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    <title><![CDATA[Boursonomics (Historiographie)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763061.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Historiographie&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Historiographie)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 08:05:05 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 08:05:05 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.marc-aragon.net</copyright>            <category>Historiographie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Fin de partie pour le libre-échange ?]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-30444369.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img height="289" width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Libre_Echange.jpg" class="GcheTexte">L’Angleterre eut toujours pour ses vaisseaux et ses matelots les yeux
    transis de Chimène. Son empire s'étendait jusqu’aux Indes magnifiques, par-delà même les continents et les caps qu’on doublait au prix de longs périples, parfois héroïques, sous l'aile
    protectrice de la Royal Navy. Moins épique était cependant l’intérêt de la Couronne, qui commanda vite que ce ballet naval fût réglé à son meilleur profit. Dès 1651, les Actes de Navigation
    réservèrent le transport marchand aux bateaux anglais par des prohibitions absolues ou des taxes dissuasives sur l’affrètement étranger ; les cotonnades indiennes restèrent à quai quand les
    filatures du Lancashire se mirent à en découdre sur les nouveaux métiers à étoffes ; entre 1774 et 1842, les biens d’équipement furent interdits de sortie du territoire <span style=
    "color: #800000;"><strong><sup>1</sup></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. C'est étonnamment dans ce
    climat de protectionnisme fort, celui de l’essor économique de leur propre nation, qu’Adam Smith et David Ricardo théorisèrent le libre-échange : en 1846, l’abolition des <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Corn Laws</em></span></span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><strong><sup>2</sup></strong></span>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="color: #000000;">consacra les temps modernes, ceux des vents porteurs du grand large, de la
    mondialisation toutes voiles dehors, et du Marché partout.<br></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    <span style="color: #000000;">L’expansion coloniale, qui fit la gloire de la vieille Europe, jette néanmoins le doute sur la pureté des concepts ricardiens et leur application au réel. En effet,
    la préférence impériale britannique, mais aussi celle de toutes les grandes puissances, biaise les vertus libre-échangistes d'un système ramené à sa sphère de sujétion. Le suzerain s’enrichit
    toujours aux dépens du vassal qui lui-même asservit ses gens. Quand cette domination n’existe pas, jusqu’aux conditions de son exercice gommées, l’Histoire se montre plus sévère. Ainsi Ricardo,
    qui postula les avantages comparatifs du commerce international, fut-il assez mal avisé d’illustrer sa théorie en vantant les échanges du vin portugais contre le textile anglais. Car si l’on voit
    bien l’éclat britannique, on perçoit moins celui du Portugal, empire déclinant qui barbota dans le sous-développement deux siècles durant. Bah, la nouvelle pensée économique, prônée par le
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Political Economy Club</em> de David Ricardo, canonisa le libre-échange : l’Angleterre, tête levée, négligea les nations qui affleuraient, plus sensibles
    à leur intérêt qu’à celui des principes. Le décollage industriel des Etats-Unis, au lendemain de la guerre de Sécession, tint beaucoup à des barrières douanières qui tutoyaient les 50% - 44% en
    1913 ! En 1879, la Realpolitik protectionniste d'Otto von Bismarck redonna du lustre à l’Allemagne</span></span> <strong><sup>3</sup></strong><span style="color: #000000;">. Bientôt après, le
    Royaume-Uni perdait son <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-17673862.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">leadership
    mondial</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Dollar : le roi empire</span></strong><br>
    <br>
    (…) L’Amérique se prit soudain à rêver d’un avenir impérial. Dans ses nouveaux habits de lumière, ceux d’une puissance économique mondiale devenue la première en 1910 aux dépens de l’Angleterre,
    Woodrow Wilson passa aussitôt la surmultipliée. Le 6 avril 1917, les Etats-Unis déclarèrent la guerre à l’Allemagne, puis, le 7 décembre à l’Autriche-Hongrie : ils lorgnaient l’héritage de
    l’empire britannique et craignaient que l’Allemagne, qui venait de dépasser la richesse des sujets de George V, ne vînt à les défier sur ce sujet et d’autres. (…)<br>
    <br></em></a>.<br>
    <br>
    De ce côté-ci de la Manche, le Grand Siècle mercantiliste et colbertiste avait abdiqué. « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Vers 1750, la nation, rassasiée de vers, de tragédies</em> (…)
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">se mit à raisonner sur les blés</em></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><sup>4</sup></strong></span></span>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">». On rallia les vues anglaises, libérant ici le négoce des grains en 1774,
    abolissant là les corporations, jusqu’à signer un traité de commerce, quoique funeste, avec l’ennemi juré en 1786. Le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">blocus napoléonien</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Le naufrage de la Barings</span></strong><br>
    <br>
    (…) Prospérant grâce aux affaires maritimes, comme&nbsp;sur le terrain politique, la Baring Brothers ne redoute pas l’ambivalence : elle financera&nbsp;les Américains en guerre contre les
    Français et, tout à la fois, le corps expéditionnaire de Napoléon contre ces mêmes Américains. A l’issue de ce conflit, en 1802, la banque organisera la vente de la Louisiane, versant à Bonaparte
    des fonds qui lui seront bien utiles pour mener ses propres guerres … notamment contre l'Angleterre, cet ennemi juré&nbsp;(…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;mit fin à l’idylle : le protectionnisme fit son retour sur la scène nationale, prorogé par une Restauration soucieuse des privilèges de caste. Le libre-échangisme, parti
    d’Angleterre comme on l’a dit, gagna l’Europe continentale vers 1860, hexagone compris, puis reflua à partir de 1879 comme on l’a vu. La France se claquemura en 1892 avec les « tarifs Méline
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span></span>, qui visaient à protéger l’agriculture tricolore de la
    concurrence extérieure. Plus rien ne bougea jusqu’à la Grande Guerre : la croissance économique, éreintée par la grande dépression de 1869-1873, reprit son cours, les exportations européennes
    s’accrurent, cependant que le Royaume-Uni peinait à suivre</span></span> <strong><sup>5</sup></strong><span style="color: #000000;">. Les Etats-Unis, qui avaient à rattraper le Vieux Continent et
    n’avaient jamais cédé aux sirènes libre-échangistes, connurent l’une des périodes plus prospères de leur Histoire. Le monde industrialisé de 1915 ressemblait alors à s’y méprendre à celui qui
    l’avait précédé un siècle plus tôt <span style="color: maroon; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup>6</sup></strong></span></span>, quand le parlement anglais votait les <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Corn Laws</em>. Les idées neuves n’avaient pas fait
    un pas.<br></span></span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Une mode chasse l'autre, puis s'en revient après qu’on l'a abjurée. Ainsi les années folles virent-elles le retour du libre-échangisme, hormis aux Etats-Unis où s’orchestrait encore une marche
    impériale à l’anglaise conforme à la prédiction d’Ulysses Grant</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">7</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. La dépression de 1929 remit les compteurs à zéro : le
    protectionnisme fut l’une des réponses à la crise et d’aucuns y virent l’une des causes de la Seconde Guerre Mondiale, quoiqu’à la veille du conflit le chômage eût diminué à peu près partout.
    D’un pas de danse au suivant, la valse hésitation nous amène à la modernité des temps globalisés, parrainée par Friedrich Hayek et les Chicago Boys <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup>8</sup></strong></span></span>. Ronald Reagan et Margaret Thatcher furent les chantres de cette école devenue mondialisatrice après coup, fortune faite, une fois
    l’échelle tirée ainsi que le décrivit si bien Friedrich List</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">9</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. Mais le réalisme n’est jamais loin, toute hypocrisie
    bue. Bien que tempêtant contre le protectionnisme, Ronald Reagan contingenta les importations étasuniennes d’automobiles et d’acier, de sucre et de textiles ; son administration multiplia par
    onze les droits de douane sur les grosses cylindrées nippones qui contrariaient Harley-Davidson</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">10</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, talonnant sans relâche, jusqu’aux <a class="tooltip"
    href="http://www.marc-aragon.net/article-6067850.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">accords du Plaza</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Yen carry trade</span></strong><br>
    <br>
    (…) L'Amérique, inondée de biens japonais, s’alarme : à l'automne 1985, on apprécie le yen, surtout face au dollar. Les exportations nippones vers les USA chutent : début 1986, la croissance de
    l’archipel est divisée par deux. Tokyo baisse ses taux, jusqu’à 3% : l’argent submerge le Kabuto Cho. Mais le dollar, qui valait 259 yens en 1985, est tombé trop bas, à 122 yens, et l’on craint
    encore. En 1987, les argentiers du G5 décident d'affaiblir leurs devises par rapport au billet vert (…)<br>
    <br></em></a>, le Japon, deuxième puissance économique mondiale, protectionniste au-delà de son décollage, pour qu’il réévalue son yen. Sur cette question monétaire, la Chine a pis que pris le
    relais.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Dans la hâte qu’on mit à ne retenir des premiers penseurs que les atouts d’une économie libérale, on vit moins les restrictions que ceux-ci posèrent. Adam Smith remarqua notamment « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">qu’il pourrait se faire que le marché intérieur fût inondé de marchandises étrangères à plus bas prix, tellement que plusieurs milliers de nos concitoyens se
    trouvassent tout à la fois privés de leur occupation ordinaire et dépourvus de tout moyen de subsistance</em> » et recommanda aussi « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">que le coût du
    travail fût le même chez les partenaires commerciaux et la stabilité monétaire réalisée entre eux</em></span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-size: 10pt;">11</span></span></span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">». Quelle actualité ! Car ainsi va le
    libre-échange à la chinoise, qui se nourrit de misère sociale, de salaires racornis dans le non-droit permanent – 80% des salariés n’ont pas de contrat de travail</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">12</span></span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">-, mais aussi de signes monétaires déloyaux, tels le
    yuan faible qui désindustrialise à la dure les partenaires commerciaux, jusqu’aux Etats-Unis, exportant une <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-14326144.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">désinflation de dupes</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">L’inflation, invitée surprise</span></strong><br>
    <br>
    (…) Depuis les années 1990, l’importation massive de produits à bas coût débarqués des pays émergents aura mieux contribué à la modération des prix que toute autre politique. Cette concurrence a
    imposé son modus vivendi aux entreprises, sommées de ne pas augmenter leurs prix pour rester dans la course, et à leurs salariés, priés de rabattre leurs prétentions pour rester dans la place.
    Petit à petit, l’opinion fait son chemin, qui n’est à plus à s’encombrer d’idées sur le libre-échangisme compétitif ou le protectionnisme récessif ; la hausse des salaires devient une cause
    planétaire, avec les prix en conséquence de deuxième rang. L’inflation est embusquée (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;qui casse les prix autant que l’outil productif, les revenus autant que le lien social. L’endettement supplante les rémunérations, la consommation faiblit, la croissance
    capote, la crise couve : celle-ci ne ménagera pas la Chine, par capillarité, tant sa demande intérieure pâtit de l’absence d’amortisseurs sociaux, qui conduit ses résidents à épargner 40% de
    leurs maigres gains. Le libre-échange équitable et équilibré n’est pas pour demain.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Le droit du travail et la protection de l’environnement sont devenus excessifs dans la plupart des pays développés. Le libre-échange va réprimer
    certains de ces excès en obligeant chacun à rester concurrentiel face aux importations des pays en voie de développement</em></span> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000;"><span style="font-size: 10pt;">13</span></span></sup></b> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">». Moquons cette <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-26210764.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Banque de Suède</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La controverse Nobel</span></strong><br>
    <br>
    Le choix des lauréats Nobel de l’année 2004, section Economie, fut la goutte qui fit déborder le vase : l’américain Edward Prescott et le norvégien Finn Kydland obtinrent le prix pour un article
    de 1977, dans lequel ils avaient savamment établi, mathématiques en bandoulière, que les Banques centrales doivent échapper à toute pression des élus. Un pur bijou néoclassique ! Le libéralisme y
    gagnait un supplément d'âme, et les écomathématiciens, un surplus d'empire sur les élites dirigeantes. La haute finance endimanchée, jamais en reste de baliser son pré carré, salua aussi, Banque
    de Suède en tête. D’aucuns,&nbsp;épris de scientificité,&nbsp;se crispèrent (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;qui couronna en 1992 l’ultralibéral Gary Becker <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup>8</sup></strong></span></span>, comme on rit de ces académies médiévales qui assuraient que le coeur était la chaudière du corps. Aucun prêchi-prêcha, fût-il
    nobélisé, n’a jamais résisté à la pression des faits. Ni l'avance technologique, acclamée par les dévots du libre-échange, au pragmatisme du Levant et d'ailleurs.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (1) Paul Bairoch (1976) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Commerce extérieur et développement économique de l’Europe au XIXe siècle »<br></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt;">(2) Source Wikipédia</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;Les
    Corn Laws ou lois sur le blé étaient une série de lois protectionnistes appliquées au Royaume-Uni entre 1815 et 1846. Elles encourageaient l'exportation et décourageaient l'importation de blé
    lorsque son cours passait en-dessous de 54 shillings le quarter (soit l'équivalent de 291 litres de blé), ce qui abritait les producteurs britanniques (souvent issus de la <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">gentry</em>) de la concurrence extérieure, en particulier des colonies (comme l'Irlande) (..). Confrontés à l'augmentation du prix du pain engendrée par l'adoption
    des Corn Laws, les ouvriers se trouvèrent réduits à la misère. (…). Les exportations furent affectées par ces lois, car les bateaux quittant le Royaume-Uni chargés de fer, de houille ou de
    machines, ne pouvaient y revenir chargés de céréales comme auparavant, ce qui provoqua un renchérissement des coûts du transport. (…). Les propriétaires terriens, très influents au parlement,
    s'opposaient naturellement à toute réforme. Suite (…) à la terrible famine en Irlande de 1845, les Corn Laws furent abolies (…) le 15 mai 1846. L'abolition de ces lois est symbolique dans la
    mesure où elles constituaient une des principales entraves au libre-échange qui s'établit par la suite de manière durable au Royaume-Uni ».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 8pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(3</span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">)
    Emmanuel Todd (2005) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;L’illusion économique »<br>
    (4) Voltaire (1835) - «&nbsp;Œuvres complètes&nbsp;: Dictionnaire philosophique »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 269 - «&nbsp;Vers l’an 1750, la nation, rassasiée de vers, de tragédies, de comédies, d’opéra, de romans, d’histoires romanesques, de réflexions morales plus romanesques encore, et de
    disputes théologiques sur la grâce et les convulsions, se mit enfin à raisonner sur les blés. On oublia même les vignes pour ne parler que de froment et de seigle. On écrivit des choses utiles
    sur l’agriculture : tout le monde les lut, excepté les laboureurs. On supposa au sortir de l’Opéra-comique, que la France avait prodigieusement de blé à vendre. Enfin le cri de la nation obtint
    du gouvernement, en 1764, la liberté d’exportation&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (5) Paul Bairoch (1997) - «&nbsp;Victoires et déboires&nbsp;: histoire économique et sociale du monde du XVIe siècle à nos jours&nbsp;»<br>
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (6) Pierre Leconte (2008) - «&nbsp;Les faux-monnayeurs&nbsp;»<br></span>(7) Le Monde Diplomatique, juin 2003 -«&nbsp;Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion
    opportuniste&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    De Ulysses Grant, héros de la Guerre de Sécession, président des Etats-Unis de 1768 à 1876&nbsp;: « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Pendant des siècles, l’Angleterre s’est appuyée sur la
    protection, l’a pratiquée jusqu’à ses plus extrêmes limites, et en a obtenu des résultats satisfaisants. Après deux siècles, elle a jugé commode d’adopter le libre-échange, car elle pense que la
    protection n’a plus rien à lui offrir. Eh, Messieurs, la connaissance que j’ai de notre pays me conduit à penser que dans moins de deux cents ans lorsque l’Amérique aura tiré tout ce qu’elle a à
    offrir, elle adoptera aussi le libre-échange</em> ».<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt;"><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(8)
    Université&nbsp;privée&nbsp;de Chicago, épicentre américain de l'Ecole néoclassique libérale</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 41.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "color: black; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Fondée notamment par Frank Knight, théoricien du risque et de l'incertitude,
    l'Ecole dite de Chicago a fourni de nombreux lauréats du Prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques à la mémoire d'Alfred Nobel. La liste ci-après décline un appariement possible des
    professeurs, doctorants, et/ou proches de cette Ecole :</span> <b><span style=
    "color: black; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Milton Friedman</span></b> <span style=
    "color: black; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1976),</span> <b><span style=
    "color: black; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Théodore Schultz</span></b> <span style=
    "color: black; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1979),</span> <b><span style=
    "color: black; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">George Stigler</span></b> <span style=
    "color: black; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1982),</span> <span style="color: #000000;"><strong>Gérard Debreu</strong>
    (1983) <strong>James Buchanan</strong> (1986), <strong>Harry Markowitz</strong> (1990), <strong>William Sharpe,</strong> (1990), <b><span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Merton Miller</span></b> <span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1990),</span> <b><span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Ronald Coase</span></b> <span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1991),</span> <b><span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Gary Becker</span></b> <span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1992),</span> <b><span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Robert Fogel</span></b> <span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1993),</span> <b><span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Robert Lucas</span></b> <span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(1995),</span> <strong>Robert Merton</strong> (1997), <strong>Myron Scholes</strong> (1997),
    <b><span style="mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">James Heckman</span></b> <span style=
    "mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(2000)</span> - Depuis 1969, la Banque de Suède a récompensé 55
    économistes.</span></span></span> <span style="color: #000000;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br></span><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #339966;">(9)
    Friedrich List (1841) «&nbsp;Système national d’économie politique » (Traduction Henri Richelot, 1857)</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 490 - «<em style="mso-bidi-font-style: normal;">&nbsp;</em>C'est une règle de prudence vulgaire, lorsqu’on est parvenu au faîte de la grandeur, de rejeter l'échelle avec laquelle on l’a
    atteint, afin d’ôter aux autres le moyen d’y monter après nous. Là est le secret de la doctrine cosmopolite d'Adam Smith et des tendances cosmopolites de son illustre contemporain William Pitt,
    ainsi que de tous ses successeurs dans le gouvernement de la Grande-Bretagne. Une nation qui, par des droits protecteurs et des restrictions maritimes, a perfectionné son industrie manufacturière
    et sa marine marchande au point de ne craindre la concurrence d’aucune autre, n'a pas de plus sage parti à prendre que de repousser loin d’elles ces moyens de son élévation, de prêcher aux autres
    peuples les avantages de la liberté du commerce et d’exprimer tout haut son repentir d’avoir marché jusqu’ici dans les voies de l’erreur et de n’être arrivée que tardivement à la connaissance de
    la vérité&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (10) Le Monde Diplomatique, avril 2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Protectionnisme</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»<br></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(11)
    Extraits compulsés dans Philippe Leconte (2008) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les faux-monnayeurs »<br></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(12)
    Hakim El Karoui (2006) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;L’avenir d’une exception</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»<br></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(13)
    Le Monde Diplomatique, Novembre 2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Penser l’impensable »</span><br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <br></span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <span style="text-decoration: none;"><br></span></span></span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Extraite du blog de Nicolas Cadène<br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </h3>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Apr 2009 16:54:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1b81e1bd79a1f14aad5bedc0ff7a0388</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-30444369-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Corners boursiers]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-28799427.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="292" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/SqueezeCorner-copie-2.jpg" height="273" class="GcheTexte">La malice vint aux hommes de bonne heure et ne les quitta plus.
    Dans ses Œuvres Complètes, bien après les philosophes antiques, Voltaire instruisit à son tour l’universalité et l’intemporalité <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">1</span></sup></strong> des ressorts de
    l’espèce, notant que « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">tout ce qui tient intimement à la nature humaine se ressemble d’un bout de l’univers à l’autre</em> ». Ainsi, le génie artificieux
    de quelques-uns, jusqu’à leurs moindres actions et les plus communes, gouverne-t-il de longue date, en tout lieu et sans dételer, l’intérêt particulier qui décontente la multitude. Thalès
    lui-même, savant grec immémorial, fit étalage d’un talent de ce genre : flairant une récolte d’olives abondante, il préempta tous les pressoirs à huile à la ronde, s’appropriant l’ensemble des
    moyens. La saison fut favorable, et la cueillette copieuse : à l’automne, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3569964.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l’avisé mathématicien</span></span><em>Thalès de Milet, mathématicien et philosophe grec, avait une très bonne connaissance des
    étoiles. Une année, il crut déceler dans l’épais cosmos les signes avant-coureurs d’une prochaine récolte d’olives formidable ; il loua tous les pressoirs à huile des environs, à bon prix : il
    était le seul client. Les évènements lui donnèrent raison …</em></a></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">sous-loua les moulins à bon
    compte, et ramassa la mise. La confiscation des stocks à des fins spéculatives est une cautèle millénaire : époussetée, anglicisée, connue sous le nom de <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">corner</em>, elle s’invita vite sur les Marchés boursiers. Pour y prospérer continûment.<br>
    <br>
    Nul n’a peut-être mieux défendu l’avancement de sa fortune que le fameux Nathan Mayer (de) Rothschild, mâle alpha d’une lignée <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">2-1</span></sup></strong> qui descendit de
    Hesse par la banque jusqu’à leurs <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">majestés
    britanniques</span></span><em>Mardi 17 janvier 1995, à l’aube. Kobé, assoupie, s’éveille doucement. Au sud de la ville, face à la baie d’Osaka, les premières lueurs du jour baigneront bientôt le
    port, Rokko Island, Port Island, et les nombreuses îles artificielles que l’homme a gagnées sur la mer. Soudain, à 5h46 locale, la terre se met à gronder. Surgissant de nulle part, un bruit sourd
    déchire la nuit, aussitôt accompagné de violentes secousses qui ébranlent la cité, semant la terreur, la désolation, la mort. Le séisme de Hanshin-Awaji a frappé …</em></a></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. Habile ou roué, c’est selon, le primat du clan fit de l’accaparement des ressources l’un des principes actifs de
    l’enrichissement de sa parentèle. En 1831, le mercure était déjà un métal précieux, irremplaçable en aucun de ses usages, en médecine sous forme de sels, pour l’étamage des glaces, la dorure et
    l’extraction de l’or. Le gros de la production provenait des mines d’Almaden en Espagne, conquises à prix d’ami par la maison Rothschild après qu’elles eurent garanti un prêt à la couronne
    espagnole. Les cours du vif-argent doublèrent. Les acheteurs se tournèrent vers la mine d’Idria en Autriche, second gisement de l’époque. Las, les prix y avaient triplé, sous la férule d’un
    nouveau propriétaire, non sans collatéralités funestes <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">2-2</span></sup></strong> <strong><span style=
    "font-weight: normal; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-weight: bold;">:</span></strong>
    Nathan Mayer ! Cet esthète de la captation eut surtout l’occasion de parfaire son art dans la finance où il excellait. Capable de suite dans tout, il ne se priva de rien et accula les Marchés
    sans relâche. En 1819, sa réputation aidant, il favorisa la baisse d’un emprunt anglais pour amorcer de grosses ventes à terme, au-delà de la quantité de titres disponibles
    <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">2-3</span></sup></strong>. Puis, les cours
    libérés, il contraignit les spéculateurs à lui racheter ses propres titres. Son prix fut le leur.<br>
    <br>
    Les Marchés boursiers, lieux essentiels du capitalisme <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">3</span></sup></strong>, qui cristallisent ses
    feux financiers et finalement les résument tous, nous donnent à voir toutes les dérives lucratives du genre humain, entre grosses mains, initiés ou carambouilleurs, qui n’ont d’autres vues
    libérales que celles de la profondeur de leurs poches. En théorie, acheteurs et vendeurs, également avertis, confrontent leurs opinions sur les places : un prix émerge alors, consensuel, qui
    fluctue au gré de la survenue d’informations nouvelles. Des échanges s’opèrent, quelques-uns au comptant, d’autres, les plus nombreux, sous la forme de promesses d’achats ou de livraisons à terme
    : les capitaux où les titres correspondants sont empruntés <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">4</span></sup></strong>, et la liquidité du
    commerce, assurée. Mais il arrive que les vendeurs à découvert soient frappés de stupeur devant des hausses à l'à-pic, pressés alors de racheter à tout prix ce qu’ils ne possèdent pas («
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4004863.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">bear squeeze</span></span><em>Au fil des
    années, l'Analyse Technique des cours boursiers s'est assez largement imposée auprès des inconditionnels des Marchés financiers, popularisant à cette occasion tout un corpus de méthodes
    prévisionnelles. Cette recherche, qui reprit de la vigueur à l'aube des années 1980, a depuis lors disséminé ses abréviations paresseuses (MACD, RSI, SAR, ...) ainsi que nombre d'anglicismes
    coriaces …</em></a></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»). Gare ! L’actualité heureuse ne fait pas toujours toute l’affaire de ces
    élans boursiers : la manipulation n’est jamais loin, quoique proscrite, d’opérateurs qui assèchent le marché dans le but d’acculer dans un coin, dirait-on mieux dans les cordes, les vendeurs à
    découvert pris sans vert de liquider leurs positions au débotté. La hausse s’accélère encore, puis le soufflé retombe. Ainsi va la modernité financière, ses hauts, ses bas, ses enrichissements
    sans cause. Ses ruines aussi.<br>
    <br>
    L’Angleterre fut un temps le siège de prédilection des corners boursiers, quand son lustre colonial en imposait encore au monde entier. Sa primauté financière s’accompagna d’une propension avérée
    à de telles équipées. On aperçut quelques-uns de leurs symptômes en 1847 et 1857 sur le marché du blé, en 1866 sur celui du coton, et d’autres fois encore <strong><sup><span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">5</span></sup></strong>. Puis, à l’aube du
    XX<sup>e</sup> siècle, les Etats-Unis supplantèrent la vieille Albion&nbsp;: la mode se transplanta outre-atlantique, krachant avec force dès 1907. Ce que l’on appela la « Panique des banquiers
    », <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-28500319.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">une vieille antienne</span></span><em>«
    L’intervention des pouvoirs publics dans le jeu conjoncturel des forces économiques ne sert pas à grand-chose. Ses interventions sont plus déstabilisantes que régulatrices et il vaut mieux que
    l'Etat se mêle le moins possible de faire de la politique économique ». Voici résumé le néolibéralisme venu d’Amérique, sous la plume de l'un de ses importateurs français les plus zélés
    …</em></a></span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">,</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">trouva son
    origine dans un corner raté sur United Copper, ourdi par les propriétaires eux-mêmes en vue de fixer un meilleur prix de vente de la compagnie. L’action s’apprécia du double de sa valeur en
    vingt-quatre heures, puis rechuta du triple le lendemain, causant la ruine des instigateurs, les frères Heinze, et par contagion celle de la Knickerbocker Trust, <span style=
    "color: black;">troisième</span> société fiduciaire de <span style="color: black;">New York. Toutes les banques prêteuses subirent des retraits massifs, et bientôt le pays entier vacilla ; Wall
    Street perdit un dollar sur deux. John Pierpont Morgan mit fin au chaos en invitant, entre autres, le clergé local à prononcer des sermons encourageants</span></span> <span style=
    "color: maroon; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt;">6</span></sup></strong></span><span style="font-size: 12pt;">.</span> <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Le même intervint auprès du
    légendaire Jesse Livermore pour qu'il débouclât son corner sur le coton, qui l’avait enrichi de trois millions de dollars en une seule journée</span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span><span style=
    "color: maroon; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup>7</sup></strong></span></span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;!<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    En 1980, l’argent-métal vint à la Une ; les richissimes frères Hunt, qui avaient accaparé en moins d’un an près de la moitié des réserves mondiales du précieux métal, acculèrent le Marché de tant
    de contrats amassés sur l’argent que les vendeurs ne pouvaient tenir leurs engagements à terme. Le cours, qui somnolait vers 5 dollars en 1979, grimpa à 54 en 1980, poussé par une horde de
    spéculateurs volant au secours de la victoire <span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><strong><sup>8</sup></strong></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">.
    Les autorités s’en mêlèrent : le 27 mars 1980, le cours chuta de 50% en séance ; les Hunt se déclarèrent en faillite et la Réserve Fédérale intervint indirectement pour sauver le courtier
    Prudential Bache. Voici enfin Volkswagen, <em>the last but not the least</em> <span style=
    "color: maroon; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><strong><sup>9</sup></strong></span>, constructeur bien connu dont
    le titre flamba à nul autre pareil à l’automne 2008, au point de faire de la belle allemande la plus grosse <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">capitalisation boursière</span></span><em>Le 20 juillet dernier, Yahoo, portail Internet de renommée mondiale, annonça des résultats
    qui déçurent ; la sanction des investisseurs, toujours de prime saut, ne se fit pas attendre : le cours perdit près de 19% en séance. Ainsi, cette star de la Nouvelle Economie, qui la veille
    encore pesait 47 milliards de dollars à la corbeille, vit-elle sa capitalisation boursière amputée d'un trait de plume de quelque 9 milliards de dollars …</em></a></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">de la planète - 320 milliards d’euros ! Les fonds spéculatifs, jugeant l’action survalorisée, avaient parié la baisse
    sur la foi d’une participation de Porsche à hauteur de 42,5%. Quand il apparut que Porsche détenait en fait 74% des actions, et l'état de Basse-Saxe 20%, on comprit que les 6% d'actions restants
    ne couvriraient pas toutes les ventes à découvert. Ce fut alors la ruée vers la sortie, qui verticalisa la hausse <span style=
    "color: maroon; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><strong><sup>10</sup></strong></span>. Les pertes des opérateurs,
    banques comprises, avoisineraient une trentaine de milliards d'euros <span style=
    "color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><strong><sup>11</sup></strong></span>. Les
    profits de Porsche sont indéterminés.<br></span><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    «&nbsp;Puisque la nature a mis dans le coeur des hommes l’intérêt, l’orgueil, et toutes les passions, il n’est pas étonnant que nous ayons vu dans une période d’environ dix siècles, une suite
    presque continue de crimes et de désastres</span></em> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">1</span></sup></strong>
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">…&nbsp;».</span></em> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Cher
    Voltaire, vous qui concluez, que n’eussiez vous écrit à propos de la finance si celle-ci avait dominé votre époque comme elle surpasse la nôtre ! Sans doute que nous n’apprenons rien du passé,
    ignorant l’Histoire, la mémoire oublieuse, condamnés à reproduire toujours les mêmes erreurs. Au centuple.</span></span><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: normal">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (1) Voltaire (1756) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold">«&nbsp;Essais sur les mœurs&nbsp;et l’esprit des nations »</span></span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br></span><span style="FONT-SIZE: 8pt; COLOR: #339966; FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR">(2)
    Edouard Demachy (1896) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold">«&nbsp;Les Rothschild&nbsp;: une famille de financiers juifs au XIXe siècle »</span></span></span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;<br>
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    La généalogie des Rothschild –&nbsp;Red Shield&nbsp;: Ecu(sson) Rouge – est plus ancienne&nbsp;; on n’a retenu ici que l’emblématique&nbsp;chef de file de la Maison anglaise. L’attention du
    lecteur est attirée sur la violence verbale inouïe déployée à l’encontre de la parentèle Rothschild dans l’ouvrage cité en référence, tenant davantage du brûlot antisémite que de la biographie
    familiale.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 97 - «&nbsp;Le premier résultat de la hausse formidable qu’eut à supporter le mercure fut la falsification de ceux de ses sels qui sont employés en médecine. Les préparations mercurielles
    contenaient toutes espèces de choses, excepté du mercure et les malades crevaient au lieu de guérir. ...&nbsp;». ( Ndla&nbsp;: la suite du texte, irrespirable, n’est pas rapportée ici)</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 127 - «&nbsp;[Nathan] (...) pour son coup d’essai fit un coup de maître dans le premier emprunt de 12 millions de livres (300 millions de francs) qu’il prit au gouvernement anglais en 1819.
    Les biographes disent à ce sujet : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Cette opération fut un désastre car l’opération tomba rapidement au-dessous du prix d’émission ; mais Rothschild
    s’étant hâté de repasser le lot sur le dos de ses amis, il arriva à s’en tirer sans avaries</em>&nbsp;» (…) Nathan (...), pour ses débuts dans les emprunts anglais aurait remporté une
    veste&nbsp;! Allons donc ! (…) Il est en situation de combiner un admirable corner en commençant par produire la baisse sur ses propres valeurs pour amener de grosses ventes à découvert de la
    part de ses adversaires …&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (3) L’expression est de John Maynard Keynes, cité par Bernard Maris (2005) - «&nbsp;Antimanuel d’économie »</span><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(4)
    Extrait du site swingbourse.com à ce sujet&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    En temps normal le Marché cherche un équilibre entre positions vendeuses et acheteuses. Sa valorisation se définit par l’équilibre entre le nombre de papiers et de liquidités plus un pourcentage
    représentant l’écart entre les deux. Les acteurs de ces marchés (...) interviennent soit en tant que fournisseurs de papiers (actions) ou fournisseurs de liquidités (monnaie). Une troisième façon
    d’intervenir consiste à emprunter (louer) des actions ou de l’argent : l’emprunteur en numéraire spécule sur la future montée du titre et espère rendre à son créancier, à échéance, le même
    montant grâce à la vente de ses actions et garder pour lui l’éventuelle plus value&nbsp;; l’emprunteur d’actions espère quand à lui une chute des cours ce qui lui permettra de les racheter à un
    prix moindre et d’empocher la différence&nbsp;: on appelle cela une Vente A Découvert (VAD).</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (5) Charles Kindleberger (1978) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Histoire mondiale de la spéculation financière »</span><br>
    (6) John Galbraith (1992) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Brève histoire de l’euphorie financière »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 68 - «&nbsp;En 1907 (...) vint ce qu’on appela la panique de Wall Street. Elle reste dans les mémoires pour un mythe&nbsp;: JP Morgan, en appelant fonds publics et privés au secours de la
    Trust Company of America en difficulté, et aussi en invitant le clergé de new York à prêcher la confiance dans des sermons encourageants, y aurait mis fin à lui tout seul. La thèse est
    discutable&nbsp;: un krach peut s’arrêter sans intervention divine&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(7) Richard Smitten (2007) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Jesse Livermore&nbsp;: le plus grand spéculateur de tous les temps
    »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    «&nbsp;Livermore débuta sa carrière (...) comme commis (...) dans un des bureaux bostoniens de la Painewebber. Un an plus tard, il spéculait à plein-temps. Il accumula rapidement une petite
    fortune qui le fit bannir des bookmakers de New-York et de Boston. Livermore fit un corner sur le marché du coton et amassa 3 millions de dollars en une journée durant le krach de 1907. J.P.
    Morgan intervint personnellement pour lui demander de vendre. (...) Livermore (…) vendit à découvert en 1929 et entra dans la Grande Dépression armé de 100 millions de dollars (...). Mais cette
    biographie nous apprend également qu'un statut social enviable et une immense fortune n'empêchent pas toujours la dépression, les mariages désastreux et les relations conflictuelles avec les
    enfants ... &nbsp;». Jesse Livermore a mis fin à ses jours à l’âge de 63 ans.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (8) Les Echos.fr, le 25/07/2008 - « Les frères Hunt et le grand corner sur l’argent »<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(9)
    En français : « Le dernier mais non le moindre »<br>
    (10) L'incroyable sismographie de Volkswagen - Octobre 2008<br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(Chiffres
    exprimés en euro) - Le mardi 7 octobre 2008, le titre Volkswagen montra un premier signe de fièvre&nbsp;: après avoir ouvert à 290,20, l'action connut en séance un pic à 452,00 avant de se
    replier et clôturer à 287,00 ; 10.991.200 titres furent échangés cependant que l'on n'avait pas dépassé des volumes de 4 millions de titres durant les dix séances qui avaient précédé. Les cours
    connurent alors une hausse ininterrompue jusqu'à 428,00, qu'on atteignit le 16 octobre - soit près de 50% de hausse&nbsp; en 7 séances -,&nbsp;dans des volumes de l'ordre de 4 millions de titres
    échangés. Puis le titre s'effondra jusqu'à <strong>210,85</strong> en clôture du vendredi 24 octobre. Le lundi suivant, l'action Volkswagen explosa à la hausse avec un plus haut en séance à
    <strong>634,75</strong>, fermant à 520,00. Le lendemain 28 octobre, après une ouverture à 500,00 avec un passage au plus bas à 471,00, le titre fut propulsé à ... <strong>1.005,00</strong> avant
    de clôturer à 945,00. La fièvre retomba ensuite : le 4 novembre, on baissa le rideau à 398,00.&nbsp;Le cours avoisine aujourd'hui les 200,00 euros.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="color: #339966;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">(11) Boursier.com, le 29/10/2008 - «&nbsp;Volkswagen&nbsp;: le corner aurait coûté 20 à 30
    Mds€ aux fonds et aux banques »</span></span><br style="mso-special-character: line-break;"></span><br style="mso-special-character: line-break;">
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="text-decoration: none;"><br>
    <br></span></span></span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : La tentation du vendeur à découvert<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </h3>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Mar 2009 21:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">108ebf2e8a1bbe562054719a50a60cce</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-28799427-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Triple witching hour : les Trois Sorcières]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-20278554.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><img width="250"
    src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Sorci-re--3-.jpg" height="238" class="GcheTexte">Le risque, voilà l’ennemi des Marchés ! Taux d’intérêt, matières premières, parités des
    monnaies, prix des actions, aléas économiques, rien n’est immobile ici bas, tout fluctue, et de cet inextricable lacis naît une vérité éphémère, imprévisible, parfois ruineuse. L’homme lui-même,
    qui ne compte pas pour rien dans l’évolution de toute chose, n’est pas en reste de mettre beaucoup d’esprit, et quelquefois du plus mauvais, dans ces affaires d’argent. En sorte que l’industrie
    du risque financier n’est pas nouvelle : dès le XVIème siècle, les marchands hollandais s’assuraient contre les infortunes océanes grâce à des contrats prévoyant de livrer le produit de leurs
    voyages avant même que les voiles fussent hissées <b><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></b> ! Dès lors, les marchés dérivés crûrent et embellirent, dévolus à toute sorte d’actifs
    sous-jacents, indices, actions, devises, marchandises, …, avec la ferme intention de déporter les risques que l’on a dits vers d’autres horizons, ceux des <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">highlands</em> d’Ecosse par exemple, où maraudaient Trois Sorcières.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Mais voyons d’abord le risque. Que vaut-il ? Eperonnée par la mutation profonde d’un capitalisme qui versait de l’économie à la finance, attisant chaque jour davantage la prégnance des Marchés,
    l’industrie financière cita tôt à comparaître les mathématiciens afin qu’ils fourbissent de nouveaux outils d’immunisation contre le risque. En octobre 1970, Fisher Black et Myron Scholes
    <b><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></b>, dont la réputation n’était pas encore faite, soumirent un article au <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Journal of Political
    Economy</em> dans lequel ils proposaient une méthode d’évaluation d’options sur actions, une classe particulière de produits dérivés : trop spécialisé, l’article fut retoqué <b><sup><span style=
    "color: #800000;">3</span></sup></b>. Trois ans plus tard, grâce à l’intervention de deux sommités scientifiques du moment, Eugène Fama, spécialiste de l’efficience, et Merton Miller, bientôt
    nobélisé, l’article, réécrit, fut enfin publié : le hasard voulut que la parution concordât avec l’inauguration du marché d’options de Chicago. Cette contribution fit grand bruit et aurait valu à
    ses auteurs une réputation éternelle, n’était-ce le désastre du <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">hedge fund LTCM</span></span><em>Le 31 août 1998, Wall Street chute en séance de 6,8%. Hormis les bons du Trésor, qui surnagent, tous les marchés vacillent, les obligations
    bancaires plongent. La panique s'installe, irraisonnée. Cette journée funeste achève un mois d’août horrifique, qui avait débuté, le 4 août, par un plongeon du Dow Jones de 3,5%, rapidement suivi
    d'une réplique qui allégea l’indice planétaire de 4,4% supplémentaires …</em></a> auquel Myron Scholes participa. Néanmoins, cette formule d’évaluation des options ouvrit un nouvel espace de
    stratégies d’investissement et accéléra l'essor des marchés dérivés. La volatilité, c’est-à-dire l’excitation des traders, s’invita alors aux agapes. Car ces produits de couverture du risque,
    très inflammables, servent aussi ou surtout à spéculer.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Le monde de la gestion gère la tendance, celui des dérivés, la volatilité</em>&nbsp;<b><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></b>
    »&nbsp;nous dit Nicole El Karoui, spécialiste&nbsp;ès mathématiques financières. Et qui aura goûté aux effets de levier parfois vertigineux de cet univers enchanté ne saura plus se satisfaire de
    misérables pourcents, grignotés laborieusement sur le marché des sous-jacents, loin du grand frisson, de la frénésie du jeu. La transe des traders est palpable, à chaque instant ; elle est à son
    comble quatre fois par an, à Wall Street, les troisièmes vendredis des mois de mars, juin, septembre et décembre, quand échoient trois types de contrats dérivés :</span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">contrats de <em style="mso-bidi-font-style: normal;">futures</em></span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    5</span></sup></b> <span style="font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">sur indices boursiers (<em style="mso-bidi-font-style: normal;">stock
    index futures</em>), d’options sur indices boursiers (<em style="mso-bidi-font-style: normal;">stock index options</em>) et d’options sur actions (<em style="mso-bidi-font-style: normal;">stock
    options</em>)</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    6</span></sup></b><span style="font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. Le débouclage des positions, c’est-à-dire le retour au réel, fouette
    alors le volume des transactions, et cette course aux sous-jacents enfièvre les places ; les arbitrages entre le NYSE et les marchés volatils de Chicago cessent : il faut livrer, racheter les
    actions physiques liées aux valeurs à terme, se procurer les titres pour lesquels on a acheté des droits de vente sur le marché des options, clore ses engagements. L’informatique s’en mêle, qui
    grossit tout et confine la volatilité au délire. Cette sarabande est héroïque : la dernière heure est celle des Trois Sorcières. Alors dit-on, le feu du ciel s’abat sur Wall Street
    !<br></span><span style="font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Retour sur ces hautes terres d’Ecosse, celles qui virent naître Adam Smith, philosophe des Lumières qui éveilla le monde à l’économie moderne, celles également d’Arthur Conan Doyle qui dépeignit
    ces landes brumeuses, parfois lugubres, propices à toutes sortes de légendes. William Shakespeare lui-même y situa une tragédie crépusculaire, au milieu des brouillards et des ténèbres du
    Nord,</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">dans les
    cris des mourants qu'on égorge. Macbeth, guerrier irréprochable et vertueux, chef des armées écossaises, défit les troupes de Norvège auxquelles s’était rallié le traître Cawdor, ancien seigneur
    d’Ecosse : le soir même, trois sorcières qui croisaient dans la bruyère prédirent à notre chevalier qu’il deviendrait roi. La suite ne sera que descente aux enfers : Macbeth, halluciné, n’aura
    alors de cesse que d’assassiner tous ceux qui s’opposeront à sa marche vers le trône, au premier rang desquels le bon roi Duncan, noble et droit, qui l’avait fait duc. Et chaque apparition des
    trois sorcières, qui annoncent à Macbeth qu’il coiffera un jour la couronne d’Ecosse, déclenchera la foudre et le tonnerre ! Toute l’affaire est là : ainsi, ces trois sorcières shakespeariennes
    sont-elles à ranger sur la même étagère que nos <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3709683.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">bulls &amp; bears</span></span><em>En 1663, un dénommé Peter Stuyvesant, qui gouvernait la Nouvelle-Amsterdam, un bourg d'environ 300 maisons, fit ériger un mur de bois pour
    parer la ville des excès des indiens Algonquins. Un an plus tard, nonobstant, les anglais se saisirent de la cité, la rebaptisant aussitôt New York en l'honneur du duc d'York, futur Jacques II.
    Et la rue du Mur devint ... Wall Street ! …</em></a>, autre antique folklore imprégnant l’imaginaire des boursiers. Les esprits sont fixés : dans tous les cas, l’arène est ensanglantée. Mais la
    mémoire est brève, ou la tentation trop grande.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Cependant,&nbsp;la réalité boursière de ces fins d’après-midi ensorcelées n’est pas à la hauteur des croyances.</span> <span class="med11"><span style=
    "font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Les études ne manquent pas, qui ont décortiqué ces séances de tous les dangers. Jerry Wang par exemple,
    un analyste de chez Schaffer’s Investment Research, qui examina vingt-sept années de cotations du S&amp;P 100 à partir de janvier 1976,&nbsp;jugea que la volatilité observée lors des journées
    d’expiration des Trois Sorcières était assez comparable à celle d’une séance ordinaire</span></span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    7</span></sup></b><span class="med11"><span style="font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. William Schwert, professeur de finance à
    l’université de Rochester, ne constata pas davantage de causalité d’augmentation de la volatilité&nbsp;entre 1983 et 1997 autre que celle des volumes échangés&nbsp;: ainsi nota-t-il que le 19
    décembre 1997, journée des Trois Sorcières, 793 millions d’actions furent échangées sur le NYSE, un volume énorme pour l’époque, sans que le S&amp;P 500 ne s’en émût pour autant, qui varia de
    moins d’1%</span></span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    8</span></sup></b><span class="med11"><span style="font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. On pourrait aussi citer Charles Smithson, directeur
    opérationnel de la CIBC, plus définitif, qui finit par opiner que la volatilité de ces journées de sabbat et les mouvements brusques des cours que celle-ci était censée engendrer brillaient par
    leur absence</span></span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    9</span></sup></b><span class="med11"><span style="font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. Bah, l’imagerie populaire se nourrit à bon compte
    de certitudes invérifiées, tenues pour vraies, relayées par toute une industrie qui s’y connaît pour vendre et survendre ses poupées de son. L’important est d’y croire pour
    consommer.<br></span></span><span class="med11"><span style="font-size: 10pt; color: #1f1e1d; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Quand vous voyez que l’offre et la demande de titres ne peuvent soudain plus s’ajuster, qu’en quelques instants plus d’un million et demi de titres
    IBM, quelque 700.000 Exxon et 500.000 General Electric sont à vendre, et qu’ils ne trouvent pas preneurs, vous vous dites qu’il y a là un problème qui dépasse largement le cadre
    anecdotique</em>&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></strong> » avait déclaré John Phelan en 1987, alors président du New York Stock Exchange. Les machines, qu’on
    incrimina tant lors du krach de cette fin d’année, n’avaient pas encore pris le pouvoir. Les choses ont changé&nbsp;: les Sorcières ont numérisé leurs balais. Les problèmes sont d’une autre
    ampleur.<br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.2pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">
    <br>
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt 0.5pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (1) Yves Simon (1997) – «&nbsp;Les marchés dérivés – Origine et développement »<br>
    (2) Myron Scholes obtiendra le «&nbsp;Prix Nobel d’Economie » en 1997 avec Robert Merton ; Fisher Black est décédé en 1995 ;<br>
    (3) Benoît Mandelbrot (2005) – «&nbsp;Une approche fractale des marchés&nbsp;»<br>
    (4) Le Nouvel Observateur, du 28/02 au 05/03/2008 – « Nicole El Karoui, Mamie Maths »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt 0.5pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="color: #000000;">Nicole El Karoui, née en 1944 est professeur à l'École polytechnique et à
    l'université Paris VI. Elle est considérée comme étant l'un des principaux précurseurs du développement des Mathématiques financières depuis la fin des années 1980. Auteur de nombreuses
    publications, Nicole El Karoui a aussi dirigé un nombre important de thèses et est de plus responsable d'une formation de haut niveau en mathématiques financières à l'université Paris VI au sein
    du Master de Probabilités et Finance (Source Wikipédia).</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt 0.5pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(5</span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">)</span>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Contrats sur les Marchés à Terme</span><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(</span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">6</span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">)</span>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Joseph Antoine Marie-Claire Capiau-Huart</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (2006) - «&nbsp;</span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Dictionnaire des marchés financiers</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    »</span>&nbsp;<span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    (Note personnelle) - Il existe une quatrième famille de contrats dérivés : les contrats à terme (Futures) sur actions (SSF : Single Stock Futures). Aux Etats-Unis, ces SSF furent bannies des
    échanges dans les années 1980 suite à un problème de compétence juridique et de régulation entre la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) et la Security and Exchange Commission (SEC). En
    2000, le Commodity Futures Modernization Act régla ce point de droit en agréant les deux organismes. Le marché prit immédiatement un essor extraordinaire, augmentant son volume annuel de 200%
    entre 2004 et 2005. L'expiration de cette classe de contrats intervient les mêmes vendredis que ces trois consoeurs. En sorte que l'expression « Trois Sorcières » (Triple Witching) n'est plus
    aujourd'hui d'actualité quoique toujours très employée, remplacée désormais par l'expression « Quatre Sorcières » (Quadruple Witching). L'expression « Triple Witching Hour » s'est alors perdue
    dans le flou de la légende originelle ...</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.8pt 0pt 0.85pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt 0.5pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    (7) Michael Maiello (2004) – «&nbsp;Buy the rumor, sell the fact&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt 0.5pt; line-height: normal;">
    &nbsp;<span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Page 15 : « Au total, l’expiration des Trois Sorcières
    présente la même volatilité qu’une séance ordinaire de marché … Il s’agit d’une moyenne … Entre Septembre 1983 et Juin 1995, la volatilité moyenne quotidienne était de 1,16% et de 1,26% pour la
    journée des Trois Sorcières. Entre Juillet 1995 et Juin 2000, les Trois Sorcières furent moins volatiles, en moyenne de 0,68% cependant que la moyenne quotidienne était de l’ordre de
    1,16%&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.8pt 0pt 0.85pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.8pt 0pt 0.85pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;">
    (8) G. William Schwert (1998) - « Stock Market Volatility : ten years after the crash »</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.7pt 0pt 36.15pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-size: 7.5pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    L’auteur note que le volume échangé lors du 19 décembre 1997 n’avait été surpassé qu’une seule fois, le mardi 28 Octobre 1997 où 1,2 milliards de titres avaient été négociés sur le
    NYSE.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.7pt 0pt 0.75pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.6pt 0pt 0.65pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;">
    (9) Charles W. Smithson (1998) - «&nbsp;Managing financial risk – A guide to derivative products&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.45pt 0pt 0.5pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.5pt 0pt 35.95pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-size: 7.5pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;">
    Page 46 : «</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;">
    Whatever the reason, the message here is that even though triple-witching is still frequently mentioned, the volatility that it is supposed to conjure remains conspicuously absent ».</span>
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    La CIBC est la Canadian Imperial Bank of Commerce, la seconde institution financière du Canada.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.2pt 0pt 0.25pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.6pt 0pt 0.65pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;">
    (10) François Camé - Frédéric Filloux (1988) - «&nbsp;Le jour le plus bas&nbsp;»</span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <br>
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.3pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <br>
    &nbsp;<br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Image extraite du site <a href=
    "http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://images.jupiterimages.com/common/detail/10/98/22209810.jpg&amp;imgrefurl=http://www.jupiterimages.com/itemDetail.aspx%3FitemID%3D22209810&amp;h=238&amp;w=250&amp;sz=12&amp;hl=fr&amp;start=873&amp;um=1&amp;tbnid=m0p0ch0mokJRTM:&amp;tbnh=106&amp;tbnw=111&amp;prev=/images%3Fq%3Dwitch%26start%3D864%26imgc%3Dgray%26as_st%3Dy%26ndsp%3D18%26um%3D1%26hl%3Dfr%26rlz%3D1T4SUNA_frFR266FR266%26sa%3DN">
    <span style="color: #ff0000;">Jupiterimages</span></a></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0.4pt 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="color: #000000;">
    &nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 19:08:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2b86896b8f4d81677249a43234a330f3</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-20278554-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Brève histoire d'un désastre financier : LTCM]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img height="250" width="243" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Doillar_froiss--copie-1.jpg" class=
    "GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;">Le 31 août 1998 fut affreux : Wall Street chuta de 6,8% ! Hormis les bons du Trésor, ultime planche de salut, tous les marchés
    vacillèrent en rang d'oignons. La panique s'installa, irraisonnée. Cette journée funeste acheva un mois d’août horrifique, qui avait débuté, le 4 août, par un plongeon du Dow Jones de 3,5%, vite
    suivi d'une réplique qui allégea l’indice planétaire d'un supplément d'âme de 4,4% ! Les mathématiciens du risque financier frémirent : la <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3521019.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">courbe en cloche</span></span><em><strong><span style=
    "color: #339966;">La courbe en cloche sonne Wall Street</span></strong><br>
    <br>
    (…) Au début du XXe siècle, Louis Bachelier, un jeune mathématicien français qui étudiait les variations de prix des bons du Trésor, nota que celles-ci se dispersaient avec régularité autour
    d’une occurrence centrale. L’histogramme qu’il traça prit la forme de la fameuse courbe de Gauss-Laplace, dont le contour est celui d’une cloche renversée. Il postula que les cours baissaient ou
    montaient à égale probabilité, tels un dé qui roule. Ce modèle, dit de « marche aléatoire », dormira un demi-siècle avant d'être exhumé par Paul Samuelson en 1954. La science du risque s'en
    empara, et ne manqua pas d'en rajouter (…)<br>
    <br></em></a>, timbre de l'orthodoxie boursière, donnait au mieux une chance sur 500 milliards qu'un tel triplé advînt en un mois <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>1-1</strong></sup></span> ! <span style="color: #000000;">La réalité était bien là pourtant, qui donnait raison à John Galbraith lorsqu’il martelait : « <em>A
    chaque fois, les exceptions l’emportent sur la règle ».</em> Vers Greenwich Village, dans le Connecticut<em>,</em> domiciliation favorite des hedge funds américains, quelques virtuoses se mirent
    à suer à grosses gouttes. A commencer par John Meriwether, le premier d'entre eux, mâle alpha de l'espèce qui avait rallié à sa meute les plus fines lames de la science du risque. Tous et leurs
    suivants, en apnée, suspendus au-dessus du vide ...<br>
    <br>
    John Meriwether ! Voici le trader hors pair qui gère la machine à gagner arbitragiste chez Salomon Brothers : en 1990, le service qu'il y dirigeait réalisa 87% des bénéfices de la banque
    <span style="color: #800000;"><sup><strong>2</strong></sup></span> ! Las, en 1991, un scandale l’oblige à démissionner : mais rares sont les crève-coeur chez les loups de Wall Street. Déjà, notre
    homme prépare son come-back. En février 1994, cet as de la finance crée le <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">hedge fund</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">Magie financière aux Caïmans</span></strong><br>
    <br>
    Apatride, humaniste, philanthrope, Georges Soros est d'abord connu pour son génie financier. Vingt ans après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même
    le Soros Fund Management, un groupe de fonds visant à couvrir et valoriser les capitaux de donneurs d'ordre fortunés : des millions de dollars d'abord, et bientôt des milliards ! Malgré d'épiques
    fiascos, comme LTCM, l'ardeur financière, mue par l'irrépressible fascination du gain et l'abondance de liquidités, hâta la suite : quelque 9.000 fonds de cette eau fraient aujourd’hui, dans le
    secret de paradis fiscaux aussi exotiques qu'impénétrables (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;Long Term Management Capital (LTCM), qui fera date dans l’Histoire. Il n’est pas seul. Chez Salomon, il s’était entouré d’universitaires diplômés qu'il avait confrontés au réel
    : tableaux noirs à portée, cautions intellectuelles indiscutables, ceux-ci avaient rabattu une clientèle rassurée. Cette fois, son pré carré sera prestigieux ! Myron Scholes, professeur à
    Stanford, est sondé puis converti aux réalités des Marchés : il est l'auteur avec Fischer Black <span style="color: #800000;"><sup><strong>3</strong></sup></span> d'une formule éponyme qui évalue
    le prix des options et des actifs financiers (1973), pour laquelle il partagera un prix Nobel avec Robert Merton, enrôlé lui aussi. La plus formidable épopée financière de cette fin de siècle
    s'engage ainsi, adossée à un trader d'exception et deux orfèvres de la science du risque. Cette troïka recrutera dans la pourpre universitaire une ribambelle de professeurs d’économie, de
    mathématiciens brillants et autres <em>rocket scientists.</em> William Sharpe <span style="color: #800000;"><sup><strong>4</strong></sup></span> opina que « <em>LTCM était sans doute le meilleur
    département universitaire de finance du monde</em> <span style="color: #800000;"><sup><strong>1-2</strong></sup></span> ».<br>
    <br>
    D'autres d'un genre différent mais non de moindre volée, gens de savoir ou de pouvoir se pressent. Quelques transfuges de chez Salomon suivent : William Krasker, ex-professeur à Harvard, Eric
    Rosenfeld ou Lawrence Hillibrand, <em>golden boy</em> le mieux payé en 1991. Le vice-président de la banque centrale des États-Unis, David Mullins, apporte son prestige. Puis vient l'argent. La
    banque Merrill Lynch est chargée de lever le milliard de dollars que prescrit Meriwether. Le ticket d’entrée est à l’avenant : chaque entrant doit bloquer un minimum de 10 millions de dollars
    pendant trois ans, sans droit de regard sur les transactions, avec des commissions somptuaires : 2 % des capitaux investis et le quart des gains ! On fait une fleur au CEO de Merrill Lynch, David
    Komansky, qui n’apporte que 800.000 dollars, mais avec lui 123 cadres de sa banque, qui posent 22 millions de dollars. James Cayne et Donald Marron, patrons de Bear Stearns et de Paine Webber
    marchent, Phil Knight, fondateur de Nike, aussi. Pour 100 millions de dollars, l'investisseur a le privilège d'être informé ! La banque d'Italie mise 250 millions, la banque de Chine et la
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">japonaise
    Sumitomo</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">L’Internationale des traders maudits</span></strong><br>
    <br>
    (…) La finance n’est pas économe de dollars qui tourbillonnent par milliards, voletant ici, s'évaporant là, qui n’émeuvent plus personne. Le Japon acheva quant à lui de tomber des nues en 1996 :
    Yasuo Hamanaka, surnommé « le roi du cuivre » mais aussi « Monsieur 5% » pour ce qu’il avait pu acheter, à l’occasion et d’un coup d’un seul, 5% du cuivre mondial négocié chaque année, plomba
    Sumitomo, l’une des première maisons de trading nippones, de 2,6 milliards ! Tant de capitaux somptuaires et de salaires fastueux que le Marché éparpille, envoûtent les traders, comme le serpent
    fascine la proie, désastres après désastres (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;100 millions chacune ; UBS, la Chase Manhattan, Deutsche Bank, et pour les françaises, la Société Générale et Paribas en sont. Le 24 février 1994, à 9 heures du matin, le hedge
    fund LTCM s'ébroue : le milliard y est, précisément <span style="color: #000000;">1.011.060.243 de dollars <span style="color: #800000;"><strong><sup>5</sup></strong></span> <span style=
    "color: #000000;">!<br>
    <br>
    La stratégie est simple : profiter des opportunités d'arbitrage sur les marchés de taux d'intérêt grâce à une approche purement quantitative. On court le monde en quête de déséquilibres présumés,
    traquant partout les écarts entre les prix réels constatés et les prix théoriques estimés, puis on parie lourdement sur une correction ultérieure, grâce au levier des marchés dérivés et de
    l’endettement. <span style="color: #000000;">Le vrai secret, celui qui confère un avantage définitif, qui identifie l’anomalie du Marché, est mathématique, <em>pourvu que la variation des prix
    soit normale</em> : il vaudra à Myron Scholes et Robert Merton le Nobel, in extremis, en 1997 !</span> On a peine à croire qu’à l'hiver 1994, ces épées scientifiques, secondées par une nuée de
    théoriciens, aient pu ignorer que leur formule, que Scholes avait en outre vu faillir sous ses yeux <span style="color: #800000;"><strong><sup>1-3</sup></strong></span>, ne valait que dans des
    marchés apaisés. Et que des savants réfléchis, doublés de financiers aguerris, qui avaient croisé les chocs pétroliers, les crises du crédit, l’effondrement japonais, et autres épisodes dont le
    krach de 1987, se soient si peu gardés des aléas violents qui surviennent sans crier gare. N'est-ce pas l’infinie certitude dans des modèles mathématiques négligeant les extrêmes, qui
    anesthésiera ces magiciens du risque, tels ces <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">dieux d'Epicure</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">Les dieux d’Epicure</span></strong><br>
    <br>
    (...) N’étaient-ce les dramatiques intermèdes des conflits mondiaux, l’époque moderne déclinerait une noire fascination pour le carnage financier. Qu’on en juge à l'aune des vingt dernières
    années : 1987, krach des marchés d’actions ; 1990, krach des junk bonds, crise des caisses d’épargne américaines et chute du Nikkei ; 1994, krach obligataire aux Etats-Unis ; 1995, banqueroute de
    la Barings ; 1997, premier volet de la crise financière internationale (Thaïlande, Corée, Hongkong) ; 1998, deuxième volet (Russie, Brésil) et faillite du hedge fund LTCM ; 2001-2003, apoplexie
    de l'e-Economie ! Pauvre Epicure, nos Marchés ne sont pas à l’effigie de vos dieux apaisés (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;qui habitaient là où il ne pleut ni ne neige et où jamais ne souffle la tempête ? Le réel ne pouvait qu'estoquer ce simulacre de science.<br>
    <br>
    La roue de la fortune est en marche, et rien ne paraît l'arrêter. La performance atteint 20% en 1994, 43% en 1995, 41% en 1996 et 17% en 1997. Petit à petit, peut-être au grand dam de Myron
    Scholes <span style="color: #800000;"><strong><sup>6</sup></strong></span>, le fonds lève la garde et délaisse la chasse aux failles spéculatives pour spéculer plus volontiers sur l’orientation
    des cours des obligations. Las, les Marchés ne se montrent pas indéfiniment apaisés ; des désordres monétaires surviennent bientôt. Un vent mauvais venu d’Asie se met à souffler, qui gagne
    bientôt la Fédération de Russie. Le lundi 17 août 1998, le système monétaire et financier russe tombe : une puissance nucléaire vient de s’effondrer ! La panique gagne Wall Street : le Dow Jones
    perd 15% en ce mois d’été <span style="color: #800000;"><strong><sup>7</sup></strong></span>. Le marché est devenu turbulent. La mathématique financière de LTCM est débordée. Elle sera balayée en
    moins d'un mois ! Le reste n’est qu’agonie. Le 23 septembre 1998, William McDonough, président de la Réserve Fédérale de New York, réunira le gratin de la finance : une quinzaine
    d’établissements, clients du fonds et seuls capables de liquider les positions dans le calme, apportera 3,625 milliards de dollars en 48 heures. Des traders vedette sont remerciés aux quatre
    coins de la planète finance ; la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">nouvelle
    Barings</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">Le naufrage de la Barings</span></strong><br>
    <br>
    (...) La lumière n'est pas pour les gratte-papier du back office ! Nick Leeson veut être trader quand il rejoint la Barings ! L'imagine-t-on seulement, au 8 Bishopsgate, en ce parage à
    l’atmosphère raréfiée, au silence contraint et aux murs tapissés du lignage des maîtres du lieu ? Lord Northbrook, premier lord de l’Amirauté, gouverneur des Indes ici, lord Howick, gouverneur
    colonial du Kenya là, lord Cromer consul général d’Egypte, tel autre, gouverneur de la Banque Centrale d’Angleterre, tous et leur parenté, à jamais figés dans des postures victoriennes. Qu’a-t-il
    éprouvé en pareils alentours ? Bah, le grand frisson l'attend en Asie ! La galerie antique ne tient plus qu'à un fil (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;licencie 1.200 personnes, Merrill Lynch, près de 4.300, pour ne rien dire de ceux qui les imiteront. Le</span> <span style="font-size: 10pt;">système bancaire international
    <span style="color: #000000;">est sauvé. Les affaires peuvent reprendre.<br>
    <br>
    Seule une officine située dans l'île de Jersey, Lakonia Management Ltd, a traîné LTCM devant les tribunaux de Manhattan <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong>. Bah,
    les plumés promirent qu'on ne les y reprendrait plus : ils mentaient tout à fait. John Meriwether fit son retour l'année suivante en créant JWM Partners : son revenu 2006 a été évalué entre 50 et
    75 millions de dollars</span>. Et fin 2006, le <em>hedge fund</em> <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Amaranth Advisors</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">Amaranth, un hedge fund au tapis</span></strong><br>
    <br>
    Greenwich Village, Connecticut, la cité maudite des hedge funds ! En 1994, LTCM, le fond le mieux né ici bas y avait déjà élu domicile, défiscalisé son génie financier, et fait bruyamment
    faillite en 1998 ! Bis repetita placent : Amaranth Advisors, autre hedge courtisé du lieu, à qui tous les gestionnaires désiraient confier leurs capitaux, s’est écroulé en septembre 2006,
    effaçant six milliards de dollars d'un trait de plume détonant. Brian Hunter, un arbitragiste de 32 ans, surpayé et rompu à la négociation des contrats à terme, a plombé le fond : l'ouragan
    attendu&nbsp;qui aurait enflammé le gaz naturel&nbsp;sur lequel il pariait lui a fait faux bond (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;consumera six milliards de dollars.</span></span></span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <div>
      <div>
        <div>
          <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
          <div>
            <div>
              <div>
                <hr size="2">
              </div>
              <div>
                <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  (1)&nbsp;Benoît Mandelbrot (2005)&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Une Approche Fractale des Marchés »</span></span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  &nbsp;</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  <span style="color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Ces chiffres sont fournis par l'auteur selon les attendus de la Loi Normale ; voici d'autres exemples fournis
                  par Benoît Mandelbrot : «</span> <em><span style="color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">La théorie prédit 6 jours où l'indice varierait de plus de 4,5% ; en fait
                  il y en eut 366</span></em> <span style="color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">[1913-2003].</span> <em><span style=
                  "color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">Et une variation supérieure de 7% ne devait se produire qu'un fois tous les 300.000 ans ; et pourtant le XXe siècle en vit
                  48 (...) En 1997, le Dow Jones avait chuté de 7,7% en un jour (une chance sur 50 milliards) (...) Le 19 octobre 1987, la pire journée boursière depuis un siècle, l'indice avait
                  décroché de 22,6%. La probabilité de cet évènement, si l'on se fie aux théoriciens de la finance est inférieure à une sur 10<sup>50</sup> - une chance si faible qu'elle en perd
                  toute signification</span></em> &nbsp;<span style="color: windowtext; font-size: 8pt; font-weight: normal;">».</span><br>
                  <br>
                  Page 128 - <span style="background: white;">« L'une des plus grandes ironies est que la nature profondément sauvage des marchés fut redécouverte, à leurs dépens, par deux des plus
                  ardents énonciateurs de l'orthodoxie économique, Scholes et Merton. EN 1993, les deux lauréats du prix Nobel rejoignirent quelques poids lourds de la finance à Wall Street pour
                  créer LTCM (...) L'effectif [du hedge fund] ne comptait pas moins de 125 docteurs. Comme Sharpe, un observateur du fonds, le déclara dans le Wall Street Journal, LTCM ' <em>était
                  sans doute le meilleur département universitaire de finance du monde</em> ' ...</span>&nbsp;»<br>
                  <br>
                  Page 97 - <span style="background: white;">« Black et Scholes ne s’arrêtèrent pas à la théorie : ils la testèrent vraiment, littéralement. Ils commencèrent avec des warrants et en
                  notèrent plusieurs sur le marché qui, d’après leur formule, leur semblaient bon marché. Les meilleurs étaient ceux d’une compagnie appelée National General.
                  ‘</span>&nbsp;<em>Scholes, Merton et moi [Black] sautâmes sur l’occasion et achetâmes quantité de ces warrants. Pendant un temps, tout sembla comme si nous avions effectué
                  exactement le bon choix. Puis, une compagnie appelée American Financial annonça une affaire tentante pour les actions de National General … Ceci eut pour effet de réduire
                  considérablement la valeur des warrants ’</em>. (Comment nous avons abouti à la formule des options – Black 1989) »</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  &nbsp;</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 7.5pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  (</span><span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">2)
                  Kakim Ben Hammouda (2002)</span><span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 7.5pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
                  -</span> <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  «<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Crise globale, un regard du sud »</span><span style=
                  "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  &nbsp;</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  Page 54 - « La carrière de John Meriwether sera couronnée de succès au sein de Salomon Brothers. Au point que la direction de cette banque lui confie en 1986 la direction du
                  département des arbitrages qui vient d’être créé. Quelques années plus tard, ce département connaîtra une montée en force et deviendra la principale source de profit de la banque
                  avec près de 87% des bénéfices avant impôt. En 1991, l’hebdomadaire « L’Expansion » estime que les activités d’arbitrage ont rapporté à la banque 400 millions de dollars de
                  bénéfices et 54 millions de primes à ces cinq traders vedettes. L’aventure chez Salomon va s’arrêter en 1991 suite à la falsification par un de ses collaborateurs d’une adjudication
                  de Bons du Trésor (…) Condamné à verser une amende de 50.000 dollars, John Meriwether démissionne »</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>&nbsp;
                </p>
                <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(3) Fisher Black, décédé en 1995, n'obtiendra pas le Prix de
                  la Banque de Suède<br>
                  <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(4) William Sharpe fut couronné <span style=
                  "font-size: 8pt;">« <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>Prix Nobel d'Economie » en 1990<br></span></span>(5) Roger Lowenstein&nbsp;(2001) -&nbsp;« When Genius
                  Failed »<br></span></span><span style=
                  "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(6</span><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">)
                  Nassim Taleb (2005)</span><span style=
                  "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>-</span>
                  <span style=
                  "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">«<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
                  Le hasard sauvage»</span><span style=
                  "font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; font-size: 9pt; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
                </p>
                <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
                  <span style=
                  "font-family: 'Verdana','sans-serif'; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
                  Page 263 - « On pourrait croire que, quand les scientifiques commettent une erreur, ils fondent une nouvelle branche scientifique à partir de ce qu'ils ont appris de cette erreur.
                  Quand des universitaires, se mêlant de trading sautent, on pourrait là aussi s'attendre à ce qu'ils intègrent ces résultats à leur théorie et aient le courage de reconnaître qu'ils
                  se sont trompés et qu'à présent ils connaissent mieux le monde réel. Eh bien non ! Au lieu de cela, ils se plaignent de leurs collègues qui ont fondu&nbsp;sur eux comme des
                  vautours, précipitant ainsi leur chute (...) Tous les donneurs d'ordres qui discutent de la chute de LTCM prennent part à ce simulacre de science en fournissant des explications ad
                  hoc et en rejetant la faute sur l'évènement rare … »</span>
                </p>
                <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
                </p>
                <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(7) Le Dow Jones a débuté le mois d'août 98 à
                  8.883,29 points et l'a conclu à 7.539,07 (-15,13%)</span>
                </p>
                <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; background: white;">
                  <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
                </p>
                <div style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <hr size="2">
                </div>
                <h3 style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style="text-decoration: underline;"><span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><br></span></span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>
                  : Dollar froissé</span>
                </h3>
                <h3 style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style=
                  "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
                </h3>
                <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
                  <span style="color: #ff0000; font-size: 8pt;"><br></span>
                </p>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 May 2007 01:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fcc096a0b60471eda731b479778d6f09</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-6534063-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les Maîtres enchanteurs]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="258" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/valleenet-2.jpg" height="285" class="GcheTexte"></span>Quiconque acheta
    le Dow Jones ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination qu’exerçait
    déjà la grande opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient la hausse, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">analystes et banquiers</span></span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de
    gestion et la comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives
    …</em></a> rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé pût faillir. Ce qui advint est assez dans toutes les bouches : le désastre emporta tout. A l’aube des années 1950, Wall
    Street n’avait regagné que les deux tiers du terrain perdu, malgré les invites de <em>blue chips</em> qui payaient des dividendes au triple d’un compte épargne <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">1</span></sup></strong>. Las, rien n’y faisait : le frisson&nbsp;spéculatif effarouchait encore et le&nbsp;client était rare. Et la défiance était grande, car si les mauvais
    exemples venaient de partout, l’abomination venait bien d’en haut : Richard Whitney, diva du <em>bel canto</em> d’avant krach, président de la Bourse de New York, avait séjourné trois années à
    Sing Sing. Motif : vol qualifié <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong>. On s’en souvenait.</span> <span style="font-size: 10pt;">De sorte qu’en cet après-guerre, la
    Bourse semblait hors jeu. L’apnée allait bientôt prendre fin : le 24 novembre 1954, vingt-cinq années après la catastrophe, Wall Street retrouvait le sourire et le niveau qu’on a dit.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A cette époque, la gestion d’un portefeuille n’était pas l’alpha de l’investissement boursier. Journaux et magazines délibéraient sur le choix d’actions ou
    d’obligations, dans la plus pure tradition du fait vendeur. On y publiait toutes sortes de ficelles pour cibler les meilleurs titres, renifler les vents porteurs comme la mauvaise houle, et les
    conseils « maison » ne manquaient pas, qui assuraient qu’on serait moins plumé. Du risque d’ensemble, il était peu question. John Keynes <span style=
    "color: #800000;"><strong><sup>3</sup></strong></span> lui-même, qui géra les dotations du Kings College de Cambridge et&nbsp;les avoirs&nbsp;d’un assureur britannique, considérait que la
    diversification était une idée fâcheuse, et que l’on pouvait bien mettre tous ses œufs dans un même panier pourvu qu’il fût solide. « <em>Supposer que faire passer la sécurité en premier consiste
    à détenir de petites quantités de nombreuses sociétés que je ne peux pas juger précisément faute d’informations, plutôt qu’une grosse part d’une entreprise sur laquelle je possède des
    informations précises, me semble être une parodie de politique d’investissement</em> » <strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong>. Cette opinion courait, faisant écho aux
    lois de puissance de Vilfredo Pareto -</span> <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">20% des causes produisent 80% des effets.</span> <span style="font-size: 10pt;">L</span><span style=
    "font-size: 10pt;">e secteur allait bientôt vivre sa révolution copernicienne. Et produire un grand nombre de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26210764.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">lauriers Nobel</span></span><em>Le choix des lauréats Nobel de l’année
    2004, section Economie, fut la goutte qui fit déborder le vase : l’américain Edward Prescott et le norvégien Finn Kydland obtinrent le prix pour un article de 1977, dans lequel ils avaient
    établi, mathématiques à l'appui, que les banques centrales doivent échapper à toute pression des élus. Lors de la cérémonie de remise, sous le patronage du roi de Suède, les orateurs exaltèrent
    le …</em></a> dont on finirait par s’émouvoir qu’ils fleurissent mieux les colonnes corinthiennes de Wall Street&nbsp; que les théories économiques.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En mars 1952, le <em>Journal of Finance</em> publia un article de quatorze pages, «&nbsp;Portfolio Selection&nbsp;», qui fera la gloire d’un doctorant de Chicago,
    Harry Markowitz : dix ans plus tard, cet apport deviendra la théorie moderne du portefeuille. L’idée force de Markowitz fut de lier la rentabilité au risque pour isoler à chaque fois un
    portefeuille optimal, le plus adapté aux vues de l'investisseur, selon que celui-ci viserait un rendement maximal pour un risque donné, ou un risque minimal pour une rentabilité donnée. Le
    problème était la mesure : chaque étape de l'analyse ajoutait à la confusion. Il fallait d’abord imaginer les dividendes à venir des entreprises, puis conjecturer que les rendements passés
    auguraient de la volatilité future, enfin, calculer l’influence conjointe de chaque titre sur tous les autres. Mais les moyens informatiques de l’époque étaient hors de portée des gérants pour
    développer le modèle. James Tobin l’affina en 1958, William Sharpe la simplifia en 1963, introduisant la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3521019.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">normalité des dynamiques boursières</span></span><em>Le 21 octobre 1929 commença la fin : le lundi qui suivit, le Dow Jones perdit
    13%, le lendemain 12% à nouveau, dans un désordre indescriptible, préludant une crise au long cours de l'économie américaine. On croyait avoir tout vu ; pourtant, le 19 octobre 1987, le Dow Jones
    fera mieux encore, c’est-à-dire pire, qui dévissera de 22,6% en une seule journée …</em></a> que Paul Samuelson avait exhumée en 1956, et dont Myron Scholes et Robert Merton feraient une formule
    magique en 1967. Toute cette lignée sera nobélisée, Markowitz compris. Pouvait-on mieux vaincre l’image désastreuse de <span style="color: #000000;">casino</span> que colportaient les marchés
    financiers depuis 1929 ? Le 31 décembre 1959, le Dow Jones clôturait la décennie sur une progression annuelle de 13%, hors dividendes <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">5</span></sup></strong>.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais cette intrusion massive de l’Université ne signifiait pas la fin des vicissitudes, et l’avenir ne tarderait pas à déconstruire quelques-uns de ces beaux
    édifices. On avait oublié qu’un tel engouement pour les hommes de savoir s’était déjà produit, avant le krach des krachs. Citons John Galbraith : « <em>En 1929 (…) posséder un économiste bien à
    soi était l’une des possibilités et, comme les mois passaient, on assista à une concurrence effrénée pour enrôler les hommes qui possédaient la réputation et les capacités adéquates. Ce fut l’âge
    d’or des professeurs</em>&nbsp;» <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong>. Le plus réputé d’entre eux, Irving Fisher, de Yale, s’assura une réputation éternelle en
    affirmant, peu avant les faits : « <em>Les cours des actions ont atteint ce qui semble devoir être un haut plateau permanent</em> ». Plus récemment, d’autres ont fait autant pour leur renommée
    future, notamment Myron Scholes et Robert Merton, professeurs éminents <strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong>, qui conseillaient de près le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">hedge fund LTCM</span></span><em>Le 21 octobre 1929 commença la fin :
    le lundi qui suivit, le Dow Jones perdit 13%, le lendemain 12% à nouveau, dans un désordre indescriptible, préludant une crise au long cours de l'économie américaine. On croyait avoir tout vu ;
    pourtant, le 19 octobre 1987, le Dow Jones fera mieux encore, c’est-à-dire pire, qui dévissera de 22,6% en une seule journée …</em></a>, le plus fameux des terres habitées, lorsque celui-ci
    faillit à l’automne 1998, menaçant le système bancaire mondial. Ainsi la science du risque fut-elle toujours déjouée par les faits qui dominent le réel. Car l<span style="color: #000000;">es
    économistes ont l’outrance mathématique chevillée au corps. Et la tête ailleurs, au pays des merveilles,</span></span> <span style="font-size: 10pt;">créateurs d’univers enchantés dont ils ne
    donnent aucune raison de penser qu’ils ont existé ou existeront un jour.</span> <span style="font-size: 10pt;">Cet éloignement dit le tout.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Voici donc cet</span> <em><span style="font-size: 10pt;">homo oeconomicus</span></em><span style="font-size: 10pt;">, otage de la Faculté et de croyances qui
    l’h</span><span style="font-size: 10pt;">ypnotisent comme le serpent fascine la proie</span> <span style="font-size: 10pt;">: il a lu Markovitz, connaît sa théorie du portefeuille, optimise le
    sien en estimant des risques et des&nbsp;rentabilités dans un monde «&nbsp;prévisible » ; il anticipe les taux que les banquiers centraux ignorent encore, avec lesquels il actualise les bénéfices
    futurs que les entrepreneurs sont eux-mêmes à supputer : surtout, il aime être précis, si possible deux chiffres après la virgule. Il ne changera pas d’avis avant qu’une nouvelle théorie émerge,
    assez dotée de formules et de graphiques pour être prise au sérieux. « <em>Les individus ne sont pas parfaitement flexibles. Ils hiérarchisent leurs croyances et ne remettent en cause celles
    auxquelles ils tiennent le plus que contraints et forcés. La foi en la convention amoindrit l'esprit critique. Elle conduit à négliger les anomalies et à s'en remettre à la sagesse du marché "qui
    sait mieux que tout le monde</em>" » <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong>. Ainsi le marché est-il son propre nombril : les opérateurs,&nbsp;rivés sur leurs écrans
    multicolores, recherchent en permanence un prix en tentant de «&nbsp;voler le départ&nbsp;», moins étreints par l’estimation du risque et des rentabilités que par le gain qu’ils retireront
    d’avoir mieux devancé les mouvements de la foule. Un prix émerge, qui fait foi&nbsp;: la spéculation, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/archive-11-05-2006.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">persona non grata</span></span><em>Les vives variations des prix boursiers heurtent le bon sens : des entreprises sont portées au
    pinacle, clouées au pilori, parfois sans raison apparente, au gré d'errances désordonnées qui défient assez l’entendement commun et nous surprennent toujours …</em></a>, mène les marchés. Elle ne
    figure dans aucun manuel.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;<em>Rejeter les crises financières en étant convaincu qu’il ne peut y avoir ni spéculation, ni catastrophe, car cela supposerait l’irrationalité, revient à
    ignorer la réalité pour le bien pour la théorie</em>&nbsp;» <strong><sup><span style="color: #800000;">9</span></sup></strong>. Plaise donc aux&nbsp;économistes de s’en souvenir mieux dans leurs
    mémoires. Et aux commentateurs, analystes, et autres faiseurs d’opinion, de moins s’échiner en explications oiseuses et convenues, tricotant aussi bien l’endroit que l’envers, chaque fois que
    l’indice gagne un demi point.</span>
  </div>
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      <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
    </div>
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        <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
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                <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                "color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(1<span style="font-size: 8pt;">)&nbsp;Peter Bernstein -
                (1995) -&nbsp;«&nbsp;Des Idées Capitales »<br></span><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(2)&nbsp;John Galbraith - (1992)&nbsp;<span style=
                "font-size: 8pt;">-&nbsp;« Brève Histoire de l'Euphorie Financière »<br>
                <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style=
                "color: #339966;">(3)&nbsp;John Maynard Keynes (1883-1946)</span></span></span></span></span><br></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
                <div>
                  <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                  "color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(4) <span style=
                  "font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"><a href=
                  "http://www.msh-paris.fr/la_recherche/prog_sci/prog_thematiques/docs_finance/cahier_JPMAM1.pdf"><span style="color: #339966;"><span style="font-family: Arial;"><span style=
                  "font-size: 8pt;">http://www.msh-paris.fr/la_recherche/prog_sci/prog_thematiques/docs_finance/cahier_JPMAM1.pdf</span></span></span></a></span></span><br></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
                  <div>
                    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                    "color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span></span></span>
                  </div>
                  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
                    <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
                      <span style="font-size: 7.5pt; color: #333333;"><span style="font-size: 8pt; color: #000000;">Le modèle linéaire dans la gestion des portefeuilles<br>
                      Les Cahiers de JP Morgan sur l'histoire de la gestion d'actifs</span> <span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: 8pt;"><br></span></span></span>
                    </p>
                  </div>
                  <div>
                    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><br>
                    (5)&nbsp;Le Dow Jones clôtura à 200,52 le 30/12/1949 et à 679,36 points le 31/12/1959<br>
                    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(6) John Galbraith - (1989) -&nbsp;<span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;La Crise Economique de 1929
                    »</span><br>
                    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(7) Myron Scholes (Stanford) - Robert Merton (MIT et Harvard)<span style=
                    "font-size: 8pt;"><br></span>(8)&nbsp;André Orléan - (2005) - <span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;Le Pouvoir de la Finance »</span><span style=
                    "font-size: 8pt;"><br></span>(9)&nbsp;Charles Kindleberger - (1978) - <span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;Histoire Mondiale de la Spéculation Financière »</span><br>
                    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                    "font-size: 7.5pt; color: #0000ff;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                    "font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><br>
                    <br></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
                    <hr>
                  </div>
                </div>
              </div>&nbsp;
            </div>
            <div>
              <span style="font-size: 7.5pt; background: white; color: #ff6600;"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Professeur
              professant</span></span><span style="color: #ff0000;">&nbsp;</span>&nbsp;<br>
              &nbsp;<br>
              &nbsp;
            </div>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Mar 2007 21:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dcdf32005bf6772167954db9cf11dd3e</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-6250188-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[« Bancanalystes »]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><img height="229" width="299" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/muraille_de_chine__9_.jpg" class="GcheTexte"></span>Ceux
    d’avant étincelaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de
    rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives. Les analystes financiers de l’ancienne époque étaient sûrement de cette sorte, à s’échiner pour le roi
    de Prusse, dans l’ombre, décortiquant sans relâche les communiqués et les notes des sociétés afin que nul n'en ignore. Une vieille école en somme. Puis vinrent les</span> <span style=
    "font-size: 10pt">années 1990, celles que Joseph Stiglitz, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-26210764.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">prix Nobel d'Economie</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La controverse Nobel</span></strong><br>
    <br>
    Le choix des lauréats Nobel de l’année 2004, section Economie, fut la goutte qui fit déborder le vase : l’américain Edward Prescott et le norvégien Finn Kydland obtinrent le prix pour un article
    de 1977, dans lequel ils avaient savamment établi, mathématiques en bandoulière, que les Banques centrales doivent échapper à toute pression des élus. Un pur bijou néoclassique ! Le libéralisme y
    gagnait un supplément d'âme, et les écomathématiciens, un surplus d'empire sur les élites dirigeantes. La haute finance endimanchée, jamais en reste de baliser son pré carré, salua aussi, Banque
    de Suède en tête. D’aucuns, épris de scientificité, se crispèrent (…)<br>
    <br></em></a> , baptisa les <em>Roaring Nineties,</em> en écho aux <em>Roaring Twenties</em> qui précédèrent le krach de 1929. Ces années folles-là seraient telles leurs devancières, volubiles,
    pleines d’excès et de dérives. Les commis industrieux avaient vécu : la nouvelle génération sonna l’heure des roadshows, du marketing boursier, de la création de valeur.<br>
    <br>
    En 1933, peu après le désastre et la déroute du système bancaire américain</span> <strong><sup><span style="color: maroon; font-size: 10pt;">1</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt">,
    le <em>Glass-Steagall Banking Act</em></span> <span style="font-size: 10pt">instituait la séparation entre les banques commerciales de dépôts, gérant l’épargne des clients - laquelle serait
    désormais garantie par l'Etat au travers de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) -, et les banques d’investissement, vouées aux opérations sur titres et valeurs mobilières. Ce divorce
    ne résistera pas au grand mouvement de dérégulation des années 1980, lobbying compris, parachevé par la loi de modernisation des services financiers que signera Bill Clinton en 1999 <span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong></span>. Cette liberté retrouvée, sur laquelle Alan Greenspan, président de la Fed, avait donné des gages dès
    1986, fera sauter un autre bouchon, la <em>muraille de Chine</em></span> <span style="font-size: 10pt;"><strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong>, sas coupe-feu entre les
    analystes financiers et les banquiers d’affaires - bancanalystes. Car, au sein d’une même compagnie, voilà deux groupes qui voisinent : les premiers <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/archive-09-08-2006.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">évaluent les sociétés</span></span><em>Il y a une déconnexion entre
    la valeur fondamentale d’une entreprise et sa valeur perçue par le marché. Notre cours de Bourse a progressé de 35% depuis le début de l’année, uniquement parce que nous somme revenus dans la
    norme au niveau de notre communication financière …</em></a> pour conseiller</span> <span style="font-size: 10pt">leurs clients fortunés ou institutionnels, les seconds négocient des placements
    de titres et des mandats de gestion. Pas facile dans ces conditions d’émettre un jugement défavorable sur une entreprise susceptible de vous confier une opération de fusion/acquisition lucrative
    ! La dérégulation rendit tout plus possible. La planète média rendit tout plus facile. Tout devint plus perméable. Le pire n’allait plus tarder.<br>
    <br>
    Jack Grubman fut l’un des analystes financiers les plus en vue des années Internet. Spécialiste des télécoms chez Salomon Smith Barney,</span> <span style="font-size: 10pt;">filiale de
    Citigroup,</span> <span style="font-size: 10pt">il se signala par ses conseils sur</span> <span style="font-size: 10pt">WorldCom : le 6 janvier 2000, il recommanda la valeur à l’achat tandis que
    le titre cotait 47,87 dollars, puis, réédita quatorze fois le même conseil durant les mois suivants malgré la chute du titre, notamment le 11 avril 2002 tandis que WorldCom ne cotait plus que
    4,64 dollars. Quinze jours après, le cours hoqueta à 3,98 dollars en même temps que l’intéressé, qui se déclara … neutre sur la valeur ! WorldCom s'effondra le 21 juillet 2002
    <strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong>. L'intérêt de la banque, jusqu’au-boutiste, venait de ce qu'elle avait aidé 81 sociétés du secteur</span> <span style=
    "font-size: 10pt">à lever 191 milliards de dollars, en échange de plusieurs centaines de millions de dollars d’intermédiation <span style="color: #800000;"><sup><strong>5</strong></sup></span> !
    Mais d’autres encore s’illustrèrent, comme Mary Meeker (Morgan Stanley), égérie du Web, ou Henry Blodget, recruté par Merrill Lynch après une prouesse sur Amazon</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon">6</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt">, pris la main dans l’e-mail sur l'action Infospace qu'il qualifia de</span> <span style=
    "font-size: 10pt"><em>détritus</em> cependant qu'il en conseillait l'achat à ses clients</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon">7</span></sup></strong><span style=
    "font-size: 10pt">. Entre autres indélicatesses et autres indélicats.<br>
    <br>
    On soldera le tout le 28 avril 2003, après qu'un accord entre les autorités et les dix principales banques de Wall Street eut convenu d'arrêter les poursuites pénales contre les pratiques des
    analystes : celles-ci accepteront de débourser 1,4 milliard de dollars, la sanction la plus importante jamais infligée à des institutions financières aux Etats-Unis <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>8</strong></sup></span></span><span style="font-size: 10pt">. Goldman Sachs, dont quelques présidents devinrent secrétaires d’Etat au Trésor, sera de la partie,
    dans sa plus pure tradition d’affairisme. Goldman Sachs dont les analystes publièrent une note dithyrambique sur <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l’électricien Enron</span></span><em>Nous estimons que la période
    actuelle offre une opportunité extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure extrêmement bien positionnée pour croître à un rythme substantiel ... Nous sommes convaincus que
    les rumeurs négatives autour de l'entreprise sont fausses …</em></a>, le 9 octobre 2001, intitulée « <em>Still the best of the best</em> », relayés par UBS Warburg, ou Crédit Suisse First Boston,
    qui maintiendront un conseil d’achat jusqu’au 28 novembre suivant : le 2 décembre 2001, Enron était déconfit ; 63 milliards de dollars d’actifs s'évanouissaient, 55000 salariés perdaient leur
    emploi et leur retraite <span style="color: #800000;"><sup><strong>9</strong></sup></span>. Les banques partenaires touchaient 250 millions de dollars de commission chaque année <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>10</strong></sup></span></span> <span style="font-size: 10pt">… Un été plus tard, Alan Greenspan, las de tant de duplicité, lancera :</span> <span style=
    "font-size: 10pt">« <em>La falsification et la fraude détruisent le capitalisme »</em></span> <strong><sup><span style="color: maroon; font-size: 10pt;">11</span></sup></strong><em><span style=
    "font-size: 10pt">.</span></em> <span style="font-size: 10pt">On le croira assez.<br>
    <br>
    Pourtant, en pleine bulle Internet, quelques-uns surnagèrent. Ravi Suria, analyste chez Lehman Brothers, osa, en juin 2000, une note à contre-courant alléguant qu’Amazon, leader mondial de
    <span style="font-size: 10pt">«</span> l'e-commerce <em>»</em>, pourrait manquer d’argent début 2001 «</span> <em><span style="color: black; font-size: 10pt;">à moins de sortir un lapin financier
    de son chapeau magique</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: black">»</span><span style="color: black; font-size: 10pt;">. Crispation sur le Nasdaq : le titre chuta aussitôt de 20 %,
    délestant au passage Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, de plus d’un milliard de dollars <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon">12</span></sup></strong> ! Ravi Suria fut mis à
    l'index, et la banque d’affaires, moins en cour chez Amazon</span><span style="color: black; font-size: 10pt;">. De ce côté-ci de l’atlantique, voici Edouard Tétreau, analyste au Crédit Lyonnais
    Securities Europe, qui fusilla courageusement Vivendi Universal dans sa note du 20 mars 2002 - « <em>Vivendi, la fin d’une exception</em> »</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon">13</span></sup></strong> <span style="color: black; font-size: 10pt;">-, quatre mois avant que Jean-Marie Messier quittât le navire. Et de cet autre côté-là de la
    Manche, voici Derek Terrington, analyste londonien remercié pour s’en être pris trop tôt à Robert Maxwell, l’idole des marchés financiers</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">du
    début des années 1990. Il dénonça les malversations du magnat britannique dans une note au titre astucieux : « <em>Can’t Recommand A Purchase</em> », dont les initiales, « CRAP », signifient «
    pourri, dégueulasse ».</span> <span style="font-size: 10pt; color: black">Tout n’est donc pas perdu.<br>
    &nbsp;<br>
    Au cours de son enquête, en 1929, le représentant de l’Alabama, Henry Steagall, dénonçait déjà « <em>la pratique de la désinformation qu’utilisent les agents de change sur la valeur réelle des
    titres, l’agiotage des banques de dépôts et les cumuls de fonction opérés par des firmes comme la Kuhn, Loeb &amp; C° »</em></span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: maroon">14</span></sup></strong><em><span style="font-size: 10pt; color: black">.</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: black">Sans régulation ni déontologie,
    les marchés sont une foire d’empoigne, sans foi ni loi. C'est là le fait.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span></span>
    <div>
      <div>
        <hr size="2">
      </div>
      <div>
        &nbsp;
      </div>
      <div>
        <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="color: #339966;">(1)&nbsp;Historical Statistics of the United States : 25568 banques en 1929, 14772 en 1933 ;<br>
        (2)&nbsp;Le Glass-Steagall Banking Act est abrogé en 1999 par le Gramm-Leach-Bliley Act ;</span></span>
        <div>
          <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="color: #339966;">&nbsp;</span></span>
        </div>
        <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm; text-align: justify;">
          <span style="font-size: 8pt; color: #333333">La loi Gramm-Leach-Bliley permet à un même conglomérat financier d'offrir toute la palette des services financiers (banque, assurance, titres,
          capital-investissement ...) sous un statut de holding et le contrôle de Federal Reserve Bank. Les banques d'investissement restent contrôlées par la SEC (Les Echos, le 23/09/2008 -
          Splendeurs et misères des établissements d'investissement).<br></span>
        </div>
      </div>
      <div>
        <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="color: #339966;"><br>
        <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(3) Expression convenue&nbsp;dans le jargon professionnel<br></span></span></span></span>
      </div>
      <div>
        <span style="color: #339966"><span style="color: #339966;">(4) Plus grande faillite de tous les temps (103 milliards de dollars d'actifs, 24000 emplois)<br>
        (5)&nbsp;<a href="http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=338"><span style="color: #339966;">http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=338</span></a></span></span>
      </div>
      <div>
        <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="color: #339966;">&nbsp;</span></span>
      </div>
      <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm">
        <span style="font-size: 8pt; color: #333333">Salomon Smith Barney aura réuni pour WorldCom, Global Crossing ( faillite le 28/01/2002) et Qwest, des capitaux&nbsp;de 24,7 milliards, 5,4
        milliards et 5,6 milliards de dollars. Les commissions respectives&nbsp;furent&nbsp;de 140,7 millions, 83,8 millions et 34,4 millions de dollars.<br></span>
      </div>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="color: #339966;"><br>
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(6) Décembre 1998, Blodget prédit qu'Amazon doublerait&nbsp;en un an :&nbsp;affaire conclue en 3
      semaines !<br>
      (7) Le Nouvel Hebdo, le 23/05/2002<br>
      (8)&nbsp;Le Monde, le 15/09/2003<br>
      (9)&nbsp;Vincent Almond - « Les Mensonges de la Bourse »<br>
      (10)</span> <a href="http://www.efi-formations.com/enron.pdf"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">http://www.efi-formations.com/enron.pdf</span></a><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt;"><br>
      (11</span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">) Le Monde, le 18/07/2002</span></span></span></span>
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(12)&nbsp;01.Net, le 26/06/2000&nbsp;- « Amazon.com dans la tourmente boursière »<br>
      (13)&nbsp;Edouard Tétreau&nbsp;- « Analyste - Au coeur de la folie financière »<br></span></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(14)</span> <a href=
      "http://www.melchior.fr/melchior/melchior.nsf/allbyID/40C6484FD4538DB4C1256CA6003DD3FC"><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt;">http://www.melchior.fr/melchior/melchior.nsf/allbyID/40C6484FD4538DB4C1256CA6003DD3FC</span></a><br>
      <span style="font-size: 8pt; color: blue"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;</span></span>
      <div>
        <div>
          <div style="background: #f8fcff">
            <hr>
          </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;"><br>
          &nbsp;<br>
          <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Détail de la Muraille de Chine<br></span><br>
          <br>
          <br>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Feb 2007 01:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7c12b0be2fa067dbe091eb5905cb8bc3</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-5712489-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le naufrage de la Barings]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img height="235" width="208" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/francis-baring-copie-1.jpg" class="GcheTexte"></span> Mardi 17 janvier 1995, à l’aube. Kobé, assoupie, s’éveille doucement. Au sud de la
    ville, face à la baie d’Osaka, les premières lueurs du jour baigneront bientôt le port, Rokko Island, Port Island, et les nombreuses îles artificielles que l’homme a gagnées sur la mer. Soudain,
    à 5h46 locale, la terre se met à gronder. Surgissant de nulle part, un bruit sourd déchire la nuit, aussitôt accompagné de violentes secousses qui ébranlent la cité, semant la terreur, la
    désolation, la mort. Le séisme de Hanshin-Awaji a frappé, avec une infinie brutalité. Kobé est ravagée : 6.000 morts, des blessés en masse, 100 milliards de dollars de dégâts <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>1</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! Les Marchés aussi n’aiment pas les <a class="tooltip"
    href="http://www.marc-aragon.net/article-3521019.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">évènements rares</span></span><em>Le 21 octobre 1929 commença la
    fin : le lundi qui suivit, le Dow Jones perdit 13%, le lendemain 12% à nouveau, dans un désordre indescriptible, préludant une crise au long cours de l'économie américaine. On croyait avoir tout
    vu ; pourtant, le 19 octobre 1987, le Dow Jones fera mieux encore, c’est-à-dire pire, qui dévissera de 22,6% en une seule journée …</em></a> : le Nikkei perd 11%. L’onde de choc boursière ira
    jusqu'à Singapour, camp de base d’un trader bientôt fameux, Nick Leeson, qui y opère pour le compte de la banque Barings. Puis jusqu'à Londres : le 26 février 1995, l'une des plus anciennes
    maisons financières de l'île est placée sous tutelle. Le 6 mars 1995, le néerlandais ING rachète la séculaire Barings pour une livre symbolique.</span></span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Flash-back. C’est à partir de 1762 que les Baring prennent leur envol, devenant vite l’un des premiers marchands du royaume.
    L’affaire croît, embellit, franchissant les océans, armant les vaisseaux de commerce, finançant des prêts, prenant des garanties … De proche en proche, le négoce devient banque. En 1777, naît la
    «&nbsp;Baring Brothers », qui n’aura de cesse de devenir la première banque d’Angleterre, apanage déjà à cette époque des Rothschild</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Prospérant grâce aux affaires&nbsp;maritimes, mais
    aussi, sur le terrain politique, la banque ne craint pas l’ambivalence, qui financera notamment tout à la fois les Américains en guerre contre les Français, et, le corps expéditionnaire de
    Napoléon contre ces mêmes Américains. A l’issue de ce conflit, en 1802, Baring Brothers organisera la vente de la Louisiane, versant à Bonaparte des fonds qui lui seront bien utiles pour mener
    ses propres guerres … notamment contre l'Angleterre ! Ces liens que les Baring sauront entretenir avec les puissants feront dire au Duc de Richelieu, principal ministre de Louis XVIII : « <em>Il
    y a six grandes puissances aujourd'hui en Europe : l'Angleterre, la France, la Prusse, l'Autriche, la Russie et la Maison Baring</em></span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>3</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">». Fortunes et infortunes paveront ainsi l’Histoire de la
    banque. En 1984, la Baring Brothers, devenue la Barings, achète Henderson Crosthwaithe, un courtier britannique impliqué dans les Bourses asiatiques.<br>
    <br>
    Nick Leeson n’a pas quant à lui le privilège de la naissance ; son extraction est basse, ses études sont ordinaires, il rate même son baccalauréat. Son premier emploi l’amène chez Coutts &amp;
    Company, banquiers de la Reine, où il pointe des chèques, sans « <em>qu’il n‘en vît jamais aucun qui fût signé de Charles</em> <em>Windsor</em> <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">4</span></sup></strong> ». A l’été 1987, il entre chez Morgan Stanley UK pour y enregistrer les contrats à terme et les options. Il y apprend l'éclat des produits dérivés et se
    fait la main. Il comprend surtout que les feux de la rampe ne brillent pas pour les gratte-papier du back office <strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong>. Les étoiles
    sont les traders, et ils opèrent dans les salles de marché ! Le 10 juillet 1989, Nick Leeson rejoint la Barings. Imagine-t-on ce jeune homme de 22 ans, au 8 Bishopsgate, en plein cœur de la City,
    en ces lieux écrasés de solennité, à l’atmosphère raréfiée, au silence feutré … et ces murs, couverts de toute la généalogie des maîtres de la place ? Ici, lord Northbrook, premier comte du nom,
    gouverneur des Indes et premier lord de l’Amirauté, là, lord Howick, gouverneur colonial du Kenya, lord Cromer, consul d’Egypte, tel autre, gouverneur de la Banque d’Angleterre, tous, parentèle
    comprise,&nbsp;à jamais figés dans des postures victoriennes. Qu’a-t-il éprouvé en pareille compagnie, lui qui peu après plombera cette galerie antique du haut de sa roture ? Au printemps 1990,
    Nick Leeson s’envole vers l’Extrême-Orient.<br>
    <br>
    Hong-Kong, Djakarta, du back-office … Singapour enfin&nbsp;! C’est ici que la Barings Futures a ses quartiers, distraitement dirigée par un manager aux nombreuses casquettes directoriales qui se
    désintéresse des opérations sur les dérivés. Entre Londres et Singapour, le flou de l’organigramme est une aubaine pour qui veut prendre le pouvoir. Outrepassant vite le mandat de superviseur des
    règlements qui l’a conduit à Singapour, Nick Leeson, petit à petit, fédère, recrute, organise en même temps qu’il opère, contrôle les opérations qu’il a lui-même menées, à rebours de tous les
    canons de la profession. En 1992, il obtient sa licence de trader&nbsp;: de simple arbitragiste aux ordres, il opère bientôt en compte propre. Il contrôle tout, depuis le front office
    <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong>, les transactions à l'avant-scène, jusqu’au back office, l’arrière-cour&nbsp;comptable. Les résultats qu’il obtient sont inouïs,
    à tout le moins paraissent tels, qui feront dire à Peter Baring lui-même,&nbsp;dès 1993 : «&nbsp;<em>Les bénéfices sont devenus spectaculaires après la restructuration&nbsp;: la Barings en a
    conclu qu’en fait il n’était pas très difficile de gagner beaucoup d’argent avec des titres</em>&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong> ». Mais le ver est dans le
    fruit&nbsp;: un compte dit d’erreurs, secret, numéroté 88888, qui reçoit les inévitables méprises de la criée commence&nbsp;peu à peu à forcir de mécomptes moins autorisés : fin février 1995, on
    y découvrira une dissimulation abyssale de 827 millions de livres&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong> !<br>
    <br>
    Pour surseoir, Leeson ratisse large : entre autres cautèles, il invente une créance fictive sur Citibank, puis une autre de ... 7,78 milliards de yens qu’aurait contractée un courtier
    <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong> sur une transaction hors marché, payée par la Barings Futures en lieu et place de la BNP <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">4</span></sup></strong> ! Ses opérations au feu ne sont pas mieux auditées : le trou enfle. Il multiplie les risques, joue d’abord la stabilité du Nikkei sur des <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3982252.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">marchés à terme</span></span><em>Sur le Chicago Board of
    Trade (CBoT), l’un des cénacles où se cotent les produits agricoles, les traders font bouillir le riz ; l'élan de la graminée pousse quelques-uns à parier sur le doublement du prix du riz d’ici
    deux ans …</em></a> où l’appel de marge est quotidien. Londres comble mais s’inquiète. Le séisme de Kobé sonne l'hallali : le Nikkei perd 1000 points. Leeson joue la reprise et vend alors des
    options (<em>puts</em>) sur l’indice, une manoeuvre dilatoire qui permet d’encaisser aussitôt une prime et de régénérer une liquidité temporaire. Le Marché ne suit pas, et la prime reçue n’est
    que de payer continûment l’appel de marge du lendemain. Désemparé, notre trader s’invite sur le marché OTC <strong><sup><span style="color: #800000;">9</span></sup></strong>, où des gens bien
    élevés négocient hors bourse des transactions sans appel de marge. Une bouffée d’oxygène. Mais il est talonné : et le temps ne permettra pas que son pari d’une remontée du Nikkei soit gagnant, ou
    plus mortifère. Ce jeu où la perte potentielle est immense, égale en limite au notionnel, expédiera la Barings <em>ad patres</em>. La Banque d'Angleterre ne leva pas le petit doigt, afin qu'on ne
    pût croire qu'elle épongerait les pratiques rouées de quiconque, fût-il de son lignage. La reine Elizabeth opina : « <em>We are not amused</em> ».&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En septembre 1995, la banque japonaise Daiwa&nbsp;corna une perte de 1,1 milliards de dollars et la fermeture de ses bureaux new-yorkais, suite&nbsp;aux mauvaises
    affaires de Toshihide Iguchi, l’un de ses traders sur place <strong><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></strong>. En 2001,&nbsp;John Rusnak,&nbsp;fera perdre 691 millions de
    dollars à la banque AllFirst de Baltimore, filiale américaine de la major irlandaise Allied Irish Bank <strong><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></strong>. Et tant d’autres
    histoires de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">traders
    éblouissants</span></span><em>Nick Leeson ne fut ni l'aîné ni le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque
    d'affaires américaine Merrill Lynch de quelque 250 millions de dollars, ou Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons du Trésor …</em></a>, fascinés par l’argent
    roi, mal contrôlés par leur hiérarchie, pris dans la spirale du&nbsp;recouvrement de pertes ne cessant de s’accroître et finalement maquillant les comptes. Le portrait&nbsp;du virtuose&nbsp;de la
    Barings est tout entier là.&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Le Monde Diplomatique, Août 1996 - «&nbsp;Et si le Japon faisait faillite »<br>
    (2) Les Echos, le 18/08/2005 - « Francis Baring » - Tristan Gaston-Breton<br>
    (3) Emmanuel de Waresquiel (2003) - « Talleyrand, le prince immobile »<br>
    (4) Nick Leeson (1999) - «&nbsp;Rogue trader »</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #339966;"><br></span><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal;">(5) Suivi administratif et comptable des transactions conclues par les négociateurs &nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(6) Prise directe des négociateurs avec le Marché (par exemple anciennement la Corbeille) ;<br>
    (7) La Vie Financière, du 24 au 30 août 2007 - «&nbsp;La chute de la banque Barings »<br>
    (8) Le courtier en question est Spear, Leeds &amp; Kellogg<br>
    (9) OTC : Over The Counter (littéralement Au-dessus du comptoir)<br>
    (10) Washington Times, le 27/09/1995 - «&nbsp;Toshihide Iguchi »<br>
    (11) The London Independent, le 18/01/2003 -&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Rogue currency trader Rusnak jailed … &nbsp;»</span>
  </div>
  <div>
    <span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><br>
  Illustration</span> : Sir Francis Baring, banquier d'Angleterre</span>&nbsp;
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Dec 2006 01:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0216fb5c022e675bd1e3b292055fb423</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-15687735-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gourous chartistes]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-35240083.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: left;">
    <span style="color: black; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="color: black; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
    <p>
      <span style="color: black; font-size: 10pt;"><span style="color: black; font-size: 10pt;"><span style="color: black; font-size: 10pt;"><span style="color: black; font-size: 10pt;"><span style=
      "color: black; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/2006040200441301.jpg" style="float: left;"></span></span></span></span>Nul ne sait réellement comment roulent
      les Marchés financiers, c'est-à-dire comment s'y forment les prix <sup><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></sup>. Rien n'a pourtant été compté qui pût mieux circonscrire
      l'avenir ou arraisonner le risque. Aucun effort ne fut ménagé ni les chicanes évitées, qui opposent encore praticiens, universitaires, mathématiciens, économistes, analystes de tout poil, sans
      que rien d'ultime dans l'entendement des cours boursiers n'ait émergé. Un principe recule, une méthode déchoit, qui paraissaient avoir opéré : le furet du bois joli court encore ! Ainsi, dans
      la floraison de théories que l'effervescence fait éclore, et tandis que le temps nous presse, condamné à l'infinie prolifération de plans sans cesse contredits, finalement, chacun se hasarde ou
      renonce. Cette impossible quête de l'imprévisible laisse la voie libre à toutes les presciences, au premier rang desquelles figure <a class="tooltip" href=
      "http://www.marc-aragon.net/article-29895263.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l'Analyse Technique</span></span><em><strong><span style=
      "color: #ff0000;">Des moyenne(s) sans mobiles</span></strong><br>
      <br>
      (...) Le Marché-roi ne manque pas de fidèles convaincus, de la coque au pont, jusqu’à la vigie, qui ne jurent que par son omniscience. Cet animisme a vite célébré force experts, tous passés
      maîtres dans l’art de conjecturer le passé mais restés à quai dans celui de penser l’avenir. La prévision boursière a ses propres oracles, sur la foi d’un prix qui recèlerait tout ce qu’il y a
      à savoir sur les cotations futures. Dans leurs boîtes de Pandore, des graphes économiques, monétaires et boursiers, leurs zigzags, leurs abrupts surprise, leurs moyennes mobiles, qui tantôt
      s'entrecroisent, tantôt s'échappent, mystiques et vaporeuses. En flanc-garde, la clé pour décrypter le tout (…)<br>
      <br></em></a>, un corpus disparate de stratégies assez doté d'anglicismes pour être pris au sérieux, porté par des hommes de l'art jargonnant leurs prédictions. Quelques gourous en vue font la
      claque. Et d'autres les écoutent, avec la fureur de se faire dire la bonne aventure en courant après tous les liseurs de graphiques d'Amérique et d'ailleurs, qui ont à dire sur ce sujet.<br>
      <br>
      Qui se souvient de William Peter Hamilton ? Ce journaliste écossais rallia les rangs du Wall Street Journal en 1899 comme reporter, où il trouvera à entrer dans l'histoire du chartisme
      boursier. En 1903, il succéda à la rédaction en chef du journal à un certain <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3924516.html"><span style=
      "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Charles Henry Dow</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Le Maître des Indices</span></strong><br>
      <br>
      Charles Henry Dow est un homme taciturne. On le dit calme, réfléchi, ne s’emportant guère, un brin conservateur. Il débute sa carrière dans le journalisme en 1872, au Springfield Daily
      Republican. La finance lui plaît. En 1882, il crée avec un ami journaliste financier, Edward Jones, une agence de presse, la Dow Jones &amp; Company, qui imprime quotidiennement une gazette
      d'informations boursières, la Customer's Afternoon Letter, l’ancêtre du Wall Street Journal. Le 3 juillet 1884, on y publiera, pour la première fois dans les annales de la finance, un indice
      supposé refléter les cours d'un panier de titres de l’économie américaine. Un indice planétaire s'éveillait (…)<br>
      <br></em></a>, créateur de l'indice éponyme new-yorkais, qui deviendra le père spirituel des adeptes de l’Analyse Technique. Son successeur britannique sera son plus grand prosélyte posthume,
      relayé par un certain Robert Rhéa, moins en vue quoiqu'ayant parachevé les idées du primat dans sa « <em>Dow Theory</em> » parue en 1932. Le lundi 21 Octobre 1929, trois jours avant le
      désastre, William Hamilton publia dans ses colonnes un article stupéfiant avec ce titre fort approprié, « <em>A Turn in the Tide</em> » (Le reflux), qui n'était pas sans rappeler les métaphores
      océanes conçues par Dow pour caractériser les instants des Marchés : marées, vagues et clapotis. <span style="color: black; font-size: 10pt;">Il y pronostiquait l'imminence d'un krach sur la
      foi des apprêts graphiques de son maître à penser : on ne pouvait mieux voir ! Hélas, on apprit plus tard qu'Hamilton avait déjà prédit le krach en 1927, puis en 1928 <sup><strong><span style=
      "color: #800000;">2</span></strong></sup>, ce qui disqualifia la pertinence de l'alarme. Tôt ou tard, tout finit par arriver : mais nous ne savons jamais dans quel ordre ni sous quel délai.
      Cette infortune fut de mauvais aloi : de proche en proche, l’Analyse Technique tomba peu à peu en désuétude. Jusqu’à l’aube des années 1980.<br>
      <br>
      Le Marché fit son grand retour quand vinrent les temps de la hourra-déréglementation. « <em>Et dans les officines, des <a class="tooltip" href=
      "http://www.marc-aragon.net/article-26383547.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #0000ff;">pythonisses</span></span><em><strong><span style=
      "color: #ff0000;">L’art borgne de la divination</span></strong><br>
      <br>
      Fontenelle dit que Démosthène se plaignait des oracles de Delphes, qu’il jugeait trop conformes aux intérêts de Philippe de Macédoine : « La Pythie philippise » ironisait-il ! Cependant, des
      siècles durant, rien d’important qui n’eût sa part de doute, ne fut entrepris sans consulter les sibylles. Et en cette gageure, les antiques trépieds de Delphes étaient en possession de
      l’avenir depuis la nuit des temps : ils dominaient le Marché dirait-on aujourd’hui. Ces pythonisses, aux augures divinement soudoyés, qui montraient bien qu’on avait affaire à des hommes,
      témoignaient déjà de l'impérieux besoin de l’espèce à dompter son futur. Au décorum près, rien n'a si changé (…)<br>
      <br></em></a>, des voyantes et des sorciers !</em>&nbsp;<sup><strong><span style="color: #800000;">3</span></strong></sup> ». Joseph Granville fut un analyste technique très écouté au début des
      années 1980. Animateur de séminaires qui rameutaient toujours une grande presse, rédacteur d’une lettre confidentielle - « Granville Market Letter » -, auteur prolixe d’opuscules boursiers et
      de quelques autres vade-mecum - « <em>How to win at Bingo</em> » (Comment gagner au Bingo) -, il est entré dans l'éternité chartiste en introduisant, dès 1963, un indicateur technique baptisé
      On Balance Volume (OBV) <span style="color: #800000;"><sup><strong>4</strong></sup></span>. Cet artefact qui, selon les canons bien connus de cet art, additionne et soustrait, puis analyse et
      suppute, serait tout à fait recommandé lorsque la tendance est peu lisible sur le cours. D’aucuns sauraient y déceler les prémisses d’une OPA. Comme tous les gourous, Joseph Granville avait le
      pouvoir de faire bouger le Marché, selon le préjugé commun qu’une réussite passée ne peut naître que d’un génie particulier. Ainsi causa-t-il un début de panique le 6 janvier 1981 à Wall Street
      en lançant sur les ondes un signal de vente qui fit perdre 23 points au Dow Jones ! Puis, son aura faiblit, au gré de prédictions de moindre pertinence, et le désastre financier qu’il lut avec
      constance dans les graphiques de la cote, fit passer ceux dont il avait l’oreille à côté de la formidable hausse des années 1980.<br>
      <br>
      L'influence du précédent déclinait à peine qu’une nouvelle étoile s’annonçait déjà, brillant des mille feux du grand marché haussier de ce temps : Robert Prechter devint la nouvelle référence.
      Grand vulgarisateur des thèses obscures de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3431653.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
      "color: #3366ff;">Ralph Nelson Elliott</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Le Maître des Vagues</span></strong><br>
      <br>
      (...) Ralph Nelson Elliott, estimable comptable du Middle West, conçut dans les années 1930 un système nouveau d’analyse graphique des cours de Bourse s'appuyant sur la psychologie des
      opérateurs. Selon lui, celle-ci alternait en séquences d’optimisme puis de pessimisme, parfois mâtinées d’extravagance euphorique ou bien de profonde panique. De telles vagues, enfants chéries
      des chartistes modernes, paraissaient se recommencer à différentes échelles de temps. Un observateur accoutumé les aurait aperçues aisément pour peu que son intuition ne comptât pas plus que le
      résultat qu’il voudrait y voir et celui que la réalité produirait. Une gageure en somme (…)<br>
      <br></em></a>&nbsp;dont nul n’avait jamais entendu parler, il soumit les fameuses vagues elliottistes à la question, et ses prédictions furent remarquables. Cet ancien analyste de chez Merrill
      Lynch, qu'il quitta en 1979, abreuva alors des disciples toujours plus nombreux à voler au secours de la victoire, d'une littérature continûment renouvelée et rééditée, allant même jusqu'à
      grapher l'Histoire des Etats-Unis <span style="color: #800000;"><sup><strong>5</strong></sup></span> sous les ondulations de ces vagues primordiales. Il fut avec Joseph Granville et Henry
      Kaufman, l'économiste en chef de chez Salomon Brothers à l'époque, l'un des rares gourous américains à pouvoir réellement influencer Wall Street par ses propos publics. Puis vint le krach
      d’octobre 1987 qui gâta tout. Robert Prechter devint baissier chronique, et surfa à contre-courant de la hausse triomphale des années 1990. Le flux et le reflux des vagues l'emporta.
      L’explosion de la bulle Internet lui donnera tardivement raison quand les cours cessèrent enfin de défier les lois de la gravité. Las, les marchés, qui ne font jamais les choses aussitôt qu’on
      le désirerait, avaient déjà signé la disgrâce de Robert Prechter : les traders, âpres au gain, n’ont pas la patience d’attendre !<br>
      <br>
      On adouba alors Elaine Garzarelli, enfant chérie de Wall Street, docteur en Economie, vice-présidente de la banque d’affaires Lehman Brothers et spécialiste de l’Analyse Technique, qui fit la
      une de magazines en vogue comme <em>Fortune</em> ou <em>Cosmopolitan</em> après avoir prédit le krach de 1987. Sacrée « Gourou du lundi noir », sans exemple connu depuis Roger Babson
      <span style="color: #800000;"><sup><strong>6</strong></sup></span>, un économiste qui alerta du Grand Tremblement de 1929 sous les huées générales - notamment celles de son illustre confrère
      <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Irving
      Fisher</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Les Maîtres enchanteurs</span></strong><br>
      <br>
      « En 1929, avoir un économiste à soi était l’une des possibilités. On assista à une concurrence sévère pour enrôler ceux qui possédaient le renom et le talent adéquats. Ce fut l’âge d’or des
      professeurs ». Bah, l’afflux des savants dans les affaires privées, tel que le rappelle John Galbraith, n’a jamais signifié la fin des vicissitudes. Et seul le temps nous a fait oublier qu’un
      tel engouement pour les hommes de savoir s’était ainsi produit avant la Grande Dépression. Le plus réputé d’entre eux, Irving Fisher, de Yale, gagna une réputation éternelle en pontifiant : «
      Les cours des actions ont atteint ce qui semble devoir être un haut plateau permanent ». Peu après, le krach majeur (…)<br>
      <br></em></a>, la belle Elaine survécut assez mal à sa guerre de Troie. Car si nul qui n’ait annoncé un extrême boursier ne peut prétendre aux honneurs de l’influence, aussi bien quiconque y a
      réussi se montre-t-il souvent en peine de rééditer. En sorte qu’Elaine Garzarelli, qui lisait le marché en combinant une bonne douzaine d’indicateurs techniques, entrelaçant toutes sortes de
      données du maquis économique dans un fatras de chiffres et de ratios, perdit rapidement de son prestige en même temps que ses prophéties faillaient. Elle rata le rebond au sortir du krach et le
      fonds de placement qu’elle avait crée, tout entier dévolu à sa gloire naissante, ne battit jamais le Marché. En 1994, elle quitta Lehman Brothers et, peu après, créa sa propre société
      Garzarelli Research Inc <span style="color: #800000;"><sup><strong>7</strong></sup></span>. Consumée par la baisse qui avait fait son nom, elle pronostiqua une baisse des indices de 15 à 25%
      pour fin 1996 <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong>. Laquelle baisse se fit désirer deux ans ...<br>
      <br>
      Gageons que d'autres épées de la graphomancie boursière émergeront des a-pic rituels qui balaieront les futurs rallyes spéculatifs. Mais quelques coups de Bourse ne font l'orfèvre que dans les
      médias pressés. La survivance d'une poignée d'experts a ceci de commun avec l'inconstance de leurs augures qu'elle pourrait n'être que le fait du <a class="tooltip" href=
      "http://www.marc-aragon.net/article-34446893.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">nombre et du hasard</span></span><em><strong><span style=
      "color: #ff0000;">Hasard et multitude</span></strong><br>
      <br>
      (...) Le profit antérieur d’un prince des Marchés ou d’une institution, qui intéresse les faiseurs d’argent et les vendeurs de rêve, ne nous apprend rien de prime sur ces as de la plus-value,
      sauf à connaître l'épaisseur de la population dont ils ressortent. Ainsi, à l’instar de Nassim Nicholas Taleb, philosophe du hasard, confierions-nous assez la moitié de nos économies au trader
      d’exception qui émergerait d’un groupe de dix personnes, et pas le premier cent à tout autre qui fût exfiltré de milliers de ses semblables. Car la vérité pourrait être que ce survivant a eu de
      la chance. Le talent ne doit rien aux coups de Bourse ni aux caprices de la fortune. Il est durable (…)<br>
      <br></em></a>. L'art est donc de repérer les gourous avant leurs exploits. Après c’est souvent trop tard.<br></span></span>
    </p>
    <div>
      <br>
      <br>
      <hr size="2">
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1) Gérard Sauvage (1999) - «&nbsp;Les
        marchés financiers - Entre hasard et raison : le facteur humain »</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(2) Peter Bernstein (2000) - «&nbsp;Des
        Idées Capitales »</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(3) Citation de Georges Huymans
        (1848-1907), rapportée par le Littré 1970</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(4) L'OBV s'intéresse aux volumes de
        transactions</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Source Edubourse - « Les volumes d'un
        titre permettent de valider la tendance que suit le cours ou au contraire l'invalider. L'OBV ou On Balance Volume est un indicateur d'accumulation des volumes. Son mode de calcul est d'une
        relative simplicité. Si le cours du titre est en baisse, il suffit de retrancher de l'OBV le nombre de titres échangés. Dans le cas d'une hausse du cours, il suffit de l'ajouter à l'OBV ...
        »<br></span>&nbsp;
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(5) Robert Prechter/Alfred Frost (1998) -
        « Elliott wave principle : key to market behavior »</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Pages 177 - «&nbsp;Le cycle de 50 à 60 ans (54 en
        moyenne) de catastrophe et de renaissance était connu et avait été observé par les Mayas d’Amérique Centrale et par les anciens israélites. L'expression moderne de ce cycle&nbsp;est la '
        grande vague ' des tendances économique et sociale, observée en 1920 par Nikolaï Kondratieff, un économiste russe. Kondratieff rapporta, dans la limite des données dont il disposait, que les
        cycles économiques des pays capitalistes modernes tendaient à répéter un cycle d’expansion et de contraction d’environ un demi-siècle. Ces cycles correspondent en taille à des vagues de
        Supercycle …»</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Dans les pages qui suivent, les
        auteurs&nbsp;reconnaissent la Guerre Révolutionnaire de 1812, la dépression américaine de 1830, celle de 1840, la première et la seconde Guerre Mondiale, les Roaring Twenties (les Années
        Folles), la Guerre du Viet&nbsp;Nam, la récession pétrolière (1974-1975), ... parsemant leur propos de Cycles d'Elliott (Grand Supercycle, Supercycle, Cycle, ...)</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(6) John Galbraith (1992) - « Brève
        histoire de l’euphorie financière »</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Page 14 - « Plus tard dans l’année, en septembre [1929],
        Roger Babson, une personnalité en vue de l’époque, dont les multiples centres d’intérêt comprenaient la statistique, la prévision des marchés, l’économie, la théologie et la loi de la
        gravité, prédit expressément un krach et précisa : ‘</span> <em><span style=
        "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">Il pourrait être terrifiant (…), les
        usines vont fermer (…) les ouvriers vont être jetés à la rue (…) le cercle vicieux va jouer à plein et le résultat sera une grave dépression économique</span></em> <span style=
        "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">’ (…) La revue Barron’s écrivit qu’il ne pouvait être pris au sérieux
        par personne, vu l’inexactitude notoire de ses déclarations passées. La grande maison de Bourse de New York Hornblover and Weeks dit à ses clients dans une phrase qui sonnait fier : ‘</span>
        <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">Nous n’allons pas vendre
        précipitamment nos actions à cause d’une prévision gratuite de forte chute du Marché par un statisticien connu</span></em> <span style=
        "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">’. Même le professeur Irving Fisher de l’université Yale, le pionnier
        de la confection des indices, l’économiste le plus novateur de sont temps, se livra à de vives sorties contre Babson. Cela servit de leçon à tout le monde : il fallait se tenir tranquille et
        soutenir tacitement ceux qui se complaisaient dans leurs vues euphoriques »</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(7) Burton Malkiel (édition 2005)&nbsp;-
        «&nbsp;Une Marche au Hasard à travers la Bourse&nbsp;»</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(8) L'Expansion, le 21/11/1996 -
        «&nbsp;Pariez sur la mondialisation »</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">« Après deux très belles années, les marchés
        internationaux d'actions donnent maintenant quelques signes d'inquiétude. A Wall Street, l'analyste vedette Elaine Garzarelli qui avait prédit le krach de 1987 et su mesurer l'ampleur de la
        dernière hausse prévoit une chute de 15 à 25% avant la fin de l'année 1996. Selon elle, '</span> <em><span style=
        "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">une légère augmentation des taux
        d'intérêt par la Banque Centrale suffirait à déclencher cette baisse</span></em> <span style=
        "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">' (…) De plus, lorsque l'Amérique, par le passé à reconduit des
        présidents sortants, la Bourse est restée relativement morose. '</span> <em><span style=
        "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">Quand un président est réélu, les cours
        sont orientés à la baisse dans 90% des cas pendant la première année de son nouveau mandat</span></em> <span style=
        "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">' souligne Elaine Garzarelli … »</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
        <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Ndla : de novembre 1996, où il ouvrit à 6.029,38,
        jusqu'en juillet 1998, ou il clôtura à 8.883,29, l'indice Dow Jones connut une période de hausse homogène pendant laquelle il progressa de ... 47,33% !&nbsp;</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
      </p>
      <hr size="2">
      <br>
      <br>
      <span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> - Trader à ses
      graphiques<br></span></span></span><br>
      <br>
      &nbsp;
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 26 Nov 2006 00:23:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a36ff78cdce3a20eab9e2c79c53036ec</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-35240083-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître des Indices]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3924516.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    <img height="300" width="249" src="http://img.over-blog.com/249x300/0/39/81/81/Blog/Charles-Dow.gif" alt="Charles Dow" class="GcheTexte">Charles Henry Dow est un homme taciturne. On le dit calme,
    réfléchi, ne s’emportant guère, un brin conservateur. Il débute sa carrière dans le journalisme en 1872, au Springfield Daily Republican, après avoir quitté la ferme familiale de Sterling, dans
    le Connecticut. La finance lui plaît. En 1882, il crée avec un ami journaliste financier, Edward Jones, une agence de presse, la Dow Jones &amp; Company, qui édite chaque jour une lettre
    d’informations boursières, la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-34187428.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Customer's
    Afternoon Letter</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">L’information : principe actif ou placebo ?</span></strong><br>
    <br>
    (…) Les marchés actuels sont surinformés. Dame ! Le temps est loin des porteurs de journaux, livrant jusqu'à tard dans la nuit la Customer's Afternoon Letter (1882) de Charles Dow, cet ancêtre du
    Wall Street Journal manuscrit sur des feuilles de papier de soie intercalées de papier carbone ! Aujourd’hui, les temps sont au numérique, au planétaire, de jour comme de nuit, partout en même
    temps. Dans ce continuum, les données, les ordres, les analyses, bref, l’information circule d’un bout à l’autre des terres habitées, à la vitesse de la lumière : les écrans plats à cristaux
    liquides affichent des kilomètres de chiffres et de graphiques, et les cotations des valeurs technologiques du NASDAQ défilent sur les néons de Times Square. Quelle fureur ! (…)<br>
    <br></em></a>. L'ancêtre du Wall Street Journal n'est alors qu'un <span style="font-size: 10pt;">simple bulletin manuscrit sur des feuilles de papier de soie et de papier carbone intercalées, ce
    qui permettait de produire jusqu'à ... vingt-quatre copies ! Le 3 juillet 1884, on y publiera pour la première fois dans les annales de la finance, un indice supposé refléter les cours d'une
    sélection de titres de l’économie américaine. L'idée fera date, qui s'enracinera : aujourd'hui encore, cet indice domine la Bourse de New York. C’est là l’innovation majeure de Charles Dow : cet
    échantillon de onze valeurs, intégrant neuf sociétés de chemin de fer et deux sociétés industrielles, dont on a additionné les cours de clôture avant de les diviser par onze, sans balancement de
    leurs importances respectives, produit une moyenne arithmétique, un indice, qui, douze ans plus tard, en 1896, deviendra l’indice Dow Jones Industrial Average.<br>
    <br></span><span style="font-size: 10pt;">L’indice phare de la bourse américaine, qui groupe trente sociétés depuis 1928, appelées <em>blue-chips</em>, demeure calculé ainsi que Charles Dow
    l’avait imaginé, sans pondération des <a href="http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">capitalisations boursières</span></a>
    contrairement au CAC par exemple. Pour l’anecdote, un troisième homme, Charles Milford Bergstresser, restera l’oublié de l’histoire, lui qui pourtant était de la création de la Dow Jones &amp;
    Company en 1882, et qui finança seul l’équipée, palliant ses compères désargentés. Son nom, trop long, trop compliqué, peu attrayant, doublé d’un désintérêt du personnage pour les feux de la
    rampe, fit de lui le « &amp; Company » du trio, bientôt rejoint par une cinquantaine d’autres membres à l’avènement du Wall Street Journal en 1889. Ainsi, le Dow Jones Bergstresser Industrial
    Average qui aurait dû être ne sera jamais. Ce qui n’est en vérité que justice tant Charles Dow en est le seul géniteur.<br>
    <br></span><span style="font-size: 10pt;">Dans ses éloges, Charles Dow est resté le contributeur principal à la compréhension des marchés boursiers, grâce aux articles qu’il fit paraître dans son
    journal entre 1900 et 1902, après qu’Edward Jones eut quitté le navire. Il développa dans ses éditoriaux ses observations qui firent de lui le pape de l’Analyse Technique, et qui demeurent la
    bible des chartistes. William Peter Hamilton, son successeur à la rédaction en chef du Wall Street Journal, sera son meilleur porte-voix, qui prédira dans un article désormais célèbre « <em>A
    Turn In The Tide</em> » le fameux krach de 1929. Il est vrai qu'Hamilton avait fait la même annonce en 1927, puis en 1928 <span style="color: #800000;"><sup><strong>1</strong></sup></span>. En
    ces années-là déjà, tout finissait par arriver à qui savait attendre. Tôt ou tard.<br>
    <br></span><span style="font-size: 10pt;">Ces théories, qui continuent de hanter la planète boursière, ont été depuis revues et corrigées, actualisées, en même temps que la technologie
    simplifiait l’accès aux terrains de jeu financiers. Ses temples devinrent alors miraculeusement accessibles d’un simple clic de souris, comme le Forex, le marché mondial des devises, qui cote
    sans discontinuer, de jour comme de nuit, où la promesse de gains ultra rapides est là, à portée de main, irrésistible. Des analystes se mirent au travail pour épousseter les anciennes méthodes,
    les remettre au goût du jour, en promouvoir de nouvelles, comme, par exemple, les oscillateurs quantitatifs qui jaugeraient l’ampleur et la force d’un mouvement de cours. Des commerçants
    s’insinuèrent dans la partie, bientôt rejoints par tout un aréopage de faiseurs d’argent, cabinets de conseils, officines, experts en décryptage …, qui s’y entendirent pour coloniser la planète
    financière toute entière. En moins de quinze ans, l’Analyse Technique était devenue le premier moteur décisionnel des investisseurs boursiers.<br>
    <br></span><span style="font-size: 10pt;">Curieusement, nul ne semble s’étonner que des concepts quasi-séculaires, quoique époussetés, témoins de pratiques boursières d’un autre temps, immergés
    dans des réalités socio-économiques incomparables, dérivant de marchés étroits, réservés à des élites fortunées, mal instrumentés, mal alimentés, bref, que des concepts à l’évidence hors de
    contexte aient pu traverser le temps intacts, sans prendre une ride. Hélas, l’Analyse Technique n’est pas la physique newtonienne, tricentenaire et vigoureuse - aussi bien d’ailleurs que sir
    Isaac ne fut pas un spéculateur avisé, qui se fit plumer dans le krach de la South Sea Company en 1720 <sup><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></sup> !<br></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><br>
    Charles Dow mourut jeune, à 51 ans, en 1902, tout juste neuf mois après la vente de Dow Jones &amp; Company. Après sa mort, ses principes des rides, des vagues et des marées de l’eau devinrent
    une espèce de religion.</span><span style="font-size: 10pt;"><br></span><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr size="2">
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Philippe Bernard&nbsp;- <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style=
    "font-size: 8pt;">«&nbsp;La Transmission de l'Information par les Prix</span></span><span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;">&nbsp;</span><span style=
    "color: #339966; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">» - Juin 2000<br>
    (2) John Galbraith&nbsp;- <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;Brève Histoire de l'Euphorie Financière</span></span><span style=
    "color: #339966; font-size: 7.5pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;">»</span></span></span></span><br></span></span><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><br></span>
  </p>
  <hr size="2">
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 Sep 2006 18:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ac2236f045591036411ea59979d2e7ba</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3924516-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître des Chandeliers]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3857096.html</link>        <description><![CDATA[<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><strong></strong></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img class="GcheTexte" height="299" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/samurai_japon.gif" width="163" /></span>Au d&eacute;but du XVII<sup>e </sup>si&egrave;cle, le Japon est une mosa&iuml;que f&eacute;odale de soixante provinces &eacute;reint&eacute;es par des conflits de voisinage incessants. Les seigneurs s&rsquo;entrebattent contin&ucirc;ment pour des questions territoriales, fid&egrave;les en cela &agrave; ce qui constitue la principale occupation de l&rsquo;homme depuis la nuit des temps, la guerre. La mutation g&eacute;opolitique s&rsquo;op&egrave;re enfin sous l&rsquo;effort conjoint d&rsquo;unification de trois puissants chefs dont on chante encore aujourd&rsquo;hui les louanges. L&rsquo;un d&rsquo;eux, Ieyasu Tokugawai, fondera une dynastie de shoguns qui dirigera le Japon plus de deux si&egrave;cles durant.&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">La paix qui s&rsquo;installe alors permet au pays un renouveau &eacute;conomique. L&rsquo;agriculture se d&eacute;veloppe, principalement celle du riz qui sert &eacute;galement de valeur &eacute;talon en l&rsquo;absence de monnaie unique suffisamment stable. Des bourses d&rsquo;&eacute;change naissent un peu partout, pour l&rsquo;essentiel &agrave; proximit&eacute; des zones portuaires. La pr&eacute;cieuse gramin&eacute;e, premi&egrave;re production de l&rsquo;&eacute;conomie nationale, y est stock&eacute;e dans des entrep&ocirc;ts. Le plus important est &agrave; Osaka, ville consid&eacute;r&eacute;e alors comme la plaque tournante du commerce japonais. </span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Un march&eacute; national du riz, f&eacute;d&eacute;rant l&rsquo;ensemble des march&eacute;s locaux, trop isol&eacute;s, s&rsquo;y installe, qui gommera bien vite l&rsquo;&eacute;troitesse de l&rsquo;offre des places r&eacute;gionales. Jusqu&rsquo;en 1710, les &eacute;changes ne porteront que sur du &laquo;&nbsp;riz physique&nbsp;&raquo;&nbsp;: la marchandise est r&eacute;ellement livr&eacute;e d&egrave;s la conclusion de l&rsquo;affaire, install&eacute;e sur le chariot de l&rsquo;acheteur qui peut alors s&rsquo;en retourner. </span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Cependant, les seigneurs locaux, gens de pouvoir, insoucieux de l&rsquo;intendance pourvu qu&rsquo;elle n&rsquo;entrav&acirc;t pas leur quotidien, vivaient dispendieusement et se trouvaient fort d&eacute;pourvus leurs stocks de riz vendus. Quelques-uns, par marchands interpos&eacute;s, furent tent&eacute;s de manipuler les cours, qu&rsquo;on dissuada sommairement. D&rsquo;autres, plus directement, se souvenant des anciennes coutumes, purent reprendre les armes pour s&rsquo;approprier par la force les rizicultures voisines. Mais ces tentatives firent long feu. Le shogun veillait et les m&oelig;urs avaient chang&eacute;&nbsp;: on se mit &agrave; hypoth&eacute;quer les r&eacute;coltes des prochaines saisons. Des &laquo;&nbsp;tickets (ou coupons) de riz&nbsp;&raquo; apparurent, qui concr&eacute;tisaient la promesse d&rsquo;une livraison &agrave; terme. Un march&eacute; secondaire &eacute;mergea rapidement o&ugrave; ces r&eacute;c&eacute;piss&eacute;s pouvaient s&rsquo;&eacute;changer, s&rsquo;acheter et se vendre dans la plus pure tradition de la sp&eacute;culation et du lucre. Le &laquo;&nbsp;riz papier&nbsp;&raquo; devint tr&egrave;s populaire. Au Dojima Rice Exchange, le march&eacute; d&rsquo;Osaka, on put observer certaines ann&eacute;es que les promesses de livraison exc&eacute;daient jusqu&rsquo;&agrave; quatre fois la production annuelle de riz du Japon <sup><font color="#800000"><strong>1</strong></font></sup>&nbsp;! Ainsi, pour la majorit&eacute;, porteuse du mistigri en dernier ressort, le &laquo;&nbsp;riz papier&nbsp;&raquo; fut-il moins nourricier que le &laquo;&nbsp;riz physique&nbsp;&raquo; &hellip;</span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">C&rsquo;est dans ce contexte-l&agrave; que survient notre h&eacute;ros du moment. Il s&rsquo;appelle Munehisa Homma (1724-1803) <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>. Il est issu d&rsquo;une famille ais&eacute;e qu&rsquo;une immense propri&eacute;t&eacute; entour&eacute;e de rizi&egrave;res a enrichie. Quoique cadet, c&rsquo;est lui qui prendra en charge les affaires familiales &agrave; la mort de son p&egrave;re. Il est intelligent et comprend vite le parti qu&rsquo;il pourra tirer du n&eacute;goce boursier. Propri&eacute;taire terrien lui-m&ecirc;me, cultivant le riz m&eacute;thodiquement, consignant chaque ann&eacute;e les impacts m&eacute;t&eacute;orologiques, il sait de quoi il parle et peut objectivement anticiper ce que r&eacute;servera le &laquo;&nbsp;riz physique&nbsp;&raquo; &agrave; la prochaine r&eacute;colte. En outre, il a parfaitement compris que les ressorts auxquels ob&eacute;issait le &laquo;&nbsp;riz papier&nbsp;&raquo; &eacute;taient de toute autre nature, li&eacute;s pour l&rsquo;essentiel &agrave; l&rsquo;affect des investisseurs. Une &eacute;tude m&eacute;ticuleuse des cotations pass&eacute;es lui fait appara&icirc;tre l&rsquo;influence des &eacute;v&egrave;nements ext&eacute;rieurs, politiques, sociaux et militaires, ce qui l&rsquo;am&egrave;nera, bien avant Nathan Rothschild et ses pigeons voyageurs, a constituer un r&eacute;seau d&rsquo;information particuli&egrave;rement efficace <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>. </span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify">&nbsp;</div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Bref, il est le premier au pays du Soleil Levant &agrave; mener une approche pens&eacute;e du fait boursier, &agrave; tenter de &laquo;&nbsp;<em>vaincre le jeu par le calcul</em>&nbsp;&raquo;. Il y r&eacute;ussira mieux que bien, depuis ses d&eacute;buts dans la modeste bourse du port de p&ecirc;che de Sakata &ndash; sa province natale -, sa domination du Dojima Rice Exchange d&rsquo;Osaka, jusqu&rsquo;&agrave;&nbsp;la bourse r&eacute;gionale d&rsquo;Edo, aujourd&rsquo;hui Tokyo. Il consigna ses exp&eacute;riences et sa m&eacute;thode de trading dans deux livres qu&rsquo;il &eacute;crivit au soir de sa vie, d&eacute;signant la psychologie des op&eacute;rateurs comme &eacute;l&eacute;ment central de la formation des prix. Un autre de ses m&eacute;rites est d&rsquo;avoir imagin&eacute; une repr&eacute;sentation symbolique des courbes de cours tout &agrave; fait originale, riche et&nbsp;lisible. Les signes utilis&eacute;s ressemblent &agrave; des bougies, en sorte qu'on baptisa&nbsp;cette&nbsp;lecture&nbsp;&laquo;&nbsp;Technique des <a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-5463012.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">Chandeliers Japonais</font></a>&nbsp;&raquo;. Aujourd&rsquo;hui encore, et de plus en plus, ce format graphique,&nbsp;plus figuratif et signifiant que les habituels <em>bar charts,</em> est largement r&eacute;pandu. L&rsquo;interpr&eacute;tation est&nbsp;plus incertaine &hellip; </span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Munehisa Homma, Ma&icirc;tre des Chandeliers,&nbsp;mourut en 1803, salu&eacute; par les siens. On lui d&eacute;cerna le titre honorifique de samoura&iuml;.<br /><br /><br /></span></div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div style="BACKGROUND: #f8fcff; LINE-HEIGHT: 12pt" align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Steve Nison - <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Les Chandeliers Japonais</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"> </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;</font></span><br />(2) Le patronyme de ce n&eacute;gociant japonais est diversement orthographi&eacute;. Son nom est parfois traduit comme Sokyu, tandis que son nom peut se rencontrer sous la forme de Honma ou Homna. Le choix retenu, Munehisa Homma, est celui de la Nippon Technical Association.</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(3) Fran&ccedil;ois Baron&nbsp;- <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Chandeliers Japonais</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;</font></span></font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3569964.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">March&eacute;s d&eacute;riv&eacute;s boursiers</font></span></a><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?symbole=1rPCAC&amp;id_message=353436622"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
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<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 16 Sep 2006 13:36:20 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b419d006700ea66c938bc9f2bcb43df1</guid>
                <category>Historiographie</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3857096-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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