(12) La Recherche, Mai 2003, André Orléan - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les marchés financiers sont-ils rationnels »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(13) John Maynard Keynes - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » (Editions Payot, 2005)</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Page 171 - « …Ou encore, pour varier
    légèrement la métaphore, la technique du placement peut être comparée à ces concours organisés par les journaux où les participants ont à choisir les six plus jolis visages parmi une centaine de
    photographies, le prix étant attribué à celui dont les préférences s’approchent le plus de la sélection moyenne opérée par l’ensemble des concurrents. Chaque concurrent doit donc choisir non les
    visages qu’il juge lui-même les plus jolis, mais ceux qu’il estime les plus propres à obtenir le suffrage des autres concurrents, lesquels examinent tous le problème sous le même angle. Il ne
    s’agit pas pour chacun de choisir les visages qui, autant qu’il peut en juger, sont réellement les plus jolis, ni même ceux que l’opinion moyenne considèrera réellement comme tels. Au troisième
    degré où nous sommes déjà rendus, on emploie ses facultés à découvrir l’idée que l’opinion moyenne se fera à l’avance de son propre jugement. Et il y a des personnes qui vont jusqu’au quatrième
    ou cinquième degré ou plus loin encore … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <br>
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-family: Baskerville Old Face; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "text-decoration: underline;">Illustration</span> : Image extraite du site de Camille Caclin</span><br>
    <br>
  </h3>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 20:17:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-concours-de-beaute-46237139.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-concours-de-beaute-46237139-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fat Cat Bankers]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-fat-cat-bankers-45809980.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>&nbsp;</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><img height="291" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x291/0/39/81/81/Blog/Fat-Cat-Bankers.jpg" alt="Fat Cat Bankers" class="GcheTexte">Tim Geithner fut adoubé sans veillée d’armes et séance tenante : sitôt connue, sa
    nomination au Secrétariat au Trésor fouetta le Dow Jones, qui s'enchérit de 11,8%, sa plus forte progression sur deux jours depuis 1987 ! Les banques, sévèrement éprouvées, et plus encore depuis
    la faillite de Lehman Brothers, hissèrent le grand pavois, et certaines hausses furent à l'aplomb : Citigroup flamba de 58% en une journée, JP Morgan, Merrill Lynch, Morgan Stanley reprirent 20%
    ! Les barons de Wall Street respiraient et leurs affaires avec, de ce surcroît de fortune. Quelques jours plus tard, Barack Obama nomma Paul Volcker, un vieux barbon, à la tête d’une équipe de
    conseillers économiques. Mal endimanché, mâchouillant de mauvais cigares, cet ancien président de la Fed s’était ouvert les portes de l’Histoire en vainquant l’inflation à deux chiffres des
    années 1980, et fermé bientôt après celles de l’Etat quand la Reaganomics vint à déréguler. La <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">main invisible</span></span><em><b><span style="color: #ff0000;">La main (in)visible</span></b><br>
    <br>
    (…) Au sortir des années 1970, la crise de la dette du tiers-monde sévit, l’inflation galope, et les plus grandes banques fléchissent : en particulier la Continental Illinois, septième banque
    américaine de dépôt, acclamée par la presse, qui agonise ; l’administration Reagan, mieux connue pour sa fascination du Marché, sortira de sa Réserve près de 5 milliards de dollars, et remettra
    au pot pour désengluer une quarantaine d’établissements. L’aléa de moralité, garantie qui procède du secours miraculeux de l’Etat, prend ainsi souvent la forme d’injection d’argent public. Une
    politique monétaire expansionniste est une autre variante pour sortir des embarras financiers (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;du ministre Geithner renfloua d’abord les banqueroutiers ; puis, la main lourde du conseiller Volcker s’abattit sur Wall Street, à l’ancienne, pour tenter d'arraisonner
    l’ultrafinance. <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">L’intrication des milieux financiers et du pouvoir
    étasunien est une ancienne tradition, vieille comme l’Amérique. Et nulle institution n’en fut plus, ni n’en demeure toujours au centre, que la banque d’affaires Goldman Sachs. Gelés par le Krach
    de 1929, jusqu’à l’indifférence</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><b>1</b></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, les liens fusionnels de Wall Street et de la Maison Blanche revinrent à la une avec Robert
    Rubin, un ancien coprésident de cet établissement. Devenu secrétaire au Trésor sous Clinton de 1995 à 1999, il fit voler en éclats le Glass Steagall Act, vestige vermoulu qui avait séparé en 1933
    les activités de dépôt et d’investissement des banques. Citigroup, le <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-31827353.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">banquosaure ébranlé</span></span><em><b><span style="color: #ff0000;">Banquosaurus Rex</span></b><br>
    <br>
    (…) Voici Citigroup, fille ainée d’un monde bancaire louant le Marché, garantissant l’efficience du guichet unique et la réduction des coûts à tous les étages de Park Avenue. Cet allegro propulsa
    le goliath à la première capitalisation mondiale, près de 300 milliards de dollars, et quelque 200 millions de clients sur Terre, à l'ouvrage dans 106 pays, 352.000 salariés appointés ... La
    peste hypothécaire knock-outa le géant; le 23 novembre 2008, la Maison Blanche annonça un plan d’ampleur pour épauler le Nabucco de la banque : 306 milliards de dollars de garantie sur des actifs
    risqués, et vingt autres encore en capital. Soit autant que sa valeur boursière du moment (…)<br>
    <br></em></a>, profita aussitôt de l’aubaine, et bientôt des lumières de … Rubin, qui présida son conseil avec le succès que l’on sait ! Lawrence Summers, un autre ancien de Goldman Sachs hérita
    le maroquin, puis Henry Paulson, prince de ce sang jusque sur sa chaise percée, qui socialisa par milliards les pertes du maelstrom financier. Dernière étoile en date, voici Tim Geithner : il a
    de l’école, comme on le dit d’un cheval dressé au manège. Sous-secrétaire aux Finances pour les affaires internationales, sous l’autorité de Robert Rubin puis de Lawrence Summers, il accéda
    ensuite à la présidence de la Fed de New York où il participa activement au renflouement de Citigroup et du mastodonte AIG</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>2</b></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, aujourd’hui présidé par Edward Liddy, ancien de … Goldman Sachs. On pourrait en écrire dix
    pages&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Ainsi pilotée, adroite à s’introduire dans tout, jusqu’aux
    biens les plus publics, l’ultrafinance américaine est aujourd’hui le premier fonds de commerce de l’Union : durant la décennie écoulée, ses profits ont signé 40% des bénéfices de l’économie du
    pays, alors qu’ils n’avaient jamais excédé 16% entre 1973 et 1985</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>3</b></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Detroit, capitale de l’automobile n’est plus, dernier témoignage d’une <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5921730.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">désindustrialisation massive</span></span><em><b><span style=
    "color: #ff0000;">A vos marques</span></b><br>
    <br>
    (…) Dans les années 1970, les Etats-Unis d'Amérique, au zénith, mirent un terme aux conventions de Bretton Woods, et inaugurèrent bientôt une pratique dont ils ne se déferaient plus : l’heure
    vint aux déficits, sous la caution d'un billet vert à peine moins respecté que l’étalon-or. Le commerce extérieur de l’Union noua son premier déficit en 1971, et ne produira plus aucun excédent,
    sauf en 1973 et 1975. L’exercice 2006 fut désastreux, déficitaire d'environ 764 milliards de dollars, le double de l'édition 2001 : on appréhende la suite. Les Etats-Unis consomment plus qu'ils
    ne produisent. Ils sont devenus dépendants. Donc nerveux (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;attestée par quarante années de déficit commercial. Signe des temps, en 2007, les ténors de l’industrie furent détrônés du classement <em>Forbes</em> par les cadors de la
    finance spéculative dont les vingt premières épées avaient touché 657,5 millions de dollars l’année précédente</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>4</b></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">! Et quoique nul n’ait jamais aperçu la moindre contribution de cette magie argentifère au bien
    commun, sinon sa mise à sac, la pression des banquiers à bonus sur les élus ne faiblit pas : en 2008 et 2009, le lobby financier aura déversé sur les <em>congressmen</em> quelque 462 millions de
    dollars, soit un mieux de 120% sur dix ans</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>5</b></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">! Serait-ce qu’il y eût péril en la demeure ? Que cette illégitimité de l’argent, qui n’est pas du
    suffrage, indisposât l’électeur ? Un sondage récent de l’Agence Rasmussen a montré qu’un américain sur cinq seulement s’estimait représenté par la classe politique, soupçonnée de collusion avec
    le monde financier : on n’aurait rien vu de tel depuis la guerre d’indépendance au XVIIIe siècle</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>6</b></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Plan savamment ourdi ou roulis favorable des évènements,
    l’Histoire tranchera. Quand Tim Geithner, l’homme lige de l’establishment, eut assez besogné le contribuable pour renflouer les banques, bonus compris, et que les éminences de Wall Street eurent
    accordé l’indulgence plénière, la donne changea. Le 21 janvier 2010, Barack Obama recala la politique pro-business de Geithner, pieusement qualifiée de régulation soft, au profit du plan proposé
    par l’inflexible <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6515647.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Paul
    Volcker</span></span><em><b><span style="color: #ff0000;">Déréglementation financière</span></b><br>
    <br>
    (…) En 1979, Paul Volcker devint président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, avec l'extrémité de terrasser l’inflation à deux chiffres qui sévissait sur fond de tensions pétrolières.
    Converti aux vertus du monétarisme friedmanien par Otmar Emminger, son homologue à la Bundesbank, le maître de la Fed utilise alors l’arme monétaire à plein : contrôle des réserves bancaires et
    constriction sévère des taux directeurs qui passent de 10 à 20% entre août et décembre 1980. Le choc est planétaire ; les Etats-Unis entrent en récession en 1982, mais la réussite est au bout. La
    machine repart, à la fureur, les indices boursiers explosent (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;: impossibilité pour les banques de contrôler des fonds spéculatifs ou de <em style="mso-bidi-font-style: normal;">private equity</em>, interdiction d’agir sur les Marchés en
    compte propre, restriction des crédits à quinze fois le capital en réserve</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>4-1</b></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, plafonnement à 10% de la part de marché des banques de dépôts, et taxation à 0,15% du montant de
    leurs dettes</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>7</b></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Cet Armageddon sonnerait le glas de trente années de dérégulation financière, constamment
    démenties par d’incessants fiascos, et le retour à quelques sagesses qui avaient permis de conjurer la crise de 1929 : en fermant notamment la porte du trading aux banques de dépôts, c’est bien
    la scission des institutions de Wall Street qui est visée, comme l’avait jadis prescrite ce Glass Steagall Act déconstruit par les maîtres de Goldman Sachs. La détermination sans équivoque du
    président Obama de s’attaquer aux <em style="mso-bidi-font-style: normal;">fat cat bankers</em> – banquiers pleins aux as -, montre que la menace est cette fois-ci sérieuse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Ce combat n’est pas gagné d’avance. L’élection d’un
    républicain inconnu, Scott Brown, au siège laissé vacant par le lion démocrate Ted Kennedy, actant la perte de majorité qualifiée au Sénat, complique l’affaire, mais ne l’exténue pas.
    L’ultrafinance, qui joue gros, n’ira pas à Canossa sans livrer bataille : sans le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">prop trading</em> – investissement pour compte propre, Wall Street
    perdrait au moins 20% des volumes et les banques environ 15 milliards de dollars à l’année, et 65 de plus sur leurs autres revenus spéculatifs</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><b>5</b></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Voilà pour le moins qui en dit assez sur <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-34187428.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l'efficience des Marchés</span></span><em><b><span style=
    "color: #ff0000;">L’information : principe actif ou placebo ?</span></b><br>
    <br>
    (…) Ah, l’efficience des Bourses, cet Everest d'indépassabilité pensé par Eugène Fama dans les années 1960, qui légitime la surcohérence des prix vrombis par des Marchés informés ! L'information,
    ce graal, qui cristallise tout ! Encore que ! Pléthorique ou surabondante, nul n'y prête plus garde ; corrompue, suspecte de manipulation, parfois tout à fait fictive, elle devient sans valeur
    réelle. Dans les affaires de Bourse, le suivisme court-termiste des traders façonne les cotations : quelques grosses mains font avancer le Marché, au gré de leurs intérêts, d'autres les
    escortent, ou non, au gré des leurs propres (…)<br>
    <br></em></a>, quand un dollar sur cinq contrôlé par des parties prenantes légitime leurs prix ! Bah, le corps financier n’a jamais sué à secréter les anticorps et hormones qui soignent ou dopent
    ses humeurs. Et celles du pétrole, tracées dans le Goldman Sachs Commodities Index, sont à voir, entre culminations et abysses irréels. Scott Talbott, lobbyiste notoire, agite quant à lui
    l’increvable chantage à la délocalisation, comme d’aucuns entonnaient celui à la compétence des traders pour qu’on maintînt leurs bonus. L’amputation des profits ne conduira-telle pas à une
    restriction des crédits ? Chacun évente ses convictions, une main sur le cœur, l’autre dans la poche ! Il en va ainsi de toutes les logiques poussées à bout : quoique théorisées à l’envi,
    celles-ci finissent par ne plus servir que les intérêts d’une caste contre la multitude. Un jour, le vent tourne.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">«&nbsp;<em>Les
    Américains auront beaucoup de mal, comme moi, à accepter une situation dans laquelle une poignée minuscule de directeurs de la sidérurgie,</em></span> <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">dont la poursuite du pouvoir et du profit privés excède
    leur sens de la responsabilité publique, peut afficher un tel mépris total envers les intérêts de 185 millions d'Américains</span></em> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal;">» (John Fitzgerald Kennedy, le 11 avril 1962). Un autre démocrate est aujourd’hui sur le pont, qui
    se collète rudement avec la finance. Il y a beau temps que la sidérurgie a été arraisonnée. &nbsp;<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><b><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></b></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(1) John Galbraith (1976) - «&nbsp;L’argent »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Page 116 - « … De nos jours et par opposition
    à ceux de secrétaire à la Défense ou de secrétaire d’Etat, le poste de secrétaire au Trésor, à moins que son titulaire n’ait l’oreille du président, est devenu plus honorifique et routinier
    qu’autre chose. Cherchant à persuader l’un de ses hommes d’accepter ce poste, Lyndon Jonhson l’avertit qu’en cas de refus il ne comptait pas confier cette responsabilité à une personne douée
    d’intelligence … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(2) Le Post, le 29/01/2010 - «&nbsp;Tim Geithner s’est-il
    parjuré devant la Chambre des Représentants&nbsp;? »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« … AIG n’est pas seulement le plus gros
    assureur américain, mais est aussi l’un des plus gros [pourvoyeur] sur le marché mondial des produits dérivés spéculatifs. 100 des 180 milliards de dollars de renflouement fournis entre septembre
    et novembre 2008 par la Réserve fédérale de New York, présidée à l’époque par Tim Geithner, sont allés directement au remboursement de dérivés de crédit contractés par les grandes banques
    américaines et européennes (…)Non seulement la NY Fed a remboursé sans négociation ces titres à 100% de leurs valeurs, alors que dans le cas de Lehman Brothers elle n’a rien remboursé, mais elle
    a assorti sa prestation d’un secret sur les destinataires qui s’étendait originellement jusqu’en 2018 (…) Geithner a dit et répété qu’il n’était pas au courant des conditions de ce renflouement
    et qu’il n’avait joué aucun rôle dans le processus décisionnel (…) L’autre polémique qui a agité l’audition sont les liens de Geithner avec la banque d’affaires Goldman Sachs, première
    bénéficiaire du renflouement avec 12,9 milliards de dollars versés. Les députés démocrates (…) ont fait dire à Geithner que son chef de cabinet est un ancien de Goldman Sachs, comme son
    prédécesseur Henry Paulson avec qui il a coordonné le renflouement d’AIG, ainsi que le mystérieux Dan Jester, un stratégiste financier ayant fait carrière à Goldman Sachs avec qui Geithner a eu
    le plus de conversations téléphoniques pendant le renflouement, devant Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs, mais derrière Ben Bernanke, le gouverneur de la Réserve Fédérale américaine. …
    »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">(3) Les Echos, le 12/02/2001</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">- « Le fabuleux lobbying de la finance américaine »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(4) Eric Laurent (2009) - « La face cachée des banques »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Pages 86, 91 et 126 - « La Banque des
    Règlements Internationaux (…) propose au monde bancaire des règles de fonctionnement. En 1988, douze nations, dont les Etats-Unis, avaient signé à son siège de Bâle un accord qui imposait un
    certain nombre de règles de (…) bonne conduite aux établissements financiers. Ils s’engageaient pour faire face à tout risque, à détenir des fonds propres équivalant à 8% de leurs engagements.
    Pour chaque prêt de 10 milliards de dollars, les établissements devaient posséder 800 millions de dollars (…) La Banque centrale américaine autorisa les banques à réduire le montant de leurs
    réserves si elles pouvaient prouver que le risque de paiement était vraiment négligeable et si leurs produits étaient notés AAA (…) Les résultats obtenus jusqu’en 2007 par les banques
    d’investissement (…) découlent de l’ampleur sans précédent des effets de levier. Chez Goldman Sachs, ils atteignent 25 fois les fonds propres, 29 chez Lehman Brothers, 32 chez Merrill Lynch et 33
    chez Morgan Stanley et Bear Stearns … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(5) L’Expansion,
    Mars 2010 - « Obama à l’assaut des banques</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« … En 2008 et 2009, les six principaux
    établissements bancaires ont mobilisé 75,3 millions de dollars pour financer les campagnes présidentielles, législatives et sénatoriales. En 1998 et 1999, la somme était moitié moindre …» -
    Dépenses : <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Citigroup</b> (14,6), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">JP Morgan</b> (11,7), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Bank of
    America</b> (7,5), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">American Express</b> (7,1), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Goldman Sachs</b> (6,2)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(6) Paul Jorion,
    le 21/02/2010 – «&nbsp;Le fossé qui se creuse » (blog et chronique BFM du 22/10/2010)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« … Les chiffres les plus récents confirment
    une tendance de plus en plus marquée au fil des mois : une défiance de la population envers ceux qui la représentent et la gouvernent. À peine un peu plus d’un Américain sur cinq (21 %) considère
    aujourd’hui que la classe politique représente les citoyens ordinaires (…) Quelles sont les causes de cette perte de confiance massive ? Le sentiment qu’il existe une collusion entre la classe
    politique et le monde financier. La crise a été perçue par le public comme une faillite retentissante de l’establishment financier, qui en sort décrédibilisé. Or la classe politique semble avoir
    pris fait et cause pour le monde de la finance. Quand on demande aux Américains si la classe politique constitue un groupe d’intérêt poursuivant ses propres objectifs, 71 % répondent désormais
    que oui (…)Il faut tout d’abord constater que la désaffection de la population envers la classe politique a atteint la cote d’alerte. On a connu des périodes où le fossé s’était creusé de cette
    manière et ce furent des périodes de très grande instabilité. Scott Rasmussen, le directeur de l’agence, observe (...) que le rejet de leurs gouvernants par les Américains atteint sans doute le
    niveau qu’il avait lors de leur guerre d’indépendance au XVIIIe siècle … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><b>&nbsp;</b></span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Extraite du site AgoraVox -</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="color: #ff0000;">«</span></span>&nbsp;<span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Qu'est-ce que la capitalisme ?</span> <span style=
    "color: #ff0000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt;">»</span></span><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal;">&nbsp;</span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal;">&nbsp;</span>
  </h3>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Feb 2010 15:43:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-fat-cat-bankers-45809980.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-fat-cat-bankers-45809980-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les Etats dans la tourmente]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-les-etats-dans-la-tourmente-44454691.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x295/0/39/81/81/Blog/Les-Etats-dans-la-tourmente.jpg" alt="Les Etats dans la tourmente" height="295" class="GcheTexte">Le 15 avril 2002, le juge-arbitre Standard and
    Poor’s fit un sort au Japon millénaire en abaissant la note de sa dette souveraine : la deuxième économie mondiale, en plein tsunami déflationniste, y perdit son bâton impérial, un triple A. Ce
    coup d’éclat redora pour un temps le blason d'agences de notation en mal de crédibilité, qui reconquirent là un supplément d’âme après avoir été frappées de cécité durant les crises monétaires
    des années 1990</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">, comme elles le furent encore une décennie plus tard dans l’ivresse
    de la titrisation. Enhardie, et au comble de l'audace, l’une d’entre elles alla même le 7 décembre 2004 jusqu’à penser l’éventualité d’une dégradation de la cote de crédit des&nbsp;... Etats-Unis
    d’Amérique ! Frisson général ! « <em>En l’absence de notre</em> <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">puissance militaire</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Dollar : le roi empire</span></strong><br>
    <br>
    (…) Premier créancier sous Dwight Eisenhower, l’oncle Sam devint le premier débiteur sous Reagan. Le lobby militaro-industriel s'adjugea la mise, et cette sûreté engendra l’indolence ; bientôt,
    les vassaux périphériques s'insinuèrent dans le jeu, hâtant la désindustrialisation du maître et son éco-dépendance. La machine à consommer se mit à galvauder l'épargne des ménages, plus cigales
    que fourmis. Entre réductions d’impôts et bellicisme inspiré, Walker Bush hâta le tout : les déficits explosèrent, le dollar chuta et l'endettement explosa. Le billet vert n’a pas fini de pâtir,
    et le monde avec : l’Empire n’a plus la cote, ni les moyens (…)<br>
    <br></em></a>,&nbsp;<em>une décote de la qualité de notre crédit serait une affaire allant de soi</em> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>2</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">» surenchérit</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">William Gross, l’un des caciques de Pimco, le plus gros fonds obligataire du monde.</span>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">Bah, l’embellie des affaires relégua bientôt&nbsp;ces
    drôles d'intentions aux réserves. Puis l'apoplexie économico-financière remit quelques Etats au centre du jeu. Les seconds couteaux d’abord.<br></span></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Ah, tant de génuflexions devant le Marché ne sauraient
    cacher de quelle boutique les uns et les autres sont balayeurs ! Les agences de notation, qui arrosèrent d’essence tous les <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">dérivés de crédit</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">ABS, CDO et consorts</span></strong><br>
    <br>
    (...) Ziggy Stardust mourut à l'été 1973. Mi-homme mi-femme, icône androgyne au visage d’ange, cet esthète du show façonna la gloire de son créateur, un certain David Bowie, qui l’incarnait avec
    force dans ses grand-messes musicales. La poussière d’étoile étincela de mille feux, jusqu'à pâlir l’éclat du maître, qui s'en défit. Un quart de siècle plus tard, David Bowie, artiste aux
    revenus inavoués, fit une entrée en fanfare sur la scène financière : tout à ses comptes, il s’avisa d’en réclamer d’avance, à hauteur de 55 millions de dollars ! En janvier 1997, il fit titriser
    dix années d’exploitation de son catalogue. Les titres de la rock star avaient changé de nature (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;passant à portée en les estampillant AAA, peinent aujourd’hui à masquer la véritable origine des départs de feu qui incendièrent la planète, mirent un pays sur deux en
    récession, cinquante millions d’hommes et de femmes au chômage, nonobstant les plans de relance milliardaires qui minèrent les déficits. Alors on tergiverse, on fait mine, on clame tambour
    battant que la note souveraine des Etats-Unis, grand ordonnateur du collapsus et premier exportateur mondial de scandales financiers, pourrait être réexaminée d’ici trois à cinq ans</span>
    <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">, probablement entre l’Epiphanie et la Chandeleur, ou peu après. Qui
    osera&nbsp;? On s’agite aussi auprès de l’Angleterre, mâle alpha du Marché-roi semble-t-il plus accessible, l’un des derniers pays européens à ne pas être sorti de la récession, qui fut plus
    nettement montrée du doigt par l’agence Standard and Poor’s en mai 2009</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">mais demeurée indemne à ce jour. En réalité, on incrimine mieux
    l’Islande ou l’Irlande, les îles artificielles et les tours pharaoniques de Dubaï ! La machine à prétexte tourne à plein, relayée par une doxa libérale qui ne sait penser hors d’elle, toujours
    prompte à honnir les Etats tandis qu’ils ont sauvé la mise. Et agonir l’euro au passage.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">En 1992, George Soros mena un raid meurtrier sur la livre
    anglaise qu'il expédia d'un trait hors du Système Monétaire Européen. Son compère Jim Rogers, un financier britannique à l’insularité distraite, avec qui il créa le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">fonds&nbsp;Quantum</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Magie financière aux Caïmans</span></strong><br>
    <br>
    Apatride, humaniste, philanthrope, Georges Soros est d'abord connu pour son génie financier. Vingt ans après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même
    le Soros Fund Management, un groupe de fonds visant à couvrir et valoriser les capitaux de donneurs d'ordre fortunés : des millions de dollars d'abord, et bientôt des milliards ! Malgré d'épiques
    fiascos, comme LTCM, l'ardeur financière, mue par l'irrépressible fascination du gain et l'abondance de liquidités, hâta la suite : quelque 9.000 fonds de cette eau fraient aujourd’hui, dans le
    secret de paradis fiscaux aussi exotiques qu'impénétrables (…)<br>
    <br></em></a>, déclara en janvier 2009 qu’il «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">n’investirait plus d’argent au Royaume-Uni car la livre</em> [était] <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">finie</em>&nbsp;». Et de rappeler qu’avec quelque cent milliards de livres achalandées pour recapitaliser les banques et stabiliser le système financier, la dette,
    qui pesait 40% de la richesse nationale il y a trois ans, pourrait atteindre les 100% d'ici à trois ans</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>5</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. Nul bien sûr ne&nbsp;se réjouira des vicissitudes d’un voisin quand
    les siennes propres sont en maraude, mais parions ici que les eurolandais se réjouiraient d’accueillir l’un des piliers du Continent. Pour l’heure, les Marchés n’ont d’yeux que pour l’Amérique et
    le dollar, en contrepoint de la Chine, et déjouent l’Europe. Et puisque l’on ne saurait plus attaquer la drachme grecque, l’escudo portugais ou la peseta espagnole pour provoquer leur dévaluation
    et empocher la mise à la hongroise, alors les émules de George Soros, activistes spéculatifs et autres hedge funds, déroutent leurs offensives sur la capacité de ces Etats à emprunter,
    c’est-à-dire finalement sur la cohésion monétaire européenne. L’orchestration plus ou moins consentie de la panique ne manque ni de porte-voix ni de collatéralités possibles pour faire tâche
    d’huile.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Que disent les chiffres&nbsp;? Pour la Grèce, ils sont
    assurément mauvais, avec une dette publique s’élevant fin 2009 à 272,3 milliards d’euros soit 113,4% du PIB ; pis, le projet de budget pour l’exercice 2010 prévoit une dette de 294,95 milliards,
    soit 120,8% du PIB</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>6</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;! Pour autant, les Marchés internationaux n’ont pas montré
    l’angoisse qu’on leur prête aujourd’hui en sur-souscrivant récemment un <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-34005151.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">emprunt</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Des obligations à taux très variables</span></strong><br>
    <br>
    (…) Voici la première banque du monde, le Marché ! Les capitaux, indécis et versatiles, y cherchent une allocation optimale, tourbillonnent ici et là, plus ou moins aguichés, hésitent encore puis
    fixent enfin leur dévolu sur telle ou telle autre destination. En se substituant aux institutions financières et en démultipliant les capacités de financement, le Marché participe ainsi à la
    marche des entreprises et des nations. N’étaient-ce ses déviances, cette désintermédiation mettrait dans le mille. Les agences de notation règlent le ballet de cette dette. Le risque de défaut
    ainsi calibré produit alors un taux d’intérêt que l’emprunteur soumet aux prêteurs selon la qualité de sa propre signature et la conjoncture générale du moment … (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;grec de 8 milliards d’euros payant 6,2% l’an</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. Le Portugal est mieux loti&nbsp;: la dette publique atteint
    néanmoins 76,6% de son PIB pour 2009, projetée à 85,4% pour 2010. L’Espagne quant à elle, quatrième économie de l’Euroland, affiche une dette publique à hauteur de 55,2% de son PIB en 2009,
    filant vers quelque 74,3% du PIB en 2012</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>8</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. Plus généralement, l'institut Eurostat rapporte que la dette
    publique de l’Union Européenne s’élevait en 2008 à 61,5% du PIB et 69,3% pour la zone euro</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. Mais rien ne vaut qui ne se place sans la perspective
    américaine&nbsp;: selon le dernier chiffre officiel publié par le département du Trésor, la dette publique dépasse désormais 12.000 milliards de dollars, soit près de 90% du PIB étasunien&nbsp;!
    L’agence de notation Fitch peut donc à juste titre estimer que «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">l’Etat américain reste encore exceptionnellement
    solvable</em>&nbsp;</span><sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>10</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">». Et les Marchés de s’inquiéter pressamment de la tournure que
    prendront les évènements lorsque le menu fretin grec, portugais ou espagnol aura traversé l’Atlantique.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">A l’évidence, le grand soir, s’il a lieu, viendra
    d’Amérique, coeur de l’innovation financière et épicentre mondial du système. Les gesticulations actuelles autour de la dette souveraine de quelques Etats, honorables quoique de second plan, ne
    sont que l’ordinaire de Marchés toujours prompts à s’enflammer pour la dernière affaire qui trotte. La dramaturgie qui pave le quotidien économico-financier sert les intérêts des faiseurs
    d’opinion, qui ont à dire, et des faiseurs d’argent, qui ont à gagner : le calme plat n’est assurément pas meilleur pour les Marchés qu’il ne l’est pour la marine à voile&nbsp;! Certes, s’il
    n’est pas question de méjuger ici la responsabilité des nations dans la gestion de leurs affaires, ni l’inquiétude que peut susciter l’état de certaines finances, encore faudrait-il ne pas
    ignorer qui fut requis pour mettre la main à la poche, et de combien, afin de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">renflouer les bateaux ivres</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Les dieux d’Epicure</span></strong><br>
    <br>
    (…) N’étaient-ce les dramatiques intermèdes des conflits mondiaux, l’époque moderne déclinerait une noire fascination pour le carnage financier. Qu’on en juge à l'aune des vingt dernières années
    : 1987, krach des marchés d’actions ; 1990, krach des junk bonds, crise des caisses d’épargne américaines et chute du Nikkei ; 1994, krach obligataire aux Etats-Unis ; 1995, banqueroute de la
    Barings ; 1997, premier volet de la crise financière internationale (Thaïlande, Corée, Hongkong) ; 1998, deuxième volet (Russie, Brésil) et faillite du hedge fund LTCM ; 2001-2003, apoplexie de
    l'e-Economie ! Pauvre Epicure, nos Marchés ne sont pas à l’effigie de vos dieux apaisés (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;! Et s’interroger aussi sur la nature profonde d’un credo libéral qui escamote milliards après milliards et se paie tant sur la bête&nbsp;! Va pour la Grèce, le Portugal,
    l’Espagne et consorts, mieux désignés que la Californie, huitième puissance économique mondiale, qui brille de mille feux mais ne reluit d’aucun, pour servir la thématique des Etats impécunieux.
    En fait, l’économie convalescente, qui peine à sortir des miasmes de la crise financière, est encore embourbée. Quelques anticipations boursières pourraient&nbsp;bien avoir été trop&nbsp;hâtives.
    Alors, on corrige.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Ce qui a précipité la crise nous dit Joseph Stiglitz, prix
    Nobel d’Economie et grand pourfendeur du dogme ultralibéral, c’est que «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">les marchés n’étaient ni efficients ni auto-correcteurs, et maintenant ce
    sont tous les segments de la société qui doivent en payer le prix astronomique, qui se chiffre en milliers de milliards de dollars</em>&nbsp;</span><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>11</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">». En sorte qu’il n’est pas si sûr que les Etats, constamment
    vilipendés par les gardiens du temple, jusque dans leurs actions les plus communes, aient encore le goût de sauver ce krach-system.</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils pourraient tout simplement finir par ne plus en avoir les
    moyens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">(1) Journal of Banking
    &amp; Finance, le 10/08/2005 - «&nbsp;Sovereign credit ratings&nbsp;: guilty beyond reasonable doubt »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;… A l’exception de la Thaïlande (note
    abaissée de A2 en A3 le 8 avril 1997), aucune des nations impliquées dans la crise asiatique ne fut dégradée avant le collapsus. La crise mexicaine intervint fin 1994 mais le Mexique ne fut pas
    dégradé avant le 10 février 1995 par Standard and Poor’s (et Moody’s ne changea pas son Ba2) … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(2) Paul Jorion (2009) - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La crise du capitalisme américain »<br></span>(3) Le Journal des Finances, le 28/05/2009 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;USA&nbsp;: la
    dette publique américaine garde sa note AAA »<br>
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>«&nbsp;… La note AAA accordée à la dette publique américaine des Etats-Unis n’est pas menacée dans l’immédiat. C’est ce qu’a indiqué un analyste de l’agence de
    notation <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Standard &amp; Poor’s</b> jeudi, cette même agence qui avait fait frémir les marchés américains en décidant la semaine dernière d’abaisser la
    perspective AAA sur la note de la Grande-Bretagne (…) Le maintien de la note AAA pour les Etats-Unis a également été confirmé par une autre grande agence de notation. Selon <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Moody’s</b>, même avec la détérioration significative de la position débitrice du gouvernement américain, sa note a une perspective stable et il conserve les
    attributs d’un pays souverain noté AAA (...) L’agence n’exclut pas de revoir sa position à plus long terme, mais elle va d’abord attendre de voir comment la politique budgétaire et économique du
    pays évoluera après sa sortie de récession (…)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(4) Le Journal des Finances, le 12/01/2010 - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Wall Street retombe dans le rouge »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;… Le risque d’une remise en cause de la
    note souveraine «triple A» des Etats-Unis à court terme est «minime» mais l’augmentation de leur dette pourrait avoir des conséquences défavorables d’ici trois à cinq ans selon l’agence de
    notation <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Fitch Ratings</b>. A horizon de 18 mois, les Etats-Unis conserveront leur notation AAA avec perspectives stables »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(5) Performance Bourse, le 27/01/2009 - «&nbsp;Jim Rogers
    annonce la fin de la livre sterling »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(6) Challenges, le 10/12/2009 - «&nbsp;La dette de la Grèce
    atteint 300 milliards d’euros »<br>
    (7)</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #00b050; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><a href=
    "http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/01/les-march%C3%A9s-financiers-sarrachent-la-dette-grecque.html"><span style=
    "color: #00b050; mso-ansi-font-size: 8.0pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;">Coulisses de Bruxelles</span></a></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">, le 25/01/2010, Jean Quatremer - «&nbsp;Les marchés s’arrachent la dette
    grecque »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;La Grèce vient de lancer une obligation
    à 5 ans pour se financer. Vu l’ambiance actuelle sur les marchés, l’opération s’annonçait périlleuse. Or il n’en est rien. Aujourd’hui, la demande (le «&nbsp;livre d’ordres&nbsp;») a atteint 25
    milliards d’euros, ce qui est absolument considérable selon les spécialistes du marché de la dette souveraine. Mieux&nbsp;: il semblerait que les vendeurs à découvert, ceux qui spéculent sur
    l’effondrement de la Grèce renoncent à leur position vendeuse, le marché ne les suivant pas… Ce niveau de demande montre clairement que les investisseurs n’envisagent pas sérieusement un défaut
    de la Grèce, même si elle doit payer plus cher pour se financer. Au final, la Grèce émettra 8 milliards d'euros avec un rendement fixé à 6,2 % … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><br>
    (8) L’Express, le 04/02/2010 - «&nbsp;Economie&nbsp;: Espagne et Portugal sur le grill »<br>
    (9) Eurostat –</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #00b050; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Bulletin 56/2009</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">du 22/04/2009</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">PIB 2008, en
    millions d’euro en gras, sinon dans la monnaie locale&nbsp;: Euroland 16 (<b>9.274.550</b>), Union Européenne 27 (<b>12.506.693</b>), Belgique (<b>344.705</b>), Bulgarie (66.728 BGN), République
    Tchèque (3.705.868 CZK), Danemark (1.739.700 DKK), Allemagne (<b>2.492.000</b>), Estonie (248.149 EEK), Irlande (<b>185.721</b>), Grèce (<b>242.946</b>), Espagne (<b>1.095.163</b>), France
    (<b>1.951.315</b>), Italie (<b>1.572.243</b>), Chypre (<b>16.949</b>), Lettonie (16.243 LVL), Lituanie (111.499 LTL), Luxembourg (<b>36.662</b>), Hongrie (26.499.999 HUF), Malte (<b>5.665</b>),
    Pays-Bas (<b>594.608</b>), Autriche (<b>282.202</b>), Pologne (1.271.715 PLN), Portugal (<b>166.197</b>), Roumanie (503.959 RON), Slovénie (<b>37.126</b>), Slovaquie (<b>67.331</b>), Finlande
    (<b>186.164</b>), Suède (3.157.832 SEK), Royaume-Uni (1.442.921 GBP)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Dette publique
    2008 rapportée au PIB local&nbsp;: Euroland 16 (<b>69,3%</b>), Union Européenne 27 (<b>61,5%</b>) – Dans l’ordre croissant&nbsp;: Estonie (<b>4,8%</b>), Roumanie (<b>13,6%</b>), Bulgarie
    (<b>14,1%</b>), Luxembourg (<b>14,7%</b>), Lituanie (<b>15,6%</b>), Lettonie (<b>19,5%</b>), Slovénie (<b>22,8%</b>), Slovaquie (<b>27.6%</b>), République Tchèque (<b>29,8%</b>), Danemark
    (<b>33,3%</b>), Finlande (<b>33,4%</b>), Suède (<b>38,0%</b>), Espagne (<b>39,5%</b>), Irlande (<b>43,2%</b>), Pologne (<b>47,1%</b>), Chypre (<b>49,1%</b>), Royaume-Uni (<b>52,0%</b>), Pays-Bas
    (<b>58,2%</b>), Autriche (<b>62,5%</b>), Malte (<b>64,1%</b>), Allemagne (<b>65,9%</b>), Portugal (<b>66.4%</b>), France (<b>68%</b>), Hongrie (<b>73,0%</b>), Belgique (<b>89,6%</b>), Grèce
    (<b>97,6%</b>), Italie (<b>105,8%</b>)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">(10) La Tribune, le 11/01/2010
    -</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le triple A de la dette des Etats-Unis pourrait
    être menacé</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»<br>
    (11) Courrier International, du 04 au 10/02/2010, citant Newsweek - «&nbsp;Quand les économistes revoient leurs copies »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;<br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Le Parthénon sous la grisaille</span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </h3>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 14:56:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-les-etats-dans-la-tourmente-44454691.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-les-etats-dans-la-tourmente-44454691-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Banquosaurus rex]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-31827353.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img height="300" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x300/0/39/81/81/Blog/Banquosaurus.jpg" alt="Banquosaurus" class="GcheTexte">D'abord les banques, épicentres de la dévastation, sans
    qui rien n’est possible ! Une fois de plus, les maîtres-artificiers de la haute finance, qui n’ignorent rien des règles de l’assaut mais tout de celles de la retraite, mirent le feu aux affaires,
    jusque sous leurs propres pieds, et la planète entière s’empoisonna d’actifs toxiques devenus fumées. Le sauvetage des incendiaires mobilisa les autorités publiques, c’est-à-dire le contribuable
    après que les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16348957.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">fonds
    souverains</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Fonds souverains</span></strong><br>
    <br>
    (…) Les fonds souverains, qualifiés de « caisses noires » par Simon Johnson, économiste en chef au FMI, sont bien décidés à troquer leurs oripeaux de parvenus contre de vrais habits de lumière.
    Une étude Natixis évaluait leur poids à 3.355 milliards de dollars à fin 2007, et leur épaisseur financière entre 12.000 et 15.000 milliards à l’horizon 2015 : les titans montent en puissance.
    Voilà bien de quoi effrayer le Landerneau financier, quoique celui-ci, américain pour l'essentiel, n’ait pas dédaigné la manne qui s'est abattue sur ses banques, comptées debout, depuis mi-2007 :
    soixante milliards de dollars, au mieux compté (…)<br>
    <br></em></a>, un temps alléchés et qui avaient déjà mis lourd, eurent minaudé leur participation : nationalisations à l’anglaise, garanties à la française, recapitalisations à l’américaine,
    vice-versa et réciproquement. La puissance étasunienne notamment se déchaîna : le 19 septembre 2008, après avoir lâché Lehman Brothers et déclenché la foudre, « Janus » Paulson, en fin de contrat
    au Trésor, annonça en toute hâte un plan républicain de rédemption : 700 milliards de dollars, pour commencer ! Le FMI, reconverti à la statistique, se piqua aussitôt de rappeler celle-ci :
    depuis 1970, 42 crises financières ont coûté en moyenne 16% de PIB aux&nbsp;trente-sept pays tentant de contenir les crises bancaires systémiques</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Une ancienne tradition, en somme.<br>
    <br>
    La panique des banquiers en 1907 étrenna l'instinct de mort des argentiers de Wall Street, et ce biais devint chronique. John Pierpont Morgan, figure de la banque universelle apaisa, dit-on,
    cette première ruine financière de l’ère moderne en invoquant le clergé local</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: il ne dénoua cependant pas, à supposer même qu’il l’eût désiré, les multiples
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">conflits
    d'intérêt</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Bancanalystes</span></strong><br>
    <br>
    L'ardeur dérégulatrice des années 1980 vaincra finalement le vieux Glass-Steagall Act qui avait jadis séparé les banques de dépôt des banques d’investissement. Ce vent de modernité abattra une
    autre muraille de Chine, qui clivait les analystes et les chargés d’affaires d’une même banque, les premiers évaluant les sociétés pour inspirer les clients fortunés, les seconds négociant des
    projets financiers. Pas facile dès lors de décrier une entreprise à même d'attribuer une opération de Marché lucrative ! Le décloisonnement rendit tout plus possible. La planète média rendit tout
    plus facile. Tout devint plus perméable. Le pire s'annonçait (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;qui gangrénaient déjà ces supermarchés de la finance. En 1927, le Mac Fadden Act tenta bien de limiter les premiers scandales en interdisant aux banques américaines de créer
    des filiales hors de leur Etat d’origine. Mais rien ne put retenir le torrent d’euphorie qui baignait ces temps. Quelques milliers de banques au tapis plus tard, le Glass Steagall Act de 1933
    séparera les établissements commerciaux, spécialisés dans les activités de crédit et de dépôts, des banques d’affaires, destinées aux activités financières. Morgan Stanley, firme
    d’investissement, naquit ainsi de JP Morgan en 1935. Vingt années passèrent. En 1956, les autorités américaines crurent bon de renforcer la réglementation avec le Bank Holding Company Act afin de
    colmater les fissures que la modernité juridique faisait naître. Mais un banquosaure centenaire veillait : en 1961, Citibank promouvra un instrument financier nouveau, le certificat de dépôt
    négociable, qui dans les faits contournait le Glass Steagall Act</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>3</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Le ver revenait dans la pomme.<br>
    <br>
    De nouveaux produits firent alors florès</span> <sup><span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: #c00000; FONT-SIZE: 10pt"><strong>3-1</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, qui surent se rendre essentiels, et cette veine irrigua bientôt de nouveaux marchés, qui
    s’interconnectèrent. Nécessité fit loi : petit à petit, le mikado financier s’éleva, et nul n’imagina plus rien débâtir qui ne risquât de tout ébranler. En mai 1975, New York décloisonna Wall
    Street, imité dix ans plus tard par Londres. En 1980, la Bankers Trust obtint de la Fed le droit de garantir des titres d’emprunt à court terme. En 1987, Alan Greenspan se laissa pieusement
    convaincre par JP Morgan d’une faille dans le Glass Steagall Act pour autoriser les banques commerciales à participer à des émissions d’actions</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. De fil en aiguille, d’exemptions en dérogations, ces dernières finirent par regagner le
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6515647.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">terrain
    concédé</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Déréglementation financière</span></strong><br>
    <br>
    (…) Le retour au premier plan des théories néoclassiques de Chicago fouetta l'élan de déréglementation financière. Richard Nixon harnacha les Etats-Unis à ce paradigme, que la Reaganomics et le
    thatchérisme porteront aux nues. Ces usages suscitèrent des marchés financiers mieux établis pour contourner les oligopoles du secteur bancaire, souvent publics, qui traînaient les pieds ; la
    City de Londres fit son Big Bang en 1986, Paris suivit. L’instabilité des marchés, née du retrait des Etats, fit émerger des innovations pour arraisonner les risques : la religion vint à ce que
    chaque nouveau risque procédât d’un nouveau marché et non d’une nouvelle réglementation (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;au législateur, selon la conception élastique de l’expression « exerçant principalement ». Les maisons de titres devinrent la proie des colosses de l’espèce : en avril 1998, le
    mâle alpha Citibank, filiale de Citicorp depuis 1974, devint Citigroup au prix d’une fusion avec Travelers évaluée à 83 milliards de dollars</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>5</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. La vieille résolution</span><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;n’y survécut pas : dès l’année suivante, le Gramm-Leach-Bliley Act acheva d’ouvrir
    les portes de Wall Street aux banques de dépôts. Comble d’ironie, Phil Gramm, cosignataire de la loi, vice-présida peu après UBS</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>6</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, la rolls des banques suisses, qui aura déprécié quelque 47 milliards de dollars d’actifs
    depuis le début de la crise</span> <sup><span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: #c00000; FONT-SIZE: 10pt"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;!<br>
    <br>
    Banquosaurus rex ! Voici donc Citigroup, fille ainée d’un lobbying bancaire chantant les louanges du Marché, garantissant l’efficience du guichet unique et la réduction des coûts à tous les
    étages des bureaux de Park Avenue, magnifiant la concurrence faiseuse du bien social, dispersant le risque grâce à la diversification des activités. Ce bel canto, repris en chœur par des ténors
    endimanchés oublieux de l’Histoire, porta le génie financier du titan américain jusqu’à la première capitalisation boursière de la planète, à près de 300 milliards de dollars : quelque 200
    millions de clients dans le monde, présente dans 106 pays – dont 427 filiales dans des paradis fiscaux</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>8</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">-, 352.000 salariés dans ses livres, et ainsi de suite. Un tel maquis ne favorisa
    cependant pas l’avènement de la bonne pratique, mais renouvela plus sûrement les errements passés de la banque universelle, notamment les conflits d’intérêt</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. La <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">malepeste hypothécaire</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Subprime : risque majeur ?</span></strong><br>
    <br>
    Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute
    finance, attentive, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on aura formulées, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain. Ainsi irait le Marché, dit-on, univers
    de papier, empli d'évidences, mené par une mathématique bienveillante ! Las, voilà qu'en son centre étasunien, une affaire envenime toutes les autres : des prêts immobiliers mal garantis - «
    subprime » -, que l'on se plaît à minorer, dégénèrent, et menacent d'infecter à l'entour (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;knock-outa le géant, remit les pendules à l’heure et les bénéfices au trente-sixième dessous : les premières recapitalisations privées, fin 2007, à hauteur de 20 milliards de
    dollars ne suffirent pas ; le 23 novembre 2008, le gouvernement américain annonça un plan d’ampleur pour soutenir le Nabucco de la banque : 306 milliards de dollars de garantie sur des actifs
    risqués, et 20 milliards supplémentaires en capital. Soit autant que sa valeur boursière du moment&nbsp;<span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong><sup>10</sup></strong></span> ! Le roi est nu.<br>
    <br>
    «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Infectious greed</em></span> <span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold">»,
    le contagieux appât du gain, de la bouche même d’Alan Greenspan ! Ainsi n’aura-t-il pas fallu dix ans pour que l’Histoire rappelle aux brillants idéologues du Marché quelques constantes
    universelles sur la nature humaine et leurs effets pratiques sur le terrain. Tant d’acharnement pour déconstruire le Glass Steagall Act, ce <em>vestige vermoulu</em> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong><sup>11</sup></strong></span>, et moins d’une décennie pour que sa figure de proue, Citigroup, revienne téter la
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">mamma
    étatique</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La main (in)visible</span></strong><br>
    <br>
    (…) Au sortir des années 1970, la crise de la dette du tiers-monde sévit, l’inflation galope et les plus grandes banques vacillent : en particulier la Continental Illinois, septième banque
    américaine de dépôt, acclamée par la presse, qui agonise ; l’administration Reagan, mieux connue pour sa dévotion au Marché, sortira de sa Réserve près de 5 milliards de dollars, et remettra au
    pot pour désengluer une quarantaine d’établissements. L’aléa de moralité, garantie qui procède du secours miraculeux de l’Etat, prend ainsi souvent la forme d’injection d’argent public. Une
    politique monétaire expansionniste est une autre variante pour sortir des crises financières (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;et tâter sa main invisible. Retour au point zéro : le banquosaure redevient Citicorp et s’invente une Citi Holdings pour optimiser sa structure</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>12</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, c’est-à-dire brouiller sa piste. D’autres banques américaines, moins chanceuses
    quoiqu’admirables</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>13</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, burent aussi le calice jusqu'à la lie, toutes allaitées à la déréglementation des
    systèmes financiers, exonérées des contrôles les plus communs, jusqu’à l’accident. Tout semble se passer comme si la pensée monozygote des grands clercs de la finance n’avait retenu de la crise
    de 1929 que la nécessité d’injecter des liquidités quand le système dérape</span> <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>14</strong></span></sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, au mépris de toute autre vue. Bah, une poignée d’hommes hors du commun mènent le bal :
    John Thain, Henry Paulson, Stephen Friedman, Robert Rubin, Duncan Niederauer, tous anciens et/ou futurs dirigeants de Goldman Sachs ou de Bank Of America, de Citigroup ou Merrill Lynch,
    présidents du Nyse ou secrétaires d’Etat au Trésor. Ayez confiance !<br>
    &nbsp;<br>
    «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Il y a seulement une quinzaine d'années, l'économie américaine, menacée d'asphyxie financière, semblait condamnée à une croissance médiocre. Elle
    est aujourd'hui, de toutes les grandes économies développées, celle dont le potentiel de croissance est le plus élevé et le système financier le plus solide : l'Europe a, peut-être, des
    enseignements à en tirer</em>&nbsp;</span><sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>15</strong></span></sup>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">». D’Anton Brender (2004), grand admirateur semble-t-il du
    libéralisme américain, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-26383547.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">scientifique de la
    cause</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">L’art borgne de la divination</span></strong><br>
    <br>
    (…) Voici les économistes et les savants, un pied dans l'argent et l'autre dans la science ; ils ont une réputation à défendre, la leur, et s’y appliquent avec soin, où qu’on les apostrophe,
    mi-doctoraux mi-bonhomme, pour servir le point de vue de l’expert. Leurs allégations sont assez dotées de graphiques pour être prises au sérieux, leurs hypothèses plutôt rassurantes et leurs
    dires à l'aplomb. On les cite à comparaître partout où se joue l’allegro de la doxa libérale et celui de la motivation des troupes. Ils professent avec autorité comme d’autres prêchent avec
    conviction. Il est néanmoins commun qu’ils se trompent avec constance (…)<br>
    <br></em></a>, lui-même chef économiste chez Dexia Asset Management, laquelle banque ne dut son salut qu’à l’action des Etats, européens ceux-là. Et les nouveaux banquosaures sont de
    Chine.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (1) Courrier International, du 25/09 au 01/10/2008, rapportant The Economist - «&nbsp;Sauvetage&nbsp;: l’exception suédoise »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;Une étude de deux économistes du FMI, Luc Laeven et Fabian Valencia,
    montre que, après les mesures d’urgence, les USA finissent toujours par mettre en œuvre un plan global financé par les fonds publics. Selon cette étude portant sur 42 crises financières dans 37
    pays depuis 1970, ‘ <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-style: normal;">ces tentatives gouvernementales de
    contenir les crises bancaires systémiques au cours des trois dernières décennies ont coûté en moyenne 16% du PIB</span></em> ‘, rapporte The Economist … »<br>
    <br>
    Laeven-Valencia (2008) -&nbsp;<span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;Systemic Banking Crises : a new database » - Exemples compulsés par le
    Centre d'Economie de l'Université Paris Nord (Document de travail N° 2009-03). Coût fiscal en <strong>% du PIB</strong> sur la crise asiatique 1997-1998 : Chine (<strong>19)</strong> - Corée
    (<strong>31,2</strong>) - Indonésie (<strong>56,8</strong>) - Japon (<strong>24</strong>)- Malaisie (<strong>16,4</strong>) - Philippines (<strong>13,2</strong>)- Thaïlande
    (<strong>43,8</strong>) ;</span></span><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(2) John Galbraith (1992) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold"><span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Brève histoire de l’euphorie financière »<br></span></span>(3) Textes réunis par Martine Azuelos (1995) - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La déréglementation des économies anglo-saxonnes »</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; BACKGROUND: white; COLOR: black; FONT-SIZE: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US" lang=
    "EN-US">NOWs - Negotiable Order of Withdrawal<br>
    MMFs – Money Market Funds<br>
    RUFs – Revolving Underwriting Facilities<br>
    MOFs – Multiple Option Facilities<br>
    …</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; BACKGROUND: white; COLOR: black; FONT-SIZE: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US" lang=
    "EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(4) Les Echos, le 20/09/2008 - «&nbsp;Splendeurs et misères des
    établissements d’investissement »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;(…) Après la Seconde Guerre mondiale, la
    frontière devint plus poreuse. Et en 1987, la Fed se laisse convaincre de s’appuyer sur une lacune de la section 20 du Glass Steagall Act pour permettre aux grandes banques commerciales (...) de
    participer à des émissions de titres. ‘ <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Ces banques souhaitaient rentre dans ce métier de l’underwriting. En juillet 1988, la Cour suprême a validé cette
    décision</em> ’ (…). Cela profitera à des groupes comme Citigroup ou JP Morgan … »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (5) Etudes économiques de l’OCDE (1999)<br>
    (6) Le Devoir.com, le 04/06/2008 - «&nbsp;Visite d’Alan Greenspan à Montréal. Est-ce la fin des banques centrales&nbsp;? »<br>
    (7) MoneyWeek, le 19/03/2009 - «&nbsp;UBS, grandeur et décadence »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Dans sa stratégie offensive, UBS s'était
    ruée sur les produits titrisés sans même avoir pris le temps, apparemment, de lire la notice. (…) La note est lourde (…) portant le total des dépréciations depuis le début de la crise financière
    à 46,9&nbsp;milliards de dollars <span style="mso-spacerun: yes;">(…) A l'automne 2008, UBS dut affronter un scandale venant des Etats-Unis. L'un des cadres de la banque, Bradley Charles
    Birkenfeld, a dénoncé 19.000 noms de clients aux autorités américaines qui le poursuivaient pour des délits fiscaux. Le fisc américain s'estime lésé de la bagatelle de 20&nbsp;milliards de
    dollars&nbsp;(…) La réputation de la banque en a irrémédiablement souffert&nbsp;: les clients ont retiré pour l'équivalent de 226 milliards de francs suisses de dépôts (…). Enfin, UBS se retrouve
    au coeur de l'affaire Madoff, étant dépositaire de trois fonds luxembourgeois investis auprès du voleur le plus célèbre de la planète (…) Malgré les protestations légitimes de la classe
    politique, des actionnaires et des clients, la banque suisse, qui vient de publier une perte nette annuelle 2008 de 13&nbsp;milliards d’euros, va malgré tout verser un bonus de 1,8 milliard de
    francs suisses à ses salariés</span></span> <span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; BACKGROUND: white; COLOR: black; FONT-SIZE: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; font-size: 8pt;">».</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">(8) La Tribune, le 04/03/2009 -</span></span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «&nbsp;Quelques chiffres clés</span></span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    »<br>
    (9) Le Monde, le 25/11/2008 - «&nbsp;Washington sauve dans l’urgence le géant Citigroup »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;(…) La structure hétéroclite et dispersée
    permet [à l’équipe dirigeante] de cacher aux contrôleurs de risques l’ampleur des positions de Citigroup aux dérivés de crédit. L’organisation est une machine à gaz cauchemardesque et ramifiée,
    dotée par exemple d’une douzaine de systèmes informatiques différents. Les conflits d’intérêt abondent. Le responsable du trading et son collègue chargé du contrôle des risques sont des
    inséparables qui, chaque week-end, vont pêcher à la mouche dans le même club du New Jersey. Pas étonnant dans ces conditions que les rappels à l’ordre du régulateur sur les lacunes des systèmes
    internes de supervision restent lettre morte&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; background: white;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(10) Le 05/03/2009, Citigroup passa sous la barre du dollar en séance, ne&nbsp;capitalisant
    plus que ... 5 milliards de dollars !<br>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(11) La Tribune, le 09/10/2008 - «&nbsp;Alan Greenspan en procès »<br></span></span>(12) Yahoo
    Finance, le 16/01/2009 -</span></span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    « Citigroup se redresse un peu après les pertes et l’annonce de la scission »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;(…)</span></span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Citigroup, dans un contexte d'aversion au risque
    exacerbé, va se séparer en deux entités distinctes, Citicorp et Citi Holdings, afin d'optimiser sa structure. Alors que Citi Holdings s'affiche comme un regroupement d'activités sans liens
    directs évidents, Citicorp isole pour l'essentiel le métier de banque universelle, au travers de deux sous-segments, la banque institutionnelle globale (avec de la banque d'investissement
    recentrée et affichant un moindre profil de risque, les services transactionnels et la banque privée), et le segment banque de détail (activités cartes, banque régionale consommateurs et
    commerciale en US, Asie, Amérique Latine...)</span></span> <span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">». Ndla&nbsp;: retour donc au Glass Steagall Act&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: #339966; FONT-SIZE: 8pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt;">(13) Le magazine Fortune désigna Bear Stearns en 2005 et Lehman Brothers en 2007 comme World’s Most Admired Companies<br>
    (14) Didier Saint-Georges (2008) -</span></span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «&nbsp;Le libéralisme est une chose morale »<br></span>(15) Anton Brender / Florence Pisani (2004) -</span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «&nbsp;La nouvelle économie américaine</span></span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    »<br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: windowtext; FONT-SIZE: 10pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: red; FONT-SIZE: 8pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR"><span style=
    "text-decoration: underline;"><br>
    Illustration</span> : Image extraite du site fr.123rf.com</span>
  </h3><span style=
  "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><br style=
  "mso-special-character: line-break;"></span>]]></description>
        <pubDate>Mon, 25 May 2009 02:04:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-31827353.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-31827353-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’inventaire des détournements passés inaperçus]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-26027852.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="283" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/fraud-copie-2.jpg" height="281" class="GcheTexte">Rien n’est plus impeccable que la rigueur ptolémaïque <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">1</span></sup></b></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">des
    théories financières. Adossées à des mathématiques de concours, sculptées sans relâche par des virtuoses de l’abstraction, subventionnées par l’intérêt supérieur des manieurs d’argent, ces
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">belles équations</span></span><em>Quiconque
    acheta le Dow Jones ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination
    qu’exerçait déjà la grande opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient la hausse, analystes et banquiers rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé
    pût faillir …</em></a> campent à l’envi un univers chimiquement pur, inoxydable, où rien ne saurait dépasser qui ne fût précisément jaugé. La noblesse des principes élude tout, jusqu’au profit
    lui-même, trop connoté, qui n’apparaît plus comme le mobile apparent des affaires. L’ordre et la morale règnent désormais sur nos Marchés, et chacun s’émerveille de la finesse de cette
    horlogerie. Hélas, cette paix apparente survit mal aux caprices du hasard et aux vicissitudes du temps. Quand la mer se retire, c’est-à-dire à l’heure de la purgation, quelques nageurs sont nus.
    D’autres, parfois de haut parage, qui prospéraient sur leur réputation au crochet de riches investisseurs, sortent du bois et annoncent des pertes fracassantes. On se pique aussitôt d'assainir le
    système, nonobstant l’argent, qui est si près et corrompt tout. Hé quoi, autant appeler Talleyrand à la prière&nbsp;!<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>

    L’euphorie financière est mère de la démesure et de tous les renoncements. Fort peu contrainte par la vertu, jamais empêchée, cette dynamique tourneboule vite son monde, adultes consentants et
    enfants à naître. Les bras sont nombreux, qui ne manquent jamais pour forcer la main des plus rétifs. La hausse ininterrompue des cours, exaltée par des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">jaquemarts du sérail</span></span><em>A la fin de l’été 1929, les
    bulletins quotidiens ne se bornaient plus à citer quels titres monteraient en séance et de combien, mais bien l’heure à laquelle tel ou tel autre serait ciblé ! En ces jours filés de soie,
    quiconque pouvait s’ériger analyste, qui prédît la hausse, avec des chances sûres de succès, cireurs de chaussures compris …</em></a> carillonnant à tue-tête, finit toujours par ancrer l’adhésion
    des uns et entraîner la ruée de tous les autres. L’argent ruisselle, l</span><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">es cours</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">virevoltent
    et tous ces pourcents gagnés ou perdus magnétisent les esprits. <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Quo non ascendet</em>&nbsp;<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">2</span></sup></b> ! Les Marchés roulent sous l’œil admiratif de la multitude, le génie financier capitalise toutes les faveurs, et nul ne saurait concevoir qu’une telle unité
    de vues pût déchoir. L’âge d'or des corbeilles est toujours propice à ce genre de considérations. Las, chaque jour qui passe nous rapproche de la fin. Et quand vient l’instant de la saignée,
    alors s'annonce aussi celui de l’inventaire des détournements passés inaperçus cher à John Galbraith – <em style="mso-bidi-font-style: normal;">the Bezzle</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">3</span></sup></b>. Les pratiques financières laxistes, toute garde levée, qui font florès en temps de paix, noyées dans un
    océan d’opacité coupable, surgissent au grand jour, escortées d’autres coutumes plus pendables encore, inhérentes au genre humain. Car, c’est une constante&nbsp;: quand le Marché saigne, il
    saigne mal. C’est-à-dire beaucoup. Et ses humeurs sont malsaines.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>

    Les années Vingt&nbsp;promurent l’innovation financière à l’échelle industrielle, et cette course aux armements, un temps ensommeillée, fouettera des générations de mathématiciens priés
    d’optimiser les circuits de l’argent. Pour autant, quelques penchants anciens, increvables, demeurèrent, à commencer par le premier d’entre tous, qui consiste à piquer dans le tiroir-caisse.
    Ainsi, en 1929,&nbsp;l’Union Industrial Bank de Flint, dans le Michigan, fut-elle dépouillée de 3.592.000 dollars par une douzaine de collaborateurs, principaux responsables de l’établissement
    compris, fascinés par l’envolée des cours&nbsp;; ces sommes furent investies sur le marché à terme de New-York, avant d’être volatilisées corps et biens. La banque n’y survécut pas <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">3-1</span></sup></b>. A la même époque, un italo-américain bon teint, <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Charles Ponzi</span></span><em>Quand Charles Ponzi, italien bon teint,
    vint au Nouveau Monde, en 1903, il n’avait quasiment plus un sou en poche, ni aucun talent connu qui valût que la fortune lui tendît les bras. Mais sa nature était allante. Son errance commença,
    qui l’amena en 1907 à Montréal, dans la banque d'un compatriote, Luigi Zarossi, au service des immigrants de la mère-péninsule ; le business roulait bien …</em></a></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">, se
    forgera une réputation éternelle en axiomatisant une pyramide financière qui fera de nombreux émules, dont un certain Bernard Madoff en dernier lieu. Tout ce linge surfera sur l’embardée
    haussière des Marchés, rivalisant d’ingéniosité à qui accaparerait le mieux la manne financière qui bourdonnait. Les cavaliers de la Goldman Sachs Corporation y réussiront mieux que quiconque,
    usant et abusant du&nbsp;levier des trusts d’investissement, Joconde de modernité et d’architecture spéculative d’alors <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">3-2</span></sup></b>. Jusqu’à l’implosion. Le cercle de nos banquiers récemment disparus n’est pas d’une&nbsp;veine moins illustre.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Le trauma de la Dépression anesthésia les Marchés ; le génie financier et ses vestales furent enterrés vifs et l’on n’entendit plus parler de rien. Les <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Roaring Nineties</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">4</span></sup></b> remirent au goût du jour l’hédonisme des années
    folles&nbsp;: on se remit au travail, à concocter de nouveaux plans, fameux, qui libèreraient toute la créativité des magiciens de la finance. Les résultats furent désastreux&nbsp;: Drexel
    Burnham Lambert, banque d’affaires emblématique de ce temps y laissa sa chemise, envoyé au tapis par son enfant chéri Michael Milken <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">5</span></sup></b>, l’inventeur des junk bonds. Quelques traders opportunistes, carambouilleurs à l’occasion, comme Ivan Boesky ou Dennis Levine précédèrent la chute de l’icône
    et celle des Bourses en 1987. Nick Leeson se fit remarquer en torpillant la Barings, coulée par la chute du Nikkei et l’ébranlement de Kobé en 1995. Des stars mondiales de la NetEconomie furent
    elles aussi emportées dans le vortex du krach Internet, au nez et à la barbe d’auditeurs huppés qui ne virent rien venir, volatilisant frauduleusement les dollars par centaines de milliards.
    Enron, flattée jusqu’au dernier souffle par Goldman Sachs, mais aussi Worldcom, et toute une coterie de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">bancanalystes</span></span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la
    comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives. Les
    analystes financiers de l’ancienne époque étaient sûrement de cette sorte, à s’échiner pour le roi de Prusse …</em></a></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">complices,
    achevèrent, du moins put-on le penser, de discréditer les démiurges d’un capitalisme triomphant. On croyait avoir tout vu. Le krach planétaire de l’an VIII du Troisième Millénaire dirait
    admirablement la&nbsp;suite.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>

    Voici donc une loi d'airain : les épisodes spéculatifs s’achèvent toujours par la multiplication des scandales <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">6</span></sup></b>, et cette mode trotte crescendo. Ainsi, en janvier 2008, Jérôme Kerviel prit-il sûrement une longueur d’avance sur <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l’Internationale des traders voyous</span></span><em>Nick Leeson ne
    fut ni le premier, ni le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires Merrill Lynch de quelque 250
    millions de dollars, ou Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons du Trésor. D’autres l’avaient aussi surclassé …</em></a><span style=
    "font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">; en
    mars, Bear Stearns fut&nbsp;raccourcie sur l’autel des subprimes, exposant plusieurs centaines de ses employés aux poursuites du FBI <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">7</span></sup></b> ; en « septembre noir », on se pressa de sauver Freddie Mac et Fannie Mae, dont les managers qui menaient grand train n’avaient pas eu le temps de discerner
    la vraie nature de ces prêts pousse-au-crime&nbsp;; le même mois, Lehman Brothers, joyau des banques d'affaires, quittait la scène, entraînant un séisme inédit. Mais la frontière, parfois ténue
    entre dirigeants mal avisés et véritables escrocs, allait être franchie à grande vitesse en décembre. Le nouveau mâle alpha s’appelle Bernard Madoff, primat du gotha financier américain,
    ex-président du Nasdaq, héritier de Richard Whitney qui présida la Bourse de New-York dans les années 30 avant de séjourner à Sing Sing. Cet honorable septuagénaire aura mieux dépouillé ses
    clients prestigieux que Charles Ponzi dont il copia le modèle&nbsp;: sa pyramide s’effondra récemment, tout à trac, laissant des ruines fumantes pour quelque 50 milliards de dollars <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">8</span></sup></b>&nbsp;! La haute finance n'est finalement pas plus éclairée que le commun. N’était-ce les dégâts collatéraux,
    on s’en réjouirait presque.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Une fois de plus, la SEC n’entrevit rien du casse du siècle&nbsp;: Madoff avait ses entrées à Wall Street, au Capitole et sous les lambris de l’institution en tant qu'ancien patron du Nasdaq,
    comme Kenneth Lay, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">fondateur
    d’Enron</span></span><em>Nous estimons que la période actuelle offre une opportunité extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure extrêmement bien positionnée pour croître
    à un rythme substantiel ... Nous sommes convaincus que les rumeurs négatives autour de l'entreprise sont fausses, non fondées sur des éléments concrets …</em></a>, frayait naguère à Washington au
    contact des plus grands. La cécité du régulateur fut égale à l’égard des caïds de la NetEconomie, comme elle le fut envers les bateleurs de la titrisation. L’AMF ne vit davantage rien venir à la
    Société Générale. Grâce au ciel, nos devanciers firent mieux&nbsp;: lors du scandale de Panama, dans les années 1880, cent quatre députés furent inculpés&nbsp;; un seul fut condamné&nbsp;: celui
    qui insista pour plaider coupable <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">9</span></sup></b>&nbsp;! <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">
    &nbsp;</span></b>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (1) Benoît Mandelbrot (2005) -</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    «&nbsp;Une approche fractale des marchés »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 127 - « Les grands prêtres de la théorie financière moderne déplacent sans cesse la cible. Chaque fois que l’on signale une anomalie, une réparation est effectuée en vue de la corriger (…)
    Mais de telles réparations ad hoc sont moyenâgeuses. Elles contournent en les évitant les preuves contradictoires au lieu de les expliquer et de bâtir à partir d’elles. Elles sont les cousines
    des ajustements sans fin que les défenseurs de la vieille cosmologie de Ptolémée concevaient pour s’accommoder des nouvelles observations astronomiques gênantes. Sans cesse, ces zélateurs
    ajoutaient de nouvelles particularités à leur ancien modèle. Ils commencèrent par des cycles planétaires, puis corrigèrent les discordances de cycles en ajoutant des épicycles. Lorsque ceux-ci
    eurent montré leurs limites, un nouveau bricolage déplaça le centre des épicycles hors du centre du système. Finalement ils arrivaient à coller relativement bien à toutes les données anormales
    (…) Il fallut les efforts combinés de Brahé, Copernic, Galilée et Kepler pour concevoir un modèle plus simple, celui d’un système héliocentrique aux orbites planétaires elliptiques … »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (2) « Jusqu’où ne montera-t-il pas&nbsp;? » - Devise de Nicolas Fouquet, surintendant déchu de Louis XIV,<br>
    (3) John Kenneth Galbraith (1954) - «&nbsp;The great crash (La crise économique de 1929) »</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <br>
    <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 158 - « Le détournement le plus spectaculaire de l’époque (…) fut le pillage de l’Union Industrial Bank de Flint, dans le Michigan. La masse brute, dont les estimations s’élevaient d’une
    façon inquiétante au fur et à mesure que l’enquête avançait, dut, selon<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> The Literary Digest, s’élever à 3.592.000 dollars [le 07 décembre 1929] (…)
    L’entreprise groupa finalement une douzaine de personnes, y compris en fait tous les principaux responsables de la banque. Les opérations étaient si bien organisées que même l’arrivée de
    contrôleurs bancaires dans les hôtels de la localité était portée rapidement à la connaissance des membres du <em style="mso-bidi-font-style: normal;">syndicat</em> … »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 71 - « L’exemple le plus remarquable d’architecture spéculative de la fin des années vingt, celui par lequel, plus que par tout autre moyen, on put satisfaire la demande de titres ordinaires
    de la part du public, fut la société ou le trust d’investissement. Elle ne créait pas de nouvelles entreprises ou n’agrandissait pas les anciennes&nbsp;; elle s’arrangeait simplement pour que des
    gens puissent posséder les titres de vieilles sociétés<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> par l’entremise de nouvelles (…) La vertu de la société d’investissement était qu’elle
    entraînait un divorce presque complet entre le volume des valeurs des sociétés à recouvrer et celui de leurs biens existants … »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (4) Expression de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie<br>
    (5) Fortune estimée à 2,1 milliards de dollars en 2007,&nbsp; 458<sup>ème</sup> rang des fortunes mondiales (Forbes)<br>
    (6) Le Monde, le 29/01/2008 <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">- «&nbsp;Quand la mer se retire, on voit ceux qui nagent nus »</span></span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(7)
    Trends.be, le 20/06/2008 - «&nbsp;Opération Hypothèques malhonnêtes&nbsp;: deux ex-cadres de Bear Stearns arrêtés »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.1pt 0pt 0cm; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    « Ralph Cioffi et Mathew Tannin, deux ex-cadres de Bear Stearns, sont accusés d’avoir trompé les investisseurs au printemps 2007, en les poussant à continuer à investir dans deux fonds qu’ils
    savaient au bord de l’effondrement. Lancée par le FBI, l’opération Hypothèques Malhonnêtes s’est soldée jeudi par 406 inculpations et 60 arrestations… »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (8) Challenges.fr, le 19/12/2008 -<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les pertes des investisseurs dans l’affaire Madoff »</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Pertes estimées, au conditionnel, en millions d’euros – <b><span style="color: #0000ff;">FRANCE</span></b>&nbsp;: Epargnants nationaux (<b>500</b>), Natixis (<b>450</b>), BNP Paribas
    (<b>350</b>), Axa (<b>&lt;100</b>), Crédit Mutuel CIC (<b>90</b>), Dexia (<b>78</b>), fonds Elite de Rothschild (<b>41</b>), fonds AGF Tresodyn (<b>35</b>), Société Générale, Crédit Agricole,
    Groupama (<b>- de 10</b>) – <b><span style="color: #0000ff;">EUROPE</span></b>&nbsp;: Santander (<b>2.330</b>), Medici (<b>1.500</b>), HSBC (<b>725</b>), Fortis (<b>725</b>), UBP
    (<b>645</b>),Royal Bank of Scotland (<b>460</b>), Man Group (<b>360</b>), BBVA (<b>300</b>), Reichmuth &amp; Cie (<b>235</b>), EIM Group (<b>150</b>), Unicredit (<b>75</b>), Banco Popolare
    (<b>68</b>), Swiss Life (<b>57</b>), Nordea (<b>48</b>) – <b><span style="color: #0000ff;">ETATS-UNIS</span></b>&nbsp;: Fairfield Greenwich Group (<b>5.500</b>), Ascot Partners (<b>1.350</b>) –
    <b><span style="color: #339966;"><span style="color: #0000ff;">RESTE DU MONDE</span></span></b> : Nomura Holdings (<b>225</b>), Azora Bank (<b>101</b>), Institutions sud-coréennes
    (<b>70</b>)</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Plusieurs importantes</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">fondations</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    vont subir des pertes. Ainsi, la fondation JEHT, créée par Jeanne et Kenneth Levy-Church, devrait mettre la clé sous la porte, tout comme la Chais Family Foundation, dirigée par Avraham Infeld.
    La fondation Steven Spielberg a aussi perdu des plumes ainsi que la fondation Elie Wiesel. Carl et Ruth Shapiro, généreux donateurs du Museum of Fine arts de Boston, ont perdu 40% de leur
    fortune. La fondation du promoteur immobilier Mortimer Zuckermann a elle perdu 30 millions de dollars.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(9) Bernard Maris (1990) - «&nbsp;Des économistes au-dessus de tout soupçon <span style="mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>»</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: red; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Image extraite du blog Soapbox Ireland - Article du 26 Septembre 2007<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>
    </span><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Dec 2008 21:37:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-26027852.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-26027852-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ABS, CDO et consorts]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <br>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Securitization-copie-1.jpg" height="219" class="GcheTexte">Ziggy Stardust mourut à Hammerfield à l'été 1973. Mi-homme
    mi-femme, icône androgyne au visage d’ange, cet esthète du show façonna la gloire de son créateur, un certain David Bowie, qui l’incarnait avec conviction dans ses grand-messes musicales. La
    poussière d’étoile scintillait de mille feux, mais ses reflets pâlirent vite l’éclat du maître, qui s'en défit. Un quart de siècle plus tard, David Bowie, artiste aguerri aux revenus inavoués,
    fit une entrée en fanfare sur la scène financière : tout à ses comptes, il s’avisa d’en réclamer d’avance, sans bémol, à hauteur de 55 millions de dollars</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>1</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">! En janvier
    1997, il céda dix années d’exploitation de son catalogue à une société ad hoc, qui émit en contrepartie un emprunt obligataire rémunéré 7,9% l’an</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;:
    Prudential Insurance rafla toute la mise. Les titres de la rock star avaient bel et bien changé de nature. Ziggy renaissait : nom de code « Gold Dust ».<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La technique employée par David Bowie est celle de la titrisation, apparue aux Etats-Unis lors du big bang libéral des années 70 : des actifs, plus ou moins solides, générateurs de flux
    financiers, plus ou moins certains, sont payés par anticipation à leur propriétaire ; une société intermédiaire (SPV)</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    créée pour l’occasion, réceptionne le principal du cédant qu’elle finance en émettant des obligations ; le taux facial des titres motive alors, plus ou moins, les investisseurs, qui prennent
    leurs risques : ceux-ci encaissent périodiquement les intérêts de leur créance et le remboursement d’une part du capital, selon l’aptitude des actifs que l’on a dits à produire les recettes que
    l’on a pressenties. Au terme de l’opération, chacun reprend ses droits, quitte et ravi du contrat gagnant-gagnant qu’il aura souscrit. Typiquement, les royalties de David Bowie furent suffisantes
    pour servir les prêteurs, surnuméraires même, et rien ne vint globalement troubler ce concert-là. En mars 2004 cependant, l’agence de notation Moody’s, qui n’avait pas disgracié l’emprunt initial
    en le cotant A3, abaissa sa perception de la dette au niveau Baa3</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    un cran au-dessus des <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6570252.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">junk
    bonds</span></span><em>Le régent de France Philippe d’Orléans, qui expédia les affaires courantes entre le défunt Roi Soleil, à la progéniture dévastée, et son successeur Louis XV, un lointain
    arrière-petit-fils, était mieux connu pour son épicurisme débordant que pour l’acuité de son intellect : sa capacité à restaurer les finances du royaume, détroussées par les grands desseins
    antérieurs, se mesurait aisément à la qualité de ses conseillers, entres catins et abbés …</em></a> : la musique de l’idole se vendait moins bien. La plateforme iTunes d’Apple relança la machine
    à cash. Ainsi, ce qui vaut aujourd’hui et promet des lendemains qui chantent n’est-il jamais assuré de durer. La menace plane toujours du risque en maraude.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La propriété&nbsp;intellectuelle n'est qu’un&nbsp;boutefeu de la titrisation. Toute rentrée d’argent prédictible, récurrente et assez dotée de zéros pour être prise au sérieux, peut être ainsi
    escomptée&nbsp;: recettes d’abonnements, primes d’assurance, créances commerciales, péages autoroutiers, tout y passe qui aura su démontrer une antériorité crédible et des risques futurs
    quantifiables. Mais le canal historique, celui qui éprouva le système, en fit la règle et harasse aujourd’hui l’économie de ses excès, nous vient du marché hypothécaire américain. Les crédits
    immobiliers furent longtemps et demeurent l’actif idoine des faits de titrisation, offrant aux prêteurs une source de refinancement stable. Une envie de maison ? La banque octroie les fonds,
    délimite son risque et hypothèque le bien ; puis, ayant renouvelé ce commerce, elle regroupe les crédits aux attributs proches en un bric-à-brac, appelé ABS – <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Asset Backed Securities</em> (titres adossés à des actifs)</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">-, et cède
    le tout contre espèces sonnantes et trébuchantes. Désengagée, la banque n'est plus en danger ; son ratio de solvabilité, dit de Cooke</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    est restauré&nbsp;: elle peut prêter à nouveau. Qu’importe alors les règles de prudence, les garanties demandées aux emprunteurs puisque leurs prêts seront revendus au Marché et les risques
    disséminés. Et plus encore quand la pyramide des emprunts est soutenue par la hausse ininterrompue des prix immobiliers.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La magie financière a opéré&nbsp;: tel qui s’est endetté pour acheter sa maison peut a présent acquérir d’alléchants ABS, susceptibles même de contenir son propre crédit titrisé ! Les rendements
    sont à l’avenant, et le succès au rendez-vous : l’afflux d’emprunteurs de plus en plus insolvables, aux mains de vendeurs peu scrupuleux qui prêtent leurs dollars à l’usure, fouette en effet les
    rendements et rameute beaucoup. Les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">créances
    subprimes</span></span><em>Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge
    ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante jusqu’au dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête
    incessante du gain …</em></a> étaient de cette veine-là, aux taux survitaminés, prêtes à goberger des investisseurs peu regardants, mieux étreints par les rentabilités élevées que par les
    réalités sociales, banquiers compris ! Ainsi, vit-on des emprunteurs devenant leur propre banquier, et des banquiers leur propre emprunteur : le mistigri de la dette, aux mains de mathématiciens
    chevronnés et de juristes minutieux, passe d’un portefeuille à l’autre, et nul ne sait plus ce qu’il a acheté ni risqué. Car contrairement aux titres obligataires usuels, fondés sur la capacité
    de remboursement de l’émetteur, ABS et consorts reposent sur des flux financiers futurs, lesquels auront déjà pu être titrisés plusieurs fois,&nbsp;élevés au carré, au cube, ou coupés en quatre !
    L’alambic financier tourne à plein et embrume tout. «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">La titrisation se réduit à ôter</em> [les crédits] <em style="mso-bidi-font-style: normal;">des
    épaules de ceux qui sont capables de les porter</em> [les banques] <em style="mso-bidi-font-style: normal;">pour les mettre sur les épaules de ceux qui sont incapables de les
    comprendre</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;».<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Ce n’était pas assez, on compliqua davantage : les actifs homogènes des ABS, eux-mêmes tranchés en profils de risques variés, furent à leur tour agrégés dans des supports logeant des créances de
    toutes origines afin d’augmenter l’énergie du tout ; ces constructions ultimes, baptisées CDO – <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Collateralized Debt Obligations</em></span>
    <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">-, véritable
    « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">salade niçoise</em> » aux dires mêmes de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6640437.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Henri de Castries</span></span><em>Place aux jeunes ! Voici venu le temps des quinquagénaires, celui de la modernité, du renouveau,
    porté par des hommes et des femmes, leaders politiques ou chefs d’entreprises, étreints par l’enthousiasme et la volonté d’agir ; cet air du temps nous comble, et nous sommes pressés de croire
    tout ce que l’on nous dit aussi bien qu’impatients de faire tout ce que l’on nous conseille …</em></a>, PDG d’Axa, échappent aux forces de l’esprit : leur valeur est inconnue, inexpugnable, qui
    résulte des menées d’une nuée d’emprunteurs, de leurs capacités ou non à rembourser quelques milliers de dettes, l’ensemble mâtiné de formules absconses fondées sur des données incertaines. Comme
    Pangloss, professant à Candide un optimisme béat, la finance poursuivit ainsi l’utopie d’un monde aux liquidités infinies et aux risques sous tutelle. Hélas, on n’avait pas imaginé comment ce
    système pouvait fonctionner à l’envers, ni qu’il dût massivement le faire. Lorsque les crédits <em style="mso-bidi-font-style: normal;">subprimes</em> régurgitèrent leur flot d'impayés sur fond
    de maisons saisies, mal revendables, nul ne voulut plus des rejetons de la titrisation ; les actifs originels retournèrent à leur illiquidité naturelle après avoir écumé les Marchés. Et ce qui
    est illiquide n’a pas de valeur : la crise de solvabilité se doubla aussitôt d’une crise de liquidité. En sorte que ce déni de l’économie financière amoindrit nettement les certitudes
    néolibérales d’un Marché omnipotent.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    L'à-pic est vertigineux : en avril 2008, le FMI chiffrait à 945 milliards de dollars les pertes dues à l'embolie de <em>subprimes</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;à
    large spectre -&nbsp;prêts&nbsp;à l'immobilier résidentiel (RMBS) et commercial (CMBS),&nbsp;à la consommation (ABS) et&nbsp;aux entreprises (CLO)</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>3</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Depuis juillet 2007, les organismes de crédit, banques et refinanceurs hypothécaires déprécient à tout va des titres invendables. Certains ont déjà chuté, comme <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Bear Stearns</span></span><em>La réussite, spécialement dans les
    affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle des capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et
    nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant …</em></a>, ou récemment Indymac. D’autres, rehausseurs de crédit
    notamment, sont menacés. Entre 1999 et 2006, 90% des crédits alloués aux Etats-Unis ont fait l’objet d’une titrisation</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>8</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Quelques fins damnées seront difficiles.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;<br></span></span>&nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(1) Slate, le 08/05/1997 – «&nbsp;Bowie
    Bonds&nbsp;: rock’n’roll officially stops being revolutionary »<br>
    (2)</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les Bons du
    Trésor américain à 10 ans payait à cette époque 6,37%&nbsp;;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(3) Petit glossaire de titrisation (source
    Wikipédia) :<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>ABS</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">: Asset Backed Securities&nbsp;: le terme
    générique<br>
    <br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>RMBS</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Residential Mortgage Backed
    Securities&nbsp;: opération adossée à des crédits habitat hypothécaires<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CMBS</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Commercial Mortgage Backed Securities&nbsp;:
    adossé à des crédits hypothécaires commerciaux<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CDO</strong></span>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">: Collateralized Debt Obligation&nbsp;:
    adossé à des dettes diverses (groupe les CBO et CLO)<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CBO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralized Bond Obligation&nbsp;: adossé
    à des obligations<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CLO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Loan Obligation&nbsp;: adossé
    à des crédits à des entreprises<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CCO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Commodity Obligation: adossé
    à des options sur matières premières<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CFO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Fund Obligation: adossé à des
    parts de hedge funds ou de fonds de hedge funds<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CFXO</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Collateralised Foreign Exchange Obligation:
    adossé à des options sur devises<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>WBS</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">: Whole Business Securitisation&nbsp;: adossé à des
    flux d’activité commerciale ou industrielle<br>
    <br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>SPV</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">ou</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>SPC</strong></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;: Special Purpose Vehicle ou Special Purpose
    Company, nom générique des véhicules de financement créés pour acquérir les créances du cédant et généralement aussi pour émettre des titres sur le marché.<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>FCC</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(Fonds Commun de Créances)&nbsp;: forme juridique
    imposée par le droit français pour une opération de titrisation.</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;">Un FCC est un SPV
    français.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(4)
    Echelle de notation de la dette à long terme (maturités équivalentes à un an ou plus) selon l’agence Moody’s,</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Moody's"><span style="color: #339966; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-ansi-font-size: 8pt;">Wikipédia</span></a></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Catégorie investissement</span></span><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;: <b>(Aaa)</b> Valeurs de tout premier ordre («&nbsp;gilt edged&nbsp;») <b>– (Aa1, Aa2, Aa3)</b> Fourchette haute
    («&nbsp;high-grade&nbsp;») <b>– (A1, A2, A3)</b> Notation intermédiaire («&nbsp;upper-medium grade&nbsp;») <b>– (Baa1, Baa2, Baa3)</b> Fourchette basse, pouvant comporter des aspects spéculatifs
    («&nbsp;medium grade&nbsp;») - <span style="text-decoration: underline;">Catégorie spéculative</span>&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">: <b>(Ba1, Ba2, Ba3)</b></span> Eléments dits
    spéculatifs <b>– (C1, C2, C3)</b> Absence de caractéristiques d’investissement souhaitables («&nbsp;junk bond&nbsp;»)&nbsp;;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(5) Ratio Cooke (source Wikipédia)</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Le ratio Cooke ou ratio de solvabilité bancaire est un ratio recommandé par le Comité de Bâle dans le cadre de ses premières recommandations, et qui fixe une limite à l'encours pondéré des prêts
    accordés par un établissement financier en fonction de ses capitaux propres. Le niveau d'engagement des banques est ainsi limité par leur propre solidité financière. Les banques dont les fonds
    propres représentent au moins 8% de ce montant sont considérées comme solides. Le ratio tient ce nom de Peter Cooke, un directeur de la Banque d'Angleterre qui avait été un des premiers à
    proposer la création du Comité de Bâle et fut son premier président. Il est moins élaboré que le ratio McDonough qui lui a succédé dans le cadre&nbsp;des accords de Bâle II, car il ne prend que
    très grossièrement en compte le risque plus ou moins élevé des différents prêts accordés et a permis l'émergence de l'arbitrage prudentiel.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(6) Vie des Affaires –</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;"><a href=
    "http://www.boursilex.com/VIE%20DES%20AFFAIRES/titrisation.htm"><span style="color: #00b050; mso-bidi-font-size: 8pt; mso-ansi-font-size: 8pt;">Titrisation</span></a></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">citant le Financial Times<br>
    (7) Libération, le 09/04/2008 – «&nbsp;Une crise à un trillion de dollars »<br>
    (8) Jean-Marc Sylvestre, Olivier Pastré (2008) – «&nbsp;Le roman vrai de la crise financière »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.35pt 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;text-decoration;"><br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;: Image extraite
    du Hindu Business Line</span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><strong><span style="font-size: 12pt; font-family: Baskerville Old Face;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 00:37:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-21414648-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bear Stearns ou le génie financier]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <br>
    &nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="228" width="189" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/BearStearnsBuilding-copie-2.jpg" title="Immeuble de la banque Bear Stearns, Madison Avenue, New York "
    class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La réussite, spécialement dans les affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle
    des capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant.
    Ainsi le succès, en cette matière et d'autres, secrète-t-il une race d'hommes loués pour l'acuité de leurs vues, la fulgurance de leurs jugements et leur capacité à embrasser le réel d'un coup
    d'œil. En février 2005, James Cayne, patron de Bear Stearns, cinquième banque d'affaires américaine, étaient de ceux-là, qui jubilait : pour la seconde fois en trois ans, le magazine Fortune
    désignait sa banque comme la « plus admirable » de toutes les sociétés de valeurs mobilières <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong>. La fin des illusions était proche
    : l'éloge à peine froid, le flair éclatant des stratèges de Bear Stearns, président compris, piqua du nez à grande vitesse quand le Marché révéla que ce talent ne devait qu'à l'ivresse
    spéculative des dérivés de crédit et à la ruine de milliers de ménages insolvables.<br>
    &nbsp;<br>
    Comme toujours, la rapidité de la chute surprit l'opinion ; en juin 2007, la banque avait certes publié des mauvais résultats, plombés par « une charge exceptionnelle de dépréciation d'actifs
    immatériels », mais sa communication fut assez entortillée pour qu'on n'y décelât pas les relents délétères de la&nbsp;crise du <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">subprime</span></span><em><strong><span style=
    "color: #339966;">Subprime : risque majeur ?</span></strong><br>
    <br>
    Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute
    finance, attentive, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on aura formulées, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain. Ainsi irait le Marché, dit-on, univers
    de papier, empli d'évidences, mené par une mathématique bienveillante ! Las, voilà qu'en son centre étasunien, une affaire envenime toutes les autres : des prêts immobiliers mal garantis - «
    subprime » -, que l'on se plaît à minorer, dégénèrent, et menacent d'infecter à l'entour (…)<br>
    <br></em></a><span style="font-size: 10pt;">, qui couvait. James Cayne lui-même, assez détaché du réel, ne prit pas la mesure du danger, continuant d'alterner, dit-on, le golf et le bridge, selon
    qu'il plût ou non. Le banquier de Madison Avenue, l'un des plus gros acteurs du moment sur le marché des prêts hypothécaires, fit alors l'objet d'importants appels de marge sur les positions de
    deux de ses fonds <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong>&nbsp;: Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Bank of America et Merrill Lynch, elles aussi mal engagées, voyant
    s'affaisser les garanties des prêts octroyés, demandaient leurs comptes, menaçant de saisir les actifs «&nbsp;collatéralisés ». Quelques milliards de dollars plus tard, ses deux fonds au tapis,
    Bear Stearns réputa le problème clos&nbsp;: le 20 septembre, Samuel Molinaro Jr, son directeur financier, annonça que le pire était passé <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">3</span></sup></strong>. Le 14 novembre, le même enchanta son monde, estimant « <em>que les déboires du compartiment subprime devraient en partie être compensés par la vigueur
    de ses activités de courtage de valeurs</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong> ». Partout à l'entour, la crise fulminait, l'incendie ravageait la plaine, au
    soleil couchant d'Austerlitz.<br>
    <br>
    Les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16348957.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">fonds
    souverains</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">Fonds souverains</span></strong><br>
    <br>
    (…) Les fonds souverains, qualifiés de « caisses noires » par Simon Johnson, économiste en chef au FMI, sont bien décidés à troquer leurs oripeaux de parvenus contre de vrais habits de lumière.
    Une étude Natixis évaluait leur poids à 3.355 milliards de dollars à fin 2007, et leur épaisseur financière entre 12.000 et 15.000 milliards à l’horizon 2015 : les titans montent en puissance.
    Voilà bien de quoi effrayer le Landerneau financier, quoique celui-ci, américain pour l'essentiel, n’ait pas dédaigné la manne qui s'est abattue sur ses banques, comptées debout, depuis mi-2007 :
    soixante milliards de dollars, au mieux compté (…)<br>
    <br></em></a>, qu'on avait pris de haut en temps de paix, furent les bienvenus quand la crise financière vira à l'aigre. Curieusement, Bear Stearns ne fut pas de cette revue, et si des contacts
    furent noués avec le chinois Citic, ceux-ci prévoyaient un partenariat, non la recapitalisation de la banque&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong>. Le 10 mars
    2008, au comble d'un cynisme éduqué digne des grandes heures d'Enron, Alan Schwartz, directeur général de Bear Stearns, déclara qu'il n'y avait aucun péril en la demeure : « <em>Le bilan, la
    liquidité et le capital de Bear Stearns restent solides</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong> ». Le 12 mars, il jura ses grands dieux&nbsp;: « <em>Nous ne
    constatons aucune pression sur nos liquidités et encore moins une crise de liquidités ... Nous avons environ 17 milliards de dollars de cash en excédent dans notre bilan</em>
    <strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong> ». Le 14&nbsp;mars, pris d'un doute, il fit recompter :&nbsp;le roi était nu&nbsp;&nbsp;! Appelées à la rescousse, JP Morgan
    Chase et la Fed de New York acceptèrent dans l'urgence de fournir tous les financements à court terme pendant un mois. Ce délai fut tôt raccourci à ... deux jours&nbsp;: le dimanche 16 mars, JP
    Morgan Chase rachetait Bear Stearns pour deux dollars l'action, valorisant la banque à 236 millions de dollars quand Wall Street la cotait encore 3,54 milliards de dollars deux jours avant, et 7
    milliards quinze jours plus tôt&nbsp;! Cette conception élastique de la valeur en dit long sur la myopie des marchés boursiers.<br>
    <br>
    Le génie financier changea donc d'adresse&nbsp;: mais il ne calculait pas mieux pour autant. Le grotesque, pour ne rien dire du ridicule, fut atteint lorsque JP Morgan quintupla son offre, dix
    jours plus tard, sous la pression des actionnaires, parmi lesquels des milliers de salariés, tous plus étreints par le sort de leurs investissements - et de leurs emplois, que par celui des
    ménages plus nombreux encore qu'on avait délogés. James Cayne, redescendu sur terre, fut de cette partie de bridge menteur, quoique dit-on, ne déambulant plus dans les couloirs de Bear Stearns
    sans un garde armé à ses côtés <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong>, craignant qu'on achevât tout à fait de le dépouiller : la maestria restait, seul le pistolero
    changeait ! Et que dire de Joseph Lewis, sujet britannique résidant sur l'île de New Providence, principal actionnaire de la banque par son fonds Tavistock, qui acquit en septembre dernier 7% du
    capital via cinq sociétés bahaméennes Aquarian Investments&nbsp;? D'aucuns, toujours prompts à louer la vista des <em>tycoons</em> ressortirent aussitôt l'antienne mille fois resservie de
    «&nbsp;l'achat à bon compte » : à 105 dollars l'action, le milliardaire <em>offshore</em> et défiscalisé n'est pas près de revoir sa mise<span style=
    "color: #800000;">&nbsp;<strong><sup>9</sup></strong></span> ! L'intelligence financière est ainsi, qui se jauge à l'outrance des chiffres et prospère dans la brièveté des mémoires oublieuses. La
    complaisance dans les commentaires de tout un consistoire d'obligés fait le reste.<br>
    <br>
    Certains se réjouiront de la vitalité du Marché, qui a survécu, sous l'aile protectrice de sa <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">main invisible</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">La main (in)visible</span></strong><br>
    <br>
    (…) Au sortir des années 1970, la crise de la dette du tiers-monde sévit, l’inflation galope et les plus grandes banques vacillent : en particulier la Continental Illinois, septième banque
    américaine de dépôt, acclamée par la presse, qui agonise ; l’administration Reagan, mieux connue pour sa dévotion au Marché, sortira de sa Réserve près de 5 milliards de dollars, et remettra au
    pot pour désengluer une quarantaine d’établissements. L’aléa de moralité, garantie qui procède du secours miraculeux de l’Etat, prend ainsi souvent la forme d’injection d’argent public. Une
    politique monétaire expansionniste est une autre variante pour sortir des crises financières (…)<br>
    <br></em></a> . Les principales banques d'affaires américaines ont dû leur salut à de richissimes fonds étatiques étrangers dont on ne discuta plus l'éthique : le Marché est planétaire. Puis,
    soudain moins confiants, ces chevaliers blancs parurent désarmer. En sorte que, tout faux-semblant rengainé, le sauvetage de Bear Stearns ressemble davantage à une nationalisation qu'à un fait de
    Marché : la Fed, garante d'une trentaine de milliards de dollars dans l'affaire, a utilisé une clause adoptée en 1932 lors de la Grande Dépression <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">10</span></sup></strong> pour téléguider JP Morgan dans la place. La Réserve Fédérale avait aussi poussé à la roue, dans d'autres conditions, notamment en 1980 pour le courtier
    Prudential Bache menacé par les spéculations sur l'argent-métal des frères Hunt, et en 1998 quand LTCM chuta <strong><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></strong>. Finalement,
    quelque bon samaritain, du commun ou d'ailleurs, est désigné d'office&nbsp;: le Marché est éclairé, comme on le dit du despote. Pourtant, chaque fois, le réel ne fut pas la cause mais la
    conséquence de dérapages incontrôlés, dans la plus pure tradition de la spéculation et du lucre. La science du risque, objet de toutes les attentions et grande consommatrice de mathématiques
    foudroyantes, censée anoblir l'édifice tout entier et tenir les curieux à l'écart, ne peut rien contre l'homme quand l'argent est si près.<br>
    <br>
    James Cayne fut des épées de la haute finance qui capitalisèrent&nbsp;</span><a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">LTCM</span></span><em><span style="font-size: 10pt;">Le 31 août 1998, Wall Street perd en séance 6,8%. Hors les bons du Trésor, qui
    surnagent, les marchés chutent, les obligations bancaires plongent. La panique s'installe, irraisonnée. Cette journée noire achève un mois d’août horrifique, qui avait débuté, le 4 août, par un
    repli du Dow Jones de 3,5%, vite suivi d'une réplique qui ébranla l’indice de 4,4% <strong>…</strong></span></em></span></a><span><span><span style="font-size: 10pt;"><strong>.</strong> Mais il
    refusa d'être du consortium de renflouement organisé par la Fed lorsque ce fonds capota. En juin 2007, lorsque Bear Stearns inaugura les premiers effets de la crise du crédit, les grandes firmes
    de courtage firent publiquement savoir qu'elles ne lèveraient pas le petit doigt, <em>in memoriam</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">12</span></sup></strong>. L'isolement de la
    banque fut total, jusqu'à la curée. John Meriwether, ex-mentor de LTCM, créa un nouveau fonds alternatif, JWM Partners, qui gérait déjà 2,6 milliards de dollars en 2006. Il se dit que l'affaire
    aurait perdu 30%&nbsp;: le génie financier est en pleine action.</span></span></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr style="text-align: center;" size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(1) Business Wire, Février 2005, «&nbsp;FORTUNE Magazine names Bear Stearns ‘&nbsp;Most
    admired ’ securities firm&nbsp;»<br>
    (2) HDF Finance, Juin 2007 – «&nbsp;</span><span><a href=
    "http://64.233.183.104/search?q=cache:xzW2YGJPRrcJ:www.hdf-finance.fr/pdf/HDF%2520Flash%2520Infos%2520Bear%2520Stearns_20070628.pdf+juin+2006+hedge+fund+bear+stearns&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;cd=1&amp;gl=fr"><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Bear
    Stearns&nbsp;: le LTCM des ABS</span></a></span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span lang="EN-US">»</span></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white 0% 50%; font-size: 8pt; moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial;">
    Les fonds High-Grade Structured Credit et Enhanced Leverage Fund, avec 2 milliards de dollars sous gestion, avaient pu emprunter plus de 10 milliards de dollars afin d’atteindre leurs objectifs
    de rendement. La « dépréciation d’actifs immatériels » avait conduit leur gérant à liquider 4 milliards de dollars pour ces deux fonds, insuffisamment aux yeux des banques créancières. Merrill
    Lynch notamment commença à vendre aux enchères pour 850 millions de dollars de collatéral à partir du 19 juin 2007. Finalement, le 21 juin Bear Stearns mettra 3,2 milliards de dollars sur la
    table pour sauver le premier fonds et demanda la suspension des appels de marge pour le second. Peine perdue.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(3) Le Monde, le 21/09/2007 – «&nbsp;La crise fragilise le système bancaire
    mondial&nbsp;»<br>
    (4) Cercle Finance, le 14/11/2007 – «&nbsp;Bear Stearns&nbsp;: les propos du directeur financier rassurent&nbsp;»</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt;"><br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(5) Le
    Monde, le 22/10/2007 - «&nbsp;Citic forme une alliance avec l’américaine Bear Stearns »<br>
    (6) Reuters, le 10/03/2008 - «&nbsp;Bear Stearns dément tout problème de liquidité »</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt;"><br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(7)
    Reuters, le 12/03/2008 - «&nbsp;Bear Stearns affiche sa confiance, l’action monte »<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt;">(8) Les Echos, le 25/03/2008 - «&nbsp;JP Morgan quintuple son offre sur Bear Stearns&nbsp;»<br>
    (9) PerformanceBourse.com, le 21/09/2007 – «&nbsp;Joseph Lewis [Tavistock] s’invite au capital de Bear Stearns&nbsp;»<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white 0% 50%; font-size: 8pt; moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial;">
    «&nbsp;En effet, celui que Forbes classe en 2007 au 369ème rang des hommes les plus riches du monde, avec 2,5 milliards de dollars de fortune personnelle, vient de s'inviter au capital de la
    banque d'affaires américaine Bear Stearns. Selon la SEC, Lewis s'est porté acquéreur de 7% environ du capital de la banque, soit 8,1 millions d'actions acquises pour une somme de 860,4 millions
    de dollars. Dans cette opération, cinq sociétés bahaméennes Aquarian Investments ont été utilisées ... Bear Stearns a été l'une des premières banques US à subir le contrecoup de la crise des «
    subprimes », dont elle est l'une des principales victimes. La preuve : sa capitalisation boursière a fondu de plus d'un tiers depuis le premier janvier. C'est donc à bon compte que Joseph Lewis
    est entré sur la valeur&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(10) «&nbsp;Term Auction Facility » pour banques de dépôts&nbsp;comme JP Morgan : Bear
    Stearns est une banque d’investissement<br>
    (11) Le Monde, les 16&amp;17/03/2008 - «&nbsp;La Fed tente de sauver la banque Bear Stearns &nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white 0% 50%; font-size: 8pt; moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial;">
    En 1980, la Fed de Paul Volcker poussa un consortium bancaire à fournir une ligne de crédit de 1,1 milliard de dollars aux frères Hunt dont les spéculations sur le marché de l’argent-métal
    menaçait de faire chuter<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> le courtier Prudential Bache. Fin 1998, le président de la Fed de New-York, William Mc Donougth<span>&nbsp;</span> agit de
    même en conviant les plus grandes banques de Wall Street à verser 3,5 milliards de dollars au fonds LTCM pour dénouer les positions du fonds sans trop de dégâts.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(12)</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt;"><a href=
    "http://www.lesaffaires.com/article/0/experts/2007-06-28/443850/bear-stearns-ou-la-volonte-de-croire-en-une-illusion.fr.htmlDe"><span style=
    "color: #339966;">LesAffaires.com</span></a></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, le 28/06/2007 - «&nbsp;Bear Stearns ou
    la volonté de croire en une illusion&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr style="text-align: center;" size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Immeuble de la banque Bear Stearns, Madison Avenue, New York</span>&nbsp;
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 19:56:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-18279035-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dollar : le roi empire]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img width="272" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Dollar_chute.jpg" alt="Dollar_chute.jpg" height="299" style="width: 259px; height: 229px;" class="GcheTexte"></span>Théodore Roosevelt, prix
    Nobel de la Paix 1906, grand doctrinaire du parler calme et du bâton à feu</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, fut le premier président des Etats-Unis convaincu que les intérêts de l’Union valaient bien qu’on intervînt partout où ceux-ci
    seraient menacés. Rompant avec la tradition de neutralité léguée par George Washington, il se hâta d’aller les défendre à l’entour, avec ardeur, notamment en République Dominicaine où on les
    défiait tant&nbsp;<sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>2</strong></span></sup>. L’Empire naissait. En 1912, Thomas Woodrow Wilson, qui n'était encore qu'à briguer
    l’investiture démocrate, allait en rajouter : « <em>Je crois que Dieu a semé en nous le rêve de la liberté, qu'il nous a choisis – et choisis en priorité, pour que nous montrions la voie aux
    nations du monde et leur enseignions à marcher sur le chemin de la liberté</em></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">». Devenu président, il bombarda Vera Cruz au Mexique, en 1914, puis mondialisa le conflit européen, en 1917, en élève appliqué d'Otto
    von Bismarck pour qui « <em>la guerre est la santé de l’Etat</em>&nbsp;</span><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;».&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br></span>&nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Trois siècles à peine après avoir émergé des limbes indiennes, dont le souvenir ne rappelle aucun passé glorieux ni
    civilisation fondatrice, la terre d’Amérique, exclusivement composée d’immigrants en majorité européens, se prit soudain à rêver d’un avenir impérial. Dans ses nouveaux habits de lumière, ceux
    d’une puissance économique mondiale devenue la première en 1910 aux dépens de l’Angleterre, Woodrow Wilson, un rien exalté, qui ne faisait pas mystère de son extraction divine</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, fut imprégné de ce désir de grandeur,
    et passa aussitôt la surmultipliée. Outre-atlantique, de vieux peuples qui se chicanaient depuis des temps immémoriaux, avaient remis le couvert au prétexte de l’assassinat d’un archiduc
    autrichien. Cette affaire entre royautés cousines, elles-mêmes ointes au saint chrême, hors la France qui avait fait sa révolution, tournait au vinaigre, c’est-à-dire au carnage. Le 6 avril 1917,
    les Etats-Unis déclarèrent la guerre à l’Allemagne, le 7 décembre à l’Autriche-Hongrie, non qu’ils fussent subitement émus par la dramaturgie des évènements ni qu’ils se souvinssent de La Fayette
    : ils lorgnaient l’héritage de l’empire britannique finissant, et craignaient que l’Allemagne, qui avait elle-même dépassé la richesse des sujets de George V, ne vînt à les menacer sur ce sujet
    et d’autres. La prophétie d’Alexis de Tocqueville était à l’œuvre : les Etats-Unis et la Russie se partageraient le monde</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Cette inclination impériale exigeait de hauts desseins, comme autant d’alibis commodes, assez teintés de noblesse pour
    masquer l’expansionnisme qui la gouvernait au plus profond : la main sur le cœur, la tête dans les étoiles, les Etats-Unis conçurent la grandiose et noble entreprise d’imposer la liberté, la
    démocratie, bref la <em>pax americana</em> partout où le drapeau rouge la menacerait. On ne se priva pas de continuer après le trépas soviétique, au plus récent sur le sol de l’antique Babylone,
    en Irak, où le renouveau projeté tarde cependant à se mettre en place. Entre 1945 et 2005, l’Amérique porta cent onze fois le fer à l’extérieur de ses frontières</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! En Corée bien sûr, où Harry Truman se passa de
    l’autorisation du Congrès, au Vietnam où Dwight Eisenhower émit sa fameuse théorie des dominos qui conjecturait que toute l’Indochine virerait au communisme par effet de contagion, mais qui ne
    prévoyait pas que l’Allemagne de l’Est pût infecter sa voisine de l’Ouest. Pour le commun, on se projeta au Guatemala, en Indonésie, au Congo, au Salvador, avant de déplacer sa vindicte vers les
    terres islamiques. Ronald Reagan accrut les dépenses militaires d’un quart durant son premier mandat, Walker Bush fit en sorte que ce budget dépassât celui de tous les pays réunis. Hé quoi, la
    démocratisation coopérative et pédagogique de la planète est une affaire hors de prix : l’Empire « <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4769589.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">coûte que coûte</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Coûte que coûte</span></strong><br>
    <br>
    (…) Le lobby militaro-industriel américain a de gros appétits, à la hauteur des ambitions supérieures de l’Empire. Le Congrès ne déroge jamais, a fortiori lorsqu’il n’est pas consulté comme ce
    fut le cas par Truman pour la Corée, à accorder les quitus nécessaires à la défense des intérêts de la nation, qui sont toujours menacés. Qu’ils viennent à être bien réels, voire portés sur le
    sol même de la mère patrie, et l’ébranlement d’un peuple toujours prompt à s’armer sous la bannière suffit à éperonner quiconque le brave. Mais l’ivresse d’une victoire facile à l’afghane ou à
    l’irakienne, n’efface pas l’ardoise des soins chirurgicaux filoguidés (…)<br>
    <br></em></a><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;»</span> très cher !</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Voyez ce monarque&nbsp;: il grave la pièce de monnaie de son sceau, fige son visage sur le billet de banque, et cette
    majesté suffit à garantir la paix des affaires. Aussi longtemps que sa loi irradiera l’espace, ses signes monétaires luiront de mille feux. Qu’elle faiblisse, et la suspicion surgira. Cette
    conception nominaliste, qui ne reconnaît à la monnaie aucune valeur en soi, est la marque d'un mâle alpha : que la valeur du dollar souverain tienne beaucoup à la diplomatie aéroportée américaine
    ne surprendra donc personne ! Au début du XXe siècle, c’était cependant une vision substantialiste de la monnaie qui prévalait : l’étalon-or, qui agonisait, fixait encore la valeur du
    papier-monnaie, au grand dam des princes. En 1913, Woodrow Wilson, très en verve, parapha l’acte créateur du Système de Réserve Fédérale, la banque centrale étasunienne, afin d’en finir avec
    l’instabilité financière, notamment l’incroyable <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6161031.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">floraison de billets de banque</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La planche à billets</span></strong><br>
    <br>
    Tant de richesses subjuguaient le commun : les perles de Margarita, les émeraudes de Muzo, l’or de Maracaïbo, de Yaracuy, celui des Incas qu’on dépouillait, mais surtout l'argent, à profusion,
    des mines de Potosi, de Zacatecas et d’ailleurs. Les galions royaux, aux armes de Castille, regorgeaient de richesses, arrachés aux terres d’Amérique, qu’on débarquerait à Séville si peu qu’on
    échappât aux pirates et aux vagues océanes (…)<br>
    <br></em></a></span><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>&nbsp;6-1</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Le dollar
    changeait d’époque. Le premier conseil de la Fed eut lieu le 10 août 1914 ; ce même jour, en Europe, le canon se mit à tonner, l’étalon-or vacilla. Trente ans plus tard, à Bretton Woods, on
    adoptait un système d’étalon change-or : le dollar devenait référent. Puis, le 15 août 1971, Richard Nixon fermera le guichet de l’or : le dollar, qui sera dévalué à l’automne suivant
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>7</strong></span></sup>, devenait <em>as good as gold.</em> Bretton Woods finissait, l’Empire se libérait, les déficits
    commençaient<em>.</em></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">«&nbsp;<em>La mauvaise monnaie chasse la bonne</em>&nbsp;». L’or fut donc retiré de la circulation et conservé pour la bonne
    bouche, accréditant une fois de plus la loi d’airain de&nbsp;Thomas Gresham selon laquelle quiconque garde toujours le meilleur pour lui-même. Le dollar nominaliste n’avait plus de valeur, qui
    désormais se passait d’étalon</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. On
    se mit à en imprimer à profusion, comme jamais, notamment Alan Greenspan, prodigue maestro de la Fed. La <em>reaganomics</em>, politique libérale des années 1980, ne craignit pas le contresens en
    éperonnant la croissance par la dépense militaire, financée par le déficit&nbsp;budgétaire : « Keynes le rouge</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6-2</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">» inspirait l’Empire&nbsp;! Premier créancier sous
    Eisenhower, l’oncle Sam devint le premier débiteur sous Reagan. Le lobby militaro-industriel rafla la mise, et cette sûreté engendra l’indolence ; peu à peu, les vassaux périphériques, parfois de
    vrais tigres, s’insinuèrent dans le jeu, accélérant la désindustrialisation massive du maître et sa dépendance économique. Le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5921730.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">déficit commercial</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">A vos marques</span></strong><br>
    <br>
    (…) Dans les années 1970, les Etats-Unis d'Amérique, au zénith, dénonçaient&nbsp;Bretton Woods et inauguraient une pratique dont ils ne se déferaient plus : l’heure vint aux déficits, gagés
    sur&nbsp; le dollar, à peine moins respecté que l’étalon-or. Le commerce extérieur de l’Union noua son premier déficit en 1971, et ne produira plus aucun excédent, sauf en 1973 et 1975.
    L’exercice 2006 fut désastreux, déficitaire d'environ 764 milliards de dollars, le double de l'édition 2001. Les Etats-Unis&nbsp; sont devenus dépendants. Donc nerveux (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;devint la règle. La machine à consommer, insatiable, se mit à aimanter la dette privée, tandis que celle à épargner cala. Entre réductions d’impôts et bellicisme inspiré,
    George W. Bush hâta le tout&nbsp;: le dollar chuta</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;et l’endettement explosa. Dévaluation, inflation forte ou répudiation de la dette extérieure&nbsp;: l'un de ces scripts sera joué.
    Le billet vert n’a pas fini de pâtir&nbsp;: l’Empire centenaire n’a plus la cote, ni les moyens.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Une fois de plus, l’illusion d'un Etat capable de régner seul sur cette planète aquatique&nbsp;paraît faire long feu&nbsp;;
    le dollar agonise, qui&nbsp;mine le maître&nbsp;de l'intérieur. L’ensemble des terres habitées pourrait devenir hors de portée et de contrôle d'un titan national. L'empire américain cèderait
    alors le pas à cet hyperempire <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>10</strong></span></sup> imaginé par Jacques Attali, n’ayant ni&nbsp;centre ni&nbsp;périphérie, parsemé
    de monnaies supranationales. Seule une crise majeure peut permettre d'accoucher le début de la suite ; par exemple une crise financière ... L’Histoire est en marche.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt">
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.15pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.15pt 0pt">
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
      <hr>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt 0.05pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 0.05pt">
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt 0.05pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;</span></span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt 0.25pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Doctrine du Big Stick,&nbsp;Théodore Roosevelt le 02/09/1901 – «&nbsp;Il faut parler calmement tout en tenant un gros
        bâton&nbsp;»<br>
        (2) Politique étrangère</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">américaine –</span> <span style=
        "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href="http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/usa/usachronologie.htm"><span style=
        "font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">Chronologie des interventions extérieures</span></span></a></span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt 35.7pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">La carrière politique de Théodore Roosevelt&nbsp;débuta en 1882 ; sa prégnance dans les affaires
        commença réellement en 1897 quand le président Mc Kinley (assassiné en 1901) le nomma secrétaire d'Etat adjoint à la Marine. Il s'y comportera en faucon et va-t-en guerre, cherchant des
        noises à l'Espagne (destruction d'une frégate américaine jamais prouvée), préfigurant les armes de destruction massive inventées un siècle plus tard contre l’Irak. Lui-même, à la tête d'un
        régiment de cavalerie, mettra la main à la pâte dans cette guerre d'Espagne, en 1898, qui conduiront les USA à intervenir hors de leurs frontières (occupation des Philippines, acquisition de
        Guam, Porto-Rico). La même année, Cuba accéda à l’indépendance après une occupation yankee. Le cas de la République Dominicaine est plus anecdotique.</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(3) William Bonner (2006) - «&nbsp;L’Empire des Dettes »</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt 7pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt 35.8pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Déclaration attribuée à Woodrow Wilson après son élection à la présidence fin 1912 «&nbsp;</span><em><span style=
        "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Souvenez-vous que c’est Dieu qui a ordonné que je sois le prochain président des Etats-Unis. Ni vous, ni aucun mortel, n’auriez pu
        l’empêcher</span></em><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(4) Randolph Bourne (1919) - «&nbsp;</span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href=
        "http://www.bigeye.com/rbquotes.htm"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">Untimely papers</span></span></a></span><span style=
        "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;»<br>
        (5) Alexis de Tocqueville (1835) – «&nbsp;De la démocratie en Amérique&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt 35.7pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Edition Œuvres Complètes, 1992, pages 430-431 - «&nbsp;Il y a aujourd’hui sur la terre deux grands
        peuples qui, partis de points différents, semblent s’avancer vers le même but&nbsp;: ce sont les Russes et les Anglo-Américains … Leur point de départ est différent, leurs voies sont
        diverses&nbsp;; néanmoins, chacun d’eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.6pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;(6) John Kenneth Galbraith (1994) - «&nbsp;L’argent &nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.45pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.5pt 0pt 35.9pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Page 139 - «&nbsp;Pourtant, à l’époque de la guerre de Sécession, le système monétaire américain était
        sans conteste le plus déconcertant de la longue histoire du négoce et de la cupidité … On estime que 7000 billets de banque différents circulaient avec un succès inégal, émis en tout par 1600
        banques des Etats existantes ou disparues. Comme le papier et l’impression étaient bon marché, et le droit à l’émission de billets protégé au titre des droits de l’homme, des individus
        s’étaient introduits dans la profession pour leur propre compte. On estimait à 5000 le nombre d’émissions de fausse monnaie couramment en circulation&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.45pt 0pt; text-align: justify;">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.5pt 0pt 35.9pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Page 391 - «&nbsp;Dans les années qui suivirent la guerre, aux Etats-Unis, il suffisait de se référer
        à Keynes, plus encore qu’à Marx dont la menace était plus lointaine, pour que les conservateurs prennent une attitude hostile et que les modérés vous refusent un accord qu’ils étaient sinon,
        tout près de vous donner. On acceptait les effets de la doctrine keynésienne mais le nom de Keynes restait assimilé au drapeau rouge&nbsp;». Note personnelle&nbsp;: John Keynes fut considéré
        par les uns comme un nouveau libéral, progressiste et radical, pour les autres, libéral centriste de tendance droitière&nbsp;; l’expression «&nbsp;Keynes le rouge&nbsp;» est un clin d’œil à
        Kenneth Livingstone,&nbsp;maire de Londres, travailliste, surnommé «&nbsp;Ken le rouge&nbsp;».</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.5pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.4pt 0pt">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(7) Gérard Marie Henry (2004) - «&nbsp;Dollar&nbsp;: la monnaie internationale&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.25pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt 35.7pt; text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; color: windowtext;">Détail des accords du 18/12/1971 lors de la réunion à la Smithsonian Institution à Washington&nbsp;:
        les négociations aboutirent à des marges de fluctuation des monnaies de 2,25% par rapport au dollar. L’accord recalibra également la grille des parités en dévaluant le dollar de 16,9% par
        rapport au yen (308 yens au lieu de 360 yens pour un dollar), de 13,58% par rapport au Deutsche Mark (3,22 DM au lieu de 3,66 DM pour un dollar) et de 8,57% par rapport à la livre et au franc
        français&nbsp;; l’once d’or passa de 35 à 38 dollars, dévaluant de dollar de 7,89% par rapport à l’or.</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.3pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div>
        <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(8) François Mitterrand (1978) - «&nbsp;L’abeille et l’architecte »<br>
        (9) Début 2001, l’euro cotait 1,16 dollar&nbsp;; il cote aujourd’hui 1,55 dollar&nbsp;; le dollar est au plus bas contre le yen depuis 12 ans&nbsp;;<br>
        (10) Jacques Attali (2007) – «&nbsp;Une brève histoire de l’avenir&nbsp;»</span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
        &nbsp;
      </div><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966;">&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
      <hr>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><br>
      <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Dollar direction sud - Image extraite du Centre des Médias Alternatifs du Québec</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.2pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.15pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>&nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 23:27:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-17673862-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les quotas de Kyoto]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-15111202.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><img class="GcheTexte" style=
    "width: 230px; height: 207px" height="298" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Capital-carbone.JPG" width="230"></span>Les premières locomotives à vapeur
    sévirent dès 1812 sur le Middleton Railway, dans le nord de l’Angleterre. Aussitôt, la campagne du Yorkshire s’imprégna d’épais panaches de&nbsp;fumée, ponctués, à l'occasion, de volutes
    parasites qui échauffaient assez les esprits :&nbsp;car il arrivait&nbsp;que des fragments de houille incomplètement brûlés, que l’on nomme escarbilles, vinssent à s’échapper de la gueule du
    monstre, et jaillissent à l’entour, incendiant ici ou là champs et forêts. Le risque industriel n’était pas encore à étreindre les âmes ; celui-ci commencera à poindre dans les années 1920 avec
    Arthur Pigou</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, un économiste réputé de ce temps, qui plaida la responsabilité environnementale des sociétés de chemins
    de fer, jetant les bases du principe «&nbsp;pollueur-payeur&nbsp;». La génération suivante opina, par la bouche de Ronald Coase <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>1</strong></span></sup></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, prix Nobel 1991, que le Marché valait mieux que la
    taxe, sur cette question et toutes les autres.<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;<br>
    Les idées modernes, de Coase et de ses confrères de Chicago, tardèrent à émouvoir les gouvernements ; en juillet 1956, alors que les locomotives ahanaient encore, celui d’Anthony Eden adopta le
    <em>Clean Air Act</em>, qui proscrivait les fumées «&nbsp;noires ou sales » et commandait aux municipalités britanniques d’aérer les places ; en 1963, John Kennedy signa une loi homonyme,
    renforcée en 1970 par Richard Nixon, qui contingenta les dérivés carbonés, puis soufrés et azotés, afin de permettre aux américains de recouvrer l'odeur du bien-être, la frénésie de respirer.
    Puis vint le temps libéral : en 1990, l’administration Bush changea la donne et organisa un système d'échange de droits d'émissions de dioxyde de soufre (SO<font size="1">2</font>), responsable
    des pluies acides. Le Chicago Board of Trade, temple des commodités, couronna alors le succès éclatant du Marché sur l'Etat : dès 1995, on apprit que le niveau d'acidité des pluies avait décru de
    10 à 25 % par rapport à 1980, augurant de rejets deux fois moindres à l’horizon 2010, de l'ordre de dix mégatonnes</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Ce faux-semblant masquait l’essentiel : la mise aux normes
    des installations et un combustible moins soufré dans les centrales électriques avaient en fait contribué au succès mieux que tous les échanges du CBOT. Pis, le dioxyde émis avait changé d'âme :
    le carbone avait supplanté le soufre</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">! Bah, le Marché excelle dans l’art de la méprise : il subjugue tout.<br></span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;<br>
    Après les prémisses onusiennes de la Convention Climat, entrée en vigueur en 1994, ratifiée par les Etats-Unis, le traité de Kyoto objectivera la gestion des gaz à effet de serre. En décembre
    1997, les nations réunies s’engagent à réduire les dégazages de dioxyde de carbone (CO<font size="1">2</font>) de 5,2% sur la période 1990-2012. Au-delà des politiques nationales souveraines, le
    Protocole prévoit des mécanismes dits « de flexibilité », au premier rang duquel figure le marchandage de permis d’émettre, à l’image du système américain. Pour la période 2005-2007, la France
    fit valoir des droits d’émission de 156,51 millions de tonnes de CO<font size="1">2</font> annuels, produits par 1160 installations</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, un chiffre modeste grâce aux <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/archive-10-1-2006.html"><font face="Times New Roman"><font color="#3366FF">énergies nucléaire</font></font><em>En 1978, les autorités américaines de sûreté nucléaire
    répertorièrent 2835 incidents sur les 72 réacteurs du pays 1. Rien néanmoins ne valut qu'on effarouchât l'opinion, entre clapets caducs, instruments déréglés, mesures floues ou légers fumets de
    radioactivité. Le 28 mars 1979, pourtant, ce que l’on redoutait advint …</em></a> et hydraulique, peu émissives. Il n'était plus que d’investir&nbsp;les sites industriels de la propriété de
    quotas pour qu’un Marché pût s’installer : Arcelor Atlantique (Dunkerque) décrocha le pompon avec des droits de 12,2 millions de tonnes, précédant … Arcelor Méditerranée (Fos-sur-Mer) avec 9,1
    millions de tonnes</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>5</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">; ainsi, la SDCB
    (Bagnolet), petit poucet avec 10 tonnes, pourrait-elle en revendre une, vertueusement économisée, de gré à gré, à l'aciériste dégazeur. Bien sûr, on financiarisa le tout pour organiser, sécuriser
    et développer les échanges, au sein de Bourses, jusqu’au NYSE Euronext et la Caisse des Dépôts qui, dès 2008</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, domineront les marchés du carbone (di)oxydé et diront son
    prix.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Sur Powernext, la bourse européenne, la tonne <em>spot</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>7</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;de CO<font size="1">2</font> s’envola d’abord, passant
    de 8 à plus de 30 euros entre juillet 2005 et mars 2006, sous l’effet d’une demande asséchée par le désintérêt des grands groupes pour ce Marché. Mais la valeur est aussi inversement
    proportionnelle à la quantité, et l’heure des mécomptes sonna quand on s’aperçut que les quotas avaient été généreusement alloués. Les prix chutèrent de moitié, puis piquèrent du nez&nbsp;: en
    février 2007, à dix mois du terme des cotations, le prix moyen du quota 2005-2007 chuta à 1,23 euro, puis à 9 centimes en août</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>8</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">! Autant dire rien qui motivât quiconque à réduire ses
    émissions contre la vente de droits, sans valeur. Ainsi, le principe de quotas, attribués gratuitement, sur la foi d’industriels qui ne pouvaient que majorer les devis, vicia-t-il le système. Le
    Plan tricolore pour la période 2008-2012 révisa les objectifs&nbsp;à la&nbsp;baisse, à 132,8 millions de tonnes : le <em>future</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>7</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Décembre 2008 (quota 2008-2012) reprit de l'altitude -
    22,35€ fin novembre. Gageons que ce défaut sera corrigé,&nbsp;car la libéralisation</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, qui aiguise les appétits, aura excité ceux des aspirants électriciens&nbsp;: Poweo, qui est à s’émanciper d’EDF, et Endesa, projettent
    deux centrales à charbon de 800 mégawatts près du Havre. Au total, quelque 9000 mégawatts de capacité nouvelle&nbsp;sont en projet</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>10</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, soit environ 15 millions de tonnes supplémentaires de
    CO<font size="1">2</font>&nbsp;&nbsp;à dégazer !</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">La médaille a deux faces : voyez l’usage de cet autre mécanisme de flexibilité du Protocole - développement propre (MDP) -,
    qui permet aux nations avancées des investissements dans les pays en développement visant à atténuer les rejets de gaz à effet de serre, et d’engranger des crédits d'émission générés par les
    réductions obtenues. La Chine, qui signa Kyoto en mai 1998 sans être contrainte de réduire ses émissions, et d’autres, sont autant de terres d’élection, qui permettront d’oublier la sienne propre
    tout en amassant des droits. Le 28 novembre 2005, le chimiquier Rhodia annonça un investissement d’une dizaine de millions d’euros dans la dépollution d’une usine brésilienne de polyamides, puis
    une dizaine d’autres dans la rénovation d’une installation en Corée du Sud&nbsp;: le groupe obtint 91 millions de tonnes de crédits pour la période 2007-2013</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>11</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, soit une manne de quelque 1,5 milliard d’euros pour 20
    millions investis&nbsp;! Le jour même, le titre bondissait de 14%&nbsp;! Chacun regardera ce résultat environnemental, remarquable en soi, sous l’angle qui lui ira le mieux. Celui des Bourses est
    prévisible : des sociétés d’énergies alternatives, génératrices de quotas valorisables, surcotées</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>12</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/archive-04-15-2007.html"><font face="Times New Roman"><font color="#3366FF">OPA fulminantes</font></font><em>Le PIB entier du Pérou n’eût pas suffi à prendre l'affaire
    ; ni mieux les recettes cumulées des dix entreprises les moins argentifères du CAC : en mars 2006, AT&amp;T, géant américain des télécoms, initiait un projet de fusion-acquisition monstre sur
    BellSouth Corp, une Baby Bell née de sa scission en 1984. Coût de l'opération : 89,432 milliards de dollars …</em></a>, l’entrée en scène prochaine des USA, anabolisante, la transe
    tulipomaniaque, bientôt, la bulle spéculative. L’esprit en voyage et toujours en chimère du Marché n'est pas&nbsp;un risque à méjuger.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Ni la finance mondialisée ni la contrainte administrative ne résoudront seules les grandes questions économiques&nbsp;;
    Kyoto, qui réunit les deux, est exemplaire. L’édifice est à parfaire, notamment avec des contrôles internationaux et des garanties de respect des engagements. Puis viendra le temps de moudre un
    grain plus atomisé : le Plan français (PNAQ) ne concerne que le quart de ses émissions totales, de l’ordre de 530 millions de tonnes de CO<font size="1">2</font> par an</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon"><strong>13</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Le carbone vaudra alors&nbsp;son pesant d'or ...</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div align="center">
    <hr>
  </div>
  <div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: windowtext"><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966"><br>
      (1) Le Monde Diplomatique, Décembre 2007 -&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Faut-il brûler le protocole de Kyoto ?&nbsp;»<br>
      (2) <a href="http://www.ledevoir.com/2005/02/16/74934"><span style="color: #339966"><font color="#339966">http://www.ledevoir.com/2005/02/16/74934</font></span></a><br>
      (3) <a href="http://www.bernardgirard.com/BernardGirard/aligre/polluer.htm"><span style="color: #339966"><font color="#339966">http</font><font color=
      "#339966">://www.bernardgirard.com/BernardGirard/aligre/polluer.htm</font></span></a></span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">«&nbsp;Les américains ont massivement choisi … de consommer des charbons à faible teneur en soufre. Ils l'ont fait d'autant plus facilement
      que depuis une dizaine d'années&nbsp;ces combustibles baissaient de prix ... Certains pensent même que l'introduction de ce marché des droits à polluer n'a fait qu'accélérer un mouvement de
      transfert qui était déjà engagé. Tout s'est passé comme si les pouvoirs publics avaient accordé une subvention aux charbons à faible teneur en soufre. Il y a, d'ailleurs, eu un lobbying très
      puissant des producteurs de ce type de charbon et des compagnies de chemin de fer qui ne souhaitaient pas voir se développer des systèmes d'économie d'énergie qui auraient réduit les volumes à
      transporter et protégé les producteurs de charbon à forte teneur en soufre.</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">On est même allé vers une augmentation des consommations d'énergie : les charbons à faible teneur en soufre ont un pouvoir calorifique plus
      faible que ceux à forte teneur en soufre. Il faut donc en consommer plus et, donc, produire plus de CO<sub>2</sub> »</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(4) <a href="http://www.industrie.gouv.fr/energie/developp/serre/textes/pnaq1.htm"><span style="color: #339966"><font color=
      "#339966">http://www.industrie.gouv.fr/energie/developp/serre/textes/pnaq1.htm</font></span></a></span>&nbsp;
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">La Commission Européenne a validé le Plan National d’Affectation de Quotas 2005-2007 (PNAQ-1) français le 17/12/2004. Pour les pays européens
      comparables, les quotas d’émission annuels étaient les suivants&nbsp;(en millions de tonnes de CO2)&nbsp;: Allemagne (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt"><strong>499</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Royaume-Uni (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>245,3</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pologne (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>239</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Italie
      (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>233</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Espagne (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt"><strong>172,3</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pays-Bas (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>95</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">). La communauté européenne a imposé des quotas d'émission de gaz carbonique à quelque 11.500 installations industrielles particulièrement polluantes
      dans les 25 États membres&nbsp;: l’expérience américaine sur le dioxyde de soufre ne portait que sur 110 installations.&nbsp;<br>
      <br>
      Pour la période 2008-2012, le PNAQ européen objectiva les chiffres annuels suivants&nbsp;: Allemagne (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>453,1</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Royaume-Uni (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>246,2</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pologne
      (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>208,5</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Espagne (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt"><strong>152,3</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Italie (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>195,8</strong></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), France (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>132,8</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">), Pays-Bas
      (</span><span style="font-size: 7.5pt"><strong>85,7</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">).</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(5) Journal Officiel de la République Française, le 26/02/2005<br>
      (6) La Tribune, le 07/12/2007&nbsp;- «&nbsp;Nyse Euronext sort de Powernext et rachète ses activités carbone&nbsp;»</span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(7) En langage boursier, «&nbsp;spot&nbsp;» signifie au comptant ;&nbsp;«&nbsp;futures&nbsp;»&nbsp;désigne un prix à
      terme&nbsp;;<br>
      (8) <a href="http://www.powernext.fr/modules/PwnDl/download/files/fra/Tendances_carbone_n20_FR.pdf"><span style="color: #339966"><font color=
      "#339966">http://www.powernext.fr/modules/PwnDl/download/files/fra/Tendances_carbone_n20_FR.pdf</font></span></a></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(9) La Tribune, le 28/12/2007 - «&nbsp;Libéralisation de l’énergie&nbsp;: une fausse bonne idée&nbsp;!&nbsp;»<br>
      <br></span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt">«&nbsp;A travers toute l’Europe libéralisée, les consommateurs ayant déjà bénéficié de l’ouverture du marché, depuis 7 ans, ont vu le prix de
      leur électricité exploser de 140% dans certains pays (Allemagne, Benelux, France, Grande-Bretagne) ». Dans ce cas d’espèce, la concurrence s’est montrée jusqu’à ce jour doublement
      contre-productive, ne poussant à la baisse ni les prix ni les émissions de gaz à effet de serre.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(10) Le Monde, le 15/10/2007 - «&nbsp;Les projets de centrales brûlant du combustible fossile ...&nbsp;»<br>
      (11) Le Monde, le 08/06/2007 - «&nbsp;Rhodia, premier bénéficiaire des mécanismes ...&nbsp;»<br>
      (12) Quelques données quantitatives concernant les énergies nouvelles&nbsp;:</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt" align="justify">
      <span><font size="1">Le <em>Wilderhill Clean Energy Index,</em> indice de référence pour les énergies alternatives, qui cotait 138 en mai 2005, affiche aujourd'hui 276.&nbsp;Autres
      valorisations&nbsp;au 31/12/2007&nbsp;à la&nbsp;Bourse de Paris&nbsp;:&nbsp;<em>Price Earning Ratio</em>(PER) – cours de Bourse divisé par le bénéfice net par action&nbsp;: Theolia</font>
      (</span><span style="font-size: 7.5pt; color: windowtext"><strong>62,19</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: windowtext">) – EDF Energies Nouvelles
      (</span><span style="font-size: 7.5pt; color: windowtext"><strong>80,56</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: windowtext">) – Thenergo (</span><span style=
      "font-size: 7.5pt; color: windowtext"><strong>104,67</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: windowtext">). (Source Boursorama). Le PER moyen du CAC se situe
      généralement autour de 15.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966">(13) Alternatives Economiques, Novembre 2007, Denis Clerc - «&nbsp;Concurrence&nbsp;»<br>
      <em><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></em></span>
      <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt" align="center">
        <hr align="center" width="100%" size="2">
      </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><font color="#FF0000"><br>
      <u>Illustration</u></font></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><font color="#FF0000">&nbsp;</font>:&nbsp;La ville de Stahlstadt, cité de l'Acier (Jeu Château
      Falkenstein)<br></span><br>
      &nbsp;
      <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
        &nbsp;
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 31 Dec 2007 19:06:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-15111202.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-15111202-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Subprime : risque majeur ?]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt;"><img height="221" width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/suibprime_hypothecaire.jpg" class="GcheTexte"></span>
    </div><span style="font-size: 10pt;">Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans
    la marge ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante jusqu’au dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa
    quête incessante du gain. Ainsi irait le Marché, dit-on, univers de papier, empli d'évidences, mené par une mathématique bienveillante ! Las, voilà qu'en son épicentre étasunien, une affaire
    envenime toutes les autres : des prêts immobiliers mal garantis - « <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6985334.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt; color: #3366ff;">subprime</span></span><em>L'automne 1929 porta un rude coup au génie financier. La ruine de la multitude fit le lit
    d’une hécatombe bancaire sans précédent qui abîma pour longtemps les velléités innovatrices des uns aussi bien que les illusions de tous les autres. On se hasarda moins …</em></a> » -, que l'on
    se plaît à minorer, dégénèrent, menacent d'infecter à l'entour et au-delà, catalysant déjà l'avis de toutes sortes de mauvaises nouvelles, en attendant les suivantes. Quelques centaines de
    milliers de ménages américains, pour ne point les citer tous, sont au tapis.<br>
    <br>
    Le script était&nbsp;cousu de fil blanc : la Fed, gardienne du crédit, jura d’abord que le problème était sous contrôle. Mi-juin, son mentor, Ben Bernanke, déclara <span style="color: #000000;">«
    <em>qu'il n'y avait pas de signes de contagion importante de la crise du logement à d'autres secteurs de l'économie américaine</em> <span style="background-color: #ffffff;">»
    <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong></span></span><span style="background-color: #ffffff;"><span style="color: #000000;">. Mi-juillet, le même concéda que «</span>
    <span style="color: #000000;"><em>l</em></span></span><span style="color: #000000;"><em><span style="background-color: #ffffff;">a</span> croissance américaine devrait rester modérée d'ici à la
    fin de l'année en raison du ralentissement immobilier, qui devrait continuer à peser sur l'économie »</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong></span><span style=
    "color: #000000;"><em>.</em></span> Enfin il chiffra l’aléa : <em><span style="color: #000000;">« Certains estiment que ces pertes s'élèvent entre 50 et 100 milliards de dollars »</span></em>
    <strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong><em><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff;">.</span></span></em> <span style=
    "color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;">C’est peu dire combien il faut craindre davantage, hors les faux-frais, c’est-à-dire l’impact humain qui, aux Etats-Unis plus qu’ailleurs est
    l’affaire de chacun et compte pour rien. Le Marché avance : des subprime, il ne retiendra que les pertes des banques, les faillites des fonds empêtrés dans les gluaux de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6570252.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt; color: #3366ff;">l’ingénierie de la dette</span></span><em>Le régent de
    France Philippe d’Orléans, qui expédia les affaires courantes entre le défunt Roi Soleil, à la progéniture dévastée, et son successeur Louis XV, un lointain arrière-petit-fils, était mieux connu
    pour son épicurisme débordant que pour l’acuité de son intellect : sa capacité à restaurer les finances du royaume, laminées par les folies antérieures, se mesurait aisément à la qualité de ses
    conseillers, entres catins et abbés …</em></a>, puis louera l’acuité de quelques-uns qui auront prospéré en tirant parti de la ruine de tous les autres. Les rebuts sont inhérents au système,
    comme la sciure l’est au bois : seul le résultat compte, ici un meuble Empire et là un modèle économique, pour ne pas dire social. Qui tombe meurt <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">4</span></sup></strong>. Walker Bush considéra l’économie du pays vigoureuse. Henry Paulson admit que l'Union pourrrait « légèrement » pâtir de la crise. Chacun dans son rôle,
    méjugeant des statistiques communément tenues pour mauvaises.<br>
    <br>
    Souvenons-nous d’Enron, qui éleva avec constance le mensonge au rang de méthode de gestion, à l'égal d'un art de vivre. La faillite mit du temps à dégorger le passif, pointer les salaires et
    retraites dévastés, les pertes collatérales des complices, mais aussi à citer la grande opinion financière qui cautionna cette cavalerie. A commencer par Goldman Sachs, banque d’affaires réputée
    de Wall Street, alors aux mains d'Henry Paulson, qui se couvrit de ridicule en <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6570252.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt; color: #3366ff;">célébrant encore l’électricien</span></span><em>Nous estimons que la période actuelle offre une opportunité
    extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure extrêmement bien positionnée pour croître à un rythme substantiel ... Nous sommes convaincus que les rumeurs négatives autour
    de l'entreprise sont fausses, non fondées sur des éléments concrets …</em></a> deux mois avant sa chute. Bah, la brièveté de la mémoire financière permet aux mêmes de demeurer à la Une, et d’y
    renouveler leur commerce avec une égale crédibilité. Le serpent fascine la proie. Alors rien ne surprend moins que cette enquête de la SEC, le gendarme américain de la Bourse, qui soupçonne
    certains brokers américains, dont Goldman Sachs et Merrill Lynch d'avoir celé des pertes après avoir publié des semestriels flatteurs <strong><span style=
    "color: #800000;"><sup>5</sup></span></strong>. Hé quoi, le Marché n’a d’yeux que pour ses fils prodiges, et d’oreilles que pour les bonnes nouvelles ! De ce côté-ci de l'océan, BNP Paribas,
    fleuron de la banque tricolore, afficha fin juillet de solides trimestriels, assurant sa faible exposition au subprime. Pourtant, dès le 10 août, l’établissement dut se résoudre à geler trois
    fonds</span> <strong><sup><span style="color: #800000;"><span style="background-color: #ffffff;">6</span></span></sup></strong></span> <span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #000000;">engagés dans le crédit à risque après avoir constaté une aggravation de l’illiquidité de certains segments de marché. Ce qui acheva de mettre le feu aux poudres.<br>
    <br>
    Voyons les chiffres : Calyon, filiale du Crédit Agricole, jauge le fiasco du subprime à 150 milliards de dollars</span> <sup><span style="color: #000000;"><span style=
    "background-color: #ffffff; color: #800000;"><strong>7</strong></span></span></sup><span style="color: #000000;">. D'autres, appliquant un taux de dépréciation de 10% sur les crédits accordés ces
    dernières années arrivent à un montant plus élevé, proche de 250 milliards de dollars</span> <sup><span style="color: #000000;"><span style=
    "background-color: #ffffff; color: #800000;"><strong>8</strong></span></span></sup><span style="color: #000000;">. Le cabinet MacroMavens, sur d'autres bases, publia en juillet le chiffre de 352
    milliards de dollars dans <span style="background-color: #ffffff;">Barron’s</span></span> <sup><span style="color: #000000;"><span style=
    "background-color: #ffffff; color: #800000;"><strong>9</strong></span></span></sup><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff;">.</span> Enfin BNP Paribas estima le 24
    août qu’il était trop tôt pour évaluer quoi que ce fût. Ainsi les banquiers, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt; color: #3366ff;">économistes et stratèges</span></span><em>Quiconque acheta le Dow Jones ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré.
    L’indice, qui avait pris congé du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination qu’exerçait déjà la grande opinion financière sur la foule :
    économistes et experts cautionnaient la hausse, analystes et banquiers rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé pût faillir…</em></a>, cuirassés de savoir, peinent-ils à
    évaluer un risque qu’ils nous assurent pourtant sous tutelle. Un frisson nous gagne : la stabilité des marchés, considérée généralement comme le fruit d'une intelligence supérieure, d'une
    prudence avérée des acteurs du Marché et de leur grande acuité à distinguer les soubresauts macrofinanciers, ne relèverait-elle donc que d'un ballottement favorable des évènements ? Les accords
    prudentiels de Bâle, qui visent à assurer la sûreté du système bancaire mondial, ne seraient-ils qu’un piètre pare-feu face à la foudre d’une crise systémique en maraude ? Rassurons-nous : hormis
    l'américaine Bear Stearns, l'australienne Macquarie, la britannique HSBC et les allemandes IKB et Sachsen, la crise du subprime n'affecte aucun autre groupe bancaire ! Que les Banques Centrales
    aient à abonder le marché interbancaire à coup de milliards est secondaire : tout est sous contrôle.<br>
    <br>
    Les Bourses ont quant à elles accusé le coup. Le 19 juillet dernier, le Dow Jones triomphait des 14.000 points, poursuivant un raid qui l’avait vu déborder les 13.000 points trois mois
    auparavant. On attendait qu’il s’attaquât aux 15.000 points. Alors, tout s'étiola, et l’indice se mit à dépérir, touchant un plus bas à 12.518 points le 15 août. Le CAC poussa les feux jusqu'à
    refluer de près de 15%, chutant de quelque mille points ! La volatilité secoua les marchés : le 08 août, une rumeur enfla selon laquelle un fonds subprime de Goldman Sachs serait en difficulté ;
    le Dow perdit 250 points, mais les reprit vite, en fin de séance, lorsque la rumeur fut éventée. Un mauvais geste, un mot de trop suffirait à dynamiter le tout. Alors, on se tourne vers Ben
    Bernanke, lui enjoignant qu’il sauve le système, pour ne pas parler des plus-values. On le presse de baisser le <em>prime rate</em>, au mépris des suites économiques et de la fonction d'une
    banque centrale qui est de s'assurer que les marchés fonctionnent, non d'intervenir pour soutenir le prix des actifs. Christopher Dodd, qui préside les Finances au Sénat, tranquillisa son monde,
    déclarant que Ben Bernanke serait prêt à utiliser « <em>tous les outils à sa disposition</em> » pour rassurer les marchés financiers. Du coup, Jean-Claude Trichet, qui dirige la BCE et envisage
    de hausser les taux européens passe-t-il pour un pestiféré. Les boursiers n’ont d’yeux que pour leur portefeuille !<br>
    <br>
    Qui ose un pronostic court le risque de se tromper. Gageons cependant que la crise du subprime n’a pas fini de démêler son lacis : les places boursières, nettoyées de la spéculation, y
    gagneraient. « <em>Un temps plus ou moins long est nécessaire aux investisseurs après une crise pour qu’ils récupèrent suffisamment de leurs pertes et désillusions et soient à nouveau tentés par
    l’aventure spéculative</em> » <strong><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></strong>. Dont acte.</span>&nbsp;&nbsp;</span></span></span>
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      <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
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      <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
      "font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
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                      &nbsp;&nbsp;&nbsp;
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      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(1) Les Echos, le 06/06/2007 - «&nbsp;Marché immobilier américain : Ben Bernanke prudent&nbsp;»</span></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(2) Les Echos, le 19/07/2007 -
      «&nbsp;Les craintes sur l'immobilier américain secouent les marchés&nbsp;»<br></span></span><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
      "color: #339966; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt;">(3) Les Echos, le 20/07/2007 - «&nbsp;Les déclarations de Ben Bernanke n'inquiètent pas les marchés
      »<br></span></span></span></span></span></span><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(4) François Mitterrand&nbsp;- « Lettre à tous les français »<br>
      (5) EasyBourse, le 10/08/2007 - « Subprime : les brokers soupçonnés de dissimulations de pertes »<br></span></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(6) Les Echos, le 10/08/2007 - «&nbsp;BNP Paribas gèle trois fonds&nbsp;»</span></span>
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      <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
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    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
      <span style="font-size: 8pt; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">Il s'agit des fonds Parvest Dynamic ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia</span></span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(7) AFP, le 16/08/2007</span></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(8) La Tribune, le 16/08/2007 - «&nbsp;Subprime et CDO : quel impact pour les banques ...»</span></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #339966;">(9)</span> <a href=
      "http://bigpicture.typepad.com/comments/2007/07/underwater-arms.html"><span style="color: #339966;">http://bigpicture.typepad.com/comments/2007/07/underwater-arms.html</span></a></span></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(10) Charles Kindleberger&nbsp;(1978) – «&nbsp;Histoire Mondiale de la Spéculation Financière&nbsp;»</span></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span>
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                      <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                      "color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br></span></span></span></span></span></span></span>
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          <span style="font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> :&nbsp;La crise immobilière : image extraite du site&nbsp;
          Blogizmo</span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;<br>
          &nbsp;</span>
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          &nbsp;
        </div>
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  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Aug 2007 23:13:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-7071350-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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