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    <title><![CDATA[Boursonomics (Economics)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763059.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Economics&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Economics)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.marc-aragon.net</copyright>            <category>Economics</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La science lugubre]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-la-science-lugubre-48125683.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x297/0/39/81/81/Blog/La-science-lugubre.gif" alt="La science lugubre" class="GcheTexte" height="297" width="300">En 1834, toute opposition au pouvoir du Roi
    des Français avait été muselée, et mise hors d’état d’ourdir. La subversion politique était guettée partout, où qu’elle pût manigancer, jusqu’au Bas-Languedoc du fieffé Charles Teste, un citoyen
    poursuivi pour des crimes qui n'avaient pourtant jamais dépassé le militantisme <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #993300;">1</span></span></strong></span></span></sup></span>. Connu pour ses
    idées républicaines et jacobines, fin lettré, cet insurgé des journées de Juillet fatales à Charles X réédita peu après sous le pseudonyme d’Adolphe Rechastelet, une anagramme de son nom cousue
    de fil blanc, l’œuvre majeure d’Etienne de La Boétie, « De la servitude volontaire ou le Contr’un », écrite trois siècles auparavant. L’actualité du discours l'avait époustouflé, qui articulait
    la mécanique de l’inféodation des peuples, depuis le tyran et ses tyranneaux rapprochés, jusqu’aux obligés les plus lointains, courtisans de passage et enrichis de circonstance, ces « affamés de
    places et de budgets ». Tous s’y entendaient selon lui pour domestiquer la multitude, « barbares et prolétaires <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #993300;">2</span></span></strong></span></span></sup></span> », qu’une longue
    habitude du servage tenait à quia. Les arguments de la partie adverse n’étaient pas d’une moindre violence.<br>
    <br>
    Dans sa transcription du texte de La Boétie, Adolphe Rechastelet alias Charles Teste ne se priva pas d’annoter le récit de l’auteur, sans ambages ni circonlocutions, pour harasser le régime en
    place. Un prétexte accessoire lui permit notamment d’épingler le baron Louis Bouvier du Molart, ex-préfet de Lyon, en poste lors de la révolte des canuts de novembre 1831 qui s’acheva dans un
    bain de sang – 89 morts, 324 blessés. Ce pur produit de la nomenklatura s’était piqué, peu après son éviction par Casimir Périer, d’expliciter les « Causes du malaise qui se fait sentir dans la
    société en France » (1834), collationnant savamment <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-12273410.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">nombre de statistiques</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Statistiques en stock</span></strong><br>
    <br>
    (…) En ce 5 mai 1789, une grande presse courut à l’hôtel des Menus Plaisirs : les Etats Généraux, qui n’avaient plus été réunis depuis 1614, siégeaient à nouveau, avec ce désir d'assainir les
    affaires de France. Le roi, monarque brouillon et indécis, discourut le premier, gauchement Le Garde des Sceaux susurra ensuite les intentions du souverain, qui n’en avait aucune. Puis vint le
    tour de Jacques Necker Directeur Général des Finances et banquier à la réputation établie ; on attendait qu’il dévoilât un vaste dessein, un plan ambitieux qui eût sorti la nation de l’ornière et
    qu’on pût appliquer sur l’heure : las, on eut des chiffres indigestes, jusqu’à la nausée, trois heures durant (…)<br>
    <br></em></a> &nbsp; et de considérations d’économie politique pour conclure « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">que la trop grande population étant la cause première de notre malaise, il
    fallait se hâter d’employer tous les moyens, prendre toutes les mesures, mettre en usage toutes les ressources, voire les plus immorales, pour étouffer la procréation des prolétaires, en décimer
    même la race, du moins autant qu’il sera nécessaire d’en diminuer le nombre pour garantir, conserver et augmenter même l’extrême aisance</em> (…) <em style="mso-bidi-font-style: normal;">des
    privilégiés de toute sorte</em> <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #993300;">3</span></span></strong></span></span></sup></span> ». Ainsi les pelés et les galeux du royaume d’en bas, miséreux en tout,
    n’avaient-ils qu’à bien se tenir, jusqu’à leurs ébats réfrénés, sous peine de pâtir durement voire de disparaître tout à fait. Ce darwinisme économique était assez commun à l’époque.<br>
    <br>
    Richard Cantillon, l’un des primats de l’économie politique outre-Manche avait déjà noté dans son « Essai sur la nature du commerce » paru en 1755, soit vingt ans après sa mort, que « <em>les
    hommes se multiplient comme des souris dans une grange s’ils ont les moyens de subsister sans limitation</em> <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #993300;">4</span></span></strong></span></span></sup></span> A une époque où
    l’industrie balbutiait, toute amélioration du niveau de vie, qui ne fût grevée par la famine ou la maladie, impliquait un accroissement des terres cultivables ou des rendements agricoles pour
    faire face à l’augmentation des âmes : faute de terres, le retour à l’état antérieur était assuré, et <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3882665.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">ainsi de suite</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Cycles économiques : la main de l’homme</span></strong><br>
    <br>
    Depuis les temps immémoriaux de l'antique Phénicie, dont les peuples navigateurs tracèrent les premiers sillons commerciaux du pourtour méditerranéen, l'Economie-Monde chère à Fernand Braudel n'a
    cessé de s'étendre et d'universaliser ses ricochets. Civilisations, cités-Etats, nations et empires ont prospéré, puis lâché prise, supplanté par de nouveaux arrivants, puis d'autres encore, plus
    ou moins glorieux, et les affaires des uns impliquèrent bientôt les intérêts de tous les autres. On connut des hauts et des bas, des jours filés de soie et des mauvais lendemains. Un éternel
    recommencement paraissait vibrer dans l'espace et le temps (…)<br>
    <br></em></a> . Un peu plus tard, David Ricardo, l’un des plus éminents économistes de ce temps, qui fut lui-même des deux camps qu’il opposait - capitaliste « qui surpassa et de loin tous ses
    contemporains à la Bourse » et propriétaire foncier -, mitrailla à son tour la classe ouvrière <em>: « La tendance invétérée des individus à s’adonner aux délices de la société domestique n’est
    freinée que par le principe de réalité ».</em> Cet euphémisme ne faisait que moderniser le jus copulatoire des thèses de Cantillon : toute hausse des salaires s’accompagne fatalement d’un essor
    démographique, qui détruit cette même hausse en inondant le marché d’un nombre accru de travailleurs. Les industriels aimèrent David Ricardo qui justifiait que les bas salaires étaient moins de
    leur fait que des irrépressibles fornications de l’humanité.<br>
    <br>
    Nul autre ne retiendra cependant mieux l’attention sur ces questions que le révérend Thomas Malthus, l’homme le plus moqué de son époque selon son biographe, « <em>qui se félicitait de la petite
    vérole, de l’esclavage et de l’infanticide</em> <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #993300;">5</span></span></strong></span></span></sup></span> ». Son père, un gentleman excentrique qui goûtait les Lumières, ami de David Hume,
    admirateur de Jean-Jacques Rousseau, lui mit le pied à l’étrier un jour de 1793 en le conviant à disserter sur le panégyrique d’un philosophe local, William Godwin, converti à l’optimisme d’Adam
    Smith, qui promettait un avenir radieux « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">où ne coexisteraient plus une poignée de riches et une multitude de pauvres (…) sans guerre, ni crime, ni
    d’administration de la justice, ni de gouvernement</em> ». Bref, le Marché, l’équilibre général, et l’harmonie béate ! Malthus mit à bas ces rêves de félicité en peu de pages <span style=
    "color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
    "color: #993300;">6</span></span></strong></span></span></sup></span>, et conjectura des lendemains plus sombres, quelles que fussent les avancées des sociétés. Ce contrepied aux idées nouvelles,
    celles de Condorcet notamment sur l’origine de la misère et de sa résolution, réputait que tout progrès ne pouvait à terme qu’éreinter l’espèce, laquelle ploierait sous son propre poids, celui de
    ses bouches avides, devenues trop nombreuses, bientôt affamées, et rien pour les nourrir. Les survivants anglais de la Grande Peste du XIVe siècle n’avaient-ils pas vu leurs salaires plus que
    doubler <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
    "color: #993300;">7</span></span></strong></span></span></sup></span> ? Thomas Carlyle qualifia l’économie de <em style="mso-bidi-font-style: normal;">dismal science</em> – la science
    lugubre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Les penseurs malthusiens imprègneront longtemps la scène classique de cette vision
    pessimiste où l’économie, toujours bornée par les oscillations du genre humain, jamais en mesure de triompher durablement sans déchoir, paraît finalement vouer les hommes à la pauvreté
    perpétuelle. Karl Marx s’emparera de ce mobile pour adjuger l’éternelle misère du prolétariat au sein du système capitaliste. Puis la transition démographique de l’Occident, c’est-à-dire la
    maîtrise des naissances, alors qu’il n’était « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">pas rare que dans les Highlands d’Ecosse, une mère ayant engendré vingt enfants n’en conservât que deux
    vivants</em> » (Adam Smith), les progrès de santé publique, le statut de la femme, le processus d’industrialisation et d’autres raisons mal connues, reléguèrent les thèses du pasteur au second
    plan. Les terres nourricières d’Angleterre, inextensibles, trouveront un relais naturel dans l’importation de denrées agricoles en provenance d’un Nouveau Monde esclavagiste, payées par un
    sous-sol riche en charbon. Mais le hasard géologique n’a qu’un temps, tout comme l’aléa biologique ou l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché, sinon servile. Ainsi l’économie-monde chère à
    Fernand Braudel, dont on voit assez combien <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-30444369.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">l'espace mondialisé</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">A propos du libre-échange</span></strong><br>
    <br>
    Une mode chasse l'autre, puis s'en revient après qu’on l'a abjurée. Les années folles virent le retour du libre-échangisme, hormis aux Etats-Unis où s’orchestrait encore une marche impériale à
    l’anglaise conforme à la prédiction d’Ulysses Grant. La crise de 1929 rappela le protectionnisme à l'avant-scène et d’aucuns y virent l’une des causes de la Seconde Guerre Mondiale, encore qu'à
    la veille du conflit le chômage eût diminué à peu près partout. Puis les temps globalisés, loués par les libéraux, reprirent la main : Ronald Reagan et Margaret Thatcher parrainèrent cette école
    devenue mondialisatrice fortune faite, une fois l’échelle tirée, ainsi que l'avait décrit Friedrich List (…)<br>
    <br></em></a> &nbsp; est défendu à corps et à cris, pourrait-elle bien réserver quelques retours de bâton malthusiens. La science lugubre ne s’attardera pas à distinguer ce qu’elle ponctionnerait
    alors du surplus.<br>
    <br>
    Les calamiteux augures de cette <em>dismal science</em>, que l’on avait remisés aux archives, retrouvent aujourd’hui un certain parfum de modernité. Quelques pays, plus ou moins misérables,
    verront leur population tripler d'ici 2050, d’autres, nombreux et à peine mieux lotis, doubleront leurs effectifs <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #993300;">8</span></span></strong></span></span></sup></span>. Dans cet infini
    grouillement de l'espèce, des hommes et des femmes, de chair et de sang, qu’il faudra bien nourrir et employer, chauffer et éclairer avec la dernière énergie, prolétaires compris. Cette
    gageure-là vaut bien une messe, révérend Malthus !&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt; background: #f8fcff;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">(1) Voir la monographie imprimée datée de 1834&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; background: none repeat scroll 0% 0% white; font-weight: normal;">« Procès des citoyens Voyer-d'Argenson, Charles Teste et Auguste Mie,
    prévenus d'avoir excité le mépris et la haine contre une classe de personnes, et d'avoir provoqué à la guerre civile, etc (21 décembre 1833) » - Bibliothèque Gallica – Sujet&nbsp;: France
    (1830-1848, Louis-Philippe)</span>
  </p>
  <p style="text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">(2) François Pugnière (2008) - «&nbsp;Les cultures politiques à Nîmes et dans le Bas-Languedoc
    oriental du XVIIe siècle »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">(3) Etienne de la Boétie - «&nbsp;De la servitude volontaire ou le Contr’un » (Edition 1836)</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 7.5pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;"><br></span><span style="background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal;">« Ouvrage publié
    en l’an 1549 et transcrit en langage moderne pour être plus à la portée d’un chacun voire des moins aisés, par Adolphe Rechastelet »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">(4) Richard Cantillon (1755) – <span>&nbsp;</span>«&nbsp;Essai sur la nature du commerce »</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 7.5pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;"><br></span><span style="background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Page 110 - « …
    Nous voyons tous les jours que les Anglais, en général, consomment plus de produit de terre que leurs pères ne faisaient&nbsp;; c’est le vrai moyen qu’il y ait moins d’habitants que par le passé.
    Les hommes se multiplient comme des souris dans une grange, s’ils ont le moyen de subsister sans limitation&nbsp;; les Anglais dans les Colonies deviendront plus nombreux, à proportion dans trois
    générations, qu’ils ne seront en Angleterre en trente&nbsp;; parce que dans les Colonies, ils trouvent à défricher de nouveaux fonds de terre dont ils chassent les Sauvages… »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;amp;amp; font-weight: normal;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">(5) Robert Heilbroner (1970) - «&nbsp;Les grands économistes »</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 7.5pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;"><br></span><span style="background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Page 79 - « … En
    ce qui concerne ce pauvre Malthus, écoutons son biographe James Bonar&nbsp;: ‘ Il fut l’homme le plus moqué de son époque. Bonaparte lui-même ne fut pas plus décrié de ses contemporains. Il était
    l’homme qui se félicitait de la petite vérole, de l’esclavage et de l’infanticide&nbsp;; l’homme qui dénonçait les soupes populaires, les mariages précoces et les secours communaux&nbsp;; l’homme
    qui avait eu l’imprudence de se marier après avoir tonné contre le fléau de la famille. Dès le début, jamais Malthus ne fut ignoré&nbsp;; il s’attira pendant trente ans un déluge de réfutations …
    »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;"><span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;">(6) Thomas Malthus (1798) - «&nbsp;Essai sur le principe de population&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(7) Daniel Cohen (2009) - «&nbsp;La prospérité du
    vice&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(8)
    Rapport de l’UNFPA 2004 (Fonds des Nations Unies pour la Population)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; color: #339966; font-size: 7.5pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &amp;amp;amp; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Les dix-huit pays qui dépasseront les 100 millions
    d’habitants en 2050&nbsp;: (Population en 2000 – Population en 2050) en millions d’habitants –</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Inde</strong></span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-weight: normal;">(1.016,94 – 1.531,44),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Chine</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(1.275,21 –
    1.395,18),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Etats-Unis</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(285 – 408,69),</span> <span><strong>Pakistan</strong></span>
    <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(142,75 – 348,70),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Indonésie</strong></span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-weight: normal;">(211,56 – 293,8),</span> <span><strong>Nigéria</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(114,74 – 258,47),</span> <span style=
    "font-size: 8pt;"><strong>Bangladesh</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(137,95 – 254,60),</span> <span><strong>Brésil</strong></span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-weight: normal;">(171,79 – 233,14) ,</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Ethiopie</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(65,60 –
    170,98),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>République Démocratique du Congo</strong></span> <span style="font-weight: normal;">(48,57 – 151,64),</span> <span style=
    "font-size: 8pt;"><strong>Mexique</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">( 98,93 – 140,23),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Egypte</strong></span>
    <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(67,78 – 127,40),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Philippines</strong></span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-weight: normal;">(75,71 – 126,96),</span> <span><strong>Vietnam</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(78,14 – 117,69),</span> <span style=
    "font-size: 8pt;"><strong>Japon</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(127,03 – 109,72),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Iran</strong></span>
    <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(66,44 – 105,48),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Ouganda</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(23,49
    – 103,25),</span> <span style="font-size: 8pt;"><strong>Russie</strong></span> <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;">(145,61 – 101,46)</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; font-weight: normal;"><span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "text-decoration: underline;">Illustration</span> : La Grande Famine Irlandaise (1845-1849) – The <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Irish Potato Famine</em></span>
  </h3>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &amp;amp;amp; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 06 Apr 2010 19:23:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-la-science-lugubre-48125683.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-la-science-lugubre-48125683-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fallaces et trompe-l'oeil]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-fallaces-et-trompe-l-oeil-46621505.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <br>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-weight: normal;"><img height="284" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x284/0/39/81/81/Blog/Fallaces-et-trompe-l-oeil.png.jpg" alt="Fallaces et trompe-l'oeil.png" class="GcheTexte"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Isaac Newton fit cette admirable promesse que le monde
    suivait une trajectoire déterministe, puis se fit ironiquement plumer dans le naufrage de la Compagnie des Mers du Sud en 1720. N’importe, cette fièvre de l’absolu étreignit les meilleurs
    esprits, astronomes ici, fascinés par le merveilleux ballet des planètes comme Urbain Le Verrier, mathématiciens là, épris de probabilités comme Pierre-Simon de Laplace</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, physiciens surtout comme Richard Feynman, prix Nobel ès qualités en
    1965, qui résuma assez le tout : « <em>Voilà les conditions actuelles, que va-t-il arriver maintenant ?</em> ». Vaste conjecture ! Mille générations de savants embarrassés sont ainsi commis à
    plancher sur des données toujours plus insuffisantes, à l’image de l’ordinateur géant conçu par Isaac Asimov, sans cesse à court d'informations, qui ne sut pas répondre à cette question avant la
    fin de l’univers</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt;"><strong>2</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">! On progressa néanmoins, arraisonnant çà et là quelques inconnues du
    système, jusqu’à augurer qu’on les lèverait toutes. L’économie, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6663017.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">en quête de pureté</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Economistes et gouvernants</span></strong><br>
    <br>
    (…) Le poids des réalités renverse toujours les modèles économiques les plus documentés et les mieux huilés, que l'on voudrait à l’égal de la physique déterministe, en proie à des faits plus
    permanents, sinon prévisibles. Rien ne fut négligé qui raffinât les formules, depuis Léon Walras - « Eléments d’économie politique pure », jusqu’à Maurice Allais - « Traité d’économie pure » ou
    le chef de file Milton Friedman - « Essais d’économie positive ». La dérive mathématique marginalisa l'objet initial. La pureté devint une obsession, et l'on perdit bientôt de vue l’essentiel.
    Bernard Maris fit observer, caustique, que la pureté absolue, c’est le vide (…)<br>
    <br></em></a>, ne mégota pas sur la quantité d’algèbre dans cette bataille contre l’incertitude. Pour le moins, les progrès ne sont pas manifestes. &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Kenneth Arrow, l’une des couronnes suédoises de la
    discipline, étudia longtemps le raisonnement inductif. Sa conviction vint rapidement que notre connaissance du monde, aussi bien de ses phénomènes naturels que des ressorts de l’espèce, était
    enrobée de brouillard. Météorologue pendant la Seconde Guerre mondiale, au cœur d’une incertitude cardinale, il se souvint avoir vainement dissuadé des officiers chargés d’établir des prévisions
    météorologiques pour le mois suivant : « Le général est conscient que ces <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4088438.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">prévisions sont fausses</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Presque toujours fausses</span></strong><br>
    <br>
    (...) Plus utile que l'art consommé de prédire le passé, plus difficile aussi, celui de présumer l'avenir ! Voyez les prévisions de croissance du millésime 2003 : un record ! Rarement les
    organismes ayant à mesurer la situation économique, offices, instituts, et observatoires de tout poil, ne mirent autant à côté de la plaque ! Collectivement anticipée comme une année de reprise,
    après le mauvais cru de 2002, l’année se terminera avec un taux de croissance de 0,8%, le plus faible de la décennie. Bah ! Quelques chiffres coupe-vent vont mieux que d’autres ; expertisés,
    cautionnés, invérifiables, on oublie généralement assez vite qu’ils étaient faux. Archi-faux (…)<br>
    <br></em></a>. Mais, il en a besoin pour planifier sa stratégie</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">». Bah, un général vaut bien un ministre du budget ! Et la
    thermodynamique du climat, une hypothèse de croissance ! Ainsi Kenneth Arrow, l’un des piliers du renouveau néoclassique de l'Ecole de Chicago, opinera-t-il sur le tard que «</span>
    <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">de vastes maux ont découlé
    de nos certitudes, que ce soit le déterminisme historique (…) ou le radicalisme en économie</span></em> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">». Cette ignorance rationnelle fut développée, dès 1957, par Anthony
    Downs, qui acheva de démontrer que l’idéologie, c’est-à-dire un système de croyances, est un ingrédient indispensable de la rationalité</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">. Ah, certaines idées peinent à trouver leur chemin selon leur degré de
    communion avec l’air du temps et les budgets qui les appuient ! Assaisonnées de mathématiques pour mieux circonvenir l’opinion, étouffées par les chiffres, certaines théories pâtissent, mais
    continuent de plaire.<br>
    <br>
    Quelques courbes firent la Une. Celle d’Arthur Laffer dans les années 1970, crayonnée au dos d'une serviette en papier d’un restaurant à Washington, illustra le fameux <em>trop d’impôt tue
    l’impôt</em>. En forme de cloche, cette parabole induit qu’au-delà d’un seuil d’imposition théorique, les taxes ont un effet désincitatif</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>5</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">sur l’activité économique, jusqu’à provoquer une réduction des
    recettes fiscales. La Reaganomics ne demandait pas qu’on justifiât tant ses baisses d’impôts ! Hélas, aucune preuve empirique de la pertinence de cette courbe ni de son universalité</span>
    <strong><sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;">6</span></sup></strong> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">n’a jamais été avancée, trouvant sur sa route de rudes contradicteurs
    comme Joseph Stiglitz ou Paul Krugman. Plus hyperbolique, mais non moins célébrée, fut la courbe du néo-zélandais Alban Phillips, qui prononça la relation exclusive du chômage et de l’inflation :
    ce serait l’un ou l’autre. Hélas, les années 1975 virent l’un et l’autre ! Paul Samuelson, qui fut l’un des plus ardents défenseurs de la courbe de Phillips, dut rendre les armes : « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Encore une loi économique fausse</em> !</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>7</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">». Plus narratif, plus tenace aussi quoique retoqué magistralement,
    voici enfin l’oukase du chancelier Schmidt, énoncé en 1978, qui liait les profits d’aujourd’hui aux investissements de demain et aux emplois d’après-demain. On connaît assez la suite ! <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6640437.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Slogans ou
    théorèmes</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Slogans et théorèmes</span></strong><br>
    <br>
    (…) Que nous dit Henri de Castries au sujet des résultats du millésime 2006 des majors du CAC40, au plus haut ? « Nous devrions nous réjouir du niveau de ces profits car ce sont eux qui
    financeront les investissements donc la croissance et les emplois de demain ». Hé, les profits sont gros, prometteurs de lendemains de plein emploi. Las, les trente dernières années actèrent
    précisément l’inverse ! Ah, l'éternelle redite du théorème de Schmidt, du nom du chancelier d’Allemagne fédérale ... Certains refrains sont vivaces, qui n’ont été vérifiés, ni encore démontrés
    par personne, mais restent tenus pour avérés par l’establishment, contre vents et marchés (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp; increvables, c’est égal : le réel compte peu. Incroyable brièveté de la mémoire financière, cher Galbraith !<br>
    <br>
    Retour au graal newtonien, et à son possible fossoyeur. Voici Edward Lorenz, mathématicien et météorologue, qui, un jour d’hiver 1961, pourrait avoir «</span> <em><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">fomenté la troisième révolution scientifique
    du XXe siècle après celle de la relativité et de la mécanique quantique</span></em> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></sup><sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>8</strong></span></sup>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">». Ayant réduit l’atmosphère à sa plus simple expression,
    Lorenz fit varier les conditions initiales de sa maquette, les vents, les températures, en limitant la précision de ses entrées à la troisième décimale : au-delà pensait-il, commençait un léger
    souffle d’air, incapable de perturber l’atmosphère à grande échelle. Ce zéphyr renversa tout, car son ordinateur conservait en fait six décimales pour modéliser les flux : d’une mesure à l’autre,
    ces petites erreurs se révélaient calamiteuses <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>9</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">! La théorie du chaos, dite effet papillon, était née : en 1963, Lorenz
    montra que trois variables suffisaient pour créer une tournure chaotique. Qu’une dynamique complexe puisse ainsi émerger d’un système purement physique en dit long sur l’inconnaissabilité de
    phénomènes moins permanents, travaillés par des humeurs changeantes, comme l’Economie, en proie à de multiples causes. La normativité économique libérale, qui fardait des présomptions en vérités
    dans des univers irréels, eût mérité de sombrer. Le dogme domina, insensible au réel. Et chacun d’opiner doctement sur des séries et des chiffres non stationnaires. A l'entour, inexpugnable,
    l'instabilité embusquée.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Einstein pensa relativité, Heisenberg fit de l’incertitude
      un principe. Les économistes, quant à eux, extrapolent <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ceteris paribus</em>, c’est-à-dire toutes choses égales par ailleurs. Dans ce monde enchanté où
      la sixième décimale n’existe pas, il y a peu de place pour le cygne noir de Nassim Taleb, le fait imprévu et imprévisible qui renverse tout. Qui aurait pu raisonnablement imaginer la
      banqueroute de la Russie nucléaire en 1998, la pulvérisation des Deux Tours en 2001, l’effondrement des plus grandes banques d’affaires de Wall Street, jusqu’à la faillite de Lehman Brothers en
      septembre 2008&nbsp;? Le réel est empli d’abrupts, de demi-tours, de battements d’ailes et de sauts quantiques, qui se gaussent des chiffres que l’on encapsule, des courbes qui les montrent et
      que l’on prolonge pour induire la suite. Seul le passé est déterministe : chaque observation résulte de mille autres, qui interagissent entre elles, infiniment renouvelées et jamais identiques.
      « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">En économie, on ne peut recourir à des expériences au sens strict : impossible de refaire l’histoire ; donc on ne peut jamais être sûr de ses
      conclusions</em></span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>10 <span style=
      "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></strong></span></sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">»
      prévient Joseph Stiglitz. Pourtant, nulle tribune économique ne saurait plus paraître aujourd’hui sérieuse qui ne fût assez dotée de graphiques et de spécialistes pour les commenter, asphyxiés
      par des chiffres souvent faux avant resucée, des théories incertaines et des graphiques qui cessent d’opérer dès leur parution.</span>
    </p><br>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">A l’exception d’Emmanuel Todd</span> <sup><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR;"><strong>11</strong></span></sup><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">, peu de spécialistes de l’Union Soviétique et de l’Europe de l’Est
      prédirent la chute de l’Empire Rouge. Cette banqueroute intellectuelle, qui méjugea l'Histoire et l'un de ses contrecoups économiques majeurs, devrait inciter quelques propagandistes orthodoxes
      à plus de retenue. Et rappeler à tous les autres que les théories les mieux chiffrées cèdent toujours le pas devant l’homme, qui domine tout. <span style=
      "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
    </p><br>
    <br>
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">
    (1) Pierre-Simon Laplace (1814) -<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> « Théorie analytique des probabilités »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 7.5pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Page II - «
    Une intelligence qui pour un instant donné connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était assez vaste pour
    soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’Univers et ceux du plus léger atome : rien ne serait incertain pour elle, et
    l’avenir comme le passé seraient présents à ses yeux. »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; font-size: 7.5pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(2) Ilya Prigogine (1997) -</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">«&nbsp;Les lois
    du chaos »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Page 27,
    citant Isaac Asimov, The Last Question (1956) - « … Serons-nous un jour capables de battre le second principe de la thermodynamique ? [ndla&nbsp;: ce principe exprime la croissance de l’entropie
    au cours du temps et introduit la flèche du temps, en sorte que passé et futur ne jouent plus de rôle symétrique] Telle est la question qu’un peuple, de génération en génération, de civilisation
    en civilisation, demande à un ordinateur géant. Pourtant l’ordinateur répond toujours : « Les données ne sont pas suffisantes ». Des milliards d’années passent, les étoiles et les galaxies
    meurent mais l’ordinateur connecté à l’espace-temps continue à calculer. A la fin, l’univers est mort mais l’ordinateur arrive à sa réponse. Il sait maintenant battre le second principe, et c’est
    à ce moment qu’un nouvel univers naît …»</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(3) Peter Bernstein (1998) -</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">«&nbsp;Plus forts
    que les dieux »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(4) Raymond Boudon (1990) - « L’art de se
    persuader</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Page 54 - «
    … C’est pourquoi l’on ne doit pas s’étonner que ce soit un économiste, Anthony Downs, qui ait démontré que</span> <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">l’idéologie</span></em> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">est un ingrédient indispensable de la</span>
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">rationalité</span></em><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">. Confronté à une décision complexe, l’acteur
    économique ou politique ne peut, nous dit Downs, accéder à l’information qui lui serait nécessaire pour agir en connaissance de cause. Il lui faut donc se déterminer à partir de croyances plus ou
    moins solidement fondées… »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(5) Célia Firmin - « La courbe de
    Laffer</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">« … De plus,
    une étude de Thomas Piketty (1998) portant sur la France conteste également les effets incitatifs des baisses d’impôt sur le revenu à destination des ménages les plus aisés. Il montre ainsi que
    les fluctuations des revenus d’activité des ménages du centile supérieur et des centiles directement inférieurs de la distribution des revenus dépendent surtout des fluctuations du cycle
    économique. Dans tous les cas, ces fluctuations sont toujours d’une ampleur beaucoup plus faible que celles du cycle économique ou de la fiscalité. Le fait que la baisse des taux marginaux du
    barème de 1993-1996 ait mécaniquement conduit à une baisse des recettes fiscales suggèrerait que le sommet de la courbe de Laffer n’aurait pas été atteint en France selon Piketty …
    »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(6) Georges Dumas (2003) - « La dérive de
    l’économie française&nbsp;: 1958-1981</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Page 64 - «
    … A la vérité, la courbe de Laffer n’a aucune base scientifique&nbsp;; elle ne figure pas les résultats d’une ou de plusieurs expériences&nbsp;; elle illustre seulement une hypothèse qui n’est
    avérée qu’à ses deux extrémités, lorsque le prélèvement atteint 100% du revenu et lorsqu’il est nul. Aucune preuve scientifique de sa pertinence n’a jamais été avancée et il est très probable
    qu’il n’existe pas de taux optimal de pression fiscale valable dans tous les pays, dans toutes les situations&nbsp;économiques et pour tous les systèmes fiscaux … »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(7) Bernard Maris (1990) - « Des économistes
    au-dessus de tout soupçon</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">»</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(8) Futura-Sciences, le 17/04/2008 - « Le
    grand mathématicien et météorologue Edward Lorenz est décédé</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">«</span>
    <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">En montrant que certains
    systèmes déterministes avaient des limites de prévisibilité, Edward Lorenz a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de l'univers cartésien et fomenté ce que certains appellent la troisième
    révolution scientifique du 20e siècle, après celle de la relativité et de la mécanique quantique</span></em> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">», résume Kerry Emanuel, professeur en Sciences
    atmosphériques au MIT.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(9) James Gleick (1991) -</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">«&nbsp;La théorie du chaos
    »<br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(10) Joseph Stiglitz (2009) -</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">«&nbsp;Quand le
    capitalisme perd la tête »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">(11) Emmanuel
    Todd (1976) - «&nbsp;La chute finale »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style=
    "color: #000000;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Baskerville Old Face&quot;,&quot;serif&quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;<br></span>
  </h3><span style=
  "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
  "text-decoration: underline;">Illustration</span> : Open Source e-Learning (Image extraite du site Claroline.unikin)<br>
  &nbsp;<br>
  &nbsp;<br></span>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 16:26:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-fallaces-et-trompe-l-oeil-46621505.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-fallaces-et-trompe-l-oeil-46621505-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tobin or not Tobin]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-32365415.html</link>        <description><![CDATA[<a title="La transparence : et après ?" href="http://www.marc-aragon.net/article-25552270.html"></a>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><br>
    <br>
    <img height="281" width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Taxe_Tobin.jpg" class="GcheTexte">De tous les lauréats du prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong><sup>1</sup></strong></span><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, James Tobin occupera dans la mémoire commune une place qu’il eût sûrement préféré
    lui-même mieux en rapport avec ses recherches. Mal comprise, la taxe éponyme dont il préconisa d’assujettir les mouvements de capitaux, ce serpent de mer de la régulation financière, fit en effet
    davantage pour sa réputation que ses travaux théoriques, quels qu’en fussent les mérites. Economiste libéral, c’est-à-dire démocrate de gauche au sens américain du terme, fervent disciple de
    Keynes dont il défendit les thèses contre le monétarisme de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4593212.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">Milton Friedman</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Milton Friedman, en pensant à Keynes et Galbraith</span></strong><br>
    <br>
    Milton Friedman, primat de l’ultra-libéralisme est mort. Ses proches, ses admirateurs, économistes de Chicago et d’ailleurs, honorés sur la scène planétaire, choyés sous les lambris les plus
    prestigieux, le pleurent. D’autres, moins épris de théorie, plus tournés vers le réel, se borneront à respecter le repos de l’icône.&nbsp;Son jusqu'au-boutisme d’un Marché omnipotent, dont la
    dynamique propre, non entravée, conduirait à coup sûr au bien-être général ne fait plus l’unanimité : quarante années d’efforts assidus à démontrer mathématiquement la suprématie du libéralisme,
    et des kilomètres de formules absconses, comme une épitaphe sans fin (…)<br>
    <br></em></a>, ce professeur de Yale, conseiller du président Kennedy, proposa en 1972 de <em style="mso-bidi-font-style: normal;">jeter un peu de sable dans les rouages bien graissés des marchés
    de devises</em></span> <sup><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">afin de limiter la volatilité des changes après que Richard Nixon eut rompu la parité
    dollar-or. Il suggéra de consacrer les capitaux dégrippés à l'aide aux pays en voie de développement : les altermondialistes s’emparèrent bientôt de l’affaire, firent de la taxe un cheval de
    bataille et de James Tobin un porte-drapeau, à son corps défendant <sup><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>3</strong></span></sup>.<br>
    <br>
    La fin des accords de Bretton Woods en 1971, qui consacra une monnaie de papier <em style="mso-bidi-font-style: normal;">as good as gold</em>, le dollar, donna du grain à moudre aux cambistes et
    de l’entrain aux financiers : affranchi de sa tutelle métallique, sans autre frein que son <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">nominalisme impérial</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Dollar : le roi empire</span></strong><br>
    <br>
    (…) Premier créancier sous Dwight Eisenhower, l’oncle Sam devint le premier débiteur sous Reagan. Le lobby militaro-industriel s'adjugea la mise, et cette sûreté engendra l’indolence ; bientôt,
    les vassaux périphériques s'insinuèrent dans le jeu, hâtant la désindustrialisation du maître et son éco-dépendance. La machine à consommer se mit à galvauder l'épargne des ménages, plus cigales
    que fourmis. Entre réductions d’impôts et bellicisme inspiré, Walker Bush hâta le tout : les déficits explosèrent, le dollar chuta et l'endettement explosa. Le billet vert n’a pas fini de pâtir,
    et le monde avec : l’Empire n’a plus la cote, ni les moyens (…)<br>
    <br></em></a>, le billet vert libéra d’un coup l’hédonisme vibrionnant des Marchés chargés d’équarrir le flottement des changes autour des politiques monétaires des Etats. James Tobin, flairant
    l’instabilité dangereuse d’un système privé d’étalon, ouvert à tous les vents, recommanda une taxation des transactions, entre 0,1% à 0,5% selon les formules</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, pour arraisonner la frénésie court-termiste et favoriser
    l’expression des fondamentaux économiques. C’est égal, ce qui valait naguère vaut encore, pour la monnaie comme pour le reste : sans corseter les usages, tout actif marchandisé est difficile à
    débarrasser du relent spéculatif. En freinant par la taxe la mobilité des capitaux, l’économiste souhaitait aussi redonner des latitudes aux autorités monétaires nationales, pour lesquelles la
    stabilité des devises nécessitait quelque alignement. Et puisqu’il en résulterait des revenus, autant qu’on en pourvût les pays en développement</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>5</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">! Ce projet suscita un silence poli : on l’exhumera tout aussi
    poliment à chaque hoquet des Marchés des changes, pour l’oublier sitôt le souffle retrouvé, notamment en 1992 quand George Soros joua la dévaluation de la livre sterling <sup><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>6</strong></span></sup>.<br>
    <br>
    Les dernières décennies ne furent guère celles de la contrainte. Partout l’ardeur dérégulatrice prospéra sous la houlette des nouveaux maîtres à penser de l'ultralibéralisme. Haro donc sur
    quiconque prétendait&nbsp;promouvoir un prélèvement qui s’opposerait à ce que le Marché concourût au bien commun. La <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4434341.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">spéculation elle-même</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Persona non grata</span></strong><br>
    <br>
    Les violentes variations des prix boursiers heurtent l'entendement : des entreprises sont portées au pinacle, clouées au pilori, parfois sans justification, au fil d'errances décousues qui
    défient le bon sens. L’épisode spéculatif est le témoin de ces liesses, le krach, son point d’orgue : les cours prennent alors congé du réel avec une constance admirable. Nous comprenons mal
    cette distance entre les Bourses, où l’opinion domine, et la réalité du terrain, plus lente. Rendons-nous à l’évidence : telle l’épée de Charlemagne, lourde, mal affûtée, la Bourse est un rude
    baromètre, qui jauge la marche du monde comme le roi conquit l’Europe : à grandes enjambées (…)<br>
    <br></em></a>, pour qui l’on avait beaucoup pendu jadis, fut ainsi réhabilitée par Milton Friedman en personne, pape de ces temps et primat nobélisé de l’Ecole de Chicago, qui vit en elle la
    messagère virginale d’un interventionnisme étatique toujours mal avisé, empêcheur de tourner en rond et principal responsable du délire des Marchés</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. La taxe était mal partie ! D’autres raisonnements techniques furent
    avancés pour se hâter de ne rien faire : comment différencier&nbsp;par exemple le bon grain de l’ivraie, c’est-à-dire l'ordinaire de la spéculation, sans effilocher la dynamique régulatrice ?
    Comment ne pas briser la liquidité des échanges et maintenir le rendement d’une telle taxe sans ruiner les opérations d’arbitrage qui prédominent sur ces Marchés ? On fit aussi grand cas du génie
    financier, toujours capable de contournement des traverses qu’on lui oppose. Bah, en 2000, le Parlement européen rapporta que «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">la faisabilité de la
    taxe Tobin dépend en fait moins de facteurs techniques que des développements politiques au niveau international</em>&nbsp;</span><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>8</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">». Et fit l’euro qui n’était pas matière moins compliquée.<br>
    <br>
    La crise bancaire ambiante, purulente, ne manqua pas de remettre la vieille taxe sur le devant de la scène. D’aucuns s’émurent que le contribuable fût encore quêté pour solder l’impécuniosité
    d’un <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-28500319.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">système
    apoplectique</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Schuss bancaire</span></strong><br>
    <br>
    (…) L’apoplexie bancaire est une tradition américaine ancienne. Le krach de 1907, appelé « Panique des banquiers », étrenna peu ou prou la constance de la profession à escamoter&nbsp; le filon
    argentifère. La crise de 1929 fut à cet égard exemplaire, qui expédia près de 10.000 banques privées ad patres, parmi lesquelles nombre avaient jeté de l’huile sur le feu en prêtant à qui
    voulait. La Reaganomics ne fut pas non plus chiche de traumas bancaires, comme celui de la Continental Illinois en 1984, celui des Caisses d’Epargne dans les années 1990 qui coûta quelque 200
    milliards de dollars au contribuable américain. La magie opère, encore et toujours (…)<br>
    <br></em></a>, las pour finir que la survie de la multitude impliquât toujours celle de ses naufrageurs sans que ceux-ci n’aient jamais de comptes à rendre ni à donner. Des milliards, additionnés
    par centaines, parfois par milliers, en quelle qu'unité de compte qu’on les soupèse, qui perfusent un système financier centré sur lui-même, sont ainsi détournés de l’économie réelle pour servir
    un jour la camarilla financière, et le lendemain éviter sa chute. En France, Bernard Kouchner&nbsp;&nbsp;relança l’idée de James Tobin dans sa&nbsp;forme originale&nbsp;: une taxe de 0,005% sur
    chaque transaction monétaire pour financer des projets de développement dans les pays pauvres, susceptible de rapporter entre 30 et 60 milliards de dollars</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Rien de plus, car au-delà eût commencé le socialisme ! C’était
    pourtant assez pour encourir la raillerie de Christine Lagarde, la haute main sur des finances publiques déliquescentes, qui moqua «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">la boîte à idées
    finances</em>&nbsp;</span><sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>10</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">» de son collègue<em>.</em> La même ministre se souvint moins de
    l’augmentation de 1,1% de la fiscalité sur l’épargne <sup><span style="font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: 'Verdana','sans-serif';"><strong>11</strong></span></sup>, qui porta à 49,42%
    les prélèvements obligatoires sur la richesse nationale</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>12</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. La stratégie du déluge convient toujours aux gouvernants de
    passage.<br>
    <br>
    Une autre offensive vint d’Autriche, dont l’Ecole de pensée fit jaillir nombre d’économistes, tel Friedrich Hayek, qui inspirèrent le renouveau classique. Un certain Stephan Schulmeister de
    l’Institut de recherche économique local (WIFO), à contresens de ces devanciers, donna en avril 2008 un nouvel élan à la taxe Tobin, semble-t-il mieux entendu des autorités, du Bundestag à la
    Commission de Bruxelles en passant par la Banque centrale européenne et l’OCDE. Après avoir noté la domination exponentielle de la finance sur l’économie, le chercheur fit remarquer que
    «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">l’hyperliquidité alliée à la croissance extrême des transactions à court terme est devenue le principal instrument de déstabilisation des
    Marchés</em>&nbsp;». Et de suggérer une dîme universelle sur l’ensemble des flux financiers, plus faible – de 0,01% à 0,1% - mais plus étendue que la base Tobin, qui aurait produit entre 0,59% et
    1,52% du PIB mondial, soit entre 376 et 969 milliards d’euros pour l’année 2008</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>13</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. S’appuyant sur les leçons de la <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">titrisation</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">ABS, CDO et consorts</span></strong><br>
    <br>
    (...) Ziggy Stardust mourut à l'été 1973. Mi-homme mi-femme, icône androgyne au visage d’ange, cet esthète du show façonna la gloire de son créateur, un certain David Bowie, qui l’incarnait avec
    force dans ses grand-messes musicales. La poussière d’étoile étincela de mille feux, jusqu'à pâlir l’éclat du maître, qui s'en défit. Un quart de siècle plus tard, David Bowie, artiste aux
    revenus inavoués, fit une entrée en fanfare sur la scène financière : tout à ses comptes, il s’avisa d’en réclamer d’avance, à hauteur de 55 millions de dollars ! En janvier 1997, il fit titriser
    dix années d’exploitation de son catalogue. Les titres de la rock star avaient changé de nature (…)<br>
    <br></em></a>, réfutant le bréviaire des fidèles de l’équilibre général et du laisser-fairisme mais sans nier l’impact sur la fluidité des échanges, Stephan Schulmeister sut surfer sur la seule
    vague susceptible de faire bouger les lignes&nbsp;: le réel au pied du mur. Car seule une stratégie du choc saura arraisonner la finance et rediriger les capitaux vers leur utilité première :
    l’économie au service des hommes, et non l’inverse.<br>
    <br>
    Les sommes pharaoniques vouées aux plans de relance laissent à supposer des lendemains qui déchantent. L’hypertrophie monétaire, qui encre les rotatives des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6161031.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">planches à billets</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">La planche à billets</span></strong><br>
    <br>
    Tant de richesses subjuguaient le commun : les perles de Margarita, les émeraudes de Muzo, l’or de Maracaïbo, de Yaracuy, celui des Incas qu’on dépouillait, mais surtout l'argent, à profusion,
    des mines de Potosi, de Zacatecas et d’ailleurs. Les galions royaux, aux armes de Castille, regorgeaient de richesses, arrachés aux terres d’Amérique, qu’on débarquerait à Séville si peu qu’on
    échappât aux pirates et aux vagues océanes. Au XVIè siècle, le port andalou verra accoster 7.390 tonnes d’argent et 155 tonnes d’or ! Sitôt déchargé, le métal est fondu, on bat monnaie à rompre.
    L'eau du Guadalquivir se mordore, l'indolence gagne, et les prix triplent au pied levé&nbsp;(…)<br>
    <br></em></a>, est pour le moins lourde de menaces, porteuse d’une inflation galopante à laquelle les Etats sauront mal résister pour rembourser leurs dettes faramineuses. Voilà qui justifierait
    assez que l’on jetât enfin quelques grains de sable dans les rouages du Marché, afin que l’espèce, moins bringuebalée, reconquît les moyens de maîtriser son futur.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(1) Abusivement qualifiées de Prix Nobel d’Economie ; James
    Tobin obtint ce prix en 1981 ;<br>
    (2) James Tobin, juillet-octobre 1978, Estearn Economic Journal - « A proposal for international monetary reform »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Ceux qui pensent que le système de
    taux de changes fixes d’avant 1971 aurait causé moins de désordres aux marchés internationaux ont la mémoire courte. Mon message n’est pas de dire que le flottement des monnaies est un moins bon
    système, mais de souligner que le flottement ne peut pas résoudre de manière satisfaisante tous les problèmes. La raison principale en est que les marchés des changes vont obligatoirement à la
    dérive sans avoir de repères</em> … [et que] <em style="mso-bidi-font-style: normal;">les signaux que donnent ces marchés non amarrés ne peuvent pas guider les économies vers leurs véritables
    avantages comparatifs, le capital vers son allocation internationale efficiente, ni les gouvernements vers des politiques macroéconomiques correctes. C’est pour cela que je pense que nous devons
    jeter un peu de sable dans les rouages bien graissés et incroyablement efficients des marchés des changes</em> ... »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(3) Gérard-Marie Henry (2002) – <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp; A quoi sert le FMI</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Page 26 - «&nbsp;(…) James Tobin (...) expliquait à
    qui voulait l’entendre&nbsp;: 1) qu’il aimerait bien que les anticapitalistes français qui préconisent l’instauration de taxes sur les transactions financières lui trouvent un autre nom que le
    sien&nbsp;; 2) que, contrairement à eux, il est un chaud partisan de la liberté des échanges et du commerce international&nbsp;; 3) qu’il estime que la mondialisation est une chance historique
    positive pour le développement des pays émergents&nbsp;; 4) que la taxe qu’il a préconisée dans son article de 1978 n’est qu’une mesure de gestion technique des marchés financiers visant à en
    diminuer la volatilité&nbsp;; 5) que la spéculation – le pari sur l’avenir – est inhérente aux marchés libres dont les avantages dépassent évidemment de beaucoup les inconvénients … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(4)&nbsp;Jacques Fontanel (2005) – <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp; La globalisation en analyse – Géo économie et stratégie des acteurs</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»<br></span>(5) Jean-Luc Bailly (2006) -
    <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Economie monétaire et financière »<br></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(6) George Soros, source Wikipédia&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;(…) Le 16 septembre 1992 (mercredi noir),
    George Soros vendit à découvert dix milliards de livres, pariant donc à la baisse sur cette monnaie. Il provoqua, par cette opération, une pression telle sur la livre que la Banque d’Angleterre
    sortit sa devise du Système Monétaire Européen (…) Durant la crise financière asiatique de 1997, dans des circonstances similaires, le premier ministre malais de l'époque accusa Soros de spéculer
    sur le ringgit (…). A l'inverse, il se trompa dans d'autres circonstances et reperdit des montants importants dans la spéculation contre d'autres monnaies – notamment le rouble. George Soros a
    été critiqué pour avoir spéculé contre les bandes de fluctuation du SME (Système Monétaire Européen), qu'il critiquait comme enrichissant mécaniquement la spéculation et l'encourageant. Les
    bandes de fluctuations ont été élargies en juillet 1993, à 15% contre 2,25% … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(7)&nbsp;Frédéric Mertz (2005) – <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;</span> Ethique et commerce – Réalités et illusions <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Page 50 - «&nbsp;(…) L’argument économique de fond
    contre la taxe Tobin, exprimé notamment par l’économiste libéral Milton Friedman, est que la spéculation est davantage facteur d’équilibre que de déséquilibre. Elle fait apparaître les erreurs
    des politiques gouvernementales, erreurs dont elle ne porte pas la responsabilité. Elle n’accroît pas les déséquilibres, mais ne fait que les révéler, jouant ainsi un rôle essentiel d’information
    qu’il serait dangereux<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> de lui retirer (…) Cette position (…) refuse de voir que certaines spéculations ont des effets déstabilisateurs dans la mesure
    où elles ne correspondent en rien à l’évolution des facteurs fondamentaux de l’économie, tandis qu’elle suit les mouvements de prix, indépendamment de ces données de base que sont la croissance
    de la production, le taux d’inflation et le volume du chômage … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(8) Parlement européen, Direction générale des études, 2000, 34
    pages - «&nbsp;La faisabilité d’une taxe Tobin internationale »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Ledit texte soumis au Parlement européen, demandant
    à la Commission européenne «&nbsp;un rapport sur la faisabilité de la taxe Tobin&nbsp;» a été rejeté par six voix d’écart. (Le Monde, le 29/05/2009 - «&nbsp;Lagarde contredit Kouchner et précise
    que la taxe Tobin n'est pas à l'étude&nbsp;»)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(9) Libération, le 29/05/2009 - «&nbsp;La mini-taxe Tobin de
    Kouchner »<br></span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">(10) JDD.fr,
    le 29/05/2009 -</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Kouchner reprend la taxe
    Tobin</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»<br>
    (11) On ne remet pas ici en question la noblesse de la cause (RSA), seulement son mode de financement<br>
    (12) L’Expansion, juin 2009 - «&nbsp;La richesse nationale prélevée pour moitié »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Taxes sociales et fiscales rapportées en pourcents
    au PIB en 2009&nbsp;: Suède (<b>52,83</b>) – France (<b>49,42</b>) – Allemagne (<b>43,05</b>) – Royaume-Uni (<b>42,42</b>) – Espagne (<b>37,72</b>) – Irlande (<b>34,40</b>) – Japon (<b>33,89</b>)
    – Etats-Unis (<b>33,02</b>)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(13) Courrier International, du 7 au 13/05/2009 - «&nbsp;Le
    retour de la taxe Tobin »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp; (…) Stephan Schulmeister, un économiste de
    l’Institut de recherche économique autrichien (WIFO) (…) constatait dans un article d’avril 2008 que les volumes de transactions sur les devises sont devenus 70 fois plus importants que les
    volumes du commerce mondial de biens et de services. De même, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les volumes d’échanges d’actions et d’obligations sont désormais 100 fois plus
    importants que les investissements des entreprises (…) Schulmeister ne nie pas que l’introduction d’une telle taxe réduirait le volume des transactions et, en conséquence, la liquidité du marché.
    Mais il réfute l’argument selon lequel une telle baisse pourrait réduire l’efficacité des marchés en ce qui concerne la fixation des prix&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><br>
    &nbsp;<br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Image extraite du site Baby Boomer Care<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;"><br>
    <br>
    &nbsp;</span>
  </h3>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Jun 2009 18:39:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-32365415.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-32365415-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Schuss bancaire]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-28500319.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><img width="299" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Piece-Equilibre-copie-2.jpg" height="266" class="GcheTexte"></span></span>«&nbsp;<em><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">L’intervention des pouvoirs publics dans le jeu conjoncturel
    des forces économiques ne sert pas à grand-chose. Ses interventions sont plus déstabilisantes que régulatrices et il vaut mieux que l'Etat se mêle le moins possible de faire de la politique
    économique</span></em> <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">1</span></sup></strong> <em><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">»</span></em>. Voici résumé le néolibéralisme venu d’Amérique,
    sous la plume de l'un de ses importateurs français les plus zélés, Henri Lepage, conseiller d’Alain Madelin, héraut national du Grand Marché. De fait, ces thèses séduisirent outre-atlantique, où
    l’on se hâta de liquider les</span> <span style="color: #0070c0; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6515647.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">anciennes coutumes</span></span><em>Le 25 janvier 1948, le gouvernement
    de Robert Schuman dévalua la monnaie tricolore de 80% 1 ! Une décennie plus tard, l'avènement du nouveau franc s'accompagnera d'une dévaluation de 17,5%, perpétuant une pratique onze fois
    répliquée entre 1945 et 1969, qui répondait à la politique inflationniste d’après-guerre et aux priorités de la reconstruction. Mais si on dévaluait beaucoup, on contrôlait aussi beaucoup les
    prix…</em></a></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. Paul Volcker,&nbsp;argentier de la Fed, inaugura cette modernité en vainquant la
    grande inflation des années 1980 par le monétarisme, tandis que Ronald Reagan, le jour même de son investiture, consacrait l’Etat comme le problème, non comme la solution
    <strong><sup><span style="color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">2</span></sup></strong>.
    Depuis lors, les marchés financiers, indociles et peu capables de vues, krachent sans cesse, asphyxiant à chaque fois l’économie réelle de leurs postcombustions. Et les banques, épicentres de la
    rationalité, ne doivent qu’à l’Etat d’être sauvées de pis à toute peine !<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Le paradoxe n’est donc pas mince pour les tenants de la souveraineté des Marchés, et la main décidément trop visible que celle de l’Etat qui supplée leurs embardées optimales ! Mais il n’est pas
    suffisant encore pour dessiller les dévots libéraux, quiétistes de l’extrême et contemplateurs-nés, qui cultivent avec conviction ce qu’Hyman Minsky qualifiait d’aveuglement au désastre. Henri
    Pigeat, ancien patron de l’AFP, habitué des&nbsp;médias, est de ceux-là, qui ripoline la doxa libérale, couche après couche, sur fond de ruines fumantes. Le 20 janvier dernier, sur une radio
    économique, il déclare avec componction : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">L’intervention de l’Etat dans les banques, cela donne le Crédit Lyonnais, je suis désolé</em></span>
    <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">3</span></sup></strong>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">».&nbsp;Nul
    dans l’assistance ne releva, sans doute pressé par le temps, surtout pas Alain Madelin, déjà nommé, encore présent et toujours d’accord avec quiconque stigmatise la contrainte administrative,
    héroïque malgré un bon quart de siècle de démentis. Ainsi, nos</span> <span style=
    "color: #0070c0; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26383547.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">répétiteurs experts</span></span><em>Fontenelle raconte que Démosthène
    se plaignait des oracles de Delphes, qu’il jugeait trop conformes aux intérêts de Philippe de Macédoine : « La Pythie philippise » ironisait-il ! Cependant, des siècles durant, rien d’important
    qui n’eût sa part de doute, ne fut entrepris sans consulter les sibylles …</em></a></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">parviennent-ils
    au mépris de la réalité et au terme de débats sans contradiction sérieuse, à faire accréditer quelques idées trompeuses avec la foi de l’Occident médiéval. Cette scolastique, qui choisit
    stoïquement la théorie à tout prix contre les faits, est typique d’une pensée à bout de souffle, épuisée par ses propres contradictions. Car, au réel et loin du contrôle étatique, la loi bancaire
    capitale est celle du carnage.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> crise financière actuelle force la sidération&nbsp;: tant de milliards vaporisés ici, tant d’autres là qu’on a peine à compter, en attendant les
    suivants qui ne manqueront pas d’émerger&nbsp;! En avril 2008, le G8, réuni en grande pompe, donnait cent jours aux banques pour révéler leurs pertes&nbsp;; peine perdue : près d’une année
    après</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">4</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    les dépréciations affluent encore, et nul ne paraît à même ni souhaiter fournir un chiffre. Ainsi, la gestion du risque, un pur oxymore, dévoile-t-elle la vraie nature des institutions, celle
    d’une cupidité sans faille aux accents artificieux de la haute finance éclairée, qui finalement ne maîtrise rien, ne sait rien, à commencer par l’étendue de ses propres méfaits. «&nbsp;<em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Greed is good</em>&nbsp;</span><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">5</span></sup></strong>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">»
    lançait Gordon Gekko dans Wall Street, permis de dévaster&nbsp;</span><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">6</span></sup></strong>
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">en
    poche. Fin septembre 2008, Christine Lagarde évaluait les pertes des banques privées tricolores à 20 milliards d’euros pour l’année écoulée</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">7</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    En janvier 2009, Gordon Brown, qui avait déjà viré sa cuti en nationalisant <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Northern Rock</span></span><em>Northern Rock ! Voilà un label qui avait du souffle, oserait-on dire du coffre ! Hélas, la huitième
    banque du Royaume-Uni est au tapis : la peste du subprime l’a prise l'été dernier, sans crier gare, violente d'humeurs qui suppurent encore et nous alarment. La Banque d’Angleterre oxygéna
    l'affaire fin septembre, mit 26 milliards de livres au pot …</em></a>, dénonçait l’irresponsabilité des banques britanniques, se résolvant à prendre sous son aile Royal Bank of Scotland après que
    la rolls écossaise eut annoncé une perte record de 31 milliards d’euros</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">8</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    La Suisse plaça UBS dans le peloton européen, l’Allemagne, Hypo Real Estate. Quant à l’ex-belgo-néerlandaise Fortis, dopée par quelque trois cents pied-à-terre offshores</span>
    <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">9</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    sa prodigieuse vista escamota 19 milliards d’euros <span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><strong><sup>10</sup></strong></span>.<br>
    <br>
    Mais rien ne vaut qui ne vienne d'Amérique. En mars 2008, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">Bear Stearns</span></span><em>La réussite, spécialement dans les affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour la multitude ; la fascination qu'elle exerce
    est à l'échelle des capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon financier pût dériver d'individus au génie
    moins éclatant …</em></a></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    primo-infecté, échappa au désastre par la grâce de la Fed qui gagea une trentaine de milliards de dollars d’actifs illiquides. En mai, devant les culbutes d’établissements de second rang, la
    Réserve Fédérale apporte 150 milliards de garantie aux organismes de crédit et 100 autres aux banques de dépôt. Rien n’y fait. En juillet, la banque californienne Indymac rend son tablier, et
    devient le plus gros fiasco bancaire du dernier quart de siècle. La descente aux enfers continue, nonobstant les&nbsp;collatéralités non bancaires. Le 6 septembre, Lehman Brothers se dit en
    perdition&nbsp;: 613 milliards de dollars de dettes, 85 milliards de papier toxique sous dossier dont 57 dérivant de subprimes qui ne rapportent plus rien</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">11</span></sup></strong> !
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Bank of
    America et Barclays s’annoncent à l'affût : le Financial Times, optimystique,&nbsp;y croit, le 12 septembre, qui écrit&nbsp;: «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Il est temps pour les
    autorités de se retirer (…) Ce qui a été fait jusqu’à présent devrait être suffisant</em>&nbsp;». Las, les repreneurs renoncent, Lehman est au tapis. Entretemps, Merrill Lynch publiera
    une&nbsp;cinquantaine de milliards de dollars de perte depuis l’été 2007</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">4</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;;
    et plus récemment, Citigroup, qui acheva le Glass Steagall Banking Act, une trentaine de mieux</span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">. En
    somme, de la belle ouvrage que l’oncle Sam est prié d’équarrir de plans multimilliardaires, au prix de contorsions ubuesques</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">11</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Sauf à courir à la ruine.<br>
    <br>
    Le schuss bancaire est une tradition étasunienne assez ancienne. Le krach de 1907, aussi appelé «&nbsp;Panique des banquiers&nbsp;», étrenna peu ou prou la propension de la profession à escamoter
    consciencieusement la ressource financière. La crise de 1929 fut à cet égard exemplaire, qui expédia près de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">10.000 banques privées</span></span> <em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de
    gestion et la comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de
    perspectives. Les analystes financiers de l’ancienne époque étaient sûrement de cette sorte, à s’échiner pour le roi de Prusse …</em></a></span> <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">ad
    patres</span></em><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">, parmi
    lesquelles nombre avaient jeté de l’huile sur le feu en prêtant à qui voulait. La Reaganomics ne fut pas non plus chiche de traumas bancaires, comme celui de la Continental Illinois en 1984,
    celui des Caisses d’Epargne dans les années 1990 qui coûta quelque 200 milliards de dollars au contribuable américain</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">12</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    La finance métabolise ses propres humeurs mortifères&nbsp;; ses collapsus ne laissent jamais indifférents l’économie à l’entour, qui imposent aux Etats, bons samaritains, de sauver la mise à
    chaque fois&nbsp;: la position centrale des fauteurs de troubles est hélas sans alternative possible. En sorte que la morgue des banquiers sauvés des eaux, incidemment des citoyens de passage,
    marchandant sans vergogne les bonus, les primes et les dividendes des uns et des autres, a ceci d’irréel que quelques-uns de ces combattants auraient mal survécu, ou pas du tout, à l’indifférence
    de la puissance publique. En France, le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">bon sens près de chez vous</em> se fit tirer l’oreille ! L’individualisme est au coeur du système, et l’argent, au
    coeur du coeur. «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Qui tombe meurt</em></span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">13</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;».<br>
    </span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    La finance surpasse désormais l’économie - quatre fois le PIB mondial. Outre-Manche, les échanges financiers sont quinze fois plus importants que les échanges de biens et services</span>
    <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">14</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    La débâcle est à l’avenant, et l’Etat, ce partenaire honni, tracassier, mauvais gestionnaire quoique libéral, bref cet empêcheur de tourner en rond, prié de remettre au pot. Les tendances
    suicidaires du système commandent plus que jamais au confinement de la finance à la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter&nbsp;: l’arrière-plan</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">15</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Banques comprises.</span>
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (1) Henri Lepage (1978) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Demain le capitalisme »<br>
    (</span>2) Investiture de Ronald Reagan, le 20/01/1981 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«</span> L’Etat n’est pas la solution de nos problèmes, il en est la cause<span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (3) BFM Radio, le 20/01/2008 – Emission</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    « <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Good Morning Business » vers 09H50&nbsp;;<br></span>(4) Frédéric Lordon (2008) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Jusqu’à quand&nbsp;?
    Pour en finir avec les crises financières »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Page 118 - «&nbsp;En juillet 2008, après tout de même un an de crise générale et, pour ce qui la concerne, 47 milliards de dollars de pertes, Merrill Lynch en est encore à tourner autour du pot
    et, dix jours après l’annonce de ses résultats du deuxième trimestre, - 9,4 milliards supplémentaires de dépréciation qui avaient fait croire<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> aux
    investisseurs que cette fois-ci le fond avait été atteint – à s’aviser d’un «&nbsp; petit oubli&nbsp;» de 5,7 milliards de plus ...&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (5)</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    L’avidité est bonne» - Michael Douglas (Gordon Gekko) dans le film d’Oliver Stone Wall Street (1987)</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    <br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">(6)
    L’expression est de John Kenneth Galbraith (1993)<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(7)
    RMC Info, le 22/09/2008</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «&nbsp;Les banques françaises ont subi des pertes, je ne le cache pas. Elles ont subi environ 20 milliards de pertes pour l'année de crise que nous venons de vivre et la faillite de Lehman
    Brothers leur a coûté 1,5 milliard. On sait très bien où sont les pertes, de combien elles sont, et ça les a entraînées, pour certaines à recapitaliser. Elles ont des actifs largement suffisants,
    compte-tenu de la taille de leur bilan&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (8) Les Echos, le 20/01/2009 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La perte de RBS en 2008 pourrait atteindre 28 milliards de livres »</span><br>
    (9) Le Monde Diplomatique, décembre 2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Un inextricable maquis de filiales »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «&nbsp;… Selon un document tenu à jour par le Centre for Research on Multinational Corporations, Fortis détiendrait en effet pas moins de trois cents établissements enregistrés dans les
    meilleures places offshore de la planète. Quelques-uns portent fièrement leur blason&nbsp;: Fortis Intertrust (Îles Vierges britanniques), Fortis Investment Management (Îles Caïmans), Fortis
    Commercial Finance (Luxembourg), Fortis Private Wealth Management (Antilles néerlandaises), Fortis Foreign Fund Service (Suisse) … Dans la plupart des cas cependant, rien ne laisse deviner le fil
    qui relie ces structures exotiques à leur maison-mère. Ainsi de JEB Ltd au Libéria, de Comanche Ltd aux Bahamas, de Jasmette Valley Inc au Liechtenstein, de Swilken Holdings au Panama, etc. La
    liste court sur dix pages ... ».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="mso-spacerun: yes;"><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">(10) Les Echos, le 22/01/2009 - « Fortis Banque Belgique estime ses pertes 2008 à 19 milliards d'euros
    »<br></span></span>(11) Jacques Attali (2008) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Après la crise »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Page 109 - «&nbsp;Le plan Paulson est assorti de quelques conditions suspensives&nbsp;: les revenus des dirigeants devront être limités&nbsp;; les agences gouvernementales entreront dans les
    conseils des entreprises aidées&nbsp;; les fonds prêtés seront remboursés par les revenus futurs. Le Sénat hésite. Beaucoup sont sincèrement choqués par ce qu’ils assimilent à du socialisme.
    D’autres marchandent cyniquement leurs voix&nbsp;: on décide ainsi de l’extension de la taxe sur le rhum à Porto Rico et aux Îles Vierges, de la possibilité pour les circuits de courses
    automobiles d’étaler leurs pertes sur sept ans, du transfert de certaines taxes à l’importation de produits lainiers au Fonds Lainier … ».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (12) Joseph Stiglitz (2004) - « La grande désillusion »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    Page 117 - «&nbsp;Pour ne citer qu’un seul exemple, la scandaleuse débâcle des Caisses d’Epargne aux Etats-Unis, bien qu’elle ait constitué l’un des facteurs clefs qui ont déclenché la récession
    de 1991 et qu’elle ait coûté au contribuable américain plus de 200 milliards de dollars, a été, parmi les opérations de sauvetage suscitées par la déréglementation, l’une des moins chères (en
    pourcentage du PIB), et la récession aux Etats-Unis, l’une des plus douces si on la compare à ce qui s’est passé dans d’autres économies qui ont subi des crises semblables … ».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (13) François Mitterrand (1978) - « L’abeille et l’architecte »<br>
    (14) Alternatives Economiques, Hors Série 1<sup>er</sup> trimestre 2008<br>
    (15) Adaptation personnelle d’une citation de John Maynard Keynes extraite de « Essays In Persuasion »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    «&nbsp;Ainsi donc, l’auteur de ces essais, malgré tous ses coassements, continue d’espérer et de croire que le jour n’est pas éloigné où le Problème Economique sera refoulé à la place qui lui
    convient&nbsp;: l’arrière-plan … ».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: red; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: L'argent est plat afin d'être empilé (proverbe écossais)</span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 28 Feb 2009 14:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-28500319.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-28500319-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les dieux d’Epicure]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img height="258" width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Epicure1-copie-1.jpg" class="GcheTexte">Le siècle des Lumières libéra les forces de l’esprit et consacra
    l’usage de la raison. Libérés du carcan inquisitorial, bientôt de l’absolutisme, les hommes et les femmes de ce temps, épris d’humanisme, s’attelèrent à concevoir cet ordre nouveau qui
    estoquerait bientôt les anciennes coutumes ; partout en Europe, des idées neuves surgirent. Aucun domaine qui fût à portée de l’entendement commun n’échappa à cette frénésie primordiale.
    L’économie elle-même ne fut pas à la traîne, éperonnée par l’industrialisation naissante de l’Angleterre qui marquait la fin de la société féodo-marchande et le début du capitalisme industriel.
    Samuel Jonhson, auteur contemporain, déclara tout de go que « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">rien ne requerrait davantage une explication philosophique que le commerce</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;"><span style="font-size: 8pt;">1</span></span></sup></b> ». On s’y dévoua, corps et âme. Des philosophes se firent économistes,
    comme l’écossais Adam Smith, le plus fameux d’entre eux, qui signera d’une éternelle <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">main invisible</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La main (in)visible</span></strong><br>
    <br>
    (...) Les évangiles économiques ne résistent jamais durablement à la force des réalités. Ainsi le Marché, qui n’a pas constamment un lapin à sortir du chapeau est-il toujours démuni sous la
    mitraille, quand les milliards des épisodes spéculatifs s’évaporent à gros bouillons. Ses prétendues vertus autorégulatrices n’ont jamais dispensé les autorités politiques d’être quêtées,
    citoyens compris,&nbsp;après chaque embardée. Sauvegardé par l’aléa de moralité, cette garantie indéfectible qui naît du secours miraculeux de l’Etat, le Marché peut ainsi dispenser ses
    libéralités, jusqu'à l'accident&nbsp;: on voit bien quelle main dédaignée&nbsp;le tire alors d'affaire (...)<br>
    <br></em></a>&nbsp;le triomphe inéluctable de la rationalité et de l’ordre sur l’arbitraire et le chaos. Epicure n’eût pas désavoué ce monde merveilleux.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Dès 1776, Etienne Bonnot de Condillac, un abbé qui goûtait l’économie, comprit qu’il faudrait changer de braquet et de langage. Son entrain littéraire, pour autant qu’il pût être convaincant,
    manquait en effet des démonstrations formelles qui auraient affermi ses thèses, lesquelles assuraient déjà la contre-productivité des taxes et des réglementations. La philosophie devint « science
    économique <span style="color: #c00000;"><strong><sup>2</sup></strong> <span style="color: #000000;">»</span></span>, sans alors d’autre répit que de troquer ses oripeaux de simple matière
    narrative contre les habits de lumière de la vraie science. Sans doute ce prélat se souvenait-il du grand Léonard de Vinci, phare de la Renaissance, et de plus un génie, pour qui « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">aucune investigation humaine ne peut s’intituler véritable science si elle ne passe pas par la démonstration mathématique</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">3</span></sup></b> ». Ladite mathématique allait déferler en cinq sec : elle assignerait bientôt à résidence toute la rhétorique
    sociale des pères fondateurs. La transfiguration vint de Léon Walras, économiste de la seconde moitié du XIXe siècle, qui harnacha littéralement la discipline à ce nouveau latin. Sa quête
    axiomatique de l’équilibre général et spontané des Marchés se propagera jusqu’à Chicago, dont l’Ecole trustera les couronnes suédoises. Gérard Debreu, économiste franco-américain de cette
    filière, lui-même nobélisé en 1983, un rien catégorique, déclarera : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">J’ai démontré mathématiquement la supériorité du libéralisme</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">4</span></sup></b> ». Dont acte.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    L’idéologie néolibérale, ainsi frappée du sceau des mathématiques de l’extrême, encore qu’à la cire molle, peut donc continuer de plaire. Car on se dispense assez d'évoquer les contraintes
    nombreuses qui conditionnent cet univers enchanté <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">5</span></sup></b>, lesquelles n’ont jamais été réunies en nul point
    de notre planète aquatique, ni aucun autre de l’écliptique. L’Histoire, ce témoin millénaire, ne nous rappelle aucune expérience glorieuse qui ait élevé ce credo. Jamais en effet la liberté
    économique, totale, sans limites, triomphante, n’a été réalisée, y compris par les premiers libéraux qui vinrent aux affaires. Quoique ! Les années 1970 garderont la trace indélébile d’une main
    bien visible, tachée du sang des latinos sud-américains, du Chili, d’Argentine, d’Uruguay … aux prises avec des juntes barbares conseillés par les Chicago Boys et leurs professeurs. L’un d’eux,
    Gunder Frank, avoua que les prescriptions de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4593212.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">Milton Friedman</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Milton Friedman, en pensant à Keynes et Galbraith</span></strong><br>
    <br>
    Milton Friedman, primat de l’ultra-libéralisme est mort. Ses proches, ses admirateurs, économistes de Chicago et d’ailleurs, honorés sur la scène planétaire, choyés sous les lambris les plus
    prestigieux, le pleurent. D’autres, moins épris de théorie, plus tournés vers le réel, se borneront à respecter le repos de l’icône. Son jusqu'au-boutisme d’un Marché omnipotent, dont la
    dynamique propre, non entravée, conduirait à coup sûr au bien-être général ne fait plus l’unanimité : quarante années d’efforts assidus à démontrer mathématiquement la suprématie du libéralisme,
    et des kilomètres de formules absconses, comme une épitaphe sans fin (…)<br>
    <br></em></a>, maître de l’ultralibéralisme, étaient si contraignantes « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">qu’elles n’auraient pu être appliquées sans les deux éléments qui les
    sous-tendaient toutes : la force militaire et la terreur politique</em> ». Finalement, les armes faillirent à purifier des âmes si insensibles à la beauté de la science, et cette stratégie du
    choc <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">6</span></sup></b> plomba durablement l’économie du cône sud. On mit le désastre sur le compte des militaires trop
    zélés. Le dogme persista, en contrepoint de l’étoile rouge, disqualifiée, qui déclinait.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Point d’équilibre, où que nous regardions, sinon des ruines fumantes ! La trinité émancipatrice - réduction des dépenses sociales, déréglementation, privatisation -, c’est-à-dire moins de tout,
    et d’Etat surtout, paraît finalement mieux s’étalonner sur ses collapsus réitérés, parfois héroïques, que sur des bénéfices durables, correctement répartis. Les historiens jugeront. Pour l’heure,
    les crises s’enchaînent, et n’était-ce les intermèdes funestes des conflits mondiaux, l’époque moderne déclinerait une incroyable fascination pour le carnage financier. Qu’on en juge sur les
    seules vingt dernières années : 1987, krach des marchés d’actions ; 1990, krach des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">junk bonds</em>, crise des caisses d’épargne américaines et chute du
    Nikkei ; 1994, krach obligataire américain ; 1995, banqueroute de la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">banque britannique Barings</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Le naufrage de la Barings</span></strong><br>
    <br>
    (...) Mardi 17 janvier 1995 : Kobé assoupie, se réveille, doucement. Au sud de la ville, face à la baie d’Osaka, les premières lueurs de l'aube baigneront bientôt le port, Rokko Island, Port
    Island, et les nombreuses îles artificielles que l'homme a conquises sur la mer. Soudain, à 5h46 locales la terre se met à gronder. Surgissant de nulle part, un bruit sourd déchire la nuit,
    aussitôt accompagné de violentes secousses qui ébranlent la ville, semant la terreur, la désolation, la mort. Le séisme de Hanshin-Awaji a frappé, avec une brutalité rare. L’onde de choc
    boursière cinglera jusqu’à la cité-Etat de Singapour, estoquer la vénérable Barings (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;; 1997, première tranche de crise financière internationale (Thaïlande, Corée, Hongkong) ; 1998, deuxième tranche (Russie, Brésil) et faillite du hedge fund LTCM ; 2001-2003,
    apoplexie de l'e-Economie. Chaque fois, les dévots de ce bateau ivre, vite remis à flot, tenant pour rien les ardoises soldées par la collectivité, notamment leurs impacts sur l’emploi, se
    félicitèrent de la résilience des Marchés, qui survécurent. A l’été 2007, des ménages américains insolvables, qui avaient payé le mètre carré au prix de l’hectare, incendièrent la plaine
    financière. Jusqu’à l’Olympe <span style="color: #c00000;"><strong><sup>7</sup></strong></span>.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    L’atterrissage de la finance qui s'ensuivit, fut brutal, malgré l’optimisme enkysté des analystes, et celui, plus coupable, des économistes, qui glosaient à l’embarras passager. De fait, à
    l’heure des vœux, quiconque, sain de corps et d'esprit, qui aurait pressenti le pathétique des évènements à venir, eût été immédiatement invité à réviser son précis d’Economie ! L’allocation
    optimale du capital, l’une des vocations académiques des Marchés, pressa les investisseurs de liquider leurs portefeuilles en actions pour rediriger le tout sur le pétrole, qui flamba jusqu’à 150
    dollars le baril en juillet. On incrimina la fièvre demandeuse des émergents, l’instabilité politique du Nigéria, le tarissement de la ressource ... Quand, en septembre, commença la fin, le
    pétrole escorta les indices boursiers au tréfonds. Exit la théorie ! Washington devint socialiste <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">8</span></sup></b>,
    déversant ses dollars par containers entiers dans la sphère bancaire piégée par une sophistication financière censée pourtant arraisonner le risque. Le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">génie financier</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Bear Stearns ou le génie financier</span></strong><br>
    <br>
    (…) Comme toujours, la rapidité de la chute surprit l'opinion ; en juin 2007, la banque d'affaires Bear Stearns avait certes publié des résultats détestables, mais sa communication fut assez
    obscure pour qu'on n'y discernât pas les relents délétères d'une crise plus profonde. James Cayne lui-même, maître des lieux, assez détaché du réel, ignora le danger, continuant d'alterner le
    golf et le bridge selon les humeurs du ciel. Le banquier de Madison Avenue, l'un des plus gros acteurs du moment sur le marché des prêts hypothécaires, fit alors l'objet d'importants appels de
    marge sur les positions de deux de ses fonds (…)<br>
    <br></em></a>, qui avait déjà perdu des épées comme Bear Stearns ou Indymac, abandonna Lehman Brothers au milieu du gué. Merrill Lynch, Wachovia, WaMu furent sauvées des eaux, Goldman Sachs et
    Morgan Stanley changèrent de statut. On nationalisa Fannie Mae, Freddie Mac, AIG, on dépanna l'automobile, et ainsi de suite. L’Europe ne fut pas épargnée. En somme, la débâcle fut
    mathématiquement efficiente.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Pauvre Epicure, nos Marchés ne sont pas à l’effigie de vos dieux apaisés, « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">qui habitent là où il ne pleut ni ne neige et où jamais ne souffle la
    tempête</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">9</span></sup></b> ». Ici bas, la sauvagerie est embusquée, hermétique aux charmes d’un paradis pavé
    d’équilibres optimaux, de rationalité prodigieuse et de concurrence parfaite, anesthésié sous les trillions de l’industrie financière, dont l’intérêt supérieur est bien de se prévaloir de lois
    économiques qui auraient démontré comment sa liberté et ses profits sont les sources essentielles du bien-être général <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">10</span></sup></b>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (1) Robert Heilbroner (1971) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les grands économistes »<br></span>(2) Etienne Bonnot de Condillac (1776) -</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    «&nbsp;Le Commerce et le gouvernement … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 1, dès l’entame - « Chaque science demande une langue particulière, parce que chaque science a des idées qui lui sont propres. Il semble qu’on devrait commencer par faire cette langue&nbsp;:
    mais on commence par parler et par écrire, et la langue reste à faire. Voilà où en est la science économique dont l’objet est celui de cet ouvrage même ». Etienne Bonnot de Condillac est le
    premier à avoir formellement utilisé l’expression <em style="mso-bidi-font-style: normal;">science économique</em>. «&nbsp;La Richesse des Nations&nbsp;» d’Adam Smith parut la même année.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (3) Editions du Clos Lucé (2008) - « Les pensées de Léonard de Vinci »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    « Il me paraît que vaines et pleines d’erreur sont les sciences qui ne naissent pas de l’expérience (…) Nous dirons donc que là où l’on ergote, il n’y a plus de vraie science&nbsp;; car la vérité
    n’a qu’un seul terme et, ce terme une fois trouvé, le litige se trouve détruit à jamais. S’il peut renaître, il s’agit<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> d’une science bavarde et
    confuse, et non de certitude née. Les vraies sciences sont celles que l’expérience a fait pénétrer par les sens et qui imposent silence à la langue des argumentateurs&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (4) Le Figaro-Magazine, le 10/03/1984 – Entretien avec Guy Sorman<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(5)
    Bernard Maris (2003) – «&nbsp;Lettre ouverte aux gourous de l’économie …&nbsp;»</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <br>
    (6) Naomi Klein (2008) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La stratégie du choc&nbsp;: la montée d’un capitalisme du désastre »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    La citation d’André Gunder Frank est extraite de l’ouvrage, page 107</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 129 – «&nbsp;&nbsp;Les Chicago Boys et leurs professeurs qui prodiguaient des conseils et occupaient des postes de haut rang au sein des régimes militaires du cône sud, avaient foi en un
    capitalisme par nature puriste. Leur système reposait entièrement sur la croyance dans l’ordre et l’équilibre, sur la nécessité de supprimer les ingérences et les distorsions. C’est pour cette
    raison qu’un régime résolu à appliquer fidèlement leur théorie ne peut tolérer la présence de conceptions du monde qui risqueraient de le contredire ou de l’affaiblir. L’idéal ne peut être
    atteint qu’au prix d’un monopole idéologique&nbsp;»&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 109 - « En 1982, l'économie chilienne, en dépit de la stricte application de la doctrine de Chicago, s’était effondrée&nbsp;: explosion de la dette nationale, retour de l’hyperinflation et
    taux de chômage de 30% (dix fois plus élevé que sous Allende). C’est que les piranhas, les maisons financières à la Enron affranchies de toute réglementation par les Chicago Boys, aveint acheté
    les actifs du pays à crédit et accumulé une dette colossale de quatorze milliards de dollars »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (7) L'Express, le 16/12/2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Nouveaux incidents en Grèce, Caramanlis prend des engagements »<br>
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(8) Le Monde
    Diplomatique, octobre 2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le jour où Wall Street est devenu socialiste »</span></span></span><br>
    (9) Emmanuel de Waresquiel (2003) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Talleyrand, le prince immobile »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0.1pt 0pt 0cm; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 13 – «&nbsp;Lorsque le vieux Goethe (…) pose les yeux sur une reproduction du portait du prince [Talleyrand] (…), il ne peut s’empêcher de penser aux dieux d’Epicure qui habitaient là où il
    ne pleut ni ne neige et où jamais ne souffle la tempête&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (10) Jacques Généreux (2005) -<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les vraies lois de l’économie »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Victime de la crise financière - Extrait du Journal du Net<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 27 Dec 2008 01:02:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-26163354-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Profession assureur monoline]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-20730901.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    <br>
    <img width="263" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Profession-assureur-monoline.jpg" height="200" class="GcheTexte">Les vingt années qui suivirent la fin de la Seconde
    Guerre Mondiale furent Glorieuses. Aucune panique boursière, apoplexie financière&nbsp;ou récession économique, sinon mineure, ne vint troubler le renouveau occidental <b><sup><span style=
    "color: #800000;">1</span></sup></b>. Un combat sourd se livrait cependant en coulisse, aux Etats-Unis surtout, entre d’aucuns qui se disputaient la primauté de concepts économiques, et d’autres
    qui se prévalaient des précédents à des fins politiques. Le début des années 70 sonna l’heure du grand chambardement ; les vieilles théories de John Keynes, qui dominaient la scène depuis la
    Grande Dépression,&nbsp;passèrent de mode&nbsp;; les thèmes fondateurs de l’économie classique, époussetés par <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4593212.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Milton Friedman</span></span><em>Milton Friedman, pape de
    l’ultra-libéralisme est mort. Ses proches, ses élèves, économistes de Chicago et d’ailleurs, honorés sur la scène planétaire, choyés sous les lambris les plus prestigieux, ont l’âme en peine.
    D’autres, moins excessifs, plus tournés vers l’humain, se borneront à respecter le sommeil éternel de l’icône …</em></a> et quelques autres pointures de Chicago, regagnèrent alors l’estime des
    élites dirigeantes. On relégua les anciennes coutumes à l’arrière-plan. L’Etat suivit, chacun reprit sa place, et le Marché, la première.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Le nouvel ordre des choses bouscula de prime la sphère financière. La déréglementation bancaire, qui mettra dix ans pour traverser l’atlantique, modifia&nbsp;beaucoup l’activité des banques sous
    les feux de la concurrence et de l’essor des marchés financiers. La désintermédiation, c’est-à-dire la possibilité pour des emprunteurs de lever des fonds en dehors des circuits bancaires, fit
    émerger des activités aux revenus plus éclectiques. Le marché de l’endettement explosa. Au particulier, les collectivités locales américaines, municipalités, entreprises publiques, universités,
    qui avaient à financer le bien commun, purent&nbsp;prendre langue directement avec les investisseurs institutionnels sur le marché des capitaux. Mais la solvabilité de ces émetteurs publics,
    mieux, leur séduction à l’égard des prêteurs demeuraient inégales : ainsi, dans cette course de « fonds », une petite ville du Dakota du Nord n’était-elle pas l’égale d’un comté californien. Et
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">celui d’Orange</span></span><em>Nick Leeson ne
    fut ni l'aîné ni le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires américaine Merrill Lynch de quelque
    250 millions de dollars, ou Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons du Trésor. D’autres l’avaient aussi surclassé …</em></a>, une des principales régions du
    grand Los Angeles, qui se déclara en faillite le 6 décembre 1994, ne fut pas pour apaiser la haute finance, jusqu'à Tallahassee même <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">2</span></sup></strong>. Quelques assureurs d’un genre nouveau, à la réputation financière sûre, virent alors le parti qu’il y avait à rapprocher les uns des autres&nbsp;: ils
    garantiraient les emprunts du domaine public en y associant l'appellation contrôlée de leur propre signature. AMBAC fut le premier de cette lignée.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    L’acte fondateur survint en 1971 quand AMBAC, rejeton d’une société hypothécaire du Wisconsin, cautionna le principal et les intérêts de la construction d’un dispensaire en Alaska. Puis, la
    compagnie peina à se développer, faillit capoter en 1975, mais surnagea en accréditant des obligations de la ville de New York alors en proie à des malheurs financiers très médiatisés.
    Entretemps, un challenger était apparu, MBIA, qui devint champion en 1984 sur le secteur de l’assurance des obligations municipales. Un troisième larron, né dans la pourpre, FIGC, était entré
    dans la danse l’année précédente. D’autres suivirent <b><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></b>. Ces institutions financières bénéficiaient toutes de l’excellente réputation de
    leurs parrains, et de la notation « AAA », véritable sésame sur le marché des capitaux. En contremarquant les emprunts des collectivités locales, celles-ci pouvaient ainsi émettre des tranches
    obligataires moins coûteuses, mieux garanties, et drainer plus d'investisseurs. Améliorant de fait les demandes de leurs clients, les assureurs furent alors qualifiés de « réhausseurs de crédit
    ». En juillet 1982, le pionnier AMBAC fut cependant au supplice : la compagnie publique d’électricité de Washington <b><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></b> fit défaut sur un
    emprunt estampillé de 2,25 milliards de dollars&nbsp;! On se reprit à réglementer : les établissements garantissant l’obligataire furent tenus de ne rien garantir d’autre. Ils devinrent «
    monoline <b><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></b> ».<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    La profession a&nbsp;depuis lors beaucoup travaillé : fin 2006, elle avait assuré quelque 2.500 milliards de dollars de dettes en plus de trente années au feu, affichant même, pour la période
    1989-1999, le ratio flatteur sinistres-pertes moyen rapporté au nominal net de 0,014% pour les réhausseurs de niveau «&nbsp;AAA&nbsp;» <b><sup><span style=
    "color: #800000;">6</span></sup></b></span><span style="font-size: 10pt;">.</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">On aura compris que ce
    type de garantie est très éloigné de l’assurance classique, fondée sur la mutualisation du risque et l'appréciation statistique de celui-ci. En pratique, l'assureur monoligne est un analyste qui
    estime la situation financière de&nbsp;l'emprunteur et, selon le cas, lui apporte sa caution. Il perçoit des honoraires et non des primes, entre la moitié et les trois quarts <b><sup><span style=
    "color: #800000;">7</span></sup></b> de l’économie que retirent les émetteurs du coût moindre de leurs levées de fonds en profitant de sa notation. Il ne doit pas supporter de sinistre,</span>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">y réussissant même mieux que bien à l’aune des chiffres qu’on a dits. En sorte que ce risque à « zéro perte
    » ou « perte éloignée » a longtemps permis aux « monoline » de s’exonérer de fonds propres, moins de 0,1% des crédits assurés contre 8% pour les banques <b><sup><span style=
    "color: #800000;">8</span></sup></b> ! Le zéro prudentiel n’était plus très loin de frapper, quand ces réhausseurs de crédit, las de focaliser leur génie financier sur des marchés trop
    tranquilles, se mirent à garantir des produits titrisés à la mode (ABS, CDO, …) pour des milliards de dollars, dont d’explosifs <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">crédits à risque</span></span><em>Côté cour, des équations, longues
    comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante
    jusqu’au dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain …</em></a>
    reficelés.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Historiquement, l’assurance de titres adossés à des créances hypothécaires&nbsp;s'adjoignit très tôt au métier des «&nbsp;monoline » ; au Royaume-Uni par exemple, les premières obligations du
    genre furent garanties dès 1986, peu après la dérégulation. En sorte que l’expérience ne faisait pas défaut lorsque la profession fila le train de la titrisation&nbsp;<em>subprime</em> :
    l'influence des compagnies qui vampirisaient les émissions - Citigroup, JP Morgan, Lehman Brothers,&nbsp; Merrill Lynch et Morgan Stanley <b><sup><span style="color: #800000;">9</span></sup></b>,
    atrophia cependant la vertu des réhausseurs, qui suivirent. On connaît la suite. La <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">cavalerie des prêts</span></span><em>Quand Charles Ponzi, italien bon teint, vint au Nouveau Monde, en 1903, il n’avait quasiment
    plus un sou en poche, ni aucun talent connu qui valût que la fortune lui tendît les bras. Mais sa nature était allante. Son errance commença, qui l’amena en 1907 à Montréal, dans la banque d'un
    compatriote …</em></a> insolvables se mit à hoqueter à l’été 2007, le marché des obligations adossées devint illiquide, et toute la chaîne financiarisée endura des pertes considérables. Les «
    monoline » furent sévèrement dégradés par des agences de notation non moins innocentes, parfois dans des querelles de cour d’école <b><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></b>,
    entraînant d’autres effets, et ainsi de suite. AMBAC, qui cotait 88,65 dollars voici un an ne valait plus que 1,74 dollar en dernier lieu ; MBIA a chuté de 68,98 à 4,76 dollars dans le même temps
    ! Les majors, canal historique, agonisent&nbsp;; le Marché a mal répondu à leurs appels de fonds ; les banques, sollicitées pour oublier 125 milliards de dollars d’obligations garanties
    <b><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></b>, regardent ailleurs, embourbées dans leurs propres affaires, qui sont mauvaises. Les municipalités ne sauront bientôt plus à quel sein
    financier se vouer.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    FSA, l’un des derniers « monoline AAA », filiale de Dexia via divers holdings lovés dans des paradis fiscaux <b><sup><span style="color: #800000;">12</span></sup></b>, vient de recevoir 5
    milliards de dollars de sa maison-mère : une pure formalité selon Xavier De Walcque, son Chief Financial Officer, pour qui « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">FSA en lui-même n’a pas
    besoin de cash</em>&nbsp;<b><sup><span style="color: #800000;">13</span></sup></b> ». Ceux de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Bear Stearns</span></span><em>La réussite, spécialement dans les affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour
    la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle des capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon
    financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant …</em></a> ne dirent pas mieux ! Bah, le hedge fund activiste Pershing Square Capital Management a déjà lâché ses chiens. Son patron,
    Bill Ackman, adressa récemment&nbsp;un long mémo, où il estimait les pertes possibles d’AMBAC et de MBIA à 23 milliards de dollars, aux autorités américaines, de la Fed à la SEC en passant par
    les régulateurs des Etats fédérés et même … celui des Bermudes <b><sup><span style="color: #800000;">14</span></sup></b> ! Voilà bien de quoi volatiliser quelques milliards de plus.<br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;
  </p>
  <hr size="2">
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(1) John Kenneth Galbraith (1994) – «&nbsp;L’argent »</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">« Les historiens célèbreront sans doute la vingtaine d’années qui va de
    1948 à 1967 comme l’ère la plus faste de l’histoire des économies industrielles et aussi de la science économique. Ces deux décennies ne connurent ni panique, ni crise ni dépression, à peine des
    récessions mineures. Aux Etats-Unis, il n’y eut que deux années où la production ne progressa pas&nbsp;: 1954 et 1958 […] Peu de chômage dans ces années, du moins par rapport aux années
    trente&nbsp;: il ne dépassa 6% de la population active qu’en 1958 et 1961.</span> <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">(2) Les veuves de Tallahassee (Floride)
    sont l'équivalent de nos veuves de Carpentras ;<span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span></span>(3) Les
    principaux acteurs dans le secteur des assureurs «&nbsp;monoline</span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»
    :</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>AMBAC</strong> – American Municipal Bond Assurance
    Corporation&nbsp;(1971 - Filiale de MGIC Investment Corp) ;<br>
    <strong>MBIA</strong> – Municipal Bond Insurance Association (créée en 1973 par un groupe d’assureurs dont Aetna, Fireman’s Fund, Travelers, Cigna et Continental)&nbsp;;<br>
    <strong>FGIC</strong> – Financial Guaranty Insurance Co (créée en 1983 par Gerald Friedman, fondateur d’Ambac, en association avec General Electric Credit, Merrill Lynch, Morgan, General Re,
    Shearson Lehman/American Express, et Kemper Group.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>FSA</strong> – Filiale du bancassureur franco-belge Dexia
    ;<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>CFIG</strong> – Filiale de
    Natixis&nbsp;;<br></span><span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>ACA</strong> Financial Guaranty –
    Filiale du Crédit Agricole&nbsp;;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">(4) Business Network –</span> <a href=
    "http://findarticles.com/p/articles/mi_gx5202/is_1994/ai_n19122324"><span style=
    "font-size: 8pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">Ambac Financial Group, Inc</span></a>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US"><span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="background: white; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">Furthermore, AMBAC had to begin paying on Washington Public
    Power Supply System (Whoops) bonds. AMBAC’s liability on the default, which totaled $2.25 billion, was an estimated $75 million</span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">».</span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(</span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">En outre, AMBAC devait commencer à payer sur les obligations de la Compagnie Publique
    d’Electricité de Washington. La responsabilité d’AMBAC sur le défaut de paiement qui était de 2,25 milliards de dollars, était estimée à 75 millions de dollars).&nbsp;Pour les&nbsp;assureurs
    monolignes, le règlement d'un sinistre ne se fait pas sur la base des réserves financières accumulées par la perception de primes, comme pour un assureur classique, mais en fonction d'une
    situation financière résultant de sa capitalisation.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(5) Cercle Finance, le 05/02/2008<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> «&nbsp;Aux
    origines de la désintermédiation »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">A la suite de l’aléa avec la</span> <span style=
    "color: #000000;"><span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">whoops</span> <span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">», l</span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">a réaction des pouvoirs publics est immédiate. Washington impose progressivement aux
    réhausseurs de crédit de devenir indépendants. Nombre d'entre eux, comme MBIA et AMBAC, font ainsi leur entrée en Bourse. Le régulateur US impose également aux sociétés d'assurance-obligataire de
    ne pratiquer que cette activité, à l'exclusion de toute autre. C'est la raison pour laquelle aux Etats-Unis, les réhausseurs sont encore appelés</span> <span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">monoline insurers</span> <span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, soit " assureurs mono-produit " : ils ne font plus qu'assurer des obligations, rien
    d'autre.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(6) Communication institutionnelle - Association of Financial Guaranty Insurers
    (</span><a href="http://www.afgi.org/index_fr.html"><span style="font-size: 7.5pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">AFGI</span></a><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">)<br>
    (7) Les Echos, le 20/06/2005 – «&nbsp;Les monoline sous la pression des marges »<br>
    (8) Jean-Marc Sylvestre, Olivier Pastré (2008) – «&nbsp;Le roman vrai de la crise financière »</span><br>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: Verdana;">(9) Pour l'Europe, essentiellement Deutsche Bank&nbsp; et Royal Bank of Scotland (RBS)</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(10) Paul Jorion (2008) – «&nbsp;L’implosion – La finance contre l’économie – Ce que révèle
    et annonce la crise des subprimes »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Au printemps 2008, les assureurs d'obligations se trouvaient [...] sur le fil du
    rasoir : les plus importants [...] étaient parvenus à se recapitaliser, mais jamais à la hauteur du risque encouru. Les rapports entre eux et les notateurs avaient monté d'un cran dans
    l'acrimonie. MBIA [...] s'était rebiffée contre la notation que Fitch lui accordait, et avait enjoint au notateur de s'abstenir dorénavant. Fitch avait répondu que s'il s'agissait d'une question
    d'argent, il décernerait les grades gratuitement ! MBIA n'avait pas apprécié la plaisanterie et avait réclamé les données qu'elle avait fournies au notateur, sur quoi celui-ci avait déclaré qu'il
    n'avait pas besoin de celles-ci pour noter. Et ainsi de suite ...</span> <span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(11) Financial Times, le 22/06/2008 – «&nbsp;Bond insurers want $125bn of cover wiped out »<br>
    (12) Cercle Finance, le 05/02/2008<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> «&nbsp;Les réhausseurs de crédit »<br>
    (13) Trends.be Tendances, le 23/06/2008 – «&nbsp;Dexia renfloue sa filiale FSA de 5 milliards de dollars »<br>
    (14) Performance Bourse, le 31/01/2008 – «&nbsp;William Ackman&nbsp;: Ambac et MBIA face à 23 milliards de dollars de pertes&nbsp;! »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr size="2">
  <p>
    &nbsp; <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Monoline en
    déséquilibre</span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 01:52:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-20730901.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-20730901-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les pyramides de Ponzi]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img height="218" width="299" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/BD10919_-copie-1.gif" alt="undefined" class="GcheTexte"></span>Quand Charles Ponzi, italien bon teint, vint au Nouveau Monde, en 1903, il
    n’avait quasiment plus un sou en poche, ni aucun talent connu qui valût que la fortune lui tendît les bras. Mais sa nature était allante. Son errance commença, qui l’amena en 1907 à Montréal,
    dans la banque&nbsp;d'un compatriote, Luigi Zarossi, au service des immigrants de la mère-péninsule ; le business roulait bien, rémunérant les comptes à 6% d’intérêt, au double du taux des
    banques. Las, quelques mauvaises affaires plus tard, Zarossi, étranglé, se mit à payer les intérêts des uns avec les économies des autres, réitéra, et fila au Mexique, Ponzi à ses basques, qui
    avait assez retenu la cautèle pour s’en faire une spécialité et&nbsp;une réputation éternelle. Trois ans de prison à Montréal,&nbsp;puis deux&nbsp;à Atlanta, poliront la formation de notre homme
    de retour au pays. En janvier 1920, il crée la&nbsp;<em>Securities&nbsp;Exchange Company</em></span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>1</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Quelques mois auparavant, Charles Ponzi avait reçu fortuitement d’Espagne un courrier flanqué d’un coupon-réponse
    international, un document assez nouveau pour l’époque. En 1906, l’Union Postale Universelle avait promu, à la demande des « Colonies britanniques d’Australasie », une vignette permettant à un
    expéditeur de payer d'avance la taxe postale du correspondant dont il attendait un retour : le destinataire n’avait alors qu’à échanger ce coupon en timbres-poste locaux pour affranchir sa
    réponse. La première Guerre Mondiale était passée par là, notamment l’inflation, qui avait beaucoup déprécié la lire italienne face au dollar américain : en sorte que l’on pouvait arbitrer
    favorablement l’échange d’un coupon-réponse acheté en Italie et sa conversion numéraire aux Etats-Unis</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.&nbsp;Ponzi vit tout le parti qu’il pourrait en tirer :
    il promit à des proches un rendement de 50% sous 45 jours, et tint parole, mais en les payant avec l’écot des nouveaux souscripteurs, comme il l’avait appris de Zarossi. L’enrichissement notoire
    de quelques-uns provoqua la ruée de tous les autres : en mai 1920, il avait déjà collecté 420.000 dollars, en juillet, plusieurs millions, déposés à la Hanover Trust Bank dont il briguait la
    présidence</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! Hélas, fin juillet
    le Boston Post fit savoir qu’il faudrait 160 millions de coupons postaux pour viabiliser l’affaire : or, il n’en existait que 27.000 dans le monde ! La pyramide s’effondra tout à trac.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">L’appétence de l’homme pour l’argent facile a toujours éperonné l'ardeur des aigrefins, et l’emballement aveugle des foules
    n’a jamais qu'ajouté au désastre. A l’escroquerie près, les bulles boursières, auto-catalytiques, sont de cette filiation. Laissons cela pour l’instant. Charles Ponzi fit des émules, à grande
    échelle&nbsp;: ses épigones les plus outrés vinrent de l’Est, quand le communisme céda la place à une fièvre argentifère inconnue jusqu’alors. La Roumanie fut l’épicentre&nbsp;: des systèmes
    financiers, prétendument issus du&nbsp;capitalisme, en vérité de simples pyramides, firent florès. Dès 1992, un nommé Ion Stoica&nbsp;fonda <em>Caritas</em>, un fonds qui nourrirait grassement
    les épargnants des bénéfices retirés de vraies sociétés&nbsp;: Stoica ne précisait pas lesquelles, certifiant seulement des plus-values de l’ordre de 700% en quelques mois. Bien sûr, l’argent des
    suivants payait les précédents. La pyramide capota début 1994</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, non sans que 20% de la population roumaine, dit-on, eût souscrit&nbsp;! A la même époque, la boule de neige du russe Sergueï Mavrodi,
    classé septième fortune du pays, fondit d’un coup après que cinq millions de citoyens y eurent investi des fortunes</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. La contagion gagna la Pologne, la Bulgarie, la Serbie,
    où partout de telles cavaleries galopèrent. Le pire eut lieu en Albanie, où des émeutes insurrectionnelles succédèrent à l’apoplexie des systèmes pyramidaux, en 1997, acculant le président
    Berisha à la démission</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">«&nbsp;<em>La spéculation survient lorsque l’imagination se fixe sur quelque chose d’apparemment nouveau dans le domaine du
    commerce ou de la finance</em>&nbsp;» nous dit John Galbraith</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Quoi de plus novateur en 1920 qu’un arbitrage des changes, ou que la distribution de bénéfices dans la transition
    post-communiste&nbsp;? La crédulité des foules détournée par des coquins à leur profit n’est qu’une seconde nature de l’espèce</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>8</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Ceci étant, à la carambouille près, de tels mécanismes,
    forcis par l’innovation financière en haleine, ne sont pas différents des moteurs qui gonflent les bulles boursières, toujours avides de carburant pour tenir le cap et l’illusion que tout le
    monde y gagne. Celle de l’e-Economie fut typique du genre, comme l’est l’actuel <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">collapsus des subprimes</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">Subprime : risque majeur ?</span></strong><br>
    <br>
    Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute
    finance, attentive, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on aura formulées, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain. Ainsi irait le Marché, dit-on, univers
    de papier, empli d'évidences, mené par une mathématique bienveillante ! Las, voilà qu'en son centre étasunien, une affaire envenime toutes les autres : des prêts immobiliers mal garantis - «
    subprime » -, que l'on se plaît à minorer, dégénèrent, et menacent d'infecter à l'entour (…)<br>
    <br></em></a> , attisé par les excès des dérivés de crédit. La crise financière a du reste dépoussiéré les travaux de l’économiste Hyman Minsky,</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">qui proposa en 1977, avant le tumulte de la globalisation, un triptyque explicatif des bulles. La <em>hedge finance</em> – acheteurs
    prudents – s’empare de l’innovation : l’investissement et les intérêts sont couverts ; puis la <em>speculative finance</em> – spéculateurs – entre en jeu : seuls les intérêts peuvent être payés,
    les flux sont insuffisants pour rembourser le principal. Enfin la <em>finance Ponzi</em> – fraudeurs en pyramide – sonne le glas : les <em>cash flows</em>,&nbsp;inférieurs aux intérêts et au
    principal, imposent un refinancement par la dette <span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong><sup>9</sup></strong></span>. La fin est proche.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Robert Shiller</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>10</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, qui glissa l’expression « <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">exubérance irrationnelle</span></span> <em><strong><span style="color: #ff0000;">Exubérance, conundrum et autres menues
    incertitudes</span></strong><br>
    <br>
    Comme toujours, on ne sentit rien venir. Chacun avait l'oeil à ses affaires, et les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce jeudi 5 décembre 1996, les bourses du
    Vieux continent conclurent une séance ordinaire. Tout juste nota-t-on que la Bundesbank avait repoussé la baisse de ses taux d’intérêt directeurs, sans alarmer personne. Le lendemain, tous les
    marchés plongeaient : à Francfort, le DAX se replia de 4,05%, et un vent de panique gagna la planète entière. Partout on recula. Mais la Bundesbank n’y était pour rien (…)<br>
    <br></em></a>» aux oreilles d’Alan Greenspan, n’hésita pas à comparer la bulle Internet à la <em>finance Ponzi</em>&nbsp;; l'euphorie boursière, avivée par les industries du courtage et de la
    gestion collective, aimantait chaque jour de nouveaux investisseurs, par grappes, puis par cohortes, appâtés par la hausse ininterrompue des marchés. La durabilité du boom était attestée par
    toutes sortes de rabatteurs, convaincus ou convertis, économistes de haut vol compris, qui assuraient l’enrôlement des troupes comme jadis la pyramide de Charles Ponzi exigeait que sa base de
    souscripteurs s’élargît. Les candidats entraient en meute, embrasant des cours déjà surchauffés. Premiers entrés, premiers servis&nbsp;: quand le marché flancha, les derniers arrivés, les plus
    nombreux, furent au mieux marris, au pire ruinés. Le comble du cynisme fut cependant atteint en dernier lieu, aux Etats-Unis&nbsp;: au faîte des&nbsp;crédits à risque, les ultimes victimes furent
    les attributaires des prêts dit «&nbsp;Ninja&nbsp;» - <em>no income, no job or asset</em> (pas de revenu, pas d’emploi ni d’actifs [en garantie])</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>11</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Jusqu’au dernier moment, jusqu’à la dernière goutte !
    Selon Michel Aglietta, l'horizon des investissements financiers, serait aujourd'hui estimé à 3 mois</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>12</strong></span></sup>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">: en sorte qu’il est rationnel de rallier tout épisode dont l’éclatement n’est pas prévu avant ce terme. La <em>finance
    spéculative</em> est la norme, la <em>finance Ponzi</em> maraude.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.05pt 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Charles Ponzi, emblème du «&nbsp;<em>get-quick-rich</em>&nbsp;» des <em>Roaring Twenties</em>,&nbsp;réapparut sous le nom de
    Charles Borelli en 1925. La Floride&nbsp;suscitait alors un intérêt nouveau et ses marécages faisaient l’objet d’une vive spéculation. Notre homme fit savoir qu’il lotissait, près de Jacksonville
    un terrain d’une centaine d'acres, chacun divisé en 23 lots qu’il proposait à 10 dollars l’unité, lesquels, assurait-il, vaudraient 5,3 millions de dollars sous deux ans&nbsp;! En fait, le
    terrain était à 150 kilomètres de Jacksonville, et la plupart des lots était immergée</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">! Eternelles pyramides : Kheops, Kephren, Ponzi …</span><span style=
    "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><br></span>
  </div>
  <div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">&nbsp;</span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <hr size="2">
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Par un hasard amusant, la SEC se trouve être aujourd’hui le gendarme de la Bourse américaine&nbsp;! Il n'y a bien sûr
      aucun rapport entre la SEC du voleur Ponzi et la SEC du gendarme de Wall Street ...</span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(2) Charles Ponzi,</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href=
      "http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Ponzi"><span style="color: #00b050;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">Wikipédia</span></span></a></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">La séquence d’opérations pour mener à bien l’affaire était la suivante&nbsp;:</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">1)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Expédier de l’argent à des agents en poste à l’étranger&nbsp;;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">2)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Acheter localement des coupons-réponse&nbsp;;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">3)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Rapatrier lesdits coupons aux Etats-Unis&nbsp;;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">4)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Les convertir en équivalent de timbres-poste&nbsp;américains ;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 71.4pt; text-indent: -18pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">5)<span style="font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Revendre les timbres-poste.</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">L’ensemble de ces opérations se fondait sur l’écart de parité des monnaies, accru par la Première Guerre Mondiale, tandis
      que celle des coupons et de leurs équivalents en timbres locaux n’avait pas varié. Cet arbitrage, parfaitement légal, fit briguer à Charles Ponzi des plus-values oscillant entre 400 et 600%
      selon les sources. Une autre raison avancée par Ponzi pour justifier l’opération tenait à la différence de valeur entre les papiers filigranés américains et italiens.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(3) Marc Knutson (1996) - «&nbsp;The remarkable criminal financial career of Charles K. Ponzi »<br>
      <br></span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Ponzi avait acquis 38% des actions de la Hanover Trust Bank&nbsp;!</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(4) Ion Stoica fut condamné à 6 ans de prison&nbsp;;<br>
      (5) L’Humanité, le 04/08/1994 -&nbsp;«&nbsp;Enorme scandale de la spéculation »&nbsp;</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">«&nbsp;… <em>Son système</em> [celui de Sergueï Mavrodi] <em>est bien simple, sinon original. Avec un capital initial de
      100.000 roubles, la MMM</em> [société créée par Sergueï Mavrodi] <em>vendait des actions sur lesquelles elle garantissait des dividendes de 420% à 1.000% par an pour les titres en roubles et de
      50% à 80% pour ceux en devises. MMM promet de racheter plus cher à ceux qui désirent les vendre, chaque semaine, les actions de la semaine précédente. Titres et intérêts des acquéreurs plus
      anciens sont payés par l’argent frais apporté par les nouveaux acheteurs de papiers MMM ..</em>. »</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(6) Peter Sloterdijk (2007) - «&nbsp;La colère et le temps »</span><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(7) John Galbraith (1992) - «&nbsp;Brève histoire de
      l’euphorie financière »</span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(8) Ce que dit la loi française&nbsp;: source Wikipédia<br>
      <br></span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Selon la législation française&nbsp;; il est interdit de proposer à une personne de collecter des adhésions ou de
      s'inscrire sur une liste en lui faisant espérer des gains financiers résultant d'une progression géométrique du nombre de personnes recrutées ou inscrites (art. L. 122-6 et art. L. 122-7 du
      code de la consommation). Cette interdiction est assortie de peines d'amende et/ou de prison.</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(9) La Tribune de l’Economie, le 21/08/2007 - « Crise du subprime&nbsp;: Hyman Minsky avait raison »<br>
      (10) Robert Shiller (2000) - « Exubérance irrationnelle »<br>
      (11) Le Monde Diplomatique, septembre 2007 -&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Quand la finance prend le monde en otage&nbsp;» - Frédéric Lordon&nbsp;;<br>
      (12)</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #00b050;"><a href="http://www.fondation-res-publica.org/Introduction-aux-debats_a241.html"><span style=
      "color: #00b050;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">Fondation Res Publica</span></span></a></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">, le 17/10/2007
      - «&nbsp;Crises financières à répétition&nbsp;: quelles explications ? Quelles réponses ? »</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;<span style=
      "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    </div>
    <div>
      <hr size="2">
    </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Pyramide égyptienne<br></span><br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 17 Feb 2008 23:28:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-16760138.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-16760138-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fonds souverains]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-16348957.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><img height="230" width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/2007/blason_lyon.gif" alt=
    "blason_lyon.gif" class="GcheTexte">Comme beaucoup, Mizuho Financial, deuxième banque japonaise, commença par nier son exposition aux subprimes. Mais, peu à peu, les enchères montèrent ; en
    décembre, la banque annonça une perte de 1,59 milliards de dollars pour l’exercice 2007-2008, puis se reprit, le 31 janvier dernier, convenant qu’après meilleur décompte, sa perte était en fait …
    du double, aux environs de 3,24 milliards de dollars ! Sumitomo Mitsui, concurrent direct au podium nippon, qui n’aurait égaré que 304 millions de dollars dans l’épisode des prêts hypothécaires à
    risque, profita de l’aubaine pour surpasser la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">capitalisation boursière</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Capitalisation boursière</span></strong><br>
    <br>
    Le 20 juillet 2006, Yahoo, portail Internet de renommée mondiale, publia des résultats décevants ; la sanction des traders, toujours de prime saut, tomba : le cours perdit près de 19% en séance !
    Ainsi, cette star de la Net Economie, qui la veille encore pesait 47 milliards de dollars à la corbeille, vit-elle sa capitalisation boursière diminuée de quelque 9 milliards de dollars ! Le
    quotidien des firmes cotées est celui-ci,&nbsp;ballotté par le bruit, outré par le court-termisme de la meute qui griffe les cours : des capitaux inouïs vont et viennent, sans autre dessein que
    de changer de main. En Bourse, la valeur d'une société ne dure que le temps petitement compté d'une cotation (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;de sa rivale. Et y parvint d’autant mieux que Mizuho décrocha de 8,8% le 16 janvier après avoir annoncé qu’elle se portait, à hauteur de 1,5 milliards de dollars
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>1</strong></span></sup>, au secours de la banque d’affaires américaine Merrill Lynch, elle-même sinistrée dans le même
    guêpier</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. N’est pas <em>sovereign wealth</em> <em>fund</em>, c’est-à-dire fonds souverain, qui veut !&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">La crise du crédit, qui n’en finit plus de déprécier des actifs, aura mis en lumière d'ambitieux prétendants aux agapes
    financières, prédateurs pour les uns, sauveurs pour les autres. Quelques années après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">hedge fund</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Magie
    financière aux Caïmans</span></strong><br>
    <br>
    Apatride, humaniste, philanthrope, Georges Soros est d'abord connu pour son génie financier. Vingt ans après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même
    le Soros Fund Management, un groupe de fonds visant à couvrir et valoriser les capitaux de donneurs d'ordre fortunés : des millions de dollars d'abord, et bientôt des milliards ! Malgré d'épiques
    fiascos, comme LTCM, l'ardeur financière, mue par l'irrépressible fascination du gain et l'abondance de liquidités, hâta la suite : quelque 9.000 fonds de cette eau fraient aujourd’hui, dans le
    secret de paradis fiscaux aussi exotiques qu'impénétrables (…)<br>
    <br></em></a>, en 1949, mais bien avant que Georges Soros n’en popularisât le concept, un administrateur colonial britannique créa le premier fonds souverain en 1956, depuis les lointaines îles
    Kiribati, au sud d'Hawaï. Soucieux de préparer l’après phosphate dont le pays était riche, celui-ci créa une taxe sur les exportations d'engrais afin de servir des revenus futurs lorsque la
    ressource serait épuisée. Saine prévention : le fonds des Kiribati gère aujourd’hui un demi milliard de dollars, près de neuf fois le PIB local <sup><span style=
    "color: maroon; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Ainsi, un sous-sol bénit est-il souvent l'âme de ces
    tirelires régaliennes au service d’un nouveau capitalisme d’Etat. Les diamants du Botswana alimentent le fonds Pula, à hauteur de 6,8 milliards de dollars, le cuivre du Chili abonde pour
    l’essentiel le fonds ESSF, pour quelque 10 milliards</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>3</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Mais la grande affaire minérale ou fossile est le pétrole, qui fait le gros des troupes. Le fonds ADIA, crée en 1976 par les Emirats
    Arabes Unis pèse 875 milliards de dollars, en attendant celui de l’Arabie Saoudite, qui apanagerait un rejeton de 900 milliards de dollars</span> <sup><span style=
    "color: maroon; font-size: 10pt;"><strong>4</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">! D’autres capitaux, moins géologiques, s'activent,
    colossaux : ils viennent de Chine et de sa banlieue.<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext"><br>
    Les réserves de change amassées par les économies d’Asie sont considérables : à elle seule, la Chine, grande exportatrice de produits manufacturés, qui jouit d’un yuan sous-évalué, disposait
    mi-2007 de 1.330 milliards de dollars issus de ses excédents commerciaux, un stock en hausse de 41,6% sur un an</span> <sup><span style=
    "color: maroon; font-size: 10pt;"><strong>5</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">! Jusqu’alors, un dollar « chinois » sur deux était
    converti en bons du Trésor américains, un placement de confiance, notamment utile en cas d’éventuelle fuite des capitaux, comme les tigres et les dragons locaux en avaient fait les frais en 1998.
    Le niveau actuel des réserves de la zone permet cependant d’autres visées. Fini les emprunts d’Etat ! En 2007, le Government of Singapore Investment Corp. (GIC), l’un des deux fonds souverains de
    Singapour, a réduit de 25% ses achats d’obligations d’Etat américaines</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>6</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, et dirigé majoritairement, à l’instar de ses semblables, ses menées vers les banques privées d’Amérique et d’ailleurs. Dès septembre,
    tandis que son bras armé, China Investment Corp (CIC), ne l’était pas encore tout à fait des 300 milliards de dollars promis, la Chine en avait déjà apporté trois au fonds d’investissement
    américain Blackstone, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6985334.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">spécialiste du
    LBO</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La fièvre emprunteuse</span></strong><br>
    <br>
    (…) En 1976, Jérôme Kohlberg, Henry Kravis et George Roberts, trois virtuoses de la banque Bear Stearns fondèrent KKR, premier fonds d’investissement et futur géant du secteur avec Blackstone. Au
    menu : rachat de compagnies non cotées grâce au levier de l'endettement - Leveraged BuyOut (LBO), une technique consistant à gager l’emprunt sur les revenus futurs de la proie, sans scrupule pour
    l’avenir des entreprises cibles et de leurs salariés. N’était-ce le raid hostile sur le conglomérat RJR Nabisco en 1988, qui se solda par un désastre, le bilan ébouriffe : en trente ans, KKR aura
    conduit 145 opérations pour un montant de 274 milliards de dollars (…)<br>
    <br></em></a>, fort d’une quarantaine de participations dans des fleurons industriels. Pour autant, la diversification n’est pas en reste : en dernier lieu, le CIC nantissait Chinalco de 120
    milliards de dollars pour rafler Rio Tinto</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, deuxième groupe minier mondial. &nbsp;&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Les fonds souverains, qualifiés de «&nbsp;<em>caisses noires</em>&nbsp;</span><sup><span style=
    "color: maroon; font-size: 10pt;"><strong>8</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">» par Simon Johnson, économiste en chef au FMI, progressent
    vite, décidés à troquer leurs oripeaux de parvenus contre de véritables habits de lumière : selon l’observatoire IFSL, les fonds qu’ils géraient fin 2006 avoisinaient les 2.500 milliards de
    dollars, devançant largement les 2.000 milliards des hedge funds, mais loin derrière les assureurs - 15.200 milliards, les fonds d’investissement – 21.700 milliards et les fonds de pension avec
    22.600 milliards de dollars</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Une
    étude Natixis évaluait à 3.355 milliards de dollars le poids des fonds souverains à fin 2007, projetant entre 12.000 et 15.000 milliards leur surface financière à l’horizon 2015</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>9</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">, dénotant toute la montée en puissance de
    ces nouveaux titans. Voilà de quoi effrayer le Landerneau financier, quoique celui-ci, notamment américain, n’ait pas snobé la manne qui a déferlé sur ses groupes financiers, comptés debout,
    depuis le printemps 2007 – une soixantaine de milliards de dollars. Autres temps, autres mœurs : il y a peu, les autorités de l’Union empêchèrent le pétrolier chinois CNOOC de faire main basse
    sur la compagnie Unocal, et plus récemment encore, le fonds de Dubaï de s’emparer des infrastructures de six ports américains</span> <sup><span style=
    "color: maroon; font-size: 10pt;"><strong>10</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">. Lequel fonds emirati et celui du Qatar (QIA) sont
    propriétaires de 48% de la Bourse de Londres, la major européenne du secteur. Impavide, le Marché avance.<br></span>&nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Bien sûr, nul ne craint le goliath norvégien GPFG, ses&nbsp;puissants capitaux,&nbsp;disséminés sur plus de 4000 sociétés,
    ses participations, rarement au-delà du pourcent, sa vertu, comme étendard, qui délaisse les firmes liées à l’armement et exclut Wal-Mart pour atteinte répétée aux droits humains&nbsp;! Sacrés
    scandinaves, à nous montrer chaque jour une autre voie, celle de l’éthique, du Bonheur Intérieur Brut, loin de la fureur. Pour les autres fonds, asiatiques, moyen-orientaux, les choses roulent
    moins&nbsp;: les politiques redoutent en effet l’intrusion de pays aux capitaux plus affirmés que leur démocratie, aux desseins obscurs sinon obscurcis par l’opacité de leurs buts ; les
    financiers, quant à eux, voient en ces chevaliers blancs une preuve de plus du dynamisme du Marché, qui a survécu. Ils y voient surtout des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">investisseurs à long terme</span><em>Nouveau millénaire, nouvelle ère. Celle de
    l’économie vint à l’aube du troisième, après que le Marché eut survécu à la dévastation monétaire des économies asiatiques, à la liquidation financière de la Russie nucléaire et au fiasco
    retentissant du hedge fund le plus fameux de l’écliptique …</em></a>, «&nbsp;<em>comme une force contribuant à la stabilité financière</em>&nbsp;» selon Robert Kimmitt, vice-ministre étasunien
    des finances qui s’y connaît en subprimes incendiaires, des sujets qui «&nbsp;<em>n’ont pas d’exigence de rentabilité déraisonnable</em>&nbsp;» selon Patrick Artus, hors le rendement des titres
    convertibles émis lors&nbsp;des recapitalisations bancaires, entre 9 et 11%</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>11</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Voilà néanmoins qui prélude à des exodes massifs de capitaux vers le Golfe et l’Asie, déjà&nbsp;inflationnistes, et à d’autres
    passages de témoin. Le Marché ira-t-il jusqu’à se contredire, de patriotisme économique en protectionnisme financier&nbsp;?</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext">Après sa désindustrialisation, attestée par quarante années de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5921730.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">déficits commerciaux</span><em>Le Shanghai Index montait. En 2006, son irrésistible
    ascension l’avait déjà propulsé de 130% ; n’était-ce un léger repli, il continuait. Le 26 février, l'indice culmina à 3040 points, après dix séances de hausse quasi-continue et un gain de 16%
    …</em></a>, voilà que le secteur bancaire de la première puissance mondiale, les USA, mal regardant sur le risque de crédits destinés, de toute façon, à être titrisés puis revendus, s’est jeté
    dans les bras de fonds souverains. Peu à peu, la substance américaine, manufacturière et financière, s'égaie à vau-l'eau. Niall Ferguson, historien à Harvard, a comparé cette situation à celle
    qui mena l’empire ottoman à sa fin, en 1870</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>12</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Jacques Attali et Emmanuel Todd prédisent la fin de celui à la bannière étoilée d’ici deux à trois décennies. Un monde multipolaire
    est en marche. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <strong>&nbsp;</strong>&nbsp;
  </div>
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    &nbsp;
  </div>
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    <hr size="2">
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">(1) La Tribune, le 17/01/2008&nbsp;- «
      L’action Mizuho sanctionnée à la Bourse de Tokyo »<br>
      (2) Alternatives Economiques, Octobre 2007 - «&nbsp;Quand les Etats investissent la finance »<br>
      (3) Peterson Institute for International Economics - «&nbsp;<a href=
      "http://209.85.135.104/search?q=cache:kvw_GPmgT2EJ:banking.senate.gov/_files/111407_Truman.pdf+A+Scoreboard+for+Sovereign+Wealth+Funds+es&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;cd=1&amp;gl=fr"><span style=
      "line-height: 115%; color: #339966; mso-ansi-font-size: 8.0pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;"><span style="color: #339966;">A Scoreboard for Sovereign Wealth Funds</span></span></a> »</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Principaux fonds fin 2006 (capitaux sous mandat en milliards de dollars) – EAU (</span><strong><span style=
      "font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;">875</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Singapour
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">438</span></strong><span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">), Norvège (</span><strong><span style=
      "font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;">329</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Koweït
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">213</span></strong><span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">), Russie (</span><strong><span style=
      "font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;">141</span></strong><span style="color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">), Qatar(</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">50</span></strong><span style="color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">), Australie
      (</span><strong><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;">49</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Algérie
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">43</span></strong><span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">) Etats-Unis (</span><strong><span style=
      "font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;">40</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Brunei (</span><strong><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">30</span></strong><span style="color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">), Corée du Sud
      (</span><strong><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;">20</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">),
      Kazakhstan (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">19</span></strong><span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">), Malaisie (</span><strong><span style=
      "font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;">18</span></strong><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext">), Venezuela
      (</span><strong><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">16</span></strong><span style=
      "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">) … pour un montant total de 2.123 milliards de dollars. Depuis lors, la Chine a fait une entrée en force, l’Arabie Saoudite s’apprête
      à le faire.&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal;">(4) La Tribune, le 25/01/2008 (Supplément) - «&nbsp;De nouveaux prédateurs déguisés en sauveurs de la finance &nbsp;»</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal;">(5) Radio86, le 12/07/2007 - «&nbsp;Les réserves de change chinoises&nbsp;: plus haut, encore plus haut »<br>
      (6) Courrier International, du 22 au 28/11/2007 - «&nbsp;L’inquiétante puissance des fonds souverains »<br>
      (7) Reuters, le 03/02/2008 - «&nbsp;Pour Rio Tinto, Chinalco aurait accès à 120 milliards de dollars »<br>
      (8) Economie Matin, le 21/01/2008 - «&nbsp;Faut-il avoir peur des fonds souverains&nbsp;? »<br>
      (9) Le Monde, le 15/01/2008 - «&nbsp;L’essor des fonds souverains inquiète l’économie mondiale »<br>
      (10) Ces affaires datent de 2005 et 2006<br style="mso-special-character: line-break;">
      <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 8pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 8pt">En 2006, le
      Dubaï Ports World soutenu par le fonds emirati, proposa 6,85 milliards de dollars pour racheter les infrastructures de six ports majeurs américains&nbsp;: Miami, Philadelphie, New York, Newark,
      Baltimore et la Nouvelle-Orleans. Le président George Bush fit savoir qu’il mettrait son veto personnel sur ce dossier. En juin 2005, CNOOC, société cotée mais contrôlée à 70 % par l'État
      chinois, lança une offre de 18,5 milliards de dollars pour Unocal, une compagnie pétrolière américaine, surenchérissant de plus de 1,5 milliards de dollars sur l'américain Chevron Texaco qui
      avait fait une offre amicale en avril. L'opposition a été forte parmi les parlementaires américains, qui ont estimé qu'une telle opération compromettrait la sécurité de l'approvisionnement en
      énergie des Etats-Unis. L’affaire fut rejetée.</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal;">(11) Les Echos, le 17/01/2008 - «&nbsp;Singapour a investi près de 20 milliards depuis la crise »<br style=
      "mso-special-character: line-break;">
      <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <em><span style="font-size: 8pt; color: windowtext"><span style=
      "font-style: normal; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-style: italic;">«&nbsp;Selon Financial News, Citigroup va devoir payer 1,7
      milliards de dollars par an pour rémunérer les différents investisseurs ayant participé à ses deux recapitalisations d’urgence. Depuis le mois de novembre, Citigroup a reçu 20 milliards de
      dollars de cash de la part de fonds souverains et d’autres investisseurs qui ont souscrit des titres reconductibles. La première recapitalisation, de 7,5 milliards de dollars, annoncée&nbsp;en
      novembre était rémunérée à 11%, soit 825 millions de dollars par an. La seconde, de 12,5 milliards de dollars l’est à 9%, soit 875 millions de dollars par an. Dans le cas de la deuxième
      opération, les obligations sont sans maturité et incessibles pendant les sept première années. Si aucun des investisseurs ne les convertit en actions pendant cette période, elles auront donc
      coûté plus de 6,1 milliards de dollars à Citigroup.</span></span></em> <em><b><span style=
      "font-style: normal; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-style: italic;">»</span></b></em><em style=
      "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 9pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span></em>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal;">&nbsp;(12) Alternatives Economiques, Février 2008 - «&nbsp;Le double visage des fonds souverains »</span><span style=
      "line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt;"><br style="mso-special-character: line-break;">
      <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
    </p>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
      <hr size="2">
    </div>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;</span></span><span style=
      "line-height: 115%; color: black; font-size: 9pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: red; FONT-SIZE: 8pt">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; line-height: 115%;"><span style=
      "font-family: verdana,geneva;">Illustration</span></span></span><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;: Blason de la cité lyonnaise</span></span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 19:16:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-16348957.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-16348957-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’inflation, invitée surprise]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-14326144.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt"><a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/bourse300.jpg"></a><a onclick=
    "window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/technical_analysis-copie-2.jpg"></a><a onclick="window.open(this.href); return false;" href=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Grosse_coupure.jpg"></a><a onclick="window.open(this.href); return false;" href=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Inflation.jpg"></a><a onclick="window.open(this.href); return false;" href=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Chroniques_Prix.jpg"></a><a onclick="window.open(this.href); return false;" href=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Chroniques_Prix-copie-2.jpg"></a><img width="190" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/piece_d__argent.jpg" height="230" style=
    "margin: 0px; border: #000 0px solid;" class="GcheTexte">Le bolivar est mort, vive le bolivar ! Au pays du Libérateur, l’or noir est partout, aux abords du lac Maracaibo, sous la ceinture de
    l’Orénoque jusqu'au tréfonds, qui dégouline et inonde le Venezuela d’une manne céleste. En cinq années, les cours internationaux du pétrole ont bondi, offrant à Caracas, qui en retire 90% de ses
    recettes d'exportation, les moyens de mener ses affaires. Hélas, ce déferlement de liquidités s’est payé au prix fort, celui d’une inflation à deux chiffres, la plus culminante du Mercosur. En
    sorte que la monnaie locale, sinistrée, changera de braquet dès janvier prochain : le bolivar nouveau en vaudra mille anciens <strong><sup><span style="color: maroon;">1</span></sup></strong> !
    Voilà une partition connue ; elle fut déjà jouée, voici cinq siècles, depuis cette « Terre de Grâce » si prodigue en minéralités de premier aloi. <em>Auri sacra fames</em> <span style=
    "color: maroon;"><strong><sup>2</sup></strong></span> : toutes les richesses que les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6161031.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">conquistadors kidnappèrent</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La planche à billets</span></strong><br>
    <br>
    Tant de richesses subjuguaient le commun : les perles de Margarita, les émeraudes de Muzo, l’or de Maracaïbo, de Yaracuy, celui des Incas qu’on dépouillait, mais surtout l'argent, à profusion,
    des mines de Potosi, de Zacatecas et d’ailleurs. Les galions royaux, aux armes de Castille, regorgeaient de richesses, arrachés aux terres d’Amérique, qu’on débarquerait à Séville si peu qu’on
    échappât aux pirates et aux vagues océanes (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;finirent par mettre au tapis l’économie mordorée de la Mère Patrie, l’Espagne. Les aficionados du siècle de Pizarre s'en souviennent encore : l'oedème monétaire est une
    tradition ancienne.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">Les temps&nbsp;passent, les causalités demeurent. Déconnecté de l’offre, l'embonpoint monétaire, qu’il soit hérité de la planche à billets ou d’un
    afflux&nbsp;massif de devises, est source d'inflation. Chaque nouveau billet de banque, fût-il de Weimar ou d’ailleurs, amoindrit la valeur du précédent, et augmente celle de tout le reste. Dans
    les cas graves, la surliquidité entretient l’excitation des marchés, qui papillonnent, et cette volatilité fait le lit de tous les excès. L’instabilité financière rôde,&nbsp;le banquier central
    se montre prudent : l’augmentation de la masse monétaire eurolandaise au rythme de 12% l’an est à ce titre révélatrice</span> <span style="font-size: 10pt;"><strong><sup><span style=
    "color: maroon;">3</span></sup></strong><span style="color: black">. Voyez cependant Alan Greenspan, ex-patron de la Fed, qui fit mieux en ce domaine que tous ses devanciers : durant son mandat,
    il imprima deux fois de plus de dollars que tous ses prédécesseurs réunis, et tripla la base monétaire</span> <strong><sup><span style="color: maroon;">4</span></sup></strong> <span style=
    "color: black;">tandis que le PIB de l'Union ne s’appréciait que de 50% ! Ce trop-plein imbiba tout : les Bourses flambèrent, l’immobilier étincela, au meilleur de l'intérêt spéculatif. Le
    maestro</span> <strong><sup><span style="color: maroon;">5</span></sup></strong> <span style="color: black">eut beau tancer cette <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">exubérance irrationnelle</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Exubérance, conundrum et autres menues incertitudes</span></strong><br>
    <br>
    Comme toujours, on ne sentit rien venir. Chacun avait l'oeil à ses affaires, et les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce jeudi 5 décembre 1996, les bourses du
    Vieux continent conclurent une séance ordinaire. Tout juste nota-t-on que la Bundesbank avait repoussé la baisse de&nbsp;&nbsp;ses taux d’intérêt directeurs, sans alarmer personne. Le lendemain,
    tous les marchés plongeaient : à Francfort, le DAX se replia de 4,05%, et un vent de panique gagna la planète entière. Partout on recula. Mais la Bundesbank n’y était pour rien (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;qu’il enivrait lui-même, rien n’y fit : car c’est un fait constant, les investisseurs sont moins regardants lorsque l’inflation concerne leurs actions ! Puis, le réel émerge ;
    une bulle crève, une autre surgit, sans autre désir pour les Marchés que de changer de stimulus. L’heure est à celle des matières premières : l’inflation n’est jamais en peine de boutefeux.<br>
    <br>
    Le pétrole, encore lui, mène le bal : le baril de brut frisa récemment les 100 dollars sur le Nymex <span style="color: maroon"><strong><sup>6-1</sup></strong></span>, doublant son cours depuis
    janvier 2007 ! Pourtant, la géopolitique autant que la géologie peinent à expliquer cette subite frénésie ; les spéculateurs semblent plus à l'aise ici qu'ailleurs, notamment sur le marché
    londonien</span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: black">où la situation du Brent est inouïe : 60% de la production mondiale y voit son prix fixé par celui&nbsp;du pétrole de la
    mer du Nord qui ne représente que 0,4% du tout</span>&nbsp;<strong><sup><span style="color: maroon;">6-2</span></sup></strong> <span style="color: black;">! Au-delà, rien ne résiste à l'incendie
    : l’indice Reuters/Jefferies CRB, qui agrège des commodités aussi disparates que le cuivre, le coton ou le cacao</span> <strong><sup><span style=
    "color: maroon;">7</span></sup></strong><span style="color: black;">, a forci de 25% entre mi-janvier et novembre 2007. Mieux, octobre aura vu l’indice&nbsp;se hausser de&nbsp;10%, une rapidité
    de progression inconnue depuis 25 ans ! Le charbon a vu son prix tripler en trois ans, le plomb a vu le sien doubler en un an</span> <strong><sup><span style=
    "color: maroon;">8</span></sup></strong><span style="color: black">, dopés par l’aspiration des pays émergents mais aussi par l</span></span><span style="font-size: 10pt;">es baisses récentes du
    <em>prime rate</em>, éloignant le spectre d’une récession et soutenant la demande. Sur leurs marchés à terme, les produits agricoles ne sont pas en reste : le prix du</span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: black;">blé et des protéagineux (légumes secs, luzerne, …) a quasiment doublé en un an, celui des oléagineux (tournesol, soja, …) a pris 50%. En France, l’Insee signale
    que les prix agricoles à la production ont crû de 18% en l’espace d’un an seulement<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon;">9</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">. Il faut s'y résoudre : l’inflation&nbsp;frappe à nos portes.</span></span>
  </div>
  <div style="background: white; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: black">De fait, la hausse des prix résonne,&nbsp;et surprend les économistes. Interrogés début septembre au sujet des taux de la BCE, les moins prudents, ou
    les plus optimistes opinèrent ainsi&nbsp;: «&nbsp;<em>L’inflation ralentit malgré la hausse du prix du pétrole</em>&nbsp;» (Xavier Timbeau, OFCE), «&nbsp;<em>une inflation sous contrôle et qui va
    le rester&nbsp;»</em>&nbsp;(Christian de Boissieu, CAE),&nbsp;«&nbsp;<em>le risque inflationniste que la BCE disait percevoir ne peut que s’atténue</em>r&nbsp;» (Michel Aglietta, Paris
    X)<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon">10</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">. Le taux d’inflation de la zone
    euro fit exactement l’inverse&nbsp;: tandis qu’il se gondolait encore à 1,7% en rythme annuel en août, il atteignit 2,1% en septembre, 2,6% en octobre, puis 3% en novembre, son plus haut niveau
    depuis mai 2001, signant la</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">« hausse généralisée et durable du niveau général des prix » que nous enseignent les manuels. Cette résurgence, mal
    prévisible,&nbsp;inquiète : en Allemagne, les prix à la consommation ont fait un bond de 3% sur un an, le plus mauvais chiffre depuis treize ans&nbsp;; le Japon a connu en octobre sa première
    hausse des prix depuis dix mois sous l’effet&nbsp;des carburants&nbsp;; la Chine vient d’établir un nouveau record décennal avec une inflation de 6,5% en août. Ainsi, l’un des thèmes favoris
    liant la désinflation des quinze dernières années à l’excellence des politiques monétaires de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-26210764.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Banques centrales indépendantes</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La controverse Nobel</span></strong><br>
    <br>
    Le choix des lauréats Nobel de l’année 2004, section Economie, fut la goutte qui fit déborder le vase : l’américain Edward Prescott et le norvégien Finn Kydland obtinrent le prix pour un article
    de 1977, dans lequel ils avaient savamment établi, mathématiques en bandoulière, que les Banques centrales doivent échapper à toute pression des élus. Un pur bijou néoclassique ! La haute finance
    endimanchée, jamais en reste de baliser son pré carré, salua aussi, Banque de Suède en tête (…)<br>
    <br></em></a>, montre-t-il ici clairement sa limite&nbsp;: l’inflation marche seule. La mondialisation, sans égale, finira elle-même par se lasser.<br>
    <br>
    Assurément, depuis les années 1990, l’importation massive de produits à bas coût en provenance des pays émergents&nbsp;aura mieux contribué à la modération des prix que toute autre politique.
    Cette concurrence a imposé son <em>modus vivendi</em> aux entreprises, sommées de ne pas augmenter leurs prix pour rester dans la course, et à leurs salariés, priés de rabattre&nbsp;leurs
    prétentions pour rester dans la place. Les salaires ont&nbsp;fait montre de stabilité&nbsp;: dans la zone euro, la variation des rémunérations par tête est demeurée proche de 2% entre 1999 et
    2006&nbsp;; au Japon, les salaires ont même reflué jusqu’en 2005<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon;">11</span></sup></strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: black;">. La donne change&nbsp;: partout, la question du pouvoir d’achat redevient centrale. La Chine n’échappe pas&nbsp;à cet appel&nbsp;: après 14% de hausse des
    salaires en 2006, les conjoncturistes y prévoient une hausse de 18,6% pour 2007<strong>&nbsp;</strong></span><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon;">10</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: black">&nbsp;! Et même si,</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">selon Natixis,</span>
    <span style="font-size: 10pt; color: black">le coût du travail par unité produite y reste quatre fois moindre qu’aux Etats-Unis, même si plusieurs centaines de millions de paysans misérables y
    constituent un réservoir de main d’œuvre bon marché, la désinflation mondialisée a du plomb dans l’aile. Petit à petit, l’opinion fait son chemin, qui n’est à plus à s’encombrer d’idées confuses
    sur le libre-échangisme compétitif&nbsp;ou le protectionnisme&nbsp;récessif ; la hausse des salaires&nbsp;s'affirme de plus en plus en cause planétaire ; la spirale inflationniste qui s’ensuivra
    sera l’affaire des autorités qui ont à dire sur ces sujets.<br>
    &nbsp;<br></span><span style="font-size: 10pt; color: black">Ivresse monétaire, flambée des matières premières,&nbsp;tensions internationales,&nbsp;globalisation désenchantée ? Vieille surchauffe
    classique prix-salaires ou choc&nbsp;majeur venu du <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">déclin de l'Empire américain</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Dollar : le roi empire</span></strong><br>
    <br>
    (…) Premier créancier sous Dwight Eisenhower, l’oncle Sam devint le premier débiteur sous Reagan. Le lobby militaro-industriel s'adjugea la mise, et cette sûreté engendra l’indolence ; alors, les
    vassaux périphériques s'insinuèrent dans le jeu, hâtant la désindustrialisation du maître et son éco-dépendance. La machine à consommer&nbsp;se mit à aimanter&nbsp;la dette privée. Entre
    réductions d’impôts et bellicisme inspiré, Walker Bush hâta le tout : les déficits explosèrent, le dollar chuta. Le billet vert n’a pas fini de pâtir, et le monde avec&nbsp;: l’Empire n’a plus la
    cote, ni les moyens (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;? Comme on le voit, l’inflation, protéiforme, n’est pas en reste de ferments ni de théories pour s’inviter au bal des Ardents. On comprendra surtout que la bête, jamais en
    repos, guettera sa proie jusqu’à la fin des temps.</span>
  </div><span style="font-size: 10pt"><br>
  &nbsp;</span><span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;<span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;<span style=
  "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
  <div>
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        </div>
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    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 7.5pt; color: black">&nbsp;<br></span>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966"><span style=
        "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
        (1) La Tribune de l'Economie, le 05/09/2007&nbsp;- «&nbsp;Le carry trade à la vénézuélienne&nbsp;»<br>
        (2) <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Auri sacra fames</em> (Virgile) – L’exécrable faim de l’or …</span></span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
        &nbsp;</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
        Petite digression picorée chez Edgar Faure (1978) – «&nbsp;La banqueroute de Law&nbsp;» - Page 9&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Certains auteurs ont attribué à l’or «&nbsp;un pouvoir d’attraction
        extra-économique, fondé sur les structures mentales et peut-être psychanalytique propres à leur temps » [Pierre Vilar, Or et monnaie]. Dans un célèbre passage, Michel Foucault attribue à la
        monétisation de l’or un caractère et une origine mystiques&nbsp;: «&nbsp;Les signes de l’échange, parce qu’ils satisfont le désir, s’appuient sur le scintillement noir, dangereux et maudit du
        métal … Le métal ressemble aux astres, le savoir de tous ces périlleux trésors est en même temps le savoir du monde&nbsp;». <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
        &nbsp;</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
        (3) Ibid La Tribune - Michel Didier, Directeur général de Coe Rexecode<br>
        (4) William Bonner (2004)&nbsp; - «&nbsp;L'inéluctable faillite de l'économie américaine&nbsp;»<br>
        (5) Alan Greenspan lui-même, également&nbsp;surnommé&nbsp;«&nbsp;l'économiste des économistes.&nbsp;»<br>
        (6) Eric Laurent (2006)&nbsp; - «&nbsp;La face cachée du pétrole&nbsp;»<br></span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style=
        "font-size: 10pt; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">Page
        365 - « Les nationalisations et la prise de contrôle de leurs ressources naturelles par les compagnies nationales des pays producteurs ont modifié la donne : elles ne vendent plus leur
        pétrole seulement aux principales compagnies, mais à un grand nombre d'indépendants, traders et raffineurs. Ceux-ci transforment l'univers pétrolier en une spéculation permanente. Un tanker
        quittant le détroit d'Ormuz et qui met quatre-vingt-dix jours pour rallier son port de destination transporte une cargaison de brut qui peut être vendue et revendue plus de cinquante fois
        tout au long du parcours ».</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style=
        "font-size: 10pt; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
        "font-size: 10pt; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">Page
        363 - « A Londres, sur le marché IPE, les spéculateurs peuvent opérer avec une mise de fonds représentant seulement 3,8% du montant de leurs achats. 1.000 barils à 40 dollars représentent une
        valeur de 40.000 dollars sur lesquels les acheteurs ne payent que 1.250 dollars (...) Les transactions accomplies sur ce marché correspondent à plus de cinq fois la production mondiale de
        toutes les variétés de pétroles. Contrôler les prix mondiaux du pétrole implique donc une mise de fonds dérisoire. Plus surréaliste encore, le Brent, le pétrole de la mer du Nord ne
        représente plus que 0,4% de la production mondiale : pourtant son prix spot détermine, lui,&nbsp;le prix de 60% de la production mondiale&nbsp;».</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style=
        "font-size: 10pt; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>&nbsp;
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #339966;">(7) Indice de référence des Matières Premières calculé par Reuters/Jefferies depuis
        1957</span></span></span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style=
        "font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
        Panier de 19 contrats à terme&nbsp;sur 4 familles de matières premières : pétrole et énergie, métaux précieux, métaux et produits agricoles. La composition du panier est la suivante : pétrole
        brut (WTI), fioul, essence sans plomb, gaz naturel, or, argent, aluminium, cuivre, nickel, sucre, coton, cacao, café, blé, porc maigre, jus d'orange, soja , maïs, bétail.</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style=
        "font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
        <span style=
        "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
        (8) Le Monde, le 05/10/2007&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Les cours des matières premières flambent ...&nbsp;»<br>
        (9) Alternatives Economiques, Décembre 2007 - «&nbsp;Inflation, le retour ?&nbsp;»<br>
        (10) La Tribune de l'Economie, le 05/09/2007&nbsp;- «&nbsp;Ce que les économistes suggèrent à la BCE »<br>
        (11) Bulletin de la Banque de France, N° 152, Août 2006</span>
      </p><span style="font-size: 8pt; color: #339966"><br></span>
    </div>
    <div>
      <div>
        &nbsp;
      </div>
      <div>
        <hr>
        <div>
          <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;"><br></span></span></span><span style=
          "font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: red;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : L'inflation, d'une pièce de monnaie à
          sa suivante</span></span></span>&nbsp;<br>
          <br>
          <br>
          &nbsp;
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 03 Dec 2007 15:31:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-14326144.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-14326144-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Economistes et gouvernants]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6663017.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt"><br>
    <br>
    <img height="300" width="247" src="http://img.over-blog.com/247x300/0/39/81/81/Blog/Economie-pure.jpg" alt="Economie pure" class="GcheTexte">Winston Churchill est moins connu pour le prix Nobel
    de littérature, qui lui fut décerné en 1953, que pour la réputation éternelle qu’il se forgea en demeurant cinquante années durant sur le devant de la scène politique britannique, s’opposant
    notamment aux desseins nazis avec le courage que l’on sait. Homme d’Etat de premier plan, controversé un temps, adulé un autre, il se plaisait à dire que l’économie dépassait son entendement, et
    celle-ci lui rendit bien la monnaie de sa pièce : en 1925, cependant qu’il occupait la Chancellerie de l’Echiquier, il prit la décision de rattacher à nouveau la livre à la relique barbare, l’or.
    Il la fixa à son niveau d’avant-guerre. Malheureusement, une <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3781397.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">décennie d'inflation</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">L'inflation, mi-ange mi-démon</span></strong><br>
    <br>
    (…) Le grand public est attentif à l’inflation, et singulièrement depuis le premier choc pétrolier, en 1973, qui marqua les esprits. Les pays de l’OCDE durent alors affronter des taux très
    supérieurs aux 4,9% annuels qui roulaient depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Un pic à 13% survint en 1974, bientôt suivi, en 1980, d’un à peine meilleur 11,5%. Dès le premier choc,
    l’inflation se mit à accélérer en même temps que le chômage croissait, forgeant cette idée que la santé d’une nation se mesure à son taux d’inflation. Ainsi, depuis lors, l’opinion perçoit-elle
    un taux élevé comme un signe de désordre économique, tandis qu’elle assimile un taux faible à la prospérité (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;traumatique avait laminé le sterling : cette parité gâta l'affaire, le chômage augmenta, la récession s’installa : John Keynes persifla sur les « Conséquences économiques de M.
    Churchill ». Mais l'homme <em>avait de la bouteille</em> ; à son tour, il vilipenda bientôt qu’il en connaissait assez sur l’économie pour estimer salutaire le départ de Sir Montagu Norman
    <strong><sup><span style="color: #c00000;"><span style="font-size: 8pt;">1</span></span></sup></strong>, rien de moins que le gouverneur de la Banque d’Angleterre, qui professait la primauté des
    marchés et le besoin de « <em>sortir les problèmes économiques du champ politique</em>&nbsp;» <strong><sup><span style="color: maroon;">2</span></sup></strong>. Une vieille antienne que
    chanteront en chœur tous les théoriciens libéraux.</span>&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">L'Etat ou le Marché, le pouvoir de régenter ou la liberté d'entreprendre ? Cette valse-hésitation demeure entière depuis le crépuscule de l'Ancien Régime, quand les
    Lumières éveillèrent les esprits et soufflèrent ce vent d'indépendance, hors des fers, qui ventila les places. La <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">philosophie de l'abbé Condillac</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Les dieux d’Epicure</span></strong><br>
    <br>
    (…) Dès 1776, Etienne Bonnot de Condillac, un abbé qui se piquait d’économie, comprit qu’il faudrait changer de braquet et de langage. Son entrain littéraire, pour autant qu’il pût convaincre,
    manquait en effet des démonstrations formelles qui auraient assermenté les thèses assurant&nbsp;la contre-productivité des taxes et des réglementations. La philosophie se muta en « science
    économique », sans alors d’autre répit que de troquer ses oripeaux de simple matière narrative contre les habits de lumière de la vraie science La mathématique absolue allait déferler&nbsp;sans
    partage&nbsp;: elle assignerait d'ici peu à résidence toute la rhétorique sociale des pères fondateurs (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;s’empara bientôt de la question, jusqu'à insinuer du calcul dans la rhétorique pour mieux fixer les esprits : l'économie prit goût à la science, et s'enfla d'en remontrer.
    Assez vite, les mathématiques furent citées à comparaître, sur ce sujet et d’autres, affirmant <em>en force</em> la nature quantitative des lois économiques, c’est-à-dire leur filiation à la
    famille scientifique. Après l’intermède keynésien, les néo-classiques reprirent la main, et raffinèrent l'algèbre du siècle précédent, sous la houlette de Milton Friedman, l’un de ceux qui
    imprégna le plus la pensée du XX<sup>ème</sup> siècle. D'aucuns, <em>libertariens</em> <strong><sup><span style="color: maroon">4</span></sup></strong>, opineront d'emblée que l’Etat n’est en
    rien nécessaire à la vie du Marché, quand il ne l'entrave pas de surcroît. Chacun s’échina à démontrer ses vues, alignant&nbsp;équations et inconnues, desquelles émergeraient, du moins le
    souhaitait-on, une loi d’airain qui installerait le Marché à sa véritable place, la première. Rien de probant n’émergea de cette forge. Car le temps ne se fige jamais, et la nature humaine,
    changeante, ignore souvent l’attitude que les théories lui vouent. Toute la grandeur des hommes d'Etat est là.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">Universitaires et gouvernants s'aiment, eux non plus ! Voyez ces banques centrales : en 2004, la Banque de Suède <em>nobélisa</em> <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26210764.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Finn Kydland et Edward Prescott</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">La controverse Nobel</span></strong><br>
    <br>
    Le choix des lauréats Nobel de l’année 2004, section Economie, fut la goutte qui fit déborder le vase : l’américain Edward Prescott et le norvégien Finn E. Kydland obtinrent le prix pour un
    article de 1977, dans lequel ils avaient savamment établi, mathématiques en bandoulière, que les Banques centrales doivent échapper à toute pression des élus. Un pur bijou néoclassique ! Le
    libéralisme y gagnait un supplément d'âme, et les écomathématiciens, un surplus d'empire sur les élites dirigeantes. La haute finance endimanchée, jamais en reste de baliser son pré carré, salua
    aussi, Banque de Suède en tête. D’aucuns, épris de scientificité, se crispèrent (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;pour des travaux de 1977 qui fondaient la nécessité de protéger les banques centrales de la pression des élus. C’est-à-dire qui théorisaient l’indépendance des grands
    argentiers. Dans leur discours, les lauréats prirent à témoin la situation britannique, néo-zélandaise, mais aussi … suédoise ! D'aucuns trouvèrent la potion amère ; un vent de fronde souffla
    alors sur la planète scientifique, qui écorna le renom des nominés et celui de leurs travaux : la question continua de diviser. L'Histoire elle-même bégayait : en 1946, après deux cent cinquante
    années d'indépendance, la Banque d’Angleterre fut nationalisée, sûrement au grand dam de Sir Montagu Norman ; puis vint le néo-libéralisme thatchérien, qui, curieusement, ne trouva rien à redire
    à cette soumission de la Banque au pouvoir politique ; enfin, en 1997, les travaillistes rendirent à la vielle Dame sa liberté, satisfaisant à l’occasion aux conditions du traité de Maastricht
    pour une éventuelle entrée dans la zone Euro.</span> <span style="font-size: 10pt;">On vit en France, à l’occasion des présidentielles 2007, les deux principaux candidats émettre des opinions
    critiques sur le rôle de la Banque Centrale européenne. Sans doute n’avaient-ils pas entendu Kydland et Prescott. Ils en entendront d’autres, peut-être, selon l’intérêt qu’ils auront à le
    faire.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">Au fond, les uns semblent avoir besoin des autres : les économistes, peu recherchés par les entreprises privées qui goûteraient mieux des <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4088438.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">prévisions plus fiables</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Presque toujours fausses</span></strong><br>
    <br>
    (…) Six milliards d’individus jamais en repos s’agitent et grouillent ; ce charivari planétaire défait chaque jour les vérités apprêtées la veille. Et de cette fièvre tourbillonnante,
    imprévisible, surgit la marche du monde, inopinée et confuse : on aimerait bien sûr que celle-ci fût plus ordonnée, mieux disciplinée, surtout, qu’elle fût plus calculable ! Mille variables,
    mille équations, mille ordinateurs, arc-boutés vers un chiffre magique, un seul, qui embrasserait d’un seul regard le réel tout entier : le marquis de Laplace en rêvait ! Deux siècles après,
    L’INSEE confessait pourtant que « les progrès de la prévision n’étaient pas manifestes » (…)<br>
    <br></em></a>, prospèrent auprès des gouvernants. La source de revenu et le prestige qu’ils en retirent dépendent assez de l’empathie de leurs théories avec l’air du temps, c’est-à-dire de la
    capacité des hommes politiques à s’en prévaloir. Quant à ces derniers, ils y trouvent le confort de pouvoir justifier leurs options à l’aune d'obscures vérités, invérifiables, généralement
    invérifiées. On vit cela aux Etats-Unis, dans les années 1970, quand la <span style="color: #000000;">Reaganomics</span>, c’est-à-dire la politique ultra-libérale de l’Union, roulait de concert
    avec l’école de Chicago <strong><sup><span style="color: maroon;">5</span></sup></strong>, sans que l’on sache bien laquelle des deux entraînait l’autre. La tradition française est plus à la
    méfiance : Charles de Gaulle ergotait moins - « <em>L’intendance suivra</em> » (formule peut-être apocryphe) - ; François Mitterrand, plus irrité, lâcha, en 1975 : « <em>L’économie n’est qu’une
    ébauche des sciences humaines, c’est-à-dire une discipline dont l’approche des méthodes échappe à la rigueur des sciences exactes, en ce que l’expérience essentielle qui permet de conclure qu’une
    hypothèse émise est vraie ou fausse n’existe pas</em> » <strong><sup><span style="color: maroon">6</span></sup></strong>. Ainsi certains ne s'en laissent-ils pas compter, et décident. Quoiqu’on
    pense d’eux.<br>
    <br>
    On n’opinera pas ici sur l’efficacité des politiques menées par les uns et les autres, tant c’est un art facile de tirer la flèche du Parthe quand la pièce est jouée et les faits connus. Winston
    Churchill s’égara en 1925 sur la parité livre-or, avec les séquelles que l’on a dites ; en 1945, Charles de Gaulle, alors chef du gouvernement provisoire, privilégia l’inflation, à tort ;
    François Mitterrand dut faire machine arrière dès 1982 sur le plan de relance qu’il avait engagé, à peine élu. Ainsi le poids des réalités s’impose-t-il aux dirigeants, renversant toujours les
    modèles économiques les plus huilés que l’on voudrait à l’égal des phénomènes physiques : prévisibles et permanents. Rien ne fut pourtant négligé, depuis Léon Walras et ses « Eléments d’économie
    politique pure », jusqu’à Maurice Allais et son « Traité d’économie pure » ou encore Milton Friedman et ses « Essais d’économie positive », qui œuvrèrent tous à ce que l’économie accédât au rang
    suprême de Science. La pureté devint une obsession, incantatoire, jusqu'à l'absolu, c'est-à-dire le vide <span style="font-size: 10pt;"><strong><sup><span style=
    "color: maroon;">7</span></sup></strong></span> ! Et l'essentiel se perdit dans le flou des assertions originelles, sous la mitraille mathématique.</span> <span style="font-size: 10pt;">« <em>De
    longues années au service de l’économie pure et une carrière prestigieuse d’économiste peuvent laisser assez ignorant de l’économie réelle</em> »</span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup><span style="color: maroon;">8</span></sup></strong></span><span style="font-size: 10pt">. Quelques politiques feraient bien de s’en souvenir, qui penseraient se
    hausser au niveau d'homme d’Etat.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt">John Keynes continuait «&nbsp;<em>d’espérer et de croire que</em></span> <em><span style="font-size: 10pt; color: black">le jour</span></em> <span style=
    "color: black; font-size: 10pt;">[n’était] <em>pas éloigné où le problème économique</em> [serait] <em>refoulé à la place qui lui revient&nbsp;: l’arrière-plan</em>&nbsp;»</span>
    <strong><sup><span style="color: #800000; font-size: 10pt;">9</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: black">. Il n’est pourtant pas vain de chercher encore&nbsp;; plus
    désintéressés, moins idéologues, les économistes courraient moins le dénouement unique. Il y aurait à gagner.<br>
    <br></span>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
      <span style="font-size: 10pt; color: black"><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <hr size="2">
    </div>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;"><br>
      (1) John Galbraith (1981) – «&nbsp;Tout savoir ou presque sur l’économie&nbsp;»<br>
      (2) Revue d'Economie politique, Juillet/Août 1999 - «&nbsp;L'Etat, la City et l'euromarché&nbsp;»<br>
      <br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Gary Burne, l’auteur de l’article, cite ici Emile Moreau,
      gouverneur de la Banque de France de 1926 à 1930. Montagu Norman dirigea la Banque d’Angleterre pendant 25 ans, de 1919 à 1944. Dès 1922, il appuya les milieux d’affaires de la City de Londres
      pour opposer une résistance aux forces politiques appelant l’Etat à intervenir sur les marchés.&nbsp;&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-spacerun: yes;">(3) Etienne Bonnot de Condillac (1776) –
      «&nbsp;Le commerce et le gouvernement&nbsp;»<br>
      (4) Le Monde DIplomatique, Février 2005&nbsp; – «&nbsp;L'imposture&nbsp;»<br>
      (5) Université privée de Chicago et Ecole de pensée néo-classique<br></span></span></span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.4pt;">
      <span style="color: #000000;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Fondée notamment par Frank
      Knight, théoricien du risque et de l'incertitude, l'Ecole dite de Chicago a fourni de nombreux lauréats du Prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques à la mémoire d'Alfred Nobel. La
      liste ci-après décline un appariement possible des professeurs, doctorants, et/ou proches de cette Ecole :</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>Milton Friedman</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1976),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>Théodore Schultz</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1979),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>George Stigler</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1982),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>Gérard
      Debreu</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(1983)</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>James
      Buchanan</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(1986),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>Harry
      Markowitz</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(1990),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>William
      Sharpe,</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(1990),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>Merton Miller</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1990),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>Ronald Coase</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1991),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>Gary Becker</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1992),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>Robert Fogel</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1993),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>Robert Lucas</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1995),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>Robert
      Merton</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(1997),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>Myron
      Scholes</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(1997),</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><strong>James Heckman</strong></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(2000)</span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">- Depuis 1969, la Banque de
      Suède a récompensé 55 économistes.</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(6) François Mitterrand () -&nbsp;«&nbsp;L'abeille et
      l'architecte&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(7) Cité par Bernard Maris (1990) -&nbsp;«&nbsp;Des économistes au-dessus
      de tout Soupçon&nbsp;»</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      (8) Autisme-economie.org citant Jean-Yves Caro (Association Française de Science Economique=
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(9) John Keynes&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Théorie Générale de
      l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      &nbsp;
    </p>
    <hr size="2">
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="text-decoration: underline;"><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Illustration</span></span> <span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">:&nbsp;Vilfredo Pareto (1848-1923)</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
    </p><span style="color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Baskerville Old Face; font-size: 12pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 May 2007 23:42:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-6663017.html</guid>
                <category>Economics</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-6663017-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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