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    <title><![CDATA[Boursonomics (Economics)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763059.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Economics&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Economics)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Marc Aragon</copyright>            <category>Economics</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les dieux d’Epicure]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Epicure1-copie-1.jpg" height="258" class="GcheTexte">Le siècle des Lumières libéra les forces de l’esprit et consacra
    l’usage de la raison. Libérés du carcan inquisitorial, bientôt de l’absolutisme, les hommes et les femmes de ce temps, épris d’humanisme, s’attelèrent à concevoir cet ordre nouveau qui
    estoquerait bientôt les anciennes coutumes ; partout en Europe, des idées neuves surgirent. Aucun domaine qui fût à portée de l’entendement commun&nbsp;n’échappa à cette frénésie primordiale.
    L’économie elle-même ne fut pas à la traîne, éperonnée par l’industrialisation naissante de l’Angleterre qui marquait la fin de la société féodo-marchande et le début du capitalisme industriel.
    Samuel Jonhson, auteur contemporain, déclara tout de go que « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">rien ne requerrait davantage une explication philosophique que le commerce</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">1</span></sup></b> ». On s’y dévoua, corps et âme. Des philosophes se firent économistes, comme l’écossais Adam Smith, le plus
    fameux d’entre eux, qui signera d’une éternelle <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">main invisible</span></span><em>Northern Rock ! Voilà un label qui avait du souffle, oserait-on dire du coffre ! Hélas, la huitième banque du Royaume-Uni est au tapis : la peste
    du subprime l’a prise l'été dernier, sans crier gare, violente d'humeurs qui suppurent encore et nous alarment. La Banque d’Angleterre oxygéna l'affaire fin septembre, mit 26 milliards de livres
    au pot ainsi que quelques milliers de clients dans les rues de Newcastle…</em></a> le triomphe inéluctable de la rationalité et de l’ordre sur l’arbitraire et le chaos. Epicure n’eût pas désavoué
    ce monde merveilleux.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Dès 1776, Etienne Bonnot de Condillac, un abbé qui goûtait l’économie, comprit qu’il faudrait changer de braquet et de langage. Son entrain littéraire, pour autant qu’il pût être convaincant,
    manquait en effet des démonstrations formelles qui auraient affermi ses thèses, lesquelles assuraient déjà la contre-productivité des taxes et des réglementations. La philosophie devint « science
    économique <span style="color: #c00000;"><strong><sup>2</sup></strong> <span style="color: #000000;">»</span></span>, sans alors d’autre répit que de troquer ses oripeaux de simple matière
    narrative contre les habits de lumière de la vraie science. Sans doute ce prélat se souvenait-il du grand Léonard de Vinci,&nbsp;phare de la Renaissance, et de plus un génie, pour qui
    «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">aucune investigation humaine ne peut s’intituler véritable science si elle ne passe pas par la démonstration mathématique</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">3</span></sup></b>&nbsp;». Ladite mathématique allait déferler en cinq sec&nbsp;: elle assignerait bientôt à résidence toute la
    rhétorique sociale des pères fondateurs. La transfiguration vint de Léon Walras, économiste de la seconde moitié du XIXe siècle, qui harnacha littéralement la discipline à ce nouveau latin. Sa
    quête axiomatique de l’équilibre général et spontané des Marchés se propagera jusqu’à Chicago, dont l’Ecole trustera les couronnes suédoises. Gérard Debreu, économiste franco-américain de cette
    filière, lui-même nobélisé en 1983, un rien catégorique, déclarera : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">J’ai démontré mathématiquement la supériorité du libéralisme</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">4</span></sup></b> ». Dont acte.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    L’idéologie&nbsp;néolibérale, ainsi frappée du sceau des mathématiques de l’extrême, encore qu’à la cire molle, peut donc continuer de plaire. Car on se dispense assez d'évoquer les contraintes
    nombreuses qui conditionnent cet univers enchanté <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">5</span></sup></b>, lesquelles n’ont jamais été réunies en nul point
    de notre planète aquatique, ni aucun autre de l’écliptique. L’Histoire, ce témoin millénaire, ne nous rappelle aucune expérience glorieuse qui ait élevé ce credo. Jamais en effet la liberté
    économique, totale, sans limites, triomphante, n’a été réalisée, y compris par les premiers libéraux qui vinrent aux affaires. Quoique ! Les années 1970 garderont la trace indélébile d’une main
    bien visible, tachée du sang des latinos sud-américains, du Chili, d’Argentine, d’Uruguay … aux prises avec des juntes barbares conseillés par les Chicago Boys et leurs professeurs. L’un d’eux,
    Gunder Frank, avoua que les prescriptions de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4593212.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">Milton Friedman</span></span><em>Milton Friedman, pape de l’ultra-libéralisme est mort. Ses proches, ses élèves, économistes de Chicago et d’ailleurs, honorés sur la scène
    planétaire, choyés sous les lambris les plus prestigieux, ont l’âme en peine. D’autres, moins excessifs, plus tournés vers l’humain, se borneront à respecter le sommeil éternel de l’icône. Car
    l'antienne qu'il défendit, d’un Marché omnipotent, dont la dynamique propre, non entravée, conduirait à coup sûr au bien-être général ne fait plus l’unanimité …</em></a>, maître de
    l’ultralibéralisme, étaient si contraignantes «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">qu’elles n’auraient pu être appliquées sans les deux éléments qui les sous-tendaient toutes&nbsp;: la
    force militaire et la terreur politique</em>&nbsp;». Finalement, les armes faillirent à purifier des âmes si insensibles à la beauté de la science, et cette stratégie du choc <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">6</span></sup></b> plomba durablement l’économie du cône sud. On mit le désastre sur le compte des militaires trop zélés. Le
    dogme persista, en contrepoint de l’étoile rouge, disqualifiée, qui déclinait.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Point d’équilibre, où que nous regardions, sinon des ruines fumantes ! La trinité émancipatrice - réduction des dépenses sociales, déréglementation, privatisation -, c’est-à-dire moins de tout,
    et d’Etat surtout, paraît finalement mieux s’étalonner sur ses collapsus réitérés, parfois héroïques, que sur des bénéfices durables, correctement répartis. Les historiens jugeront. Pour l’heure,
    les crises s’enchaînent, et n’était-ce les intermèdes funestes des conflits mondiaux, l’époque moderne déclinerait une incroyable fascination pour le carnage financier. Qu’on en juge sur les
    seules vingt dernières années : 1987, krach des marchés d’actions ; 1990, krach des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">junk bonds</em>, crise des caisses d’épargne américaines et chute du
    Nikkei ; 1994, krach obligataire américain ; 1995, banqueroute de la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">banque britannique Barings</span></span><em>Mardi 17 janvier 1995, à l’aube. Kobé, assoupie, s’éveille doucement. Au sud de la ville,
    face à la baie d’Osaka, les premières lueurs du jour baigneront bientôt le port, Rokko Island, Port Island, et les nombreuses îles artificielles que l’homme a gagnées sur la mer. Soudain, à 5h46
    locale, la terre se met à gronder …</em></a> ; 1997, première tranche de crise financière internationale (Thaïlande, Corée, Hongkong)&nbsp;; 1998, deuxième tranche (Russie, Brésil) et faillite du
    hedge fund LTCM ; 2001-2003, apoplexie&nbsp;de l'e-Economie. Chaque fois, les dévots de ce bateau ivre, vite remis à flot, tenant pour rien les ardoises soldées par la collectivité, notamment
    leurs impacts sur l’emploi, se félicitèrent de la résilience des Marchés, qui survécurent. A l’été 2007, des ménages américains insolvables, qui avaient payé le mètre carré au prix de l’hectare,
    incendièrent la plaine financière. Jusqu’à l’Olympe <span style="color: #c00000;"><strong><sup>7</sup></strong></span>.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    L’atterrissage de la finance qui s'ensuivit, fut brutal, malgré l’optimisme enkysté des analystes, et celui, plus coupable, des économistes, qui glosaient à l’embarras passager. De fait, à
    l’heure des vœux, quiconque, sain de corps et d'esprit, qui aurait pressenti le pathétique des évènements à venir, eût été immédiatement invité à réviser son précis d’Economie&nbsp;! L’allocation
    optimale du capital, l’une des vocations académiques des Marchés, pressa les investisseurs de liquider leurs portefeuilles en actions pour rediriger le tout sur le pétrole, qui flamba jusqu’à 150
    dollars le baril en juillet. On&nbsp;incrimina la fièvre demandeuse des émergents, l’instabilité politique du Nigéria, le tarissement de la ressource ... Quand, en septembre, commença la fin, le
    pétrole escorta les indices boursiers au tréfonds. Exit la théorie&nbsp;! Washington devint socialiste <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">8</span></sup></b>, déversant ses dollars par containers entiers dans la sphère bancaire piégée par une sophistication financière censée pourtant arraisonner le risque. Le
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">génie financier</span></span><em>La réussite,
    spécialement dans les affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle des capitaux brassés, qui voltigent par
    milliards, sans relâche, et nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant …</em></a>, qui avait déjà perdu des épées
    comme Bear Stearns ou Indymac, abandonna Lehman Brothers au milieu du gué. Merrill Lynch, Wachovia, WaMu furent sauvées des eaux, Goldman Sachs et Morgan Stanley changèrent de statut. On
    nationalisa Fannie Mae, Freddie Mac, AIG, on dépanna l'automobile, et ainsi de suite. L’Europe ne fut pas épargnée. En somme, la débâcle fut mathématiquement efficiente.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Pauvre Epicure, nos Marchés ne sont pas à l’effigie de vos dieux apaisés, « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">qui habitent là où il ne pleut ni ne neige et où jamais ne souffle la
    tempête</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">9</span></sup></b> ». Ici bas, la sauvagerie est embusquée, hermétique aux charmes d’un paradis pavé
    d’équilibres optimaux, de rationalité prodigieuse et de concurrence parfaite, anesthésié sous les trillions de l’industrie financière, dont l’intérêt supérieur est bien de se prévaloir de lois
    économiques qui auraient démontré comment sa liberté et ses profits sont les sources essentielles du bien-être général <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">10</span></sup></b>.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (1) Robert Heilbroner (1971) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les grands économistes »<br></span>(2) Etienne Bonnot de Condillac (1776) -</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «&nbsp;Le Commerce et le gouvernement … »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Page 1, dès l’entame - « Chaque science demande une langue particulière, parce que chaque science a des idées qui lui sont propres. Il semble qu’on devrait commencer par faire cette langue&nbsp;:
    mais on commence par parler et par écrire, et la langue reste à faire. Voilà où en est la science économique dont l’objet est celui de cet ouvrage même ». Etienne Bonnot de Condillac est le
    premier à avoir formellement utilisé l’expression <em style="mso-bidi-font-style: normal;">science économique</em>. «&nbsp;La Richesse des Nations&nbsp;» d’Adam Smith parut la même année.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (3) Editions du Clos Lucé (2008) - « Les pensées de Léonard de Vinci »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    « Il me paraît que vaines et pleines d’erreur sont les sciences qui ne naissent pas de l’expérience (…) Nous dirons donc que là où l’on ergote, il n’y a plus de vraie science&nbsp;; car la vérité
    n’a qu’un seul terme et, ce terme une fois trouvé, le litige se trouve détruit à jamais. S’il peut renaître, il s’agit<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> d’une science bavarde et
    confuse, et non de certitude née. Les vraies sciences sont celles que l’expérience a fait pénétrer par les sens et qui imposent silence à la langue des argumentateurs&nbsp;».</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (4) Le Figaro-Magazine, le 10/03/1984 – Entretien avec Guy Sorman<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(5)
    Bernard Maris (2003) – «&nbsp;Lettre ouverte aux gourous de l’économie …&nbsp;»</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <br>
    (6) Naomi Klein (2008) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La stratégie du choc&nbsp;: la montée d’un capitalisme du désastre »</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    La citation d’André Gunder Frank est extraite de l’ouvrage, page 107</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Page 129 – «&nbsp;&nbsp;Les Chicago Boys et leurs professeurs qui prodiguaient des conseils et occupaient des postes de haut rang au sein des régimes militaires du cône sud, avaient foi en un
    capitalisme par nature puriste. Leur système reposait entièrement sur la croyance dans l’ordre et l’équilibre, sur la nécessité de supprimer les ingérences et les distorsions. C’est pour cette
    raison qu’un régime résolu à appliquer fidèlement leur théorie ne peut tolérer la présence de conceptions du monde qui risqueraient de le contredire ou de l’affaiblir. L’idéal ne peut être
    atteint qu’au prix d’un monopole idéologique&nbsp;»&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Page 109 - « En 1982, l'économie chilienne, en dépit de la stricte application de la doctrine de Chicago, s’était effondrée&nbsp;: explosion de la dette nationale, retour de l’hyperinflation et
    taux de chômage de 30% (dix fois plus élevé que sous Allende). C’est que les piranhas, les maisons financières à la Enron affranchies de toute réglementation par les Chicago Boys, aveint acheté
    les actifs du pays à crédit et accumulé une dette colossale de quatorze milliards de dollars »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (7) L'Express, le 16/12/2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Nouveaux incidents en Grèce, Caramanlis prend des engagements »<br>
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(8) Le Monde
    Diplomatique, octobre 2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le jour où Wall Street est devenu socialiste »</span></span></span><br>
    (9) Emmanuel de Waresquiel (2003) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Talleyrand, le prince immobile »</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.1pt 0pt 0cm; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Page 13 – «&nbsp;Lorsque le vieux Goethe (…) pose les yeux sur une reproduction du portait du prince [Talleyrand] (…), il ne peut s’empêcher de penser aux dieux d’Epicure qui habitaient là où il
    ne pleut ni ne neige et où jamais ne souffle la tempête&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (10) Jacques Généreux (2005) -<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les vraies lois de l’économie »</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: red; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Victime de la crise financière - Extrait du Journal du Net<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br>
    </span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 27 Dec 2008 01:02:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-26163354-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Profession assureur monoline]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-20730901.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    <br>
    <img width="263" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Profession-assureur-monoline.jpg" height="200" class="GcheTexte">Les vingt années qui suivirent la fin de la Seconde
    Guerre Mondiale furent Glorieuses. Aucune panique boursière, apoplexie financière&nbsp;ou récession économique, sinon mineure, ne vint troubler le renouveau occidental <b><sup><span style=
    "color: #800000;">1</span></sup></b>. Un combat sourd se livrait cependant en coulisse, aux Etats-Unis surtout, entre d’aucuns qui se disputaient la primauté de concepts économiques, et d’autres
    qui se prévalaient des précédents à des fins politiques. Le début des années 70 sonna l’heure du grand chambardement ; les vieilles théories de John Keynes, qui dominaient la scène depuis la
    Grande Dépression,&nbsp;passèrent de mode&nbsp;; les thèmes fondateurs de l’économie classique, époussetés par <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4593212.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Milton Friedman</span></span><em>Milton Friedman, pape de
    l’ultra-libéralisme est mort. Ses proches, ses élèves, économistes de Chicago et d’ailleurs, honorés sur la scène planétaire, choyés sous les lambris les plus prestigieux, ont l’âme en peine.
    D’autres, moins excessifs, plus tournés vers l’humain, se borneront à respecter le sommeil éternel de l’icône …</em></a> et quelques autres pointures de Chicago, regagnèrent alors l’estime des
    élites dirigeantes. On relégua les anciennes coutumes à l’arrière-plan. L’Etat suivit, chacun reprit sa place, et le Marché, la première.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Le nouvel ordre des choses bouscula de prime la sphère financière. La déréglementation bancaire, qui mettra dix ans pour traverser l’atlantique, modifia&nbsp;beaucoup l’activité des banques sous
    les feux de la concurrence et de l’essor des marchés financiers. La désintermédiation, c’est-à-dire la possibilité pour des emprunteurs de lever des fonds en dehors des circuits bancaires, fit
    émerger des activités aux revenus plus éclectiques. Le marché de l’endettement explosa. Au particulier, les collectivités locales américaines, municipalités, entreprises publiques, universités,
    qui avaient à financer le bien commun, purent&nbsp;prendre langue directement avec les investisseurs institutionnels sur le marché des capitaux. Mais la solvabilité de ces émetteurs publics,
    mieux, leur séduction à l’égard des prêteurs demeuraient inégales : ainsi, dans cette course de « fonds », une petite ville du Dakota du Nord n’était-elle pas l’égale d’un comté californien. Et
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">celui d’Orange</span></span><em>Nick Leeson ne
    fut ni l'aîné ni le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires américaine Merrill Lynch de quelque
    250 millions de dollars, ou Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons du Trésor. D’autres l’avaient aussi surclassé …</em></a>, une des principales régions du
    grand Los Angeles, qui se déclara en faillite le 6 décembre 1994, ne fut pas pour apaiser la haute finance, jusqu'à Tallahassee même <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">2</span></sup></strong>. Quelques assureurs d’un genre nouveau, à la réputation financière sûre, virent alors le parti qu’il y avait à rapprocher les uns des autres&nbsp;: ils
    garantiraient les emprunts du domaine public en y associant l'appellation contrôlée de leur propre signature. AMBAC fut le premier de cette lignée.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    L’acte fondateur survint en 1971 quand AMBAC, rejeton d’une société hypothécaire du Wisconsin, cautionna le principal et les intérêts de la construction d’un dispensaire en Alaska. Puis, la
    compagnie peina à se développer, faillit capoter en 1975, mais surnagea en accréditant des obligations de la ville de New York alors en proie à des malheurs financiers très médiatisés.
    Entretemps, un challenger était apparu, MBIA, qui devint champion en 1984 sur le secteur de l’assurance des obligations municipales. Un troisième larron, né dans la pourpre, FIGC, était entré
    dans la danse l’année précédente. D’autres suivirent <b><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></b>. Ces institutions financières bénéficiaient toutes de l’excellente réputation de
    leurs parrains, et de la notation « AAA », véritable sésame sur le marché des capitaux. En contremarquant les emprunts des collectivités locales, celles-ci pouvaient ainsi émettre des tranches
    obligataires moins coûteuses, mieux garanties, et drainer plus d'investisseurs. Améliorant de fait les demandes de leurs clients, les assureurs furent alors qualifiés de « réhausseurs de crédit
    ». En juillet 1982, le pionnier AMBAC fut cependant au supplice : la compagnie publique d’électricité de Washington <b><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></b> fit défaut sur un
    emprunt estampillé de 2,25 milliards de dollars&nbsp;! On se reprit à réglementer : les établissements garantissant l’obligataire furent tenus de ne rien garantir d’autre. Ils devinrent «
    monoline <b><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></b> ».<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    La profession a&nbsp;depuis lors beaucoup travaillé : fin 2006, elle avait assuré quelque 2.500 milliards de dollars de dettes en plus de trente années au feu, affichant même, pour la période
    1989-1999, le ratio flatteur sinistres-pertes moyen rapporté au nominal net de 0,014% pour les réhausseurs de niveau «&nbsp;AAA&nbsp;» <b><sup><span style=
    "color: #800000;">6</span></sup></b></span><span style="font-size: 10pt;">.</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">On aura compris que ce
    type de garantie est très éloigné de l’assurance classique, fondée sur la mutualisation du risque et l'appréciation statistique de celui-ci. En pratique, l'assureur monoligne est un analyste qui
    estime la situation financière de&nbsp;l'emprunteur et, selon le cas, lui apporte sa caution. Il perçoit des honoraires et non des primes, entre la moitié et les trois quarts <b><sup><span style=
    "color: #800000;">7</span></sup></b> de l’économie que retirent les émetteurs du coût moindre de leurs levées de fonds en profitant de sa notation. Il ne doit pas supporter de sinistre,</span>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">y réussissant même mieux que bien à l’aune des chiffres qu’on a dits. En sorte que ce risque à « zéro perte
    » ou « perte éloignée » a longtemps permis aux « monoline » de s’exonérer de fonds propres, moins de 0,1% des crédits assurés contre 8% pour les banques <b><sup><span style=
    "color: #800000;">8</span></sup></b> ! Le zéro prudentiel n’était plus très loin de frapper, quand ces réhausseurs de crédit, las de focaliser leur génie financier sur des marchés trop
    tranquilles, se mirent à garantir des produits titrisés à la mode (ABS, CDO, …) pour des milliards de dollars, dont d’explosifs <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">crédits à risque</span></span><em>Côté cour, des équations, longues
    comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante
    jusqu’au dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain …</em></a>
    reficelés.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Historiquement, l’assurance de titres adossés à des créances hypothécaires&nbsp;s'adjoignit très tôt au métier des «&nbsp;monoline » ; au Royaume-Uni par exemple, les premières obligations du
    genre furent garanties dès 1986, peu après la dérégulation. En sorte que l’expérience ne faisait pas défaut lorsque la profession fila le train de la titrisation&nbsp;<em>subprime</em> :
    l'influence des compagnies qui vampirisaient les émissions - Citigroup, JP Morgan, Lehman Brothers,&nbsp; Merrill Lynch et Morgan Stanley <b><sup><span style="color: #800000;">9</span></sup></b>,
    atrophia cependant la vertu des réhausseurs, qui suivirent. On connaît la suite. La <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">cavalerie des prêts</span></span><em>Quand Charles Ponzi, italien bon teint, vint au Nouveau Monde, en 1903, il n’avait quasiment
    plus un sou en poche, ni aucun talent connu qui valût que la fortune lui tendît les bras. Mais sa nature était allante. Son errance commença, qui l’amena en 1907 à Montréal, dans la banque d'un
    compatriote …</em></a> insolvables se mit à hoqueter à l’été 2007, le marché des obligations adossées devint illiquide, et toute la chaîne financiarisée endura des pertes considérables. Les «
    monoline » furent sévèrement dégradés par des agences de notation non moins innocentes, parfois dans des querelles de cour d’école <b><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></b>,
    entraînant d’autres effets, et ainsi de suite. AMBAC, qui cotait 88,65 dollars voici un an ne valait plus que 1,74 dollar en dernier lieu ; MBIA a chuté de 68,98 à 4,76 dollars dans le même temps
    ! Les majors, canal historique, agonisent&nbsp;; le Marché a mal répondu à leurs appels de fonds ; les banques, sollicitées pour oublier 125 milliards de dollars d’obligations garanties
    <b><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></b>, regardent ailleurs, embourbées dans leurs propres affaires, qui sont mauvaises. Les municipalités ne sauront bientôt plus à quel sein
    financier se vouer.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    FSA, l’un des derniers « monoline AAA », filiale de Dexia via divers holdings lovés dans des paradis fiscaux <b><sup><span style="color: #800000;">12</span></sup></b>, vient de recevoir 5
    milliards de dollars de sa maison-mère : une pure formalité selon Xavier De Walcque, son Chief Financial Officer, pour qui « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">FSA en lui-même n’a pas
    besoin de cash</em>&nbsp;<b><sup><span style="color: #800000;">13</span></sup></b> ». Ceux de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Bear Stearns</span></span><em>La réussite, spécialement dans les affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour
    la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle des capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon
    financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant …</em></a> ne dirent pas mieux ! Bah, le hedge fund activiste Pershing Square Capital Management a déjà lâché ses chiens. Son patron,
    Bill Ackman, adressa récemment&nbsp;un long mémo, où il estimait les pertes possibles d’AMBAC et de MBIA à 23 milliards de dollars, aux autorités américaines, de la Fed à la SEC en passant par
    les régulateurs des Etats fédérés et même … celui des Bermudes <b><sup><span style="color: #800000;">14</span></sup></b> ! Voilà bien de quoi volatiliser quelques milliards de plus.<br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;
  </p>
  <hr size="2">
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(1) John Kenneth Galbraith (1994) – «&nbsp;L’argent »</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">« Les historiens célèbreront sans doute la vingtaine d’années qui va de
    1948 à 1967 comme l’ère la plus faste de l’histoire des économies industrielles et aussi de la science économique. Ces deux décennies ne connurent ni panique, ni crise ni dépression, à peine des
    récessions mineures. Aux Etats-Unis, il n’y eut que deux années où la production ne progressa pas&nbsp;: 1954 et 1958 […] Peu de chômage dans ces années, du moins par rapport aux années
    trente&nbsp;: il ne dépassa 6% de la population active qu’en 1958 et 1961.</span> <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">(2) Les veuves de Tallahassee (Floride)
    sont l'équivalent de nos veuves de Carpentras ;<span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span></span>(3) Les
    principaux acteurs dans le secteur des assureurs «&nbsp;monoline</span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»
    :</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>AMBAC</strong> – American Municipal Bond Assurance
    Corporation&nbsp;(1971 - Filiale de MGIC Investment Corp) ;<br>
    <strong>MBIA</strong> – Municipal Bond Insurance Association (créée en 1973 par un groupe d’assureurs dont Aetna, Fireman’s Fund, Travelers, Cigna et Continental)&nbsp;;<br>
    <strong>FGIC</strong> – Financial Guaranty Insurance Co (créée en 1983 par Gerald Friedman, fondateur d’Ambac, en association avec General Electric Credit, Merrill Lynch, Morgan, General Re,
    Shearson Lehman/American Express, et Kemper Group.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>FSA</strong> – Filiale du bancassureur franco-belge Dexia
    ;<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CFIG</strong> – Filiale de
    Natixis&nbsp;;<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>ACA</strong> Financial Guaranty –
    Filiale du Crédit Agricole&nbsp;;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">(4) Business Network –</span> <a href=
    "http://findarticles.com/p/articles/mi_gx5202/is_1994/ai_n19122324"><span style=
    "font-size: 8pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">Ambac Financial Group, Inc</span></a>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US"><span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="background: white; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">Furthermore, AMBAC had to begin paying on Washington Public
    Power Supply System (Whoops) bonds. AMBAC’s liability on the default, which totaled $2.25 billion, was an estimated $75 million</span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">».</span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(</span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">En outre, AMBAC devait commencer à payer sur les obligations de la Compagnie Publique
    d’Electricité de Washington. La responsabilité d’AMBAC sur le défaut de paiement qui était de 2,25 milliards de dollars, était estimée à 75 millions de dollars).&nbsp;Pour les&nbsp;assureurs
    monolignes, le règlement d'un sinistre ne se fait pas sur la base des réserves financières accumulées par la perception de primes, comme pour un assureur classique, mais en fonction d'une
    situation financière résultant de sa capitalisation.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(5) Cercle Finance, le 05/02/2008<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> «&nbsp;Aux
    origines de la désintermédiation »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">A la suite de l’aléa avec la</span> <span style=
    "color: #000000;"><span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">whoops</span> <span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">», l</span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">a réaction des pouvoirs publics est immédiate. Washington impose progressivement aux
    réhausseurs de crédit de devenir indépendants. Nombre d'entre eux, comme MBIA et AMBAC, font ainsi leur entrée en Bourse. Le régulateur US impose également aux sociétés d'assurance-obligataire de
    ne pratiquer que cette activité, à l'exclusion de toute autre. C'est la raison pour laquelle aux Etats-Unis, les réhausseurs sont encore appelés</span> <span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">monoline insurers</span> <span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, soit " assureurs mono-produit " : ils ne font plus qu'assurer des obligations, rien
    d'autre.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(6) Communication institutionnelle - Association of Financial Guaranty Insurers
    (</span><a href="http://www.afgi.org/index_fr.html"><span style="font-size: 7.5pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">AFGI</span></a><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">)<br>
    (7) Les Echos, le 20/06/2005 – «&nbsp;Les monoline sous la pression des marges »<br>
    (8) Jean-Marc Sylvestre, Olivier Pastré (2008) – «&nbsp;Le roman vrai de la crise financière »</span><br>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: Verdana;">(9) Pour l'Europe, essentiellement Deutsche Bank&nbsp; et Royal Bank of Scotland (RBS)</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(10) Paul Jorion (2008) – «&nbsp;L’implosion – La finance contre l’économie – Ce que révèle
    et annonce la crise des subprimes »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Au printemps 2008, les assureurs d'obligations se trouvaient [...] sur le fil du
    rasoir : les plus importants [...] étaient parvenus à se recapitaliser, mais jamais à la hauteur du risque encouru. Les rapports entre eux et les notateurs avaient monté d'un cran dans
    l'acrimonie. MBIA [...] s'était rebiffée contre la notation que Fitch lui accordait, et avait enjoint au notateur de s'abstenir dorénavant. Fitch avait répondu que s'il s'agissait d'une question
    d'argent, il décernerait les grades gratuitement ! MBIA n'avait pas apprécié la plaisanterie et avait réclamé les données qu'elle avait fournies au notateur, sur quoi celui-ci avait déclaré qu'il
    n'avait pas besoin de celles-ci pour noter. Et ainsi de suite ...</span> <span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(11) Financial Times, le 22/06/2008 – «&nbsp;Bond insurers want $125bn of cover wiped out »<br>
    (12) Cercle Finance, le 05/02/2008<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> «&nbsp;Les réhausseurs de crédit »<br>
    (13) Trends.be Tendances, le 23/06/2008 – «&nbsp;Dexia renfloue sa filiale FSA de 5 milliards de dollars »<br>
    (14) Performance Bourse, le 31/01/2008 – «&nbsp;William Ackman&nbsp;: Ambac et MBIA face à 23 milliards de dollars de pertes&nbsp;! »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr size="2">
  <p>
    &nbsp; <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Monoline en
    déséquilibre</span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 01:52:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-20730901.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-20730901-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les pyramides de Ponzi]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img width="299" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/BD10919_-copie-1.gif" alt="undefined" height="218" class="GcheTexte"></span>Quand Charles Ponzi, italien bon teint, vint au Nouveau Monde, en
    1903, il n’avait quasiment plus un sou en poche, ni aucun talent connu qui valût que la fortune lui tendît les bras. Mais sa nature était allante. Son errance commença, qui l’amena en 1907 à
    Montréal, dans la banque&nbsp;d'un compatriote, Luigi Zarossi, au service des immigrants de la mère-péninsule ; le business roulait bien, rémunérant les comptes à 6% d’intérêt, au double du taux
    des banques. Las, quelques mauvaises affaires plus tard, Zarossi, étranglé, se mit à payer les intérêts des uns avec les économies des autres, réitéra, et fila au Mexique, Ponzi à ses basques,
    qui avait assez retenu la cautèle pour s’en faire une spécialité et&nbsp;une réputation éternelle. Trois ans de prison à Montréal,&nbsp;puis deux&nbsp;à Atlanta, poliront la formation de notre
    homme de retour au pays. En janvier 1920, il crée la&nbsp;<em>Securities&nbsp;Exchange Company</em></span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>1</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Quelques mois auparavant, Charles Ponzi avait reçu fortuitement d’Espagne un courrier flanqué d’un coupon-réponse
    international, un document assez nouveau pour l’époque. En 1906, l’Union Postale Universelle avait promu, à la demande des « Colonies britanniques d’Australasie », une vignette permettant à un
    expéditeur de payer d'avance la taxe postale du correspondant dont il attendait un retour : le destinataire n’avait alors qu’à échanger ce coupon en timbres-poste locaux pour affranchir sa
    réponse. La première Guerre Mondiale était passée par là, notamment l’inflation, qui avait beaucoup déprécié la lire italienne face au dollar américain : en sorte que l’on pouvait arbitrer
    favorablement l’échange d’un coupon-réponse acheté en Italie et sa conversion numéraire aux Etats-Unis</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.&nbsp;Ponzi vit tout le parti qu’il pourrait en tirer :
    il promit à des proches un rendement de 50% sous 45 jours, et tint parole, mais en les payant avec l’écot des nouveaux souscripteurs, comme il l’avait appris de Zarossi. L’enrichissement notoire
    de quelques-uns provoqua la ruée de tous les autres : en mai 1920, il avait déjà collecté 420.000 dollars, en juillet, plusieurs millions, déposés à la Hanover Trust Bank dont il briguait la
    présidence</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! Hélas, fin juillet
    le Boston Post fit savoir qu’il faudrait 160 millions de coupons postaux pour viabiliser l’affaire : or, il n’en existait que 27.000 dans le monde ! La pyramide s’effondra tout à trac.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">L’appétence de l’homme pour l’argent facile a toujours éperonné l'ardeur des aigrefins, et l’emballement aveugle des foules
    n’a jamais qu'ajouté au désastre. A l’escroquerie près, les bulles boursières, auto-catalytiques, sont de cette filiation. Laissons cela pour l’instant. Charles Ponzi fit des émules, à grande
    échelle&nbsp;: ses épigones les plus outrés vinrent de l’Est, quand le communisme céda la place à une fièvre argentifère inconnue jusqu’alors. La Roumanie fut l’épicentre&nbsp;: des systèmes
    financiers, prétendument issus du&nbsp;capitalisme, en vérité de simples pyramides, firent florès. Dès 1992, un nommé Ion Stoica&nbsp;fonda <em>Caritas</em>, un fonds qui nourrirait grassement
    les épargnants des bénéfices retirés de vraies sociétés&nbsp;: Stoica ne précisait pas lesquelles, certifiant seulement des plus-values de l’ordre de 700% en quelques mois. Bien sûr, l’argent des
    suivants payait les précédents. La pyramide capota début 1994</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, non sans que 20% de la population roumaine, dit-on, eût souscrit&nbsp;! A la même époque, la boule de neige du russe Sergueï Mavrodi,
    classé septième fortune du pays, fondit d’un coup après que cinq millions de citoyens y eurent investi des fortunes</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. La contagion gagna la Pologne, la Bulgarie, la Serbie,
    où partout de telles cavaleries galopèrent. Le pire eut lieu en Albanie, où des émeutes insurrectionnelles succédèrent à l’apoplexie des systèmes pyramidaux, en 1997, acculant le président
    Berisha à la démission</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">«&nbsp;<em>La spéculation survient lorsque l’imagination se fixe sur quelque chose d’apparemment nouveau dans le domaine du
    commerce ou de la finance</em>&nbsp;» nous dit John Galbraith</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Quoi de plus novateur en 1920 qu’un arbitrage des changes, ou que la distribution de bénéfices dans la transition
    post-communiste&nbsp;? La crédulité des foules détournée par des coquins à leur profit n’est qu’une seconde nature de l’espèce</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Ceci étant, à la carambouille près, de tels mécanismes,
    forcis par l’innovation financière en haleine, ne sont pas différents des moteurs qui gonflent les bulles boursières, toujours avides de carburant pour tenir le cap et l’illusion que tout le
    monde y gagne. Celle de l’e-Economie fut typique du genre, comme l’est l’actuel <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">collapsus des subprimes</span></span><em>Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des
    mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante jusqu’au dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer
    les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain …</em></a>, attisé par les excès des dérivés de crédit. La crise financière a du reste dépoussiéré
    les travaux de l’économiste Hyman Minsky,</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">qui proposa en 1977, avant le tumulte de la globalisation, un triptyque
    explicatif des bulles. La <em>hedge finance</em> – acheteurs prudents – s’empare de l’innovation : l’investissement et les intérêts sont couverts ; puis la <em>speculative finance</em> –
    spéculateurs – entre en jeu : seuls les intérêts peuvent être payés, les flux sont insuffisants pour rembourser le principal. Enfin la <em>finance Ponzi</em> – fraudeurs en pyramide – sonne le
    glas : les <em>cash flows</em>,&nbsp;inférieurs aux intérêts et au principal, imposent un refinancement par la dette <span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong><sup>9</sup></strong></span>. La fin est proche.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Robert Shiller</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>10</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, qui glissa l’expression « <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">exubérance irrationnelle</span></span><em>Comme toujours, on ne vit rien venir. La veille encore, chacun vaquait à ses affaires, et
    les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce jeudi 5 décembre 1996, les bourses du Vieux continent conclurent une séance ordinaire. Tout juste remarqua-t-on que
    le conseil central de la Bundesbank avait refusé de baisser ses taux d’intérêt directeurs : nul n'en parut agacé …</em></a>&nbsp;» aux oreilles d’Alan Greenspan, n’hésita pas à comparer la bulle
    Internet à la <em>finance Ponzi</em>&nbsp;; l'euphorie boursière, avivée par les industries du courtage et de la gestion collective, aimantait chaque jour de nouveaux investisseurs, par grappes,
    puis par cohortes, appâtés par la hausse ininterrompue des marchés. La durabilité du boom était attestée par toutes sortes de rabatteurs, convaincus ou convertis, économistes de haut vol compris,
    qui assuraient l’enrôlement des troupes comme jadis la pyramide de Charles Ponzi exigeait que sa base de souscripteurs s’élargît. Les candidats entraient en meute, embrasant des cours déjà
    surchauffés. Premiers entrés, premiers servis&nbsp;: quand le marché flancha, les derniers arrivés, les plus nombreux, furent au mieux marris, au pire ruinés. Le comble du cynisme fut cependant
    atteint en dernier lieu, aux Etats-Unis&nbsp;: au faîte des&nbsp;crédits à risque, les ultimes victimes furent les attributaires des prêts dit «&nbsp;Ninja&nbsp;» - <em>no income, no job or
    asset</em> (pas de revenu, pas d’emploi ni d’actifs [en garantie])</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>11</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Jusqu’au dernier moment, jusqu’à la dernière goutte ! Selon Michel Aglietta, l'horizon des investissements financiers, serait
    aujourd'hui estimé à 3 mois</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>12</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">: en
    sorte qu’il est rationnel de rallier tout épisode dont l’éclatement n’est pas prévu avant ce terme. La <em>finance spéculative</em> est la norme, la <em>finance Ponzi</em> maraude.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Charles Ponzi, emblème du «&nbsp;<em>get-quick-rich</em>&nbsp;» des <em>Roaring Twenties</em>,&nbsp;réapparut sous le nom de
    Charles Borelli en 1925. La Floride&nbsp;suscitait alors un intérêt nouveau et ses marécages faisaient l’objet d’une vive spéculation. Notre homme fit savoir qu’il lotissait, près de Jacksonville
    un terrain d’une centaine d'acres, chacun divisé en 23 lots qu’il proposait à 10 dollars l’unité, lesquels, assurait-il, vaudraient 5,3 millions de dollars sous deux ans&nbsp;! En fait, le
    terrain était à 150 kilomètres de Jacksonville, et la plupart des lots était immergée</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! Eternelles pyramides : Kheops, Kephren, Ponzi …</span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;"><br></span>
  </div>
  <div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">&nbsp;</span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <hr size="2">
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Par un hasard amusant, la SEC se trouve être aujourd’hui le gendarme de la Bourse américaine&nbsp;! Il n'y a bien sûr
      aucun rapport entre la SEC du voleur Ponzi et la SEC du gendarme de Wall Street ...</span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(2) Charles Ponzi,</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href=
      "http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Ponzi"><span style="color: #00b050;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">Wikipédia</span></span></a></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">La séquence d’opérations pour mener à bien l’affaire était la suivante&nbsp;:</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">1)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Expédier de l’argent à des agents en poste à l’étranger&nbsp;;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">2)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Acheter localement des coupons-réponse&nbsp;;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">3)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Rapatrier lesdits coupons aux Etats-Unis&nbsp;;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">4)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Les convertir en équivalent de timbres-poste&nbsp;américains ;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">5)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Revendre les timbres-poste.</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">L’ensemble de ces opérations se fondait sur l’écart de parité des monnaies, accru par la Première Guerre Mondiale, tandis
      que celle des coupons et de leurs équivalents en timbres locaux n’avait pas varié. Cet arbitrage, parfaitement légal, fit briguer à Charles Ponzi des plus-values oscillant entre 400 et 600%
      selon les sources. Une autre raison avancée par Ponzi pour justifier l’opération tenait à la différence de valeur entre les papiers filigranés américains et italiens.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(3) Marc Knutson (1996) - «&nbsp;The remarkable criminal financial career of Charles K. Ponzi »<br>
      <br></span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Ponzi avait acquis 38% des actions de la Hanover Trust Bank&nbsp;!</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(4) Ion Stoica fut condamné à 6 ans de prison&nbsp;;<br>
      (5) L’Humanité, le 04/08/1994 -&nbsp;«&nbsp;Enorme scandale de la spéculation »&nbsp;</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">«&nbsp;… <em>Son système</em> [celui de Sergueï Mavrodi] <em>est bien simple, sinon original. Avec un capital initial de
      100.000 roubles, la MMM</em> [société créée par Sergueï Mavrodi] <em>vendait des actions sur lesquelles elle garantissait des dividendes de 420% à 1.000% par an pour les titres en roubles et de
      50% à 80% pour ceux en devises. MMM promet de racheter plus cher à ceux qui désirent les vendre, chaque semaine, les actions de la semaine précédente. Titres et intérêts des acquéreurs plus
      anciens sont payés par l’argent frais apporté par les nouveaux acheteurs de papiers MMM ..</em>. »</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(6) Peter Sloterdijk (2007) - «&nbsp;La colère et le temps »</span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;"><br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(7) John Galbraith (1992) - «&nbsp;Brève histoire de
      l’euphorie financière »</span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(8) Ce que dit la loi française&nbsp;: source Wikipédia<br>
      <br></span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Selon la législation française&nbsp;; il est interdit de proposer à une personne de collecter des adhésions ou de
      s'inscrire sur une liste en lui faisant espérer des gains financiers résultant d'une progression géométrique du nombre de personnes recrutées ou inscrites (art. L. 122-6 et art. L. 122-7 du
      code de la consommation). Cette interdiction est assortie de peines d'amende et/ou de prison.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(9) La Tribune de l’Economie, le 21/08/2007 - « Crise du subprime&nbsp;: Hyman Minsky avait raison »<br>
      (10) Robert Shiller (2000) - « Exubérance irrationnelle »<br>
      (11) Le Monde Diplomatique, septembre 2007 -&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Quand la finance prend le monde en otage&nbsp;» - Frédéric Lordon&nbsp;;<br>
      (12)</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href="http://www.fondation-res-publica.org/Introduction-aux-debats_a241.html"><span style=
      "color: #00b050;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">Fondation Res Publica</span></span></a></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">, le 17/10/2007
      - «&nbsp;Crises financières à répétition&nbsp;: quelles explications ? Quelles réponses ? »</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;<span style=
      "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    </div>
    <div>
      <hr size="2">
    </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Pyramide égyptienne<br></span><br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 17 Feb 2008 23:28:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-16760138-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fonds souverains]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-16348957.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/2007/blason_lyon.gif" alt="blason_lyon.gif" height=
    "230" class="GcheTexte">Comme beaucoup, Mizuho Financial, deuxième banque japonaise, commença par nier son exposition aux subprimes. Mais, peu à peu, les enchères montèrent&nbsp;; en décembre, la
    banque annonça une perte de 1,59 milliards de dollars pour l’exercice 2007-2008, puis se reprit, le 31 janvier dernier, convenant qu’après meilleur décompte, sa perte était en fait … du double,
    aux environs de 3,24 milliards de dollars ! Sumitomo Mitsui, concurrent direct au podium nippon, qui n’aurait égaré que 304 millions de dollars dans l’épisode des prêts hypothécaires à risque,
    profita de l’aubaine pour surpasser la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">capitalisation boursière</span></span><em>Le 20 juillet, Yahoo, portail Internet de renommée mondiale, publia des résultats qui déçurent ; la sanction suivit : le cours perdit
    près de 19% en séance. La capitalisation boursière de la société fut amputée de 9 milliards de dollars …</em></a> de sa rivale. Et y parvint d’autant mieux que Mizuho décrocha de 8,8% le 16
    janvier après avoir annoncé qu’elle se portait, à hauteur de 1,5 milliards de dollars <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>1</strong></span></sup>, au secours de la banque
    d’affaires américaine Merrill Lynch, elle-même sinistrée dans le même guêpier</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. N’est pas <em>sovereign wealth</em>
    <em>fund</em>, c’est-à-dire fonds souverain, qui veut&nbsp;!&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">La crise du crédit, qui n’en finit plus de&nbsp;déprécier des actifs, aura&nbsp;mis en lumière&nbsp;d'ambitieux prétendants
    aux agapes financières, prédateurs pour les uns, sauveurs pour les autres. Quelques années après qu’Alfred Winslow Jones&nbsp;eut conçu le premier <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">hedge fund</span><em>Apatride, humaniste, philanthrope, Georges Soros est d'abord
    connu pour son génie financier. Vingt ans après qu’Alfred W. Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même le Soros Fund Management, un groupe de fonds (Quantum, Quota, …)
    destiné à protéger et valoriser 4 millions de dollars d’actifs …</em></a>, en 1949, mais bien avant que Georges Soros n’en popularisât le concept, un administrateur colonial britannique créa le
    premier fonds souverain en 1956, depuis les lointaines îles Kiribati, au sud d'Hawaï. Soucieux de préparer l’après phosphate dont le pays était riche, celui-ci créa une taxe sur les exportations
    d'engrais afin de servir des revenus futurs lorsque la ressource serait épuisée. Saine prévention&nbsp;: le fonds des Kiribati gère aujourd’hui un demi milliard de dollars,&nbsp;près de&nbsp;neuf
    fois le PIB local</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Ainsi, un
    sous-sol bénit est-il souvent l'âme de ces tirelires régaliennes au service d’un nouveau capitalisme d’Etat. Les diamants du Botswana alimentent le fonds Pula, à hauteur de 6,8 milliards de
    dollars, le cuivre du Chili abonde pour l’essentiel le fonds ESSF, pour quelque 10 milliards</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>3</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Mais la grande affaire minérale ou fossile est le pétrole, qui fait le gros des troupes. Le fonds ADIA, crée en 1976 par les Emirats
    Arabes Unis pèse 875 milliards de dollars, en attendant celui de l’Arabie Saoudite, qui apanagerait un rejeton de 900 milliards de dollars</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon;"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;! D’autres capitaux, moins géologiques, s'activent,
    colossaux&nbsp;: ils viennent de Chine et de sa banlieue.<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><br>
    Les réserves de change amassées par les économies d’Asie sont considérables&nbsp;: à elle seule, la Chine, grande exportatrice de produits manufacturés, qui jouit d’un yuan sous-évalué, disposait
    mi-2007 de 1.330 milliards de dollars issus de ses excédents commerciaux, un stock en hausse de 41,6% sur un an</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon;"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">&nbsp;! Jusqu’alors, un dollar «&nbsp;chinois&nbsp;» sur
    deux était converti en bons du Trésor américains, un placement de confiance, notamment utile en cas d’éventuelle fuite des capitaux, comme les tigres et les dragons locaux en avaient fait les
    frais en 1998. Le niveau actuel des réserves de la zone permet cependant d’autres visées. Fini les emprunts d’Etat&nbsp;! En 2007, le Government of Singapore Investment Corp. (GIC), l’un des deux
    fonds souverains de Singapour, a réduit de 25% ses achats d’obligations d’Etat américaines</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>6</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, et dirigé majoritairement, à l’instar de ses semblables, ses menées vers les banques privées d’Amérique et d’ailleurs. Dès septembre,
    tandis que son bras armé, China Investment Corp (CIC), ne l’était pas encore tout à fait des 300 milliards de dollars promis, la Chine en avait déjà apporté trois au fonds d’investissement
    américain Blackstone, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6985334.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">spécialiste du LBO</span><em>L'automne
    1929 porta un rude coup au génie financier. La ruine de la multitude fit le lit d’une hécatombe bancaire sans précédent qui abîma pour longtemps les velléités innovatrices des uns aussi bien que
    les illusions de tous les autres …</em></a>, fort d’une quarantaine de participations dans des fleurons&nbsp;industriels. Pour autant, la diversification n’est pas en reste&nbsp;: en dernier
    lieu, le CIC nantissait Chinalco de 120 milliards de dollars pour rafler Rio Tinto</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, deuxième groupe minier mondial. &nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Les fonds souverains, qualifiés de «&nbsp;<em>caisses noires</em>&nbsp;</span><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon;"><strong>8</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">» par Simon Johnson, économiste en chef au FMI, progressent
    vite, décidés à troquer leurs oripeaux de parvenus&nbsp;contre de véritables habits de lumière : selon l’observatoire IFSL, les fonds qu’ils géraient fin 2006 avoisinaient les 2.500 milliards de
    dollars, devançant largement les 2.000 milliards des hedge funds, mais loin derrière les assureurs - 15.200 milliards, les fonds d’investissement – 21.700 milliards et les fonds de pension avec
    22.600 milliards de dollars</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Une
    étude Natixis évaluait à 3.355 milliards de dollars le poids des fonds souverains à fin 2007, projetant entre 12.000 et 15.000 milliards leur surface financière à l’horizon 2015</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>9</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, dénotant toute la montée en puissance de
    ces nouveaux titans. Voilà de quoi effrayer le Landerneau financier, quoique celui-ci, notamment américain, n’ait pas snobé la manne qui a déferlé sur ses groupes financiers, comptés debout,
    depuis le&nbsp;printemps 2007 – une soixantaine de milliards de dollars. Autres temps, autres mœurs&nbsp;: il y a peu, les autorités de l’Union empêchèrent le pétrolier chinois CNOOC de faire
    main basse sur la compagnie Unocal, et plus récemment encore, le fonds de Dubaï de s’emparer des infrastructures de six ports américains</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon;"><strong>10</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Lequel fonds emirati&nbsp;et celui du Qatar (QIA) sont
    propriétaires de 48% de la Bourse de Londres, la major européenne du secteur. Impavide, le Marché avance.<br></span>&nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Bien sûr, nul ne craint le goliath norvégien GPFG, ses&nbsp;puissants capitaux,&nbsp;disséminés sur plus de 4000 sociétés,
    ses participations, rarement au-delà du pourcent, sa vertu, comme étendard, qui délaisse les firmes liées à l’armement et exclut Wal-Mart pour atteinte répétée aux droits humains&nbsp;! Sacrés
    scandinaves, à nous montrer chaque jour une autre voie, celle de l’éthique, du Bonheur Intérieur Brut, loin de la fureur. Pour les autres fonds, asiatiques, moyen-orientaux, les choses roulent
    moins&nbsp;: les politiques redoutent en effet l’intrusion de pays aux capitaux plus affirmés que leur démocratie, aux desseins obscurs sinon obscurcis par l’opacité de leurs buts ; les
    financiers, quant à eux, voient en ces chevaliers blancs une preuve de plus du dynamisme du Marché, qui a survécu. Ils y voient surtout des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">investisseurs à long terme</span><em>Nouveau millénaire, nouvelle ère. Celle de
    l’économie vint à l’aube du troisième, après que le Marché eut survécu à la dévastation monétaire des économies asiatiques, à la liquidation financière de la Russie nucléaire et au fiasco
    retentissant du hedge fund le plus fameux de l’écliptique …</em></a>, «&nbsp;<em>comme une force contribuant à la stabilité financière</em>&nbsp;» selon Robert Kimmitt, vice-ministre étasunien
    des finances qui s’y connaît en subprimes incendiaires, des sujets qui «&nbsp;<em>n’ont pas d’exigence de rentabilité déraisonnable</em>&nbsp;» selon Patrick Artus, hors le rendement des titres
    convertibles émis lors&nbsp;des recapitalisations bancaires, entre 9 et 11%</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>11</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Voilà néanmoins qui prélude à des exodes massifs de capitaux vers le Golfe et l’Asie, déjà&nbsp;inflationnistes, et à d’autres
    passages de témoin. Le Marché ira-t-il jusqu’à se contredire, de patriotisme économique en protectionnisme financier&nbsp;?</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Après sa désindustrialisation, attestée par quarante années de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5921730.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">déficits commerciaux</span><em>Le Shanghai Index montait. En 2006, son irrésistible
    ascension l’avait déjà propulsé de 130% ; n’était-ce un léger repli, il continuait. Le 26 février, l'indice culmina à 3040 points, après dix séances de hausse quasi-continue et un gain de 16%
    …</em></a>, voilà que le secteur bancaire de la première puissance mondiale, les USA, mal regardant sur le risque de crédits destinés, de toute façon, à être titrisés puis revendus, s’est jeté
    dans les bras de fonds souverains. Peu à peu, la substance américaine, manufacturière et financière,&nbsp;s'égaie à vau-l'eau. Niall Ferguson, historien à Harvard,&nbsp;a comparé cette situation
    à celle qui&nbsp;mena l’empire ottoman à sa fin, en 1870</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>12</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Jacques Attali et Emmanuel Todd prédisent la fin de celui à la bannière étoilée d’ici deux à trois décennies.&nbsp;Un monde
    multipolaire est en marche. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <strong>&nbsp;</strong>&nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    <hr size="2">
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">(1) La Tribune, le 17/01/2008&nbsp;- «
      L’action Mizuho sanctionnée à la Bourse de Tokyo »<br>
      (2) Alternatives Economiques, Octobre 2007 - «&nbsp;Quand les Etats investissent la finance »<br>
      (3) Peterson Institute for International Economics - «&nbsp;<a href=
      "http://209.85.135.104/search?q=cache:kvw_GPmgT2EJ:banking.senate.gov/_files/111407_Truman.pdf+A+Scoreboard+for+Sovereign+Wealth+Funds+es&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;cd=1&amp;gl=fr"><span style=
      "color: #339966; line-height: 115%; mso-bidi-font-size: 8.0pt; mso-ansi-font-size: 8.0pt;"><span style="color: #339966;">A Scoreboard for Sovereign Wealth Funds</span></span></a> »</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Principaux fonds fin 2006 (capitaux sous mandat en milliards de dollars) – EAU (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">875</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Singapour
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">438</span></strong><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">), Norvège (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">329</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Koweït
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">213</span></strong><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">), Russie (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">141</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">),
      Qatar(</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">50</span></strong><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">), Australie (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">49</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Algérie
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">43</span></strong><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">) Etats-Unis (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">40</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Brunei
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">30</span></strong><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">), Corée du Sud (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">20</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Kazakhstan
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">19</span></strong><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">), Malaisie (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">18</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Venezuela
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">16</span></strong><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">) … pour un montant total de 2.123 milliards de dollars. Depuis lors, la Chine a fait une entrée en force, l’Arabie Saoudite s’apprête
      à le faire.&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(4) La Tribune, le 25/01/2008 (Supplément) - «&nbsp;De nouveaux prédateurs déguisés en sauveurs de la finance &nbsp;»</span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(5) Radio86, le 12/07/2007 - «&nbsp;Les réserves de change chinoises&nbsp;: plus haut, encore plus haut »<br>
      (6) Courrier International, du 22 au 28/11/2007 - «&nbsp;L’inquiétante puissance des fonds souverains »<br>
      (7) Reuters, le 03/02/2008 - «&nbsp;Pour Rio Tinto, Chinalco aurait accès à 120 milliards de dollars »<br>
      (8) Economie Matin, le 21/01/2008 - «&nbsp;Faut-il avoir peur des fonds souverains&nbsp;? »<br>
      (9) Le Monde, le 15/01/2008 - «&nbsp;L’essor des fonds souverains inquiète l’économie mondiale »<br>
      (10) Ces affaires datent de 2005 et 2006<br style="mso-special-character: line-break;">
      <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 8pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 8pt">En 2006, le
      Dubaï Ports World soutenu par le fonds emirati, proposa 6,85 milliards de dollars pour racheter les infrastructures de six ports majeurs américains&nbsp;: Miami, Philadelphie, New York, Newark,
      Baltimore et la Nouvelle-Orleans. Le président George Bush fit savoir qu’il mettrait son veto personnel sur ce dossier. En juin 2005, CNOOC, société cotée mais contrôlée à 70 % par l'État
      chinois, lança une offre de 18,5 milliards de dollars pour Unocal, une compagnie pétrolière américaine, surenchérissant de plus de 1,5 milliards de dollars sur l'américain Chevron Texaco qui
      avait fait une offre amicale en avril. L'opposition a été forte parmi les parlementaires américains, qui ont estimé qu'une telle opération compromettrait la sécurité de l'approvisionnement en
      énergie des Etats-Unis. L’affaire fut rejetée.</span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(11) Les Echos, le 17/01/2008 - «&nbsp;Singapour a investi près de 20 milliards depuis la crise »<br style=
      "mso-special-character: line-break;">
      <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <em><span style="font-size: 8pt; color: windowtext"><span style=
      "font-size: 8pt; font-style: normal; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-style: italic;">«&nbsp;Selon Financial News, Citigroup
      va devoir payer 1,7 milliards de dollars par an pour rémunérer les différents investisseurs ayant participé à ses deux recapitalisations d’urgence. Depuis le mois de novembre, Citigroup a reçu
      20 milliards de dollars de cash de la part de fonds souverains et d’autres investisseurs qui ont souscrit des titres reconductibles. La première recapitalisation, de 7,5 milliards de dollars,
      annoncée&nbsp;en novembre était rémunérée à 11%, soit 825 millions de dollars par an. La seconde, de 12,5 milliards de dollars l’est à 9%, soit 875 millions de dollars par an. Dans le cas de la
      deuxième opération, les obligations sont sans maturité et incessibles pendant les sept première années. Si aucun des investisseurs ne les convertit en actions pendant cette période, elles
      auront donc coûté plus de 6,1 milliards de dollars à Citigroup.</span></span></em> <em><b><span style=
      "font-size: 8pt; font-style: normal; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-style: italic;">»</span></b></em><em style=
      "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 9pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span></em>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;(12) Alternatives Economiques, Février 2008 - «&nbsp;Le double visage des fonds souverains »</span><span style=
      "font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br style="mso-special-character: line-break;">
      <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
    </p>
    <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
      <hr size="2">
    </div>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;</span></span><span style=
      "font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style=
      "font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; line-height: 115%;"><span style=
      "font-family: verdana,geneva;">Illustration</span></span></span><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;: Blason de la cité lyonnaise</span></span></span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 19:16:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-16348957.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-16348957-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’inflation, invitée surprise]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-14326144.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><img class="GcheTexte" height="210" alt="inflation-dollar-gris-copie-1.JPG" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81//inflation-dollar-gris-copie-1.JPG" width="249"></span>Le bolivar est mort, vive le bolivar ! Au pays du Libérateur, l’or noir est partout, aux abords du
    lac Maracaibo,&nbsp;sur la ceinture de l’Orénoque, qui regorge et inonde le Venezuela d’une manne céleste. En cinq années, les cours mondiaux du pétrole ont bondi, offrant à Caracas, qui en
    retire 90% de ses recettes d'exportation, les moyens de mener ses affaires. Las, cet afflux de liquidités s’est payé au prix d’une inflation à deux chiffres, la plus élevée du Mercosur. En sorte
    que la monnaie locale, sinistrée, changera de braquet dès janvier prochain : le bolivar nouveau en vaudra mille anciens <strong><sup><span style="color: maroon">1</span></sup></strong> ! Voilà
    une partition connue ; elle fut déjà jouée, voici cinq siècles, depuis cette « Terre de Grâce » si prodigue en&nbsp;minéralités : toutes les richesses que les <span style="color: black"><a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6161031.html"><font face="Times New Roman"><font color="#3366FF">conquistadors y raflèrent</font></font><em>Tant de richesses subjuguaient : les
    perles de Margarita, les émeraudes de Muzo, l’or de Maracaïbo, de Yaracuy, celui des Incas qu’on dépouillait, mais surtout l'argent, à profusion, des mines de Potosi, de Zacatecas et d’ailleurs.
    Les galions royaux, aux armes de Castille, regorgeaient de trésors, arrachés au sol d’Amérique, qu’on débarquerait à Séville si peu qu’on échappât aux pirates et aux vagues océanes
    …</em></a></span> finirent par mettre au tapis l’économie de la Mère Patrie, l’Espagne, terrassée par l'œdème monétaire.</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">Les temps ont passé mais les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Déconnecté de l’offre, l'embonpoint&nbsp;monétaire, qu’il
    soit&nbsp;hérité de la planche à billets ou d’une entrée massive de devises, est source d'inflation. Chaque nouveau billet de banque, fût-il de Weimar ou d’ailleurs, amoindrit la valeur du
    précédent, et augmente celle de tout le reste. Dans les cas graves, la surliquidité entretient l’excitation des marchés, qui papillonnent, et cette volatilité fait le lit de tous les&nbsp;excès.
    L’instabilité financière devient la règle, et rend le banquier central&nbsp;prudent : l’augmentation de la masse monétaire eurolandaise au rythme de 12% l’an est à ce titre révélatrice</span>
    <span style="font-size: 10pt"><strong><sup><span style="color: maroon">2</span></sup></strong><span style="color: black">. Voyez cependant Alan Greenspan, ex-patron de la Fed, qui fit mieux en ce
    domaine que tous ses devanciers&nbsp;: durant son mandat, il imprima deux fois de plus de dollars que tous ses prédécesseurs réunis, et tripla la base
    monétaire</span>&nbsp;<strong><sup><span style="color: maroon">3</span></sup></strong><span style="color: black">&nbsp;cependant que le PIB des Etats-Unis ne s’appréciait que de 50% !&nbsp;Ce
    trop-plein&nbsp;imbiba tout&nbsp;: les Bourses flambèrent, l’immobilier étincela, et l’on vit enfler la plus grosse bulle financière du XX<sup>è</sup> siècle. Le
    maestro</span>&nbsp;<strong><sup><span style="color: maroon">4</span></sup></strong><span style="color: black">&nbsp;eut beau tancer cette <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><font face="Times New Roman"><font color="#3366FF">exubérance irrationnelle</font></font><em>Comme toujours, on ne vit rien venir. La veille
    encore, chacun vaquait à ses affaires, et les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce jeudi 5 décembre 1996, les bourses du Vieux continent conclurent une séance
    ordinaire …</em></a> qu’il éperonnait lui-même, rien n’y fit&nbsp;: car c’est un fait constant, les boursiers sont moins regardants lorsque l’inflation concerne leurs actions&nbsp;! Puis, le réel
    émerge&nbsp;; une bulle crève, une autre surgit, sans autre désir pour les Marchés que de changer de stimulus. L’heure est à celle des matières premières&nbsp;: l’inflation n’est jamais en peine
    de boutefeux.</span></span>
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal" align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">Bien sûr, le pétrole, encore lui, mène la danse, qui frisa récemment les 100 dollars le baril à New York, doublant son cours depuis janvier 2007.
    Pourtant, la géopolitique autant que la géologie peinent à expliquer cette soudaine frénésie ; les spéculateurs semblent plus à l'aise ici qu'ailleurs, notamment sur l’IPE londonien</span>
    <span style="font-size: 10pt"><strong><sup><span style="color: maroon">5</span></sup></strong> <span style="color: black">où la situation du brent est surréaliste : 60% de la production mondiale
    y voit son prix fixé par celui&nbsp;du pétrole de la mer du Nord qui ne représente que 0,4% du tout</span>&nbsp;<strong><sup><span style="color: maroon">6</span></sup></strong> <span style=
    "color: black">! Au-delà, rien ne résiste à l'incendie : l’indice Reuters/Jefferies CRB, qui agrège des commodités aussi disparates que le cuivre, le coton ou le cacao</span>
    <strong><sup><span style="color: maroon">7</span></sup></strong><span style="color: black">, a forci de 25% entre mi-janvier et novembre 2007. Mieux, octobre aura vu l’indice&nbsp;se hausser
    de&nbsp;10%, une rapidité de progression inconnue depuis 25 ans ! Le charbon a vu son prix tripler en trois ans, le plomb a vu le sien doubler en un an</span> <strong><sup><span style=
    "color: maroon">8</span></sup></strong><span style="color: black">, dopés par l’aspiration des pays émergents mais aussi par l</span></span><span style="font-size: 10pt">es baisses récentes du
    <em>prime rate</em>, éloignant le spectre d’une récession et soutenant la demande. Sur leurs <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3982252.html"><font face=
    "Times New Roman"><font color="#3366FF">marchés à terme</font></font><em>Sur le Chicago Board of Trade (CBoT), l’un des cénacles où se cotent les produits agricoles, les traders font bouillir le
    riz ; l'élan de la graminée pousse quelques-uns à parier sur le doublement du prix du riz d’ici deux ans …</em></a>, les produits agricoles ne sont pas en reste : le prix du</span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: black">blé et des protéagineux (légumes secs, luzerne, …) a quasiment doublé en un an, celui des oléagineux (tournesol, soja, …) a pris 50%. En France, l’Insee signale
    que les prix agricoles à la production ont crû de 18% en l’espace d’un an seulement<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon">9</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: black">. Il faut s'y résoudre : l’inflation est dans nos jambes et jappe.</span>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">De fait, la hausse des prix résonne,&nbsp;surprenant la plupart des économistes. Interrogés début septembre, les moins prudents, ou les plus
    optimistes, que l’on questionnait sur l’évolution des taux de la BCE, opinèrent ainsi&nbsp;: «&nbsp;<em>L’inflation ralentit malgré la hausse du prix du pétrole</em>&nbsp;» (Xavier Timbeau,
    OFCE), «&nbsp;<em>une inflation sous contrôle et qui va le rester&nbsp;»</em>&nbsp;(Christian de Boissieu, CAE),&nbsp;«&nbsp;<em>le risque inflationniste que la BCE disait percevoir ne peut que
    s’atténue</em>r&nbsp;» (Michel Aglietta, Paris X)<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon">10</span></sup></strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: black">. Le taux d’inflation de la zone euro fit exactement l’inverse&nbsp;: tandis qu’il se gondolait encore à 1,7% en rythme annuel en août, il atteignit 2,1% en
    septembre, 2,6% en octobre, puis 3% en novembre, son plus haut niveau depuis mai 2001, signant la</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">« hausse généralisée et durable du niveau
    général des prix » que nous enseignent les manuels. Ce retour en force, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3781397.html"><font face="Times New Roman"><font color=
    "#3366FF">mal prévisible</font></font><em>Le grand public est attentif à l’inflation, et singulièrement depuis le premier choc pétrolier, en 1973, qui marqua les esprits. Les pays de l’OCDE
    durent alors affronter des taux très supérieurs aux 4,9% annuels qui roulaient en moyenne depuis la fin de la deuxième guerre mondiale …</em></a> paraît sérieux&nbsp;: en Allemagne, locomotive de
    l’Union, les prix à la consommation ont fait un bond de 3% sur un an, le plus mauvais chiffre depuis treize ans&nbsp;; le Japon a connu en octobre sa première hausse des prix depuis dix mois sous
    l’effet&nbsp;des carburants&nbsp;; la Chine vient d’établir un nouveau record décennal avec une inflation de 6,5% en août. Ainsi, l’un des thèmes favoris liant la désinflation des quinze
    dernières années à l’excellence des politiques monétaires de Banques centrales indépendantes et appliquées, montre-t-il ici clairement sa limite&nbsp;: l’inflation marche seule. La
    mondialisation, sans égale, finira elle-même par se lasser.</span> <span style="font-size: 10pt; color: black"><span>&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">Assurément, depuis les années 1990, l’importation massive de produits à bas coût en provenance des pays émergents&nbsp;aura mieux contribué à la
    modération des prix que toute autre politique. Cette concurrence a imposé son <em>modus vivendi</em> aux entreprises, sommées de ne pas augmenter leurs prix pour rester dans la course, et à leurs
    salariés, priés de rabattre&nbsp;leurs prétentions pour rester dans la place. Les salaires ont&nbsp;fait montre de stabilité&nbsp;: dans la zone euro, la variation des rémunérations par tête est
    demeurée proche de 2% entre 1999 et 2006&nbsp;; au Japon, les salaires ont même reflué jusqu’en 2005<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon">11</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: black">. La donne change&nbsp;: partout, la question du pouvoir d’achat redevient centrale. La Chine
    n’échappe pas&nbsp;à cet appel&nbsp;: après 14% de hausse des salaires en 2006, les conjoncturistes y prévoit une hausse de 18,6% pour 2007<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon">9</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: black">&nbsp;! Et même si,</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">selon Natixis,</span>
    <span style="font-size: 10pt; color: black">le coût du travail par unité produite y reste quatre fois moindre qu’aux Etats-Unis, même si plusieurs centaines de millions de paysans misérables y
    constitue un réservoir de main d’œuvre bon marché, la désinflation mondialisée a du plomb dans l’aile. Petit à petit, l’opinion fait son chemin, qui n’est à plus à s’encombrer d’idées confuses
    sur le libre-échangisme compétitif&nbsp;ou l’économie récessive ; la hausse des salaires devient une cause planétaire ; la spirale inflationniste qui s’ensuivra sera l’affaire des autorités qui
    ont à dire&nbsp;sur ces sujets. &nbsp;</span>
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal" align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">Hypertrophie monétaire, flambée des matières premières, revendications salariales, mondialisation, Banques centrales … Comme on le voit, l’inflation,
    protéiforme, n’est pas en reste de ferments ni de théories pour s’inviter au bal des Ardents. On comprendra surtout que la bête guettera sa proie jusqu’à la fin des temps.</span>
  </div><span style="font-size: 10pt"><br>
  &nbsp;</span><span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;<span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;<span style=
  "font-size: 10pt">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
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    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 7.5pt; color: black">&nbsp;<br></span><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">(1) La Tribune de l'Economie, le 05/09/2007&nbsp;- «&nbsp;Le carry trade à la
      vénézuélienne&nbsp;»<br>
      (2) Ibid - Michel Didier, Directeur général de Coe Rexecode<br>
      (3) William Bonner (2004)&nbsp; - «&nbsp;L'Inéluctable Faillite de l'Economie Américaine&nbsp;»<br>
      (4) Alan Greenspan lui-même, également&nbsp;surnommé&nbsp;«&nbsp;l'économiste des économistes.&nbsp;»<br></span><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">(5) International Petroleum
      Exchange - Place financière de Londres où se cote le Brent<br>
      (6) Eric Laurent (2006)&nbsp; - «&nbsp;La Face Cachée du Pétrole&nbsp;»<br>
      (7) Indice de référence des Matières Premières calculé par Reuters/Jefferies depuis 1957</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      <span style="font-size: 7.5pt; color: black">Panier de 19 contrats&nbsp;à terme&nbsp;couvrant 4&nbsp;familles de matières premières :&nbsp;pétrole et énergie,&nbsp;métaux précieux,&nbsp;métaux
      et&nbsp;produits agricoles. La composition du panier est la suivante : pétrole brut (WTI), fioul, essence sans plomb, gaz naturel, or, argent, aluminium, cuivre, nickel, sucre, coto, cacao,
      café, blé, porc maigre, jus d'orange, soja , maïs, bétail.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">(8) Le Monde, le 05/10/2007&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Les cours des matières premières flambent ...&nbsp;»<br>
      (9) Alternatives Economiques, Décembre 2007 - «&nbsp;Inflation, le retour ?&nbsp;»<br>
      (<span style="font-size: 7.5pt; color: #339966">10) La Tribune de l'Economie, le 05/09/2007&nbsp;- «&nbsp;Ce que les économistes suggèrent à la BCE</span> »<br>
      (11) Bulletin de la Banque de France, N° 152, Août 2006<br></span>
    </div>
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        &nbsp;
      </div>
      <div>
        <div style="background: #f8fcff" align="center">
          <hr>
        </div>
        <div style="background: #f8fcff">
          <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
        </div>
        <div style="background: #f8fcff">
          <u><span style="font-size: 8pt; color: red"><font color="#FF0000">Illustration</font></span></u> <span style="font-size: 8pt; color: red">:&nbsp;Dollars en vrac</span>&nbsp;<br>
          &nbsp;
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 03 Dec 2007 15:31:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-14326144.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-14326144-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Economie pure]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6663017.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><img width="234" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/pareto.jpg" height="298" class="GcheTexte"></span>Winston Churchill est
    moins connu pour le prix Nobel de littérature, qu’il obtint en 1953, que pour la réputation qu’il se forgea en occupant, cinquante ans durant, le devant de la scène politique britannique,
    s’opposant notamment aux desseins nazis avec le courage que l’on sait. Homme d’Etat de premier plan, controversé un temps, adulé un autre, il aimait à dire que l’économie dépassait son
    entendement, et celle-ci le lui rendit bien&nbsp;: en 1925, cependant qu’il occupait la Chancellerie de l’Echiquier, il prit la décision de rattacher à nouveau la livre sterling à l’or. Il la
    fixa à son niveau d’avant-guerre. Las, dix années d’inflation de guerre et d’après-guerre avait laminé la monnaie : cette parité gâta tout, le chômage augmenta, la récession s’installa,
    désastreuse, qui fit persifler John Keynes sur les « Conséquences économiques de M. Churchill ».</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">Puis son tour vint&nbsp;: il railla bientôt qu’il en savait assez sur l’économie pour estimer salutaire le départ de Sir Montagu Norman <strong><sup><span style=
    "color: maroon;">1</span></sup></strong>, rien de moins que le gouverneur de la Banque d’Angleterre, qui professait la primauté des marchés et le besoin de « <em>sortir les problèmes économiques
    du champ politique</em>&nbsp;» <strong><sup><span style="color: maroon">2</span></sup></strong>. Une vieille antienne !</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">Aujourd’hui encore, la question décisive, celle de la place de l’Etat, demeure entière, irrésolue, depuis le vacillement de l'Ancien Régime, quand les Lumières
    éveillèrent les âmes et soufflèrent ce vent de liberté qui aéra les places. La science économique <strong><sup><span style="color: maroon">3</span></sup></strong> s’empara du problème :&nbsp;on
    délibéra beaucoup. Assez vite, les mathématiques furent citées à comparaître, sur ce sujet et d’autres, affirmant <em>en force</em> la nature quantitative des lois économiques, c’est-à-dire leur
    filiation à la famille scientifique. Après l’intermède keynésien, les néo-classiques raffinèrent l'ordre mathématique, sous la houlette de <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4593212.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">Milton Friedman</span></a>, l’un de ceux qui imprégna le plus la pensée du
    XX<sup>ème</sup> siècle. D'aucuns, <em>libertariens</em> <strong><sup><span style="color: maroon">4</span></sup></strong>, opineront d'emblée que l’Etat n’est en rien nécessaire à la vie du
    marché. Chacun s’échina à démontrer ses vues, alignant à l’envi équations et inconnues, desquelles émergeraient, du moins le souhaitait-on, une loi d’airain qui installerait le marché à sa
    véritable place, la première. Rien de probant n’émergea de cette forge. Car le temps ne se fige jamais, et les hommes, changeants, ignorent souvent l’attitude que les théories leur vouent. Ce qui
    complique tout. Rien n’est constant. Tout est qualitatif.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">En 2004, on crut voir un bout du tunnel&nbsp;au sujet du rôle des banques centrales ; la Banque de Suède <em>nobélisa</em>&nbsp;<a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26210764.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Finn Kydland et Edward Prescott</span></span><em>Le choix des lauréats
    Nobel de l’année 2004, section Economie, fut la goutte qui fit déborder le vase : l’américain Edward Prescott et le norvégien Finn Kydland obtinrent le prix pour un article de 1977, dans lequel
    ils avaient établi, mathématiques à l'appui, que les banques centrales doivent échapper à toute pression des élus. Lors de la cérémonie de remise, sous le patronage du roi de Suède, les orateurs
    exaltèrent le …</em></a> pour des travaux de 1977 qui fondaient la nécessité de protéger les banques centrales de la pression des élus. C’est-à-dire qui théorisaient l’indépendance des grands
    argentiers. Dans leur discours, les lauréats prirent à témoin la situation britannique, néo-zélandaise, mais aussi … suédoise <strong><sup><span style=
    "color: maroon">5</span></sup></strong>&nbsp;! D'aucuns trouvèrent la potion amère ;&nbsp;un vent de fronde souffla alors sur la planète scientifique, qui écorna le renom des nominés&nbsp;et
    celui de leurs travaux : la question continua de diviser. L'Histoire elle-même bégayait : en 1946, après deux cent cinquante années d'indépendance,&nbsp;la Banque d’Angleterre fut nationalisée,
    sûrement au grand dam de Sir Montagu Norman&nbsp;; puis vint le néo-libéralisme thatchérien, qui, curieusement,&nbsp;ne trouva rien à redire à&nbsp;cette soumission de la Banque au pouvoir
    politique&nbsp;; enfin, en 1997, les travaillistes rendirent à la vielle Dame sa liberté, satisfaisant à l’occasion aux conditions du traité de Maastricht pour une éventuelle entrée dans la zone
    Euro.&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt">On vit en France, à l’occasion des présidentielles 2007, les deux principaux candidats émettrent des opinions critiques sur le rôle de la Banque
    Centrale européenne. Sans doute n’avaient-ils pas entendu Kydland et Prescott. Ils en entendront d’autres, peut-être, selon l’intérêt qu’ils auront à le faire.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">Car au fond, les uns semblent bien avoir besoin des autres&nbsp;: les économistes, peu recherchés par les entreprises privées qui goûteraient mieux des <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4088438.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">prévisions plus fiables</span></a>, prospèrent auprès des gouvernants. La source de
    revenu et le prestige qu’ils en retirent dépendent assez de l’empathie de leurs théories avec l’air du temps, c’est-à-dire de la capacité des hommes politiques à s’en prévaloir. Quant à ces
    derniers, ils y trouvent le confort de pouvoir justifier leurs options à l’aune d'obscures vérités, invérifiables, généralement invérifiées. On vit cela aux Etats-Unis, dans les années 1970,
    quand la <span style="color: #000000;">Reaganomics</span>, c’est-à-dire la politique très libérale de l’Union, allait de concert avec l’école de Chicago <strong><sup><span style=
    "color: maroon;">6</span></sup></strong>, sans que l’on sache bien laquelle des deux entraînait l’autre. La tradition française est plus à la méfiance&nbsp;: Charles de Gaulle ergotait moins -
    «&nbsp;<em>L’intendance suivra</em>&nbsp;» (formule peut-être apocryphe) -&nbsp;; François Mitterrand, plus irrité, lâcha, en 1975&nbsp;: «&nbsp;<em>L’économie n’est qu’une ébauche des sciences
    humaines, c’est-à-dire une discipline dont l’approche des méthodes échappe à la rigueur des sciences exactes, en ce que l’expérience essentielle qui permet de conclure qu’une hypothèse émise est
    vraie ou fausse n’existe pas&nbsp;</em>» <strong><sup><span style="color: maroon">7</span></sup></strong>. Toute la grandeur des hommes d’Etat est là&nbsp;: ils décident. Quoiqu’on pense
    d’eux.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">On n’opinera pas ici sur l’efficacité des politiques menées par les uns et les autres, tant c’est un art facile de tirer la flèche du Parthe quand la pièce est jouée
    et les faits connus. Winston Churchill s’égara en 1925 sur la parité livre-or, avec l