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    <title><![CDATA[Boursonomics (Le sérail)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-770250.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Le sérail&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Boursonomics (Le sérail)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Jan 2009 20:47:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Marc Aragon</copyright>            <category>Le sérail</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les actionnaires ont la cote !]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-21058324.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="223" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/opm1b.jpg" height="240" style="float: left; margin: 0px; border: #000 0px solid;" class="noAlign">Au pays du Marché-roi,
    les Etats-Unis, l’outrance des chiffres ne désarme pas, jusqu’à l’ivresse qui anesthésie le jugement des hommes. Quoiqu’on paraphe, quoiqu’on estampille, la surenchère commande, et rien ne
    saurait plus retenir l’attention qui ne fût marqué du sceau de l’excès ; en sorte que quelques capitaines d’industrie, moins opulents mais non moins soucieux de frapper l'opinion, ne craignent
    pas de donner à leurs épopées une dimension quasi-héroïque. Ainsi, le 19 juin 2007, tandis que s'amoncelaient déjà les premiers nuages de la crise financière sur fond de déprime immobilière, Home
    Depot, le spécialiste américain du bricolage, fit part de son intention de&nbsp;se réapproprier le quart de ses propres actions en Bourse. Ce programme plébiscitaire, pour quelque 22,5 milliards
    de dollars, chavira les coeurs et fouetta le titre, qui se cabra aussitôt de 7,3% en séance. En élève appliqué, affranchi comme on se doute de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l’activisme de ses actionnaires</span></span><em>Apatride, humaniste,
    philanthrope, Georges Soros est d'abord connu pour son génie financier. Vingt ans après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même le Soros Fund
    Management, un groupe de fonds (Quantum, Quota, …) destiné à protéger et valoriser 4 millions de dollars d’actifs …</em></a>, Home Depot redistribuait ses bons résultats. Lesquels étaient au
    mieux mitigés !</span></span></span>&nbsp;<b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">1</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">.<br>
    &nbsp;<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Pour le leader
    mondial du bricolage, la décapitalisation avait commencé en 2002, sous l’impulsion de Robert Nardelli, son PDG, qui n’avait pas fléchi, faisant racheter pour environ 17,5 milliards de dollars des
    actions du groupe. La dynamique ne changea pas après la démission dorée à l’or fin du susnommé, parti redresser Chrysler en janvier 2007 avec un pécule de 210 millions de dollars en poche</span>
    <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">2</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Son successeur,
    Frank Blake, passa la surmultipliée, sans le premier sou pour mener l’opération que l’on a dite : le lego financier s’appuya sur la vente de HD Supply, une division spécialisée auprès de
    professionnels</span> <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">3</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">,&nbsp;pressentie
    pour&nbsp;10,3 milliards de dollars, et l’émission d’obligations, non garanties et mal notées</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">4</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, pour 12 autres
    milliards. La financiarisation des sociétés est là, résumée, qui privilégie l’actionnariat jusqu’à lui sacrifier une part d’elles-mêmes, salariés compris, jamais davantage empêchée de plomber la
    barque de mauvais papier. Le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">subprime</em> compliqua tout : la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6985334.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">vente LBO</span></span><em>L'automne 1929 porta un rude coup au génie financier. La ruine de la multitude fit le lit d’une hécatombe
    bancaire sans précédent qui abîma pour longtemps les velléités innovatrices des uns aussi bien que les illusions de tous les autres. On se hasarda moins. Un demi-siècle s’écoula et rien ne
    brusqua plus les corbeilles. Les consciences s’apaisèrent …</em></a> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">de HD Supply fut
    amputée du cinquième de son potentiel et les banques prêteuses exigèrent de nouvelles garanties, le prix de rachat des&nbsp;actions fut raccourci, et celui du titre divisé de moitié</span>
    <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">5</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Joseph DeAngelo,
    directeur général du groupe démissionna de tant d’imprévoyance. Finalement, la création de valeur s’était délitée dans le flou des motivations originelles, faisant place au risque, à tous les
    étages de la pyramide.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    D’autres ont des moyens plus appropriés à leur politique actionnariale, moins exposés aux aléas financiers. Nul bien sûr ne saurait titiller le géant ExxonMobil, qui gobe continûment ses propres
    actions dans des programmes de rachats pharaoniques : en 2007, le colosse pétrolier reprit pour 32 milliards de dollars de ses titres sur ses propres flux de trésorerie, soit plus que toutes les
    sociétés du CAC réunies, qui y&nbsp;consacrèrent 19 milliards d’euros</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">6</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Notre champion
    tricolore Total, dont les résultats record sont à l’unisson de ses prix en station, ne fait plus figure de meneur : ArcelorMittal mène désormais la danse, devant BNP Paribas et Axa. La Société
    Générale elle-même aura dévolu 1,288 milliard d’euros à la cause, avant hélas d’en appeler au Marché pour le quadruple après le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">séisme Kerviel</span></span><em>Nick Leeson ne fut ni le premier, ni
    le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires Merrill Lynch de quelque 250 millions de dollars, ou
    Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons du Trésor …</em></a><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Ces milliards qui
    volètent ne sont cependant rien à côté des coutumes anglo-saxonnes, qui gagnèrent l'Europe à l'aube des années 1990 et furent libéralisées en France à l'été 1998 : AT&amp;T s’engage dans un plan
    de rachat de 15,2 milliards de dollars d’ici fin 2009</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">7</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, Dell ambitionne 10
    milliards</span> <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">8</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, Cisco suit</span>
    <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">13</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, d’autres encore.
    Tous visent peu ou prou à soutenir leurs cours, mieux gratifier l’actionnaire, renforcer l’autocontrôle. En 2004 cependant, certains vendirent Microsoft qui entendait racheter pour 30 milliards
    de ses titres sur quatre ans,&nbsp;concevant que la firme de Redmond était à cours d’idées de développement</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">9</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Les actionnaires majeurs, avant tout les grands fonds d’investissement, sont au centre des opérations&nbsp;; la gouvernance d’entreprise, qui les associe aux dirigeants et aux conseils
    d’administration, où ils siègent, a mis fin au modèle des patrons intouchables <b><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></b> et redistribué les cartes. Les temps sont au rendement
    absolu des capitaux propres, de l’ordre de 15%, un taux mythique apparu dans les années 1930 <b><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></b>. Les rachats d’actions font partie de la
    panoplie du parfait <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">créateur de
    valeur</span></span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence
    sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives. Les analystes financiers de l’ancienne époque …</em></a> - en France, un tel
    programme doit être adopté en Assemblée Générale Ordinaire, dans la limite de 10 % des titres sur&nbsp;18 mois. En raréfiant la ressource, son prix augmente, ce qui permet de&nbsp;réconforter les
    cours, particulièrement en période de turbulences. Une enquête de JP Morgan <b><sup><span style="color: #800000;">12</span></sup></b> menée mi-2006 auprès d’une cinquantaine de sociétés
    britanniques a montré que la réaction du Marché a toujours été positive dans les deux mois suivant l’annonce, avec une progression moyenne de cours de l’ordre de 15%. Home Depot fut dans cette
    ligne-là, avant de s’effondrer, conformément à d’autres études concluant à la baisse de la performance boursière dans les trois à six&nbsp;mois suivants : celle de Standard &amp; Poors portant
    sur 423 valeurs de l'indice large S&amp;P 500 montrent qu’un quart seulement de ces entreprises ont fait mieux que le Marché <b><sup><span style="color: #800000;">13</span></sup></b>. Les cours
    flambent, puis s’éteignent, les actionnaires, qu’on choie, vont et viennent.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Généralement, les titres rachetés sont annulés, ce qui hisse la valeur de tous les autres à périmètre comptable identique : un cas singulier est ainsi celui de la famille Peugeot, qui n’apporta
    pas les siens à une opération de cette nature, et vit sa participation dans le groupe éponyme croître d'un point entre 2004 et 2005, sans bourse délier. Une autre justification à ce ball-trap
    financier consiste à considérer que le Marché fera toujours un meilleur usage de la trésorerie excédentaire des entreprises, avant de la lui restituer plus volontiers le jour venu. Celle de Home
    Depot a pris la forme d’un emprunt obligataire et d’une vente de bijoux de famille ! Plus marginalement, l’entreprise peut aussi racheter ses actions pour renforcer son autocontrôle, mieux se
    prémunir contre les OPA, disposer d’une réserve pour acquérir un concurrent par échange de titres, alimenter des plans d’actionnariat salarié ou de stock options. On le voit, les esquives de ces
    opérations capitalistiques ne manquent pas, qui exonèrent les dirigeants de consacrer l'énergie financière aux investissements en hommes et en projets. La rémunération de l’actionnaire s'oppose à
    celle des acteurs de l'entreprise qui en construisent le futur. Le développement industriel n'accapare plus la quintessence&nbsp;des capitaux utiles à la création de richesse(s) comme on le vit
    naguère. Les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6640437.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Trente
    Glorieuses</span></span><em>Place aux jeunes ! Voici venu le temps des quinquagénaires, celui de la modernité, du renouveau, porté par des hommes et des femmes, leaders politiques ou chefs
    d’entreprises, étreints par l’enthousiasme et la volonté d’agir ; cet air du temps nous comble, et nous sommes pressés de croire tout ce que l’on nous dit aussi bien qu’impatients de faire tout
    ce que l’on nous conseille …</em></a> sont révolues : la mode est à la création de valeur.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Depuis 1994, les entreprises rachètent plus d’actions qu’elles n’en émettent. En 2001, les émissions d’actions ont été aux Etats-Unis surpassées par les destructions au point que l’émission nette
    de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">capital boursier</span></span><em>Le 20
    juillet dernier, Yahoo, portail Internet de renommée mondiale, annonça des résultats qui déçurent ; la sanction des investisseurs, toujours de prime saut, ne se fit pas attendre : le cours perdit
    près de 19% en séance. Ainsi, cette star de la Nouvelle Economie, qui la veille encore pesait 47 milliards de dollars à la corbeille, vit-elle sa capitalisation boursière amputée d'un trait de
    plume de quelque 9 milliards de dollars …</em></a> fut de moins 330 milliards de dollars <b><sup><span style="color: #800000;">14</span></sup></b>. Les dividendes ne sont pas davantage restés à
    quai : leur part dans la valeur ajoutée des firmes a triplé entre 1990 et 2007 cependant que la composante salariale stagnait <b><sup><span style="color: #800000;">15</span></sup></b>. Cette
    pression actionnariale aura assez ému Clarins, qui se retire de la cote, et les introductions à Paris ont chuté de 22% en 2007 <b><sup><span style="color: #800000;">16</span></sup></b>. Quant à
    Home Depot, empêtré, surendetté pour le bien de la théorie, la route sera longue.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br></span></span></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(1) Fil d'actualités sur Home Depot - VotreArgent.fr</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Le chiffre d’affaires de Home Depot pour l’exercice 2006, connu au moment
    de l’annonce, était établi à <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">54,816</b> milliards de dollars, en recul sur celui de 2005 à <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">58,247</b> ; en 2007,
    il atteindra <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">73,094</b> milliards de dollars (Yahoo Finance)</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">- 15/08/2006 Home Depot : résultats 2006 attendus dans le bas des
    prévisions;<br>
    - 14/11/2006 Home Depot&nbsp;: résultats trimestriels inférieurs aux attentes ;<br>
    - 20/02/2007 Home Depot : résultat au quatrième trimestre 2006 en baisse de 28%&nbsp;;<br>
    - 15/05/2007 Home Depot : résultats trimestriels affectés par l’immobilier&nbsp;;<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">- 14/08/2007 Home Depot : bénéfice net en baisse de 15% au deuxième
    trimestre 2007 ;<br>
    - 13/11/2007 Home Depot&nbsp;: net repli du bénéfice net au troisième trimestre 2007&nbsp;;<br>
    - 26/02/2008 Home Depot&nbsp;: résultats en baisse au quatrième trimestre 2007 ;<br>
    - 20/05/2008 Home Depot&nbsp;: résultat net divisé par trois au premier trimestre 2008&nbsp;;<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(2) UsineNouvelle.com, le 06/08/2007 - «&nbsp;Robert Nardelli à la tête de Chrysler</span>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»<br>
    (3) Batiactu, le10/01/2006- «&nbsp;Home Depot s’empare de Hughes Supply pour 3,5 milliards de dollars</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">«&nbsp;</span><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">En rachetant Hughes Supply</em> (…), nous <em style="mso-bidi-font-style: normal;">poursuivons notre stratégie de développement fixée il y a 5 ans</em> » a déclaré
    Bob Nardelli, PDG de Home Depot. Spécialisée dans la distribution de matériel de construction aux entreprises, professionnels et collectivités locales aux Etats-Unis, la société Hughes Supply
    emploie 9.600 personnes pour un chiffre d'affaires total de 4,4 milliards de dollars. Le groupe rejoindra ainsi Home Depot Supply, division spécialisée auprès de professionnels (constructeurs,
    municipalités ou spécialistes de la maintenance) qui s’affiche en tant que leader sur un certain nombre de gammes de produits. [Ndla&nbsp;: dix-huit mois plus tard, cet ensemble sera
    revendu]</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">(4) Thomson Reuters, le 26/07/2007 - «&nbsp;Moody’s cuts Home
    Depot’s ratings on buyback program »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">Moody's cut Home Depot's senior unsecured debt rating four
    notches to "Baa1," the third-lowest investment grade, from "Aa3." » (Moody’s a descendu de quatre crans la notation de la dette senior non garantie de Home Depot, au niveau « Baa1 », le troisième
    grade le plus bas après « Aa3 »). Catégorie « junk bonds » – obligations pourries.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(5) Le titre atteint un plus haut annuel à 41$ le 12/07/2007 – Home Depot cote aujourd’hui
    22,44$&nbsp;;<br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(6) Journal du Net, le 31/03/2008 (Source La Lettre Vernimmen N° 63)
    – «&nbsp;Pourquoi les entreprises du CAC rachètent ... »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-themecolor: text1;">Dix plus gros rachats d’actions (CAC 2007,&nbsp;milliards d’euros) –
    ArcelorMittal (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">2,604</b>) BNP Paribas (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">2,139</b>) Axa (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">2,126</b>)
    Sanofi-Aventis (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,787</b>) Total (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,526</b>) SocGen (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,288</b>) Accor
    (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,240</b>) Suez (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,150</b>) L’Oréal (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,002</b>) Vinci (<b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">0,937</b>)</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-themecolor: text1;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(7) La Tribune, le 11/12/2007 - «&nbsp;AT&amp;R annonce une hausse record de son dividende
    et un massif rachat d’actions</span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»<br>
    (8) L’Agefi, le 05/12/2007 – «&nbsp;Dell autorisé à racheter pour 10 milliards de dollars d’actions »<br>
    (9) Le Journal des Finances, n° 6288 – «&nbsp;Multiplication des opérations de rachat d’actions »<br>
    (10) Le Monde Dossiers et Documents N° 361 – «&nbsp;Les actionnaires sanctionnent les patrons américains »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">« Depuis quelques semaines on assiste, aux Etats-Unis, à une hécatombe de
    grands patrons. Maurice Greenberg (AIG), Michael Eisner (Disney), Harry Stonecipher (Boeing), Carly Fiorina (Hewlett-Packard),&nbsp;..., ont été poussés à la démission ou à la retraite anticipée.
    En janvier, selon le cabinet Challenger Gray &amp; Christmas, 103 entreprises ont changé de numéro un […] Les actionnaires sont devenus plus agressifs. En mars 2004, près de 45% d’entre eux
    s’étaient opposés à la réélection de Michael Eisner. Chez Hewlett-Packard, le conseil a sanctionné Carly Fiorina pour ne pas avoir tenu ses promesses&nbsp;de rentabilité&nbsp;: les actions
    étaient en baisse de 30% depuis que Mme Fiorina avait pris la tête de l’entreprise en juillet 1999</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">».</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">[Ndla&nbsp;: la crise financière de 2007/2008 n’a pas été tendre avec les dirigeants
    des banques]</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(11) Bertrand de Jouvenel (1933) – «&nbsp;La crise du capitalisme américain »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Page 104 - « Après cinq fusions, la capitalisation monte à 1.600
    millions, mais l’actif, j’entends le total des sommes réellement dépensées pour la construction et l’équipement, ne monte qu’à 825 millions. Il s’ensuit que les actionnaires et obligataires
    s’attendent à toucher des dividendes et intérêts proportionnés à leur investissement de 1.600 millions et que les dirigeants de l’entreprise doivent faire rendre la somme nécessaire pour payer
    ces dividendes et intérêts à un capital réellement engagé de 825 millions. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Pour payer 7% d’intérêt sur le capital investi, il faut que la compagnie fasse
    rendre au moins 14% du capital réellement engagé</b>&nbsp;!</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">».</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(12) La Vie Financière.com, le 11/08/2006<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(13) La Tribune, le 23/11/2007 - «&nbsp;Les rachats d’actions, un effet placebo sur les cours »</span>
  </p>
  <p class="null" style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0.65pt 0pt 0cm; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    « Mais à plus long terme, et après la lecture d'une récente analyse de Standard &amp; Poor's, il est possible d'en douter. Sur les 423 sociétés de l'indice S&amp;P 500 étudiées par l'agence de
    notation entre janvier&nbsp;2006 et juin&nbsp;2007, seulement un quart d'entre elles ont vu leurs cours de Bourse faire mieux que le marché après l'annonce de leur plan de rachats d'actions. Les
    plus dépensières sont mêmes celles qui affichent les plus mauvaises performances par rapport à l'indice, assène l'étude. Car s'il vise à envoyer aux investisseurs un message deconfiance sur les
    perspectives de la société, le rachat d'actions peut aussi être interprété comme une forme d'impuissance [...], de panne stratégique ou d'absence de relais de croissance</span></span>
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">».</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(14) Problèmes Economiques, le<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    10/04/2002&nbsp;: Patrick Artus - «&nbsp;Le pouvoir des actionnaires »<br>
    (15) Alternatives Economiques, Juillet-Août 2008 - «&nbsp;Les actionnaires font la loi »<br>
    (16)</span> <span style="font-size: 8pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><a href="http://www.amf-france.org/documents/general/8328_1.pdf"><span style=
    "color: #00b050;">AMF</span></a></span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">- «&nbsp;Rapport annuel (2007) de l’Autorité des
    Marchés Financiers »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="mso-spacerun: yes;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.35pt 0pt;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Illustration</span></span><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;: Caricature de l'actionnaire capitaliste se
    gobergeant</span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 07 Jul 2008 18:26:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-21058324.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-21058324-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’Internationale des traders maudits]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <br>
    <br>
  </div>
  <div>
    <a href="http://www.capital.fr/"><img width="81" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Capital-copie-1.gif" height="60" style="border: 0px solid #b000; margin: 5px 8px;" title=
    "Article paru dans Capital Hors-Série Juin 2008 L'économie vue par les grands écrivains Pages 62-63" class="DrteTexte"></a>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <img width="263" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Trader-loupe.JPG" alt="Trader-loupe.JPG" height="250" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;" class=
    "GcheTexte"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">Nick Leeson ne fut ni le premier, ni le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme
    Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires Merrill Lynch de quelque 250 millions de dollars, ou Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons
    du Trésor. D’autres l’avaient aussi surclassé, comme Heinz Schimmelbusch qui allégea le conglomérat allemand Metallgesellschaft de 1,6 milliards en 1993 sur les marchés à terme pétroliers, ou
    Robert Lafee Citron, le bien nommé, épluchant le comté californien d’Orange de 1,7 milliards en 1994 sur des dérivés de taux</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b>1</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. Mais Nick Leeson demeurait le plus emblématique de tous, qui liquida
    la vénérable <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">banque Barings</span><em>17 janvier 1995, à
    l’aube. Kobé, assoupie, s’éveille doucement. Au sud de la ville, face à la baie d’Osaka, les premières lueurs du jour baigneront bientôt le port, Rokko Island, Port Island, et ces îles que
    l’homme a gagnées sur la mer. Soudain, à 5h46 locale, la terre se met à gronder …</em></a> en atomisant 1,4 milliards en 1995 ! Voici cependant que l’Internationale des traders incontrôlés vient
    d’élire un nouveau chef de file, Jérôme Kerviel : la Société Générale, réveillée à la hâte, a été repassée de 7,1 milliards de dollars <span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b><sup>2&nbsp;</sup></b></span>! Aux mécomptes près.</span><br>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">La finance n’est pas économe de dollars qui <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4071035.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">tourbillonnent par milliards</span><em>Les capitaux en jeu sont énormes ; dans
    l’univers de la finance globalisée, rien n'est qui ne se décline en milliards de dollars. Profits ou pertes, épargne longue ou spéculation court-termiste, grands investisseurs ou cow-boys de la
    Bourse, tout est outré, mirifique ou abyssal …</em></a>, voletant ici, s’évanouissant là, qui n’émeuvent plus personne. L’idée même de la valeur se perd dans les limbes des machines
    électroniques, intangible, jusqu’à l’anesthésie complète et la perte de tout sens réel. Adossés sur des promesses d’acheter sans argent ou de vendre sans posséder, fouettés par le levier des
    produits dérivés, dopés par un endettement avide d’incessantes baisses de taux, les nouveaux marchés financiers n’en finissent plus d’ajouter du risque au risque, parfois même là où il n’y en
    avait pas. Mathématisés à outrance, hors de l’entendement commun, les instruments de cette puissance sont à l’œuvre chaque jour et nous éblouissent de notionnels colossaux</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>3</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. Dans ce concert, les banques, maisons financières et
    autres professionnels de l’argent, sont aux premières loges, qui se dévouent <em>corps et âme</em> pour leurs clients. Las, il arrive que leurs soldats au feu, les traders, soient parfois plus
    étreints par des positions spéculatives adverses que par les projets d’entreprise&nbsp;: déjouer la vigilance des systèmes de contrôle qu’on avait pourtant garantis, la veille encore, comme
    indépassables, n’est alors qu’un aléa de plus à la reconquête des pertes. Quand enfin on entend mugir le Minotaure, un scénario ordinaire se joue : le trader, traître et relaps, est livré à la
    vindicte populaire. Et chacun&nbsp;jure qu’on ne l’y reprendra plus.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">Or voilà que depuis près de vingt ans, pour s’en tenir à l’ère informatique et à ce que l’on sait, il n’est d’exercice qui ne
    soit frappé de l’indignité d’un trader, c’est-à-dire d’une faille coupable dans l’audit des transactions. En septembre 1995, Toshihide Iguchi, qui, tel Nick Leeson, avait les mains libres dans
    ses bureaux new-yorkais, marqua ippon contre la banque japonaise Daiwa, la délestant au passage de 1,1 milliard de dollars au terme d’une décennie de fraude. La Daiwa Bank fut aussitôt interdite
    d'opérer aux Etats-Unis</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>4</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. L’année suivante, le
    Japon acheva de tomber des nues : Yasuo Hamanaka, surnommé « le roi du cuivre » mais aussi « Monsieur 5% » pour ce qu’il avait pu acheter, à l’occasion et d’un coup d’un seul, 5% du cuivre
    mondial négocié chaque année</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>5</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">, plomba Sumitomo,
    l’une des première maisons de trading nippones, de 2,6 milliards. En 2001, John Rusnak, fera perdre 691 millions à la banque AllFirst de Baltimore, filiale de la major irlandaise Allied Irish
    Bank, en misant sur les changes. Voici enfin Brian Hunter, un canadien trentenaire : enhardi par des gains de 800 millions début 2006, il paria que des cyclones dans le golfe du Mexique
    hisseraient le prix du gaz ; la météo le desservit. Le hedge fund <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html"><span style=
    "color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">Amaranth Advisors</span><em>Greenwich Village, Connecticut, cité maudite pour les hedge funds : déjà en 1998, LTCM, le fond spéculatif le plus
    fameux au monde y avait élu domicile, et sa faillite exemplaire demeure dans les mémoires …</em></a>&nbsp;y laissa 6 milliards de dollars&nbsp;et ferma boutique à l’automne suivant. Le même Brian
    Hunter, fils prodigue, rouvrit peu après son propre fonds, Solengo Capital Advisors.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">Tant d’affiquets, de capitaux somptuaires et de salaires fastueux que le Marché éparpille, envoûtent les traders, comme le
    serpent fascine la proie. Sur la place de Paris, en 2005, plus d’un millier d’entre eux ont reçu un bonus de Noël supérieur au million d’euros</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b>6</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. En 2006, quelque 4200 autres, britanniques ceux-là, parmi les mieux
    lotis, auront été primés de plus de 1,5 million d'euros chacun</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>7</b></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. On recrute cher : chez Calyon par exemple, une filiale du Crédit Agricole, on a ainsi débauché à coups de millions d’euros plusieurs
    stars de la Société Générale</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>6</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. Voilà qui
    fouette les sangs et incline peu au respect de misérables règles prudentielles de bureaucrates tatillons. Du reste, Richard Bierbaum ne s’embarrassa-t-il guère de telles procédures <span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b><sup>8</sup></b></span> : à tout juste 26 ans, embauché par Calyon en mars 2007, devenu en moins d’un trimestre le <em>golden child</em> du trading de
    produits de crédit à New York, le jeune trader nettoiera la banque de 250 millions d’euros dès septembre ! A-t-on jamais vu affaire si rondement menée ! Jérôme Kerviel, 31 ans, ne profitera pas
    lui non plus du <em>mercato</em> que l’on a dit, se satisfaisant d’un modeste salaire de 100.000 euros annuels à la Société Générale. Et l’on a peine à croire qu’à la suite du barouf occasionné
    par l’épopée de «&nbsp;Chip » Bierbaum, tous les sens en alerte, à l’affût du moindre signe, nul n’ait pu discerner les roueries du mâle alpha en gestation, qui duraient depuis plus d'un an
    !<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;"><br>
    L’affaire Kerviel est inouïe ; car, pour&nbsp;réaliser 4,9 milliards d’euros de pertes en soldant les opérations</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b>9</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">, fallait-il que la position spéculative fût énorme, sans doute de
    l’ordre de cinquante milliards d’euros <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>10</b></span></sup>, sinon plus, supérieure au déficit budgétaire de la France ! Ces manquements à la
    raison nous glacent tant ils rendent possibles, c’est-à-dire concevables, des infortunes plus abyssales encore ; l’esprit tourneboulé par des chiffres qui n’éveillent plus rien, le cerveau
    désorganisé et l’âme en goguette dans quelque univers enchanté, plusieurs vies dans leur besace, d’autres traders surgiront, qui stupéfieront le monde. Les logiques de contrôle ne semblent que de
    piètres pare-feux, souvent court-circuitées par qui amasse assez de vécu dans la chaîne d’audit. Du Japon aux Etats-Unis, en tout point de l’écliptique, depuis un quart de siècle, la planète
    finance nous offre ce triste spectacle de son incapacité à discipliner ses flux et ses troupes. Ironie de l’histoire, Daniel Bouton, ci-devant&nbsp;PDG de la Société Générale estoquée, est aussi
    à diriger pour la place de Paris les travaux dits de Bâle II, qui tentent de limiter le risque bancaire dans le monde. Que penser de ces mécanismes alambiqués, incapables de discerner les ruses
    d’un trader, quand maraude la crise systémique ? Les experts de la finance peinent à évaluer un risque qu’ils nous gagent sous tutelle. Dont le leur propre. C’est effrayant.
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">La Société Générale est l’un des camps de base favoris de polytechniciens et d'autres <em>rockets scientists</em> tels que
    William Sharpe, Nobel d’économie, désignait ceux de LTCM. Cet aréopage nous aura assez appris en peu de temps : d’une part, que l’on peut gagner de l’argent facilement en prêtant à des <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">ménages insolvables</span><em>Côté cour, des équations, longues comme
    un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante jusqu’au
    dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain …</em></a> (<em>subprimes</em>) et ne rougir de
    rien pourvu qu’on arrive, d’autre part, que l’on peut perdre cet argent aussi rapidement en dépit du risque mathématisé ; la finance, notamment américaine, a mieux dû son salut à l’injection
    massive&nbsp;des fonds souverains qu’au génie calculatoire de ses élites. On apprit surtout que l’on peut perdre plus encore en ménageant mal sa propre maison, un comble pour qui se mêle
    d'économie</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>11</b></span></sup>. <span style="font-size: 10pt;">Financiers compris.<br></span>&nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Encyclopédie Wikipédia - &nbsp;«&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_trading_losses"><span style=
    "color: #339966;"><span style="color: #339966;">List of trading losses</span></span></a> »<br>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(2) Soit 4,9 milliards d'euros ;<br></span>(2) Yan Barcelo -« <a href=
    "http://www.camagazine.com/2/9/5/5/3/index2.shtml"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;">La vraie nature des dérivés</span></span></a> »<br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt">«</span> <em><span style="font-size: 8pt">La Banque des règlements internationaux (BRI), qui seule collige des chiffres sur ce secteur d’activité à l’échelle
    mondiale, rapporte que la valeur notionnelle des dérivés totalisait 248.000 milliards $ US à la fin de 2004, soit une croissance de 26 % par rapport à 2003, faisant suite à une croissance de 39 %
    cette année-là. Depuis 1990, alors que le total n’atteignait que 7.000 milliards de $ US, la croissance annuelle a été en moyenne de 31,6&nbsp;%</span></em><span style="font-size: 8pt;">. (Ndla :
    la valeur notionnelle est le montant du sous-jacent, non un indicateur des montants échangés) ... <em>Les flux de capitaux réels ne représentent</em> [cependant] <em>qu’une fraction des valeurs
    notionnelles dont ils découlent. C’est pourquoi la BRI parle de la juste valeur marchande brute des dérivés, qu’elle évaluait à 9.100 milliards $ US à la fin de 2004, soit 3,6 % du total
    notionnel</em> &nbsp;». Plus de 4 fois le PIB de la France.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(5) Nouvel Observateur, Semaine du 16/03/2006 - « Finance : ces salariés plus riches que les PDG »<br>
    (6) L’Expansion.com, le 06/11/2006 - « Les golden boys célèbrent le retour des bonus records »<br></span>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(7) Libération, le 12/10/2007 – « Chip, 26 ans et 250
      millions de pertes »</span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 8pt"><span style="color: #000000;">« Dans une interview qu’il a donné à Bloomberg, le trader [Richard Bierbaum] … n’a pas froid aux yeux. Alors qu’il n’avait qu’une
      seule expérience de trading avant de rejoindre Calyon en mars, il accuse ses chefs et annonce avoir fait appel à un avocat pour laver son nom. " <em>C’est ma parole contre la leur</em> ". La
      porte-parole de Calyon à Paris, Anne Robert, maintient qu’il s’agit d’un incident isolé, résultat d’un salarié qui a dépassé les limites et n’a pas respecté les procédures de risques. Bierbaum
      refuse, lui, de porter le chapeau et dit avoir envoyé des rapports quotidiens à ses superviseurs, ainsi qu’au département de gestion des risques&nbsp;»</span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(8) Les Echos, le 26/01/2008 - «&nbsp;Jérôme Kerviel&nbsp;: l’homme aux 4,9 milliards d’euros »</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt">« Jérôme Kerviel aurait acheté 140 000 contrats sur l'indice-vedette DAX en Allemagne " <em>il y a quelques semaines</em> " a révélé samedi le site Internet de
    l'hebdomadaire allemand Spiegel. " <em>Si l'on admet que Kerviel est entré sur le marché quand le DAX était au-dessus de 8 000 points, la Bourse devait alors créditer chaque jour 25 euros par
    contrat sur le compte de la Société Générale pour chaque point gagné. A l'inverse, pour chaque point perdu sous les 8 000, la Bourse récupérait 25 euros</em> " de la banque française, écrit le
    Spiegel. " <em>Or, le DAX a perdu 600 points entre le début de l'année et le 18 janvier - et Kerviel probablement autour de 2 milliards d'euros</em> " explique le site Internet qui
    indique&nbsp;que " <em>les patrons de la banque parisienne ont reçu d'Allemagne les signaux d'alerte</em> " sur ces pertes colossales&nbsp;»</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(9) AFP, le 27/01/2008 <span style="font-size: 8pt;">-
    «&nbsp;Société Générale : garde à vue prolongée pour Kerviel&nbsp;... »</span></span><br>
    (10) Economie, du grec «&nbsp;Oikos nomos&nbsp;» : de la gestion de la maison&nbsp;;<br></span>
  </div>
  <div>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Un trader à la loupe<br></span><br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 27 Jan 2008 14:36:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-16041415-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Convictions acheteuses]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img width="236" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Convictions-acheteuses-copie-1.JPG" alt="Convictions-acheteuses-copie-1.JPG" height="210" class="GcheTexte"></span>A la fin de l’été 1929, les
    bulletins quotidiens ne se bornaient plus à citer&nbsp;quels titres monteraient en séance et de combien, mais bien l’heure à laquelle tel ou tel autre serait ciblé</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>1</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! En ces jours filés de soie, quiconque pouvait s’ériger
    analyste, qui prédît la hausse, avec des chances sûres de succès, cireurs de chaussures compris. Soixante années plus tard, à l’automne 1987, la vista des éditeurs de 800 lettres confidentielles
    fut à l'avenant : six à peine, des gâte-sauce, sous-entendirent le krach, mezza-voce</span>&nbsp;<sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>2</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Les analystes financiers sont ainsi, inoxydables&nbsp;: ils bannissent la baisse et répugnent à recommander quoi que ce soit à la
    vente. En 1999, une étude de Zacks Investment Research, ayant examiné leurs conseils sur quelque 6000 sociétés américaines, montrait qu’à peine 1% de ceux-ci préconisaient la vente, tandis que
    69,5% prônaient l’achat <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #808080;"><span style="color: #800000;">3</span></span></sup></strong> : dix ans plus tôt, la proportion à la vente était
    9 fois plus forte !</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>&nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">La hausse est l'essence du Marché, son fonds de commerce. Dans cet univers financier empli de perspectives radieuses,
    c’est-à-dire de commissions, de mandats et de plus-values, le pessimisme est une denrée ruineuse. Nul ne doit meurtrir ni saboter la prospérité de tous, qui est au coin de la rue ; sans cesse,
    les indices doivent progresser, battre des records, enthousiasmer les acteurs, frapper les esprits pour alimenter la machine en capitaux. Car les investisseurs nouveaux, recrutés au vent, ne
    manifestent d’intérêt que pour l’augmentation prochaine des prix&nbsp;; ils n’ont qu’une vague idée de la valeur à long terme des actifs qu’ils achètent</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Le revenu de ces biens, la jouissance de les posséder
    aussi bien que leur estimation dans le temps relèvent du débat académique, dominés par le désir de la hausse, le frisson du gain. Pas d’alternative possible : le Marché doit être <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3709683.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">bullish</span><em>En 1663, un dénommé Peter Stuyvesant, qui gouvernait
    la Nouvelle-Amsterdam, un bourg d'environ 300 maisons, fit ériger un mur de bois pour parer la ville des excès des indiens Algonquins …</em></a>,</span>&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">tels
    le&nbsp;logo et le slogan de Merrill Lynch</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>5</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! Grâce au ciel, les vestales du temple sont nombreuses à entretenir le feu sacré ! Soutiers de la cause, analystes et observateurs
    patentés ont l’optimisme chevillé au corps, ardent, qui nous saisit de tant de plans contredits. Récession ou croissance, c’est égal : une étude publiée dans Financial World a montré que les
    analystes ont projeté, sur la période 1982-1997, un progrès moyen des bénéfices du S&amp;P 500 de 21,9%, au triple de la croissance réelle - 7,8% en moyenne par année</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Les pratiques ont-elles changé ? C’est à voir ! Certes, après les abus des</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #3366ff;"><a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style=
    "color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">bancanalystes</span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la comptabilité, on les
    imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives …</em></a></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">de la bulle Internet, qui exhortaient à l’achat comme on chante vêpres, les temps sont à l’accalmie, c’est-à-dire au répit. La crise
    financière atermoie, mais ne ralentit que provisoirement la prégnance des Marchés. Les cabinets d’analystes, banques corporate et courtiers ont des affaires à mener, de l’épargne à recycler, du
    papier à placer. De tels atours ne sont pas à méjuger à l’heure des recommandations ! Alors, on louvoie : « Renforcer », « Conserver », « Alléger » ; on&nbsp;atténue « Neutre Allégé », «
    Performance en ligne relative » ; on qualifie : « Attrayant ». Bref, on vend peu. Surtout, on raffine l’opaque. Puis, on rédige la note. Edouard Tétreau, l’analyste qui osa fusiller Vivendi
    Universal</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>7</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">en 2002, décrit à
    merveille la confection de ces chefs d’œuvre sans âme, connivents, souvent de simples copiés-collés mâtinés de formules d’autorité passe-partout. De cet exercice de style, biaisé, naît le
    consensus. L’air du temps, en ce début d’année,&nbsp;réunissant 87 analystes ayant opiné sur tout ou partie des majors du CAC, et fourni 832 recommandations, donne le tableau suivant : 59,8% des
    conseils sont à l’achat, 11,9% à la vente, 28,3% «&nbsp;à conserver&nbsp;»</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Une récente étude, hors circuit,&nbsp;rappelle que nos blue chips valent plus cher en Bourse que dans leurs bilans, au triple de leurs
    fonds propres - 2,6 fois en moyenne</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">A l’été 2006,</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">la banque Goldman Sachs fit
    amende honorable : la baronne de Wall Street se piqua en effet de rendre à l’analyse financière les lettres de noblesse qu’elle lui avait elle-même extorquées lors de l’affaire Enron.</span>
    <em><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">«</span></em> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><em>Cher client, nous avons compris
    que le temps figure parmi vos actifs les plus précieux</em></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">». Mieux valant tard que jamais, chaque analyste maison
    fut donc prié d’estampiller ses conseils « à l'achat ou à la vente » sans demi-mesure ni artefact de langage</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>10</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Les abonnés y gagnèrent une longueur d’avance sur la
    multitude, et les pistoleros du <em>trading</em>, la matière de leurs arbitrages. Jusqu’au-boutiste, la banque exigea également la fixation d'un objectif de cours ! Car la conviction est aussi un
    chiffre, même si sa géométrie varie. Effet Galbraith de la brièveté de la mémoire financière ? Le biais haussier des analystes paraît toujours plus marqué sur une vision <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">long terme</span></span><em>Nouveau millénaire, nouvelle ère. Celle de
    l’économie vint à l’aube du troisième, après que le Marché eut survécu à la dévastation monétaire des économies asiatiques, à la liquidation financière de la Russie nucléaire et au fiasco
    retentissant du hedge fund le plus fameux de l’écliptique …</em></a></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #808080;"><strong><span style=
    "color: #800000;">3</span></strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Prévenance envers les chefs d’entreprise ? Le biais est plus ténu à court
    terme, notamment à l’approche de la grand-messe des résultats, quand il s’agit de faire place aux managers désireux d’annoncer des surprises. Ainsi les scores trimestriels des compagnies
    dépassent-ils généralement les espérances. Ceux de Citigroup au troisième trimestre 2007 furent horrifiques, mais supérieurs aux attentes, comme ceux de&nbsp;dix-neuf autres sociétés parmi les
    trente du Dow Jones, au triple des consensus sous-estimés – 6 exactement</span> <sup><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "color: #800000;">11</span></strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <em>&nbsp;</em>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Bien qu’électroniques, les marchés financiers ont un dedans, fait d’hommes et de femmes bien réels, qui s’y agitent,
    électrons libres ou gens de maison. Quelques-uns, analystes, sont payés pour y faire un travail ; ils ont des chefs, avec qui ils doivent compter - une enquête de l'Institutional Investor parue
    en 2001 indique que 61 % des analystes interrogés ont déclaré avoir subi une pression de leur hiérarchie afin de modérer un avis négatif</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>12</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;; ils ont des clients, qui ont des portefeuilles à
    défendre et goûtent peu que ceux-ci dépérissent au gré de recommandations contraires ; ils ont enfin des sociétés qu’ils étudient, parfois les mêmes que les précédents, dont ils ne peuvent se
    couper au risque de tarir l’information privée qu’elles délivrent et les mannes qu’elles concèdent lors d’opérations financières. L’exubérance très rationnelle des analystes n’est donc
    que&nbsp;le résultat&nbsp;de cette triple contrainte, que l’on peut comprendre à défaut de l’admettre. La nature rituelle de leurs déductions n’est qu’une pâture routinière à la</span>
    <span style="font-size: 10pt; color: #3366ff;"><a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3445676.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">sémantique léchée</span></span><em>Les ténors du bel canto boursier jargonnent et serinent en choeur : économistes, analystes, journalistes, et, plus généralement, experts, sont
    passés maîtres dans l'art de ne rien dire. Une conviction forte, un bel aplomb et un bel espéranto suffisent en effet pour ânonner en boucle ou hurler en meute les mêmes opinions et les mêmes
    ritournelles …</em></a></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, connue d’avance, pacotille informationnelle au mieux, ronron cauteleux au pire comme on le
    vit&nbsp;lors des folies de l'e-Economie&nbsp;: un courtier indépendant&nbsp;a montré que 75% des 62 courtiers ayant suivi des sociétés qui failliront entre mai et août 2002, avaient conseillé
    ces titres soit au maintien, soit à l’achat</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>13</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Tel le joueur de flûte d’Hamelin, vers la noyade collective.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Il n’y a pas de bons usages dans un mauvais système. L’entrelacs d’intérêts, qui ne permet pas aux uns de juger les autres,
    tient quittes les analystes d'une conviction réelle et sérieuse. Voilà qui met assez à l’abri ceux d'entre eux qui craindraient qu’on leur en supposât une. On aura raison d’écouter
    distraitement.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;<br>
  </div>
  <div>
    <em><br>
    &nbsp;</em>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div>
    <em>&nbsp;</em>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) John Galbraith (1954) - &nbsp;«&nbsp;La crise économique de 1929 »<br>
    (2) François Camé, Frédéric Filloux (1988)&nbsp;- « Le jour le plus bas »<br>
    (3) Robert Shiller (1989) - «&nbsp;Exubérance Irrationnelle »<br>
    (4) Pierre Balley&nbsp;(1986) - «&nbsp;Mythes et réalités »</span><span><br>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(5) Le slogan de la banque d’affaires Merrill Lynch est «&nbsp;Be Bullish&nbsp;! » (Soyez Optimiste)&nbsp;;</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(6) Financial World, le 26/01/1998 – Etude de David Dreman/Eric Lufkin&nbsp;;<br>
    (7) Edouard Tétreau (2005) - «&nbsp;Analyste, au cœur de la folie financière »<br>
    (8) Compilation fondée sur les données fournies par FactSet JCF / Boursorama<br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Les consensus des 87 cabinets d’analystes – Goldman Sachs est le grand absent - sont ceux arrêtés au 31/12/2007. Outre la
    recommandation « Conserver », les avis « Acheter» et « Renforcer » ont été regroupés sous la bannière «</span> <span style="font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Acheter</strong></span>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">», de même que les avis « Alléger » et « Vendre » l’ont été sous la bannière «</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Vendre</strong></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">», afin de proposer un comparatif possible avec les
    études de Zacks Investment Research&nbsp;; rapprochés de celles-ci, on observera que les &nbsp;conseils de cette fin d’année 2007 paraissent analogues à la situation qui prévalait en 1989, deux
    années après le krach de 1987.&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(9) <a href=
    "http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/les-pensionnaires-du-cac-valent-plus-cher-en-bourse-que-dans-leurs-bilans_130360.html"><span style="color: #339966;"><span style=
    "color: #339966;">L’Expansion.com</span></span></a>, le 25/10/2007 - «&nbsp;Les pensionnaires du CAC valent plus cher en Bourse ... »</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;"><em>«&nbsp;La valeur boursière des grandes entreprises françaises représente en moyenne plus 2,6 fois la valeur comptable de
    leurs fonds propres, selon une étude nommée "profil financier du CAC 40" du cabinet Ricol Lasteyrie et Associés, qui évoque l'application des nouvelles normes comptables IFRS. L'instauration en
    2005 de ces normes visait à "améliorer la qualité de l'information financière en présentant une image fidèle de leur situation financière, en termes de patrimoine et de rentabilité", mais leur
    application "est loin d'avoir permis un rapprochement entre valorisation boursière et valeur comptable", estime le cabinet. »</em></span>
  </div>
  <div>
    <em>&nbsp;</em>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(10) La Tribune, édition électronique, 03/07/2006 -&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Sans opinion s'abstenir&nbsp;» -
    Delphine&nbsp;Cuny&nbsp;;<br>
    (11) Dépêches d’agences (AOL, Cercle Finance, Reuters) entre le 10 et le 30 octobre 2007<br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Publication des résultats du troisième trimestre 2007 des 30 entreprises du Dow Jones</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>- Résultats supérieurs aux attentes (20/30)</strong></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">- 3M, Altria Group,
    American Express, Boeing, Citigroup, Coca-Cola, Disney, Hewlett-Packard, Honeywell, Intel, IBM, Johnson &amp; Johnson,&nbsp;JP Morgan, Merck, Microsoft, Pfizer, Procter &amp; Gamble, United
    Technologies, Verizon Communications, Wal Mart Stores&nbsp;;</span> <span style="font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Résultats en ligne (5/30)</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">– AT&amp;T, Dupont de Nemours, General Electric, McDonalds&nbsp;;</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Résultats inférieurs aux attentes (6/30)</strong></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">– Alcoa, American
    International Group, Caterpillar, Exxon Mobil, General Motors, Home Depot.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(12) Catherine Sauviat &nbsp;(2003) - «&nbsp;<a href=
    "http://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2003-1-page-21.htm#no32"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;">Deux professions dans la
    tourmente</span></span></a> »<br>
    (13) New York Times, le 06/10/2002 , «&nbsp;On reform, it’s time to walk the walk&nbsp;»,</span>
  </div>
  <div>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div style="moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial">
    <em>&nbsp;<br></em>
  </div>
  <div style="moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><br>
    Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Nuée de billets de banque venue du ciel (Ogmius SA)<br></span><br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Jan 2008 00:30:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-15289423-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Magie financière aux Caïmans]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background: white; line-height: 12pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="210" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Georges-Soros.jpg" alt="Georges-Soros.jpg" height="253"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" title="Georges Soros" class="GcheTexte"></span>Apatride, humaniste, philanthrope, Georges Soros est d'abord&nbsp;connu pour son génie financier.
    Vingt ans après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même le</span> <em><span style="font-size: 10pt;">Soros Fund Management,</span></em> <span style=
    "font-size: 10pt;">un groupe de fonds (Quantum, Quota, …) destiné à protéger et valoriser 4 millions de dollars d’actifs : en 1979, le fonds gérera 100 millions de dollars, puis bientôt 7
    milliards, en 1989, culminant à 28 milliards de dollars en 1998. Julian Robertson fit aussi bien avec son</span> <em><span style="font-size: 10pt;">Tiger Management Corporation</span></em> :
    <span style="font-size: 10pt;">ses fonds fauves (Jaguar, Panther, Puma, ...) qu'il dota en 1980 d'un capital de 8,8 millions de dollars, rallieront 22 milliards de dollars d’actifs en 1998</span>
    <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">1</span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt;">! Hélas, la crise asiatique et la <span style="color: #000000;">banqueroute de
    la Fédération de Russie</span> gâteront ces beaux édifices, notamment le plus culte d’entre eux, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">le fonds LTCM</span></span><em>Le 31 août 1998, Wall Street perd en séance 6,8%. Hors les bons du Trésor, qui surnagent, les marchés
    chutent, les obligations bancaires plongent. La panique s'installe, irraisonnée. Cette journée noire achève un mois d’août horrifique, qui avait débuté, le 4 août, par un repli du Dow Jones de
    3,5%, vite suivi d'une réplique qui ébranla l’indice de 4,4% …</em></a>, qui faillit ruiner le système bancaire mondial : on frisa la correctionnelle.</span> <span style=
    "font-size: 10pt;">Qu’importe : la brièveté de la mémoire financière, chère à John Galbraith, comme l’irrépressible fascination du gain, avaient opéré ; l’abondance de liquidités hâta la suite :
    à partir des années 1995, les « hedge funds » proliférèrent. Près de 9000 s’activent aujourd’hui à</span> <em><span style="font-size: 10pt;">hedger</span></em> <span style=
    "font-size: 10pt;">(couvrir)&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">quelque 1300 milliards de dollars</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">2</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt;">.</span>
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En vérité, les investisseurs institutionnels, c'est-à-dire les banques, assureurs, fonds de pension et autres professionnels de l'investissement,&nbsp;non dénués
    eux-mêmes de moyens d'agir, n’éprouvèrent pas soudainement un vif sentiment d’inquiétude, qui eût justifié un désir tout aussi urgent de se couvrir. Les rendements à deux chiffres firent leur
    effet, et corrompirent la nature des « hedge funds », littéralement « fonds de couverture », qui se muèrent en machines à cash. On en vint alors à parler de « fonds alternatif », de « fonds
    d’arbitrage », de « gestion absolue », de tout qui pût flatter le <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">génie financier</span></span><em>Quiconque acheta le Dow Jones ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé
    du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination qu’exerçait déjà la grande opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient
    la hausse, analystes et banquiers rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé pût faillir …</em></a> et obscurcir les pratiques. Aujourd'hui, rien ne définit mieux les « hedge
    funds » que l'exotisme pénétrant de leurs domiciliations : 80% d'entre eux sont enregistrés aux îles Caïmans <span style="color: #800000;"><sup><strong>3</strong></sup></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;">, un caillou caribéen de 262 km<sup>2</sup>, sous tutelle britannique, à la législation libérale (pas d’impôt direct, secret bancaire absolu) où nichent quelque 30.000
    établissements dont 544 banques et 350 sociétés d’assurance</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">4</span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt;">; 45 à 65%
    des fonds éliraient de prime la charmante opacité de cet éden fiscal <strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong></span> <span style="font-size: 10pt;">... Point de
    laminoirs ni de hauts-fourneaux en ces lieux, comme on se doute. Point d'angélisme non plus : les sibyllins « hedge funds&nbsp;», électrons libres de la finance, généralement</span>
    <em><span style="font-size: 10pt;">off-shore,</span></em> <span style="font-size: 10pt;">ont abjuré. Leur nouveau credo est celui de la quête absolue du gain. Dans la plus pure tradition de la
    spéculation et du lucre.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors, la magie financière entre en jeu, qui innove sans cesse : les marchés excellent à couper un risque, une dette, ou les deux, en tranches, en rondelles, en
    cubes, puis à le redistribuer, à l’échanger, à l’infini, jusqu’à la nausée, où nul ne distingue plus ce qu’il a acheté, ni vendu, ni risqué. On dérive, on titrise,&nbsp;on fait circuler. Les
    stratégies d’investissement sont sans limites, innombrables, défiant l’entendement commun et les règles prudentielles des nations. V</span><span style="font-size: 10pt;">entes à découvert
    (positions longues/courtes), arbitrages de prix, de volatilité sur toute sorte d’actifs, obligations convertibles, taux, matières premières, monnaies, dérivés, titres en détresse, etc. Surtout,
    on mise gros, on s’endette massivement ; les banques elles-mêmes sont de la partie, sur tous les fronts, qui ne manquent jamais de se tirer une balle dans le pied, prêtant en même temps qu'elles
    investissent, ou, mystifiées, récupérant leurs propres mistigris transformés dans l'alambic financier ! Ainsi, à l’automne 1998, quand l'aventure LTCM s'acheva, Merrill Lynch provisionnera 1,4
    milliards de dollars <sup><strong><span style="color: #800000;">6</span></strong></sup><span style="font-size: 10pt;">, l’Union des Banques Suisses, un milliard de francs suisses. A la même
    époque, JP Morgan, banque d’affaires qui fut également de la revue, réunit quelques-uns de ses dirigeants à Boca Raton, en Floride : ils y enfantèrent les <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6985334.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">dérivés de crédit</span></span><em>L'automne 1929 porta un rude coup au
    génie financier. La ruine de la multitude fit le lit d’une hécatombe bancaire sans précédent qui abîma pour longtemps les velléités innovatrices des uns aussi bien que les illusions de tous les
    autres. On se hasarda moins. Un demi-siècle s’écoula et rien ne brusqua plus les corbeilles …</em></a>, un instrument financier dont les</span> <span style="font-size: 10pt;">« hedge funds »
    raffolent aujourd'hui <span style="color: #800000;"><strong><sup>7</sup></strong></span>.</span> <span style="font-size: 10pt;">A l'usage des initiés seulement.</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Anecdotique&nbsp;en 2001, le marché des dérivés de crédit,</span> <em><span style=
    "font-size: 10pt; color: #000000;">« ces armes financières de destruction massive »</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">selon Warren Buffet <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>8</strong></sup></span>, n'a pas tardé&nbsp;à prospérer :&nbsp;5.000 milliards de dollars en 2004, puis près de&nbsp;26.000 milliards à l'été 2006 <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>9</strong></sup></span> ! <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">L'électricien Enron</span></span><em>Nous estimons que la période actuelle offre une opportunité extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure extrêmement
    bien positionnée pour croître à un rythme substantiel …</em></a> notamment en fit un usage abusif, et on loua la vista de ses dirigeants, puis quelques cellules avec barreaux, la banqueroute
    venue. Ces chiffres sont outrés. Dans le monde de la finance, l'excès commande : le volume quotidien sur les produits dérivés approcherait les 6.000 milliards de dollars, celui des transactions
    sur les marchés des changes pourrait franchir cette année la barre des 3.000 milliards de dollars par jour <span style="color: #800000;"><strong><sup>10</sup></strong></span> ! Et jamais le
    système financier mondial n’a autant fourmillé d'investisseurs opaques, « hedge funds » en tête, qui se multiplient. D'août 2005 à août 2006, quelque 1900 ont vu le jour. Les plus gourmands se
    sont mis à l’activisme, jusqu’à dicter leur agenda aux sociétés au capital dispersé (<em>Atticus Capital</em>, <em>TCI</em> par exemple avortèrent l'union des bourses européennes,
    <em>Centaurus</em> contraignit le distributeur néerlandais Ahold <span style="color: #800000;"><sup><strong>11</strong></sup></span>), d’autres sont à franchir la ligne rouge, comme le très huppé
    <em>SAC Capital Management</em>, accusé par l’assureur canadien Fairfax Financial de racket boursier, qui lui réclame 5 milliards de dollars <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>12</strong></sup></span>. D’autres enfin ont fermé boutique : 575 environ l’an passé. On dérape, on banqueroute. On se presse de recommencer.</span></span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;">Quelques stars vacillèrent, comme <em>Citadel</em> ou <em>Richie Capital</em>, quand l'ouragan Katrina navra les
    installations pétrogazières du golfe du Mexique en 2005. D’autres, qu’on peinerait à tous citer, comme <em>Beacon Hill, Ospraie Management, MotherRock, Gothan Partners, …,</em> ont
    sombré<em>.</em> <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Amaranth
    Advisors</span></span><em>Greenwich Village, Connecticut, cité maudite pour les hedge funds : déjà en 1998, LTCM, le fond spéculatif le plus fameux au monde y avait élu domicile, et sa faillite
    exemplaire demeure dans les mémoires. Bis repetita placent : Amaranth Advisors …</em></a><em>,</em> en octobre 2006<em>,</em> rafla la mise en escamotant quelque 6 milliards de dollars, mieux que
    LTCM, renfloué d’à peine 3,6 milliards de dollars ! Des pertes sans précédent, en attendant pire. « <em>Si la faillite d'Amaranth s'est relativement bien passée, nous ne devons pas en conclure
    que le choc sera aussi doux la prochaine fois - et il y aura, bien sûr, une prochaine fois. Si nous connaissons une nouvelle crise financière dans les années à venir, on y verra certainement
    quelques hedge funds au centre ou pas très loin</em> », prévint sir John Gieve, vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">13</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">.</span> <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Henry Paulson, secrétaire
    américain au Trésor, prônerait une transparence accrue ; la SEC - Securities and Exchange Commission <span style="color: #800000;"><sup><strong>14</strong></sup></span> prévoirait d’enquêter sur
    les liens entre les « hedge funds » et les banques. Enfin, à l'automne, Angela Merkel assura que son pays ferait de la régulation de ces fonds un thème de sa présidence du G8 en 2007
    <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">15</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">. Tant mieux. Pourtant, il y a fort à parier que la prégnance
    des lobbies financiers finira par reléguer ces incantations à la place qu'ils leur réservent : l'arrière-plan. Jusqu'à l'accident.</span></span></span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Les partisans de l'efficience suggèrent de ne rien faire, comme d'habitude : honnies soient les règles, vive les Iles
    Caïmans ! On peut toujours rêver. Dans le cybermonde des « hedge funds », celui des dérivés de crédit et de la flibuste financière, la catastrophe est elle-même objet de profit. On attend donc
    celle du mâle alpha.<br></span></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 12pt; line-height: 8pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 8pt">
    <hr size="2">
  </div>
  <div style="line-height: 8pt">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><br>
    (1) Daniel Capocci&nbsp;- «&nbsp;Introduction aux Hedge Funds »<br>
    (2) <a href="http://www.deutschebank.be/fr/pdf/Dossiers-rendement-absolu.pdf"><span style="color: #339966;"><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966;">http://www.deutschebank.be/fr/pdf/Dossiers-rendement-absolu.pdf</span></span></a><br>
    (3) Le Nouvel Economiste - N°1362 - Du 19 au 25 octobre 2006<br>
    (4) Quid 2006<br>
    (5) Alternatives Economiques - N°252 - Octobre 2006<br>
    (6) Roger Lowenstein&nbsp;- «&nbsp;When Genius Failed : The Rise and Fall of LTCM&nbsp;»<br>
    (7) Le Monde Diplomatique, Octobre 2006 -&nbsp;«&nbsp;Une Economie d'Apprentis Sorciers »<br>
    (8) Le Figaro, le 03/10/2006<br>
    (9) Swaps de Crédit - Les Echos, le 02/10/2006<br>
    (10) Reuters, le 08/01/2007<br>
    (11) Les Echos, le&nbsp;04/12/2006 et le 06/01/2007<br>
    (12) Le Monde, le 07/11/2006<br>
    (13) Le Times, le 17/10/2006<br>
    (14) La Securities and Exchange Commission (SEC) est le gendarme de la Bourse aux Etats-Unis<br>
    (15) Les Echos, le&nbsp;28/11/2006</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <hr size="2">
  </div>
  <div>
    <div style="background: #f8fcff; margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="background: #f8fcff; margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Illustration</span></span></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;</span>: Georges Soros</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>&nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Jan 2007 15:04:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-5238556-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Amaranth, un hedge fund au tapis]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/explosion.jpg" /></span>Greenwich Village, Connecticut, cit&eacute; maudite pour les <em>hedge funds</em> : d&eacute;j&agrave; en 1998, LTCM, le fond sp&eacute;culatif le plus fameux au monde y avait &eacute;lu domicile, et sa faillite exemplaire demeure dans les m&eacute;moires. Bis repetita placent : Amaranth Advisors, autre&nbsp;<em>hedge</em> ch&eacute;ri &agrave; qui tous les gestionnaires d&eacute;siraient confier leurs capitaux, s&rsquo;est &eacute;croul&eacute; en septembre, effa&ccedil;ant six milliards de dollars d'un trait de plume d&eacute;tonant.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Pourtant l'outrance de la perte n'inqui&eacute;ta pas la plan&egrave;te finance, ni ne rameuta le ban et l'arri&egrave;re-ban des autorit&eacute;s r&eacute;gulatrices comme nagu&egrave;re : car si la d&eacute;b&acirc;cle de LTCM fit courir un risque majeur au syst&egrave;me financier mondial, il n&rsquo;en sera rien pour la d&eacute;confiture d&rsquo;Amaranth&nbsp;; aussi bien, Brian Hunter, cet arbitragiste de 32 ans, surpay&eacute; <strong><sup><span style="COLOR: maroon">1</span></sup></strong> et rompu &agrave; la </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">n&eacute;gociation des contrats &agrave; terme, </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">qui&nbsp;a plomb&eacute; le fonds, n&rsquo;a rien de comparable avec l&rsquo;arm&eacute;e de &laquo;&nbsp;<em>rocket scientists</em>&nbsp;&raquo; qui paraient LTCM. On se souviendra cependant, dans un autre registre, d&rsquo;un certain Nick Leeson, trader g&eacute;nial qui naufragea la Barings &agrave; l&rsquo;identique en 1995. L'un fut balay&eacute; par un s&eacute;isme inattendu, qui d&eacute;truisit Kob&eacute;, l'autre, par un ouragan attendu,&nbsp;qui ne s&rsquo;abattit jamais sur le golfe du Mexique</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">. La nature est moins calculable. Parfois, c'est aga&ccedil;ant.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span>&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Or donc, les temps sont mauvais pour les fonds sp&eacute;cialis&eacute;s dans les ressources naturelles&nbsp;; apr&egrave;s la reddition d&rsquo;Ospraie&nbsp;Management, qui avait pari&eacute;&nbsp;sur la baisse de mati&egrave;res min&eacute;rales, &agrave; contre-courant, ce fut au tour de MotherRock <sup><font color="#800000"><strong>2</strong></font></sup>, en ao&ucirc;t, de cesser le feu pour la raison pr&eacute;cis&eacute;ment inverse&nbsp;<strong><sup><font color="#800000">3</font></sup></strong> : on esp&eacute;rait la hausse du gaz naturel, on eut la baisse. Amaranth, illustre inconnue de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;atlantique, allait suivre, prise dans la m&ecirc;me tourmente, et sa notori&eacute;t&eacute; sur le vieux continent irait de pair avec l&rsquo;ampleur des pertes&nbsp;: selon Nicolas Maounis, son fondateur, 65% de la valorisation des fonds Amaranth International et Amaranth Partners s'est &eacute;vapor&eacute;e en moins d&rsquo;un mois, soit la bagatelle de 6 milliards de dollars. L&rsquo;op&eacute;ration de survie qui s&rsquo;ensuivit a oblig&eacute; les dirigeants &agrave; des cessions pr&eacute;cipit&eacute;es afin d&rsquo;endiguer les pertes et de r&eacute;pondre aux appels de marge propres aux <a href="http://www.marc-aragon.net/article-3569964.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">march&eacute;s d&eacute;riv&eacute;s</font></a>&nbsp;: ainsi l&rsquo;ensemble des int&eacute;r&ecirc;ts d&rsquo;Amaranth dans l&rsquo;&eacute;nergie a-t-il &eacute;t&eacute; c&eacute;d&eacute; au rabais &agrave; un autre fonds sp&eacute;culatif, Citadel Investment, et &agrave; la banque JP Morgan Chase. Les actifs restants, soit 3 milliards de dollars sont en vente <strong><sup><font color="#800000">4</font></sup></strong>. D&rsquo;ici l&agrave;, l</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">es demandes importantes de retrait de fonds de la part des investisseurs sont gel&eacute;es.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">L&rsquo;affaire marchait pourtant rondement. En 2005, les profits retir&eacute;s de l&rsquo;&eacute;nergie et des mati&egrave;res premi&egrave;res avaient totalis&eacute; 1,26 milliards de dollars&nbsp;; ils atteignirent 2,17 milliards de dollars au terme des huit premiers mois de cette ann&eacute;e 2006, suscitant l&rsquo;enthousiasme aupr&egrave;s des ayants-droit d'Amaranth. Se souvient-on, qu&rsquo;en pareille circonstance, treize ann&eacute;es auparavant, l</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">es r&eacute;sultats ahurissants qu&rsquo;obtenaient Nick Leeson, firent dire au tr&egrave;s britannique </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">sir Peter Baring</span><span style="FONT-SIZE: 10pt"> : &laquo;&nbsp;<em>Les b&eacute;n&eacute;fices sont devenus spectaculaires apr&egrave;s la restructuration&nbsp;: la Barings en a conclu qu&rsquo;en fait il n&rsquo;&eacute;tait pas tr&egrave;s difficile de gagner beaucoup d&rsquo;argent avec des titres</em>&nbsp;&raquo; <font color="#800000"><sup><strong>5</strong></sup></font>. Les r&eacute;sultats d&rsquo;Amaranth sur le gaz naturel sont comparables, et le fait d&rsquo;un seul homme, Brian Hunter &hellip; Alors, on s&rsquo;enflamme&nbsp;; les capitaux allou&eacute;s aux positions sur le gaz naturel sont augment&eacute;s au d&eacute;triment des positions de diversification&nbsp;; l&rsquo;euphorie fait perdre la mesure&nbsp;; on surpond&egrave;re le gaz, et les gros paris deviennent directionnels. Au d&eacute;but la machine &agrave; gagner fonctionne&nbsp;: durant l&rsquo;&eacute;t&eacute;, le secteur &eacute;nergie engrange un profit de 1,35 milliard de dollars, dans un march&eacute; liquide, notamment en ao&ucirc;t <font color="#800000"><sup><strong>6</strong></sup></font>. En septembre, tout s'&eacute;croule&nbsp;: le gaz naturel s&rsquo;effondre sur le Nymex, passant de 8,50 dollars l&rsquo;unit&eacute; de compte (MBTU <font color="#800000"><sup><strong>7</strong></sup></font>) &agrave; 4,87 dollars mi-septembre&nbsp;; surtout, la liquidit&eacute; est devenue inexistante&nbsp;: Amaranth ne peut que mat&eacute;rialiser des pertes et n'arrive m&ecirc;me &agrave; pas vendre son portefeuille &agrave; d'autres fonds. On liquide.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Comment en est-on arriv&eacute; l&agrave;&nbsp;? Certes, le prix du gaz naturel a pris le contre-pied des anticipations&nbsp;: sa trajectoire accompagna celle du p&eacute;trole dans une d&eacute;crue &agrave; la g&eacute;opolitique impensable ; on fit &eacute;galement le pari de l&rsquo;ouragan qui affecterait les installations dans le golfe du Mexique, &agrave; l&rsquo;image des cyclones d&eacute;vastateurs de l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, Rita, et surtout Katrina. Las, les al&eacute;as temp&eacute;tueux firent d&eacute;faut aussi bien que les relations internationales demeur&egrave;rent globalement apais&eacute;es. On fit aussi une mauvaise &eacute;valuation de la liquidit&eacute; du march&eacute; des contrats &agrave; terme, et l&rsquo;on se trouva prisonnier de positions perdantes ind&eacute;nouables. Voil&agrave; le tableau officiel&nbsp;que dressa Nick Maounis, le fondateur d'Amaranth <strong><sup><font color="#800000">8</font></sup></strong>. Comme &agrave; l&rsquo;accoutum&eacute;e, on se garda bien de montrer du doigt les raisons moins avouables qui firent imploser l&rsquo;ensemble &agrave; grand fracas&nbsp;: la sp&eacute;culation, gris&eacute;e par l&rsquo;euphorie de gains ant&eacute;rieurs, faciles et opulents, et l&rsquo;absence de back-office, c&rsquo;est-&agrave;-dire de contr&ocirc;le des op&eacute;rations. Brian Hunter avait les mains libres, comme les avait Nick Leeson&nbsp;: les profits mirifiques qu&rsquo;ils g&eacute;n&eacute;raient ne valaient-ils pas qu&rsquo;on se montr&acirc;t moins regardant sur leurs fa&ccedil;ons de faire&nbsp;? </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;Dans les deux cas, la </span><span style="FONT-SIZE: 10pt">r&eacute;putation de ces virtuoses aura s&ucirc;rement rendu impossible l'application des mesures de contr&ocirc;le. La recherche du lucre, puis la course &eacute;chevel&eacute;e contre les pertes auront fait le reste. Ce sc&eacute;nario se reproduira.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Sur les <a href="http://www.marc-aragon.net/article-3982252.html"><font face="Times New Roman" color="#3366ff">march&eacute;s &agrave; terme</font></a>, les pertes des uns sont les gains des autres. Les rumeurs veulent que Goldman Sachs, un des grands courtiers de Wall Street, soit un des principaux gagnants de la chute du prix du gaz naturel, car il d&eacute;tiendrait la contrepartie de plusieurs des positions d'Amaranth <strong><sup><font color="#800000">9</font></sup></strong>. Mais on dit aussi que Goldman Sachs serait affect&eacute; par ses propres &laquo;&nbsp;fonds de fonds&nbsp;&raquo;&nbsp;: on dit beaucoup de choses &hellip; Pour le reste, quelques grands noms de la finance auront laiss&eacute; quelques plumes dans l&rsquo;affaire, comme le Cr&eacute;dit Agricole, les AGF, Morgan Stanley, les retraites de l&rsquo;industriel 3M et de la fonction publique de San Diego, l&rsquo;Union Bancaire Priv&eacute;e genevoise <strong><sup><font color="#800000">10</font></sup></strong>, et s&ucirc;rement quelques autres. La plan&egrave;te finance, enchev&ecirc;tr&eacute;e et mondialis&eacute;e, &laquo;&nbsp;<em>est un ch&acirc;teau de cartes&nbsp;: quelle que soit la mani&egrave;re dont vous les empilez, elles tiennent ensemble&nbsp;et tombent ensemble</em>&nbsp;&raquo; (Harry D. Schultz).</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Le pari d'Amaranth et de Brian Hunter a &eacute;chou&eacute;&nbsp;: sans doute ont-ils manqu&eacute; d'un peu de temps. T&ocirc;t ou tard, le prix du gaz naturel remontera &hellip; A qui le tour&nbsp;?<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Le chiffre&nbsp;de 100 millions de dollars de r&eacute;mun&eacute;ration en 2005 a &eacute;t&eacute; avanc&eacute; par le journal canadien Les Affaires, le 03/10/2006 - Brian Hunter officiait dans les bureaux d' Amaranth &agrave; Calgary, Canada<br />(2) Le fonds MotherRock, qui p&eacute;riclita fin juillet 2006, &eacute;tait dirig&eacute; par Robert Collins, ex-pr&eacute;sident du Nymex<br />(3) Les Echos, le 11/10/2006<br />(4) Le Monde, le 02/10/2006</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(5) Nick Leeson&nbsp;- <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font size="1">&laquo;&nbsp;Trader Fou</font></span><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">&raquo;<br />(6) La Tribune de l'Economie, le 22/09/2006<br />(7) Million British Thermal Unit<br />(8) La Tribune de l'Economie, le 05/10/2006<br />(9) Les Affaires, le 03/10/2006</font></span></font></span></div>
<div><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1">(10) La Tribune de l'Economie, le 23/09/2006</font></span></font></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Oct 2006 01:12:24 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-4209243-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Passage de témoin à la Réserve Fédérale]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3894056.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/volcker.jpg" /></span>En ce mois de mai 2006, les march&eacute;s am&eacute;ricains fris&egrave;rent l&rsquo;ivresse : le Dow Jones, indice phare de la Bourse de New York, flirta&nbsp;&agrave; quelques dizaines de points &agrave; peine d&rsquo;un pr&eacute;c&eacute;dent record, &laquo; vieux &raquo; de plus de six ans, qu&rsquo;il avait &eacute;tabli le 14/01/2000 en culminant &agrave; la cloche &agrave; 11722,98 points. Il est vrai que le 27 avril pr&eacute;c&eacute;dent, un certain Ben Bernanke, gouverneur de la R&eacute;serve F&eacute;d&eacute;rale, frais &eacute;moulu &agrave; ce poste depuis f&eacute;vrier, avait susurr&eacute;, devant le Congr&egrave;s, que la Fed pourrait marquer une pause apr&egrave;s seize hausses d'affil&eacute;e de son <em>prime rate</em>. Il n&rsquo;en fallait pas plus pour d&eacute;clencher l&rsquo;euphorie : le Dow Jones gagnera quelque 300 points en quinze jours, avec un z&eacute;nith en s&eacute;ance &agrave; 11670,11 points le 10 mai. Habitu&eacute;s &agrave; traquer le sous-entendu, l'allusion idoine chez Alan Greenspan, pr&eacute;d&eacute;cesseur de Bernanke, les boursiers&nbsp;s'en tinrent l&agrave;,&nbsp;sans scruter outre le&nbsp;discours : Wall Street ne parlait pas le &laquo; Bernanke &raquo;. Une simple question de temps.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Les propos pr&eacute;cis du banquier&nbsp;central notaient &laquo;&nbsp;<em>la possibilit&eacute;, s&rsquo;il y a suffisamment d&rsquo;incertitude, que nous choisissions de faire une pause en mati&egrave;re de taux, simplement pour r&eacute;colter plus d&rsquo;informations afin de mieux &eacute;valuer les risques r&eacute;els et l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;&eacute;conomie</em> &raquo; <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>. Un discours assez convenu finalement, laissant deux fers au feu, conforme au dilemme qui se pose toujours aux gouverneurs : faut-il arr&ecirc;ter&nbsp;ou poursuivre un mouvement de taux alors que les effets sur l&rsquo;&eacute;conomie ne se ressentent pas avant six mois ? L&rsquo;hypoth&egrave;se que les taux pussent &ecirc;tre &agrave; nouveau augment&eacute;s n&rsquo;&eacute;tait pas &eacute;limin&eacute;e : mais on lira Bernanke comme on lisait Greenspan, c&rsquo;est-&agrave;-dire entre les lignes de phrases alambiqu&eacute;es, sans entendre des explications mais en d&eacute;codant des oracles. Branle &agrave; Wall Street et flamb&eacute;e des cours&nbsp;&hellip; </span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Quelques jours plus tard,&nbsp;Ben Bernanke pr&eacute;cisera sa pens&eacute;e aupr&egrave;s d&rsquo;une poign&eacute;e de journalistes, dont Maria Bartiromo (CNBC), qui se h&acirc;tera de rapporter ces propos &laquo;&nbsp;exclusifs&nbsp;&raquo; <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>. L&rsquo;&eacute;lan est alors bris&eacute; net. Le vendredi 2 juin, le Dow Jones cl&ocirc;ture &agrave; 11247,87 points. Le lundi 5 juin, Bernanke fait part de ses inqui&eacute;tudes sur l&rsquo;inflation : descente aux enfers imm&eacute;diate avec 200 points perdus en cette seule s&eacute;ance, et un plus bas le 12 juin suivant &agrave; 10792,58 points. L&rsquo;homme le plus puissant sur les march&eacute;s plan&eacute;taires avait parl&eacute;, et ceux-ci l&rsquo;avaient puissamment &laquo;&nbsp;bizut&eacute;&nbsp;&raquo;.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Il a pay&eacute; le prix&nbsp;de ne pas &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;image de son pr&eacute;d&eacute;cesseur </em>[Paul Volcker]<em>, un homme qui s&rsquo;&eacute;tait gagn&eacute; une r&eacute;putation de demi-dieu aux yeux de nombreux acteurs du march&eacute;</em> &raquo;, &hellip;, &laquo; <em>Avec lui, les march&eacute;s financiers ne pouvaient pas &ecirc;tre s&ucirc;rs de la fa&ccedil;on dont il se d&eacute;brouillerait dans son nouveau job</em> &raquo; <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>. Ainsi intronisa-t-on, en le couvrant de critiques, Alan Greenspan en 1987, au sortir du krach, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans un contexte particuli&egrave;rement difficile. Il faudra attendre 1994 avant qu&rsquo;il s'impose d&eacute;finitivement &agrave; l'establishment, grand ordonnateur des march&eacute;s financiers, sibylle aux discours redout&eacute;s aussi bien que sp&eacute;cialiste des formules directes (<a href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><font face="Times New Roman" color="#0000ff">exub&eacute;rance irrationnelle</font></a>, conundrum des taux, ...). On l'&eacute;leva au rang de maestro.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Greenspan succ&eacute;dait &agrave; une autre l&eacute;gende, Paul Volcker, qui mit en musique une hausse des taux directeurs drastique, &agrave; tout prix, pour vaincre l&rsquo;inflation qui galopait au sortir des chocs p&eacute;troliers. Ledit Paul Volcker fut lui-m&ecirc;me tr&egrave;s chahut&eacute; par&nbsp;la critique, notamment par le leader de la Chambre des repr&eacute;sentants&nbsp;de l&rsquo;&eacute;poque, qui qualifiera sa politique mon&eacute;taire &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;invitation au d&eacute;sastre&nbsp;risquant de faire tomber en panne l&rsquo;&eacute;conomie</em>&raquo;. En sorte que le bizutage d&rsquo;un nouveau patron de la Fed est semble-t-il chose ordinaire. Le march&eacute; appr&eacute;cie toujours, &agrave; son corps d&eacute;fendant.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Or donc, les march&eacute;s ont pour l&rsquo;instant du mal &agrave; suivre les propos du nouveau pr&eacute;sident de la banque centrale. La dialectique de Greenspan plane au-dessus de Bernanke. Mais soyons assur&eacute;s que &laquo;&nbsp;<em>Blundering Ben</em>&nbsp;&raquo; <font color="#800000"><sup><strong>4 </strong></sup></font>(Ben le gaffeur), ne manquera pas&nbsp;d&rsquo;en remontrer et d&rsquo;imposer son style : il est le premier pr&eacute;sident de la Fed depuis 1916 &agrave; avoir si&eacute;g&eacute; auparavant au Comit&eacute; Mon&eacute;taire de la Banque, c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; bonne &eacute;cole. Celle que dirigeait pr&eacute;cis&eacute;ment Alan Greenspan.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) La Tribune de l'Economie, le 29/04/2006<br />(2) Challenges N&deg;40, du 15 au 21/06/2006</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(3) Divers articles du Washington Post<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) New York Post cit&eacute; par Courrier International (22 au 28/06/2006)</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 20 Sep 2006 00:38:44 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3894056.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3894056-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tentations coupables sur penny stocks]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3665476.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Nos engagements &agrave; contresens du March&eacute; nous enragent et chaque fois cette infortune nous p&egrave;se. Nous n&rsquo;aimons pas perdre. Mais au pire, bien pris, nos mis&egrave;res n&rsquo;exc&egrave;dent pas les limites que nous nous sommes nous-m&ecirc;mes fix&eacute;s, au moins pour ceux que l&rsquo;exp&eacute;rience a rendu prudents. Il en est en revanche quelques-uns dont les pertes auront tout exc&eacute;d&eacute; : ils se sont fait &eacute;pingler par l&rsquo;AMF. Et l'AMF sanctionne lourdement. Tr&egrave;s lourdement. Qu&rsquo;on en juge :</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Dans une d&eacute;cision rendue publique le 16 Juin 2006, suite &agrave; une d&eacute;cision rendue le 9 mars 2006, l&rsquo;Autorit&eacute; des March&eacute;s financiers a condamn&eacute; :</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<blockquote dir="ltr" style="MARGIN-RIGHT: 0px">
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">- la Soci&eacute;t&eacute; AI INVESTMENT &agrave; une sanction p&eacute;cuniaire de 7.114.668 euros ;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">- un individu X &agrave; une sanction p&eacute;cuniaire de 1.770.480 euros ;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">- un individu Y &agrave; une sanction p&eacute;cuniaire de 750.000 euros ;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">- et mis hors de cause les Soci&eacute;t&eacute;s PROCAPITAL, DUBUS et OMNIANE.</span></div>
</blockquote>
<div align="justify">&nbsp;&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Les virtuoses condamn&eacute;s op&eacute;raient sur les&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: Arial">&laquo;</span> penny stocks <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: Arial">&raquo;</span> - actions cotant aux environs d&rsquo;un euro -, pour la plupart &eacute;ligibles au SRD, tr&egrave;s liquides (notamment ALSTOM, EURODISNEY et EUROTUNNEL), intervenant en s&eacute;ance dans des volumes pouvant atteindre jusqu&rsquo;&agrave; 30% des n&eacute;gociations sur les titres en question. Ainsi, le 23 Ao&ucirc;t 2004, les interventions de ces magiciens repr&eacute;sent&egrave;rent 41% du march&eacute; de l&rsquo;action EUROTUNNEL ! La manipulation du carnet d&rsquo;ordres trouvait son apoth&eacute;ose dans l&rsquo;annulation massive de transactions.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La m&eacute;thode consistait &agrave; cr&eacute;er un int&eacute;r&ecirc;t acheteur artificiel par des ordres massifs au regard des possibilit&eacute;s du march&eacute;, pass&eacute;s puis annul&eacute;s pour &ecirc;tre remplac&eacute;s par des ordres ult&eacute;rieurs portant sur des volumes similaires, maintenant ainsi le m&ecirc;me int&eacute;r&ecirc;t apparent en minimisant au maximum tout risque d&rsquo;ex&eacute;cution en raison de leur volume important et de leur moindre priorit&eacute; dans le carnet d&rsquo;ordres, et &agrave; vendre au cours artificiellement obtenu des titres primitivement achet&eacute;s &agrave; un cours inf&eacute;rieur. Et r&eacute;ciproquement. Ainsi, 17457 ordres d&rsquo;achat dont 10873 ont &eacute;t&eacute; annul&eacute;s, 16636 ordres de vente dont 9444 ont &eacute;t&eacute; annul&eacute;s, auront permis la r&eacute;alisation d&rsquo;une plus-value de 2.969.564 euros entre le 1er Janvier 2003 et le 27 Ao&ucirc;t 2004.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">La valeur des informations figurant dans le carnet d&rsquo;ordres &eacute;tant de nature &agrave; induire autrui en erreur, l&rsquo;AMF a conclu &agrave; la manipulation des cours. Le fait d&rsquo;intervenir s&eacute;lectivement sur des &quot; penny stocks &quot; se justifiait par le fait qu&rsquo;un seul pas de cotation (&quot; tick <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: Arial">&raquo;</span>) de 0,01 euro correspondait &agrave; 1% d&rsquo;une action de 1euro. L&rsquo;AMF a sanctionn&eacute; lourdement.&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">Quelles le&ccedil;ons en tirer ?</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">1) Ne croyons jamais que les manipulations de cours proviendraient exclusivement de grosses mains, hedge funds, et autres banques d&rsquo;affaires. Disant cela, je ne dis pas que ces poids lourds de l&rsquo;investissement sont comme l&rsquo;enfant qui vient de na&icirc;tre, je dis qu&rsquo;ils ne sont pas les seuls et que des moyens plus limit&eacute;s ne sont pas d&eacute;nu&eacute;s de pouvoir manipulatoire ;</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">2) M&eacute;fions-nous de nos analyses qui ignorent toujours les manoeuvres en coulisse ; </span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">3) N&rsquo;h&eacute;sitons jamais &agrave; consulter le site de l&rsquo;AMF car il s&rsquo;y trouve un certain nombre de soci&eacute;t&eacute;s condamn&eacute;es qui ne sont pas les derni&egrave;res &agrave;&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: Arial">&laquo;</span> conseiller &quot; les investisseurs, parfois &agrave; juger ou d&eacute;grader des titres cot&eacute;s. On y trouve aussi des noms de particuliers qui ne sont pas tous des inconnus sur la place de Paris.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) <a href="http://www.amf-france.org/documents/general/7153-1.pdf"><font color="#339966">http://www.amf-france.org/documents/general/7153-1.pdf</font></a><br /></span></font></font>&nbsp;</div>
<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><br /><span style="FONT-SIZE: 7.5pt"><font color="#0000ff"><a href="http://marc-aragon.over-blog.net/article-3470197.html"><br /></a></font></span><br /></div>
</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966">
<div align="justify"><hr align="center" width="100%" size="2" /></div>
</span>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="center"><span style="FONT-SIZE: 8.5pt; BACKGROUND: white; COLOR: red"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: red"><a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=350073025"><font color="#ff0000">Cet&nbsp;article a &eacute;galement &eacute;t&eacute;&nbsp;post&eacute; sur un forum g&eacute;n&eacute;raliste Boursorama.&nbsp;Si vous agr&eacute;ez son contenu, cliquez ici&nbsp;pour l'y recommander&nbsp;:&nbsp;vous&nbsp;accro&icirc;trez son audience et celle de l'auteur</font></a></span></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Aug 2006 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3665476.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3665476-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Take the money Enron]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="220" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/enron__1_.jpg" height="262" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;"
    class="GcheTexte"></span>«&nbsp;<em>Nous estimons que la période actuelle offre une opportunité extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure extrêmement</em> <em>bien
    positionnée pour croître à un rythme substantiel ... Nous sommes convaincus que les rumeurs négatives autour de l'entreprise sont fausses, non fondées sur des éléments concrets</em> (...)
    <em>Nous estimons que les cours actuels intègrent les pires craintes des investisseurs</em> (...) <em>Dans le passé, la discipline financière n'était pas la priorité essentielle de l'entreprise
    qui a dépensé ce qu'il fallait pour construire sa position sur le marché. Il apparaît aujourd'hui que cette discipline financière s'est singulièrement améliorée</em> (...) »
    <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong>. Ce panégyrique intitulé « <em>Still the best of the best</em> », publié le 9 octobre 2001, fut l'édifiante contribution de la
    banque Goldman Sachs à la gloire&nbsp;de la société Enron, deux mois avant sa chute. Arthur Andersen, géant de l'expertise financière et de l'audit, abondait : les chiffres frappés de la netteté
    de ses sceaux étaient à l'unisson, non moins alléchants, qui invitaient la multitude à <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">électriser ses placements</span></span><em>A la fin de l’été 1929, les bulletins quotidiens ne se bornaient plus à citer quels titres
    monteraient en séance et de combien, mais bien l’heure à laquelle tel ou tel autre serait ciblé ! En ces jours filés de soie, quiconque pouvait s’ériger analyste, qui prédît la hausse, avec des
    chances sûres de succès, cireurs de chaussures compris …</em></a>. Las, il apparut bien vite que les comptes d'Arthur tenaient davantage des contes d'Andersen : bilans frauduleux, fondamentaux
    frelatés, cours de Bourse peccamineux. Le mensonge, jusqu'à la nausée.</span><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    Une semaine après cet éloge commence la fin. Le 16 octobre, Enron annonce une perte de 638 millions de dollars pour le troisième trimestre 2001&nbsp;après un bénéfice de plus de 400 millions le
    trimestre précédent : en cause, une charge exceptionnelle de 500 millions de dollars concernant deux fonds d'investissement, LJM Cayman&nbsp;et LJM Co-Investment&nbsp;<strong><sup><span style=
    "color: #800000;">2</span></sup></strong>, gérés par Andrew Fastow, le directeur financier du groupe. Le lendemain, le Wall Street Journal divulgue l'enrichissement personnel du même&nbsp;Andrew
    Fastow,&nbsp;évalué à&nbsp;30 millions de dollars. Le 22, la SEC, le tout-puissant gendarme de la bourse américaine lance une enquête. La suite n'est que descente aux enfers : le 2 décembre 2001,
    Enron, septième entreprise américaine, enfant chérie de Houston, qui avait su reconvertir ses pipe-lines, ses réseaux, ses centrales en un établissement financier pariant sur les prix de
    l’énergie, du bois ou de la bande passante des télécommunications, se déclare en faillite. Un géant s'est effondré : l’action chute vite de 90 à 1 dollar, 4.000 salariés sont aussitôt licenciés
    <strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong> ; tous perdent l’essentiel de leur capital retraite, assis sur des parts de l’entreprise. Cette énorme machine, qui avait publié
    un chiffre d’affaires de 100 milliards de dollars en 2000, était construite sur une imposture : derrière ces chiffres mirifiques se cachaient des mensonges énormes, enfouis sous une cascade de
    3.000 sociétés « déconsolidées »&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong>.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors, les masques tombent : derrière ce&nbsp;porte-drapeau d'un capitalisme financier radieux, créateur de valeur actionnariale, chantre de la NetEconomie et
    magicien des marchés dérivés, se dessine&nbsp;réellement un univers opaque de pratiques douteuses, parfois totalement malhonnêtes, sur fond de lobbying politique. Et finalement, ce que l'on avait
    pris pour une vision pénétrante des faits, une empathie fusionnelle avec les affaires de ce temps, se révèlera n'avoir été qu'une suite ininterrompue de manipulations scandaleuses et de
    complaisances coupables. Certains savaient, au plus vrai, et non des moindres : Arthur Andersen, le premier d’entre eux, qui gérait la comptabilité du groupe - et qui disparaîtra corps et biens
    <sup><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></sup>, Citigroup, JP Morgan Chase, condamnées par la SEC à verser 255 millions de dollars à la suite d'un accord amiable
    <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong>, mais aussi, Merrill Lynch, Deutsche Bank, Barclays, … tous frappés de cécité ou d’amnésie. Quant à Goldman Sachs, on comprendra
    mieux son aveuglement en scrutant la fin de la dithyrambe du 9 octobre : un alinéa en caractères minuscules révèle que la banque a participé à toutes les opérations financières d’Enron et de ses
    innombrables filiales : négociation de papier commercial, émissions de titres, missions de « corporate finance », etc. Ce qui revient à reconnaître que sa multitude d'analystes se trouvaient en
    situation de conflit d'intérêt potentiel. Quel spectacle !<br></span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br>
    L'éditorialiste du <em>New York Times</em> Paul Krugman, farouche opposant du&nbsp;<em>corporate welfare</em>, c’est-à-dire des liens entre le pouvoir et l’argent, qualifia l'affaire Enron de
    capitalisme d'initiés à l'américaine. « <em>Le fiasco d'Enron n'est pas que l'histoire d'une simple faillite d'entreprise, mais bien celle de la faillite de tout un système. Et ce système a
    failli non pas parce qu'il est mal géré ou ankylosé, mais parce qu'il est corrompu</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong> ». Le lobbying actif que Kenneth Lay,
    fondateur d’Enron en 1985, faisait mener à une centaine d’employés dans ses bureaux de Washington <sup><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup>, fréquentant lui-même James
    Baker - directeur du cabinet de Ronald Reagan -, Georges Bush père et Bill Clinton en personne, demeure le sport favori de la grande industrie&nbsp;; et les PDG de Goldman Sachs ont semble-t-il
    pris l’habitude de prendre la direction du Trésor américain, après avoir utilement inspiré leurs clients comme on l'a vu. A l'évidence, la sagesse et le discernement d'hommes semblables, dignes
    légats du sacerdoce financier, ne pouvaient qu'ils ne dussent demeurer celés durablement aux yeux des plus grands. Ainsi, le 30 mai dernier, Henry Paulson, président de la banque Goldman Sachs,
    était-il nommé Secrétaire d'Etat au Trésor par un Walker Bush rêvant sans doute de « rééditer » le coup de Bill Clinton, qui avait perché Robert Rubin dans ce nid d'aigle quelques années
    auparavant : Robert Rubin, un autre PDG de Goldman Sachs <sup><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></sup>.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La haute finance éclairée, ici comme ailleurs, est une sphère ouatée. Les affaires s’y règlent discrètement, dans une quinconce&nbsp;entortillée de relations
    personnelles, professionnelles, parfois de simple opportunisme, qui, au fil du temps, des ministères publics aux banques d'affaire, en passant par les cabinets d'avocats, et les dorures des
    palais internationaux, aura tissé un insondable réseau d’intérêts croisés et d'obligés réciproques. Tout 