<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[Boursonomics (Le sérail)]]></title>
    <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-770250.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Le sérail&quot; du blog &quot;Boursonomics&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/39/81/81/avatar-blog-5958520-tmpphpZSlm2D.jpg</url>
        <title><![CDATA[Boursonomics (Le sérail)]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/categorie-770250.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 25 Jul 2010 03:03:20 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.marc-aragon.net</copyright>            <category>Le sérail</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Pirates des Caraïbes et d’ailleurs]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-pirates-des-caraibes-et-d-ailleurs-45388875.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><img height="274" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x274/0/39/81/81/Blog/Paradis-fiscaux.jpg" alt="Paradis fiscaux" class="GcheTexte">Montserrat, Antigua, Saint-Kitts, Grenadines, Barbade, Bermudes, <a class="tooltip"
    href="http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">îles Caïmans</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Magie financière aux Caïmans</span></strong><br>
    <br>
    (…) Rien ne fixe mieux les hedge funds que l'exotisme pénétrant de leurs domiciliations : 80% d'entre eux sont enregistrés dans les îles Caïmans, un caillou caribéen de 262 km2, sous tutelle
    britannique, à la législation libérale, où nichent quelque 30.000 établissements dont 544 banques et 350 sociétés d’assurance ; 45 à 65% des fonds éliraient la charmante opacité de cet éden
    fiscal ! Point de laminoirs ou de hauts-fourneaux sur l'île, ni davantage d'angélisme : le credo des hedge funds, électrons libres de la finance offshore, est celui de la quête absolue du gain.
    Alors la magie financière entre en jeu, qui excelle à trancher une dette en cubes ou en rondelles (…)<br>
    <br></em></a>, d’autres encore qu’on lasserait à toutes citer, voici ces terres sous le vent, enveloppées d’écueils et de bas-fonds, secouées par les trombes et les ouragans, jadis infestées par
    les flibustiers, les écumeurs, qui y recelaient ce qu’ils surprenaient du bien d’autrui. Plus au nord, voici aussi les îles anglo-normandes, ceinturées par les courants et les brouillards,
    Jersey, Guernesey, Man, dont quelques pirates repentis, devenus baillis, se piquèrent de narguer ouvertement les régnants d’Angleterre</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Et encore Gibraltar, Hong-Kong ou Macao, Malte ou Chypre …
    L’ex-empire britannique ne manque pas de rejetons dont le sang ne saurait mentir, dans la longue liste des eldorados fiscaux, accoutumés comme la mère-patrie à ne se contraindre pour rien,
    convertis à la hourra-déréglementation, et si peu qui puisse les retenir ! Ces juridictions non coopératives, archétypes d’un libéralisme sans vergogne, sévissent aujourd’hui à grande échelle,
    dans les eaux troubles de la finance internationale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-concours-de-beaute-46237139.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">concours de
    beauté</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Le cyber-concours de beauté</span></strong><br>
    <br>
    (…) Automates boursiers, robots de la finance, voici ces nouveaux Terminators aux nerfs d’acier et aux poches pleines, vifs comme l’éclair dans l'initiative, jouant des frémissements, des
    déséquilibres fugaces, grattant jusqu’au dernier centime pour n’en faire rien que le posséder c’est-à-dire le soustraire. Le concours de beauté de Keynes, qui&nbsp;déchiffrait l'âme&nbsp;des
    traders, faisait encore appel à la substance molle de l’humain. Il n’avait rien de cybernétique, et sûrement pas cet œil de colin froid des robots de la haute fréquence. Ainsi les jurés
    d’aujourd’hui pourraient-ils finir par voter tous à l’identique, tel le joueur de flûte d’Hamelin, menant son troupeau vers le précipice (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;vint d’abord d’Amérique. Dans les années 1880, le New Jersey, qui peinait avec son budget, prit les entreprises à l’appeau fiscal au détriment de ses voisins du Massachusetts
    et de l’Etat de New York, qui trustaient alors les sièges sociaux. Le plafonnement des impôts fit son effet et des émules, comme le Delaware, où est toujours immatriculée une moitié des firmes
    américaines cotées à Wall Street. Les capitaux prirent cette tangente, puis tout à fait la fuite un siècle plus tard quand l’offshore se développa : le General Accounting Office rapporta qu’entre
    1998 et 2008, près des deux tiers des sociétés opérant aux Etats-Unis ne payaient aucun impôt</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>2</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">! Le Royaume-Uni ajouta sa pierre dans les années 1920 : travaillé par
    le mode de taxation d’entreprises agissant dans tous les recoins de l’Empire, le droit britannique assigna l’imposition au lieu où les décisions étaient prises, non en celui où les affaires
    étaient menées. La résidence fictive était née ; elle continue de plaire : en 2007, un tiers des 700 premières entreprises anglaises ne paya pas un penny d’impôt, et les deux tiers restants moins
    de dix millions de livres</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">! Enfin, la Suisse paracheva en 1934 les fondations de l’édifice :
    talonnée par la France d’Edouard Herriot chassant déjà les déficits, la Confédération fit de la violation du secret bancaire un délit. Vingt-cinq années plus tard, la grande prestidigitation
    commença. <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">La crise du fordisme des années 1960 changea l'air du
    temps. L’évaporation capitale prit aussitôt la mer, dans le sillage des corsaires d’antan, vers ces îlots au statut juridique incertain, petitement cadastrés, quoique le sol n’y manquât jamais
    pour accueillir tant de sociétés. Ainsi Ugland House, un immeuble de bureau de cinq étages à George Town, capitale des Caïmans, est-il un de ces hauts lieux du miracle immobilier : selon le Tax
    Justice Network</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>4</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">, ce bâtiment, immortalisé par le candidat Obama durant sa marche
    présidentielle</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>5</strong></span></sup>, <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">y logeait mi-2008 quelque 18.857 firmes ! Mieux, en 2004, 619.916
    sociétés nichaient aux îles Vierges britanniques, un chapelet d’îlettes de 153 kilomètres carrés ! Tout ce qui touche aux paradis fiscaux est de cette farine financière, qui ne connaît des
    chiffres que leur outrance : 11.500 milliards de dollars escamotés des circuits légaux, patrimoines privés et flux mafieux compris, en tout point de l’écliptique, selon les estimations les plus
    communes ! Et la note monte tous les jours ! Las, ce n’est pas encore assez pour les enturbannés libéraux, apôtres de la régulation du capital par le capital et de son allocation optimale par
    tous les temps, dirait-on sous toutes les latitudes. « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">On ne peut en effet ignorer la valeur ajoutée par les centres offshore en termes d’innovation et de
    flexibilité juridique</em></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>6</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">». De Michel Prada, ex-patron de l’AMF, qui, peu après la crise du
    crédit, exhorta à la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-25552270.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">transparence</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La transparence : et après ?</span></strong><br>
    <br>
    Voici revenu le temps de l’éthique, celui de la transparence et de la vérité qui prédisposent la noblesse de nos idées. Quelques préceptes moraux de cette nature, que l’on avait&nbsp;mis sous le
    tapis pendant ces années d’aisance boursière, refont surface à l’heure des mécomptes. La&nbsp;catastrophe financière, doublée d’une apoplexie bancaire, triplée d’une crise économique, réveille
    subitement en nos consciences cet obsédant désir de moralisation des affaires, et nous percevons ce dessein comme un viatique obligé à la sortie de crise. Las, ce temps sera petitement compté, et
    les seuls commandements de la vertu ne sauveront pas le système&nbsp;(…)<br>
    <br></em></a>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Dans ce concert, l’hexagone n’est pas en reste : une
    enquête parue en 2009 révéla que la fine fleur tricolore, principalement les majors du CAC40, totalisait près de 1.470 filiales dans des paradis fiscaux, des Bermudes à la Suisse en passant par
    Malte, Panama et... le Royaume-Uni, soit 16% de leurs implantations à l’étranger</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">. Au classement de l’excellence, le secteur bancaire s’arroge les
    meilleures places, et l'aristocratique BNP Paribas <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong><sup>8</sup></strong></span>, la
    première, avec 189 antennes offshore, hors les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-28500319.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">300 fililales de Fortis</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Schuss bancaire</span></strong><br>
    <br>
    Selon le Centre for Research on Multinational Corporations, Fortis ne détiendrait pas moins de trois cents filiales offshore. Certaines sont connotées : Fortis Investment Management (Iles
    Caïmans) Fortis Intertrust (Îles Vierges GB) Fortis Foreign Fund Service (Suisse) Fortis Private Wealth Management (Antilles NL) Fortis Commercial Finance (Luxembourg) … Rien ne laisse
    généralement deviner le fil qui relie ces établissements à leur maison-mère : ainsi de JEB Ltd au Libéria, de Comanche Ltd aux Bahamas, de Jasmette Valley Inc au Liechtenstein, de Swilken
    Holdings au Panama, etc. La liste court sur dix pages (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;! Le luxe à la française place LVMH sur le podium avec cent quarante pied-à-terre ; hélas, le pétrolier Total échappe aux statistiques … Les justifications ne manquent pas, qui
    ne trompent cependant personne. Outre les avantages fiscaux directs, l’optimisation passe par la manipulation des prix auxquels s’échangent les biens et services entre les différentes entreprises
    d’un même groupe, faisant supporter les coûts élevés dans les zones à forte imposition afin d’y réduire les profits, et inversement, jusqu’à l’absurde, tels ces seaux d’eau tchèques exportés vers
    les Etats-Unis au prix de 972,98 dollars l’unité, ou ces lance-missiles américains à destination d’Israël à 52,03 dollars l’unité</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>6</strong></span></sup> <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">! Nul ne s’étonnera dès lors que six places offshores figurent parmi
    les dix plus gros investisseurs en Chine</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>9</strong></span></sup>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">! Ni que les Etats-Unis aient à ce petit jeu abandonné
    53,1 milliards de dollars de recettes fiscales en 2001&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">L’essoufflement des Trente Glorieuses renouvela le
    capitalisme, fuyant partout l’Etat-Providence et les aléas salariaux. Compétition fiscale, domiciliation fictive et secret à tous les étages, cette trinité émancipatrice du business offshore, aux
    origines plus ou moins fortuites, s’imposa, éperonnée par les théoriciens qui juraient à la supériorité du libéralisme, <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-26163354.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">mathématiques à l'appui</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Les dieux d’Epicure</span></strong><br>
    <br>
    (…) N’étaient-ce les dramatiques intermèdes des conflits mondiaux, l’époque moderne déclinerait une noire fascination pour le carnage financier. Qu’on en juge à l'aune des vingt dernières années
    : 1987, krach des marchés d’actions ; 1990, krach des junk bonds, crise des caisses d’épargne américaines et chute du Nikkei ; 1994, krach obligataire aux Etats-Unis ; 1995, banqueroute de la
    Barings ; 1997, premier volet de la crise financière internationale (Thaïlande, Corée, Hongkong) ; 1998, deuxième volet (Russie, Brésil) et faillite du hedge fund LTCM ; 2001-2003, apoplexie de
    l'e-Economie ! Pauvre Epicure, nos Marchés ne sont pas à l’effigie de vos dieux apaisés (…)<br>
    <br></em></a>. Incapables de lutter, quelques Etats firent de l’onshore en réduisant notamment les impôts des sociétés. La manne fiscale s’évapora néanmoins, à gros bouillons, sans que les
    promesses de félicité prochaine advinssent, laissant aux nations le fardeau du bien social sans contrepartie, et l’endettement qui va avec. Ainsi l’effet des paradis fiscaux dépasse-t-il
    l’objectif académique de modération des prélèvements obligatoires : en asphyxiant les Etats, qu’on tancera d’impéritie, c’est bien leur souveraineté qu’on affaiblit, sinon qu’on discute. Mais
    l’air du temps change, et quelques ruineux desseins ont du plomb dans l’aile. Les cendres fumaient encore de la récente gabegie financière que le G20 finit par s’emparer de la question offshore,
    à Londres d’abord, puis à Pittsburgh, faisant monter la tension d’un cran. Certains peinent cependant à comprendre, ou jouent leur survie, Monaco notamment, qui se hâta de signer douze accords de
    coopération pour déserter la liste noire, mais donc neuf le furent avec … d’autres paradis fiscaux</span> <sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>3-1</strong></span></sup><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Le prince Charles III de Monaco autorisa les jeux quand le
    roi Louis-Philippe les proscrivit, et ce casino irrigua tant le Rocher qu’il dispensa dès 1869 ses sujets de tout impôt sur le revenu. En 1963, Charles de Gaulle, qui dut trouver que l’intendance
    suivait mal, décréta le blocus fiscal de l’Etat-confetti, avec gardes aux frontières et surveillance soutenue&nbsp;: la Principauté plia. Quelques combats peuvent être gagnés, pourvu qu’on les
    mène.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(1) Le Monde Diplomatique, décembre 2008 - « Flibustiers des
    Caraïbes, pirates offshore »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« (…) Le capitaine Henry Morgan, un fameux
    pirate du XVIIe siècle, a été nommé gouverneur royal de la Jamaïque au moment où son oncle, Thomas, gouvernait l’île de Jersey. Tous les deux ne cessaient de saboter les efforts engagés par
    Londres pour collecter les impôts et lutter contre les trafics. C’est exactement ce que font les dirigeants actuels de Jersey (…) Lorsqu’en 1770 le trafiquant William Le Marchant fut nommé bailli
    de Guernesey par Sa Très Gracieuse Majesté, cela n’empêcha pas la cour de l’Echiquier de le condamner pour contrebande (…) Mais, en dépit de sa condamnation, Le Marchant est resté en poste
    pendant trente ans. Et c’est son fils qui lui a succédé. De nos jours aussi, à Jersey, le pouvoir politique appartient à des dynasties … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(2) Eric Laurent (2009) - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La face cachée des banques »<br></span>(3) Xavier Harel (2010) - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;La grande évasion – Le vrai scandale des
    paradis fiscaux »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><br>
    Page 20 - « Début décembre 2009, le nombre d’accords signés dépassait les 180, si bien que la liste grise ne comptait plus que 24 pays. Mais les chiffres sont parfois trompeurs. En effet, il
    suffit que les paradis fiscaux signent des accords entre eux pour se racheter une vertu. Une brèche dans laquelle Monaco, par exemple, s’est empressé de s’engouffrer, puisque sur les douze
    accords signés par la principauté, neuf l’ont été avec des paradis fiscaux&nbsp;: Andorre, l’Autriche, les Bahamas, le Liechstenstein, le Luxembourg, le Qatar, Samoa, Saint-Marin et Saint-Kitts …
    »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">(4) Tax Justice Network est une ONG
    internationale indépendante très active sur le secteur de la fiscalité</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(5) L’Agefi, le 16/07/2009 - « Des vents contraires soufflent
    sur la réforme fiscale américaine »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« Sur South Church Street, à George Town, la
    capitale des îles Caïmans, rien ne distingue vraiment Ugland House. C’est un immeuble de bureaux blanc au toit vert, entouré de palmiers, face à un océan turquoise. C’est aussi l’une des cibles
    privilégiées de Barack Obama quand il s’agit d’expliquer ses intentions vis-à-vis des places offshore. Car Ugland House abrite aujourd’hui le siège de plus de 18.000 entreprises (…) ‘ <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">C’est soit le plus grand immeuble au monde, soit la plus grande arnaque fiscale de la planète</em> (…) <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Je pense que les
    Américains connaissent la réponse</em> (…) <em style="mso-bidi-font-style: normal;">C’est le genre d’arnaques auxquelles il faut mettre fin</em> ’ … »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(6) Christian Chavagneux, Ronen Palan (2009) - «&nbsp;Les
    paradis fiscaux »<br>
    (7) Alternatives Economiques, le 11/03/2009 - «&nbsp;La présence des entreprises du CAC 40 dans les paradis fiscaux »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Nombre de filiales offshore, par ordre
    décroissant, et pourcentage du nombre total de sociétés dans le groupe – <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">BNP Paribas</b> (189/23%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">LVMH</b>
    (140/24%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Schneider</b> (131/22%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Crédit Agricole</b> (115/19%), <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">PPR</b> (97/17%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Banque Populaire</b> (90/9%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">France Télécom</b> (63/24%),
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Société Générale</b> (57/17%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Lagardère</b> (55/11%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Danone</b>
    (47/23%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">EADS</b> (46/19%) <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Peugeot</b> (39/11%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Carrefour</b> (32/6%),
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Pernod</b> (32/24%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Cap Gemini</b> (31/24%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Unibail</b> (31/20%),
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Axa</b> (28/22%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Michelin</b> (27/18%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Air liquide</b> (22/8%),
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Essilor</b> (22/10%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">L'Oréal</b> (22/9%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Bouygues</b> (18/18%),
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Sanofi Aventis</b> (18/14%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Renault</b> (16/11%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Dexia</b> (15/33%),
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Accor</b> (11/11%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Lafarge</b> (11/12%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Saint-Gobain</b> (11/14%),
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">GDF Suez</b> (9/13%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">EDF</b> (8/12%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Veolia</b> (8/7%), <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Alstom</b> (6/15%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Alcatel-Lucent</b> (5/14%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Vallourec</b> (5/8%), <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Suez Environnement</b> (4/10%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Vivendi</b> (4/11%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Auchan</b> (3/5%), <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Arcelor Mittal</b> (1/13%), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Banque postale</b> (1/6%)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><br>
    Pour Air France-KLM, STMicroelectronics, Total et Vinci, pour lesquelles les informations ne sont pas disponibles</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><br>
    (8) Le Figaro, le 28/09/2009 - « BNP ferme ses filiales dans les paradis fiscaux »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« (…) Invité d'Europe 1 ce lundi matin,
    Baudouin Prot, directeur général de la BNP Paribas a déclaré que la banque allait fermer ses filiales dans les paradis fiscaux qui resteront sur la liste grise. ‘ <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Nous avons décidé de fermer nos filiales dans les paradis fiscaux</em> (...) <em style="mso-bidi-font-style: normal;">qui figurent sur la liste grise de <a href=
    "http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/09/25/04016-20090925ARTFIG00001-l-opacite-des-paradis-fiscaux-a-aggrave-la-crise-financiere-.php" target="_self"><span style=
    "color: black; text-decoration: none; text-underline: none;">l'OCDE</span></a>. Concrètement cela devrait représenter une demi-douzaine de sociétés</em> ’. Et de préciser que BNP Paribas va ainsi
    quitter le Panama et les Bahamas … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(9) Le Monde, le 09/07/2008 - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les investissements en Chine illustrent l’ampleur des flux transitant par les paradis fiscaux »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;"><br></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Les dix premier investisseurs en Chine en 2007, en
    milliards de dollars&nbsp;: <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Hong-Kong</b> (27,7), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Iles Vierges Britanniques</b> (16,6), <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Corée du Sud</b> (3,7), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Japon</b> (3,6), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Singapour</b> (3,2), <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Etats-Unis</b> (2,6), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Iles Caïmans</b> (2,6), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Samoa</b> (2,2), <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Taïwan</b> (1,8), <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ile Maurice</b> (1,3)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-family: Baskerville Old Face; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style=
    "text-decoration: underline;">Illustration</span> : Image extraite du site LeJournalDuNet</span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </h3>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 16:58:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-pirates-des-caraibes-et-d-ailleurs-45388875.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-pirates-des-caraibes-et-d-ailleurs-45388875-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Agences de notation]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-agences-de-notation-44952440.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><br>
    <br>
    <img width="295" src="http://img.over-blog.com/295x300/0/39/81/81/Blog/Notateurs.jpg" alt="Notateurs" height="300" class="GcheTexte">Deux mois avant sa chute, le géant transalpin du lait Parmalat
    arborait encore le fameux triple A, ce sésame de solvabilité qui lui avait permis de crocheter sept milliards d’euros sur les Marchés au cours de la décennie passée. Rien ne manquait à la
    panoplie de ce goliath qui eût assombri les reflets de son excellence financière, ni la myriade de sociétés offshores destinées à brouiller la piste, ni la comptabilité créatrice, travaillée à la
    pince-monseigneur, pour soulager le bilan. A l’image d’un Arthur Andersen expertisant les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">comptes d'Enron</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Take the money Enron</span></strong><br>
    <br>
    (…) « Nous jugeons que la période actuelle offre une opportunité très rare d'acheter les actions d'une firme qui demeure extrêmement bien positionnée pour croître à un rythme substantiel. Nous
    sommes sûrs que les on-dit négatifs autour de l'a compagnie sont faux, non fondés sur des éléments concrets (...) Nous estimons que les cours actuels intègrent les pires craintes des
    investisseurs ». Cette apologie titrée « Still the best of the best », rendue publique le 9 octobre 2001, fut l'édifiante contribution de la banque Goldman Sachs à la gloire de la société Enron,
    deux mois avant sa chute. Arthur Andersen, qui expertisait les comptes, n'avait rien trouvé à y redire (…)<br>
    <br></em></a>, les cabinets Grant Thornton, de 1990 à 1999, puis Deloitte-Touche</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>1</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">, certifièrent ceux de la mamma parmesane sans broncher ; quelques
    banques d’affaires de premier plan, comme Bank of America ou Deutsche Bank, furent de ce savant jeu de fumée, mais aussi Citigroup, qui se fit remarquer en portant sur les fonts baptismaux une
    société-écran à l'intitulé de circonstance : Buconero, « trou noir » en italien</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>2</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">! Le 22 janvier 2004, le défunt à peine froid, les carabiniers
    milanais firent irruption dans les bureaux de Standard and Poor’s, l’agence de notation qui avait auréolé Parmalat, pour savoir comment tout cela était possible.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Dans l’entrelacs d’intérêts croisés où chacun s’oblige, et
    parfois regarde ailleurs, les agences de notation veillent et comptent les points. Elles sont du sérail depuis la seconde moitié du XIXème siècle, quand l’Amérique entreprit sa conquête de
    l’ouest à toute vapeur, semant au passage banquiers et commanditaires qui suaient à suivre ce train d’enfer : en mal de capitaux, les sociétés ferroviaires se tournèrent vers le marché
    obligataire pour alimenter la machine. La floraison d’emprunts qui s’ensuivit fit vite émerger le besoin de mieux distinguer le bon grain de l’ivraie. En 1868, Henry Poor publia les premières
    statistiques financières indépendantes ; en 1908, John Moody osa les premières notations de crédit</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>3</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">; en 1913, John Fitch leur emboîta le pas. Ainsi naquirent peu ou prou
    Standard and Poor’s, Moody’s et Fitch Ratings, trois des agences de notation oligopolistiques</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>4</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">parmi la centaine opérant dans le secteur. Leur objet est resté
    inchangé : jauger les émetteurs, estampiller les titres, et proposer des perspectives sur l’évolution possible de ces cotations à moyen terme. Le reste n’est que poésie : car, outre les notations
    d’autorité, commises sur la base d’informations publiques, la notation est généralement sollicitée par l'émetteur et payée par lui. Ainsi ce meilleur des mondes, impartial et droit dans ses
    bottes, n’échappe-t-il pas à l’ordinaire du conflit d’intérêts</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>5-1</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">, sous l’œil vitreux des régulateurs ! <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">La fièvre spéculative qui précéda l'e-krach montra tout ce
    que les Marchés comptaient d’aveugles, à perte de vue. Anesthésiée par les milliards qui tourbillonnaient, la loge financière prit congé du réel : <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">analystes financiers</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Convictions acheteuses</span></strong><br>
    <br>
    (…) La hausse est l'essence du Marché, son fonds de commerce. Dans l’univers financier empli de perspectives radieuses, c’est-à-dire de commissions, de mandats et de plus-values, le pessimisme
    est une denrée ruineuse. Nul ne doit meurtrir la prospérité de tous, qui est au coin de la rue ! Sans cesse ni répit, les indices doivent progresser, battre des records, enthousiasmer les
    acteurs, frapper les consciences pour alimenter la machine en argent frais. Car les investisseurs nouveaux, recrutés au vent, ne manifestent d’intérêt que pour l’augmentation prochaine des prix ;
    ils n’ont qu’une vague idée de la valeur à long terme des actifs qu’ils acquièrent (…)<br>
    <br></em></a>, auditeurs, experts et autres mouches du coche attestaient du boom, et nul ne douta plus du renouveau des âges. Les agences de notation ne déparèrent pas dans ce tableau idyllique,
    distribuant à l’envi leurs incitations à l’achat : entre 1997 et 2000, plus de 90% des notes attribuées étaient positives</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>6</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">, au mépris de l’endettement considérable auquel s’exposaient les
    démiurges de la nouvelle ère : 29,3 milliards de dollars pour Worldcom, le plus gros failli de l’Histoire, 12,4 milliards pour Global Crossing … Enron par exemple, plus (mal)faisan(t) que dot.com
    mais de ce temps, ne vit Moody’s dégrader sa dette long terme que le 29 octobre 2001 ; et ce n’est que le 28 novembre, soit moins d’une semaine avant son trépas, que l’agence Standard and Poor’s
    réduisit enfin la cote de crédit de l’électricien à de la pacotille, suivie le lendemain par ses consœurs. Pareille cécité, si fraternellement partagée, ne pouvait qu’elle ne débouchât tôt ou
    tard sur un commencement de flair pour les affaires générales. A l’été 2002, alors que les indices boursiers avaient déjà perdu 40%, les agences de notation, qui n’auraient su davantage faire fi
    sans déchoir, rallièrent la commune opinion, celle du désastre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Aux appels à l’éthique et à la <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-25552270.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">transparence</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">La
    transparence : et après ?</span></strong><br>
    <br>
    Voici revenu le temps de l’éthique, celui de la transparence et de la vérité qui commandent toute la noblesse de l’action humaine. Quelques préceptes moraux de cette nature, que l’on avait mis
    sous le tapis en ces années d’euphorie boursière, refont ainsi surface à l’heure des mécomptes. La débâcle financière, doublée d’une apoplexie bancaire, triplée d’une crise économique, réveille
    subitement en nos consciences cet obsédant désir de moralisation des affaires, et nous percevons ce dessein comme un viatique obligé à la sortie de crise (…)<br>
    <br></em></a>, coutumiers des lendemains de crise, succéda le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Credit Rating Agency Reform Act</em>, en 2006, qui délégua la régulation des agences de
    notation locales à la SEC, le gendarme de la bourse américaine. La myopie de l’institution vis-à-vis des précédents carnages financiers n’augurait cependant rien qui rassurât tout à fait.
    Bientôt, telle la baronne de Nucingen forcée de mener grand train car elle avait beaucoup de dettes, les ménages américains se répandirent dans le crédit, fouettés par la bulle immobilière qui
    permettait qu’on réempruntât sur le surplus de valeur des logements</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>7</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. La titrisation battit son plein, jusqu'à contaminer&nbsp;les couches
    les moins solvables de la population. Le génie financier fit le reste&nbsp;: les agences de notation compatirent, qui donnèrent massivement du triple A à des dérivés de crédit qu’elles aidaient
    en outre à structurer</span> <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>5-2</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">! Près de 55% de ces produits obtinrent la cotation maximale contre
    seulement 2,5% à la dette d’entreprise ! Et plus de trois dérivés sur quatre furent logés dans le segment le mieux noté</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>8</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. La fleur des pois était enfin éclose, et chacun sut en extraire tout
    le miel : Moody’s y réalisa 44% de son chiffre d’affaires en 2006, et jusqu’à 53% au premier trimestre 2007</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. Nul ne s’interrogea davantage sur cette quintessence absconse :
    accréditée à grande échelle par les notateurs, la titrisation assermentée flamba, jusqu’à l’ippon.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Voici enfin la notation des Etats, qui n’est pas d’une
    meilleure eau. Le trauma contemporain le plus significatif sur la solvabilité souveraine, celui des embarras monétaires de la fin du siècle dernier, montra assez les limites des examinateurs : à
    l’exception de la Thaïlande, aucune des nations impliquées dans la crise asiatique ne fut dégradée avant le collapsus. La crise mexicaine intervint fin 1994 mais le Mexique ne fut pas disgracié
    avant le 10 février 1995 par Standard and Poor’s, et Moody’s ne changea pas son appréciation</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>10</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">! Bah, notation des entreprises, des emprunts ou des nations, c’est
    égal : hors les arrangements comparses qui sont de toutes les époques, la mitraille déjoue toujours les approches théoriques qui prévalent en temps de paix. Ainsi le réel navre-t-il les modèles
    d’évaluation mathématiques, généralement browniens, pensés dans un univers lisse, sans à-coups ni à-pics, celui de&nbsp;<em>l’aléatoire apprivoisé</em> ou du&nbsp;<em>hasard bénin</em></span>
    <sup><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #c00000; font-size: 10pt;"><strong>11</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">, qui nobélisèrent tant de fétichistes de la <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3521019.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">courbe en cloche</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">La courbe en cloche sonne Wall Street</span></strong><br>
    <br>
    (…) Au début du XXe siècle, Louis Bachelier, un jeune mathématicien français qui étudiait les variations de prix des bons du Trésor, nota que celles-ci se dispersaient avec régularité autour
    d’une occurrence centrale. L’histogramme qu’il traça prit la forme de la fameuse courbe de Gauss-Laplace, dont le contour est celui d’une cloche renversée. Il postula que les cours baissaient ou
    montaient à égale probabilité, tels un dé qui roule. Ce modèle, dit de « marche aléatoire », dormira un demi-siècle avant d'être exhumé par Paul Samuelson en 1954. La science du risque s'en
    empara, et ne manqua pas d'en rajouter (…)<br>
    <br></em></a>. En particulier, Moody’s établit ses grades à l'aide d'un modèle appelé « KMV », basé sur ces processus d’école, assagis, qui minorent le risque et conduisent finalement à surcoter
    la notation. Les chercheurs nous disent que d’autres calculs sont possibles, peut-être meilleurs sur la durée</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>12</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. C’est à voir : les formules les mieux huilées se heurtent toujours
    au sens pratique des hommes, qui eux comptent l’argent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Mi-juillet 1929 déjà, trois emprunts sur quatre figuraient
    encore dans le segment le mieux noté des agences du moment, Fitch, Moody, Poor et Standard</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #c00000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><strong>13</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">. Comme on le voit, le fourvoiement est de toutes les époques, et sa
    constance granitique&nbsp;! Point de solutions en l’état actuel, sauf à ce qu’une instance internationale du type FMI vienne à superviser le secteur. Voire même, s’en saisisse tout à fait.
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><strong><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(1) Michel Aglietta – Antoine Rebérioux (2004) - « Dérives du
    capitalisme financier »</span> <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;"><br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">(2) Victoria Turbia (2007) - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Comment échapper aux scandales financiers&nbsp;? »</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Page 44 - « L’utilisation de sociétés fictives
    a aussi été le fait de Parmalat. L’une d’entre elles s’appelait Buconero, trou noir en italien. Elle n’appartenait pas à Parmalat mais à Citigroup. Buconero était officiellement un véhicule
    d’investissement crée par la banque pour monter un partenariat avec Parmalat. Buconero et Citigroup ont toutes les deux apporté de l’argent à une filiale de Parmalat basée en Suisse, Geslat. Mais
    la seule activité de Geslat a ensuite été de prêter de l’argent à des filiales de Parmalat … »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(3) Gérard-Marie Henry (2003) - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;100 questions sur la mondialisation »<br></span>(4) L’Express, le 01/08/2002 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Les agences de notation en
    procès »</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>« Pour exercer ce métier, l'agrément de la Securities and Exchange Commission (SEC) est indispensable. En 1975, afin de garantir la probité et la qualité des
    agences de <em>rating</em> (notation, en français), la plus haute autorité boursière américaine a créé un label. Standard &amp; Poor's, Moody's et Fitch l'ont décroché, mais, en vingt-sept ans
    d'existence, rappelle Lawrence White, professeur à l'université de New York et l'un des meilleurs analystes de la profession, le petit club a, en tout et pour tout, admis quatre nouveaux membres.
    Et, par le jeu des fusions, ils ont tous été absorbés par Fitch. Depuis sa création, cette certification s'est ainsi muée en véritable barrière protectionniste, limitant l'entrée de nouveaux
    venus ».</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(5) Paul Jorion (2008) - «&nbsp;L’implosion »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Page 221 – «&nbsp;Au printemps de 2008, les
    rehausseurs de crédit se trouvaient toujours sur le fil du rasoir&nbsp;: les plus importants d’entre eux étaient parvenus à se recapitaliser, mais jamais à la hauteur du risque encouru. Les
    rapports entre eux et les notateurs avaient monté d’un cran dans l’acrimonie. MBIA s’était rebiffée contre la notation que Fitch lui accordait, et avait enjoint au notateur de s’abstenir
    dorénavant. Fitch avait répondu que s’il s’agissait d’une question d’argent, il décernerait les grades gratuitement&nbsp;! MBIA n’avait pas apprécié la plaisanterie et avait réclamé les données
    qu’elle avait communiquées au notateur, sur quoi celui-ci avait déclaré qu’il n’avait pas besoin de celles-ci pour continuer de noter. Et ainsi de suite … » &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Page 130 - «&nbsp;… Les agences sont
    rémunérées pour deux types de services distincts&nbsp;: elles aident les firmes émettrices à <em style="mso-bidi-font-style: normal;">structurer</em> ces obligations, et (…) elles fixent les
    seuils auxquels des déclencheurs permettent à des fonds de réserve d’être réallouées à des tranches déficitaires&nbsp;: elles émettent ensuite une opinion quant au garde de crédit (AAA, AA, A,
    BBB, etc) que cette obligation mérite. Il y a là bien entendu, une apparence de conflit d’intérêts, puisque la rémunération par le client pourrait encourager au laxisme dans la notation …
    »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">(6) Vincent Almond (2003) - «&nbsp;Les mensonges de la Bourse »<br>
    (7) Cette facilité est désignée dans la littérature anglo-saxonne sous le vocable de «&nbsp;piggyback</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><br>
    (8) Financial Times, le 16/08/2007 - <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;Fitch ratings »<br></span>(9) Frédéric Lordon (2008) <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>-
    «&nbsp;Jusqu’à quand&nbsp;? Pour en finir avec les crises financières »</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt;"><br>
    (10) Journal of Banking &amp; Finance, le 10/08/2005 - «&nbsp;Sovereign credit ratings&nbsp;: guilty beyond reasonable doubt » <span style="mso-bidi-font-weight: bold;"><br>
    (11) Expressions respectives de Paul Jorion et Benoît Mandelbrot<br>
    (12) Le Nouvel Observateur, le 09/10/2008 -</span></span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;">«&nbsp;Un krach des maths »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« (…) Avec François Quittard-Pinon, de
    l'université de Lyon-I, Olivier Le Courtois a recalculé un ensemble de probabilités de défaut de remboursement établies par Moody's sur la période 1920-1996. Dans ce nouveau calcul, les deux
    professeurs de finance ont utilisé un processus dit de Lévy qui permet d'introduire les risques extrêmes dans la modélisation. Résultat : ‘ <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Notre modèle
    prédit, sur le court terme, un risque de faillite jusqu'à 5 fois plus élevé que les modèles classiques, dit Olivier Le Courtois. Et la comparaison avec les données historiques montre que notre
    calcul n'exagère pas les risques, ce sont les modèles classiques qui les sous-estiment ‘</em> »&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;" lang=
    "EN-US">(13) Richard Levich (2002) -</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">«&nbsp;Ratings, rating agencies and
    the global financial system</span> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: EN-US;"
    lang="EN-US">»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: EN-US;"
    lang="EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr size="2">
  </div>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><br>
    <br>
    Illustration</span> : Image extraite du blog Gaiaeconomics</span><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </h3>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </h3>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; background: white;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <h3 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red; line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><br style=
    "mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </h3>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Feb 2010 22:03:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-agences-de-notation-44952440.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-agences-de-notation-44952440-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des obligations à taux très variables !]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-34005151.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: #c00000; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;"><img height="300" width="300" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Obligations_4-copie-1.jpg" class="GcheTexte">La crise financière, qui couvait de longue date, n’en finissait pas d’échauffer les esprits et
    bâtait mal pour les banques de Wall Street. Les masques tombèrent au printemps 2008 : en mars, on perdit <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-18279035.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Bear Stearns</span></span><em><strong><span style="color: #ff0000;">Bear Stearns ou le génie financier</span></strong><br>
    <br>
    (…) Comme toujours, la rapidité de la chute surprit l'opinion ; en juin 2007, la banque d'affaires Bear Stearns avait certes publié des résultats détestables, mais sa communication fut assez
    obscure pour qu'on n'y discernât pas les relents délétères d'une crise plus profonde. James Cayne lui-même, maître des lieux, assez détaché du réel, ignora le danger, continuant d'alterner le
    golf et le bridge selon les humeurs du ciel. Le banquier de Madison Avenue, l'un des plus gros acteurs du moment sur le marché des prêts hypothécaires, fit alors l'objet d'importants appels de
    marge sur les positions de deux de ses fonds (…)<br>
    <br></em></a>, en juillet Indymac, d’autres aussi, de moindre épaisseur mais du même sang. La haute finance éclairée, à qui une si longue habitude de l’affairisme et du pouvoir tenaient désormais
    lieu de lumière, vit les meilleurs des siens rendre l'âme. Lehman Brothers, que l’on soupçonnait d’insolvabilité, le souffle court, raide de dettes et de créances toxiques, périclita bientôt
    après, menaçant longuement d’une fin prochaine. En septembre, la messe bancaire étasunienne était dite, et ses miasmes se répandirent partout à l’entour. L’asphyxie qui avait exténué la finance
    étouffa l’économie en cinq sec. Car le crédit est aux affaires ce que le fer est au béton : il arme ses châteaux de sable et les tient debout. Les banques au tapis, le Marché prit le relais quand
    il apparut qu’il n’y avait plus rien à attendre des bailleurs de fonds. Les obligations <em style="mso-bidi-font-style: normal;">corporate</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">1-1</span></sup></b> refirent surface. Mais ce domaine est hautement réservé. <em>No trespassing</em> !<br>
    <br>
    Voici la première banque du monde, le Marché ! Les capitaux, indécis et versatiles, y cherchent une allocation optimale, tourbillonnent ici et là, plus ou moins aguichés, hésitent encore puis
    fixent enfin leur dévolu sur telle ou telle autre destination. En se substituant aux institutions financières et en démultipliant les capacités de financement, le Marché participe ainsi à la
    marche des entreprises et des nations. N’étaient-ce ses déviances, cette désintermédiation mettrait dans le mille. Les agences de notation, qui, rappelons-le, cotèrent à l’unisson les <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-21414648.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">dérivés de crédit</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">ABS, CDO et consorts</span></strong><br>
    <br>
    (...) Ziggy Stardust mourut à l'été 1973. Mi-homme mi-femme, icône androgyne au visage d’ange, cet esthète du show façonna la gloire de son créateur, un certain David Bowie, qui l’incarnait avec
    force dans ses grand-messes musicales. La poussière d’étoile étincela de mille feux, jusqu'à pâlir l’éclat du maître, qui s'en défit. Un quart de siècle plus tard, David Bowie, artiste aux
    revenus inavoués, fit une entrée en fanfare sur la scène financière : tout à ses comptes, il s’avisa d’en réclamer d’avance, à hauteur de 55 millions de dollars ! En janvier 1997, il fit titriser
    dix années d’exploitation de son catalogue. Les titres de la rock star avaient changé de nature (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;à l’égal des Etats les plus solvables <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">2</span></sup></b>, règlent le ballet de cette dette. Le
    risque de défaut ainsi calibré <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">1-2</span></sup></b> produit alors un taux d’intérêt que l’emprunteur soumet aux
    prêteurs selon la qualité de sa propre signature et la conjoncture générale du moment. Le 13 novembre 2008, BMW Finance accepta de payer six points de pourcentage de plus que le rendement des
    emprunts d’Etat allemands : 8,875% ! Dans la foulée Metro Finance, noté BBB chez Standard &amp; Poors, allongea le tir en lançant le 20 suivant, un emprunt rémunéré 9,375% ! Pour un peu,
    Finmeccanica Finance paraîtrait chiche, qui leva 750 millions d’euros en concédant seulement … 8,125% <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">3</span></sup></b> ! Hélas, ces rendements somptuaires demeurent inaccessibles à l'épargnant : seuls les membres du sérail, et ceux de leur lignage, se partagent ces prébendes.
    Le commun est abonné à l’ordinaire.<br>
    <br>
    La Bourse, peu ou prou ragaillardie, reprit du moral aux beaux jours, offrant aux investisseurs des perspectives attractives quoique risquées sur les actions, plus-values et rendements compris.
    Le marché primaire obligataire à destination des promoteurs institutionnels ne baissa cependant pas le niveau du service de la dette. Peugeot plaça le 10 juillet une émission de 750 millions
    d’euros portant un coupon annuel de 8,375%, « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">dans le cadre du renforcement de la liquidité du groupe et de l'étalement de sa dette</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">4</span></sup></b> ». Trois semaines auparavant, les britanniques avaient fait mieux, renouant avec des obligations perpétuelles
    à fort rendement : Standard Chartered s’était fendu d’un 9,50% ! Mais le Crédit Agricole les surpassa tous : la banque verte annonça le 19 juin dernier un emprunt de 850 millions d’euros rémunéré
    à hauteur de 9,75%, porté via des banques privées en Asie et, « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">dans une moindre mesure, en Europe, auprès de particuliers fortunés qui apprécient un tel
    niveau de rémunération et privilégient le long terme</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="COLOR: #c00000">5</span></sup></b> ». L’épargnant lambda appréciera, assez
    connu comme chacun sait pour mépriser de pareilles offres ! Et lui préférer mille fois l’émission obligataire de l’électricien tricolore EDF, cornée urbi et orbi par toute une armée de
    conseillers financiers aux ordres, chargés de vendre l’emprunt comme d’autres chantent le Salut : en chœur et allegretto. Un rendement de 4,50% valait bien cela.<br>
    <br>
    Et la fête battit tant son plein qu’on amputa les agapes d’une semaine Quel spectacle ! Le ban et l’arrière-ban en brassières <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">6</span></sup></b>, convoqués pour la cause afin de ne rien hasarder, survendirent l’emprunt EDF qui butina trois fois le pot : 3,2 milliards d’euros collectés auprès de 251.000
    souscripteurs ! Ce qui n'empêcha pas l'émetteur, réaliste et peut-être moins incité, de lever 822 millions d’euros au Japon <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">7</span></sup></b> en obligations « samouraï » à des taux plus bas encore, quoique non publiés, tels que <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6067850.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l'Archipel les subit</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">Yen carry trade</span></strong><br>
    <br>
    (…) Dans les années 1980, les experts applaudissent au miracle japonais. Zéro délai, zéro défaut, et zéro stock : le toyotisme et d'autres recettes ont fait du Japon un modèle envié. Et bientôt
    craint. L'Amérique s’alarme : la valse des monnaies par rapport au dollar brutalise le yen ; les taux nippons s'en ressentent, qui bringuebalent. Des bulles enflent, puis éclatent, tout à l'envi
    : le miracle agonise. La Banque du Japon relâche la pression : en avril 1995, les taux sont au « zéro effectif ». Rien n’y fait, la déflation se poursuit. En février 2007, elle portait son taux
    directeur à 0,5%, son plus haut niveau depuis 1998&nbsp;(…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;à ses dépens depuis la Grande Déflation. La Banque Postale elle-même, insinuée jusque dans les arrière-cours, attaqua en piqué : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">de
    toute façon, en ce moment, il n’y a rien qui rapporte plus</em> » entendit-on dans un bureau parisien. Pour ne pas être en reste, un banquier de chez HSBC, regardant ailleurs, rappela que «
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">les épargnants français cherchent des rendements corrects sur des placements de courte durée</em> <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">8</span></sup></b> ». Hum ! A maturité équivalente, l’émission BMW Finance que l’on a dite paie le double ! Ainsi la grande
    opinion financière et ses sherpas se payent-ils le luxe de faire accroire, une main sur le coeur, l’autre dans la poche, que la multitude est bien servie. Bah, fiscalité oblige, sans abattement
    possible, l’obligation EDF rétribuera de l’ordre de 3,15% net <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">9</span></sup></b>. Et pour peu que l’inflation
    ressurgisse, chacun gardera son pactole jusqu’à l’échéance. Les mains tremblantes.<br>
    <br>
    Pour le particulier, le seyant se jauge à la rémunération du Livret A, laquelle, terrassée en même temps que les prix, ne vaut guère plus qu’un compte courant, c’est-à-dire rien. A 1,25% au
    premier août prochain, cet annapurna de rendement n’est pas en peine de faire considérer le tout-venant comme exceptionnel : quel qu’emprunt de circonstance fait donc l’affaire et déchaîne tous
    les alléluias du cénacle. Mais l’inflation a ceci de remarquable qu’elle grimpe dans la même position qu’elle rampe <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">10</span></sup></b>, et le Livret A ceci d’utile qu’il suivra le rythme. Rien de tel bien sûr pour le rase-mottes obligataire à taux fixe que l’on sert pêle-mêle. Que dire alors
    du futur emprunt d’Etat évoqué dernièrement au château du Roi-Soleil ? L’agence France Trésor emprunte aujourd’hui à 5 ans au taux de 2,8% auprès des investisseurs institutionnels, qui, dit-on,
    pourraient se lasser. Il faudrait donc déployer des appels vibrants à la citoyenneté, à la solidarité nationale, bref, à la France, pour que de tels rendements, quoiqu’au mieux notés, pussent
    rallier la meute des épargnants. A moins de l’imposer comme naguère le firent Pierre Mauroy et Raymond Barre <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style=
    "color: #c00000;">11-2</span></sup></b>. C’est précisément ce que suggère Philippe Marini, rapporteur du Budget au Sénat : à défaut d’un intérêt de 2 à 2,5%, méprisant un <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-14326144.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">retour de l'inflation</span></span><em><strong><span style=
    "color: #ff0000;">L’inflation, invitée surprise</span></strong><br>
    <br>
    (…) Depuis les années 1990, l’importation massive de produits à bas coût débarqués des pays émergents aura mieux contribué à la modération des prix que toute autre politique. Cette concurrence a
    imposé son modus vivendi aux entreprises, sommées de ne pas augmenter leurs prix pour rester dans la course, et à leurs salariés, priés de rabattre leurs prétentions pour rester dans la place.
    Petit à petit, l’opinion fait son chemin, qui n’est à plus à s’encombrer d’idées sur le libre-échangisme compétitif ou le protectionnisme récessif ; la hausse des salaires devient une cause
    planétaire, avec les prix en conséquence de deuxième rang. L'inflation est embusquée (…)<br>
    <br></em></a>, un emprunt à taux zéro ou très faible imposé aux ménages les plus aisés <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><sup><span style="color: #c00000;">11-1</span></sup></b>. Une
    véritable obligation en somme.<br>
    <br>
    Adroite à gouverner pour soi, remise d’aplomb et fuyant comme la peste la contrainte administrative, réintégrée dans ses bonus, bientôt dans ses manèges, voici le grand retour de la finance. Le
    désordre et l’embarras dans le quotidien de l'espèce ne sont rien face aux intérêts de caste. Les affaires d’abord : plus de 22 milliards d’euros de dette <em>corporate</em> auront été collectés
    en novembre 2008, avec les pics de rendement que l’on a vus. Celui qui tient le couteau partage le gâteau. Les ramasse-miettes suivent. C’est la règle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0.05pt 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr style="text-align: center;" size="2">
  </div>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(1) Obligations et notation des émetteurs - Source
    Wikipédia</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">Une obligation
    peut être émise par&nbsp; : un État dans sa propre devise (Emprunt d’Etat), un Etat dans une autre devise que la sienne (Obligation Souveraine), une société du secteur public, un organisme
    public, une collectivité locale (Obligation du Secteur Public),&nbsp;une entreprise privée, une association, ou tout autre personne morale (Obligation Corporate)</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Echelle de notation de la dette à long terme (maturités équivalentes à un an ou
    plus) selon l’agence Standard &amp; Poor’s - <span style="text-decoration: underline;">Catégorie investissement</span>&nbsp;:</span> <span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;">(<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">AAA</b>) <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Valeurs de tout premier ordre («&nbsp;gilt
    edged&nbsp;»)</span> – (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">AA</b>) <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Fourchette haute («&nbsp;high-grade&nbsp;»)</span> – (<b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">A</b>) <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Notation intermédiaire («&nbsp;upper-medium grade&nbsp;»)</span> – (<b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">BBB</b>) <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Fourchette basse, pouvant comporter des aspects spéculatifs («&nbsp;medium grade&nbsp;») - <span style=
    "text-decoration: underline;">Catégorie spéculative</span>&nbsp;</span>: (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">BB &amp; B</b>) <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Eléments dits
    spéculatifs</span> – (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">CCC, CC, C et au-delà</b>) <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Absence de caractéristiques d’investissement souhaitables
    («&nbsp;junk bond&nbsp;») – Description complète des notations des agences au lien suivant&nbsp;: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Obligation_(finance)"><span style=
    "color: #339966;">http://fr.wikipedia.org/wiki/Obligation_(finance)</span></a></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(2) Frédéric
    Lordon (2008) – Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Page 46 - « Cette distorsion du jugement par les intérêts
    commerciaux est spectaculairement visible dans la distribution statistique des notes respectivement données aux dettes d’entreprise [ndla corporate] et aux titres de la finance structurée [ndla
    titrisation des crédits]. Alors que, en bonne normalité statistique, les dettes d’entreprise de cotation moyenne sont les plus nombreuses, les dérivés de crédit reçoivent la note maximale pour
    60% d’entre eux – contre 2,5% en moyenne pour les entreprises - et le segment le mieux noté (notations supérieures ou égales à A) représente à lui seul près de 80% du total. Ainsi, les dérivés de
    crédit vus avec les lunettes des agences de notation présentent-ils cette bizarrerie statistique que les produits exceptionnels y sont les plus nombreux … »</span> <span style=
    "font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; font-size: 9pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(3) La Tribune, le 28/11/2008 - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp; Afflux d’émissions sur le marché du crédit</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #333333; font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Principales émissions corporate sur le marché de l’euro en
    novembre 2008. Echéance de l’emprunt&nbsp;entre parenthèses&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">BP
    Capital</span></b> <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">: 500 M€ à 4.25 % (10
    janvier 2011) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">BASF</b> : 1250 M€ à 6 % (4 décembre 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Centrica</b> : 750 M€ à 7.125 % (9 décembre 2013) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Vodafone</b> : 1000 M€ à 6.875 % (4 décembre 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Finméccanica Finance</b> : 750 M€ à 8.125 % (12 mars 2013) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Total</b> : 1000 M€ à 4.75 % (12 octobre 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ventenfall Treas</b> : 650 M€ à 6.75 % (31 janvier 2019) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ventenfall Treas</b> : 850 M€ à 5.75 % (12 mai 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Danone Finance</b> : 1000 M€ à 6.375 % (2 avril 2014) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Carrefour</b> : 700 M€ à 6.625 % (12 février 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Metro Finance</b> : 500 M€ à 9.375 % ( 28 novembre 2013) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Electricité de France</b> : 2000 M€ à 5.625 % ( 23 janvier 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">ENI</b> : 1250 M€ à 5.875 % (20 janvier 2014)
    - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Air Liquide Finance</b> : 600 M€ à 6.125 % (28 novembre 2012) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">ADP</b> : 500 M€ à 6.375 % (24 janvier 2014) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">E.ON Int Finance</b> : 1000 M€ à 4.75 % (25 novembre 2010) - B<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">elgacom</b> : 200 M€ à 4.375 % (23 novembre 2016) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Belgacom</b> : 175 M€ à 4.125 % (23 novembre 2011) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Iberdrola Finance</b> : 600 M€ à 7.50 % (25 novembre 2015) -
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Iberdrola Finance</b> : 1000 M€ à 6.375 % (25 novembre 2011) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">West LB</b> : 50 M€ à 5 % (18 novembre 2013) -
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">BMW Finance</b> : 750 M€ à 8.875 % (19 septembre 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">ENBW</b> :
    750 M€ à 8.875 % (20 novembre 2018) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">ENBW</b> : 750 M€ à 6.875 % (20 novembre 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">RWE Finance</b> : 1000 M€
    à 6.625 % (31 janvier 2019) - RWE Finance : 1000 M€ à 5.75 % (20 novembre 2013) - <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Shipol</b> : 700 M€ à 6.625 % ( 23 janvier 2014)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(4) Capital.fr, le 10/07/2009 - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp; PEUGEOT confirme son émission obligataire</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»<br></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">(5) La Tribune, le 19/06/2009 - <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp; Crédit Agricole renforce ses fonds propres</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»<br></span>(6) Vieilli&nbsp;: directions par lesquelles on ôte à
    quelqu’un la liberté de sa propre conduite (Littré 1970)<br>
    (7)&nbsp;CercleFinance.com, le 03/07/2009 – <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp; EDF a vendu des obligations ‘ samurai ’ au Japon</span> <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">»<br></span></span><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(8) Le Monde,
    le 08/07/2009 - «&nbsp;251.000 souscripteurs à l’emprunt EDF »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">« <span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    Le premier grand emprunt mobilisant l'épargne po<span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; background: white; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">pulaire
    des Français a connu un grand succès. L'émission obligataire lancée par EDF (...) a permis à l'électricien de collecter 3,2 milliards d'euros : c'est trois fois plus que le milliard d'euro
    initialement envisagé (...)&nbsp;</span>&nbsp;</span>Au guichet d’une agence de la Banque Postale du 13ème arrondissement de Paris, on indique avoir ‘ <em style="mso-bidi-font-style: normal;">eu
    tout type de clientèle, du petit épargnant au client fortuné. De toute façon, en ce moment, il n’y a rien qui rapporte plus</em> ’ (…) Chez HSBC France, le compte sur livret et le Livret A sont
    les placements qui ont le plus souffert. ‘ <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Les épargnants français cherchent des rendements corrects sur des placements de courte durée ’</em>, indique un
    banquier <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(9) Quelques compléments sur le placement
    obligataire&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <b><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">Fiscalité</span></b><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;: 11% pour la Contribution Sociale Généralisée (CSG), plus 1,1%
    pour le Revenu de Solidarité Active (RSA) soit 12,10% de prélèvement immédiat. Les coupons sont ensuite soumis à l’Impôt sur le Revenu (IR) ou au prélèvement libératoire de 18%, selon l’arbitrage
    du contribuable. Dans ce dernier cas, l’obligation se trouve donc imposé au taux de 30,1%, soit pour l’emprunt EDF, un rapport net de 3,15%. Contrairement aux dividendes d’actions, les coupons
    obligataires ne bénéficient d’aucun abattement. <b>Opportunité</b>&nbsp;: le prix des obligations à taux fixe sur le marché secondaire de la revente évolue en sens contraire du taux. Ainsi, si
    l’inflation venait à reparaître, l’augmentation des taux (ou tout également une augmentation du taux des emprunts d’Etat pour mieux motiver les acheteurs) amoindrirait le prix du titre à la
    revente, faisant subir à son souscripteur une perte en capital. D’où la stratégie possible de conserver l’emprunt jusqu’à son terme avec dans tous les cas un nominal de remboursement plus ou
    moins rogné par l’inflation.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold;">(10) Citation détournée de Jonathan Swift concernant
    l’ambition<br>
    (11) Les Echos, le 25/06/2009 - «&nbsp;Interview de Philippe Marini »</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">Philippe Marini – «&nbsp;<em>Pour être
    raisonnable, l’emprunt de l’Etat auprès des particuliers devrait donc être proposé au taux de 2% ou 2,5%. J’ai pour ma part une autre proposition&nbsp;: l’Etat pourrait imposer un emprunt à taux
    zéro, ou à taux très faible, aux ménages les plus aisés. Cet emprunt, qui pourrait être souscrit sur cinq ans rapporterait entre 5 et 10 milliards d’euros</em> »<br>
    <br>
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot; color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;">Philippe Marini –
    «&nbsp;</span><em>L’idée n’est pas nouvelle. Pierre Mauroy avait imposé un emprunt égal à 10% de l’impôt dû, pour tous les ménages payant plus de 5.000 francs d’impôt. Raymond Barre avait mis en
    place un prélèvement remboursable de 8,8% qui avait rapporté 8 milliards de francs</em>&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black; font-size: 9pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <hr style="text-align: center;" size="2">
  </div>
  <h3 style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <br>
    Illustration</span></span><span style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: red; FONT-SIZE: 8pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR">&nbsp;: Image
    extraite du site Diagnostic &amp; Expertise</span>
  </h3>
  <h3 style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </h3>
  <h3 style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: red; font-size: 8pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </h3><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #339966; font-size: 8pt; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Jul 2009 19:37:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-34005151.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-34005151-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les actionnaires ont la cote !]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-21058324.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    <br>
    <img width="223" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/opm1b.jpg" height="240" style="float: left; margin: 0px; border: #000 0px solid;" class="noAlign">Au pays du Marché-roi,
    les Etats-Unis, l’outrance des chiffres ne désarme pas, jusqu’à l’ivresse qui anesthésie le jugement des hommes. Quoiqu’on paraphe, quoiqu’on estampille, la surenchère commande, et rien ne
    saurait plus retenir l’attention qui ne fût marqué du sceau de l’excès ; en sorte que quelques capitaines d’industrie, moins opulents mais non moins soucieux de frapper l'opinion, ne craignent
    pas de donner à leurs épopées une dimension quasi-héroïque. Ainsi, le 19 juin 2007, tandis que s'amoncelaient déjà les premiers nuages de la crise financière sur fond de déprime immobilière, Home
    Depot, le spécialiste américain du bricolage, fit part de son intention de&nbsp;se réapproprier le quart de ses propres actions en Bourse. Ce programme plébiscitaire, pour quelque 22,5 milliards
    de dollars, chavira les coeurs et fouetta le titre, qui se cabra aussitôt de 7,3% en séance. En élève appliqué, affranchi comme on se doute de <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">l’activisme de ses actionnaires</span></span><em>Apatride, humaniste,
    philanthrope, Georges Soros est d'abord connu pour son génie financier. Vingt ans après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même le Soros Fund
    Management, un groupe de fonds (Quantum, Quota, …) destiné à protéger et valoriser 4 millions de dollars d’actifs …</em></a>, Home Depot redistribuait ses bons résultats. Lesquels étaient au
    mieux mitigés !</span></span></span>&nbsp;<b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">1</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">.<br>
    &nbsp;<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Pour le leader
    mondial du bricolage, la décapitalisation avait commencé en 2002, sous l’impulsion de Robert Nardelli, son PDG, qui n’avait pas fléchi, faisant racheter pour environ 17,5 milliards de dollars des
    actions du groupe. La dynamique ne changea pas après la démission dorée à l’or fin du susnommé, parti redresser Chrysler en janvier 2007 avec un pécule de 210 millions de dollars en poche</span>
    <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">2</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Son successeur,
    Frank Blake, passa la surmultipliée, sans le premier sou pour mener l’opération que l’on a dite : le lego financier s’appuya sur la vente de HD Supply, une division spécialisée auprès de
    professionnels</span> <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">3</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">,&nbsp;pressentie
    pour&nbsp;10,3 milliards de dollars, et l’émission d’obligations, non garanties et mal notées</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">4</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, pour 12 autres
    milliards. La financiarisation des sociétés est là, résumée, qui privilégie l’actionnariat jusqu’à lui sacrifier une part d’elles-mêmes, salariés compris, jamais davantage empêchée de plomber la
    barque de mauvais papier. Le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">subprime</em> compliqua tout : la <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6985334.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">vente LBO</span></span><em>L'automne 1929 porta un rude coup au génie financier. La ruine de la multitude fit le lit d’une hécatombe
    bancaire sans précédent qui abîma pour longtemps les velléités innovatrices des uns aussi bien que les illusions de tous les autres. On se hasarda moins. Un demi-siècle s’écoula et rien ne
    brusqua plus les corbeilles. Les consciences s’apaisèrent …</em></a> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">de HD Supply fut
    amputée du cinquième de son potentiel et les banques prêteuses exigèrent de nouvelles garanties, le prix de rachat des&nbsp;actions fut raccourci, et celui du titre divisé de moitié</span>
    <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">5</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Joseph DeAngelo,
    directeur général du groupe démissionna de tant d’imprévoyance. Finalement, la création de valeur s’était délitée dans le flou des motivations originelles, faisant place au risque, à tous les
    étages de la pyramide.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><br>
    D’autres ont des moyens plus appropriés à leur politique actionnariale, moins exposés aux aléas financiers. Nul bien sûr ne saurait titiller le géant ExxonMobil, qui gobe continûment ses propres
    actions dans des programmes de rachats pharaoniques : en 2007, le colosse pétrolier reprit pour 32 milliards de dollars de ses titres sur ses propres flux de trésorerie, soit plus que toutes les
    sociétés du CAC réunies, qui y&nbsp;consacrèrent 19 milliards d’euros</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">6</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Notre champion
    tricolore Total, dont les résultats record sont à l’unisson de ses prix en station, ne fait plus figure de meneur : ArcelorMittal mène désormais la danse, devant BNP Paribas et Axa. La Société
    Générale elle-même aura dévolu 1,288 milliard d’euros à la cause, avant hélas d’en appeler au Marché pour le quadruple après le <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">séisme Kerviel</span></span><em>Nick Leeson ne fut ni le premier, ni
    le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires Merrill Lynch de quelque 250 millions de dollars, ou
    Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons du Trésor …</em></a><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">. Ces milliards qui
    volètent ne sont cependant rien à côté des coutumes anglo-saxonnes, qui gagnèrent l'Europe à l'aube des années 1990 et furent libéralisées en France à l'été 1998 : AT&amp;T s’engage dans un plan
    de rachat de 15,2 milliards de dollars d’ici fin 2009</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">7</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, Dell ambitionne 10
    milliards</span> <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">8</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, Cisco suit</span>
    <b><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">13</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">, d’autres encore.
    Tous visent peu ou prou à soutenir leurs cours, mieux gratifier l’actionnaire, renforcer l’autocontrôle. En 2004 cependant, certains vendirent Microsoft qui entendait racheter pour 30 milliards
    de ses titres sur quatre ans,&nbsp;concevant que la firme de Redmond était à cours d’idées de développement</span> <b><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">9</span></sup></b><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Les actionnaires majeurs, avant tout les grands fonds d’investissement, sont au centre des opérations&nbsp;; la gouvernance d’entreprise, qui les associe aux dirigeants et aux conseils
    d’administration, où ils siègent, a mis fin au modèle des patrons intouchables <b><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></b> et redistribué les cartes. Les temps sont au rendement
    absolu des capitaux propres, de l’ordre de 15%, un taux mythique apparu dans les années 1930 <b><sup><span style="color: #800000;">11</span></sup></b>. Les rachats d’actions font partie de la
    panoplie du parfait <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">créateur de
    valeur</span></span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence
    sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives. Les analystes financiers de l’ancienne époque …</em></a> - en France, un tel
    programme doit être adopté en Assemblée Générale Ordinaire, dans la limite de 10 % des titres sur&nbsp;18 mois. En raréfiant la ressource, son prix augmente, ce qui permet de&nbsp;réconforter les
    cours, particulièrement en période de turbulences. Une enquête de JP Morgan <b><sup><span style="color: #800000;">12</span></sup></b> menée mi-2006 auprès d’une cinquantaine de sociétés
    britanniques a montré que la réaction du Marché a toujours été positive dans les deux mois suivant l’annonce, avec une progression moyenne de cours de l’ordre de 15%. Home Depot fut dans cette
    ligne-là, avant de s’effondrer, conformément à d’autres études concluant à la baisse de la performance boursière dans les trois à six&nbsp;mois suivants : celle de Standard &amp; Poors portant
    sur 423 valeurs de l'indice large S&amp;P 500 montrent qu’un quart seulement de ces entreprises ont fait mieux que le Marché <b><sup><span style="color: #800000;">13</span></sup></b>. Les cours
    flambent, puis s’éteignent, les actionnaires, qu’on choie, vont et viennent.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Généralement, les titres rachetés sont annulés, ce qui hisse la valeur de tous les autres à périmètre comptable identique : un cas singulier est ainsi celui de la famille Peugeot, qui n’apporta
    pas les siens à une opération de cette nature, et vit sa participation dans le groupe éponyme croître d'un point entre 2004 et 2005, sans bourse délier. Une autre justification à ce ball-trap
    financier consiste à considérer que le Marché fera toujours un meilleur usage de la trésorerie excédentaire des entreprises, avant de la lui restituer plus volontiers le jour venu. Celle de Home
    Depot a pris la forme d’un emprunt obligataire et d’une vente de bijoux de famille ! Plus marginalement, l’entreprise peut aussi racheter ses actions pour renforcer son autocontrôle, mieux se
    prémunir contre les OPA, disposer d’une réserve pour acquérir un concurrent par échange de titres, alimenter des plans d’actionnariat salarié ou de stock options. On le voit, les esquives de ces
    opérations capitalistiques ne manquent pas, qui exonèrent les dirigeants de consacrer l'énergie financière aux investissements en hommes et en projets. La rémunération de l’actionnaire s'oppose à
    celle des acteurs de l'entreprise qui en construisent le futur. Le développement industriel n'accapare plus la quintessence&nbsp;des capitaux utiles à la création de richesse(s) comme on le vit
    naguère. Les <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6640437.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Trente
    Glorieuses</span></span><em>Place aux jeunes ! Voici venu le temps des quinquagénaires, celui de la modernité, du renouveau, porté par des hommes et des femmes, leaders politiques ou chefs
    d’entreprises, étreints par l’enthousiasme et la volonté d’agir ; cet air du temps nous comble, et nous sommes pressés de croire tout ce que l’on nous dit aussi bien qu’impatients de faire tout
    ce que l’on nous conseille …</em></a> sont révolues : la mode est à la création de valeur.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Depuis 1994, les entreprises rachètent plus d’actions qu’elles n’en émettent. En 2001, les émissions d’actions ont été aux Etats-Unis surpassées par les destructions au point que l’émission nette
    de <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3616032.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">capital boursier</span></span><em>Le 20
    juillet dernier, Yahoo, portail Internet de renommée mondiale, annonça des résultats qui déçurent ; la sanction des investisseurs, toujours de prime saut, ne se fit pas attendre : le cours perdit
    près de 19% en séance. Ainsi, cette star de la Nouvelle Economie, qui la veille encore pesait 47 milliards de dollars à la corbeille, vit-elle sa capitalisation boursière amputée d'un trait de
    plume de quelque 9 milliards de dollars …</em></a> fut de moins 330 milliards de dollars <b><sup><span style="color: #800000;">14</span></sup></b>. Les dividendes ne sont pas davantage restés à
    quai : leur part dans la valeur ajoutée des firmes a triplé entre 1990 et 2007 cependant que la composante salariale stagnait <b><sup><span style="color: #800000;">15</span></sup></b>. Cette
    pression actionnariale aura assez ému Clarins, qui se retire de la cote, et les introductions à Paris ont chuté de 22% en 2007 <b><sup><span style="color: #800000;">16</span></sup></b>. Quant à
    Home Depot, empêtré, surendetté pour le bien de la théorie, la route sera longue.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br></span></span></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(1) Fil d'actualités sur Home Depot - VotreArgent.fr</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Le chiffre d’affaires de Home Depot pour l’exercice 2006, connu au moment
    de l’annonce, était établi à <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">54,816</b> milliards de dollars, en recul sur celui de 2005 à <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">58,247</b> ; en 2007,
    il atteindra <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">73,094</b> milliards de dollars (Yahoo Finance)</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">- 15/08/2006 Home Depot : résultats 2006 attendus dans le bas des
    prévisions;<br>
    - 14/11/2006 Home Depot&nbsp;: résultats trimestriels inférieurs aux attentes ;<br>
    - 20/02/2007 Home Depot : résultat au quatrième trimestre 2006 en baisse de 28%&nbsp;;<br>
    - 15/05/2007 Home Depot : résultats trimestriels affectés par l’immobilier&nbsp;;<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">- 14/08/2007 Home Depot : bénéfice net en baisse de 15% au deuxième
    trimestre 2007 ;<br>
    - 13/11/2007 Home Depot&nbsp;: net repli du bénéfice net au troisième trimestre 2007&nbsp;;<br>
    - 26/02/2008 Home Depot&nbsp;: résultats en baisse au quatrième trimestre 2007 ;<br>
    - 20/05/2008 Home Depot&nbsp;: résultat net divisé par trois au premier trimestre 2008&nbsp;;<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(2) UsineNouvelle.com, le 06/08/2007 - «&nbsp;Robert Nardelli à la tête de Chrysler</span>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»<br>
    (3) Batiactu, le10/01/2006- «&nbsp;Home Depot s’empare de Hughes Supply pour 3,5 milliards de dollars</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">«&nbsp;</span><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">En rachetant Hughes Supply</em> (…), nous <em style="mso-bidi-font-style: normal;">poursuivons notre stratégie de développement fixée il y a 5 ans</em> » a déclaré
    Bob Nardelli, PDG de Home Depot. Spécialisée dans la distribution de matériel de construction aux entreprises, professionnels et collectivités locales aux Etats-Unis, la société Hughes Supply
    emploie 9.600 personnes pour un chiffre d'affaires total de 4,4 milliards de dollars. Le groupe rejoindra ainsi Home Depot Supply, division spécialisée auprès de professionnels (constructeurs,
    municipalités ou spécialistes de la maintenance) qui s’affiche en tant que leader sur un certain nombre de gammes de produits. [Ndla&nbsp;: dix-huit mois plus tard, cet ensemble sera
    revendu]</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">(4) Thomson Reuters, le 26/07/2007 - «&nbsp;Moody’s cuts Home
    Depot’s ratings on buyback program »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 35.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">«</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;">Moody's cut Home Depot's senior unsecured debt rating four
    notches to "Baa1," the third-lowest investment grade, from "Aa3." » (Moody’s a descendu de quatre crans la notation de la dette senior non garantie de Home Depot, au niveau « Baa1 », le troisième
    grade le plus bas après « Aa3 »). Catégorie « junk bonds » – obligations pourries.</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.05pt 0pt 0.45pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 7.5pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(5) Le titre atteint un plus haut annuel à 41$ le 12/07/2007 – Home Depot cote aujourd’hui
    22,44$&nbsp;;<br></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(6) Journal du Net, le 31/03/2008 (Source La Lettre Vernimmen N° 63)
    – «&nbsp;Pourquoi les entreprises du CAC rachètent ... »<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-themecolor: text1;">Dix plus gros rachats d’actions (CAC 2007,&nbsp;milliards d’euros) –
    ArcelorMittal (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">2,604</b>) BNP Paribas (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">2,139</b>) Axa (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">2,126</b>)
    Sanofi-Aventis (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,787</b>) Total (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,526</b>) SocGen (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,288</b>) Accor
    (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,240</b>) Suez (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,150</b>) L’Oréal (<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1,002</b>) Vinci (<b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">0,937</b>)</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-themecolor: text1;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(7) La Tribune, le 11/12/2007 - «&nbsp;AT&amp;R annonce une hausse record de son dividende
    et un massif rachat d’actions</span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">»<br>
    (8) L’Agefi, le 05/12/2007 – «&nbsp;Dell autorisé à racheter pour 10 milliards de dollars d’actions »<br>
    (9) Le Journal des Finances, n° 6288 – «&nbsp;Multiplication des opérations de rachat d’actions »<br>
    (10) Le Monde Dossiers et Documents N° 361 – «&nbsp;Les actionnaires sanctionnent les patrons américains »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">« Depuis quelques semaines on assiste, aux Etats-Unis, à une hécatombe de
    grands patrons. Maurice Greenberg (AIG), Michael Eisner (Disney), Harry Stonecipher (Boeing), Carly Fiorina (Hewlett-Packard),&nbsp;..., ont été poussés à la démission ou à la retraite anticipée.
    En janvier, selon le cabinet Challenger Gray &amp; Christmas, 103 entreprises ont changé de numéro un […] Les actionnaires sont devenus plus agressifs. En mars 2004, près de 45% d’entre eux
    s’étaient opposés à la réélection de Michael Eisner. Chez Hewlett-Packard, le conseil a sanctionné Carly Fiorina pour ne pas avoir tenu ses promesses&nbsp;de rentabilité&nbsp;: les actions
    étaient en baisse de 30% depuis que Mme Fiorina avait pris la tête de l’entreprise en juillet 1999</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">».</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">[Ndla&nbsp;: la crise financière de 2007/2008 n’a pas été tendre avec les dirigeants
    des banques]</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(11) Bertrand de Jouvenel (1933) – «&nbsp;La crise du capitalisme américain »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Page 104 - « Après cinq fusions, la capitalisation monte à 1.600
    millions, mais l’actif, j’entends le total des sommes réellement dépensées pour la construction et l’équipement, ne monte qu’à 825 millions. Il s’ensuit que les actionnaires et obligataires
    s’attendent à toucher des dividendes et intérêts proportionnés à leur investissement de 1.600 millions et que les dirigeants de l’entreprise doivent faire rendre la somme nécessaire pour payer
    ces dividendes et intérêts à un capital réellement engagé de 825 millions. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Pour payer 7% d’intérêt sur le capital investi, il faut que la compagnie fasse
    rendre au moins 14% du capital réellement engagé</b>&nbsp;!</span> <span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">».</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(12) La Vie Financière.com, le 11/08/2006<br></span><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(13) La Tribune, le 23/11/2007 - «&nbsp;Les rachats d’actions, un effet placebo sur les cours »</span>
  </p>
  <p class="null" style="padding-left: 30px; margin: 0cm 0.65pt 0pt 0cm; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style=
    "font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    « Mais à plus long terme, et après la lecture d'une récente analyse de Standard &amp; Poor's, il est possible d'en douter. Sur les 423 sociétés de l'indice S&amp;P 500 étudiées par l'agence de
    notation entre janvier&nbsp;2006 et juin&nbsp;2007, seulement un quart d'entre elles ont vu leurs cours de Bourse faire mieux que le marché après l'annonce de leur plan de rachats d'actions. Les
    plus dépensières sont mêmes celles qui affichent les plus mauvaises performances par rapport à l'indice, assène l'étude. Car s'il vise à envoyer aux investisseurs un message deconfiance sur les
    perspectives de la société, le rachat d'actions peut aussi être interprété comme une forme d'impuissance [...], de panne stratégique ou d'absence de relais de croissance</span></span>
    <span style="font-size: 8pt; background: white; color: #000000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">».</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0cm; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">(14) Problèmes Economiques, le<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    10/04/2002&nbsp;: Patrick Artus - «&nbsp;Le pouvoir des actionnaires »<br>
    (15) Alternatives Economiques, Juillet-Août 2008 - «&nbsp;Les actionnaires font la loi »<br>
    (16)</span> <span style="font-size: 8pt; color: #00b050; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><a href="http://www.amf-france.org/documents/general/8328_1.pdf"><span style=
    "color: #00b050;">AMF</span></a></span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">- «&nbsp;Rapport annuel (2007) de l’Autorité des
    Marchés Financiers »</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.65pt 0pt 0.7pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="mso-spacerun: yes;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0.35pt 0pt;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    Illustration</span></span><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;: Caricature de l'actionnaire capitaliste se
    gobergeant</span><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 07 Jul 2008 18:26:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-21058324.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-21058324-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’Internationale des traders maudits]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <br>
    <br>
  </div>
  <div>
    <a href="http://www.capital.fr/"><img width="81" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Capital-copie-1.gif" height="60" style="border: 0px solid #b000; margin: 5px 8px;" title=
    "Article paru dans Capital Hors-Série Juin 2008 L'économie vue par les grands écrivains Pages 62-63" class="DrteTexte"></a>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <img width="263" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Trader-loupe.JPG" alt="Trader-loupe.JPG" height="250" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;" class=
    "GcheTexte"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">Nick Leeson ne fut ni le premier, ni le plus argenticide des traders voyous. D’autres l’avaient précédé, comme
    Howard Rubin, qui, dès 1987, avait déshabillé la banque d'affaires Merrill Lynch de quelque 250 millions de dollars, ou Joseph Jett, qui tondit Kidder Peabody de 400 millions en 1994 sur des bons
    du Trésor. D’autres l’avaient aussi surclassé, comme Heinz Schimmelbusch qui allégea le conglomérat allemand Metallgesellschaft de 1,6 milliards en 1993 sur les marchés à terme pétroliers, ou
    Robert Lafee Citron, le bien nommé, épluchant le comté californien d’Orange de 1,7 milliards en 1994 sur des dérivés de taux</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b>1</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. Mais Nick Leeson demeurait le plus emblématique de tous, qui liquida
    la vénérable <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15687735.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">banque Barings</span><em>17 janvier 1995, à
    l’aube. Kobé, assoupie, s’éveille doucement. Au sud de la ville, face à la baie d’Osaka, les premières lueurs du jour baigneront bientôt le port, Rokko Island, Port Island, et ces îles que
    l’homme a gagnées sur la mer. Soudain, à 5h46 locale, la terre se met à gronder …</em></a> en atomisant 1,4 milliards en 1995 ! Voici cependant que l’Internationale des traders incontrôlés vient
    d’élire un nouveau chef de file, Jérôme Kerviel : la Société Générale, réveillée à la hâte, a été repassée de 7,1 milliards de dollars <span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b><sup>2&nbsp;</sup></b></span>! Aux mécomptes près.</span><br>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">La finance n’est pas économe de dollars qui <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-4071035.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">tourbillonnent par milliards</span><em>Les capitaux en jeu sont énormes ; dans
    l’univers de la finance globalisée, rien n'est qui ne se décline en milliards de dollars. Profits ou pertes, épargne longue ou spéculation court-termiste, grands investisseurs ou cow-boys de la
    Bourse, tout est outré, mirifique ou abyssal …</em></a>, voletant ici, s’évanouissant là, qui n’émeuvent plus personne. L’idée même de la valeur se perd dans les limbes des machines
    électroniques, intangible, jusqu’à l’anesthésie complète et la perte de tout sens réel. Adossés sur des promesses d’acheter sans argent ou de vendre sans posséder, fouettés par le levier des
    produits dérivés, dopés par un endettement avide d’incessantes baisses de taux, les nouveaux marchés financiers n’en finissent plus d’ajouter du risque au risque, parfois même là où il n’y en
    avait pas. Mathématisés à outrance, hors de l’entendement commun, les instruments de cette puissance sont à l’œuvre chaque jour et nous éblouissent de notionnels colossaux</span>
    <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>3</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. Dans ce concert, les banques, maisons financières et
    autres professionnels de l’argent, sont aux premières loges, qui se dévouent <em>corps et âme</em> pour leurs clients. Las, il arrive que leurs soldats au feu, les traders, soient parfois plus
    étreints par des positions spéculatives adverses que par les projets d’entreprise&nbsp;: déjouer la vigilance des systèmes de contrôle qu’on avait pourtant garantis, la veille encore, comme
    indépassables, n’est alors qu’un aléa de plus à la reconquête des pertes. Quand enfin on entend mugir le Minotaure, un scénario ordinaire se joue : le trader, traître et relaps, est livré à la
    vindicte populaire. Et chacun&nbsp;jure qu’on ne l’y reprendra plus.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">Or voilà que depuis près de vingt ans, pour s’en tenir à l’ère informatique et à ce que l’on sait, il n’est d’exercice qui ne
    soit frappé de l’indignité d’un trader, c’est-à-dire d’une faille coupable dans l’audit des transactions. En septembre 1995, Toshihide Iguchi, qui, tel Nick Leeson, avait les mains libres dans
    ses bureaux new-yorkais, marqua ippon contre la banque japonaise Daiwa, la délestant au passage de 1,1 milliard de dollars au terme d’une décennie de fraude. La Daiwa Bank fut aussitôt interdite
    d'opérer aux Etats-Unis</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>4</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. L’année suivante, le
    Japon acheva de tomber des nues : Yasuo Hamanaka, surnommé « le roi du cuivre » mais aussi « Monsieur 5% » pour ce qu’il avait pu acheter, à l’occasion et d’un coup d’un seul, 5% du cuivre
    mondial négocié chaque année</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>5</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">, plomba Sumitomo,
    l’une des première maisons de trading nippones, de 2,6 milliards. En 2001, John Rusnak, fera perdre 691 millions à la banque AllFirst de Baltimore, filiale de la major irlandaise Allied Irish
    Bank, en misant sur les changes. Voici enfin Brian Hunter, un canadien trentenaire : enhardi par des gains de 800 millions début 2006, il paria que des cyclones dans le golfe du Mexique
    hisseraient le prix du gaz ; la météo le desservit. Le hedge fund <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html"><span style=
    "color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">Amaranth Advisors</span><em>Greenwich Village, Connecticut, cité maudite pour les hedge funds : déjà en 1998, LTCM, le fond spéculatif le plus
    fameux au monde y avait élu domicile, et sa faillite exemplaire demeure dans les mémoires …</em></a>&nbsp;y laissa 6 milliards de dollars&nbsp;et ferma boutique à l’automne suivant. Le même Brian
    Hunter, fils prodigue, rouvrit peu après son propre fonds, Solengo Capital Advisors.</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">Tant d’affiquets, de capitaux somptuaires et de salaires fastueux que le Marché éparpille, envoûtent les traders, comme le
    serpent fascine la proie. Sur la place de Paris, en 2005, plus d’un millier d’entre eux ont reçu un bonus de Noël supérieur au million d’euros</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b>6</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. En 2006, quelque 4200 autres, britanniques ceux-là, parmi les mieux
    lotis, auront été primés de plus de 1,5 million d'euros chacun</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>7</b></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. On recrute cher : chez Calyon par exemple, une filiale du Crédit Agricole, on a ainsi débauché à coups de millions d’euros plusieurs
    stars de la Société Générale</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>6</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">. Voilà qui
    fouette les sangs et incline peu au respect de misérables règles prudentielles de bureaucrates tatillons. Du reste, Richard Bierbaum ne s’embarrassa-t-il guère de telles procédures <span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b><sup>8</sup></b></span> : à tout juste 26 ans, embauché par Calyon en mars 2007, devenu en moins d’un trimestre le <em>golden child</em> du trading de
    produits de crédit à New York, le jeune trader nettoiera la banque de 250 millions d’euros dès septembre ! A-t-on jamais vu affaire si rondement menée ! Jérôme Kerviel, 31 ans, ne profitera pas
    lui non plus du <em>mercato</em> que l’on a dit, se satisfaisant d’un modeste salaire de 100.000 euros annuels à la Société Générale. Et l’on a peine à croire qu’à la suite du barouf occasionné
    par l’épopée de «&nbsp;Chip » Bierbaum, tous les sens en alerte, à l’affût du moindre signe, nul n’ait pu discerner les roueries du mâle alpha en gestation, qui duraient depuis plus d'un an
    !<br></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;"><br>
    L’affaire Kerviel est inouïe ; car, pour&nbsp;réaliser 4,9 milliards d’euros de pertes en soldant les opérations</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><b>9</b></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">, fallait-il que la position spéculative fût énorme, sans doute de
    l’ordre de cinquante milliards d’euros <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>10</b></span></sup>, sinon plus, supérieure au déficit budgétaire de la France ! Ces manquements à la
    raison nous glacent tant ils rendent possibles, c’est-à-dire concevables, des infortunes plus abyssales encore ; l’esprit tourneboulé par des chiffres qui n’éveillent plus rien, le cerveau
    désorganisé et l’âme en goguette dans quelque univers enchanté, plusieurs vies dans leur besace, d’autres traders surgiront, qui stupéfieront le monde. Les logiques de contrôle ne semblent que de
    piètres pare-feux, souvent court-circuitées par qui amasse assez de vécu dans la chaîne d’audit. Du Japon aux Etats-Unis, en tout point de l’écliptique, depuis un quart de siècle, la planète
    finance nous offre ce triste spectacle de son incapacité à discipliner ses flux et ses troupes. Ironie de l’histoire, Daniel Bouton, ci-devant&nbsp;PDG de la Société Générale estoquée, est aussi
    à diriger pour la place de Paris les travaux dits de Bâle II, qui tentent de limiter le risque bancaire dans le monde. Que penser de ces mécanismes alambiqués, incapables de discerner les ruses
    d’un trader, quand maraude la crise systémique ? Les experts de la finance peinent à évaluer un risque qu’ils nous gagent sous tutelle. Dont le leur propre. C’est effrayant.
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">La Société Générale est l’un des camps de base favoris de polytechniciens et d'autres <em>rockets scientists</em> tels que
    William Sharpe, Nobel d’économie, désignait ceux de LTCM. Cet aréopage nous aura assez appris en peu de temps : d’une part, que l’on peut gagner de l’argent facilement en prêtant à des <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-7071350.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">ménages insolvables</span><em>Côté cour, des équations, longues comme
    un jour sans pain, qui s’échinent à décrire des mondes enchantés où l’homme figure à peine, esquissé au crayon et dans la marge ; côté jardin, la haute finance, appliquée, consentante jusqu’au
    dernier transport, qui excelle dans l’art d'animer les équations qu’on a dites, c’est-à-dire d’y trouver le prétexte à sa quête incessante du gain …</em></a> (<em>subprimes</em>) et ne rougir de
    rien pourvu qu’on arrive, d’autre part, que l’on peut perdre cet argent aussi rapidement en dépit du risque mathématisé ; la finance, notamment américaine, a mieux dû son salut à l’injection
    massive&nbsp;des fonds souverains qu’au génie calculatoire de ses élites. On apprit surtout que l’on peut perdre plus encore en ménageant mal sa propre maison, un comble pour qui se mêle
    d'économie</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><b>11</b></span></sup>. <span style="font-size: 10pt;">Financiers compris.<br></span>&nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) Encyclopédie Wikipédia - &nbsp;«&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_trading_losses"><span style=
    "color: #339966;"><span style="color: #339966;">List of trading losses</span></span></a> »<br>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(2) Soit 4,9 milliards d'euros ;<br></span>(2) Yan Barcelo -« <a href=
    "http://www.camagazine.com/2/9/5/5/3/index2.shtml"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;">La vraie nature des dérivés</span></span></a> »<br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.45pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt">«</span> <em><span style="font-size: 8pt">La Banque des règlements internationaux (BRI), qui seule collige des chiffres sur ce secteur d’activité à l’échelle
    mondiale, rapporte que la valeur notionnelle des dérivés totalisait 248.000 milliards $ US à la fin de 2004, soit une croissance de 26 % par rapport à 2003, faisant suite à une croissance de 39 %
    cette année-là. Depuis 1990, alors que le total n’atteignait que 7.000 milliards de $ US, la croissance annuelle a été en moyenne de 31,6&nbsp;%</span></em><span style="font-size: 8pt;">. (Ndla :
    la valeur notionnelle est le montant du sous-jacent, non un indicateur des montants échangés) ... <em>Les flux de capitaux réels ne représentent</em> [cependant] <em>qu’une fraction des valeurs
    notionnelles dont ils découlent. C’est pourquoi la BRI parle de la juste valeur marchande brute des dérivés, qu’elle évaluait à 9.100 milliards $ US à la fin de 2004, soit 3,6 % du total
    notionnel</em> &nbsp;». Plus de 4 fois le PIB de la France.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(5) Nouvel Observateur, Semaine du 16/03/2006 - « Finance : ces salariés plus riches que les PDG »<br>
    (6) L’Expansion.com, le 06/11/2006 - « Les golden boys célèbrent le retour des bonus records »<br></span>
    <div>
      <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(7) Libération, le 12/10/2007 – « Chip, 26 ans et 250
      millions de pertes »</span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
      <span style="font-size: 8pt"><span style="color: #000000;">« Dans une interview qu’il a donné à Bloomberg, le trader [Richard Bierbaum] … n’a pas froid aux yeux. Alors qu’il n’avait qu’une
      seule expérience de trading avant de rejoindre Calyon en mars, il accuse ses chefs et annonce avoir fait appel à un avocat pour laver son nom. " <em>C’est ma parole contre la leur</em> ". La
      porte-parole de Calyon à Paris, Anne Robert, maintient qu’il s’agit d’un incident isolé, résultat d’un salarié qui a dépassé les limites et n’a pas respecté les procédures de risques. Bierbaum
      refuse, lui, de porter le chapeau et dit avoir envoyé des rapports quotidiens à ses superviseurs, ainsi qu’au département de gestion des risques&nbsp;»</span></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(8) Les Echos, le 26/01/2008 - «&nbsp;Jérôme Kerviel&nbsp;: l’homme aux 4,9 milliards d’euros »</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt">« Jérôme Kerviel aurait acheté 140 000 contrats sur l'indice-vedette DAX en Allemagne " <em>il y a quelques semaines</em> " a révélé samedi le site Internet de
    l'hebdomadaire allemand Spiegel. " <em>Si l'on admet que Kerviel est entré sur le marché quand le DAX était au-dessus de 8 000 points, la Bourse devait alors créditer chaque jour 25 euros par
    contrat sur le compte de la Société Générale pour chaque point gagné. A l'inverse, pour chaque point perdu sous les 8 000, la Bourse récupérait 25 euros</em> " de la banque française, écrit le
    Spiegel. " <em>Or, le DAX a perdu 600 points entre le début de l'année et le 18 janvier - et Kerviel probablement autour de 2 milliards d'euros</em> " explique le site Internet qui
    indique&nbsp;que " <em>les patrons de la banque parisienne ont reçu d'Allemagne les signaux d'alerte</em> " sur ces pertes colossales&nbsp;»</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(9) AFP, le 27/01/2008 <span style="font-size: 8pt;">-
    «&nbsp;Société Générale : garde à vue prolongée pour Kerviel&nbsp;... »</span></span><br>
    (10) Economie, du grec «&nbsp;Oikos nomos&nbsp;» : de la gestion de la maison&nbsp;;<br></span>
  </div>
  <div>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Un trader à la loupe<br></span><br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 27 Jan 2008 14:36:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-16041415.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-16041415-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Convictions acheteuses]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><img width="236" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Convictions-acheteuses-copie-1.JPG" alt="Convictions-acheteuses-copie-1.JPG" height="210" class="GcheTexte"></span>A la fin de l’été 1929, les
    bulletins quotidiens ne se bornaient plus à citer&nbsp;quels titres monteraient en séance et de combien, mais bien l’heure à laquelle tel ou tel autre serait ciblé</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>1</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! En ces jours filés de soie, quiconque pouvait s’ériger
    analyste, qui prédît la hausse, avec des chances sûres de succès, cireurs de chaussures compris. Soixante années plus tard, à l’automne 1987, la vista des éditeurs de 800 lettres confidentielles
    fut à l'avenant : six à peine, des gâte-sauce, sous-entendirent le krach, mezza-voce</span>&nbsp;<sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>2</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Les analystes financiers sont ainsi, inoxydables&nbsp;: ils bannissent la baisse et répugnent à recommander quoi que ce soit à la
    vente. En 1999, une étude de Zacks Investment Research, ayant examiné leurs conseils sur quelque 6000 sociétés américaines, montrait qu’à peine 1% de ceux-ci préconisaient la vente, tandis que
    69,5% prônaient l’achat <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #808080;"><span style="color: #800000;">3</span></span></sup></strong> : dix ans plus tôt, la proportion à la vente était
    9 fois plus forte !</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt;">&nbsp;<br></span>&nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">La hausse est l'essence du Marché, son fonds de commerce. Dans cet univers financier empli de perspectives radieuses,
    c’est-à-dire de commissions, de mandats et de plus-values, le pessimisme est une denrée ruineuse. Nul ne doit meurtrir ni saboter la prospérité de tous, qui est au coin de la rue ; sans cesse,
    les indices doivent progresser, battre des records, enthousiasmer les acteurs, frapper les esprits pour alimenter la machine en capitaux. Car les investisseurs nouveaux, recrutés au vent, ne
    manifestent d’intérêt que pour l’augmentation prochaine des prix&nbsp;; ils n’ont qu’une vague idée de la valeur à long terme des actifs qu’ils achètent</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>4</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Le revenu de ces biens, la jouissance de les posséder
    aussi bien que leur estimation dans le temps relèvent du débat académique, dominés par le désir de la hausse, le frisson du gain. Pas d’alternative possible : le Marché doit être <a class=
    "tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3709683.html"><span style="color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">bullish</span><em>En 1663, un dénommé Peter Stuyvesant, qui gouvernait
    la Nouvelle-Amsterdam, un bourg d'environ 300 maisons, fit ériger un mur de bois pour parer la ville des excès des indiens Algonquins …</em></a>,</span>&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">tels
    le&nbsp;logo et le slogan de Merrill Lynch</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>5</strong></span></sup> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">! Grâce au ciel, les vestales du temple sont nombreuses à entretenir le feu sacré ! Soutiers de la cause, analystes et observateurs
    patentés ont l’optimisme chevillé au corps, ardent, qui nous saisit de tant de plans contredits. Récession ou croissance, c’est égal : une étude publiée dans Financial World a montré que les
    analystes ont projeté, sur la période 1982-1997, un progrès moyen des bénéfices du S&amp;P 500 de 21,9%, au triple de la croissance réelle - 7,8% en moyenne par année</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>6</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Les pratiques ont-elles changé ? C’est à voir ! Certes, après les abus des</span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: #3366ff;"><a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style=
    "color: #3366ff; font-family: Times New Roman;">bancanalystes</span><em>Ceux d’avant défilaient moins. Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la comptabilité, on les
    imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives …</em></a></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">de la bulle Internet, qui exhortaient à l’achat comme on chante vêpres, les temps sont à l’accalmie, c’est-à-dire au répit. La crise
    financière atermoie, mais ne ralentit que provisoirement la prégnance des Marchés. Les cabinets d’analystes, banques corporate et courtiers ont des affaires à mener, de l’épargne à recycler, du
    papier à placer. De tels atours ne sont pas à méjuger à l’heure des recommandations ! Alors, on louvoie : « Renforcer », « Conserver », « Alléger » ; on&nbsp;atténue « Neutre Allégé », «
    Performance en ligne relative » ; on qualifie : « Attrayant ». Bref, on vend peu. Surtout, on raffine l’opaque. Puis, on rédige la note. Edouard Tétreau, l’analyste qui osa fusiller Vivendi
    Universal</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>7</strong></span></sup> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">en 2002, décrit à
    merveille la confection de ces chefs d’œuvre sans âme, connivents, souvent de simples copiés-collés mâtinés de formules d’autorité passe-partout. De cet exercice de style, biaisé, naît le
    consensus. L’air du temps, en ce début d’année,&nbsp;réunissant 87 analystes ayant opiné sur tout ou partie des majors du CAC, et fourni 832 recommandations, donne le tableau suivant : 59,8% des
    conseils sont à l’achat, 11,9% à la vente, 28,3% «&nbsp;à conserver&nbsp;»</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Une récente étude, hors circuit,&nbsp;rappelle que nos blue chips valent plus cher en Bourse que dans leurs bilans, au triple de leurs
    fonds propres - 2,6 fois en moyenne</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>9</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">A l’été 2006,</span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">la banque Goldman Sachs fit
    amende honorable : la baronne de Wall Street se piqua en effet de rendre à l’analyse financière les lettres de noblesse qu’elle lui avait elle-même extorquées lors de l’affaire Enron.</span>
    <em><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">«</span></em> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><em>Cher client, nous avons compris
    que le temps figure parmi vos actifs les plus précieux</em></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">». Mieux valant tard que jamais, chaque analyste maison
    fut donc prié d’estampiller ses conseils « à l'achat ou à la vente » sans demi-mesure ni artefact de langage</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>10</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Les abonnés y gagnèrent une longueur d’avance sur la
    multitude, et les pistoleros du <em>trading</em>, la matière de leurs arbitrages. Jusqu’au-boutiste, la banque exigea également la fixation d'un objectif de cours ! Car la conviction est aussi un
    chiffre, même si sa géométrie varie. Effet Galbraith de la brièveté de la mémoire financière ? Le biais haussier des analystes paraît toujours plus marqué sur une vision <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-14080697.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">long terme</span></span><em>Nouveau millénaire, nouvelle ère. Celle de
    l’économie vint à l’aube du troisième, après que le Marché eut survécu à la dévastation monétaire des économies asiatiques, à la liquidation financière de la Russie nucléaire et au fiasco
    retentissant du hedge fund le plus fameux de l’écliptique …</em></a></span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #808080;"><strong><span style=
    "color: #800000;">3</span></strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Prévenance envers les chefs d’entreprise ? Le biais est plus ténu à court
    terme, notamment à l’approche de la grand-messe des résultats, quand il s’agit de faire place aux managers désireux d’annoncer des surprises. Ainsi les scores trimestriels des compagnies
    dépassent-ils généralement les espérances. Ceux de Citigroup au troisième trimestre 2007 furent horrifiques, mais supérieurs aux attentes, comme ceux de&nbsp;dix-neuf autres sociétés parmi les
    trente du Dow Jones, au triple des consensus sous-estimés – 6 exactement</span> <sup><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "color: #800000;">11</span></strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <em>&nbsp;</em>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Bien qu’électroniques, les marchés financiers ont un dedans, fait d’hommes et de femmes bien réels, qui s’y agitent,
    électrons libres ou gens de maison. Quelques-uns, analystes, sont payés pour y faire un travail ; ils ont des chefs, avec qui ils doivent compter - une enquête de l'Institutional Investor parue
    en 2001 indique que 61 % des analystes interrogés ont déclaré avoir subi une pression de leur hiérarchie afin de modérer un avis négatif</span> <sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>12</strong></span></sup><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">&nbsp;; ils ont des clients, qui ont des portefeuilles à
    défendre et goûtent peu que ceux-ci dépérissent au gré de recommandations contraires ; ils ont enfin des sociétés qu’ils étudient, parfois les mêmes que les précédents, dont ils ne peuvent se
    couper au risque de tarir l’information privée qu’elles délivrent et les mannes qu’elles concèdent lors d’opérations financières. L’exubérance très rationnelle des analystes n’est donc
    que&nbsp;le résultat&nbsp;de cette triple contrainte, que l’on peut comprendre à défaut de l’admettre. La nature rituelle de leurs déductions n’est qu’une pâture routinière à la</span>
    <span style="font-size: 10pt; color: #3366ff;"><a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3445676.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">sémantique léchée</span></span><em>Les ténors du bel canto boursier jargonnent et serinent en choeur : économistes, analystes, journalistes, et, plus généralement, experts, sont
    passés maîtres dans l'art de ne rien dire. Une conviction forte, un bel aplomb et un bel espéranto suffisent en effet pour ânonner en boucle ou hurler en meute les mêmes opinions et les mêmes
    ritournelles …</em></a></span><span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">, connue d’avance, pacotille informationnelle au mieux, ronron cauteleux au pire comme on le
    vit&nbsp;lors des folies de l'e-Economie&nbsp;: un courtier indépendant&nbsp;a montré que 75% des 62 courtiers ayant suivi des sociétés qui failliront entre mai et août 2002, avaient conseillé
    ces titres soit au maintien, soit à l’achat</span> <sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>13</strong></span></sup><span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">. Tel le joueur de flûte d’Hamelin, vers la noyade collective.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;">Il n’y a pas de bons usages dans un mauvais système. L’entrelacs d’intérêts, qui ne permet pas aux uns de juger les autres,
    tient quittes les analystes d'une conviction réelle et sérieuse. Voilà qui met assez à l’abri ceux d'entre eux qui craindraient qu’on leur en supposât une. On aura raison d’écouter
    distraitement.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;<br>
  </div>
  <div>
    <em><br>
    &nbsp;</em>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div>
    <em>&nbsp;</em>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(1) John Galbraith (1954) - &nbsp;«&nbsp;La crise économique de 1929 »<br>
    (2) François Camé, Frédéric Filloux (1988)&nbsp;- « Le jour le plus bas »<br>
    (3) Robert Shiller (1989) - «&nbsp;Exubérance Irrationnelle »<br>
    (4) Pierre Balley&nbsp;(1986) - «&nbsp;Mythes et réalités »</span><span><br>
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(5) Le slogan de la banque d’affaires Merrill Lynch est «&nbsp;Be Bullish&nbsp;! » (Soyez Optimiste)&nbsp;;</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(6) Financial World, le 26/01/1998 – Etude de David Dreman/Eric Lufkin&nbsp;;<br>
    (7) Edouard Tétreau (2005) - «&nbsp;Analyste, au cœur de la folie financière »<br>
    (8) Compilation fondée sur les données fournies par FactSet JCF / Boursorama<br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Les consensus des 87 cabinets d’analystes – Goldman Sachs est le grand absent - sont ceux arrêtés au 31/12/2007. Outre la
    recommandation « Conserver », les avis « Acheter» et « Renforcer » ont été regroupés sous la bannière «</span> <span style="font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Acheter</strong></span>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">», de même que les avis « Alléger » et « Vendre » l’ont été sous la bannière «</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Vendre</strong></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">», afin de proposer un comparatif possible avec les
    études de Zacks Investment Research&nbsp;; rapprochés de celles-ci, on observera que les &nbsp;conseils de cette fin d’année 2007 paraissent analogues à la situation qui prévalait en 1989, deux
    années après le krach de 1987.&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(9) <a href=
    "http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/les-pensionnaires-du-cac-valent-plus-cher-en-bourse-que-dans-leurs-bilans_130360.html"><span style="color: #339966;"><span style=
    "color: #339966;">L’Expansion.com</span></span></a>, le 25/10/2007 - «&nbsp;Les pensionnaires du CAC valent plus cher en Bourse ... »</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;"><em>«&nbsp;La valeur boursière des grandes entreprises françaises représente en moyenne plus 2,6 fois la valeur comptable de
    leurs fonds propres, selon une étude nommée "profil financier du CAC 40" du cabinet Ricol Lasteyrie et Associés, qui évoque l'application des nouvelles normes comptables IFRS. L'instauration en
    2005 de ces normes visait à "améliorer la qualité de l'information financière en présentant une image fidèle de leur situation financière, en termes de patrimoine et de rentabilité", mais leur
    application "est loin d'avoir permis un rapprochement entre valorisation boursière et valeur comptable", estime le cabinet. »</em></span>
  </div>
  <div>
    <em>&nbsp;</em>
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(10) La Tribune, édition électronique, 03/07/2006 -&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Sans opinion s'abstenir&nbsp;» -
    Delphine&nbsp;Cuny&nbsp;;<br>
    (11) Dépêches d’agences (AOL, Cercle Finance, Reuters) entre le 10 et le 30 octobre 2007<br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">Publication des résultats du troisième trimestre 2007 des 30 entreprises du Dow Jones</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>- Résultats supérieurs aux attentes (20/30)</strong></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">- 3M, Altria Group,
    American Express, Boeing, Citigroup, Coca-Cola, Disney, Hewlett-Packard, Honeywell, Intel, IBM, Johnson &amp; Johnson,&nbsp;JP Morgan, Merck, Microsoft, Pfizer, Procter &amp; Gamble, United
    Technologies, Verizon Communications, Wal Mart Stores&nbsp;;</span> <span style="font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Résultats en ligne (5/30)</strong></span> <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">– AT&amp;T, Dupont de Nemours, General Electric, McDonalds&nbsp;;</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: windowtext;"><strong>Résultats inférieurs aux attentes (6/30)</strong></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: windowtext;">– Alcoa, American
    International Group, Caterpillar, Exxon Mobil, General Motors, Home Depot.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #339966;">(12) Catherine Sauviat &nbsp;(2003) - «&nbsp;<a href=
    "http://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2003-1-page-21.htm#no32"><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;">Deux professions dans la
    tourmente</span></span></a> »<br>
    (13) New York Times, le 06/10/2002 , «&nbsp;On reform, it’s time to walk the walk&nbsp;»,</span>
  </div>
  <div>
    <span style=
    "font-weight: normal; font-size: 10pt; color: windowtext;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div style="moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial">
    <em>&nbsp;<br></em>
  </div>
  <div style="moz-background-clip: -moz-initial; moz-background-origin: -moz-initial; moz-background-inline-policy: -moz-initial">
    <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><br>
    Illustration</span></span></span> <span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: red;">: Nuée de billets de banque venue du ciel (Ogmius SA)<br></span><br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Jan 2008 00:30:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-15289423-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Magie financière aux Caïmans]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background: white; line-height: 12pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="210" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/Illustrations/Georges-Soros.jpg" alt="Georges-Soros.jpg" height="253"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" title="Georges Soros" class="GcheTexte"></span>Apatride, humaniste, philanthrope, Georges Soros est d'abord&nbsp;connu pour son génie financier.
    Vingt ans après qu’Alfred Winslow Jones eut conçu le premier « hedge fund » en 1949, il créa lui-même le</span> <em><span style="font-size: 10pt;">Soros Fund Management,</span></em> <span style=
    "font-size: 10pt;">un groupe de fonds (Quantum, Quota, …) destiné à protéger et valoriser 4 millions de dollars d’actifs : en 1979, le fonds gérera 100 millions de dollars, puis bientôt 7
    milliards, en 1989, culminant à 28 milliards de dollars en 1998. Julian Robertson fit aussi bien avec son</span> <em><span style="font-size: 10pt;">Tiger Management Corporation</span></em> :
    <span style="font-size: 10pt;">ses fonds fauves (Jaguar, Panther, Puma, ...) qu'il dota en 1980 d'un capital de 8,8 millions de dollars, rallieront 22 milliards de dollars d’actifs en 1998</span>
    <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">1</span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt;">! Hélas, la crise asiatique et la <span style="color: #000000;">banqueroute de
    la Fédération de Russie</span> gâteront ces beaux édifices, notamment le plus culte d’entre eux, <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6534063.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">le fonds LTCM</span></span><em>Le 31 août 1998, Wall Street perd en séance 6,8%. Hors les bons du Trésor, qui surnagent, les marchés
    chutent, les obligations bancaires plongent. La panique s'installe, irraisonnée. Cette journée noire achève un mois d’août horrifique, qui avait débuté, le 4 août, par un repli du Dow Jones de
    3,5%, vite suivi d'une réplique qui ébranla l’indice de 4,4% …</em></a>, qui faillit ruiner le système bancaire mondial : on frisa la correctionnelle.</span> <span style=
    "font-size: 10pt;">Qu’importe : la brièveté de la mémoire financière, chère à John Galbraith, comme l’irrépressible fascination du gain, avaient opéré ; l’abondance de liquidités hâta la suite :
    à partir des années 1995, les « hedge funds » proliférèrent. Près de 9000 s’activent aujourd’hui à</span> <em><span style="font-size: 10pt;">hedger</span></em> <span style=
    "font-size: 10pt;">(couvrir)&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">quelque 1300 milliards de dollars</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">2</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt;">.</span>
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En vérité, les investisseurs institutionnels, c'est-à-dire les banques, assureurs, fonds de pension et autres professionnels de l'investissement,&nbsp;non dénués
    eux-mêmes de moyens d'agir, n’éprouvèrent pas soudainement un vif sentiment d’inquiétude, qui eût justifié un désir tout aussi urgent de se couvrir. Les rendements à deux chiffres firent leur
    effet, et corrompirent la nature des « hedge funds », littéralement « fonds de couverture », qui se muèrent en machines à cash. On en vint alors à parler de « fonds alternatif », de « fonds
    d’arbitrage », de « gestion absolue », de tout qui pût flatter le <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-6250188.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">génie financier</span></span><em>Quiconque acheta le Dow Jones ce 3 septembre 1929, fut mal inspiré. L’indice, qui avait pris congé
    du réel de longue date, culmina ce jour-là en séance à 386,10 points, propulsé par la fascination qu’exerçait déjà la grande opinion financière sur la foule : économistes et experts cautionnaient
    la hausse, analystes et banquiers rameutaient le ban, et nul n’imaginait qu’un génie si partagé pût faillir …</em></a> et obscurcir les pratiques. Aujourd'hui, rien ne définit mieux les « hedge
    funds » que l'exotisme pénétrant de leurs domiciliations : 80% d'entre eux sont enregistrés aux îles Caïmans <span style="color: #800000;"><sup><strong>3</strong></sup></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;">, un caillou caribéen de 262 km<sup>2</sup>, sous tutelle britannique, à la législation libérale (pas d’impôt direct, secret bancaire absolu) où nichent quelque 30.000
    établissements dont 544 banques et 350 sociétés d’assurance</span> <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">4</span></sup></strong> <span style="font-size: 10pt;">; 45 à 65%
    des fonds éliraient de prime la charmante opacité de cet éden fiscal <strong><sup><span style="color: #800000;">5</span></sup></strong></span> <span style="font-size: 10pt;">... Point de
    laminoirs ni de hauts-fourneaux en ces lieux, comme on se doute. Point d'angélisme non plus : les sibyllins « hedge funds&nbsp;», électrons libres de la finance, généralement</span>
    <em><span style="font-size: 10pt;">off-shore,</span></em> <span style="font-size: 10pt;">ont abjuré. Leur nouveau credo est celui de la quête absolue du gain. Dans la plus pure tradition de la
    spéculation et du lucre.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="background: white; line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors, la magie financière entre en jeu, qui innove sans cesse : les marchés excellent à couper un risque, une dette, ou les deux, en tranches, en rondelles, en
    cubes, puis à le redistribuer, à l’échanger, à l’infini, jusqu’à la nausée, où nul ne distingue plus ce qu’il a acheté, ni vendu, ni risqué. On dérive, on titrise,&nbsp;on fait circuler. Les
    stratégies d’investissement sont sans limites, innombrables, défiant l’entendement commun et les règles prudentielles des nations. V</span><span style="font-size: 10pt;">entes à découvert
    (positions longues/courtes), arbitrages de prix, de volatilité sur toute sorte d’actifs, obligations convertibles, taux, matières premières, monnaies, dérivés, titres en détresse, etc. Surtout,
    on mise gros, on s’endette massivement ; les banques elles-mêmes sont de la partie, sur tous les fronts, qui ne manquent jamais de se tirer une balle dans le pied, prêtant en même temps qu'elles
    investissent, ou, mystifiées, récupérant leurs propres mistigris transformés dans l'alambic financier ! Ainsi, à l’automne 1998, quand l'aventure LTCM s'acheva, Merrill Lynch provisionnera 1,4
    milliards de dollars <sup><strong><span style="color: #800000;">6</span></strong></sup><span style="font-size: 10pt;">, l’Union des Banques Suisses, un milliard de francs suisses. A la même
    époque, JP Morgan, banque d’affaires qui fut également de la revue, réunit quelques-uns de ses dirigeants à Boca Raton, en Floride : ils y enfantèrent les <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-6985334.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">dérivés de crédit</span></span><em>L'automne 1929 porta un rude coup au
    génie financier. La ruine de la multitude fit le lit d’une hécatombe bancaire sans précédent qui abîma pour longtemps les velléités innovatrices des uns aussi bien que les illusions de tous les
    autres. On se hasarda moins. Un demi-siècle s’écoula et rien ne brusqua plus les corbeilles …</em></a>, un instrument financier dont les</span> <span style="font-size: 10pt;">« hedge funds »
    raffolent aujourd'hui <span style="color: #800000;"><strong><sup>7</sup></strong></span>.</span> <span style="font-size: 10pt;">A l'usage des initiés seulement.</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Anecdotique&nbsp;en 2001, le marché des dérivés de crédit,</span> <em><span style=
    "font-size: 10pt; color: #000000;">« ces armes financières de destruction massive »</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">selon Warren Buffet <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>8</strong></sup></span>, n'a pas tardé&nbsp;à prospérer :&nbsp;5.000 milliards de dollars en 2004, puis près de&nbsp;26.000 milliards à l'été 2006 <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>9</strong></sup></span> ! <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "color: #3366ff;">L'électricien Enron</span></span><em>Nous estimons que la période actuelle offre une opportunité extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure extrêmement
    bien positionnée pour croître à un rythme substantiel …</em></a> notamment en fit un usage abusif, et on loua la vista de ses dirigeants, puis quelques cellules avec barreaux, la banqueroute
    venue. Ces chiffres sont outrés. Dans le monde de la finance, l'excès commande : le volume quotidien sur les produits dérivés approcherait les 6.000 milliards de dollars, celui des transactions
    sur les marchés des changes pourrait franchir cette année la barre des 3.000 milliards de dollars par jour <span style="color: #800000;"><strong><sup>10</sup></strong></span> ! Et jamais le
    système financier mondial n’a autant fourmillé d'investisseurs opaques, « hedge funds » en tête, qui se multiplient. D'août 2005 à août 2006, quelque 1900 ont vu le jour. Les plus gourmands se
    sont mis à l’activisme, jusqu’à dicter leur agenda aux sociétés au capital dispersé (<em>Atticus Capital</em>, <em>TCI</em> par exemple avortèrent l'union des bourses européennes,
    <em>Centaurus</em> contraignit le distributeur néerlandais Ahold <span style="color: #800000;"><sup><strong>11</strong></sup></span>), d’autres sont à franchir la ligne rouge, comme le très huppé
    <em>SAC Capital Management</em>, accusé par l’assureur canadien Fairfax Financial de racket boursier, qui lui réclame 5 milliards de dollars <span style=
    "color: #800000;"><sup><strong>12</strong></sup></span>. D’autres enfin ont fermé boutique : 575 environ l’an passé. On dérape, on banqueroute. On se presse de recommencer.</span></span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;">Quelques stars vacillèrent, comme <em>Citadel</em> ou <em>Richie Capital</em>, quand l'ouragan Katrina navra les
    installations pétrogazières du golfe du Mexique en 2005. D’autres, qu’on peinerait à tous citer, comme <em>Beacon Hill, Ospraie Management, MotherRock, Gothan Partners, …,</em> ont
    sombré<em>.</em> <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">Amaranth
    Advisors</span></span><em>Greenwich Village, Connecticut, cité maudite pour les hedge funds : déjà en 1998, LTCM, le fond spéculatif le plus fameux au monde y avait élu domicile, et sa faillite
    exemplaire demeure dans les mémoires. Bis repetita placent : Amaranth Advisors …</em></a><em>,</em> en octobre 2006<em>,</em> rafla la mise en escamotant quelque 6 milliards de dollars, mieux que
    LTCM, renfloué d’à peine 3,6 milliards de dollars ! Des pertes sans précédent, en attendant pire. « <em>Si la faillite d'Amaranth s'est relativement bien passée, nous ne devons pas en conclure
    que le choc sera aussi doux la prochaine fois - et il y aura, bien sûr, une prochaine fois. Si nous connaissons une nouvelle crise financière dans les années à venir, on y verra certainement
    quelques hedge funds au centre ou pas très loin</em> », prévint sir John Gieve, vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre</span> <strong><sup><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">13</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">.</span> <span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Henry Paulson, secrétaire
    américain au Trésor, prônerait une transparence accrue ; la SEC - Securities and Exchange Commission <span style="color: #800000;"><sup><strong>14</strong></sup></span> prévoirait d’enquêter sur
    les liens entre les « hedge funds » et les banques. Enfin, à l'automne, Angela Merkel assura que son pays ferait de la régulation de ces fonds un thème de sa présidence du G8 en 2007
    <strong><sup><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">15</span></sup></strong><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">. Tant mieux. Pourtant, il y a fort à parier que la prégnance
    des lobbies financiers finira par reléguer ces incantations à la place qu'ils leur réservent : l'arrière-plan. Jusqu'à l'accident.</span></span></span>
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt; color: #000000;">Les partisans de l'efficience suggèrent de ne rien faire, comme d'habitude : honnies soient les règles, vive les Iles
    Caïmans ! On peut toujours rêver. Dans le cybermonde des « hedge funds », celui des dérivés de crédit et de la flibuste financière, la catastrophe est elle-même objet de profit. On attend donc
    celle du mâle alpha.<br></span></span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 12pt; line-height: 8pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="line-height: 8pt">
    <hr size="2">
  </div>
  <div style="line-height: 8pt">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><br>
    (1) Daniel Capocci&nbsp;- «&nbsp;Introduction aux Hedge Funds »<br>
    (2) <a href="http://www.deutschebank.be/fr/pdf/Dossiers-rendement-absolu.pdf"><span style="color: #339966;"><span style=
    "font-size: 8pt; color: #339966;">http://www.deutschebank.be/fr/pdf/Dossiers-rendement-absolu.pdf</span></span></a><br>
    (3) Le Nouvel Economiste - N°1362 - Du 19 au 25 octobre 2006<br>
    (4) Quid 2006<br>
    (5) Alternatives Economiques - N°252 - Octobre 2006<br>
    (6) Roger Lowenstein&nbsp;- «&nbsp;When Genius Failed : The Rise and Fall of LTCM&nbsp;»<br>
    (7) Le Monde Diplomatique, Octobre 2006 -&nbsp;«&nbsp;Une Economie d'Apprentis Sorciers »<br>
    (8) Le Figaro, le 03/10/2006<br>
    (9) Swaps de Crédit - Les Echos, le 02/10/2006<br>
    (10) Reuters, le 08/01/2007<br>
    (11) Les Echos, le&nbsp;04/12/2006 et le 06/01/2007<br>
    (12) Le Monde, le 07/11/2006<br>
    (13) Le Times, le 17/10/2006<br>
    (14) La Securities and Exchange Commission (SEC) est le gendarme de la Bourse aux Etats-Unis<br>
    (15) Les Echos, le&nbsp;28/11/2006</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <hr size="2">
  </div>
  <div>
    <div style="background: #f8fcff; margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>
    <div style="background: #f8fcff; margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Illustration</span></span></span><span style=
      "font-weight: normal; font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">&nbsp;</span>: Georges Soros</span>
    </div>
    <div style="margin: 0cm 0.1pt 0pt">
      &nbsp;
    </div>&nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Jan 2007 15:04:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-5238556.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-5238556-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Amaranth, un hedge fund au tapis]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/explosion.jpg" class="GcheTexte"></span>Greenwich Village, Connecticut, cité maudite
    pour les <em>hedge funds</em> : déjà en 1994, LTCM, le fond spéculatif le plus fameux au monde y avait élu domicile, et sa faillite exemplaire demeure dans les mémoires. Bis repetita placent :
    Amaranth Advisors, autre&nbsp;<em>hedge</em> chéri à qui tous les gestionnaires désiraient confier leurs capitaux, s’est écroulé en septembre, effaçant six milliards de dollars d'un trait de
    plume détonant.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">Pourtant l'outrance de la perte n'inquiéta pas la planète finance, ni ne rameuta le ban et l'arrière-ban des autorités régulatrices comme naguère : car si la débâcle
    de LTCM fit courir un risque majeur au système financier mondial, il n’en sera rien pour la déconfiture d’Amaranth&nbsp;; aussi bien, Brian Hunter, cet arbitragiste de 32 ans, surpayé
    <strong><sup><span style="COLOR: maroon">1</span></sup></strong> et rompu à la</span> <span style="FONT-SIZE: 10pt">négociation des contrats à terme,</span> <span style=
    "FONT-SIZE: 10pt">qui&nbsp;a plombé le fonds, n’a rien de comparable avec l’armée de «&nbsp;<em>rocket scientists</em>&nbsp;» qui paraient LTCM. On se souviendra cependant, dans un autre
    registre, d’un certain Nick Leeson, trader génial qui naufragea la Barings à l’identique en 1995. L'un fut balayé par un séisme inattendu, qui détruisit Kobé, l'autre, par un ouragan
    attendu,&nbsp;qui ne s’abattit jamais sur le golfe du Mexique</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">. La nature est moins calculable. Parfois, c'est agaçant.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span>&nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black">Or donc, les temps sont mauvais pour les fonds spécialisés dans les ressources naturelles&nbsp;; après la reddition d’Ospraie&nbsp;Management, qui
    avait parié&nbsp;sur la baisse de matières minérales, à contre-courant, ce fut au tour de MotherRock <sup><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></sup>, en août, de cesser le feu
    pour la raison précisément inverse&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong> : on espérait la hausse du gaz naturel, on eut la baisse. Amaranth, illustre inconnue de
    ce côté-ci de l’atlantique, allait suivre, prise dans la même tourmente, et sa notoriété sur le vieux continent irait de pair avec l’ampleur des pertes&nbsp;: selon Nicolas Maounis, son
    fondateur, 65% de la valorisation des fonds Amaranth International et Amaranth Partners s'est évaporée en moins d’un mois, soit la bagatelle de 6 milliards de dollars. L’opération de survie qui
    s’ensuivit a obligé les dirigeants à des cessions précipitées afin d’endiguer les pertes et de répondre aux appels de marge propres aux <a href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-3569964.html"><span style="font-family: Times New Roman; color: #3366ff;">marchés dérivés</span></a>&nbsp;: ainsi l’ensemble des intérêts d’Amaranth dans
    l’énergie a-t-il été cédé au rabais à un autre fonds spéculatif, Citadel Investment, et à la banque JP Morgan Chase. Les actifs restants, soit 3 milliards de dollars sont en vente
    <strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong>. D’ici là, l</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">es demandes importantes de retrait de fonds de la part des investisseurs sont
    gelées.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">L’affaire marchait pourtant rondement. En 2005, les profits retirés de l’énergie et des matières premières avaient totalisé 1,26 milliards de dollars&nbsp;; ils
    atteignirent 2,17 milliards de dollars au terme des huit premiers mois de cette année 2006, suscitant l’enthousiasme auprès des ayants-droit d'Amaranth. Se souvient-on, qu’en pareille
    circonstance, treize années auparavant, l</span><span style="FONT-SIZE: 10pt">es résultats ahurissants qu’obtenaient Nick Leeson, firent dire au très britannique</span> <span style=
    "FONT-SIZE: 10pt">sir Peter Baring</span> <span style="FONT-SIZE: 10pt">: «&nbsp;<em>Les bénéfices sont devenus spectaculaires après la restructuration&nbsp;: la Barings en a conclu qu’en fait il
    n’était pas très difficile de gagner beaucoup d’argent avec des titres</em>&nbsp;» <span style="color: #800000;"><sup><strong>5</strong></sup></span>. Les résultats d’Amaranth sur le gaz naturel
    sont comparables, et le fait d’un seul homme, Brian Hunter … Alors, on s’enflamme&nbsp;; les capitaux alloués aux positions sur le gaz naturel sont augmentés au détriment des positions de
    diversification&nbsp;; l’euphorie fait perdre la mesure&nbsp;; on surpondère le gaz, et les gros paris deviennent directionnels. Au début la machine à gagner fonctionne&nbsp;: durant l’été, le
    secteur énergie engrange un profit de 1,35 milliard de dollars, dans un marché liquide, notamment en août <span style="color: #800000;"><sup><strong>6</strong></sup></span>. En septembre, tout
    s'écroule&nbsp;: le gaz naturel s’effondre sur le Nymex, passant de 8,50 dollars l’unité de compte (MBTU <span style="color: #800000;"><sup><strong>7</strong></sup></span>) à 4,87 dollars
    mi-septembre&nbsp;; surtout, la liquidité est devenue inexistante&nbsp;: Amaranth ne peut que matérialiser des pertes et n'arrive même à pas vendre son portefeuille à d'autres fonds. On
    liquide.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">Comment en est-on arrivé là&nbsp;? Certes, le prix du gaz naturel a pris le contre-pied des anticipations&nbsp;: sa trajectoire accompagna celle du pétrole dans une
    décrue à la géopolitique impensable ; on fit également le pari de l’ouragan qui affecterait les installations dans le golfe du Mexique, à l’image des cyclones dévastateurs de l’année précédente,
    Rita, et surtout Katrina. Las, les aléas tempétueux firent défaut aussi bien que les relations internationales demeurèrent globalement apaisées. On fit aussi une mauvaise évaluation de la
    liquidité du marché des contrats à terme, et l’on se trouva prisonnier de positions perdantes indénouables. Voilà le tableau officiel&nbsp;que dressa Nick Maounis, le fondateur d'Amaranth
    <strong><sup><span style="color: #800000;">8</span></sup></strong>. Comme à l’accoutumée, on se garda bien de montrer du doigt les raisons moins avouables qui firent imploser l’ensemble à grand
    fracas&nbsp;: la spéculation, grisée par l’euphorie de gains antérieurs, faciles et opulents, et l’absence de back-office, c’est-à-dire de contrôle des opérations. Brian Hunter avait les mains
    libres, comme les avait Nick Leeson&nbsp;: les profits mirifiques qu’ils généraient ne valaient-ils pas qu’on se montrât moins regardant sur leurs façons de faire&nbsp;?</span> <span style=
    "FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;Dans les deux cas, la</span> <span style="FONT-SIZE: 10pt">réputation de ces virtuoses aura sûrement rendu impossible l'application des mesures de contrôle. La recherche
    du lucre, puis la course échevelée contre les pertes auront fait le reste. Ce scénario se reproduira.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">Sur les <a href="http://www.marc-aragon.net/article-3982252.html"><span style="font-family: Times New Roman; color: #3366ff;">marchés à terme</span></a>, les pertes
    des uns sont les gains des autres. Les rumeurs veulent que Goldman Sachs, un des grands courtiers de Wall Street, soit un des principaux gagnants de la chute du prix du gaz naturel, car il
    détiendrait la contrepartie de plusieurs des positions d'Amaranth <strong><sup><span style="color: #800000;">9</span></sup></strong>. Mais on dit aussi que Goldman Sachs serait affecté par ses
    propres «&nbsp;fonds de fonds&nbsp;»&nbsp;: on dit beaucoup de choses … Pour le reste, quelques grands noms de la finance auront laissé quelques plumes dans l’affaire, comme le Crédit Agricole,
    les AGF, Morgan Stanley, les retraites de l’industriel 3M et de la fonction publique de San Diego, l’Union Bancaire Privée genevoise <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">10</span></sup></strong>, et sûrement quelques autres. La planète finance, enchevêtrée et mondialisée, «&nbsp;<em>est un château de cartes&nbsp;: quelle que soit la manière dont
    vous les empilez, elles tiennent ensemble&nbsp;et tombent ensemble</em>&nbsp;» (Harry D. Schultz).</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt">Le pari d'Amaranth et de Brian Hunter a échoué&nbsp;: sans doute ont-ils manqué d'un peu de temps. Tôt ou tard, le prix du gaz naturel remontera … A qui le
    tour&nbsp;?<br>
    <br>
    <br></span>
    <hr size="2">
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #339966;"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) Le chiffre&nbsp;de 100 millions de dollars de rémunération en 2005 a été avancé par
    le journal canadien Les Affaires, le 03/10/2006 - Brian Hunter officiait dans les bureaux d' Amaranth à Calgary, Canada<br>
    (2) Le fonds MotherRock, qui périclita fin juillet 2006, était dirigé par Robert Collins, ex-président du Nymex<br>
    (3) Les Echos, le 11/10/2006<br>
    (4) Le Monde, le 02/10/2006</span></span></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><span style="color: #339966; font-size: 8pt;"><br>
    (5) Nick Leeson&nbsp;- <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><span style="font-size: 8pt;">«&nbsp;Trader Fou</span></span><span style=
    "FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><span style="color: #339966; font-size: 8pt;">»<br>
    (6) La Tribune de l'Economie, le 22/09/2006<br>
    (7) Million British Thermal Unit<br>
    (8) La Tribune de l'Economie, le 05/10/2006<br>
    (9) Les Affaires, le 03/10/2006</span></span></span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><span style="color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><span style="color: #339966; font-size: 8pt;">(10) La
    Tribune de l'Economie, le 23/09/2006</span></span></span></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Oct 2006 01:12:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-4209243.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-4209243-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Passage de témoin à la Réserve Fédérale]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3894056.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt"><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/volcker.jpg" /></span>En ce mois de mai 2006, les march&eacute;s am&eacute;ricains fris&egrave;rent l&rsquo;ivresse : le Dow Jones, indice phare de la Bourse de New York, flirta&nbsp;&agrave; quelques dizaines de points &agrave; peine d&rsquo;un pr&eacute;c&eacute;dent record, &laquo; vieux &raquo; de plus de six ans, qu&rsquo;il avait &eacute;tabli le 14/01/2000 en culminant &agrave; la cloche &agrave; 11722,98 points. Il est vrai que le 27 avril pr&eacute;c&eacute;dent, un certain Ben Bernanke, gouverneur de la R&eacute;serve F&eacute;d&eacute;rale, frais &eacute;moulu &agrave; ce poste depuis f&eacute;vrier, avait susurr&eacute;, devant le Congr&egrave;s, que la Fed pourrait marquer une pause apr&egrave;s seize hausses d'affil&eacute;e de son <em>prime rate</em>. Il n&rsquo;en fallait pas plus pour d&eacute;clencher l&rsquo;euphorie : le Dow Jones gagnera quelque 300 points en quinze jours, avec un z&eacute;nith en s&eacute;ance &agrave; 11670,11 points le 10 mai. Habitu&eacute;s &agrave; traquer le sous-entendu, l'allusion idoine chez Alan Greenspan, pr&eacute;d&eacute;cesseur de Bernanke, les boursiers&nbsp;s'en tinrent l&agrave;,&nbsp;sans scruter outre le&nbsp;discours : Wall Street ne parlait pas le &laquo; Bernanke &raquo;. Une simple question de temps.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt"></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Les propos pr&eacute;cis du banquier&nbsp;central notaient &laquo;&nbsp;<em>la possibilit&eacute;, s&rsquo;il y a suffisamment d&rsquo;incertitude, que nous choisissions de faire une pause en mati&egrave;re de taux, simplement pour r&eacute;colter plus d&rsquo;informations afin de mieux &eacute;valuer les risques r&eacute;els et l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;&eacute;conomie</em> &raquo; <font color="#800000"><sup><strong>1</strong></sup></font>. Un discours assez convenu finalement, laissant deux fers au feu, conforme au dilemme qui se pose toujours aux gouverneurs : faut-il arr&ecirc;ter&nbsp;ou poursuivre un mouvement de taux alors que les effets sur l&rsquo;&eacute;conomie ne se ressentent pas avant six mois ? L&rsquo;hypoth&egrave;se que les taux pussent &ecirc;tre &agrave; nouveau augment&eacute;s n&rsquo;&eacute;tait pas &eacute;limin&eacute;e : mais on lira Bernanke comme on lisait Greenspan, c&rsquo;est-&agrave;-dire entre les lignes de phrases alambiqu&eacute;es, sans entendre des explications mais en d&eacute;codant des oracles. Branle &agrave; Wall Street et flamb&eacute;e des cours&nbsp;&hellip; </span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Quelques jours plus tard,&nbsp;Ben Bernanke pr&eacute;cisera sa pens&eacute;e aupr&egrave;s d&rsquo;une poign&eacute;e de journalistes, dont Maria Bartiromo (CNBC), qui se h&acirc;tera de rapporter ces propos &laquo;&nbsp;exclusifs&nbsp;&raquo; <font color="#800000"><sup><strong>2</strong></sup></font>. L&rsquo;&eacute;lan est alors bris&eacute; net. Le vendredi 2 juin, le Dow Jones cl&ocirc;ture &agrave; 11247,87 points. Le lundi 5 juin, Bernanke fait part de ses inqui&eacute;tudes sur l&rsquo;inflation : descente aux enfers imm&eacute;diate avec 200 points perdus en cette seule s&eacute;ance, et un plus bas le 12 juin suivant &agrave; 10792,58 points. L&rsquo;homme le plus puissant sur les march&eacute;s plan&eacute;taires avait parl&eacute;, et ceux-ci l&rsquo;avaient puissamment &laquo;&nbsp;bizut&eacute;&nbsp;&raquo;.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&laquo;&nbsp;<em>Il a pay&eacute; le prix&nbsp;de ne pas &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;image de son pr&eacute;d&eacute;cesseur </em>[Paul Volcker]<em>, un homme qui s&rsquo;&eacute;tait gagn&eacute; une r&eacute;putation de demi-dieu aux yeux de nombreux acteurs du march&eacute;</em> &raquo;, &hellip;, &laquo; <em>Avec lui, les march&eacute;s financiers ne pouvaient pas &ecirc;tre s&ucirc;rs de la fa&ccedil;on dont il se d&eacute;brouillerait dans son nouveau job</em> &raquo; <font color="#800000"><sup><strong>3</strong></sup></font>. Ainsi intronisa-t-on, en le couvrant de critiques, Alan Greenspan en 1987, au sortir du krach, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans un contexte particuli&egrave;rement difficile. Il faudra attendre 1994 avant qu&rsquo;il s'impose d&eacute;finitivement &agrave; l'establishment, grand ordonnateur des march&eacute;s financiers, sibylle aux discours redout&eacute;s aussi bien que sp&eacute;cialiste des formules directes (<a href="http://www.marc-aragon.net/article-5170516.html"><font face="Times New Roman" color="#0000ff">exub&eacute;rance irrationnelle</font></a>, conundrum des taux, ...). On l'&eacute;leva au rang de maestro.</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">&nbsp;</span></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Greenspan succ&eacute;dait &agrave; une autre l&eacute;gende, Paul Volcker, qui mit en musique une hausse des taux directeurs drastique, &agrave; tout prix, pour vaincre l&rsquo;inflation qui galopait au sortir des chocs p&eacute;troliers. Ledit Paul Volcker fut lui-m&ecirc;me tr&egrave;s chahut&eacute; par&nbsp;la critique, notamment par le leader de la Chambre des repr&eacute;sentants&nbsp;de l&rsquo;&eacute;poque, qui qualifiera sa politique mon&eacute;taire &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;invitation au d&eacute;sastre&nbsp;risquant de faire tomber en panne l&rsquo;&eacute;conomie</em>&raquo;. En sorte que le bizutage d&rsquo;un nouveau patron de la Fed est semble-t-il chose ordinaire. Le march&eacute; appr&eacute;cie toujours, &agrave; son corps d&eacute;fendant.</span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt">Or donc, les march&eacute;s ont pour l&rsquo;instant du mal &agrave; suivre les propos du nouveau pr&eacute;sident de la banque centrale. La dialectique de Greenspan plane au-dessus de Bernanke. Mais soyons assur&eacute;s que &laquo;&nbsp;<em>Blundering Ben</em>&nbsp;&raquo; <font color="#800000"><sup><strong>4 </strong></sup></font>(Ben le gaffeur), ne manquera pas&nbsp;d&rsquo;en remontrer et d&rsquo;imposer son style : il est le premier pr&eacute;sident de la Fed depuis 1916 &agrave; avoir si&eacute;g&eacute; auparavant au Comit&eacute; Mon&eacute;taire de la Banque, c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; bonne &eacute;cole. Celle que dirigeait pr&eacute;cis&eacute;ment Alan Greenspan.<br /><br /><br /></span><span style="FONT-SIZE: 10pt"><hr align="center" width="100%" size="2" /></span></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font size="1"><font color="#339966"><span style="FONT-SIZE: 7.5pt; COLOR: #339966">(1) La Tribune de l'Economie, le 29/04/2006<br />(2) Challenges N&deg;40, du 15 au 21/06/2006</span></font></font><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(3) Divers articles du Washington Post<span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #339966"><font color="#339966" size="1"><br />(4) New York Post cit&eacute; par Courrier International (22 au 28/06/2006)</font></span><br /></font></span>&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 20 Sep 2006 00:38:44 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3894056.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3894056-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Take the money Enron]]></title>
        <link>http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><img height="262" width="220" src="http://idata.over-blog.com/0/39/81/81/enron__1_.jpg" class="GcheTexte" style=
    "margin: 0px; border: #000 0px solid;"></span>« <em>Nous estimons que la période actuelle offre une opportunité extrêmement rare d'acheter les actions d'une entreprise qui demeure
    extrêmement</em> <em>bien positionnée pour croître à un rythme substantiel ... Nous sommes convaincus que les rumeurs négatives autour de l'entreprise sont fausses, non fondées sur des éléments
    concrets</em> (...) <em>Nous estimons que les cours actuels intègrent les pires craintes des investisseurs</em> (...) <em>Dans le passé, la discipline financière n'était pas la priorité
    essentielle de l'entreprise qui a dépensé ce qu'il fallait pour construire sa position sur le marché. Il apparaît aujourd'hui que cette discipline financière s'est singulièrement améliorée</em>
    (...) » <strong><sup><span style="color: #800000;">1</span></sup></strong>. Ce panégyrique intitulé « <em>Still the best of the best</em> », publié le 9 octobre 2001, fut l'édifiante contribution
    de la banque Goldman Sachs à la gloire de la société Enron, deux mois avant sa chute. Arthur Andersen, géant de l'expertise financière et de l'audit, abondait : les chiffres frappés de la netteté
    de ses sceaux étaient à l'unisson, non moins alléchants, qui invitaient la multitude à <a class="tooltip" href="http://www.marc-aragon.net/article-15289423.html"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">électriser ses placements</span></span><em><strong><span style="color: #339966;">Convictions acheteuses</span></strong><br>
    <br>
    (…) La hausse est l'essence du Marché, son fonds de commerce. Dans l’univers financier empli de perspectives radieuses, c’est-à-dire de commissions, de mandats et de plus-values, le pessimisme
    est une denrée ruineuse. Nul ne doit meurtrir la prospérité de tous, qui est au coin de la rue ! Sans cesse ni répit, les indices doivent progresser, battre des records, enthousiasmer les
    acteurs, frapper les consciences pour alimenter la machine en argent frais. Car les investisseurs nouveaux, recrutés au vent, ne manifestent d’intérêt que pour l’augmentation prochaine des prix ;
    ils n’ont qu’une vague idée de la valeur à long terme des actifs qu’ils acquièrent (…)<br>
    <br></em></a>. Las, il apparut bien vite que les comptes d'Arthur tenaient davantage des contes d'Andersen : bilans frauduleux, fondamentaux frelatés, cours de Bourse peccamineux. Le mensonge,
    jusqu'à la nausée.</span><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    Une semaine après cet éloge commence la fin. Le 16 octobre, Enron annonce une perte de 638 millions de dollars pour le troisième trimestre 2001 après un bénéfice de plus de 400 millions le
    trimestre précédent : en cause, une charge exceptionnelle de 500 millions de dollars concernant deux fonds d'investissement, LJM Cayman et LJM Co-Investment <strong><sup><span style=
    "color: #800000;">2</span></sup></strong>, gérés par Andrew Fastow, le directeur financier du groupe. Le lendemain, le Wall Street Journal divulgue l'enrichissement personnel du même Andrew
    Fastow, évalué à 30 millions de dollars. Le 22, la SEC, le tout-puissant gendarme de la bourse américaine lance une enquête. La suite n'est que descente aux enfers : le 2 décembre 2001, Enron,
    septième entreprise américaine, enfant chérie de Houston, qui avait su reconvertir ses pipe-lines, ses réseaux, ses centrales en un établissement financier pariant sur les prix de l’énergie, du
    bois ou de la bande passante des télécommunications, se déclare en faillite. Un géant s'est effondré : l’action chute vite de 90 à 1 dollar, 4.000 salariés sont aussitôt licenciés
    <strong><sup><span style="color: #800000;">3</span></sup></strong> ; tous perdent l’essentiel de leur capital retraite, assis sur des parts de l’entreprise. Cette machine à gagner, qui avait
    publié un chiffre d’affaires de 100 milliards de dollars en 2000, était construite sur une imposture : derrière ces chiffres mirifiques se cachaient des mensonges énormes, enfouis sous une
    cascade de 3.000 sociétés « déconsolidées »&nbsp;<strong><sup><span style="color: #800000;">4</span></sup></strong>.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors, les masques tombent : derrière ce porte-drapeau d'un capitalisme financier radieux, créateur de valeur actionnariale, chantre de la NetEconomie et magicien
    des marchés dérivés, se dessine réellement un univers opaque de pratiques douteuses, parfois totalement malhonnêtes, sur fond de lobbying politique. Et finalement, ce que l'on avait pris pour une
    vision pénétrante des faits, une empathie fusionnelle avec les affaires de ce temps, se révèlera n'avoir été qu'une suite ininterrompue de manipulations scandaleuses et de complaisances
    coupables. Certains savaient, au plus vrai, et non des moindres : Arthur Andersen, le premier d’entre eux, qui gérait la comptabilité du groupe - et qui disparaîtra corps et biens
    <sup><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></sup>, Citigroup, JP Morgan Chase, condamnées par la SEC à verser 255 millions de dollars à la suite d'un accord amiable
    <strong><sup><span style="color: #800000;">6</span></sup></strong>, mais aussi, Merrill Lynch, Deutsche Bank, Barclays, … tous frappés de cécité ou d’amnésie. Quant à Goldman Sachs, on comprendra
    mieux son aveuglement en scrutant la fin de la dithyrambe du 9 octobre : un alinéa en caractères minuscules révèle que la banque a participé à toutes les opérations financières d’Enron et de ses
    innombrables filiales : négociation de papier commercial, émissions de titres, missions de « corporate finance », etc. Ce qui revient à reconnaître que sa multitude d'analystes se trouvaient en
    situation de conflit d'intérêt potentiel. Quel spectacle !<br></span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;<br>
    L'éditorialiste du <em>New York Times</em> Paul Krugman, farouche opposant du <em>corporate welfare</em>, c’est-à-dire des liens entre le pouvoir et l’argent, qualifia l'affaire Enron de
    capitalisme d'initiés à l'américaine. « <em>Le fiasco d'Enron n'est pas que l'histoire d'une simple faillite d'entreprise, mais bien celle de la faillite de tout un système. Et ce système a
    failli non pas parce qu'il est mal géré ou ankylosé, mais parce qu'il est corrompu</em> <strong><sup><span style="color: #800000;">7</span></sup></strong> ». Le lobbying actif que Kenneth Lay,
    fondateur d’Enron en 1985, faisait mener à une centaine d’employés dans ses bureaux de Washington <sup><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></sup>, fréquentant lui-même James
    Baker - directeur du cabinet de Ronald Reagan -, Georges Bush père et Bill Clinton en personne, demeure le sport favori de la grande industrie ; et les <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-31827353.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">PDG de Goldman Sachs</span></span> <em><strong><span style=
    "color: #339966;">Banquosaurus Rex</span></strong><br>
    <br>
    (…)&nbsp;La haute finance américaine a de qui tenir et de quoi survivre ! Une poignée d’hommes hors du commun mènent la barque : John Thain, Duncan Niederauer, Henry Paulson,&nbsp; Stephen
    Friedman, Jon Corzine,&nbsp;Robert Rubin, et d'autres encore,&nbsp;tous anciens et/ou futurs dirigeants de Goldman Sachs ou de Bank Of America, de Citigroup ou Merrill Lynch, secrétaires d’Etat
    au Trésor, gouverneurs, députés ou&nbsp;sénateurs. Tous, y compris les moindrement apostés, comme à la présidence du Nyse par exemple, participent de cette prégnance du capitalisme financier sur
    la sphère économique. La maison est bien gardée, hors les dollars perdus au champ du déshonneur (…)<br>
    <br></em></a>&nbsp;ont semble-t-il pris l’habitude de prendre la direction du Trésor américain, après avoir utilement inspiré leurs clients comme on l'a vu. A l'évidence, la sagesse et le
    discernement d'hommes semblables, dignes légats du sacerdoce financier, ne pouvaient qu'ils ne dussent demeurer celés durablement aux yeux des plus grands. Ainsi, le 30 mai dernier, Henry
    Paulson, président de la banque Goldman Sachs, était-il nommé Secrétaire d'Etat au Trésor par un Walker Bush rêvant sans doute de « rééditer » le coup de Bill Clinton, qui avait perché Robert
    Rubin dans ce nid d'aigle quelques années auparavant : Robert Rubin, un autre PDG de Goldman Sachs <sup><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></sup>.<br>
    <br>
    La haute finance éclairée, ici comme ailleurs, est une sphère ouatée. Les affaires s’y règlent discrètement, dans une quinconce entortillée de relations personnelles, professionnelles, parfois de
    simple opportunisme, qui, au fil du temps, des ministères publics aux banques d'affaire, en passant par les cabinets d'avocats, et les dorures des palais internationaux, aura tissé un insondable
    réseau d’intérêts croisés et d'obligés réciproques. Tout ce monde se rend service, s'observe. Puis regarde ailleurs. La SEC par exemple, forte de 3.500 experts chargés de surveiller les bonnes
    pratiques, ne vit rien venir. Et pour cause ! A l'époque, l'institution était dirigée par Harvey Pitt, un avocat de Wall Street, anciennement défenseur des intérêts des grandes compagnies contre
    précisément ... les poursuites de la SEC ! Dès son arrivée, en août 2001, celui-ci avait stérilisé l'interdiction que son prédécesseur avait faite aux sociétés d'audit de commercer avec les
    sociétés qu'elles auditaient : en sorte que six mois avant la faillite, la SEC ne se pencha plus sur le cas d'Enron et d'Arthur Andersen. La <a class="tooltip" href=
    "http://www.marc-aragon.net/article-5712489.html"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #3366ff;">faillite de Worldcom</span></span><em>Ceux d’avant défilaient moins.
    Isolés, loin des parquets, encastrés entre le contrôle de gestion et la comptabilité, on les imagine, trois-pièces strict, de préférence sombre, chemise blanche de rigueur, à décrypter
    d’interminables chroniques de chiffres, de bilans et de perspectives. Les analystes financiers de l’ancienne époque étaient sûrement de cette sorte, à s’échiner pour le roi de Prusse …</em></a>,
    quelques mois après, lui fut tout aussi invisible : hé quoi, les dirigeants de ces compagnies magnifiques, admiré(e)s de tous, n'avaient-ils pas dépêché au feu leurs meilleurs esthètes de la «
    comptabilité créative » pour mettre à quia les limiers les plus fins ? Un génie en cache toujours un autre.&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Jeff Skilling, PDG d’Enron, soutenait en avril 2001, que ses services énergétiques étaient une « <em>activité très rentable</em> » alors qu’elle perdait 230
    millions de dollars.</span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Le monde financier, myope et suiviste, ne trouva rien à y redire, de la coque au pont. Dans son bimensuel de septembre 2001, tiré à
    111.000 exemplaires, le Nouvel Economiste glorifia « <em>six belles américaines qui</em> [allaient] <em>faire parler d'elles</em> », sous-titrant « <em>Enron roule pleins gaz sur le Net</em> »
    <strong><sup><span style="color: #800000;">10</span></sup></strong>. Certains se contentent de répéter ce qu'ils entendent dire. Et d'autres les croient.<br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;<br></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <hr size="2">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><br>
    (1) François Roche - <span style="font-size: 8pt; color: #339966;">« <span style="font-size: 8pt;">Le Bal des Initiés</span> <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style=
    "color: #339966;">»</span></span></span><br>
    (2) <a href="http://www.sec.gov/news/press/2004-18.htm"><span style="color: #339966;">http://www.sec.gov/news/press/2004-18.htm</span></a><br>
    <br></span></span>
  </div>
  <blockquote style="margin-right: 0px" dir="ltr">
    <p style="margin-right: 0px; text-align: justify;" dir="ltr">
      <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><br>
      <span style="color: #000000;">Entre 1999 et 2000, la direction d'Enron crée deux fonds d'investissement sous la forme de sociétés en commandite, LJM Cayman (LJM1) et LJM Co-Investment (LJM2) ;
      ces fonds&nbsp;domiciliés aux îles Caïmans, une colonie britannique dans les Caraïbes, sont gérés par Andrew Fastow, directeur financier du Groupe. Le sigle&nbsp;LJM correspond aux
      initiales&nbsp;de Lea, Jeffrey et Matthew, l'épouse et les fils d'Andrew Fastow. Un autre&nbsp;fonds sera baptisé JEDI ...<br></span></span></span>
    </p>
  </blockquote>
  <p style="margin-right: 0px" dir="ltr">
    <span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(3) La Tribune de l'Economie, le 04/12/2001</span></span> <span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><br>
    (4) La Tribune de l'Economie, le 18/07/2002<br></span></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(5) Arthur Andersen, 85000 salariés,&nbsp;CA de 9,3 milliards de dollars pour l'exercice, clos le
    31/08/2001<br></span></span></span></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;">(6) Les Echos, le 29/07/2003 - <span style="font-size: 8pt; color: #339966;">«&nbsp;<span style="font-size: 8pt;">JP Morgan et Citigroup s'acquittent
    ...</span><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="color: #339966;">»<br></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;">(7) New York Times, le
    18/01/2002, Paul Krugman&nbsp;- <span style="font-size: 10pt; color: #339966;">«&nbsp;<span style="font-size: 8pt;">A system corrupted</span> <span style=
    "color: #339966; font-size: 10pt;"><span style="color: #339966;">»<br></span></span></span></span></span></span></span><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "color: #339966; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style=
    "color: #339966; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt; color: #339966;"><span style="font-size: 8pt;">(8) Le Monde, le
    07/02/2006</span></span></span></span></span><br>
    (9) Challenges, du 08 au 14/06/2006</span></span></span></span></span></span></span></span> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style=
    "color: #ff0000;"><br></span></span></span>
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <hr>
  </div>
  <div>
    <span style="color: #ff0000;"><br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span></span></span> <span style=
    "color: #ff0000; font-size: 8pt;">:</span></span></span> <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #ff0000;">Dessin paru dans le Sydney Morning Herald, le
    11/11/2005</span>&nbsp;<br></span>&nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 17 Aug 2006 00:15:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.marc-aragon.net/article-3535795.html</guid>
                <category>Le sérail</category>        <comments>http://www.marc-aragon.net/article-3535795-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>