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    <title><![CDATA[Boursonomics (Bric-à-brac)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763062.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Bric-à-brac&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Bric-à-brac)]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-763062.html</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Marc Aragon</copyright>            <category>Bric-à-brac</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Paroles d'experts (2)]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6457176.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img width="292" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/samuelsonsketch.jpg" height="299" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" title=
    "Paul Anthony Samuelson (1915-?) - Prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques en mémoire d'Alfred Nobel (1970)" class="GcheTexte">«&nbsp;<em>Nous nous sommes mis à rire, en nous rappelant
    les prédictions des économistes en 1914 : la guerre, pas plus de quelques mois, les Etats n’ayant pas les moyens pour plus longtemps</em> ». Ainsi Paul Léautaud se plut-il à brocarder les experts
    dans son <em>Journal</em>, en 1932,&nbsp;dont sûrement John Keynes qui pensait aussi que le conflit ne dépasserait pas quelques semaines <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">1</span></sup></strong> ! Quinze années plus tard, quelques économistes,&nbsp;optimistes résolus, récidivèrent et gâtèrent assez&nbsp;le prestige&nbsp;de la matière. Et le leur
    jusqu’à la fin des temps. <span style="font-size: 10pt;">Les <em>Roaring Twenties</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong><em>,</em> messagères du krach de 1929,
    donnèrent lieu à une&nbsp;grande célébration de la grâce qui inondait les marchés financiers du Nouveau Monde. La certitude était si partagée qu’on n’envisageait pas que la cavalcade des cours
    pût s’interrompre. Kenneth Boulding, qui présidera l’American Economic Association, n’avait pas encore couché cette formule : <cite>« Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut
    durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ».</cite> Bah, la Bourse, temple de tous les excès qui n'a d'yeux que pour ses plus-values, n'est pas chiche de</span>
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/archive-09-25-2006.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">vérités d’experts</span></span><em>Un expert
    est avant tout un homme qui se trompe avec autorité. La vie moderne en est parsemée, où aucune décision ne saurait être prise qui n’ait reçu le sceau bienveillant d’un expert, ou de plusieurs -
    on parle alors d’un collège d’experts. L’économie recèle la crème des experts, la Bourse, la crème de la crème …</em></a> qui nous divertissent, ou nous piquent au vif. Petit panel du haut de
    gamme.<br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><cite><span style="font-style: normal;">Irving Fisher, professeur réputé de l’université de Yale, s’était lui-même brûlé
    les ailes et forgé une renommée éternelle avec son « <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">haut plateau permanent</span></span><em>Quiconque acheta le Dow Jones ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé du réel de longue date, culmina ce
    jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination qu’exerçait déjà la grande opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient la hausse, analystes et banquiers
    rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé pût faillir …</em></a> <em>atteint par le cours des actions</em> ». Il est vrai que l’air du temps honnissait déjà ceux qui
    précisément y trouvaient le goût de l’excès. L'Histoire a toujours été pleine d'épaisses railleries à l’encontre des oiseaux de malheur. Qu’elle a parfois payé grassement de retour</span>
    …</cite></span>&nbsp;</span></span>
  </div>
  <blockquote style="MARGIN-RIGHT: 0px" dir="ltr">
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;<em>Je voudrais bien savoir sur quoi se basent ces Messieurs qui se permettent de critiquer la Bourse, pour affirmer que le marché des valeurs souffre
      d’inflation ! (…)&nbsp;L’inexpérience, le désir de faire parler d’eux, et la vanité ont probablement dicté à ces soi-disant sages, leurs divagations sur la prétendue exagération des cours</em>
      ». Edward Henry Simmons, président de la Bourse de New York, le 09/05/1929&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong> ;</span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp; <em>Le consensus des millions de gens dont les estimations sont à l’œuvre sur cet admirable marché, la Bourse, c’est que les actions ne sont pas
      actuellement surévaluées. Où est donc le groupe d’hommes auquel son infinie sagesse donnerait le droit d’opposer son veto au jugement de cette multitude intelligente</em> ». Joseph Stagg
      Lawrence, professeur d’économie à Princeton, automne 1929&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong> ;</span>
    </div>
  </blockquote>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le 19 octobre 1987 fut&nbsp;épouvantable : ce lundi-là, le Dow Jones perdit en séance 508 points (22,6%), soit près de 500 milliards de dollars de capitalisation
    boursière, et bientôt le double à la fin de la semaine. La Bourse de Paris perdit 34% en trois semaines. Les journaux « krachaient » de la dépression à tout va. Quelques-uns se firent une
    réputation dans le métier d’expert grâce à l'acuité&nbsp;dont ils avaient fait preuve dans la prédiction du fiasco ; <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4136394.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Elaine Garzarelli</span></span><em>Qui se souvient de William Hamilton
    ? Ce journaliste écossais rallia les rangs du Wall Street Journal en 1899, comme reporter, où il trouverait matière à entrer dans l'Histoire du chartisme boursier. En 1903, il succéda à la
    rédaction en chef du journal, à un certain Charles Dow …</em></a>, « graphomancienne » qui lisait les courbes de prix, fut de ceux-là. Cependant, avant et après, d’autres opinèrent à rebours. Et
    l’aplomb et l’autorité ont aussi cours de ce côté-ci de l’atlantique !</span>
  </div>
  <blockquote style="MARGIN-RIGHT: 0px" dir="ltr">
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;<em>Il existe des possibilités de détérioration brutale et dramatique de la situation. Mais les problèmes économiques majeurs ne datent pas d’hier. Et les
      praticiens de ce métier sont suffisamment avertis pour colmater les brèches. La Bourse reste donc le support d’épargne intelligente à l’heure actuelle</em>&nbsp;». Thierry Tuffier, agent de
      Change, en février 1987&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong> ;</span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp; <em>Je suis convaincu que la Bourse de Paris a de très beaux jours devant elle (…) Bref, je crois à la hausse</em>&nbsp;». Jean-Claude Trichet, directeur
      du Trésor – actuel gouverneur de la BCE -, le 21/09/1987&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong> ;&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;<em>Quant au déficit du commerce extérieur</em> [des Etats-Unis], <em>dont le niveau élevé a déclenché le krach d’octobre, il aura disparu en
      1989.</em>&nbsp;» Roland Leuschel, conjoncturiste de la Banque Bruxelles Lambert, le 08/10/1988&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong> ; les Etats-Unis, dont la
      balance des paiements est <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5921730.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">chroniquement
      déficitaire</span></span><em>Le Shanghaï Index faisait ce qu'il avait pris l'habitude de faire : il montait. En 2006, son irrésistible ascension l’avait déjà propulsé de 130% ; n’était-ce un
      léger repli, il continuait. Le 26 février, l'indice culmina à 3040 points, après dix séances de hausse quasi-continue et un gain de 16% ! Le 27, coup d'arrêt …</em></a>, n’ont plus connu
      d’excédent commercial depuis 1975 -&nbsp;&nbsp;763,6 milliards de dollars&nbsp;en 2006 !</span>
    </div>
  </blockquote>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après le krach de 1987 et sa réplique de 1989, les problèmes vinrent des monnaies. Puis, les technologies de l’information se mirent à fasciner, et toute
    l’attention se consacra sur la Nouvelle Economie, comme jadis elle s’était focalisée sur des tulipes ou naguère la radio. La spéculation s'aligna, intensément : le Nasdaq Composite est multiplié
    par 15 entre l’automne 1990 et le printemps 2000 où il culmine à 4732 points. En septembre 1999, James Glassman et Kevin Hassett <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong>
    publient le fameux « Dow 36.000 », Roger Ibbotson, professeur à Yale – un lointain successeur d’Irving Fisher -, voit l’indice phare de Wall Street rallier 120.000 points vers 2025 … <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">L’exubérance irrationnelle</span></span><em>Comme
    toujours, on ne vit rien venir. La veille encore, chacun vaquait à ses affaires, et les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce jeudi 5 décembre 1996, les
    bourses du Vieux continent conclurent une séance ordinaire. Tout juste nota-t-on que la Bundesbank avait refusé de baisser ses taux d’intérêt directeurs, sans alarmer personne …</em></a> dénoncée
    par Alan Greenspan, s'enfièvre : las, à l’automne 2002, les indices sont au plus bas, le Nasdaq, en rase-mottes, vers 1175 points <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">9</span></sup></strong>. Décidément, les experts du deuxième millénaire n’ont rien à envier à leurs illustres prédécesseurs&nbsp;: voyez ces glorias, comme il singe les
    panégyriques de 1929&nbsp;!</span>
  </div>
  <blockquote style="MARGIN-RIGHT: 0px" dir="ltr">
    <div style="text-align: justify;">
      <em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;«&nbsp;Il n’y a pas de bulle&nbsp;: nous sommes tout simplement parvenus à l’économie de la nouvelle ère, celle où les technologies de l’information et
      une politique monétaire saine alimentent une croissance non inflationniste à long terme&nbsp;».</span></em> <span style="font-size: 10pt;">Wayne Angell, ancien gouverneur de la Réserve
      fédérale, alors économiste vedette de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Bear
      Stearns</span></span><em>La réussite, spécialement dans les affaires d'argent, est une source permanente d'émerveillement pour la multitude ; la fascination qu'elle exerce est à l'échelle des
      capitaux brassés, qui voltigent par milliards, sans relâche, et nul ne saurait se représenter que la magnitude de ce tourbillon financier pût dériver d'individus au génie moins éclatant
      …</em></a>, l’un des plus écoutés de Wall Street, le 03/02/1999</span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></strong> ;</span>
      <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;<em>Les actions sont aujourd’hui à leurs cours les plus attractifs depuis des années</em>.&nbsp;» Robert Jay Pelosky, responsable de la stratégie sur les
      marchés émergents chez Morgan Stanley, mars 2001&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></strong> ;</span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;<em>L’indice S&amp;P 500 est maintenant remarquablement sous-évalué. Le recul des cours est allé bien au-delà que ce que suggéraient les fondamentaux</em>.
      » Abby Joseph Cohen, responsable de la stratégie d’investissement&nbsp;Goldman Sachs, le 04/04/2001 <strong><sup><span style="color: #800000;">12</span></sup></strong> ; ce jour-là, l’indice
      ferme à 1103 points : après un rebond en mai, le S&amp;P 500 ciblera son plus bas en octobre 2002, à 775 points.</span>
    </div>
  </blockquote>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Des intérêts à profusion se collisionnent, tantôt consensuels, tantôt contraires, extrêmement changeants, qui forment les cours boursiers. Géopolitique instable et
    macroéconomie contingente&nbsp;nourrissent à l’occasion des marchés nombrilisés,&nbsp;toujours candidats&nbsp;au grand <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4434341.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">frisson spéculatif</span></span><em>Les vives variations des prix
    boursiers heurtent le bon sens : des entreprises sont portées au pinacle, clouées au pilori, parfois sans raison apparente, au gré d'errances désordonnées qui défient assez l’entendement commun
    et nous surprennent toujours …</em></a>. Ici comme ailleurs, l’avenir nous est définitivement celé. L’incertitude domine, le risque rôde : le krach Internet nous rappelle à la réalité. Un danger
    écarté, un autre surgit. Les experts ont encore de quoi faire. Et de quoi dire.&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
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    &nbsp;
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          <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
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                  <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                  "color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(1<span style="font-size: 8pt;">)&nbsp;Bernard Maris
                  (2005)&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Antimanuel d'Economie »<br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(2)&nbsp;Expression désignant les
                  fantastiques années 1920 aux Etats-Unis (1921-1929)<span style="font-size: 8pt;"><br>
                  <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style=
                  "color: #339966;">(3)&nbsp;Bertrand de Jouvenel (1932)&nbsp;<span style="font-size: 8pt;">-&nbsp;« La Crise du Capitalisme Américain
                  »</span></span></span></span></span></span><br></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
                  <div>
                    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(4)&nbsp;John Galbraith
                    (1992) -&nbsp;« Brève Histoire de l'Euphorie Financière »<br>
                    (5) François Camé &amp; Frédéric Filloux (1988) - «&nbsp;Le Jour le Plus Bas »</span><br></span></span></span>
                    <div>
                      <span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(6)&nbsp;Le Point, le 21/09/1987<br>
                      <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                      "color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(7<span style="font-size: 8pt;">)&nbsp;Bernard Maris
                      (1990)&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Des Economistes Au-dessus de Tout Soupçon »<br></span></span></span></span></span></span></span><span style="font-size: 8pt;">(8)&nbsp;Hassett est
                      expert auprès de l'American Economic Association, qui fut présidée par ... Boulding</span><br>
                      <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(9<span style="font-size: 8pt;">) Le Nasdaq Composite a clôturé à 2526 points et le Dow Jones à
                      12.961 points le 20/04/2007<br></span><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style=
                      "color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(10<span style="font-size: 8pt;">) The Wall Street Journal, le 03/02/1999
                      -&nbsp;«&nbsp;The Bubble Won't Burst »<br>
                      <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                      "font-size: 7.5pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(11<span style="font-size: 8pt;">)&nbsp;La Tribune de l'Economie, le 07/03/2001&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Les Gourous
                      New-Yorkais ... »</span></span></span></span></span></span></span><br></span><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                      "font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">(12) Les Echos, le 05/04/2001 -&nbsp; <span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;Le Nasdaq Poursuit sa Descente aux
                      Enfers »<br>
                      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><br>
                      </span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
                      <hr>
                      <span style="color: #339966;"><br>
                      <br>
                      <span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Paul
                      Anthony Samuelson, Prix de la Banque de Suède en 1970<br></span><br>
                      <br>
                      <br>
                    </div>
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        </div>
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    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 22 Apr 2007 15:55:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-6457176.html</guid>
                <category>Bric-à-brac</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-6457176-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Rhétoriques extrêmes]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3445676.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><img class="GcheTexte" height="300" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/cb9illustration-1.jpg" width="258"></span>Les
    ténors du&nbsp;<em>bel canto</em> boursier jargonnent et serinent en choeur&nbsp;: économistes, analystes, journalistes, et, plus généralement, experts, sont passés maîtres dans l'art de ne rien
    dire. Une conviction forte, un bel aplomb et un bel espéranto suffisent en effet pour ânonner en boucle ou hurler en meute les mêmes opinions et les mêmes ritournelles. Ils ont cet air affecté et
    cette manière savante&nbsp;qui vont à ceux qui ne savent rien mais sont payés pour l'écrire, tout aussi capables de justifier le lendemain ce qu'ils avaient nié la veille. Les exemples sont à ce
    point nombreux qu’on ne sait où donner de la tête&nbsp;!</span> <span style="font-size: 10pt">« <em>La désinflation conduit à une chute de l'activité économique, soit à cause d'une hausse des
    salaires réels, soit à cause d'une baisse des taux d'intérêt réels</em></span>&nbsp;<span style="font-size: 10pt">» <strong><sup><span style="color: maroon">1</span></sup></strong>. A moins que
    ce&nbsp;ne soit l'inverse&nbsp;! Hourra ou haro ?</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">L'économie n'est pas le seul lieu où la rhétorique embarrassée nous divertit à défaut de nous renseigner sur la marche des entreprises et des nations. Pour
    quelques-uns, <a href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><font face="Times New Roman" color="#3366FF">maîtres enchanteurs</font></a>, l'inintelligible tient lieu de monopole du
    savoir ; et,&nbsp;pour les cas les plus altérés, de viatique pour&nbsp;maisons&nbsp;de repos.&nbsp;Voici deux perles pêchées en eaux troubles, qu'on n'hésitera à relire&nbsp;tant on aura de peine
    à conclure d'emblée ;&nbsp;</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <blockquote dir="ltr" style="margin-right: 0px">
    <div align="justify">
      <span style="font-size: 10pt">« <em>Le changement est sain dans les conditions spécifiques de la ségrégation des parties matérielles, et dans la négation de cette condition ; c’est simplement
      l’idéalité idéale ou abstraite, pour ainsi dire de cette spécificité. Mais ce changement, par conséquent, devient immédiatement la négation de la subsistance matérielle spécifique, qui se
      trouve donc être la véritable idéalité de la gravité et de la cohésion spécifiques, c’est-à-dire la chaleur. Chauffer les corps sonnants, comme les corps battus ou frottés, donne l’apparence de
      la chaleur, qui trouve son origine conceptuelle en même temps que le son</em>&nbsp;<strong><sup><span style="color: maroon">2</span></sup></strong> ».</span>
    </div>
  </blockquote>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Comprenne qui pourra ! Même la simulation aléatoire de Monte-Carlo ne réussirait pas à donner une impression de texte profond aussi puissante. Pourtant, nous avons
    tous joué à ce jeu : quelques sujets, quelques verbes et quelques compléments pour former des phrases au petit bonheur la chance qui peuvent être signifiantes. Et ce sentiment que certains
    pourraient parler des heures et ne rien dire ... Dans la même veine, voici encore, mais plus court :</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <blockquote dir="ltr" style="margin-right: 0px">
    <div align="justify">
      <span style="font-size: 10pt">« <em>Retraduit dans l’idiome weberien, le théorème de Downs peut s’énoncer : dans une situation complexe, la rationalité axiologique se substitue aux défaillances
      de la rationalité instrumentale ou, plus simplement, les bonnes raisons aux inaccessibles raisons - objectivement - valides&nbsp;</em><strong><sup><span style=
      "color: maroon">3</span></sup></strong> ».</span>
    </div>
  </blockquote>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt">Soyons assurés qu'avec assez de latin, ou de grec, nos témoins eussent tout aussi bien pu rimer leurs confusions en vers asclépiades ! Les économistes, moins
    lyriques mais tout aussi extrêmes, ont plutôt choisi les iambes mathématiques pour&nbsp;éloigner&nbsp;le <span style="font-size: 10pt">«</span> vulgum pecus » ; cependant, les plus
    nombreux&nbsp;préfèrent&nbsp;encore l'expertisme, sorte d'oraison idéologique qui utilise&nbsp;une langue d'apparence scientifique comme argument d'autorité&nbsp;<strong><sup><span style=
    "color: maroon">4</span></sup></strong>.&nbsp;Enfin les boursiers, plus au contact du réel mais tout aussi éloignés de son parler, parsèment leurs propos de scories technocratiques, franglaises
    ou abréviatives. Et les plus anciens, ceux qui criaient à la Corbeille, gesticulaient&nbsp;de surcroît ! A chaque corporation son langage et ses codes : les employés du gaz, les bouilleurs de cru
    et les cambrioleurs ont aussi les leurs, pour protéger le clan.<br>
    <br>
    En matière financière, on dispose de centaines de sujets, de verbes, de compléments et de formules toutes faites que l’on peut resservir à l’envi, dans un sens ou dans un autre. Nous pouvons
    écrire astucieusement des phrases savantes qui n’ont aucun sens sans être jamais pris en flagrant délit de contradiction ou de pronostic erroné. Ainsi, sous une apparence sérieuse et une
    rhétorique adaptée, nous pouvons duper notre monde. Nous pouvons pronostiquer la hausse et la baisse avec la même humeur, les mêmes mots et la même impression de maîtrise du sujet. Et nous ne
    serons jamais en peine de trouver les arguments ad hoc, en citant à comparaître des économistes ou des mathématiciens qui nous serviront de caution. Nous pouvons abonder ou contredire n’importe
    quelle analyse : au royaume des opinions, l’éloquence prime.<br>
    <br>
    <br></span>
    <hr align="center" width="100%" size="2">
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt; color: #339966"><br>
    (1) Libération, le 05/10/1998, cité par Bernard Maris - <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font size="1">«&nbsp;Lettre ouverte aux gourous ...</font></span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1">»</font></span><br>
    (2) Georg Hegel, cité par Nassim Taleb - <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font size="1">«&nbsp;Le Hasard Sauvage</font></span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1">»</font></span><br>
    (3) <font size="1">Raymond Boudon&nbsp;- <span style="font-size: 10pt; color: #339966"><font size="1">«&nbsp;L'Art de se persuader des idées fausses, fragiles ou douteuses <span style=
    "font-size: 10pt; color: #339966"><font color="#339966" size="1">»<br></font></span></font></span></font>(4) Alternatives Economiques, Mars 2003 - Interview de Jacques Sapir</span>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <div style="background: #f8fcff" align="center">
      <hr>
    </div>
    <div style="background: #f8fcff">
      <span style="font-size: 10pt; color: #339966">&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="background: #f8fcff">
      <u><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><font color="#FF0000">Illustration</font></span></u><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><font color=
      "#FF0000">:</font>&nbsp;Karl Marx (1818-1883)</span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Oct 2006 06:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3445676.html</guid>
                <category>Bric-à-brac</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3445676-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Paroles d'experts (1)]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3949360.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></span></span></span><img class="GcheTexte" height="211" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/img2530-3.jpg" width="299" /></span>Un expert est avant tout un homme qui se trompe avec autorit&eacute;. La vie moderne en est parsem&eacute;e, o&ugrave; aucune d&eacute;cision ne saurait &ecirc;tre prise qui n&rsquo;ait re&ccedil;u le sceau bienveillant d&rsquo;un expert, ou de plusieurs -&nbsp;on parle alors d&rsquo;un coll&egrave;ge d&rsquo;experts. L&rsquo;&eacute;conomie rec&egrave;le la cr&egrave;me des experts, la Bourse, la cr&egrave;me de la cr&egrave;me. Curieusement&nbsp;c&rsquo;est aussi en ces sujets o&ugrave; la capacit&eacute; de pardon et d&rsquo;oubli est la plus grande, avatar suppl&eacute;tif de la&nbsp;bri&egrave;vet&eacute; de la m&eacute;moire financi&egrave;re ch&egrave;re &agrave; John Galbraith <font color="#800000"><sup><strong>1&nbsp;</strong></sup></font>...</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo; Sultane favorite &raquo; des m&eacute;dias branch&eacute;s,&nbsp; l'expert boursier,&nbsp;grand connaisseur des lendemains impr&eacute;visibles qu'il conjecture gr&acirc;ce &agrave; un impressionnant corpus de lois &eacute;conomiques, g&eacute;n&eacute;ralement &nbsp;inv&eacute;rifiables mais tenues pour vrai. Est-ce l'interminable d&eacute;fil&eacute; des cotations Bloomberg ou bien&nbsp;<a href="http://www.marc-aragon.net/archive-10-04-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">l'ineffable&nbsp;rh&eacute;torique</font></a> de cet homme de l'art qui nous assoupit tant ?&nbsp;Que dit-il ? Qui l'&eacute;coute ? Las, sans doute&nbsp;finira-t-on par&nbsp;croire que nul n&rsquo;accorde plus de deux minutes de son attention &agrave; son pronostic, puisque nul ne le montre&nbsp;du doigt une fois d&eacute;confit ... D'aucuns de ses coll&egrave;gues peinent cependant davantage : les experts du SCPRI, expliquant doctement que le nuage de Tchernobyl avait long&eacute; la fronti&egrave;re fran&ccedil;aise, sont quant &agrave; eux discr&eacute;dit&eacute;s aux yeux de l&rsquo;opinion pour quelques g&eacute;n&eacute;rations <span style="COLOR: maroon"><strong><sup>2 </sup></strong><font color="#000000">!&nbsp;</font></span></span><span style="FONT-SIZE: 10pt">Mais laissons ici nos experts modernes. Voici un floril&egrave;ge divertissant, extrait de &laquo; Multipliez vos Id&eacute;es &raquo; de Brice Challamel, petit opuscule se lisant sans effort, o&ugrave; l&rsquo;auteur conclut par quelques sentences autoritaires d&rsquo;experts. Ces citations savoureuses &eacute;gaieront nos d&icirc;ners en ville.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;&nbsp;</div>
<blockquote dir="ltr" style="MARGIN-RIGHT: 0px">
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo; <em>Tant de si&egrave;cles apr&egrave;s la Cr&eacute;ation, il est improbable que quiconque trouve dans l'Oc&eacute;an, des terres de la moindre valeur dans cette direction</em> &raquo; - Comit&eacute; d'&eacute;valuation du projet de Christophe Colomb pour Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille, 1490.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>L'id&eacute;e que le Soleil puisse &ecirc;tre au centre et non pas tourner autour de la terre est farfelue, absurde, fausse et h&eacute;r&eacute;tique</em>&nbsp;&raquo; - Extrait du jugement de l'Inquisition contre Galil&eacute;e, 1632.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>La circulation du sang est paradoxale, inutile &agrave; la M&eacute;decine, fausse, impossible, inintelligible, absurde et nuisible &agrave; la vie de l'Homme</em>&nbsp;&raquo; - Guy Papin, doyen de la Facult&eacute; de M&eacute;decine, 1628.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Un bateau propuls&eacute; par l'arri&egrave;re &agrave; l'aide d'un moteur serait impossible &agrave; diriger</em>&nbsp;&raquo; - Sir Symonds, Ing&eacute;nieur en chef de la Royal Navy, 1837.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><em><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;Personne ne paiera jamais pour se rendre de Berlin &agrave; Postdam en une heure alors qu'on peut faire le trajet en moins d'un jour &agrave; cheval</span></em><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;&raquo; - Guillaume I de Prusse, s'exprimant au sujet des trains, 1864.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Nul ne peut faire voler des machines plus lourdes que l'air</em>&nbsp;&raquo; - Lord Kelvin, Pr&eacute;sident de la Royal Society, 1895.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Les avions sont des gadgets amusants mais sans aucun int&eacute;r&ecirc;t militaire</em>&nbsp;&raquo; - Mar&eacute;chal Foch, 1911.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Si l'Europe perdait ses colonies, la d&eacute;pression &eacute;conomique et sociale qui en r&eacute;sulterait la ram&egrave;nerait plusieurs si&egrave;cles en arri&egrave;re et provoquerait la paralysie de sa civilisation</em>&nbsp;&raquo; - Albert Serraut, Pr&eacute;sident du Conseil, 1931.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Nous n'avons aucune raison de penser que l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire devienne un jour accessible. Cela supposerait que l'atome puisse &ecirc;tre bris&eacute; &agrave; volont&eacute;</em> !&nbsp;&raquo; - Albert Einstein, 1932.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>L'&eacute;nergie nucl&eacute;aire pourrait &ecirc;tre aussi efficace que nos explosifs actuels, mais il est peu vraisemblable qu'elle puisse produire une arme plus dangereuse</em>&nbsp;&raquo; - Winston Churchill, 1939.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Il y a un march&eacute; mondial d'environ cinq ordinateurs</em>&nbsp;&raquo; - Thomas Watson, pr&eacute;sident d'IBM, 1958.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
</blockquote>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Depuis la nuit des temps, et probablement jusqu&rsquo;&agrave; leur fin, le futur est rest&eacute; cel&eacute;&nbsp;aux yeux des hommes&nbsp;; aucun effort, aucune intelligence n&rsquo;ont cependant&nbsp;&eacute;t&eacute; m&eacute;nag&eacute;s pour tenter d&rsquo;apprivoiser l&rsquo;avenir, &agrave; tout le moins pour en circonscrire les al&eacute;as. Nous avons beau jeu de sourire aujourd&rsquo;hui &agrave; ces assertions, apr&egrave;s que la r&eacute;alit&eacute; a livr&eacute; son verdict&nbsp;:&nbsp;sommes-nous si assur&eacute;s que nous n&rsquo;aurions pas parl&eacute; ou agi autrement en l&rsquo;&eacute;tat des connaissances au moment des faits&nbsp;? Rien n&rsquo;est moins s&ucirc;r&nbsp;; pourtant, bien davantage que l&rsquo;air p&eacute;n&eacute;tr&eacute; ou la m&acirc;le assurance, c&rsquo;est l&rsquo;autorit&eacute; de celui qui parle, son pouvoir moral, intellectuel ou politique, qui valent d'&ecirc;tre stigmatis&eacute;s&nbsp;: car, c'est selon, les esprits se trouveront plus ou moins marqu&eacute;s, les opinions plus ou moins orient&eacute;es et les progr&egrave;s plus ou moins stopp&eacute;s. L&rsquo;expert est p&eacute;remptoire, qui se renierait &agrave; douter. C&rsquo;est pire encore s'il est&nbsp;un personnage important.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /></span></div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">(1) John Kenneth Galbraith&nbsp;- <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">Br&egrave;ve Histoire de l'Euphorie Financi&egrave;re&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br />(2) Bernard Maris&nbsp;- <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Lettre ouverte aux gourous de l'&eacute;conomie ...</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;</font></span></font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=359397327"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 25 Sep 2006 01:43:29 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3949360.html</guid>
                <category>Bric-à-brac</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3949360-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Valse hésitation sur le CAC]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3581505.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le CAC 40 fit du mieux qu&rsquo;il put pour achever l&rsquo;exercice 1999 en fanfare, c&rsquo;est-&agrave;-dire au-del&agrave; des 6000 points. Un plus haut en s&eacute;ance &agrave; 5979,54 points laissa supposer le fait : las, on se replia pour cl&ocirc;turer finalement &agrave; 5958,32 points. Mais les boursiers ne sont pas hommes &agrave; paresser : d&egrave;s le 03 janvier de <a href="http://www.marc-aragon.net/article-5114838.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">l&rsquo;ann&eacute;e nouvelle</font></a>, on d&eacute;bordait en trombe cette barre symbolique &agrave; l&rsquo;ouverture, et m&ecirc;me, sans musarder, celle des 6100 points en s&eacute;ance, avant de retomber &agrave; 5917,37 points. Pour autant, ce lundi-l&agrave; fut-il une journ&eacute;e exceptionnelle &agrave; la Bourse de Paris, qui vit l&rsquo;indice produire une diff&eacute;rence de plus de 200 points entre son plus haut et son plus bas, soit un &eacute;cart en s&eacute;ance de 3,39%&nbsp;? La r&eacute;ponse est non&nbsp;: sur les 1694 s&eacute;ances qui s&rsquo;&eacute;coul&egrave;rent ensuite, jusqu&rsquo;au 18 ao&ucirc;t 2006, 177 firent afficher un &eacute;cart sup&eacute;rieur &agrave; 3%. Les zigzags sont de mise en Bourse, aussi bien que l&rsquo;humeur des traders est changeante.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Si l&rsquo;on regarde de plus pr&egrave;s ces chiffres, on observe que la m&eacute;diane des variations en s&eacute;ance pour le CAC est de 1,39%, ce qui signifie que 847 s&eacute;ances se sont achev&eacute;es sur une moindre variation intra-quotidienne de l&rsquo;indice, et tout autant ont cl&ocirc;tur&eacute; au-del&agrave;. La palme revient au mardi 06 ao&ucirc;t 2002 o&ugrave; le CAC signa un &eacute;cart &laquo;&nbsp;intraday&nbsp;&raquo; de 9,13%, avec un plus bas &agrave; 3013,80 points et un plus haut &agrave; 3288,97 points. Cette journ&eacute;e-l&agrave; fut haussi&egrave;re&nbsp;: +5,44% par rapport &agrave; la veille, ce qui ne constitue pas le record de variation d&rsquo;une s&eacute;ance &agrave; l&rsquo;autre, d&eacute;tenu par le vendredi 14 mars 2003 avec une hausse de 7,25%&nbsp;! Ces chiffres sont vertigineux&nbsp;: ils donnent &agrave; penser que tous les produits boursiers &agrave; forts effets de levier, apanage des <a href="http://www.marc-aragon.net/12-archive-8-2006.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">march&eacute;s d&eacute;riv&eacute;s</font></a> exotiques, sont hautement dangereux, exceptionnels aussi bien que mortif&egrave;res, qui peuvent ruiner les investisseurs en une seule journ&eacute;e. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Dans l&rsquo;infinie vari&eacute;t&eacute; des produits optionnels, quelques-uns permettent de jouer la stabilit&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire le principe que le cours de l&rsquo;actif contingent restera confin&eacute; dans un intervalle sans jamais le franchir avant une &eacute;ch&eacute;ance convenue d&rsquo;avance. Ce sont des &laquo;&nbsp;tunnels&nbsp;&raquo; <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font> chez les uns, des &laquo;&nbsp;corridors&nbsp;&raquo; chez les autres, des produits natifs ou de synth&egrave;se &nbsp;: on le voit, l&rsquo;ing&eacute;nierie financi&egrave;re n&rsquo;est pas en reste lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de rameuter le ban et l&rsquo;arri&egrave;re-ban des traders. Et il lui faut d&eacute;ployer des tr&eacute;sors de conviction, car l&rsquo;esp&eacute;rance de vie de ces produits est t&eacute;nue, et les plus-values envisag&eacute;es moins rutilantes que pr&eacute;vu. Les faits sont t&ecirc;tus tout autant que les chiffres&nbsp;: les jours de ces objets ludiques sont toujours petitement compt&eacute;s.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Imaginons qu&rsquo;au soir du 30 d&eacute;cembre 1999, nous soyons convaincus que le CAC va entrer dans une p&eacute;riode de stabilit&eacute;, qu&rsquo;il va &laquo;&nbsp;consolider&nbsp;&raquo; selon les termes idoines. Nous choisissons de miser sur un tunnel avec des bornes &agrave; +/- 2,5% autour de la cl&ocirc;ture &agrave; 5958 points, c&rsquo;est-&agrave;-dire [5810&ndash;6105]. L&rsquo;affaire fait long feu&nbsp;: le 4 janvier, soit deux s&eacute;ances enti&egrave;res apr&egrave;s la pose, le CAC dynamite le pari en terminant &agrave; 5672,02 points. Fait exceptionnel&nbsp;? S&ucirc;rement pas&nbsp;! En analysant cette hypoth&egrave;se de construction de tunnel sur le CAC jusqu&rsquo;au 30/06/2006, c&rsquo;est-&agrave;-dire sur 1659 observations, on constate que 50% des tunnels sont annihil&eacute;s en 4 s&eacute;ances, 75% en 9 s&eacute;ances, 90% en 17 s&eacute;ances&nbsp;! Ces chiffres sont analogues sur tous les indices boursiers (DAX, NASDAQ, &hellip;),&nbsp;que l&rsquo;on a ici pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s&nbsp;aux valeurs actions pour &eacute;viter l&rsquo;&eacute;v&egrave;nementiel trop causal (r&eacute;sultats, dividendes, rachat d&rsquo;actions, &hellip;).</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">A contrario, voyons l&rsquo;hypoth&egrave;se des produits r&eacute;compensant les variations, &agrave; la hausse ou &agrave; la baisse&nbsp;: si nous avions choisi le repli des cours, le march&eacute; nous aurait effectivement donn&eacute; raison d&egrave;s le 04 janvier comme on l&rsquo;a vu. Cependant, en cas de choix inverse, il aurait fallu attendre le 03 f&eacute;vrier, soit 24 s&eacute;ances avant de voir le pari se r&eacute;aliser (cl&ocirc;ture &agrave; 6149,67 points). Et tout le monde n&rsquo;a pas le temps d&rsquo;attendre&nbsp;: car dans l&rsquo;entre-deux, le prix de l&rsquo;option d&eacute;rive vite, aux prises avec la volatilit&eacute;, la valeur-temps et d&rsquo;autres param&egrave;tres plus obscurs. Au total, sur les 1659 s&eacute;ances de r&eacute;f&eacute;rence, il faut en moyenne 12 s&eacute;ances, &agrave; la hausse comme &agrave; la baisse, pour remplir l&rsquo;objectif une fois sur deux. Autrement dit, chacun a une chance sur deux qu&rsquo;un pari de cette nature r&eacute;ussisse en moins de 12 s&eacute;ances&nbsp;; et tout autant, que ce pari r&eacute;ussisse au-del&agrave;, ou non, avant l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance convenue. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La solution la plus efficace serait donc de jouer l&rsquo;exact contraire d&rsquo;un tunnel, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;hypoth&egrave;se de sortie du cours par le haut ou par le bas de la fourchette&nbsp;: cette construction, appel&eacute;e &laquo;&nbsp;strangle&nbsp;&raquo; correspond &agrave; l'achat simultan&eacute; d'un &laquo;&nbsp;call&nbsp;&raquo; (pari &agrave; la hausse) et d'un &laquo;&nbsp;put&nbsp;&raquo; (pari &agrave; la baisse) de m&ecirc;me &eacute;ch&eacute;ance et &agrave; des prix d'exercice diff&eacute;rents. Une telle figure, contre-pied du tunnel, remporterait donc la mise en moins de 4 s&eacute;ances dans 50% des cas, en 9 s&eacute;ances au plus dans 75% du temps, et dans 90% des cas en 17 s&eacute;ances&nbsp;! C&rsquo;est bien s&ucirc;r sans compter sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t propre des fournisseurs&nbsp;d&rsquo;options, qui ont compris de longue date que le calme plat n&rsquo;&eacute;tait pas le pain quotidien des Bourses&nbsp;: aucun d&rsquo;entre eux ne propose ce type de produit &agrave; ce jour. Les aficionados n&rsquo;auront d&rsquo;autre choix que de les confectionner eux-m&ecirc;mes, dans des conditions de r&eacute;alisation d&eacute;testables&nbsp;: objectifs (&laquo;&nbsp;strikes&nbsp;&raquo;) inaccessibles, primes d&eacute;mesur&eacute;es et &eacute;valuations imp&eacute;n&eacute;trables. A vous de jouer&nbsp;!<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) <font color="#339966">ClickOptions, filiale de second rang de la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale</font></span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br /></font></span>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=349833007"><font color="#ff0000"></font></a></span></span></div>
&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 20 Aug 2006 14:52:12 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3581505.html</guid>
                <category>Bric-à-brac</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3581505-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Inductions raisonnées]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3480936.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Sans projections raisonn&eacute;es, comment d&eacute;cider ?&nbsp;Que faire lorsque l'environnement est changeant, virevoltant, qui ne se souvient plus la seconde d'apr&egrave;s ce qu'il &eacute;tait la seconde&nbsp;d'avant ? Nous avons besoin de raisonner pour entreprendre, mais &agrave; chaque seconde, le sort nous enveloppe. </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">Faute d'informations, ou moyennant des informations parcellaires, incompl&egrave;tes ou fausses, nous devons alors recourir au raisonnement et &agrave; l'induction. Notre esprit, pour le temps o&ugrave; il demeure cart&eacute;sien, peine &agrave; accepter d'&ecirc;tre gouvern&eacute; par l'&agrave;-peu-pr&egrave;s.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Kenneth Arrow, prix Nobel d'Economie <sup><font color="#800000"><strong>1</strong></font></sup>, a beaucoup travaill&eacute; sur ce sujet, &eacute;tudiant ces raisonnements inductifs qui d&eacute;bouchent sur des conclusions parfois abruptes dans la bataille contre l'incertitude. Il rapporte notamment une anecdote qui illustre &agrave; la fois cette condition incertaine de l'homme et sa difficult&eacute; &agrave; l'accepter.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Des officiers sont charg&eacute;s de faire des pr&eacute;visions m&eacute;t&eacute;orologiques pour le mois suivant, mais Arrow et son &eacute;quipe savent bien que ces pr&eacute;visions &agrave; long terme ne valent pas plus que les num&eacute;ros de la Loterie. Ils en r&eacute;f&egrave;rent aux officiers, qui demandent &agrave; &ecirc;tre relev&eacute;s de leur mission. La r&eacute;ponse du commandement ne se fait pas attendre :&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&laquo;</span> Le g&eacute;n&eacute;ral est conscient que ces pr&eacute;visions sont fausses. Mais il en a besoin pour planifier sa strat&eacute;gie <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">&raquo;</span>. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">En l'absence de garantie totale, toute op&eacute;ration semble une question de chance.</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) En fait&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;prix de la Banque de Su&egrave;de en Sciences Economique en l'honneur d'Alfred Nobel</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"> </span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br />(2) Cit&eacute; par Peter Bernstein&nbsp;- <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Plus forts que les Dieux</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br /></font></span><br /></font></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"></span></div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?page=1&amp;id_message=348538298"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Jul 2006 00:19:08 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3480936.html</guid>
                <category>Bric-à-brac</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3480936-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Illusions électroniques]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3470197.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Rien de plus rassurant qu'un &eacute;cran d'ordinateur, avec ses chiffres align&eacute;s en bon ordre, ses couleurs conviviales, ses &eacute;l&eacute;gants graphiques, qui nous hypnotisent, comme le serpent fascine la proie :&nbsp;nous avons tendance &agrave; oublier que l'ordinateur se contente de r&eacute;pondre &agrave; nos questions ; il n'en pose pas. Si nous ignorons cette v&eacute;rit&eacute;, l'informatique soutiendra nos erreurs conceptuelles. Ceux qui ne vivent que par les chiffres s'apercevront peut-&ecirc;tre que l'ordinateur a purement et simplement remplac&eacute; les oracles que les anciens consultaient pour leur servir de guide.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Bien s&ucirc;r, prenons garde de ne pas rejeter les chiffres quand ils permettent plus d'exactitude que l'intuition ou le r&eacute;flexe, entach&eacute;s d'incoh&eacute;rence. Gardons-nous cependant&nbsp;: le vrai n'est pas le vraisemblable. Si l'on ne peut expliquer pourquoi les formules, les observations, tendent &agrave; se r&eacute;p&eacute;ter d'un moment &agrave; l'autre, d'un syst&egrave;me &agrave; l'autre, rien ne dit que les signaux d'aujourd'hui provoqueront les &eacute;v&egrave;nements de demain. </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Nous ne poss&eacute;dons que la subtile s&eacute;quence de donn&eacute;es que r&eacute;v&egrave;le la puissance de l'ordinateur : les outils de pr&eacute;vision fond&eacute;s sur des syst&egrave;mes non lin&eacute;aires sont confront&eacute;s au m&ecirc;me obstacle qui barrait la route des probabilit&eacute;s : la mati&egrave;re premi&egrave;re du mod&egrave;le r&eacute;side dans le pass&eacute;. Et seul le pass&eacute; est d&eacute;terministe.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt">En Bourse, comme partout.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Peter Bernstein -&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Des Id&eacute;es Capitales</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966"> </span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br /></font></span>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470762.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">Pr&eacute;curseurs graphiques<br /><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff">L'art de se persuader</font></span></a><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span></a><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?symbole=1rPCAC&amp;id_message=348604390"><font color="#ff6600">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jun 2006 19:30:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3470197.html</guid>
                <category>Bric-à-brac</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3470197-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Novembre 1314  Philippe IV dit Le Bel trépasse]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3465268.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><strong><br />&nbsp;</strong></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img class="GcheTexte" title="Charlemagne Dupont" alt="Charlemagne Dupont" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/charlemagne.gif" /></span>Un noble roi en v&eacute;rit&eacute;, qui appuyait son gouvernement sur des l&eacute;gistes, c'est-&agrave;-dire des gens de loi. Guillaume de Nogaret, Enguerrand de Marigny, les plus connus, les plus &acirc;pres &agrave; la grandeur de notre pays, la France. L&rsquo;un mourra empoisonn&eacute;, l&rsquo;autre pendu, ch&acirc;tr&eacute;, et finalement expos&eacute; en place de gr&egrave;ve &agrave; Montfaucon trois jours durant. Un monarque &agrave; peine mort, un autre lui succ&egrave;de, qui lui dispute d&eacute;j&agrave; ses succ&egrave;s ... Ses trois fils lui succ&egrave;deront, dont deux, idiots, malheureusement. Voici le premier. On le nomme le Hutin, comme le Disputeur ou le Batailleur. Louis X devient roi de France, son p&egrave;re &agrave; peine froid, en novembre 1314. Il est brouillon, cornard de surcro&icirc;t comme ses deux fr&egrave;res. Marguerite de Bourgogne, son &eacute;pouse, h&eacute;riti&egrave;re du duch&eacute; de Bourgogne, qui l&rsquo;a bellement cocufi&eacute; en l&rsquo;H&ocirc;tel de Nesle, se morfond dans le froid et l&rsquo;oubli &agrave; Ch&acirc;teau-Gaillard, la puissante forteresse que construisit Richard d&rsquo;Angleterre aux abords des Andelys et dont Philippe II, dit Auguste, le d&eacute;poss&eacute;da par ruse. Ce Louis-l&agrave; est press&eacute; de se remarier. Il est roi, il est puissant, mais son seul d&eacute;sir n&rsquo;est que de convoler. Rien ne saura le d&eacute;tourner de ce grand projet, ni la mis&egrave;re qui s&eacute;vit dans son royaume, ni cette entreprise en Flandres pour mater les tisserands. Il a l&rsquo;ivresse du pouvoir. Il ne voit rien ni personne autour de lui. Il est de ceux qui ne savent rien mais qui pr&eacute;tendent ma&icirc;triser tout. En cela, il a &eacute;t&eacute; largement pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. Ses successeurs seront nombreux. Aujourd&rsquo;hui encore ils sont l&eacute;gion. Louis X le Hutin est un sot.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Or donc, il a convoqu&eacute; l&rsquo;ost en ce printemps 1315, pour aller corriger ces Flamands qui ne cessent d&rsquo;agacer la monarchie fran&ccedil;aise. Sans doute ne se souvient-il pas que ces m&ecirc;mes Flamands ont humili&eacute; son p&egrave;re il y a peu, en 1302, &agrave; Mons-en-P&eacute;v&egrave;le. Et s&rsquo;il le sait, il s&rsquo;en moque. Il pleut. Il pleut sans discontinuer depuis des jours entiers. L&rsquo;arm&eacute;e campe dans un bourbier. Le tref royal surnage &agrave; peine. Entrons. Voici Louis, qui piaffe, tr&eacute;pigne d&rsquo;impatience. La pluie a rendu son humeur maussade, qui contrarie ses projets de rejoindre Cl&eacute;mence de Hongrie, fille de Naples et de Sicile, une lointaine cousine dont on vante la beaut&eacute; et qu&rsquo;il mettra bient&ocirc;t dans son lit. Apr&egrave;s l&rsquo;autel bien s&ucirc;r. &laquo; Messeigneurs, que faisons-nous ? Ne pourrait-on remettre cette chevauch&eacute;e au printemps prochain ? Ces Flamands attendront bien un an de plus qu&rsquo;on les ch&acirc;tie enfin ! &raquo;. Et, selon son habitude, de rench&eacute;rir aussit&ocirc;t au rebours : &laquo; Chargeons et qu&rsquo;on en finisse ! J&rsquo;ai h&acirc;te de quitter ces lieux c&eacute;ans qui sentent la mort ! &raquo;. Le conseil du roi de France a commenc&eacute;.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le premier &agrave; parler est le conn&eacute;table, Messire Gaucher de Chatillon. Un homme sage qui recommande d&rsquo;attendre sur place que les conditions s&rsquo;am&eacute;liorent, ce qui ne saurait maintenant tarder &agrave; ses yeux, arguant &eacute;galement que l&rsquo;ost a un co&ucirc;t que l&rsquo;on ne saurait remettre, d&rsquo;autant que les barons et seigneurs qui en tirent subsides pourraient se montrer plus r&eacute;tifs une prochaine fois. J&rsquo;y suis, j&rsquo;y reste en somme. C&rsquo;est au bouillant Charles de Valois de parler maintenant. Il est le fr&egrave;re du monarque d&eacute;funt, oncle de Louis. C&rsquo;est le plus haut seigneur du royaume. Que l&rsquo;on dise blanc, il dira noir, et r&eacute;ciproquement. Il est belliqueux aussi. Il recommande de charger et de ne plus tant languir. Apr&egrave;s lui, nul n&rsquo;ose parler, sauf le conn&eacute;table qui, fort de ses pr&eacute;rogatives, s&rsquo;arc-boute et campe sur sa position. Le roi h&eacute;site : il ne peut s&rsquo;opposer au conn&eacute;table sans le d&eacute;mettre, ni f&acirc;cher ouvertement son oncle Valois en se d&eacute;fiant de son conseil. Une troisi&egrave;me voie s&rsquo;ouvre : Robert, comte d&rsquo;Artois, qui bataille en coulisse, intrigue pour r&eacute;cup&eacute;rer son comt&eacute; que sa tante Mahaut a capt&eacute; sous son nez, sent le vent. Il sait la cervelle d&rsquo;oisillon de ce petit roitelet. Il glisse &agrave; l&rsquo;oreille de Charles de lui conseiller de faire retraite car une affaire de la plus haute importance pour lui et pour la France, l&rsquo;attend &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re : son mariage avec la reine Cl&eacute;mence. Charles dira donc au roi ce que celui-ci veut entendre, gageant que Louis se souviendra qui lui a ordonn&eacute; de renvoyer l&rsquo;ost. On ne reste pas, on ne charge pas, on rentre ! Ce faisant, personne n&rsquo;est d&eacute;savou&eacute; et le roi, content.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">On courra &agrave; bride abattue pour aller &agrave; la rencontre de Cl&eacute;mence que l&rsquo;on rejoindra &agrave; Saint-Ly&eacute;, dans l&rsquo;Aube actuelle. Cette reine qui e&ucirc;t &eacute;t&eacute; en droit d&rsquo;attendre de fastueuses &eacute;pousailles de la part du roi le plus puissant de la Chr&eacute;tient&eacute;, convolera dans la modeste &eacute;glise du lieu, loin du ban et de l&rsquo;arri&egrave;re-ban. Une noce minable car trop press&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre sit&ocirc;t consomm&eacute;e. Louis le Hutin sera empoisonn&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e suivante. Son fils posthume, Jean, empoisonn&eacute; &eacute;galement. La reine Cl&eacute;mence mourra folle. Navrant !</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Ceci n&rsquo;est pas un conte mais bien la r&eacute;alit&eacute;. L&rsquo;histoire ne nous apprend rien, qui recommence sans cesse. Les gens de petite pens&eacute;e, press&eacute;s par la chair ou le lucre, aveugl&eacute;s par quelque pouvoir ou r&eacute;ussite, m&eacute;prisent ceux qu&rsquo;ils croisent, qui les d&eacute;fient, qui les contredisent. Egayez-vous manants, exilez votre amertume sous d&rsquo;autres cieux et laissez-nous en paix, tout &agrave; notre puissance, &agrave; notre savoir, &agrave; notre condescendance. Mais prenez garde &agrave; ce que votre venin ne vous empoisonne pas ! Car en v&eacute;rit&eacute;, vous ne savez rien !</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">L&rsquo;argent que l'on gagne en Bourse&nbsp;n&rsquo;est en aucune sorte oeuvre d&rsquo;intelligence car la fortune est &eacute;ph&eacute;m&egrave;re qui r&eacute;sulte d&rsquo;un hasard favorable. La roue tourne. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une question de temps.<br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 8pt; COLOR: blue"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3436158.html"><font color="#0000ff"><font size="1"><br /></font></font></a><hr /><br /></span>
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<p align="center"><font color="#ff0000" size="1"><a href="https://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=340212040"><font color="#ff0000" size="1">Cet article a &eacute;galement &eacute;te post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama. Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici pour l'y recommander : vous accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font><br /></a><br /><br /><a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=347619023"></a></font></p>
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        <pubDate>Tue, 18 Oct 2005 00:33:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3465268.html</guid>
                <category>Bric-à-brac</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3465268-6.html</comments>                    </item>
  
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