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    <title><![CDATA[Boursonomics (Mythes et Réalités)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-769769.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Mythes et Réalités&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Mythes et Réalités)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.marc-aragon.net</copyright>            <category>Mythes et Réalités</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Hors du temps]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-hors-du-temps-47084951.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <br>
    <img height="282" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x282/0/39/81/81/Blog/Hors-du-temps.jpg" alt="Hors du temps" class="GcheTexte">Louis-Philippe d’Orléans aura été le second
    <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
    "color: #993300;">1</span></span></strong></span></span></sup></span>, et conséquemment le dernier roi des Français : il fut aussi le plus mal nommé. Certes, mille ans de monarchie héréditaire
    avaient assez montré combien l’Ancien Régime considérait mollement ceux qui n'étaient pas de ses quartiers, mais rarement monarque ne laissa pareil souvenir d’une telle inclination à gouverner
    pour quelques-uns, affairistes et bourgeois, enrichis à la volée, au détriment de tous les autres, la commune multitude à laquelle son titre devait tout autant. Et tandis que les classes
    ouvrières, harassées, grondaient, la Bourse de la rue Vivienne resplendissait déjà de mille feux. Pierre-Joseph Proudhon, un témoin de ce temps, rapporta que jamais la hausse n’avait été aussi
    constante que pendant les dernières années du règne, et que le fléchissement des salaires et la multiplication des faillites ne s’étaient manifestés avec plus d’énergie</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: 8pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">2</span></strong></span></span></sup> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">!
    Ah, quelle admirable et ancienne tradition ! Le Roi bourgeois ne roula bientôt plus carrosse que pour s'exiler, et « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">la dernière image que l'on garde de
    lui est celle d'un capitaliste éperdu, balbutiant dans le désastre, réclamant son portefeuille, ses clefs</em>&nbsp;</span><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "color: #993300;">3</span></span></strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Cet éloignement du consensus boursier au réel, jusqu’à son
    actualité la plus récente, nous en dit beaucoup sur cet autre genre de despotisme éclairé qu’est l’absolutisme des Marchés. Quelle théorie matérielle saurait-elle en effet ne pas déchoir, qui
    essuyât les rebuffades permanentes de l'ordinaire, attestées et contre-indiquées par l’Histoire elle-même ? Bah, les arènes financières avalent ce calice tout d’un trait, inondées de scolastique
    médiévale et d’assez de casuistes pour nous en rebattre ! Prétendument au diapason, mieux, en anticipation de la conjoncture économique, celles-ci n’ont à peu près jamais, ou par accident, épousé
    l’air ambiant. Ce qui valait sous Louis-Philippe, pour ne rien dire des ébats antérieurs qui fustigeaient l’Empereur plus que l’économie du pays, s’est peu démenti ensuite : les cours virevoltent
    suivant une logique propre qui s’autocatalyse, parfois à la fureur, et le fumet qui s’en exhale tient souvent davantage de l’épisode spéculatif que du « tâtonnement walrassien » vers le prix
    optimal du moment. <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">L'exubérance
    irrationnelle</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Exubérance, conundrum et autres menues incertitudes</span></strong><br>
    <br>
    Comme toujours, on ne sentit rien venir. Chacun avait l'œil à ses affaires, et les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce 5 décembre 1996, les corbeilles
    européennes conclurent sur une note ordinaire. Tout au plus remarqua-t-on que la Bundesbank avait renoncé à une baisse de ses taux directeurs sans alarmer personne. Le lendemain, tous les marchés
    plongeaient : à Francfort, l'indice DAX se replia de 4,05%, et l'appréhension gagna la planète entière. Partout on recula. Mais la Bundesbank n’y était pour rien : un certain Alan Greenspan,
    quartier-maître de la Fed, y était allé de son couplet sibyllin (…)<br>
    <br></em></a></span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;des corbeilles, mais aussi, a
    contrario, son corollaire dépressif, sont ainsi les compagnons de route des Marchés boursiers, n’en déplaise aux zélateurs qui préfèreraient que ces écarts de conduite fussent plus anecdotiques,
    ou à tout le moins plus annonciateurs d’un avenir. Rien n’y fait : le système limbique des opérateurs se contrefiche des dehors économiques.<br>
    <br>
    Les exemples abondent qui montrent combien la Bourse ne reflète qu'épisodiquement la conjoncture. Et, quitte à heurter le sens commun, c’est-à-dire l’orthodoxie qui certifie la sécularité des
    Marchés et vaticine jour après jour sur leur prétendue vista, rien n’apparaît moins corrélé à la situation économique que les Bourses. L'espoir que Charles Dow, créateur du Wall Street Journal,
    caressa sûrement, qui eût consacré l'indice éponyme new-yorkais comme baromètre universel des temps modernes, restera donc à l'état de vœu pieux : résumant sa pensée, William Hamilton, son
    successeur à la direction du journal, ira jusqu’à déclarer que «</span> <em><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">le Dow Jones est suffisant en lui-même pour
    révéler tout ce qu'il y a à savoir sur la conjoncture économique</span></em> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">»</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">4</span></strong></span></sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">. On ne
    pouvait mieux dire : las, les investisseurs seront pris de court en 1929, quand les valeurs s'effondreront de 90% en quelques jours ; le Dow Jones, qui avait déjà pris congé du réel, n'avait rien
    révélé qui fût hors de proportion. Il s’afficha mieux en phase pendant les années de dépression qui suivirent : tout le monde était ruiné ! On se refit mais on n'épousa pas mieux les temps
    nouveaux : ainsi, longtemps après, tel qui avait investi 100 dollars à New York en 1985, disposait fin 1995 de 360 dollars, inflation déduite, tandis que le salarié américain, qui gagnait 100
    dollars en 1985, n'en gagnait que 107 dix ans plus tard</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">5</span></strong></span></sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">. Tout le
    monde ne peut aller à Corinthe !<br></span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Retour en France. Le 20 mars 1962, au lendemain des accords d’Evian, l’indice tricolore atteignit son plus haut niveau historique, non sans avoir perdu un quart de sa valeur entre novembre 1957
    et mars 1958, en plein émoi algérien. Malgré cet intermède, la corbeille de Brongniart décupla au cours de douze années de hausse quasi ininterrompue, et multiplia par six le pouvoir d’achat d’un
    pécule placé en son sein. Mais dans le même temps, la production industrielle ne fit que doubler</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">6</span></strong></span></sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">. Georges
    Pompidou, futur président de la République, qui <em style="mso-bidi-font-style: normal;">descendait du gaullisme par la banque</em></span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">7</span></strong></span></sup>&nbsp;<span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Rothschild, s’en émut même : « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">La Bourse a trop monté</em> » clama-t-il ! Les choses s’inversèrent. Entre 1962 et 1978, durant la seconde moitié de cet âge d'or que furent les Trente Glorieuses,
    qui virent l’hexagone plongé dans les délices d’une croissance sans précédent, exceptionnelle et constante, de l'ordre de 4,5% par an, la Bourse de Paris connut seize années de crise : l'indice
    baissa de 75% en francs constants</span><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">quand le PIB doublait en volume</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">8</span></strong></span></sup> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">! Un peu
    plus tard, au crépuscule du siècle, le CAC 40 culmina en septembre 2000, à 6.922 points, en progression de 275% par rapport à 1995, à mille lieues de la conjoncture française. Un demi-siècle de
    contresens, et nulle anticipation qui vaille devant l’Histoire, jusqu’aux frauduleuses hausses de la Nouvelle Economie, qui annoncèrent surtout qu’on allait beaucoup rebrousser.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;"><br>
    Les récents millésimes se contentèrent quant à eux de ne pas voir qu’on allait beaucoup pâtir : en juillet 2007, le Dow Jones culbuta les 14.000 points, et chacun attendait qu’il s’attaquât aux
    15.000 points, nonobstant la faux du crédit déjà très affûtée. Les explicationnistes patentés, secondés par un Ben Bernanke qui chiffra l’aléa à une cinquantaine de modestes milliards de
    dollars</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">9</span></strong></span></sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">, n’ayant
    d’attention que pour la marche triomphale des indices, s'avisèrent mieux de flétrir les Cassandre que de conjecturer l'embarras futur. Car, <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26383547.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l'oracle boursier</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">L’art borgne de la divination</span></strong><br>
    <br>
    Fontenelle dit que Démosthène se plaignait des oracles de Delphes, qu’il jugeait trop conformes aux intérêts de Philippe de Macédoine : « La Pythie philippise » ironisait-il ! Cependant, des
    siècles durant, rien d’important qui n’eût sa part de doute, ne fut entrepris sans consulter les sibylles. Et en cette gageure, les antiques trépieds de Delphes étaient en possession de l’avenir
    depuis la nuit des temps : ils dominaient le Marché dirait-on aujourd’hui. Ces pythonisses, aux augures divinement soudoyés, qui montraient bien qu’on avait affaire à des hommes, témoignaient
    déjà de l'impérieux besoin de l’espèce à dompter son futur. Au décorum près, rien n'a si changé (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;est plus infaillible que celui de Calchas, « <em>de beaucoup le meilleur des devins, qui connaît le futur, le présent, le passé</em> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><sup><span style=
    "color: #993300;">10</span></sup></strong></span></span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">».
    Tous ces circuits pour ne rien dire tombèrent à plat, et le bouillon fut consommé : une trentaine de millions de nouveaux chômeurs à l’échelle planétaire</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><strong><span style=
    "color: #993300;">11</span></strong></span></sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">, en
    attendant les suivants, des Etats pris à la gorge, la croissance au tapis à peu près partout, et quelques milliers de milliards envolés, tout au plus ! Mais les Marchés ont déjà tourné la page :
    oublieux et sans mémoire, très éloignés d’appliquer ce qu’ils augurent, et finalement requinqués par la manne publique, voici leurs obligés à batailler sur la reprise économique conquise sur le
    front des 4.000 points du CAC, à tancer les nations impécunieuses quand l’indice perd quelques points et se féliciter de sa résilience quand il les regagne. Rien n’échappe à la sagacité des
    Marchés, sauf le réel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <br>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    La loi du 13 Fructidor An III (30 août 1795) défendit sévèrement de vendre des marchandises ou effets qu'on ne possèderait pas au moment de la transaction, jugeant que « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">les négociations de Bourse n’étaient plus qu’un jeu de primes, où chacun vendait ce qu’il n’avait pas, achetait ce qu’il ne voulait pas prendre, et où l’on trouvait
    partout des commerçants et nulle part du commerce</em> <span style="color: #ff0000;"><sup><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #993300;">2</span></span></strong></span></span></sup></span> ». Ainsi l'indifférence des Marchés aux temps qui courent est-elle à l'égal de la
    propension d'aucuns à <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-31073895.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">vouloir tout
    expliquer</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Explicationnisme</span></strong><br>
    <br>
    (...) Veut-on manifester le pas des sociétés ? Croissance organique, chiffre d’affaires, résultat brut d’exploitation, profit, endettement, réduction des coûts, perspectives d’avenir, autant
    d’indicateurs dont on saura retenir le plus causal. Veut-on manifester la marche des nations ? Croissance du PIB, balance extérieure, inscriptions au chômage, stocks de carburant, confiance des
    ménages, prix à la production, ventes de détail,&nbsp;moral des fermiers de l’Ohio, autant de chiffres, plus ou moins biaisés, souvent contradictoires, dont on se fera un mérite de citer le plus
    résonant. Dans ce commun roulis, une statistique chasse l’autre, une illusion domine l’autre (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;par leur entremise : inextinguible !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(1) Louis XVI porta également le titre de <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«</span> Roi des Français <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»</span> entre 1789 et 1792</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(2) Pierre-Joseph Proudhon (1857) - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">« Manuel du spéculateur à la Bourse »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Page 25 « … Jamais la hausse n’avait été aussi
    constante, aussi forte que pendant les dernières années de ce règne&nbsp;; jamais non plus la baisse des salaires, la multiplication des faillites, symptômes irrécusables du malaise de la
    production ne s’étaient manifestées avec plus d’énergie. De 2.618 qu’avait été en 1840 le nombre des faillites, il s’était élevé à 4.762 en 1847. Il était clair qu’en présence d’une situation
    commerciale et industrielle aussi calamiteuse, la hausse soutenue des fonds publics ne pouvait plus recevoir la même interprétation »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">(3) Robert Burnand (1949)</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">- « Le duc d’Aumale et son temps »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(4) Peter Bernstein (1995) - « Des idées capitales »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(5) Alternatives Economiques, Mai 2004, N°225</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(6) Jean de Belot (1989) - « La chute d’un agent de
    change</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(7) François Mitterrand () – « La paille et le grain</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(8) André Orléan (2005) - « Le pouvoir de la finance</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(9) Les Echos, le 20/07/2007</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">- « Les déclarations de Bernanke n’inquiètent pas les Marchés »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(10) Wikipédia - Homère - « L’Iliade (chant I, v 69-70)</span>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(11) Le Monde, le 28/01/2010</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">- « 6,6% - Le taux de chômage mondial »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-ansi-language: EN-US;" lang=
    "EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« Le nombre de personnes sans emploi dans le
    monde a atteint le niveau record de 212 millions de personnes, ce qui représente un taux de chômage de 6,6 % et une hausse de 34 millions par rapport à 2007, avant la crise, selon le Bureau
    international du travail (BIT). Le total des personnes sans emploi avait atteint 185 millions en 2008. En 2010, le chômage devrait toucher plus de 213 millions de personnes, soit un taux de 6,5 %
    en raison de l'augmentation de la population mondiale. Le chômage des jeunes s'est aggravé en 2009 avec 83 millions de sans emploi, contre 74 millions en 2008 et 72,5 millions en 2007 »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Economiquement flou</span>
  </p>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </h3>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Mar 2010 00:52:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-hors-du-temps-47084951.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-hors-du-temps-47084951-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hasard et multitude]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-34446893.html</link>        <description><![CDATA[<b><br>
  &nbsp;</b>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/D-s.jpg" height="269" class="GcheTexte">Dans le
    continuel cheminement vers les cimes que la compétition fait éclore, qui entraîne l’âme d’une émotion vers une autre, rien ne vaut plus dorénavant qui ne stupéfie l’opinion jusque dans les
    moelles. L’époque n’est pas au sacre de la multitude, sans éclat de gloire et tant éloignée de resplendir : la mode est à magnifier les gagnants, et certains sont de ces chefs-d’œuvre qu’on ne
    bâcle pas ! Partout, en tout présentoir où <em>se vend du temps de cerveau disponible</em> <b><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></b>, on loue les <em>success stories</em>, on
    flatte les lauréats, on propose une tribune à ces conquistadors des temps modernes, et leurs prouesses sont contées par le menu dans des biographies complaisantes. C’est la coutume, et la Bourse
    n’y échappe pas : rien n’émerveille davantage en effet que l’argent, qui proportionne l'intelligence ! Les virtuoses de la plus-value sont confessés, leurs confidences et le dithyrambe publiés
    sans languir. S’interrogerait-on sur la clairvoyance de ces divas qu’on s’apercevrait bientôt combien le cimetière des traders boursiers est copieusement garni. Tant ils étaient <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6288901.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">nombreux au départ</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Géant casino</span></strong><br>
    <br>
    (…) Dans l’enchaînement confus des cours, chacun a sa chance : aucun pronostic n'est irrationnel à court terme tant la cyberplanète boursière paraît n'obéir à aucune règle permanente. Ceci permet
    à certains, qui opinent avec d'égales chances de réussite que tous les autres, d'obtenir à l'occasion des succès remarqués. Et à tous les gobe-mouches de s'illusionner sur la vista des
    précédents. Quelques coups gagnants ne suffisent hélas pas : les traders d’exception sont généralement des survivants issus de la multitude qui&nbsp;trépigne : on se presse de publier leurs
    exploits, on relate leurs faits et gestes, on explique leurs méthodes. Celles-ci cessent alors de marcher (…)<br>
    <br></em></a>.<br>
    <br>
    « <em>En trois ans, mon portefeuille est passé de 760 euros à un million d’euros avant impôt. Mon mode de vie n’a pas beaucoup changé pour autant</em> <b><sup><span style=
    "color: #800000;">2</span></sup></b> ». Sylvain Duport, ce trader qui remporta deux fois consécutivement les Trophées Capital de la Bourse, en 2004 et 2005, n’a donc pas perdu le goût du pain. Ni
    son éditeur, celui des affaires, qui fit ses choux gras en éditant chèrement le parcours du champion <b><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></b>, sans que quiconque retînt quoi que
    ce fût dudit missel qui l’enrichît à son tour. Rien ne pouvait en effet transpirer d’un art si personnel, que l’auteur résume en peu de mots : « <em>Je continue à penser que les critères de
    valorisation des actions ne veulent pas dire grand-chose : en Bourse, tout reste possible. Il faut faire appel à l'intuition comme à la technique</em> <b><sup><span style=
    "color: #800000;">2</span></sup></b> ». Ainsi en va-t-il de nos réussites, ou de nos plus-values, qui sont autant de preuves de notre discernement ou de notre savoir-faire, tandis que nos échecs
    relèvent toujours d’une traverse du destin, ou de la part aléatoire des processus boursiers. Face je gagne, pile quelle malchance <b><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></b> ! Les
    Marchés purement haussiers, notamment ceux de l’époque, qui exténuent la probabilité baissière, sont fortement sujets à ce genre d’illusion. Le gain y est connoté de maîtrise de soi, et le talent
    garanti d’origine. Quelques mirages, plus ou moins éphémères, peuvent alors apparaître en bonne normalité statistique. Puis le temps domine l’écart.<br>
    <br>
    Quelques-uns avancent vers la lumière, et d’autres, qui font le gros de la troupe, vers la ruine. L’enthousiasme des rescapés n’a égal que le silence des disparus, qui ne comptent plus dans les
    statistiques, et se taisent. L’enrôlement de bleus est l’affaire des vestales du temple, qui s’y entendent pour nourrir le feu sacré. Voyez notamment Clickoptions, une filiale de la Société
    Générale, citée à l’arrière-plan dans l’affaire Kerviel <b><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></b>, dont on ne sait plus si le métier est le jeu ou bien la
    finance</span></span><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">, qui ne craint pas d’afficher au jour le jour les gains parfois mirifiques de ses porte-drapeaux :
    des palmarès hebdomadaires et mensuels <b><sup><span style="color: #800000;">6-1</span></sup></b> affriolants attirent les traders comme les miroirs, les alouettes. D’avril à juin 2006, cette
    Maison organisa sa propre <em>Trading Cup</em>, richement dotée afin que nul n’en ignore. Cependant, contrairement aux concours du genre dont la gratuité dédramatise l’enjeu, ladite Coupe
    nécessitait l’apport personnel d’un capital de 500 euros non garanti. Face au danger et à un CAC plutôt baissier, les résultats et le plan marketing <b><sup><span style=
    "color: #800000;">6-2</span></sup></b> piquèrent du nez : sur 406 classés, moins d’un sur dix termina positif ... Tant d’efforts pour arriver nulle part ! Hé quoi, le réel sait montrer la rareté
    des châteaux en Espagne, aussi bien que le trading hyperactif, gorgé de commissions, sa grande précarité. Quelques survivants que l’imprévisible a placé là surnagent, et leur talent n’est pas
    établi. On les voit mieux, c’est tout.<br>
    <br>
    Ah l’empire du hasard ! L’Antiquité l’avait pressenti, qui représentait la déesse Fortune les yeux bandés, debout sur une roue, aventurant le sort. Plus tard, mais bien avant les Marchés,
    Machiavel attribua à la chance 50% du destin des hommes, tenant la ruse et la bravoure pour le solde. Mais l’ère moderne, déterministe, réfute le sort et associe toujours la réussite à la raison
    : nous n’admettons la part du hasard que dans l’échec, jamais dans le succès. En 1988, des chroniqueurs du Wall Street Journal, puis d’autres, élaborèrent un portefeuille d’actions en lançant des
    fléchettes sur la page Bourse : les « fonds fléchettes » rendirent assez bien, parfois <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15623448.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">mieux que le Marché lui-même</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Peut-on battre le Marché ?</span></strong><br>
    <br>
    (...) Voilà plus d'un quart de siècle que le Hulbert Financial Digest suit les scores des lettres d'information confidentielles proposant d’investir en Bourse. Les avancées ne sont pas évidentes.
    Son scénario favori consiste à imaginer un épargnant qui, chaque année, réinvestirait son portefeuille en répliquant celui de la championne de l’exercice précédent. En 1982, notre aspirant place
    50.000 dollars en filant The Zweig Forecast, puis rejoue son tapis en 1983 sur On Markets ... Hélas, fin décembre 2002, son capital n’équivaut plus qu’à 18,27 dollars ! Tel qui réussit une année
    faillit les suivantes, voire disparaît tout à fait. La main passe. On ne bat pas durablement le Marché (…)<br>
    <br></em></a>. Warren Buffett avait quant à lui imaginé un concours darwiniste d’envergure : 225 millions d’américains misant un dollar dans un pile ou face éliminatoire, et les gagnants
    remettant au pot dès le lendemain les gains amassés jusqu'alors. Vingt jours après, il ne resterait probablement plus que 215 joueurs à franchir le cap du million de dollars ! Alors, l’oracle
    d’Omaha <b><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></b> suppose qu’on demandera à ces gens d’exception d’écrire un livre expliquant comment ils ont transformé un dollar en un million en
    seulement vingt jours <b><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></b> ! Et de noter qu’un panel équivalent d’orangs-outangs n’eût pas accouché d’une moindre portée de singes savants.
    Ainsi, ce qui a l’apparence du talent et de la régularité n’est-il parfois que la conséquence du nombre <b><sup><span style="color: #800000;">9</span></sup></b>.<br>
    <br>
    Les Marchés boursiers sont l’univers de l’opinion, oublieux invétérés de la rationalité dont la doxa financière ne cesse de les parer. Et l’opinion est changeante ! L’avenir lui-même est
    imprévisible, et les lendemains boursiers en proie de surcroît aux manœuvres de l’espèce et aux dérapages incontrôlés du système ! Cette addition de paris improbables mène à un truisme :
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-20471534.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">artefacts
    techniques</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Illusions graphiques</span></strong><br>
    <br>
    (...) Les graphiques boursiers ont envahi la place. Ils sont partout, en tous lieux où l'économie cotée s'affiche, dans nos journaux, sur nos écrans d’ordinateur, sur les chaînes de télévision.
    Ils dessinent des tendances, recommandent des stratégies, en dénient d’autres, et nul n'opinerait plus sans en avoir examiné les arabesques. Le temps n'est plus à Charles Henry Dow, précurseur du
    genre à Wall Street. Le presse-bouton est la règle, qui nourrit la planète de diagrammes multicolores, de courbes épurées, et d'autres indicateurs, sculptés et resculptés continûment, dans la
    fureur des Marchés. Les pistoleros du trading ne sont pas hommes ni femmes à louvoyer outre plus&nbsp;(…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;ou anxiolytiques fondamentaux en flanc-garde, c’est égal, des paris seront perdus <b><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></b> ! La mise, continûment risquée,
    expose alors les gagnants de la veille à l’apologue simiesque de Warren Buffett. De sorte que le profit antérieur d’un magicien des Marchés ou d’une institution, qui intéresse les faiseurs
    d’argent et les vendeurs de rêve, ne nous apprend rien au premier regard sur ces orfèvres, sauf à connaître la taille de la population dont ils sont issus. Ainsi, à l’instar de Nassim Taleb,
    philosophe du hasard, lui-même ancien de Wall Street, confierions-nous volontiers la moitié de nos économies au trader d’exception qui émergerait d’un groupe de dix personnes, et sûrement pas le
    premier centime à tout autre qui fût exfiltré de milliers de ses semblables <b><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></b>. Car la vérité pourrait tout simplement être que ce survivant
    a eu de la chance. Quelques Michel-Ange du trading, qu’on peine à apercevoir, sont peut-être tapis ici ou là : le vrai talent ne dépend pas de coups de Bourse ni des caprices de la fortune. Il
    est durable.<br>
    <br>
    Les temps de crise nous montrent combien les traders d’exception évoluent au même rythme que le nombre de débutants : les uns et les autres y sont moins nombreux. Tels, encore adulés la veille
    comme John Meriwether, ou tels autres comme Richard Bierbaum, météores du monopoly financier, qui avaient pu étourdir les foules au gré des épisodes spéculatifs, <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26027852.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">krachèrent avec les Marchés</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Inventaire des détournements passés inaperçus</span></strong><br>
    <br>
    Voici une loi d'airain : les épisodes spéculatifs s’achèvent toujours par la multiplication des scandales, et cette mode trotte crescendo. Ainsi début 2008, Jérôme Kerviel prit-il sûrement une
    longueur d’avance à l’Internationale des traders fous ! En mars suivant, Bear Stearns fut immolée sur l’autel des pertes du subprime ; à l'automne on se hâta de sauver Freddie Mac et Fannie Mae,
    dont les cadres qui menaient grand train n’avaient pas eu l'heur de discerner la vraie nature de ces prêts pousse-au-crime ; Lehman Brothers n'eut pas cette chance et quitta urgemment les lieux.
    Sous les pavés, force&nbsp;ruines et déblais plus ou moins avouables (…)<br>
    <br></em></a>. Rien n’est pérenne qui repose sur l’imprévisible : la multitude hasarde ses rescapés, puis les remplace ou non. L’avenir nous est définitivement celé.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr size="2">
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #339966;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">(1) De Patrick Le Lay, PDG de TF1 en juillet 2004<br>
    (2) La Vie Financière, le 03 Novembre 2006 – « Sylvain Duport »<br></span></span></span><span style="color: #339966;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">(3)
    Hervé Asparre, Sylvain Duport (2007) - «&nbsp; Sylvain Duport&nbsp;: confidences d’un trader »</span></span></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #000000;">Sur son site Internet (</span></span></span><a href=
    "http://www.edouardvalys.com/livre-sylvainduport.jsp"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "color: #000000;">www.edouardvalys.com/livre-sylvainduport.jsp</span></span></span></a><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #000000;">),
    l’éditeur&nbsp;ne manque pas de battre le fer tant qu’il est chaud. Voici tel quel «&nbsp;Le quotidien d'un grand trader&nbsp;» dans ses comptes pour le mois de février 2006 (Bénéfices/Pertes
    exprimés en euros)&nbsp;: 15 février (<b>+23.801</b>) - 16 février (<b>+73.400</b>) - 17 février (<b>+25.458</b>) - 20 février (<b>+51.924</b>) - 21 février (<b>-55.054</b>) - 22 février
    (<b>+26.504</b>) - 23 février (<b>+24.059</b>) - 24 février (<b>+56.000</b>) - 27 février (<b>+64.000</b>), soit une moyenne de 30.000 euros de bénéfices par séance de Bourse. Qui dit
    mieux&nbsp;? Ce virtuose du trading n’a pas a priori choisi de vivre de ses rentes&nbsp;: il semble qu’il&nbsp;ait été&nbsp;recruté peu après par le fonds Boussard &amp; Gavaudan Asset Management
    LP, dont la holding mère Boussard &amp; <em>Gavaudan</em> Holding Limited (BGHL) est domiciliée sur l’île de Guernesey.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #339966;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">(4) Mickaël Mangot (2005) - «&nbsp;Psychologie de l'investisseur et des Marchés financiers
    »<br>
    (5) LCI.fr, le 12/10/2008 - «&nbsp;Affaire Kerviel&nbsp;: que savait la hiérarchie de la SoGé&nbsp;? »</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;(…) L’avocate [Caroline Wassermann] cite également le cas des <em>forwards</em> contreparties face à ‘ Clickoptions
    ’ utilisées par Jérôme Kerviel alors qu'il ne pouvait statutairement&nbsp;le faire en tant que professionnel. Clickoptions est en effet une filiale de la Société Générale qui ne traite qu'avec
    les particuliers … »</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #339966;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">(6) Site officiel de Clickoptions (www.clickoptions.com)</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">Rubrique Palmarès – Au cours des douze derniers mois, les dix meilleures performances hebdomadaires répertoriées font état
    de gains compris entre 27.158 et 66.504 euros ; le record mensuel courant (Février 2009) ressort à 120.372 euros.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">Rubrique ClickReview - Le bulletin mensuel qui cornait la Trading Cup (N°28, Mai 2006), dotée d’un Boxster Porsche d’une
    valeur de 45.411 euros TTC, et de 10.000 euros aux vainqueurs mensuels, ne reparut plus avant mars 2007 où il reprit sa périodicité mensuelle. Nulle trace des résultats du jeu ne fut consignée
    dans aucun exemplaire de ce bulletin. Pour mémoire, sur 406 traders classés, 38 seulement affichèrent un gain (et encore le 38ème termina-t-il à +0,11%). Le 25ème réalisa une plus-value de 6,95%.
    <span style="color: #0000ff;">Merci à quiconque en possession de résultats plus complets</span> <span style="color: #0000ff;">de me les adresser</span> ...</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #339966;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">(7) Surnom de Warren Buffett, investisseur boursier qui compte parmi les hommes les plus
    riches du monde<br>
    (8) Warren Buffet (1984)&nbsp;- «&nbsp;The SuperInvestors of Graham-and-Doddsville »<br>
    (9) Peter Bernstein (2000) - «&nbsp; Des idées capitales&nbsp;») &nbsp;<br>
    (10) L’Expansion, du 15/02 au 01/03/2001 – Interview de Pierre-Noël Giraud – «&nbsp;Les Marchés financiers sont devenus ...»<br>
    (11) Nassim Nicholas Taleb (2005) – «&nbsp;Le hasard sauvage »</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr size="2">
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="FONT-FAMILY:">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><br>
    Illustration</span> : Dés qui roulent extrait du site Gambling Planet</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <b>&nbsp;</b>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 31 Jul 2009 22:20:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-34446893.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-34446893-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La liquidité à tout prix !]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-29337395.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <a onclick=
    "function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { window.open(this.href); return false; } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } }"
    href="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Liquidit-.jpg"></a><a onclick=
    "function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { function onclick() { window.open(this.href); return false; } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } } }"
    href="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Liquidit--copie-1.jpg"></a><img height="265" width="305" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Liquidit--copie-1.jpg"
    class="GcheTexte" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;">Le capital est tel le lièvre de La Fontaine, peureux, sans cesse sur le qui-vive, à guetter un souffle, une ombre, et cette crainte
    maudite l’empêche de dormir, sinon les yeux ouverts</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">1</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. Un rien, il détale, et bientôt à sa suite la multitude,
    qui prend la chose en gros et s’égaille. L’investisseur moderne est tout entier de ce bestiaire, bas de poil, viscéralement inquiet, jamais en repos, toujours prêt à se débander quand l'indice
    bringuebale. Il craint le risque comme la peste, jusqu’au tréfonds qui lui commande l’urgence confuse de recouvrer sa mise, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">hic et nunc</em></span>
    <strong><sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">2</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. Pour les courageux les plus transis, conséquemment les
    plus nombreux, l’inclination pour la trésorerie sonnante et trébuchante, un vieux réflexe, stérilise même toutes les velléités <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">d'affaires au long cours</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Oceano nox</span></strong><br>
    <br>
    (…) Le temps est-il le meilleur ami de l'investisseur ? C’est à voir ! La Nouvelle Economie fossoya assez, et ceux qui survécurent ne sont pas près de récupérer l'argent qu'ils y investirent.
    Ceux-là, à qui l’on conseilla le « buy and hold » comme règle de gestion, le « wait and see » comme assurance tous risques, se repentiront de n’avoir pas quitté les affaires quand il n’y en avait
    plus. Les faiseurs d’argent n'ont pas renoncé : il délibèrent toujours à l’indicatif, ne poussant jamais leur grammaire jusqu’au subjonctif, le temps du doute ; et le refrain du placement
    boursier dépassant tous les autres domine encore, cependant que le réel ne sait que le contredire (…)<br>
    <br></em></a>. Le cash ! Voilà le pôle magnétique qui ronge l’horizon temporel des traders : tout doit lui revenir, au premier cri, sans aléas de contrepartie ni de prix, exfiltré de Marchés
    suffisamment liquides ou réputés tels. Le lièvre fuit, le financier revend, s’il le peut !<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Pour la théorie, la liquidité d’un marché financier représente sa capacité à absorber les achats des uns et les ventes des autres sans ciller, c’est-à-dire sans effet majeur sur les cours. Ainsi,
    tel qui souhaite acquérir des titres, ou s’en débarrasser, peut-il le faire sur la base d’un prix instantané qui l’assure de trouver preneur. Paré de telles vertus anxiolytiques, le Marché roule,
    et de là dit-on, résulte son incomparable talent à organiser l’économie tout entière, son <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">efficience auto-immune</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Les dieux d’Epicure</span></strong><br>
    <br>
    (…) L’atterrissage de la finance qui suivit la crise financière fut brutal malgré l’optimisme déterminé des économistes qui glosaient à l’aléa passager. L’allocation optimale du capital, vocation
    académique des Marchés, pressa les investisseurs de liquider leurs portefeuilles en actions pour rediriger le tout sur le pétrole, qui flamba jusqu’à cent cinquante dollars à l’été 2008. On
    pointa la boulimie des émergents, l’instabilité politique du Nigéria, le tarissement du précieux liquide. Quand, en septembre, commença la fin, le pétrole escorta les indices boursiers au
    tréfonds. Seul vestige de la théorie, la débâcle, qui fut mathématiquement efficiente (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;à allouer le capital vers l’usage productif, lent et besogneux. Curieux paradoxe tout de même, qui omet de représenter tout ce que la quête obsessionnelle d’une porte de sortie
    contient de négation de l’engagement durable ; et qu’incidemment, aucun contrat ne saurait convenir qui n’offrît la garantie permanente d’un retrait immédiat</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">3</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">. La nature profonde du Marché est celle-ci,
    court-termiste et irrésolue, toujours rétive à l’amputation de son champ d’action, ne sachant se donner qu’à la condition qu’on ne lui refusera rien. La liquidité n’est qu’un artefact de cette
    finance plongée dans « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">l’eau glaciale du calcul égoïste</em>&nbsp;</span><strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">4</span></span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">», dont la parole, sitôt donnée, sitôt reprise, ne vaut
    que pour le temps petitement compté où elle en servira l’intérêt. Le risque n’est bon que porté par autrui ; il brûle les doigts. Ce mistigri-là ne peut qu’il ne doive circuler de mains en mains
    pour délier chacun, qui se serait imprudemment obligé.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    La spéculation est l’ébullition naturelle de la liquidité ; se nourrissant des variations de prix, elle disparaît avec elles dans le tarissement des cotations. La valeur fondamentale des titres,
    débarrassée de tous ses adjuvants de Marché, redevient alors le point central d’estimation des entreprises ; le long terme reprend le dessus, redonnant aux analystes financiers du grain à moudre,
    dans l’accablement de tableaux de chiffres ennuyeux, dépiautés en tirant la langue. Hélas, cette comptabilité laborieuse, teintée d’un soupçon d’arriération, ne fait pas l'éclat de la finance
    contemporaine voulue par ses chantres libéraux. Haro donc sur les vieux barbons, comme John Keynes, qui, observant déjà le lien entre liquidité et spéculation, préconisait qu’on imposât aux
    Marchés des coûts de transaction élevés</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">5</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, ou sur <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-32365415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">James Tobin</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Tobin or not Tobin</span></strong><br>
    <br>
    De tous les lauréats « nobélisés », discipline Economie, James Tobin occupera dans nos mémoires une place qu’il eût assurément préféré plus en rapport avec sa personne. Mal comprise, la taxe
    éponyme à laquelle il proposa d’astreindre les flux de capitaux, ce serpent de mer de la régulation financière, fit en effet plus pour son renom que ses recherches, quel qu’en fût le mérite. Il
    suggéra de jeter un peu de sable dans les rouages bien graissés des marchés de devises et d'orienter les revenus dégrippés vers les pays en développement : les altermondialistes s’emparèrent du
    cas, firent de la taxe un thème et de James Tobin un fer de lance, à son corps défendant (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;qui suggéra une taxe à cette fin. En raréfiant le capital disponible pensait-on, on étranglerait peu ou prou la spéculation, et avec elle, ses épisodes désastreux. Ces
    intentions furent reléguées aux réserves, priées de céder le pas au culte marial des temps dérégulés, où la moindre contrainte, financière ou non, devint crime de lèse-marché. La durée de
    détention des portefeuilles fondit comme neige au soleil, celui des îles Caïmans, et les bulles spéculatives détournèrent vite les Marchés financiers de leur objet primordial, l’investissement
    productif. Bientôt après, les krachs.<br></span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;"><br>
    La grande affaire des Marchés est de produire des prix ; acheteurs et vendeurs se confrontent autour des corbeilles électroniques, opinant à l’envi jusqu’à rendre un verdict collectif,
    c’est-à-dire un cours, éphémère, infiniment renouvelé, qui tient lieu d’évaluation légitime. Cette estampille, la plus consensuelle à un instant donné, fédère la communauté financière, qui la
    reconnaît. Une telle unanimité sert les échanges et rend les titres liquides</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">6</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, entraînant par le fait le ralliement d’investisseurs
    nouveaux et les capitaux qui vont avec. Ce processus s’autocatalyse : car, en adoubant ainsi le prix de Marché, qui résume tout ce qu’il y a à savoir, les opérateurs, toujours plus nombreux, se
    détournent du réel et concentrent leurs feux sur la prochaine cotation, qui dira tout ce qu’il y a à faire. Cette nombrilisation génère des postures sans rapport avec la marche des entreprises et
    des nations : elle pousse les uns à tenter d’anticiper l’opinion majoritaire, et tous les autres à suivre le troupeau. L’économie devient alors un optimum de second rang, hors du temps.
    L’entropie du système augmente : la liquidité, chauffée à blanc par la seule opportunité d’acheter pour revendre, autrement appelée <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4434341.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">spéculation</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Persona non grata</span></strong><br>
    <br>
    Les violentes variations des prix boursiers heurtent l'entendement : des entreprises sont portées au pinacle, clouées au pilori, parfois sans justification, au fil d'errances décousues qui
    défient le bon sens. L’épisode spéculatif est le témoin de ces liesses, le krach, son point d’orgue : les cours prennent alors congé du réel avec une constance admirable. Nous comprenons mal
    cette distance entre les Bourses, où l’opinion domine, et la réalité du terrain, plus lente. Rendons-nous à l’évidence : telle l’épée de Charlemagne, lourde, mal affûtée, la Bourse est un rude
    baromètre, qui jauge la marche du monde comme le roi conquit l’Europe : à grandes enjambées (…)<br>
    <br></em></a>, dégénère vite en émulsion gazeuse, autrement appelée bulle. Et cette thermodynamique-là nous renseigne assez sur l’art et la manière de garantir le fameux Return On Equity</span>
    <strong><sup><span style="color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">7</span></span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(ROE) de 15% l’an.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;"><br>
    L’intérêt supérieur du Marché commande tout : ses hérauts ne manquent pas, qui se bousculent pour apporter sa lumière, jusqu’à l’aveuglement. Ainsi Michel Prada, ex-patron de l’AMF, déjà signalé
    ici pour ses appels dévots à la transparence</span> <strong><sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;">8</span></span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, qu’aucun agioteur n’a d’ailleurs jamais entendus, ne
    vit-il récemment pas plus de traverses à ce que la fluidité libérale trouvât nombre de ses sectateurs offshore. En avril 2007, entre autres contes de la même eau, il qualifiait les hedge funds de
    « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">participants utiles sur le marché</em> [qui] <em style="mso-bidi-font-style: normal;">en assurent la
    liquidité</em>&nbsp;</span><strong><sup><span style="color: maroon; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style="font-size: 10pt;">9</span></span></sup></strong>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">». Hé quoi,&nbsp;ce qui paraît&nbsp;dominer pour Michel Prada est que les Marchés soient innervés, non que
    ce fluide vital provienne d’îles sous le vent juridiquement inexpugnables, zones de non droit où se thésaurisent tous les escamotages fiscaux, pour ne rien dire des blanchiments mafieux ! Bah, le
    Marché doit avancer, à rameuter le ban et l’arrière-ban, sans trop y regarder&nbsp;! Ce que l’on voit moins cependant, c’est que le nombre ne fait pas toute l’affaire quand le prix ne la fait
    plus à son tour. Que sa pertinence vienne à vaciller, qu’il ne soit plus la référence unanimement reconnue que l’on a dite, et tout s’arrête. La <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">titrisation du crédit</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">ABS, CDO et consorts</span></strong><br>
    <br>
    (...) Ziggy Stardust mourut à l'été 1973. Mi-homme mi-femme, icône androgyne au visage d’ange, cet esthète du show façonna la gloire de son créateur, un certain David Bowie, qui l’incarnait avec
    force dans ses grand-messes musicales. La poussière d’étoile étincela de mille feux, jusqu'à pâlir l’éclat du maître, qui s'en défit. Un quart de siècle plus tard, David Bowie, artiste aux
    revenus inavoués, fit une entrée en fanfare sur la scène financière : tout à ses comptes, il s’avisa d’en réclamer d’avance,&nbsp;à hauteur de 55 millions de dollars ! En janvier 1997, il fit
    titriser dix années d’exploitation de son catalogue. Les titres de la rock star avaient changé de nature (…)<br>
    <br></em></a></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, rendue illiquide parce qu’aucun prix ne convenait plus, grippa le système entier qui
    pourtant ne manquait pas de tournebroches. La croyance collective soutient l’édifice : mais ces humeurs sont changeantes.<br></span><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;"><br>
    «&nbsp;Rassurer les investisseurs&nbsp;!&nbsp;».</span></em> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Voilà
    bien le refrain le mieux servi,&nbsp;mâtiné d’une pointe d’héroïsme pour ces soldats inconnus de la guerre financière, que l’on imagine à l’affût, défendant pied à pied leurs positions contre les
    vicissitudes du temps. Pour un peu, cette épopée paraîtrait mémorable. Mieux vaut néanmoins un chèque dans la main qu’une cote sous les yeux <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: maroon; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><sup>10</sup></strong></span></span>&nbsp;!</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Finissons&nbsp;:
    dans sa fuite, le lièvre effraie à son tour plus couard que lui, des grenouilles, qui&nbsp;s'acagnardent dans leurs grottes profondes. Lesquels batraciens, à l'été, aiment à s’enfler comme les
    bœufs d’une autre fable. Avant d’éclater.&nbsp;La saison suivante, on recommence.</span></span><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (1) Jean de La Fontaine - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le lièvre et les grenouilles »<br></span>(2) Ici et maintenant<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(3)
    Frédéric Lordon (2008)</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Jusqu’à quand&nbsp;? Pour en finir avec les crises financières »<br></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(4)
    Karl Marx (1848) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le manifeste communiste »</span><br>
    (5) John Maynard Keynes (1939) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    Page 174 - «&nbsp;Il est généralement admis que, dans l’intérêt même du public, l’accès des casinos doit être difficile et coûteux. Peut-être ce principe vaut-il aussi en matière de Bourses. Le
    fait que le marché de Londres ait commis moins d’excès que Wall Street provient peut-être moins d’une différence entre les tempéraments nationaux que du caractère inaccessible et dispendieux de
    Throgmorton Street pour un Anglais moyen comparé à Wall Street pour un Américain moyen. La marge des jobbers, les courtages onéreux des brokers, les lourdes taxes d’Etat sur les transferts, qui
    sont prélevés sur les transactions au Stock Exchange de Londres, diminuent suffisamment la liquidité du Marché ( … ) pour en éliminer une grande partie des opérations qui caractérisent Wall
    Street. La création d’une lourde taxe d’Etat frappant toutes les transactions se révèlerait peut-être la plus salutaire des mesures permettant d’atténuer aux Etats-Unis la prédominance de la
    spéculation sur l’entreprise&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (6) André Orléan (2005) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le pouvoir de la finance »<br>
    (7) Retour sur investissement</span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(8)
    Marc Aragon (2008) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;</span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #00b050; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><a href="http://www.marc-aragon.net/article-25552270.html"><span style="color: #00b050; mso-ansi-font-size: 8.0pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;">La
    transparence&nbsp;: et après&nbsp;?</span></a></span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    »<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">(9)
    La Tribune, le 28/03/2007) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les hedge funds sont des participants utiles sur le Marché »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    «&nbsp;L’enjeu pour le régulateur, est de s’assurer que les hedge funds respectent comme les autres acteurs du marché, les règles communes au regard de l’usage d’informations privilégiées ou de
    possibles manipulations de cours (…) Fonds d’arbitrage à l’origine, les fonds de gestion alternative interviennent désormais dans tous les domaines. Ils sont des participants utiles sur le
    marché&nbsp;: ils en assurent la liquidité, ils apportent de l’efficience par l’arbitrage et ils se comportent en actionnaires actifs, bousculant parfois des managers un peu trop
    paisibles&nbsp;». (ndla&nbsp;: transparence, liquidité, efficience, rien ne manque à cette exégèse du Marché&nbsp;; quant aux managers un peu trop paisibles, on ne sait quelle place Michel Prada
    s’y attribue lui-même).</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    (10) Proverbe rapporté part Gérard Blandin (2007) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La Bourse ou la vie »</span></span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <br></span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">
    <br>
    <br></span></span><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>
    : Image extraite du site Tezeko (Le blog des économies faciles)<br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </h3>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 22 Mar 2009 18:02:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-29337395.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-29337395-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’art borgne de la divination]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-26383547.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="296" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/augures-copie-5.jpg" height="259" class="GcheTexte">Fontenelle raconte que Démosthène se plaignait des oracles de
    Delphes, qu’il jugeait trop conformes aux intérêts de Philippe de Macédoine : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">La Pythie philippise</em> » ironisait-il ! Cependant, des siècles durant,
    rien d’important qui n’eût sa part de doute, ne fut entrepris sans consulter les sibylles. Et en cette gageure, les vieux trépieds <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">1</span></sup></b> de Delphes étaient en possession de l’avenir, depuis un temps immémorial : ils dominaient le Marché dirait-on aujourd’hui. Ces antiques pratiques, divinement
    corrompues, qui montraient bien <em style="mso-bidi-font-style: normal;">qu’on avait affaire à des hommes</em>, témoignaient déjà de l’avantage supérieur des puissants à circonvenir l’opinion,
    aussi bien que de cet impérieux besoin de l’espèce à circonscrire ses lendemains. L’un s’ajoutant à l’autre, le commerce perdura, jusqu’à nos jours, selon le génie particulier de quelques-uns
    d’affliger&nbsp;l'ordinaire de tous les autres. La prescience a troqué son décorum cérémoniel et ses sentences opaques contre l’étiquette contemporaine des avis d’autorité, généralement
    optimistes et chiffrés. Nous ne sommes guère plus avancés.<br>
    <br>
    Un exercice s’achève, un autre commence, qui nous donne l’occasion de feuilleter les prévisions des analystes. L’année 2008 fut horrifique, avec un indice parisien en déclin de 42%, à l’image des
    parquets mondiaux. Néanmoins, peu après l’épiphanie, celle-ci ne fut pas pressentie avec la réserve, voire la déploration, qui eût convenu. La <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">compulsion acheteuse</span></span><em>A la fin de l’été 1929, les
    bulletins quotidiens ne se bornaient plus à citer quels titres monteraient en séance et de combien, mais bien l’heure à laquelle tel ou tel autre serait ciblé ! En ces jours filés de soie,
    quiconque pouvait s’ériger analyste, qui prédît la hausse, avec des chances sûres de succès, cireurs de chaussures compris …</em></a>, panache blanc du métier, n’avait pas désarmé. « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Les stratèges actions privilégient pour 2008 un scénario plutôt optimiste</em></span> <span style="font-size: 9pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">»</span>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">titrait La
    Tribune le 29 janvier dernier sur dix colonnes. Les porte-parole missionnés pour la circonstance, le caquet en partage, n’y allèrent pas de main morte <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">2-1</span></sup></b> : le plus mesuré d’entre eux surestima la cote finale du CAC de près de 30% ! La palme revint au poulain de
    Natixis, la banque aux doigts d’or, qui entrevit l’indice parisien au zénith des 7.000 points, soit une erreur de quelque 55% ! Bah, pour certains, le ciel est la seule limite. On est pris de
    vertige à l’idée que des gérants manient l’argent d’épargnants sur la base de tels évangiles. « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Nous sommes entrés dans une catégorie de marché que l'on
    peut qualifier de plat</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">2-3</span></sup></b> » renchérira l’un d’eux, qui aurait été mieux avisé de qualifier ledit
    Marché de creux, à ce que l’on en vit après. Hé quoi, quiconque opine en Bourse court le risque de se tromper ! Aussi bien, un conditionnel retenu, temps de l'hypothèse, absoudrait aussitôt
    l’oracle désavoué.<br>
    <br>
    Un cran au-dessus, les économistes ; ils ont une réputation à défendre, la leur, et s’y appliquent avec soin, où qu’on les convie, mi-doctoraux mi-bonhomme, pour apporter la <a class="tooltip"
    href="http://www.marc-aragon.net/article-6457176.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">thèse de l’expert</span></span><em>« Nous nous sommes mis à rire,
    en nous rappelant les prédictions des économistes en 1914 : la guerre, pas plus de quelques mois, les Etats n’ayant pas les moyens pour plus longtemps ». Ainsi Paul Léautaud se plut-il à
    brocarder les experts …</em></a>. Elie Cohen, grand écumeur des médias, est de cette souche ; à l’été 2007, tandis que les subprimes grondaient, il rassure : « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Dans quelques semaines, le Marché se reformera et les affaires reprendront comme auparavant</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">3</span></sup></b> ». Du même sang, David Thesmar - Prix 2007 du meilleur jeune économiste de France – et Augustin Landier, ténors libéraux commis d’office à la défense du
    Grand-Méchant-Marché <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">5</span></sup></b>, jurent dans un article définitif, que « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">le mégakrach n’aura pas lieu</em> (…) <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Disons-le tout net : la correction sera limitée et surtout sans effet sur l’économie
    réelle</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">4</span></sup></b> ». S’étrangle-t-on ? En avril 2008, Patrick Artus, directeur des études chez Natixis, de
    retour d’Amérique, ratifiait la fin de la crise financière <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">6</span></sup></b>, réorchestrant l'allegro des années
    Internet qui l’avait vu objectiver un CAC à 10.000 points <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">7</span></sup></b> ! Enfin David Naudé, économiste senior à
    la Deutsche Bank, pressé de les surpasser tous, qui déclare, début janvier : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Aux Etats-Unis, l'embellie arrivera certainement mi-2008. En Europe la
    reprise prendra sans doute quelques mois de plus. En tout cas, il n'y aura pas de krach cette année !</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">8</span></sup></b> <em style="mso-bidi-font-style: normal;">».</em> Tant de certitudes, à l'indicatif ! Ah ! jamais un subjonctif, le temps du doute, qui acquitterait le savant
    !<br>
    <br>
    Enfin, le panthéon. En haut de la pyramide, voici les politiques, passés maîtres dans l’art de raffiner l’opaque ; du maquis statistique proviennent des prévisions ciselées à la décimale près,
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4088438.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">généralement
    fausses</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Presque toujours fausses</span></strong><br>
    <br>
    Le millésime 2003 fut un record : rarement les organismes ayant à mesurer la situation économique, offices, instituts, et observatoires de tout poil, ne mirent autant à côté de la plaque !
    Collectivement anticipée comme une année de reprise, après le mauvais cru de 2002, l’année se terminera avec un taux de croissance de 0,8%, le plus faible de la décennie. Bah ! Quelques chiffres
    coupe-vent vont mieux&nbsp;que d’autres ; expertisés, cautionnés, invérifiables, on oublie généralement assez vite qu’ils étaient faux. Archi-faux (…)<br>
    <br></em></a>, décortiquées par des experts jamais pris sans vert d’en extraire la moelle, livrées au public par des gouvernants de passage qui, finalement, s’y entendront pour ne tenir compte de
    rien qui affadirait l’air du temps. La mémoire oublieuse fait le reste. Les prédictions de croissance ou d’inflation sont une occasion permanente d’observer ce ballet, entre chiffres officiels,
    traducteurs zélés et ministres volontaristes, empressés à la cause. En février 2008, François Fillon, le premier d’entre eux, « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ne croit pas que nous
    serons très en dessous de la fourchette de 2 à 2,25% annoncé en janvier par le gouvernement</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">9</span></sup></b> ».
    En juin, l’INSEE ramène sa prévision à 1,6%, mais ce n’est pas l'avis de Matignon, qui juge la note « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">exagérément pessimiste</em> », d’autant que les
    anticipations de l’institut « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ne se vérifient pas toujours</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">10</span></sup></b> » - ce qui ne surprendra personne, hormis les sourds et les malentendants. En septembre, l’OCDE noircit le tableau, réduisant encore la prévision à 1%
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">11</span></sup></b>. Vaincue, Christine Lagarde, la haute main sur Bercy, reconnaît les faits mais « <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">reste sur ce chiffre</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">12</span></sup></b> ». Au bout du compte, la croissance
    devrait atteindre 0,8% selon l’INSEE <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">13</span></sup></b>, soit moitié moins que sa propre prévision vieille d’à peine
    six mois !<br>
    <br>
    A</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">qui la
    palme ? Voici l'outsider, le Journal des Finances, authentique dazibao à la gloire du Marché, grand connaisseur des affaires de ce temps, quoiqu’assez borgne, qui, dans son édition du 13
    septembre 2008, apaise ses lecteurs. En état de contemplation avancé, l’hebdomadaire titre : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">CAC 40, le pire
    est passé</span></em> » : deux jours après, l’indice entamait une descente en schuss, et abandonnait près de 30% en moins d’un mois ! Quelques flagrants délits nous en disent long sur la capacité
    de ces experts qui font l’opinion, à embrasser le réel : ceux-là écriront cent fois, d’une main propre, que « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">la vraie marque d’une vocation est
    l’impossibilité d’y forfaire</em> » (Renan). Mais ce panégyrique ne serait rien sans quelque perle d’Amérique, épicentre mondial de la <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-12273410.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">transe statistique</span></span><em>En ce 5 mai 1789, une grande
    presse accourut à l’hôtel des Menus Plaisirs : les Etats Généraux, qui n’avaient plus été réunis depuis 1614, siégeaient à nouveau, avec ce désir de conjurer le marasme financier et la
    dégradation des affaires de France. Le roi, monarque brouillon et indécis, discourut le premier, malhabilement …</em></a> et de l’analyse comparse. Après le fiasco frauduleux d’Enron, sous l’œil
    vitreux de Goldman Sachs, et juste après celui de Bear Stearns, sous l’œil clos de la SEC, c’est au tour de l’agence Standard &amp; Poors d’entrer en scène. En mars 2008, achevant de regarder
    ailleurs, l’institution dégrade la banque Lehman Brothers, lui adjugeant la note honorable A+ <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">14-1</span></sup></b>,
    avec cet avis exquis : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Les perspectives de gains à court terme demeurent cependant intéressantes</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">14-2</span></sup></b> ». A court terme donc, en septembre, Lehman succomba. La vision nocturne des épées de la finance n’est pas
    sans rappeler les intérêts de Philippe de Macédoine.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    L’art est facile de tirer la flèche du Parthe une fois la pièce jouée et les faits connus. Et la moquerie bonasse de gausser l’expert qui s’est trompé. Sans doute, dans le même élan,
    devrions-nous aussi célébrer la vista de tous ceux qui ont eu l’heur de mieux réussir. Mais sommes-nous si sûrs qu’ils rééditeront l’exploit ? Quelle est ici la <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3521019.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">part du hasard</span></span><em>Le 21 octobre 1929 commença la fin : le
    lundi qui suivit, le Dow Jones perdit 13%, le lendemain 12% à nouveau, dans un désordre indescriptible, préludant une crise au long cours de l'économie américaine. On croyait avoir tout vu ;
    pourtant, le 19 octobre 1987, le Dow Jones fera mieux encore, c’est-à-dire pire …</em></a>, impénétrable, qui encapsule ses gouttes de cristal encre dans la sphère divinatoire ? Et celle des
    intérêts puissants, à l’arrière ou en flanc-garde, qui brouillent les cartes ? Bah, va pour Delphes !&nbsp;<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>&nbsp;
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;<br></span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">
    (1) Fontenelle (1908)- <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Histoire des oracles »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Le
    trépied de Delphes, celui d’Apollon aussi, était une sorte de siège sur lequel la prêtresse rendait ses oracles&nbsp;; avant que de s’y jucher, la prêtresse s’y disposait par de longs
    préparatifs, des sacrifices, des purifications, un jeûne de trois jours et beaucoup d’autres cérémonies (Littré 1970)</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">
    (2) La Tribune, le 29/01/2008 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les stratèges actions privilégient pour 2008 un scénario plutôt optimiste »</span></span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br style=
    "mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Pour
    mémoire&nbsp;: le CAC a clôturé l’année 2007 à 5.614,08 points, et l’année 2008 à 3.217,97 points, soit un recul de 42,38% – Au 25/01/2008, après l’affaire Kerviel, le CAC cotait aux environs de
    5.250 points. Les prévisions du panel interrogé pour l’exercice 2008 furent&nbsp;: Roger Desfossez (Natixis) <b>7.000</b>, François-Xavier Chevalier (VP Finance) <b>6.200</b>, Jean-Pierre
    Hellebuyck (Axa) <b>6.150</b>, Jean-Paul Pierret (Dexia) <b>6.100</b>, Alain Bokobza (Société Générale) <b>5.900</b>, David Kruk (fondateur et PDG de Raymond James Euro Equities)
    <b>4.700</b>.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">L’indice
    DJ Eurostoxx 50 – majors européennes -&nbsp;a clôturé l’année 2007 à 4.399,72 points, et l’année 2008 à 2.451,78 points – Au 25/01/2008, après l’affaire Kerviel, le DJ Eurostoxx 50 cotait aux
    environs de 3.800 points. Les prévisions du panel interrogé pour l’exercice 2008 furent&nbsp;: Roger Desfossez (Natixis) <b>5.250</b>, Jean-Pierre Petit (Exane BNP Paribas) <b>4.850</b>,
    François-Xavier Chevalier (VP Finance) <b>4.840</b>, Jean-Pierre Hellebuyck (Axa) <b>4.800</b>, Jean-Marie Courtois (AGF Asset Management) <b>4.700</b>, Alain Bokobza (Société Générale)
    <b>4.500</b>, David Kruk (Raymond James Euro Equities) <b>3.650.</b></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Le
    constat provient du représentant de VP Finance</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    (3) Le Monde, le 17/08/2007 – « Crise des subprimes&nbsp;: le point de vue de deux économistes »<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">(4)
    Les Echos, le 27/07/2007 – «&nbsp;Le mégakrach n’aura pas lieu »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">David
    Thesmar est professeur associé à HEC – Augustin Landier est professeur assistant à l’Université de New York</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">« …
    il ne fait guère de doute que les marchés d’actions connaîtront une correction. C’est moins sur son existence que sur son ampleur que porte le débat. Disons-le tout net : celle-ci sera limitée et
    surtout sans effet sur l’économie réelle (…) Mais parce que ces produits [dérivés de crédit] sont désormais échangés par une masse critique d’acteurs constituant un marché devenu liquide, leur
    effet net est une diminution et non un accroissement du risque systémique. Une preuve indirecte du caractère plus sûr de l’environnement financier est la baisse très forte de la volatilité sur
    les différents marchés depuis 2002. L’industrie financière a connu de véritables révolutions depuis la fin des années 1990 : sa résistance aux retournements de tendance s’est améliorée, réduisant
    les risques de système. Le danger d’une explosion financière, et donc le besoin de régulation, n’est peut-être pas si grand qu’on ne le pense »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">
    (5) Augustin Landier / David Thesmar (2007) – <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le Grand Méchant Marché – Décryptage d’un fantasme français »</span><br>
    (6) Challenges, le 03/04/2008 – <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Vigies »</span><br>
    (7) Club Ulysse (2002) – <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Le politique saisi par l’économie »<br>
    (8) Le Monde, le 02/01/2008 - « Il n’y aura pas de krach en 2008 »<br>
    (9) Challenges.fr, le 15/02/2008 - « La France doit se dépêcher d’accomplir les réformes … »<br>
    (10) Le Point.fr, le 20/06/2008 - « Ces prévisions de croissance qui gênent le gouvernement »<br>
    (11) Les Echos, le 02/09/2008 - « L’OCDE abaisse sa prévision de croissance 2008 »<br>
    (12) Le Figaro Economie, le 21/09/2008 - « Lagarde&nbsp;: «&nbsp;croissance autour de 1% en 2008 »<br>
    (13) Challenges.fr, le 29/12/2008 - « La France échappe bien à la récession pour l’instant »<br>
    (14) Washington Post, le 22/03/2008 - « S&amp;P lowers its credit outlooks for Goldman, Lehman »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">Echelle
    de notation de la dette à long terme (maturités équivalentes à un an ou plus) selon l’agence Standard &amp; Poor’s - <span style="text-decoration: underline;">Catégorie
    investissement</span>&nbsp;: <b>(AAA)</b> Valeurs de tout premier ordre («&nbsp;gilt edged&nbsp;») <b>– (AA)</b> Fourchette haute («&nbsp;high-grade&nbsp;») <b>– (A)</b> Notation intermédiaire
    («&nbsp;upper-medium grade&nbsp;») <b>– (BBB)</b> Fourchette basse, pouvant comporter des aspects spéculatifs («&nbsp;medium grade&nbsp;») - <span style="text-decoration: underline;">Catégorie
    spéculative</span>&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">: <b>(BB &amp; B)</b></span> Eléments dits spéculatifs <b>– (CCC, CC, C et au-delà)</b> Absence de caractéristiques
    d’investissement souhaitables («&nbsp;junk bond&nbsp;»)&nbsp;;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Commentaire
    original de l’agence Standard &amp; Poors, suite à la dégradation de sa notation sur la banque d’affaires Lehman Brothers : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">The near-term earnings
    prospects remain at least somewhat brighter</em> »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span><span style="font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 8pt; color: red; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span>&nbsp;: Augure observant le vol des oiseaux<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 03 Jan 2009 18:56:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-26383547.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-26383547-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La transparence : et après ?]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-25552270.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img height="221" width="210" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Transparence-copie-2.jpg" class="GcheTexte">Voici revenu le temps de l’éthique, celui de la transparence et
    de la vérité qui commandent toute la noblesse de l’action humaine. Quelques préceptes moraux de cette nature, que l’on avait mis sous le tapis en ces années d’euphorie boursière, refont ainsi
    surface à l’heure des mécomptes. La débâcle financière, doublée d’une apoplexie bancaire, triplée d’une crise économique, réveille subitement en nos consciences cet obsédant désir de moralisation
    des affaires, et nous percevons ce dessein comme un viatique obligé à la sortie de crise. Las, ce temps sera petitement compté. Car rien n’est plus urgent pour les succubes du capitalisme
    financier que de reprendre la main sur ces milliards évaporés, restitués à grands frais par les Etats, pour réamorcer le Marché, protecteur du clan et grand ordonnateur du bien social. Rien n’est
    donc davantage plus obsessionnel que de ne toucher à rien. On se contentera de donner le change, de faire la claque, et de laisser accroire que les seuls commandements de la vertu sauveront le
    système.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    L’Histoire de la finance est pavée de bonnes intentions, conçues dans la tourmente, oubliées ou défaites aux temps de la prospérité revenue. Le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Glass-Steagall Banking Act</span></span><em><strong><span style=
    "color: #339966;">Bancanalystes</span></strong><br>
    <br>
    (…) L'ardeur dérégulatrice des années 1980 vaincra finalement le vieux Glass-Steagall Act qui avait jadis séparé les banques de dépôt des banques d’investissement. Ce vent de modernité abattra
    une autre muraille de Chine, qui clivait les analystes et les chargés d’affaires d’une même banque, les premiers évaluant les sociétés pour inspirer les clients fortunés, les seconds négociant
    des projets financiers. Pas facile dès lors de décrier une entreprise à même de confier une juteuse opération de Marché. Le décloisonnement rendit tout plus possible. La planète média rendit tout
    plus facile. Tout devint plus perméable. Le pire n'allait plus tarder (…)<br>
    <br></em></a>, instauré en 1933 pour redresser et moraliser un système bancaire américain très éprouvé par le Grand Krach, fut laminé par la dérégulation triomphante de la Reaganomics ; les
    banques s’en donnèrent à coeur joie : Citigroup, l'une des premières sociétés de services financiers au monde, ne se le fit pas dire, qui devint récemment tête de liste des banques de dépôts
    américaines après le rachat de Wachovia. Le nouveau paradigme devint que seules les grandes banques universelles auraient désormais les moyens de se développer</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>1</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">: Henry
    Steagall, promoteur de la loi éponyme, se retourna dans sa tombe. Et Citigroup dévissa de quelque 90% en dix huit mois ! Est-il besoin de rappeler que la banque, en compagnie de quelques autres
    fleurons de la finance américaine comme Lehman Brothers, récemment disparue, Merrill Lynch et Morgan Stanley, rachetées, dominait le marché de la titrisation</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>2</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    réputé, à la lumière des faits, comme un modèle d’opacité ? Ainsi mélangea-t-on toutes choses ensemble pour arraisonner le client, de conseils pipés en actifs toxiques mâtinés de subprime,
    sur&nbsp; l'air des canons enchantés de la rentabilité moderne : 15%, à tout prix ! L’épisode haussier stérilise toujours la raison. Et la vertu surtout.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Mi-1998, la crise asiatique dégrisa <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">l'exubérance irrationnelle</span></span> <em><strong><span style="color: #339966;">Exubérance, conundrum et autres menues incertitudes</span></strong><br>
    <br>
    Comme toujours, on ne sentit rien venir. Chacun avait l'œil à ses affaires, et les places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce 5 décembre 1996, les corbeilles
    européennes conclurent sur une note ordinaire. Tout au plus remarqua-t-on que la Bundesbank avait renoncé à une baisse de ses taux directeurs sans alarmer personne. Le lendemain, tous les marchés
    plongeaient : à Francfort, l'indice DAX se replia de 4,05%, et l'appréhension gagna la planète entière. Partout on recula. Mais la Bundesbank n’y était pour rien : un certain Alan Greenspan,
    quartier-maître de la Fed, y était allé de son couplet sibyllin (…)<br>
    <br></em></a>qui étreignait les Marchés depuis qu’Alan Greenspan avait débâché les hélicoptères de la Réserve Fédérale</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>3</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    En 1999, les Bourses s’enflammèrent à nouveau : la NetEconomie tonnait, prometteuse de lendemains qui chantent, sans usines et nez au vent. Les rabatteurs financiers, qui ne traitent jamais par
    l’indifférence les embardées de cours, rivalisèrent de slogans ravageurs pour rameuter le ban. La Poste, généralement peu suspecte d’inclinaison spéculative, se mit au diapason de l’époque,
    claironnant un « Donnez un nouveau souffle à votre épargne », ou bien « Restez gagnant même si le CAC baisse ». Bénéfic, l’un de ses fonds à promesse, fit florès, qui recueillera près de 300.000
    souscriptions. Hélas, mal luné, le CAC chancela comme une startup quand s’effondra le château de cartes des héroïnes survitaminées de ce temps : la garantie en capital du fonds, confusément
    délimitée, partit avec l’eau du bain, vaporisant plus du tiers des économies de ses preneurs ! D’autres kleptocrates furent poursuivis, comme la Caisse d’Epargne avec son Ecureuil Europe 2003,
    Carrefour avec son Millénium, la Mondiale aussi</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Quelques procès en transparence furent retentissants</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>5</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    En 2004, la directive européenne MIF</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>6</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">scella ce
    savant jeu de fumée : le génie financier n’attendit pas son application, en novembre 2007, pour frapper encore.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Chaque crise charrie ses déblais, dissipant ici et là nombre de victimes trop zélées, plus ou moins fameuses, plus ou moins conquises, pour ne rien dire du tout-venant qui fait le gros des
    troupes. Généralement, les promesses de la haute finance, la mine un rien affectée, ne tardent pas à suivre. Et au menu de nos maîtres queux, la transparence financière occupe une place de choix,
    la première. Eternel refrain, aussitôt chanté, aussitôt oublié, voici la vertu des affaires : l’a-t-on oublié que la Banque de France nous en ressert en 1998 quelques couplets
    incantatoires</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>7</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">: « <em>La
    qualité de l'information financière est un élément fondamental de l'efficience des marchés, de la solidité des systèmes financiers et du renom et de la compétitivité des places
    boursières</em>&nbsp;». N’a-t-elle pas franchi l’océan que les sénateurs Paul Sarbanes et Mike Oxley s’en emparent, en 2002, pour dissuader les émules <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">d'Enron et de Worldcom</span></span><em><strong><span style=
    "color: #339966;">Take the money Enron</span></strong><br>
    <br>
    « (...) Nous jugeons que la période actuelle offre une opportunité très rare d'acheter les actions d'une firme qui demeure extrêmement bien positionnée pour croître à un rythme substantiel. Nous
    sommes sûrs que les on-dit négatifs autour de l'a compagnie sont faux, non fondés sur des éléments concrets (...) Nous estimons que les cours actuels intègrent les pires craintes des
    investisseurs&nbsp;».&nbsp;Cette apologie titrée « Still the best of the best », rendue publique le 9 octobre 2001, fut l'édifiante contribution de la banque Goldman Sachs à la gloire de la
    société Enron, deux mois avant sa chute. Arthur Andersen, qui expertisait les comptes, n'avait rien trouvé à y redire&nbsp;(…)<br>
    <br></em></a>. Mais rien ne va&nbsp;: le krach financier, parti du Nouveau Monde, exige plus. Quelques intellectuels tricolores priés d’opiner à ce sujet, dont Michel Prada, président de l’AMF,
    Xavier Musca, directeur du Trésor, résument leur ambition, dans un « Rapport moral de l’argent dans le monde</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>8</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">» paru
    mi-2008, à … améliorer la transparence&nbsp;! Le coordinateur dudit rapport, Antoine Mérieux, en rajoute : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">La transparence n’est pas la seule solution.
    La finance est aussi affaire d’éthique</em>&nbsp;».&nbsp;Et toc&nbsp;!<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Les Torquemada de la finance ont de qui tenir. Car la transparence est la fille aînée des théories nobélisées visant à accréditer le Marché, c’est-à-dire le libéralisme, comme ultime optimisation
    d’une économie idéale. Les anticipations rationnelles</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>9</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">,
    qui relèvent du rêve, sur lesquelles chacun concevrait ses décisions, nécessitent un univers supraconducteur, où l’information circule à grande vitesse et sans résistance. L’efficience des
    Marchés, qui suppose ce qui précède, parachève le tout. Ainsi les jugements individuels, noyés sous des jets continus de données, sont-ils censés être parfaitement conformés : nul ne saurait
    déraisonner ! On est alors à se demander pourquoi tous ces « abrutis rationnels</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>10</strong></span></sup>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">» auront
    conduit à coup sûr aux désastres financiers que l’on sait ! Ne serait-ce donc pas que l’on aura empêché le Marché de délivrer son onction suprême ? Il faut accroître la transparence ! Sans doute.
    En fait, le délire efficient des idéologues du Marché, qui préconisent une <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4049728.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">information quasi-quantique</span></span> <em><strong><span style="color: #339966;">Aux confins de l’information</span></strong><br>
    <br>
    (…) Les marchés sont surinformés. Le temps est oublié où Munehisa Homma, trader nippon à l'origine de la technique des Chandeliers japonais, balisait, certains jours à certaines heures, une route
    de l'information de Sakata à Osaka, faisant agiter des drapeaux à des gens juchés sur les toits pour propager un signal. Aujourd’hui, les temps sont au numérique, au planétaire, de jour comme de
    nuit, partout en même temps. Dans ce continuum, les données voyagent à la vitesse de la lumière : les écrans plats à cristaux liquides croulent sous les chiffres et les graphiques, et les
    cotations des valeurs du NASDAQ défilent sur les néons de Times Square (…)<br>
    <br></em></a>, boulimique, garante d’une rationalité prodigieuse, raccourcit l'horizon temporel des opérateurs. Tandis que les entrepreneurs sont à se projeter sur plusieurs années,
    l'investisseur est hanté par l'extrême présent, sous le feu de signaux, parfois contradictoires, qui lui parviennent de toutes parts</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: maroon; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><strong>11</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.
    Cette instantanéité dit l'incomparable fossé qui sépare l’économie réelle de l’économie financière.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    Les hommes d’argent ne sont jamais à renoncer&nbsp;; jusqu’au-boutistes, rétifs à toute réglementation qui viendrait gâter leur commerce, ils se nourrissent de l’emballement spéculatif, seconde
    nature des Marchés, dans la plus pure tradition de l'enrichissement sans cause et du lucre. Cette folie est collective. Quelques vœux pieux, chantés en chœur, ne changeront rien à l’affaire. La
    transparence permettra bien d’attendre la prochaine sortie de route. «&nbsp;<em>Enrichissez les soldats et moquez-vous du reste</em>&nbsp;!&nbsp;». (Septime Sévère).</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">&nbsp;</span>&nbsp;<span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(1) Les Echos, le 30/09/2008 – «&nbsp;En
    reprenant Wachovia, Citigroup devient la plus grande banque de dépôts américaine »<br>
    (2) Jean-Marc Sylvestre, Olivier Pastré (2008) – «&nbsp;Le roman vrai de la crise financière »</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    (3) Helicopter Drop (Lâcher de billets par hélicoptère) selon la métaphore de Milton Friedman&nbsp;(essor de la masse monétaire)<br>
    (4) La Vie Financière, le 20/06/2003 -</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les recours face aux abus des fonds à promesse
    »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">«
    Restez gagnant même si le CAC baisse », « Donnez un nouveau souffle à votre épargne » ... Autant d'arguments qui ont permis à La Poste de commercialiser dès 1999, plus de 300 000 contrats
    Bénéfic, un fonds à promesse (dit également « fonds à formule »). Aujourd'hui, les souscripteurs qui ont adhéré à l'offre en décembre 1999 ont perdu jusqu'à 38 % de leur épargne ! Déçus, ils s'en
    prennent à La Poste, dont la plaquette, pour le moins engageante, les aurait induits en erreur en évoquant une garantie en capital. « Le plus marquant, c'est la masse des revendications, près de
    3 000, indique Jacques Poindron, à l'AFUB (Association française des usagers des <a href="http://www.lavf.com/tags/Banques-310.html"><span style=
    "color: black; text-decoration: none; text-underline: none;">banques</span></a>). Certains petits souscripteurs ont investi sur ce produit jusqu'à 30.500 euros et il était, pour La Poste,
    d'autant plus facile de les harponner que la Bourse montait » …</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(5) L’affaire Benefic - (source
    Wikipédia)</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">Bénéfic
    est un fond d'investissement gérée par La Poste, qui a convaincu plus de 300.000 personnes d'y souscrire (70% d'entre elles étaient titulaires d'un PEA), pour un montant total de plus de 1,5
    milliard d'euros. Ce fonds a perdu une bonne partie du capital des épargnants (entre -12,2% et -35,8% selon l'édition du 3 juillet 2006 de Votre Argent). L'Autorité des Marchés Financiers a
    diligenté une enquête, qui s'est conclue par une absence de responsabilité de <a title="La Poste (France)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Poste_(France)"><span style=
    "color: black; text-decoration: none; text-underline: none;">La Poste</span></a>. Cependant, le Tribunal de Commerce de <a title="Paris" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris"><span style=
    "color: black; text-decoration: none; text-underline: none;">Paris</span></a> a condamné La Poste a dédommager quelques personnes, ainsi que les associations de consommateurs, au motif que les
    dépliants publicitaires étaient trompeurs et de nature à induire en erreur les particuliers. Par cinq arrêts rendus le même jour, le 19 septembre 2006, la Cour de Cassation a estimé cependant que
    les premiers juges avaient violé l'article du Code Civil qui prévoit l'obligation de conseil, en estimant que l'information donnée aux particuliers souscripteurs n'était pas « incomplète,
    inexacte ou trompeuse ».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">(6)
    Le Monde, le 06/06/2008 -</span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La
    transparence considérée comme le meilleur remède aux excès »<br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(7) Banque de France,
    novembre 1998 - «&nbsp;La transparence financière », 23,00 € TTC</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">«</span></span>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">L'importance de la transparence
    financière y est analysée au travers d'articles rédigés par les services des deux autorités [Commission bancaire et Commission des Opérations de Bourse</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal;">]</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">sur les thèmes suivants&nbsp;: les motivations des
    contrôleurs en matière de transparence financière&nbsp;; la communication financière des établissements de crédit français, notamment sur leurs résultats, leurs activités de marché, les
    engagements sur les professionnels de l'immobilier, et son impact sur les cours de bourse ; la transparence des comptes : responsabilité et déontologie des principaux acteurs&nbsp;; notation de
    créances et surveillance financière</span> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>»</strong></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Que de progrès depuis&nbsp;! (ndla)</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; background: white; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 12pt;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">(8) Le Monde, le 06/06/2008 – «&nbsp;La
    transparence considérée comme le meilleur remède aux excès »<br>
    (9) Théorie proposée par Robert Lucas, prix de la Banque de Suède 1995<br>
    (10) Locution d’Amartya Sen, prix de la Banque de Suède 1998 – En anglais «&nbsp;Rational fools »<br>
    (11) Frédéric Lordon (2003) – «&nbsp;Et la vertu sauvera le monde »</span>
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">&nbsp;: Analystes se concertant<br></span>&nbsp;<br>
  <br>
  &nbsp;<br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Dec 2008 18:41:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-25552270.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-25552270-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La main (in)visible]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><br>
    <br></span><img height="297" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x297/0/39/81/81/Blog/La-main--in-visible.jpg" alt="La main (in)visible" class="GcheTexte">Northern Rock ! Voilà une
    enseigne qui avait du souffle, oserait-on dire du coffre ! Hélas, la huitième banque du Royaume-Uni est au tapis : la <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">peste du subprime</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Subprime : risque majeur ?</span></strong><br>
    <br>
    Côté cour, des équations, longues comme un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute
    finance, attentive, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on aura formulées, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain. Ainsi irait le Marché, dit-on, univers
    de papier, empli d'évidences, mené par une mathématique bienveillante ! Las, voilà qu'en son centre étasunien, une affaire envenime toutes les autres : des prêts immobiliers mal garantis - «
    subprime » -, que l'on se plaît à minorer, dégénèrent, et menacent d'infecter à l'entour (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;l’a saisie l'été dernier, sans crier gare, dégoulinante d'humeurs qui suppurent et inquiétent <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>1</strong></span></sup>, du Northumberland jusqu'à Londres. La Banque d’Angleterre oxygéna l'affaire fin septembre, mit vingt-six milliards de livres
    sterling au pot et quelques milliers de déposants dans les rues de Newcastle, subitement inquiets de la tournure des évènements. Rien n’y fit : la descente aux enfers continua, validée par la
    City qui divisa la valeur de la belle par six. Richard Branson, patron milliardaire de Virgin, personnage emblématique et généralement providentiel, ambitionna un temps, au comble et sans rire,
    une Virgin Money ! Cerberus, un fonds prédateur américain en embuscade, parut s'intéresser à l'affaire, puis jeta l'éponge ; d’autres, notamment le groupe d'investissement Olivant, sont toujours
    à minauder <sup><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup><span style="color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">. En sorte que Gordon Brown,
    premier ministre de sa Très Gracieuse Majesté, n’a pas exclu de socialiser les pertes</span> <sup><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>3</strong></span></sup><span style=
    "color: windowtext; font-size: 10pt; font-weight: normal;">, c'est-à-dire de privatiser.&nbsp;Provisoirement, cela va sans dire.<br>
    &nbsp;<br></span></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre, droit dans ses bottes, avait pourtant fait
    savoir, le 12 septembre, à qui voulait l’entendre qu’il ne volerait au secours de personne, à commencer par Northern Rock, estimant</span> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">«
    <em>qu’un apport de liquidité (…) encourage des prises de risque excessives et sème les graines de crises financières futures</em> »</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">. On ne suspecte pas l’orthodoxie de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">ceux qui font le dogme</span></span><em>Quiconque acheta le Dow Jones
    ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination qu’exerçait déjà la grande
    opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient la hausse, analystes et banquiers rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé pût faillir …</em></a> : les
    naufrageurs de la Barings s’en souviennent encore ! Bah, une semaine plus tard, l'Argentier du Royaume capitulait <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>5</strong></span></sup> et cassait sa tirelire sous la pression de ceux qui battaient le pavé. La vanité des théories finit toujours par s’effacer
    devant la force des réalités : les ménages anglais peuvent s’endetter jusqu’à cinq fois leur revenu brut annuel sur des prêts à long terme à taux variable</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">, en attendant la crise, c’est-à-dire la ruine, prêteurs compris.&nbsp;Le
    Marché ne dicte sa loi que pour le temps où il trouve encore en son sein quelque main secourable, pour ne point dire prédatrice, qui sauvera la mise. Et l’Angleterre n’est pas l’Amérique ni la
    Suisse&nbsp;! Citigroup, la première banque américaine, qui déprécie ses actifs par milliards de dollars, a trouvé quelque salut dans un fonds souverain emirati ; Morgan Stanley, fleuron de la
    banque d’affaires, sera recapitalisée par un fonds chinois, UBS par des fonds singapourien et moyen-oriental</span> <sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">. L'anglaise quant à elle ne voit rien venir, sinon l’Echiquier
    britannique.<br>
    &nbsp;<br>
    C</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">ar le Marché n’a pas toujours un lapin à sortir de son chapeau, et ses prétendues vertus autorégulatrices n’ont jamais dispensé les
    autorités politiques de réfléchir au-delà. Ainsi ne trouva-t-on personne, dans les années 1985, qui vînt de Chine ou d’ailleurs, pour secourir les Caisses d’Epargne américaines, emportées dans la
    <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6515647.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">déréglementation financière</span></span><em>Le
    25 janvier 1948, le gouvernement de Robert Schuman n’y alla pas de main morte : le franc fut dévalué de 80% 1 ! Dix années plus tard, l'adoption du nouveau franc s'accompagnera d'une dévaluation
    de 17,5%, perpétuant une pratique onze fois répliquée entre 1945 et 1969, qui répondait à la politique inflationniste d’après-guerre : on sacrifia la monnaie aux priorités de la reconstruction
    …</em></a>, sinon le contribuable local qu’on allégea de 200 milliards de dollars</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup><span style=
    "font-size: 10pt; font-weight: normal;">. Et que dire du sauvetage des banques japonaises, à l’automne 1998, après que la débâcle asiatique eut imposé la loi cruelle des grands équilibres perdus
    et révélé un capitalisme de compères&nbsp;: à l’heure des mécomptes, toute honte bue, le gouvernement de Keizo Obuchi, au mépris de tous les principes libéraux, délestera les contribuables de 400
    milliards de dollars – 11% du PIB&nbsp;! - pour renflouer des institutions ruinées par la spéculation, nationalisant de fait quelques-unes des plus grandes banques du pays</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>9</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">. Enfin, point de dragons ni de tigres ici en France. Le
    Crédit Lyonnais suffit à apporter notre pierre hexagonale à l’édifice&nbsp;: une médication de quinze milliards d’euros, levée sur les fonds publics, permettra d’aseptiser le plus grand scandale
    financier depuis les emprunts russes. On s’en tint aux méfaits de l’économie mixte</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>10</strong></span></sup><span style=
    "font-size: 10pt; font-weight: normal;">, oubliant que quelques épées du capitalisme fleurdelisé s’enrichirent assez en rachetant à vil prix les participations de la banque dans leurs propres
    affaires</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>11</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">.<br>
    &nbsp;<br>
    R</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">etour aux Etats-Unis. Au sortir des années 1970, la crise de la dette du tiers-monde sévit, l’inflation galope, à deux chiffres, et les
    plus grandes banques vacillent&nbsp;: en particulier la Continental Illinois</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>12</strong></span></sup><span style=
    "font-size: 10pt; font-weight: normal;">, septième banque américaine de dépôt, acclamée par la presse, qui agonise&nbsp;: l’administration Reagan, mieux connue pour sa dévotion au Marché, sortira
    de sa Réserve - près de 5 milliards de dollars, et rallongera l’enveloppe pour désengluer une quarantaine d’autres établissements «&nbsp;<em>too big to fail</em>&nbsp;» - trop gros pour chuter.
    En 1991, dans un scénario à la Northern Rock, on vit les rues de Boston s’emplir d’épargnants craignant pour leurs économies, qui firent le siège de Bank of New England et de quelques banques
    alentours</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">. L’aléa de moralité, sorte de garantie
    indéfectible qui naît du secours miraculeux de l’Etat, prend ainsi souvent la forme d’injection d’argent public. Une politique monétaire expansionniste est une variante possible pour sortir des
    crises financières, telle la baisse drastique des taux menée par Alan Greenspan dans les années 1990, qui désamorça l'embarras bancaire. Celle pilotée par son successeur, Benjamin Bernanke, qui a
    vite ramené le <em>prime rate</em> de 5,25% à 4,25%, tente de limiter l'impact des subprime et le tassement de la croissance. La finance est face à son destin, celui de l’irréparable arrêt des
    milliards envolés que l’on finira par ne plus retrouver.<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">&nbsp;<br>
    Les banques restent la clé de voûte du système&nbsp;; elles sont le maillon fort de marchés financiers plus vastes encore, nourris de capitaux mondialisés et de risques&nbsp;disséminés jusqu’à
    l'épargnant final : celui de Northern Rock a eu chaud, qui ne savait rien de ce qui se tramait dans son dos&nbsp;! Au-delà des discours académiques sur la régulation du capital par le capital ou
    la primauté des Marchés qui font et «&nbsp;<em>savent tout mieux que tout le monde</em>&nbsp;», nous voyons combien la robustesse présumée de l’édifice tient pour l'essentiel,&nbsp;en dernier
    ressort, à l’habilité des Etats et des <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6663017.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Banques
    centrales</span></span><em>Winston Churchill est moins connu pour le prix Nobel de littérature, qu’il obtint en 1953, que pour la réputation qu’il se forgea en occupant, cinquante ans durant, le
    devant de la scène politique britannique, s’opposant notamment aux desseins nazis avec le courage que l’on sait. Homme d’Etat de premier plan …</em></a> à inonder les Marchés d'argent frais,
    fiscalisé ou régalien. La BCE&nbsp;a récemment&nbsp;alloué 350 milliards d’euros</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>13</strong></span></sup> <span style=
    "font-size: 10pt; font-weight: normal;">aux banques,&nbsp;incapables de se prêter entre elles,&nbsp;dans un climat de défiance généralisé. Probablement les besoins finiront-ils par submerger les
    capacités mêmes d'intervention et de contrôle des autorités qui ont à soutenir la bâtisse. Déjà la finance pèse l'équivalent de quatre fois le produit intérieur brut mondial</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>14</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">. Quelqu’un, quelque part, un jour, finira bien par
    présenter l'addition. Sans doute pouvons-nous juger ces faits comme inhérents au système et&nbsp;sous-estimer leurs conséquences sur l'Economie, appliqués nous-mêmes à nos propres affaires,
    satisfaits ou dépités selon que la Bourse qui dit «&nbsp;<em>tout ce qu’il y a à savoir sur la conjoncture économique</em>&nbsp;</span><sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>15</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">» aura gagné ou perdu un demi point.<br></span><span style=
    "color: #000000; font-size: 10pt;">&nbsp;<br>
    En 1978, le gouvernement Barre commença à nationaliser la sidérurgie, reprenant au compte de la nation tout entière les 22&nbsp;milliards de francs de dettes de Sacilor. Les banques ne sont pas
    seules&nbsp;: on les voit mieux, c’est tout. Le Marché dispense ses grâces : on voit bien aussi quelle main dédaignée le secourt quand il faillit. &nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-weight: normal; font-size: 7.5pt"><span style=
      "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(1) Northern Rock est (était) le cinquième
      prêteur immobilier du Royaume-Uni&nbsp;:</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 7.5pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Le développement, ces dernières années,
      des prêts hypothécaires à risque a exposé la banque anglaise aux aléas d'une crise. Néanmoins, contrairement aux banques allemandes IKB et Sachsen, il semble que Northern Rock ait été moins
      fragilisée par ses engagements dans les secteurs à risque que par sa difficulté à refinancer son activité de prêteur dans le climat de défiance bancaire (Lire Les Echos, le 17/09/2007). Le
      résultat est égal.</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(2) Reuters, le 12/12/2007&nbsp;-
      «&nbsp;Plus que deux candidats en lice pour la reprise de Northern Rock&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(3) Les Echos, le 06/12/2007&nbsp;-
      «&nbsp;Nationalisation possible pour Northern Rock&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(4) La Tribune, le 01/10/2007&nbsp;-
      «&nbsp;Repenser notre régulation financière … à Londres&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(5) Depuis 1997, les rôles financiers se
      répartissent de la sorte au Royaume-Uni :</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">La Banque d'Angleterre est indépendante
      et centrée sur la politique monétaire ; la Financial Services Authority (FSA) surveille les banques et régule les Marchés. Les crises financières sont gérées de manière tripartite entre le
      Ministère des Finances, la Banque d'Angleterre et la FSA. Cette approche est aujourd'hui contestée outre-Manche.</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(6) Le Monde, le 18/09/2007 - «&nbsp;Le
      sauvetage de Northern Rock est un acte purement politique&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(7) Quelques conséquences de la crise des
      subprimes débutée à l’été 2007&nbsp;:</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">Citigroup a annoncé&nbsp;fin novembre
      une dépréciation d’actifs de 3 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2007, suivi de 8 à 11 milliards supplémentaires pour le quatrième ; l’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), le
      plus puissant fonds souverain du monde a accepté d’investir 7,5 milliards dans la banque américaine, soit 4,9% du capital de Citigroup. La crise du subprime a coûté à ce jour quelque 9,4
      milliards de dollars à la banque Morgan Stanley, en cours de recapitalisation par le fonds chinois CIC (China Investment Corp) à hauteur de 5 milliards de dollars, soit 9,9% du capital de
      Morgan Stanley. Enfin, face à ses pertes de quelque 15 milliards de francs suisses, UBS a annoncé le 10 décembre dernier qu'elle allait lever 13 milliards grâce à un emprunt convertible,
      souscrit à hauteur de 11 milliards -&nbsp;9% du capital d’UBS - par un fonds d'investissement souverain singapourien GIC (Government of Singapore Investment) et un fonds anonyme
      moyen-oriental.</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 9pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(8) Joseph Stiglitz (2004) - «&nbsp;La
      Grande Désillusion&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(9) Le Monde Diplomatique, Novembre 1998 -
      «&nbsp;Le bateau ivre de la finance&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(10) Le Crédit Lyonnais était encore une
      banque publique au début des années 1990</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(11) Le Monde Diplomatique, Décembre
      2003&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Argent public, fortunes privées&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(12) Continental Illinois&nbsp;a été
      rachetée par Bank of America en 1994&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(13) Challenges.fr, le 15/12/2007
      -&nbsp;«&nbsp;Subprime&nbsp;: la BCE a alloué 350 milliards de liquidité&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(14) Alternatives Economiques, Hors Série
      N° 75</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">(15) Peter Bernstein citant Charles Dow
      (1995) - «&nbsp;Des Idées Capitales&nbsp;»&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
      <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
    </p>
    <hr>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><br></span></span><span style=
    "color: #ff0000; font-size: 8pt; font-weight: normal;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : Extraite du New York Times -</span>
    <span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="color: #ff0000;">«</span></span> <span style=
    "line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal;">The Invisible Hand Is Shaking</span> <span style="color: #ff0000;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt;">»</span></span></span></span>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Dec 2007 21:12:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-14924320.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-14924320-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Oceano nox]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    <img height="288" width="184" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81//clipper.JPG" alt="clipper.JPG" class="GcheTexte" style="width: 200px; height: 231px;">Nouveau millénaire, nouvelle ère.
    Celle de l’économie vint à l’aube du troisième, après que le Marché eut survécu à la dévastation monétaire des économies asiatiques, à la liquidation financière de la Russie nucléaire et au
    fiasco retentissant du <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">hedge fund le plus
    fameux de l’écliptique</span></span><em>Le 31 août 1998, Wall Street perd en séance 6,8%. Hors les bons du Trésor, qui surnagent, les marchés chutent, les obligations bancaires plongent. La
    panique s'installe, irraisonnée. Cette journée noire achève un mois d’août horrifique, qui avait débuté, le 4 août, par un repli du Dow Jones de 3,5%, vite suivi d'une réplique qui ébranla
    l’indice de 4,4% …</em></a>. Les indices boursiers, un rien dédaigneux, qui avaient assez ignoré les déboires du bath thaïlandais, du ringgit malais, de la roupie indonésienne ou du peso
    philippin, finirent par céder : le CAC perdit un bon tiers de sa valeur entre juin et octobre 1998 <span style="color: #800000;"><strong><sup>1</sup></strong></span>. L’attention se reporta alors
    sur une innovation technologique qui, disait-on, relèguerait au second plan la vieille industrie, ses hauts-fourneaux, ses laminoirs, la sueur des hommes. La Nouvelle Economie serait celle de
    l’information circulant à grande vitesse sur des autoroutes de lumière, et de là, tout procèderait : Internet à tous les étages, comme jadis, l’eau et le gaz. Les Bourses ne se le firent pas dire
    deux fois, qui s'enflammèrent : <strong><span style="font-weight: normal">« <em>Le CAC vaudra 7300 points fin 2000</em></span></strong> <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">2</span></sup></strong> <strong><span style="font-weight: normal">». Et c</span></strong>’était à qui protestait qu’on l’insultait dès qu’on posait le problème
    autrement.</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les terres numériques retentirent d'un battage médiatique inouï, porté par les voix les plus ferrées de la planète finance. En février 1999, Wayne Angell, ancien
    gouverneur de la Fed, décréta fortissimo :</span> <em><span style="font-size: 10pt;">« Il n’y a pas de bulle : nous sommes tout simplement parvenus à l’économie de la nouvelle ère ...</span></em>
    <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">3</span></sup></strong> <em><span style="font-size: 10pt;">».</span></em> <em><span style="font-style: normal; font-size: 10pt;">En
    avril 2000, Abby Cohen, analyste en vue de Goldman Sachs, se déclara «</span></em> <em><span style="font-size: 10pt;">enthousiaste devant l’évolution de la bourse américaine</span></em>
    <em><span style="font-size: 10pt; font-style: normal;">». Les patrons français suivirent, tel Jean-Marie Messier, toiletteur de la séculaire Générale des Eaux, qui, en mars 2002, en pleine
    débâcle, pontifia :</span></em> <strong><em><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">« Le groupe (Vivendi Universal) va mieux que bien !</span></em></strong> <strong><sup><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt;">4</span></sup></strong> <strong><em><span style="font-size: 10pt; font-weight: normal;">».</span></em></strong> <strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-weight: normal;">Et bien sûr, Serge Tchuruk, mentor d’Alcatel, nommé Manager de l’année 2000</span></strong> <em><span style="font-size: 10pt;">« parce qu’il
    a</span></em><span style="font-size: 10pt;">[vait] <em>su transformer une vieille dame centenaire de l’industrie en un groupe emblématique de la Nouvelle économie</em> <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">5</span></sup></strong> <em>».</em> <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6457176.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">Point de demi-mesure</span></span><em>« Nous nous sommes mis à rire, en nous rappelant les prédictions des économistes en 1914 : la guerre, pas plus de quelques mois, les Etats
    n’ayant pas les moyens pour plus longtemps ». Ainsi Paul Léautaud se plut-il à brocarder les experts dans son Journal, en 1932, incluant sans doute John Keynes, qui pensait aussi que le conflit
    n’irait pas au-delà de quelques semaines …</em></a> comme on le voit. Un investisseur profane, soit qu’il fût complètement sourd, qu’il débarquât fraîchement de Mars, ou, plus sûrement, qu’il ne
    fût pas abonné à l’électricité, ne pouvait ignorer ce vacarme. Ni douter qu’un génie si partagé pût faillir. En sorte qu’entre 1999 et 2002, deux millions de français rallièrent la Bourse, sur la
    foi de conseillers financiers leur ayant assuré la suprématie de l’investissement boursier à moyen/long terme sur tous les excellents placements qu’ils leur proposaient l’année passée
    encore.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La suite est notoire : l’euphorie catalysa d’abord l’indice tricolore, à l’instar de tous les autres. L’heure n’était pas aux sceptiques, et la spéculation haussa
    mieux la cote que toute autre vue. Le CAC progressa continûment entre l’automne 1998 et l’automne 2000 où il culmina à 6944 points, gagnant près de 140% en deux ans ! Puis la bulle éclata ; en
    mai 2003, le CAC touchait le fond, à 2401 points. Depuis lors, on n’a plus reproduit ces niveaux records, et nul ne peut sérieusement prédire si ceux-ci seront revus un jour, ni quand. Les
    actionnaires d'Alcatel ne s’en remettront apparemment jamais, qui peuvent encore échanger le titre vers 5 euros cependant qu’il s’illustrait à 95 euros en septembre 2000 ! Par pudeur, on ne
    s’étendra pas sur les investisseurs américains de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">Worldcom, Global Crossing, Adelphia</span></span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la comptabilité, on les
    imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives. Les analystes financiers de
    l’ancienne époque étaient sûrement de cette sorte, à s’échiner pour le roi de Prusse …</em></a>, ces étoiles déconfites à jamais, souvent brutalement, parfois même sous les conseils d’achat
    jusqu’au-boutistes de banques d’affaires comparses. La Nouvelle Economie fossoya beaucoup, et ceux qui survécurent ne sont pas près de récupérer l'argent qu'ils y investirent. Ceux-là, à qui l’on
    conseilla le « <em>buy and hold</em> » comme règle de gestion, le « <em>wait and see</em> » comme assurance tous risques, se repentiront de n’avoir pas quitté les affaires quand il n’y en avait
    plus. Et seront surpris d’entendre que les mêmes antiennes roulent toujours : le placement boursier moyen/long terme est le meilleur qui soit.&nbsp;&nbsp; &nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le temps est-il le meilleur ami de l'investisseur ?</span> <span style="font-size: 10pt;">«</span> <em><span style="font-size: 10pt;">Achetez de bons titres,
    mettez-les en portefeuille et oubliez-les</span></em> <span style="font-size: 10pt;">» : telle était</span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">l’hygiène</span>
    actionnariale de Timothy Bancroft, un investisseur américain qui s'enrichit en Bourse au milieu du XIX<sup>ème</sup> siècle en thésaurisant des actions</span> <span style=
    "font-size: 10pt;">«</span> <span style="font-size: 10pt;"><em>représentant le négoce de marchandises essentielles dont l’Union et le reste du monde auront toujours besoin en grande
    quantité</em></span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">6</span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt;">»</span><span style="font-size: 10pt;">. Bancroft
    recommandait déjà le long terme et la sélectivité, autant de pieux cantiques qui font encore florès dans toutes les chapelles de la finance où ils demeurent chantés en choeur. Las, son
    portefeuille ne résista pas à l’usure du temps, qui fondit comme la cire molle au soleil. Et lorsqu’il fallut réaliser les actifs, à la mort du maître, ses héritiers n’eurent rien des richesses
    qu’il avait patiemment amassées. <em>Sic transit gloria mundi</em> ! Cinquante années passent, et voici 1929. Wall Street se met alors à « kracher » de la dépression à gorge déployée, ruinant
    l’activisme endiablé des élites et l’épargne de tous les autres. Agonis, l</span><span style="font-size: 10pt;">es cours new-yorkais ne retrouveront leur <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">niveau de l’automne</span></span><em>Quiconque acheta le Dow Jones ce 3
    septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination qu’exerçait déjà la grande
    opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient la hausse, analystes et banquiers rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé pût faillir
    …</em></a>&nbsp;que le 24 novembre 1954, soit vingt-cinq années plus tard ! Beaucoup, qui eurent de la patience, n'eurent malheureusement pas la vitalité qui convenait à ce challenge de longue
    haleine. Les investisseurs de notre temps ont donc un avantage incomparable sur leurs devanciers : leur espérance de vie a augmenté.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Qu'importe le siècle, l'avenir des entreprises et des nations demeure celé ; les faiseurs d’argent continuent d'opiner à l’indicatif, ne poussant jamais leur
    grammaire jusqu’au subjonctif, le temps du doute ; et le refrain du placement boursier dépassant tous les autres domine encore, cependant que le réel ne sait que le contredire. <a class="tooltip"
    href="http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">L'Histoire balbutie</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Les dieux d’Epicure</span></strong><br>
    <br>
    (…) L’époque moderne décline une noire fascination pour le carnage financier, et cette constance est admirable ! Qu’on en juge à l'aune des vingt dernières années : 1987, krach des marchés
    d’actions ; 1990, krach des junk bonds, crise des caisses d’épargne américaines et chute du Nikkei ; 1994, krach obligataire aux Etats-Unis ; 1995, banqueroute de la Barings ; 1997, premier volet
    de la crise financière internationale (Thaïlande, Corée, Hongkong) ; 1998, deuxième volet (Russie, Brésil) et faillite du hedge fund LTCM ; 2001-2003, apoplexie de la Nouvelle Economie ;
    2007-2008, asphyxie du crédit ! Pauvre Epicure, nos Marchés ne sont pas à l’effigie de vos dieux apaisés (…)<br>
    <br></em></a>. Voyez ce détenteur de titres Ericsson, une société bien en cour, qui les vit sombrer de 25% le 16 octobre dernier. Les conserva-t-il, les mains tremblantes ? Le 20 novembre, le
    titre rechutait de 11% ! L'échec forge l'expérience : les actionnaires individuels comptent désormais plus court. En France, ils ont divisé par deux leur durée moyenne de détention d’actions
    entre 2003 et 2006, la ramenant à quatre années <span style="color: #800000;"><strong><sup>7</sup></strong></span>. Aux Etats-Unis, plus généralement, les titres qui restaient détenus sept ans en
    moyenne en 1960 ne demeurent plus dans les portefeuilles que sept mois et demi <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong>. L’art nouveau est aux esthètes de la finance,
    ces nouveaux prodiges de la science du risque et de l’arbitrage qui sculptent et resculptent indéfiniment leurs positions et celles de leurs clients sur les marchés optionnels de la couverture.
    L’horizon temporel est un optimum de second rang, la matière première, c’est-à-dire les titres, une réalité désincarnée, mieux, une abstraction : 80% des fonds placés dans le monde restent en
    moyenne une semaine sur un placement <strong><sup><span style="color: #800000;">9</span></sup></strong>. Amateur(s) s'abstenir.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">« <em>Rien ne s’arrange comme l’on veut ; et on passe sa vie à la remettre ; tout est pour demain</em> » (Talleyrand). Les professionnels de la finance ne décident
    plus, pragmatiques, qui logent l’imprévu dans la technique et répartissent le risque sur la multitude. Le long terme est une mer sans fond, une nuit sans lune ...<br></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
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    <span style="font-size: 7.5pt; color: #000000;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 12pt">
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Plus haut à 4404,94 points en Juillet 1998 - Plus bas à&nbsp;2881,21 en Octobre 1998<br>
      (2) Yannick Tatibouët, CPR - L'Expansion, Septembre 2000<br>
      (3) The Wall Street Journal, le 03/12/1999 - « The Bubble Won't Burst »<br>
      (4)&nbsp;Libération, le 06/03/2002<br>
      (5) Le Nouvel Economiste, Décembre 2000<br>
      (6) Lars Tvede (2001) -&nbsp;« La Psychologie des Marchés Financiers »<br>
      (7) <a href="http://www.senat.fr/rap/r07-060-2/r07-060-221.html"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">http://www.senat.fr/rap/r07-060-2/r07-060-221.html</span></a><br>
      (8) <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://igopp.org/fr/News/13_Allaire-Politique%20.pdf"><span style=
      "color: #339966; font-size: 8pt;">http://igopp.org/fr/News/13_Allaire-Politique%20.pdf</span></a></span><br>
      (9) Jean De Kervasdoué (2007) - « Les Prêcheurs de l'Apocalypse&nbsp;»&nbsp;</span>
      <div>
        <div>
          <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
          "font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
        </div>
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        <div>
          <span style="font-size: 7.5pt; color: #000000;">&nbsp;<br></span>
        </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">I<span style="color: #ff0000;">llustration</span></span></span> <span style=
        "color: #ff0000; font-size: 8pt; font-weight: normal;">: Clipper extrait du site crosswinds.ch<br></span><br>
        &nbsp;
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Nov 2007 18:21:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-14080697-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Statistiques en stock]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-12273410.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt ; color: #000000;"><br>
      <br>
      <img height="246" width="289" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Statistiques-copie-1.jpg" alt="Statistiques-copie-1.jpg" class="GcheTexte">En ce 5 mai 1789, une grande
      presse accourut à l’hôtel des Menus Plaisirs : les Etats Généraux, qui n’avaient plus été réunis depuis 1614, siégeaient à nouveau, avec ce désir de conjurer le marasme financier et la
      dégradation des affaires de France. Le roi, monarque brouillon et indécis, discourut le premier, malhabilement. Le Garde des Sceaux marmonna ensuite les intentions du souverain, qui n’en avait
      aucune. Puis vint le tour de Jacques Necker, Directeur Général des Finances, banquier talentueux à la réputation bien établie ; on attendait qu’il dévoilât un vaste dessein, un plan ambitieux
      qui eût sorti la nation de l’ornière et qu’on pût appliquer sur l’heure : las, on eut des chiffres à n'en plus finir, jusqu’à la nausée, trois heures durant ! L'assemblée décrocha ; Louis XVI
      lui-même, bercé par la transe statistique, finit, dit-on, par s’endormir. Les Etats souhaitaient un homme d’action, un Bonaparte avant l’heure, ils avaient un comptable. Et entendaient mal que
      des chiffres pussent tenir lieu de politique.<br>
      &nbsp;&nbsp;<br>
      Ironie de l'Histoire, ceux de Necker étaient justes, ajoutant au désarroi du ministre qui n’avait pas compris qu’aucune statistique ne vaut à l’heure des mécomptes. La révolution emporta tout,
      bons comme mauvais chiffres. On se chercha de nouveaux maîtres, sans autre désir que de changer de tyran. L’affairisme refit surface : de nouveaux venus, qui philosophaient naguère, se mirent à
      l’économie. Les chiffres revinrent à l'affiche, entre deux bordées d’axiomes imparables qu’on commentait dans une langue inconnue. Bien vite la question ne fut plus de savoir si ces chiffres
      étaient bons ou mauvais, mais s’ils étaient justes ou faux : car c’est un art facile que de patiner les indicateurs au bénéfice des vues que l’on veut favoriser. <a class="tooltip" href=
      "http://www.marc-aragon.net/article-6663017.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Winston Churchill</span></span><em><strong><span style=
      "color: #ff0000;">Economie pure</span></strong><br>
      <br>
      Winston Churchill est moins connu pour son prix Nobel de littérature que pour le renom qu’il se forgea en occupant cinquante ans durant le devant de&nbsp;la scène britannique. Homme d’Etat de
      premier plan, il se plaisait à dire que l’économie surpassait son entendement, et celle-ci le lui rendit bien : en 1925, alors qu’il occupait la Chancellerie de l’Echiquier, il fit rattacher à
      nouveau la livre sterling à l’or, à son niveau d’avant-guerre. Las, dix années d’inflation de guerre et d’après-guerre avaient laminé la monnaie : cette parité gâta tout, le chômage augmenta,
      la récession s’installa, laissant à persifler John Keynes&nbsp;sur les « Conséquences économiques de M. Churchill » (…)<br>
      <br></em></a>, qui prétendait ne rien entendre à l’économie, ne serait pas dupe : « <em>Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées</em> ». Charles de Gaulle, dans un
      autre contexte, réputa le fameux « <em>l’intendance suivra</em> » - peut-être apocryphe -, montrant tout son éloignement pour les chiffres, n’abdiquant rien à ceux qui les produisaient ni à
      ceux qui les commentaient savamment. Quelques-uns se hissèrent ainsi au rang d’hommes d’Etat, cependant que tous les autres, politiciens de passage, subirent, complaisamment ou non, la loi des
      chiffres débités au kilomètre, élevés en sainte vérité. Et, pour ne point mentir tout à fait, on les trafiqua un peu, parfois au centième près, jusqu’à l’obsession : un chiffre doit être
      précis, surtout s’il est faux !<br></span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt ; color: #000000;"><br>
      L’avènement d’un modèle économique implique d’abord de surpasser le précédent, ce qui invite à des premières statistiques flatteuses. Puis, par habitude, on maintient les coutumes. Les
      soviétiques ne furent pas les derniers à dissimuler leurs bilans, quoiqu’ils fussent plus enclins à rationner leur communication qu’à répandre de fausses données</span> <span style=
      "font-size: 10pt;"><strong><sup><span style="color: maroon">1</span></sup></strong></span><span style="font-size: 10pt">. Nul n’a oublié Stackhanov et ses records truqués, ni les chiffres
      étonnants qu’on corna pour célébrer le communisme : ainsi l’économie des Soviets aurait-elle été multipliée par 36 entre 1913 et 1959 quand celle de l'oncle Sam doublait seulement <span style=
      "font-size: 10pt;"><strong><sup><span style="color: maroon">2</span></sup></strong></span> ! L’OCDE révisera : le PIB qui affichait 1501 dollars par tête en 1913 ahanait à ... 2601 en
      1950</span> <span style="font-size: 10pt"><strong><sup><span style="color: maroon">3</span></sup></strong></span><span style="font-size: 10pt;">. L’Amérique n’est pas en reste, notamment sur le
      front symbolique de l’emploi et de la productivité. Celle des Etats-Unis végétait : en 1995, la productivité de la main d’œuvre plafonnait à 1% en rythme annuel de croissance. Le Bureau des
      Statistiques de l’Emploi changea alors sa jauge : il rapporta la puissance informatique <strong><sup><span style="color: maroon; font-size: 10pt;">4</span></sup></strong>, doublant tous les 18
      mois selon la loi de Moore, au prix du matériel, augmentant en proportion la production de chaque heure de travail effectué. Cette magie transforma 2,4 milliards de dollars de débours
      informatiques en 14 milliards de production et fit bondir de 20% le PIB du troisième trimestre ! Au quatrième trimestre 1995, la productivité croissait de 6,9% en rythme annuel</span>
      <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon">2</span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt">! Voici que « <em>le PNB américain commence à ressembler, pour la fiabilité
      statistique à celui de l’Union soviétique</em></span> <strong><sup><span style="color: maroon; font-size: 10pt;">5</span></sup></strong>&nbsp;<span style="font-size: 10pt">» (Emmanuel
      Todd).<br>
      &nbsp;</span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">L'Europe ne déroge pas. Voyez l’Angleterre, Margaret Thatcher, sa dame de fer, son renouveau libéral des années 1970 ; la thérapie de
      choc exige des résultats à l’unisson, surtout sur la question centrale du chômage. On hésite, on louvoie : entre 1979 et 1988, le mode de calcul est changé vingt-deux fois</span></span>
      <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>6</strong></span></sup> <span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">! Le chômage baisse. En France, on s’écharpe encore
      sur les chiffres : fin juin 2007, l’INSEE proposait un taux de chômage moyen de 9,4% pour le premier trimestre tandis que les autorités se flattaient de 8,5%</span></span> <sup><span style=
      "color: maroon; font-size: 10pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">. Ainsi le principe axiomatique est-il que les chiffres sont justes
      jusqu’à ce qu’ils deviennent faux, selon le temps et l’énergie que les instituts qui les émettent mettront à les réexaminer. L’empire soviétique révisait peu, le géant américain révise beaucoup
      tant il se trompe dans sa hâte à produire de bonnes nouvelles, ou de moins mauvaises. Que vaut ce décompte récent du chômage outre-atlantique qui dénombra en première instance 4.000
      suppressions d’emplois</span></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>8</strong></span></sup> <span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">pour le mois
      d’août 2007 quand on visait 110.000 créations de postes ? Outre qu’il soit décevant, quel crédit lui accorder quand le même jour on révisa les chiffres de juillet à 68.000 emplois générés
      contre 92.000 annoncés, pis encore, ceux de juin, ramenés de 126.000 à 69.000</span></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>7</strong></span></sup><span style=
      "font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">&nbsp;? La <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4088438.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
      "color: #3366ff;">prévision est fausse</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Presque toujours fausses</span></strong><br>
      <br>
      (…) Six milliards d’individus jamais en repos s’agitent et grouillent ; ce charivari planétaire défait chaque jour les vérités apprêtées la veille. Et de cette fièvre tourbillonnante,
      imprévisible, surgit la marche du monde, inopinée et confuse : on aimerait bien sûr que celle-ci fût plus ordonnée, mieux disciplinée, surtout, qu’elle fût plus calculable ! Mille variables,
      mille équations, mille ordinateurs, arc-boutés vers un chiffre magique, un seul, qui embrasserait d’un seul regard le réel tout entier : le marquis de Laplace en rêvait ! Deux siècles après,
      L’INSEE confessait pourtant que « les progrès de la prévision n’étaient pas manifestes » (…)<br>
      <br></em></a>, le comptage est faux, les chiffres définitifs sont à la merci de celui qui tient le couteau et partage le gâteau. C’est la règle.</span></span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">Nous ne savons rien des mensonges qui auront été versés dans des tableaux de bord complices, et la part frauduleuse que l’on aura su
      rendre miscible dans les indicateurs majeurs comme le PIB, les balances des paiements, les budgets. Coincés entre les grands équilibres, la contrainte extérieure, l’opinion qui vote et les
      marchés financiers qui chutent ou grimpent selon qui parle en dernier, les Etats manient la statistique en raffinant l’opaque. La prévision est un cordeau lâche qui délimite mal. Les
      économistes opinent, éclairés et sûrs d’eux, décodant doctement cet air du temps, jamais empêchés de commenter des chiffres parfois tout à fait faux. Et ce volapuk embarrassé éblouit autant
      qu’il dispense le maître de s’expliquer davantage. « <em>Laissez trois économistes ensemble et vous êtes sûr d’avoir au moins quatre avis sur la politique à suivre</em></span></span>
      <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>9</strong></span></sup> <span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">» raillait Milton Friedman, économiste lui-même,
      Nobel de surcroît. Les sociétés ne sont pas en reste : Enron, Parmalat, Worldcom et tant d’autres qui n’y allèrent pas à moitié, le cœur sur la main et la main dans la poche, déversant
      continûment leurs chiffres frelatés sous l’œil comparse des meilleures enseignes, banques d’affaires et auditeurs de haut vol. Hé quoi, les <a class="tooltip" href=
      "http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">bancanalystes</span></span><em><strong><span style=
      "color: #ff0000;">Bancanalystes</span></strong><br>
      <br>
      (...) Ceux d’autrefois étincelaient moins. A l'écart, loin des parquets, coincés entre la comptabilité et le contrôle de gestion, on les imagine trois-pièces strict, plutôt sombre, chemise
      blanche contractuelle, à décrypter d’infinies chroniques de chiffres et de perspectives. Les analystes financiers de l’ancienne époque étaient sûrement de cette sorte, à s’échiner pour le roi
      de Prusse, décortiquant sans relâche les communiqués des sociétés afin de chiffrer les belles. Puis vinrent les années 1990, pleines d’excès et d'abus. Les commis industrieux déposèrent les
      bilans : la nouvelle génération sonna le carillon des roadshows, du marketing boursier et de la création de valeur (…)<br>
      <br></em></a>&nbsp;connivents ne sont jamais loin ! Aux USA, pour une recommandation à la vente, il y en avait six à l’achat en 1991 et … cent en 2000</span></span> <sup><span style=
      "color: maroon; font-size: 10pt;"><strong>10</strong></span></sup> <span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">! Peu après, l'e-Economie&nbsp;kracha le surplus.</span></span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">Finalement, les chiffres ne paraissent avoir de constance que dans l’excès, faisant de ceux qui s’en méfient les plus ardents
      défenseurs. Car il faudra bien continuer de jauger, peser, calibrer, même «&nbsp;<em>si beaucoup de choses non chiffrables nous donnent une satisfaction plus grande que ce qui peut être
      mesuré</em></span></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: maroon"><strong>11</strong></span></sup><span style="font-size: 10pt"><span style="color: #000000;">&nbsp;»&nbsp; (John
      Galbraith).</span></span>
    </div><br>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;<span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><span style=
      "font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
    </div>
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    <span style="font-size: 8pt; color: black">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966">(1) Jacques Sapir (1998) - «&nbsp;Le Krach Russe&nbsp;»<br>
    (2) William Bonner (2004) - «&nbsp;L'Inéluctable Faillite de l'Economie Américaine&nbsp;»<br>
    (3) Angus Maddison (2001)&nbsp;- «&nbsp;L'Economie Mondiale : Une Perspective Millénaire / OCDE&nbsp;»</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: black">PIB par habitant en dollars internationaux de 1990 - Pays d'immigration européenne (Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande) 1913
    (<strong>5257)</strong> - 1950 (<strong>9288)</strong> - Europe de l'Est et ex-URSS 1913 (<strong>1501)</strong> 1950 (<strong>2601)</strong></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966">(4) Michel Aglietta - Antoine Rebérioux (2004)&nbsp;- «&nbsp;Dérives du Capitalisme Financier&nbsp;»</span>
    <div>
      <span style="font-size: 8pt; color: #339966">&nbsp;</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 8pt; color: black">Dès 1987, Robert Solow, prix Nobel d'Economie, s'était ému qu'on ne considérât pas la contribution de l'informatique dans les indicateurs de
      productivité. Il souleva alors le fameux paradoxe suivant : <span style="color: #339966;"><span style="color: #000000;">«&nbsp;<em>You can see the computer age everywhere but not in the
      productivity statistics</em> », que l'on peut traduire ainsi :«&nbsp;L'âge des ordinateurs est perceptible partout sauf dans les statistiques de productivité ».</span></span></span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </div><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(5) Emmanuel Todd (2002)&nbsp;-&nbsp;«&nbsp;Après l'Empire&nbsp;»<br>
    (6) Libération, le 27/06/1988 / Bernard Maris (1990) - «&nbsp;Des Economistes Au-dessus de Tout ...&nbsp;»<br>
    (7) Les Echos, le 29/06/2007 - « Le chômage sous la barre des deux millions »<br>
    (8) Reuters, le 07/09/2007 - « Première baisse depuis 2003 pour le marché du travail américain »<br>
    (9) Milton Friedman (1969) - «&nbsp;Inflation et Système Monétaire&nbsp;»<br>
    (10) Michel Aglietta / Antoine Rebérioux (2004) -&nbsp;«&nbsp;Dérives du Capitalisme Financier&nbsp;»<br>
    (11) John Galbraith (1981) – «&nbsp;Tout Savoir ou Presque sur l'Economie&nbsp;»</span>
  </div>
  <div>
    <div>
      <span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;<span style="font-size: 10pt"><span style="font-size: 10pt"><span style=
      "font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
    </div>
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    </div>
    <div>
      <span style="font-size: 8pt; color: black">&nbsp;<br>
      <br></span>
    </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="text-decoration: underline;">I<span style="color: #ff0000;">llustration</span></span></span> <span style=
    "color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal;">: Extrait du site&nbsp;</span><a href=
    "http://rds.yahoo.com/_ylt=A0WTb_oVQLNH9IQBdmKjzbkF/SIG=122q9iakq/EXP=1203016085/**http%3A//www.dreams-cars.net/images/Design%3FD=A" target="_top"><span style=
    "color: #ff0000; font-size: 8pt;">http://www.dreams-cars.net/images/Design?D=A</span></a>
  </div>
  <div>
    <br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Sep 2007 23:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-12273410.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-12273410-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Slogans et théorèmes]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6640437.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt;"><img width="242" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Slogans-Th-or-mes.jpg" height="280" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;"
    class="GcheTexte">Place aux jeunes ! Voici venu le temps des quinquagénaires, celui de la modernité, du renouveau, porté par des hommes et des femmes, leaders politiques ou chefs d’entreprises,
    étreints par l’enthousiasme et la volonté d’agir ; cet air du temps nous comble, et nous sommes pressés de croire tout ce que l’on nous dit aussi bien qu’impatients de faire tout ce que l’on nous
    conseille. Parfois même au mépris des leçons de l’Histoire. Une mode passe, une autre surgit, au rythme des générations qui se succèdent, chacune plus assurée que la précédente de l’acuité de ses
    vues et de l’ardeur de ses prescriptions. Quelques idées, délaissées pour ce qu’elles avaient failli, refont surface après que celles qui les avaient supplantées, plus en vogue ou mieux en cour,
    n’eurent pas mieux réussi. Ainsi naît l'infini recommencement des usages, entre progrès et conservatisme, selon la pensée du moment et le prestige de ceux et celles qui l’incarnent. « <em>Les
    seules limites sont celles de la vision</em> » (James Broughton). Et rajoutera-t-on, celles de l’esprit sont celles de la mémoire. En économie notamment, et dans ses alentours financiers, où la
    brièveté du souvenir chère à John Galbraith a généralement force de loi.</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt;">Henri de Castries est l’une des étoiles de la nouvelle génération. Enarque bon teint qui migra du Trésor à la présidence d’Axa, il luit aujourd’hui au firmament des
    patrons les mieux payés <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong>. C'est un homme au contact, qui connaît l’Etat et la libre entreprise, dont la réussite personnelle
    imprègne les avis du sceau de l’autorité. Que nous dit-il au sujet des résultats des majors de la cote parisienne, qui croissent nettement ? « <em>Nous devrions nous réjouir du niveau de ces
    profits parce que ce sont eux qui financeront les investissements, donc la croissance et les emplois de demain</em> » <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong>. En effet,
    les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/archive-08-27-2006.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">profits sont gros</span></span><em>La
    Bourse fit la fine bouche ce 15 février 2006 : BNP Paribas qui venait pourtant d’annoncer un bénéfice record pour le millésime 2005 recula de -2,50% ; TOTAL qui afficha le meilleur résultat
    annuel jamais enregistré par une entreprise française - 12 milliards d’euros -, se replia d’un demi point. Seul Danone, qui tripla ses bénéfices, vit son cours croître (+1,4%) …</em></a> : 88
    milliards d’euros en 2005, 96 en 2006 pour l'élite tricolore <strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong>, consubstantiels, si l’on entend bien, de lendemains de plein
    emploi.&nbsp;Las, un doute s’insinue, malicieux, qui nous rappelle que les trente dernières années actèrent précisément l’inverse ! Car ce qu’énonce notre héraut n’est rien que le théorème de
    Schmidt, du nom du chancelier d’Allemagne fédérale, contemporain de Valéry Giscard d’Estaing, qui déclara un jour de 1978 : « <em>La compétitivité d'aujourd'hui génère les profits d’aujourd’hui ;
    les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain ; les investissements de demain font les emplois d’après-demain</em> ». Certains refrains sont vivaces, qui n’ont été démontrés par
    personne ni concrètement avérés, mais restent tenus pour vrai par l’establishment, contre vents et marchés.</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt;">A la même époque, Michel Albert, alors Commissaire au Plan, brillant quinquagénaire qui&nbsp;dirigera ensuite&nbsp;les AGF, autre haut lieu de l’assurance, griffera
    l'édifice d'une sentence définitive : «&nbsp;<em>L’emploi est lié à la croissance. La croissance est liée à l’équilibre extérieur. L’équilibre extérieur est lié à l’adaptation de l’industrie</em>
    » <strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong>. Quelques oukases de cette sorte pavèrent la renaissance libérale des années 1970, parant l’économie de lois d’airain,
    fatidiques, qui consacraient la victoire du Marché et la reddition de l’Etat. Michel Albert y gagna en notoriété ce que la rigueur scientifique y perdit en netteté <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">5</span></sup></strong> : d'interminables causeries d’experts, parfois de simples idéologues, tinrent lieu de démonstration mieux que le réel, moins permanent, qui défia tout.
    En sorte que l’on délibère encore des « théorèmes » de Schmidt et d’Albert, dans la plus pure tradition jésuitique. Les mieux écoutés donnent le ton, comme Henri de Castries, récemment adoubé «
    stratège de l’année 2006 » <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong>, lointain descendant de Xavier Dupont, <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6515647.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">financier de l’année 1987</span></span><em>Le 25 janvier 1948, le
    gouvernement de Robert Schuman n’y alla pas de main morte : le franc fut dévalué de 80% ! Dix années plus tard, l'adoption du nouveau franc s'accompagnera d'une dévaluation de 17,5%, perpétuant
    une pratique onze fois répliquée entre 1945 et 1969, qui répondait à la politique inflationniste d’après-guerre …</em></a>, grand théoricien du <em>syndrome égyptien</em>, dont la Compagnie des
    Agents de Change qu’il dirigeait se fit plumer de 600 millions de francs. Bah, « <em>rien n’est impossible dans une science aussi inexacte que l’économie</em> » ainsi que le confessa Paul
    Samuelson, prix Nobel d’Economie, un jour de grande lassitude <strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong>. Chacun peut donc se permettre d’opiner à bon compte.</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="MARGIN: 0cm 6pt 1.5pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt;">Souvenons-nous pourtant : les Trente Glorieuses (1945/1975) s'accompagnèrent d'une croissance résolue, de quelque 4,5% l'an. Nos entreprises, assujetties à un impôt
    de 50% sur les sociétés, étaient florissantes, qui réinvestissaient alors l'essentiel de leurs profits, et leurs capacités d’autofinancement étaient très élevées. Les salaires suivaient,
    inscrivant le pouvoir d’achat dans les pas de la croissance ; les emplois étaient à l’unisson et Pierre Mendès France s’égosillait que le chômage frappât 300.000 personnes ! A contrario, les
    actionnaires n’avaient pas la part belle, à l’image d’une <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/archive-08-28-2006.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">Bourse atone</span></span><em>Le choc pétrolier de 1973 mit fin à l'embellie des Trente Glorieuses. Durant cette période (1945/1975), la croissance française fut sans précédent,
    exceptionnelle et constante, de l'ordre de 4,5% par an. La logique eût voulu que la Bourse escortât cet élan de prospérité sur des marchés financiers à l'unisson …</em></a> <span style=
    "font-size: 10pt;">; entre 1962 et 1978, Paris connut seize ans de marasme, et l'indice baissa de 75% en francs constants tandis que le PIB doublait en volume</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">8</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt;">. Puis les choses changèrent ; on libéralisa, on déréglementa. Les profits enflèrent, les marchés
    financiers flambèrent ; le chômage fit de même, qui s’accrut partout : Helmut Schmidt n’avait-il pas dit qu’il était déjà contredit ! Au point que vingt années après, quelques perfides crurent
    bon de débaptiser son postulat en « théorème de Michelin » : en septembre 1999, l’équipementier publia des résultats semestriels en hausse de 20% en même temps qu’il annonçait 7.500 licenciements
    ; le titre bondit immédiatement de 12% ! Ce qu'on put traduire ainsi : «</span> <em><span style="font-size: 10pt;">Les profits d'aujourd'hui font les licenciements de demain et les dividendes
    d'après-demain</span></em> <span style="font-size: 10pt;">».</span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 0cm 6pt 1.5pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="MARGIN: 0cm 6pt 1.5pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt;">Ainsi le capitalisme financier, c’est-à-dire la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/archive-10-17-2006.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">primauté de l’actionnaire</span></span><em>Lorsqu’elle a réalisé de bonnes affaires, une entreprise finance son essor en utilisant
    une part des profits issus de son activité : elle s’autofinance. Selon le cas, elle peut également choisir de s’endetter, soit auprès d'institutions financières, soit, pour les plus en vue, en
    émettant des obligations. Elle peut aussi saisir ses actionnaires pour qu'ils remettent au pot …</em></a> sur tous les autres acteurs, a-t-il grignoté petit à petit le gâteau des profits au point
    de s’en octroyer la plus grosse part. En 2006, les actionnaires du CAC se sont vus reverser 45% des profits de leurs favorites - 35% en 2005 -, quelque 40 milliards d’euros, entre dividendes et
    rachat d’actions <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">9</span></sup></strong>. Total règne en maître, Mittal se distingue, qui versera cette année 1,8 milliards d’euros à
    ses mandants malgré un bénéfice en baisse</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">10</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">. Investit-on
    au moins ? Non :</span> <span style="font-size: 10pt;">l’investissement du CAC&nbsp;est passé de 120 milliards d’euros en 1999 à 77 en 2005</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">11</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt;">. La financiarisation a tout chamboulé et distrait les capitaux de l'entreprise elle-même : les circuits
    de l'argent ont capté l’essentiel des gains de productivité, asséchant tout le reste. On voit mal comment ce système pourrait fonctionner de lui-même à l’envers, dominé par des logiques
    patrimoniales et des acteurs puissants, rétifs à toute réglementation. L’actionnaire-roi n’est pas près de dételer, n’en déplaise aux tenants du théorème de Schmidt, oublieux qu’en 1978
    l’actionnaire en question n’était qu’une pièce rapportée. Quant au théorème d’Albert, on&nbsp;fera remarquer que l’équilibre extérieur des Etats-Unis – 763,6 milliards de dollars de déficit
    commercial en 2006 -, dans le rouge depuis 1971, n’a que rarement écorné l'élan américain. Tout peut toujours changer, tôt ou tard ...</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Ah, l’économie ! Ses théorèmes, bringuebalant, autoritaires, qui sonnent comme des slogans et nous donnent tout loisir d'ergoter en savantes
    conjectures, d’exemples contredits en contre-exemples récusés, scellés à l’autorité de celui qui les dicte et de ceux qui les clament. Oyez !&nbsp;Sonnez trompettes, résonnez carillons !</span>
  </div>
  <div style="TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div>
    <div>
      <div>
        <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
      </div>
      <div>
        <div>
          <div>
            <hr size="2">
          </div>
          <div>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
              <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><br>
              <span style="font-family: verdana,geneva;">(1)</span></span><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
              "color: #339966; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;Les Echos, le 24/04/2007 - « Le Hit Parade des Salaires des Patrons du CAC »</span>&nbsp;<br>
              <br></span></span><br>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: black;">Les&nbsp;rémunérations en 2006 (salaire fixe, bonus, avantages en nature et le cas
              échéant, jetons de présence) établissent comme suit le classement des patrons du CAC les mieux payés : (1)</span> <b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Bernard
              Arnault</span></b> <span style="color: black;">(LVMH) 4,06 millions d'euros (2)</span> <b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Henri de Castries</span></b>
              <span style="color: black;">(Axa) 3,76 millions d'euros (3)</span> <b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">Jean-François Dehecq</span></b> <span style=
              "color: black;">(Sanofi-Aventis) 3;,36 millions d'euros ; en outre, Lindsay Owen-Jones (L'Oréal) est le patron non exécutif le mieux payé avec un revenu de 4 millions
              d'euros.</span><span style="color: black;">&nbsp;</span><span style="color: black;">On notera qu'Henri de Castries&nbsp;a annoncé qu'il renoncerait à ses stock-options pour l'année
              2007, estimant en avoir reçu un nombre suffisant. &nbsp;A ce jour, le patron d'Axa possède environ 900.000 actions en direct et près de 6 millions d'options, soit une plus-value
              potentielle de quelque 70 millions d'euros (La Tribune, le 15/05/2007)</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
              "font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
              <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #339966; mso-bidi-font-family: Arial;">(2)&nbsp;Le Nouvel Economiste, 19/25 avril 2007,
              citant Le Figaro Economie<br>
              (3)&nbsp;Les Echos, le 24/04/2007 - « Le Hit Parade des Salaires des Patrons du CAC »</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal;">
              <span style="font-size: 9pt; color: #000000; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
              "font-size: 8pt; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif';"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
              "font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: black;">Les&nbsp;bénéfices des entreprises du CAC 40 se sont établis en milliards d'euros à :
              (</span><b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2006</span></b><span style="color: black;">) 96,3 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2005</span></b><span style="color: black;">) 88 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2004</span></b><span style="color: black;">) 57 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2003</span></b><span style="color: black;">) 37. L'exercice 2007 s'annonce sous les meilleurs auspices : les profits des 40 entreprises
              emblématiques de « l'hexagone » pourraient encore progresser de 6,7% et atteindre un total de 101,7 milliards d'euros selon Thomson Financial (Le Monde, 23/02/2007). L'économiste Marc
              Touati rappelle cependant qu'en moyenne 80% des profits des entreprises du CAC sont réalisés à l'étranger.</span></span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
              "font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
              <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
              "font-size: 7.5pt; color: #339966; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">(4)&nbsp;Le Monde Diplomatique, Avril 1998
              -&nbsp;« Le Bout du Tunnel »</span></span></span></span><span style=
              "font-size: 7.5pt; color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;"><br></span><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
              "font-size: 8pt;"><span style="color: #339966; mso-bidi-font-family: Arial;">(5) La réalité défit avec obstination les prescriptions de Michel Albert ...</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
              "font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
              "font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: black;">Le VIIème Plan qu'il concocta avec Jean Ripert fut un chef d'œuvre d'erreur économique. On y
              prévoyait une croissance de 6% et le plein emploi pour l'exercice 1980 : hélas, la croissance se fixa cette année-là à 3,4% et le chômage à plus d'un million et demi d'unités
              ...</span></span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
              "font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
              <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #339966; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
              "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(6)&nbsp;La Tribune de l'Economie, le 29/03/2007 -&nbsp;« Jean-Louis Borloo a remis à Henri de Castries ... »<br>
              (7)&nbsp;Bernard Maris (1990) -&nbsp;« Des Economistes au-dessus de Tout Soupçon »<br>
              (8)&nbsp;André Orléan (2005) -&nbsp;« Le Pouvoir de la Finance »<br>
              (9)&nbsp;Les Echos de l'Economie, le 07/02/2006 -&nbsp;« Les Entreprises de l'indice CAC soignent ... »</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal;">
              <span style="font-size: 9pt; color: #000000; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
              "font-size: 8pt; color: black; font-family: 'Verdana','sans-serif';"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
              "font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: black;">Les sommes reversées aux actionnaires ont atteint, en milliards d'euros :
              (</span><b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2006</span></b><span style="color: black;">) 39,9 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2005</span></b><span style="color: black;">) 30,3 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2004</span></b><span style="color: black;">) 25 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2003</span></b><span style="color: black;">) 22. Ces flux sont l'addition de dividendes et de rachats d'actions. Particulièrement, les
              dividendes payés ont été, en milliards d'euros : (</span><b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2006</span></b><span style="color: black;">) 32
              (</span><b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2005</span></b><span style="color: black;">) 24 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2004</span></b><span style="color: black;">) 16 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2003</span></b><span style="color: black;">) 14,1. Les rachats d'actions se sont élevés, toujours en milliards d'euros :
              (</span><b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2006</span></b><span style="color: black;">) 7,9 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2005</span></b><span style="color: black;">) 6,3 (</span><b><span style=
              "color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2004</span></b><span style="color: black;">) 9 (</span><b><span style="color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt;">2003</span></b><span style=
              "color: black;">) 7,9.</span></span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
              <span style="font-size: 8pt; color: black; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style=
              "font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></span>
            </p>
            <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
              <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
              "font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #339966; mso-bidi-font-family: Arial;">(10)&nbsp;Le Monde, le 21/02/2007&nbsp;-&nbsp;« En 2006, les
              groupes du CAC 40 ont reversé ... »<br>
              (11) Le blog de Bernard Maris</span></span></span></span>&nbsp;&nbsp;
            </p><br>
            <hr size="2">
            <br>
            <br>
            <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style=
            "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Image extraite du blog Dark Passions (Jeudi 27 Décembre 2007)<br></span><br>
            <br>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 May 2007 00:16:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-6640437.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-6640437-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les alchimistes de la dette]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-6570252.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img width="234" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/AlchimistesDette.jpg" height="305" style=
    "float: left; margin: 0px; border: #000 0px solid;" title="La rue Quincampoix dans les années 1720" class="noAlign">Le régent de France Philippe d’Orléans, qui expédia les affaires courantes
    entre le défunt Roi Soleil, à la progéniture dévastée, et son successeur Louis XV, un lointain arrière-petit-fils, était mieux connu pour son épicurisme débordant que pour l’acuité de son
    intellect : sa capacité à restaurer les finances du royaume, détroussées par les grands desseins antérieurs, se mesurait aisément à la qualité de ses conseillers, entres catins et abbés. Il se
    piqua d'agir : le 2 mai 1716, il octroya à un écossais talentueux qui avait étudié l’économie, le droit d’établir une banque. Ainsi John Law se forgea-t-il un renom éternel en fondant la Banque
    Générale, qui deviendra même la Banque Royale, garantie par leurs Majestés séculaires. Par ce fait du prince, Law conquérait aussi l'habilité à&nbsp;<a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6161031.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">émettre des billets</span></span><em>Tant de richesses subjuguaient :
    les perles de Margarita, les émeraudes de Muzo, l’or de Maracaïbo, de Yaracuy, celui des Incas qu’on dépouillait, mais surtout l'argent, à profusion, des mines de Potosi, de Zacatecas et
    d’ailleurs. Les galions royaux, aux armes de Castille, regorgeaient de trésors, arrachés au sol d’Amérique, qu’on débarquerait à Séville si peu qu’on échappât aux pirates et aux vagues océanes
    …</em></a>, convertibles en pièces de monnaie sur la présomption de revenus des lointaines Amériques, qui paieraient les dépenses de la Couronne et assumeraient la dette publique. Mississipi,
    Louisiane, spéculation délirante et autres sornettes d'un genre moins historique firent le reste : quand on comprit, rue Quincampoix, en ce haut lieu de la modernité financière, que les billets
    n’étaient assis sur rien, l’affaire dégénéra ; le 24 mars 1720, ce fut la banqueroute. Louis XIV, tout juste froid, avait à peine eu le temps de se retourner dans sa tombe. Les choses allaient à
    vau-l'eau. Mais la dette publique allait mieux.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">John Galbraith nous rappelle que «&nbsp;<em>toute innovation financière implique, sous une forme ou une autre, la création d’une dette plus ou moins adéquatement
    garantie par des actifs réels</em>&nbsp;». Ce principe se révélera récurrent : les mésaventures qui en résultèrent ne le furent pas moins. Les billets de John Law créaient une dette, comme les
    oignons de tulipes qu’on achetait en terre, vers 1630, aux Pays-Bas&nbsp;: les mines de Louisiane et <em>Semper Augustus</em>, un bulbe rare, assuraient les créanciers de leurs mises, du moins en
    théorie. On ne discutait pas, on payait d’avance. Car ce qui imprégnait les esprits était la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">hausse exubérante</span></span><em>Comme toujours, on ne vit rien venir. La veille encore, chacun vaquait à ses affaires, et les
    places financières soufflaient un peu depuis le début de l’automne. En ce jeudi 5 décembre 1996, les bourses du Vieux continent conclurent une séance ordinaire. Tout juste nota-t-on que la
    Bundesbank avait refusé de baisser ses taux d’intérêt directeurs, sans alarmer personne …</em></a> des cours, qui avançait au pas des foules convaincues. Le retour aux réalités, brutal, est
    finalement assez ordinaire&nbsp;: un petit nombre s’enrichit, la majorité fut ruinée. En France, la dette de l’Etat fut assainie, John Law battit en retraite vers l'Italie, officieusement protégé
    par le Régent, entre deux élans concupiscents <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong>. La crise économique qui s’ensuivit est plus méconnue. Le papier-monnaie suscitera
    la méfiance jusqu’aux&nbsp;prochains assignats, et le terme « banque » sera&nbsp;mis au ban&nbsp;des terres fleurdelisées <strong><sup><span style="color: #800000;">2</span></sup></strong>. Puis
    on oubliera. Les Pays-Bas sont demeurés les premiers producteurs de tulipes au monde : quiconque voit ces immenses champs colorés sera pris de vertige à l’idée qu’en 1636, un seul bulbe de tulipe
    valait « <em>un carrosse, deux chevaux gris et leur harnachement</em> » <strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong><span style="color: #000000;">.</span>&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Deux siècles plus tard, on remit le couvert. Les années 1920, dans un tourbillon qui rendait tout possible, furent le théâtre de nouvelles innovations financières :
    des sociétés de portefeuille - <em>investment trusts</em> -, se mirent à fleurir outre-atlantique, gorgeant sans désemplir les marchés d'obligations et d'actions <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">4</span></sup></strong>. Ce papier, qui ne reposait que sur des montages de pure forme, sans réalité industrielle, alimentait la hausse grâce aux fonds levés qu’on
    réinvestissait en actions. Quelques-uns furent très actifs, comme la United Founders Corporation qui recueillit un milliard de dollars d’actifs pour un engagement initial de 500 dollars
    <strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong>&nbsp;! Nul ne fit cependant mieux ni plus vite que Goldman Sachs, l’une des banques d’affaires les plus puissantes aujourd’hui,
    fournisseur attitré de secrétaires d'Etat au Trésor américain, qui se signala par une égale capacité à drainer des capitaux énormes qu’à les escamoter. Le 7 février 1929, l’action culmina à
    222,50 dollars : au printemps 1932, elle ne vaudra plus que 1,75 dollar. Comme à l’habitude, on avait perdu de vue les fondamentaux au fur et à mesure que l’euphorie gagnait. Tout le monde s’y
    mit au point « <em>qu’on ne savait plus si le but social de la société était principalement l’industrie ou principalement la finance</em> » <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">6</span></sup></strong>. A nouveau, la dette-obligation et le papier-action reposaient sur des actifs qui ne garantissaient plus les moyens de payer ceux qui&nbsp;les avaient
    souscrits.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans les années 1980, la modernité prit les traits d’un financier de chez Drexel Burnham Lambert, une banque aujourd’hui disparue. Michael Milken, l’homme en
    question, comprit qu’il y avait à moudre : la financiarisation de l’économie avait fait appel d'air. En quelques <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6396559.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">fusions-acquisitions</span></span><em>Le PIB entier du Pérou n’eût pas
    suffi à prendre l'affaire ; ni mieux les recettes cumulées des dix entreprises les moins argentifères du CAC : en mars 2006, AT&amp;T, géant américain des télécoms, initiait un projet de
    fusion-acquisition monstre sur BellSouth Corp, une Baby Bell née de sa scission en 1984. Coût de l'opération : 89,432 milliards de dollars …</em></a>, les industriels pouvaient s'économiser dix
    ans de croissance laborieuse. Boone Pickens fut l’un des plus typiques, qui tenta d’avaler vingt fois plus gros que lui, la Gulf Oil, l’une des&nbsp;<em>sept sœurs</em> <sup><strong><span style=
    "color: #800000;">7</span></strong></sup>. Les raiders reparurent : Carl Icahn, James Goldsmith, d’autres, assaillirent des joyaux comme TWA ou Good Year <sup><strong><span style=
    "color: #800000;">8</span></strong></sup>. Le génie de Milken fut d’imaginer les financements, c'est-à-dire la forme de la dette. « <em>Le <span style="color: #000000;">capital ne <span style=
    "color: #000000;">manque</span> pas&nbsp;; ce qui <span style="color: #000000;">manque</span>, c'est la <span style="color: #000000;">vision</span> »</span></em> déclara-t-il après avoir inventé
    les <em>junk bonds</em>, qui permettaient aux petites firmes de lever des fonds que les banques leur refusaient, contre des rendements de 20% censés compenser le risque. Le marché de ces «
    obligations pourries » connut un vif succès. Les créanciers affluèrent, les raiders virent l’occasion de leurs ambitions&nbsp;: il fallut parfois dépecer les cibles pour rembourser. On dérapa.
    Michael Milken fut condamné pour délit d’initié à dix ans de prison. Il en fit deux. Le Congrès américain légiféra : il obligea les institutions financières à se défaire de leurs <em>junk
    bonds</em> avant le 1<sup>er</sup> juillet 1994 <sup><strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></sup> : la règle fut fatale à <span style="color: #000000;">Executive Life</span>,
    l’un des nombreux avatars de la saga du Lyonnais.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">L’innovation financière tourne toujours autour de l’effet de levier, c’est-à-dire du pouvoir démultiplicateur de l’endettement, et des formes dont
    le génie humain le dote pour combler son besoin exprès de capitaux. Qu’il s’agisse de papier-monnaie, garanti par des pouvoirs volages ou des richesses présumées, d’options sur l'avenir, de
    montages siphonnant l’épargne, ou de titres étranges aux rendements impossibles, l’ingénierie de l’argent n’est jamais chiche de capitaliser son insatiété. La dette qui en résulte ne manque pas
    de bras ni de candidats, aujourd’hui d’êtres sans visage, anonymes, pour être redistribuée à l’envi. Néanmoins, l’Histoire nous conte plus la fin pathétique de quelques-uns, ruineuse pour tant
    d'autres, qui scella toujours ces meccanos ; chaque fois, l’expression de ce génie fut rattrapée par la turpitude banale des contreparties occultes et des délits d’initiés. John Law fut exilé,
    Michael Milken incarcéré, l’opprobre jeté sur tous ceux qu’on avait tant chéris pour assez les bannir. Puis, la balle revient dans <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6396559.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">le camp des Etats</span></span><em>Northern Rock ! Voilà un label qui
    avait du souffle, oserait-on dire du coffre ! Hélas, la huitième banque du Royaume-Uni est au tapis : la peste du l’a prise l'été dernier, sans crier gare, violente d'humeurs qui suppurent encore
    et nous alarment. La Banque d’Angleterre oxygéna l'affaire fin septembre, mit 26 milliards de livres au pot ainsi que quelques milliers de clients dans les rues de Newcastle, subitement inquiets
    de la tournure des évènements …</em></a>, qui comblent les trous et légifèrent. Lesquels Etats, eux-mêmes chroniquement endettés, auront prêté activement la main à l'essor de marchés devenus les
    garants de la liquidité des titres publics et le vecteur idoine de leurs déficits budgétaires et de leurs fins de mois.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les fusions-acquisitions sont au comble ; l’endettement financier croît au rythme des occasions nouvelles qui s’offrent aux fonds d’investissement et autres
    <em>hedge funds</em> ; les marchés émergents, notamment chinois, flambent, au point que les autorités locales ont récemment restreint les crédits spéculatifs ; le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6067850.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">carry trade</span></span><em>Voici l'Islande : ses Hautes Terres, au
    centre de l’île, inhospitalières, trouées de sources thermales et de geysers d’où l’eau bouillante jaillit ; à l’entour, ses côtes, perlées de fjords, peuplées de 300.000 âmes, au mieux. En 1991,
    le cabillaud se raréfie, les pêcheries déclinent, l’économie s'étiole. Le parti de l’Indépendance, qui vient au pouvoir, met fin à l’Etat providence et dicte une thérapie de choc …</em></a>
    s'embrase avec un yen atone. Grâce au ciel, les OPE remplacent de plus en plus les OPA : on ne s'endette plus pour absorber un rival, on s'échange des titres. C’est autant que l'on n'aura pas à
    rembourser. Tant mieux.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
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            <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
            <div>
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                  <hr size="2">
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                  &nbsp;
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><span style=
                    "font-family: verdana,geneva;">(1)&nbsp;Description jubilatoire du Régent Philippe d'Orléans dans le film de Bertrand Tavernier (1975) - « Que la fête commence »<br>
                    (2)&nbsp;</span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caisse_des_Comptes_Courants"><span style="color: #339966; text-decoration: none; text-underline: none;"><span style=
                    "font-family: verdana,geneva;">http://fr.wikipedia.org/wiki/Caisse_des_Comptes_Courants</span></span></a><br>
                    <span style="font-family: verdana,geneva;">(3)&nbsp;Charles Mackay (1932)&nbsp; - « Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds »<br>
                    (4)&nbsp;John Galbraith (1989) -&nbsp;« La Crise Economique de 1929 »</span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
                    "font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="PADDING-LEFT: 30px; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style="font-family: verdana,geneva;">Avant 1921, on ne
                    comptait que quelques sociétés de portefeuille. En 1927, 160 s'établiront, puis 186 en 1928 et 265 en 1929.</span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: verdana,geneva;">(5)&nbsp;John Galbraith (1990) -&nbsp;«
                    Brève Histoire de l'Euphorie Financière »<br>
                    (6)&nbsp;Bertrand de Jouvenel (1932) -&nbsp;« La Crise du Capitalisme Américain »<br>
                    (7)&nbsp;Eric Laurent (2006) -&nbsp;« La Face Cachée du Pétrole »</span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><span style=
                    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><span style=
                    "mso-spacerun: yes;"><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span></span></span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
                    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
                    "color: #000000;">« Plus étonnant encore, un quart de tout le pétrole consommé par les forces alliées pendant toute la durée de la guerre est fourni par une seule et unique
                    compagnie : la Standard Oil of New Jersey, propriété de John Davison Rockefeller (08/07/1839 - 23/05/1937) ... Créé en 1860, son empire va régner sans partage pendant cinquante et
                    un ans, jusqu'à la décision prise en 1911 par la Cour suprême des Etats-Unis de démembrer la Standard Oil of New Jersey en trente-trois sociétés « juridiquement » indépendantes,
                    en raison de ses entraves à la concurrence et de ses pratiques déloyales utilisées pour éliminer ses concurrents. Face à cette décision, la Standard Oil décide, fin juillet 1911,
                    de se scinder en sept sociétés indépendantes les unes des autres, ce qui va se révéler une pure fiction&nbsp;».<br>
                    <br>
                    L</span></span><span style="color: #000000;"><span style=
                    "font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">a Standard Oil of New Jersey, reste directement
                    contrôlée par Rockefeller : elle deviendra</span> <span style=
                    "font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>Exxon</strong></span>
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">; La Standard Oil of New York
                    deviendra</span> <span style=
                    "font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>Mobil</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">,
                    la Standard Oil of California,</span> <span style=
                    "font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>Chevron</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">,
                    la Standard Oil of Ohio,</span> <span style=
                    "font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>Sohio</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">,
                    la Standard Oil of Indiana,</span> <span style=
                    "font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>Amoco</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">,
                    Continental Oil, Conoco et Atlantic Refining, Arco puis</span> <span style=
                    "font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>BP</strong></span><span style=
                    "font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">.</span> <span style=
                    "font-weight: normal; font-size: 8pt; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">La Gulf Oil fusionne avec Chevron en 1984. Le raid de Boone Pickens sur
                    Gulf Oil commença la même année. Il échoua suite à une fuite dans le montage financier (junk bonds)&nbsp;qui précipita la fusion Gulf-Chevron.</span></span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 9pt; color: #339966; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: verdana,geneva;">(8)&nbsp;Dominique Nora (1989) -&nbsp;« Les
                    Possédés de Wall Street »<br>
                    (9) Financial Institution Reform, Recovery and Enforcement Act - Août 1989</span></span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
                  </p>
                  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
                    &nbsp;
                  </p>
                  <hr size="2">
                  <p>
                    &nbsp;
                  </p>
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                                            <span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style=
                                            "font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br></span></span></span></span></span></span></span>
                                          </div>
                                        </div>
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                                <span style="font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> :&nbsp;Vue de la
                                rue Quincampoix où John Law (1671-1729) installa la Banque Royale</span></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">&nbsp;<br>
                                &nbsp;<br>
                                &nbsp;<br></span>
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        <pubDate>Mon, 07 May 2007 02:05:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-6570252.html</guid>
                <category>Mythes et Réalités</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-6570252-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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